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Hokusai et le manga (partie 1)

extrait de Hokusai Manga

Nombreux sont les auteurs qui attribuent l’invention du mot « manga » à Hokusai. Mais ce n’est pas tout à fait vrai ! Si Hokusai a bel et bien utilisé ce terme, ce n’est pas lui qui l’a inventé. Jean-Marie Bouissou nous apprend dans son livre Manga Histoire et univers de la bande dessinée japonaise que le mot manga avait déjà été utilisé pour désigner des esquisses ou des caricatures avant qu’il ne soit popularisé par Hokusai (en 1771 par Kankei Suzuki puis en 1798 par Kyôden Santô).

Si Hokusai n’est pas l’inventeur du terme, il a largement contribué à le populariser en publiant des carnets de dessins et esquisses sous le terme de Hokusai Manga (北斎漫画). Ce que l’on nomme communément LA manga de Hokusai. Pourquoi au féminin et au singulier ? Cela reste un mystère pour moi, néanmoins cela nous permet tout de suite de savoir si on parle des carnets de dessins de Hokusai ou d’un manga au sens moderne du terme, cet à dire une BD. Car oui, le terme manga dont la traduction littérale pourrait être « images dérisoires » désigne tout simplement la bande dessinée au Japon. Tintin est un manga. Mais chez nous en francophonie LE manga (cette fois au masculin et même qu’on peut le mettre au pluriel) désigne la bande dessinée venue du pays du soleil levant, et, dans de rares occasions, d’autres bandes dessinées qui bien que non nippone sont si fortement influencé par le manga qu’elles y sont assimilées (là je parle de ce qu’on appelle aussi global manga). Sous ce terme générique, les non-initiés mettent aussi la bande dessinée chinoise (manhua) et coréenne (manhwa).

Mais où est-ce que je veux en venir avec cette longue introduction ? Et bien, il y a quelque temps (il y a trèèèès longtemps) je vous avais proposé un article où il était question d’Hokusai et d’albums jeunesse, aujourd’hui je vous propose un deuxième article sur le grand maître de l’estampe japonaise à travers cette fois l’univers du manga.


LA manga d’Hokusai :

Comme on l’a vu plus haut, Hokusai a publié de son vivant de nombreux carnets de dessin auxquels il donna le nom de manga. Il semblerait que le maître poussé par un grand nombre de disciples désireux d’apprendre son style ait publié ces carnets comme autant de cours de dessin (j’ai lu ça quelque part et je n’irais pas vérifier). Quoi qu’il en soit ces carnets eurent un grand succès et sont toujours disponibles pour les amateurs dans une édition complète et commentée publié par les éditions Hazan (900 pages, 57€).

Dans ces carnets on retrouve de nombreux dessins mettant en scène le quotidien de l’époque, des personnages, des outils, mais aussi des fleurs et des animaux. Le surnaturel s’y invite également avec de nombreux mythes de fantômes dans les Japonais étaient déjà fervents amateurs à époque.

Hokusai manga 1

Les éditions de la BnF proposent également un ouvrage sur la manga d’Hokusai regroupant une soixantaine de planches sélectionné parmi les volumes de la manga conservé à la Bibliothèque nationale de France. Si vous ne pouvez pas y profiter de l’intégralité des dessins, l’ouvrage est plus accessible que le précédent (24.50€, 159 pages).

Le plus dur va être de choisir entre les deux ^^

J’ai aussi trouvé un livre proposé cette fois par Galimard (120 pages, 19 €), et un autre par les éditions La Martinière (696 pages, 42 €)

 

Enfin, si vous ne voulez pas dépenser un sou, vous pouvez visionner les carnets de croquis numérisé sur le site de l’INHA.

Vous avez là de quoi satisfaire votre curiosité !

Si vous voulez profiter des dessins d’Hokusai tout en lisant de la poésie j’ai un dernier ouvrage à vous conseiller : Haïkus des quatre saisons Estampes d’Hokusai (édition Seuil)

Rien d’autre aujourd’hui

que d’aller dans le printemps

rien de plus

BUSON

Celui-ci je l’ai dans ma bibliothèque, mais… les haikus faut aimer ! Moi la plupart du temps je reste là à essayer de comprendre pendant des heures. Enfin, c’est un peu près l’effet que me fait la poésie en général. 🙂

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Mais, je ne vous avais pas promis du manga, moi ? Celui au masculin, avec des vignettes dedans ! Pas de panique j’y viens 😉


Hokusai en manga :

Hokusai a publié des manga, il a popularisé ce terme et finalement il a fini par y entrer (dans les manga) puisque plusieurs mangaka contemporains lui ont rendu hommage en retranscrivant sa vie en manga. Loin de tous les connaitre, je vais vous en présenter 2.

 Hokusai ~ Ishinomori Shotaro

Ce manga traînait depuis des années sur mon étagère. Je l’avais acheté pour son sujet, mais graphiquement il n’était pas trop à mon goût et je l’ai finalement oublié là en attendant d’être assez motivée pour m’attaquer au gros pavé. Même en BD les gros pavés me font peur. Et ça tombe bien ! Ce manga s’inscrit pleinement dans le parcours de découvert du grand maître que j’ai entamé avec le précédent article  : Sous la grande vague d’Hokusai avec un regard d’enfant.

Il est vrai que le dessin d’Ishinomori ne me plait pas beaucoup, un peu trop caricatural et burlesque ici, mais beaucoup plus personnel et émancipé de l’influence de Tezuka que dans Kamen Rider (que je n’ai vraiment pas aimé).

Pourtant, une fois rentrée dans l’histoire, j’ai été happé par le récit et j’en ai oublié mes a priori sur le dessin. Le côté burlesque colle parfaitement au personnage d’Hokusai tel que nous le présente Ishinomori : un artiste de grand talent, un peu fou, qui sans cesse se remet en question et qui jamais ne se satisfait de son art. Mais aussi un homme du peuple qui aime le plaisir de la chair. Je ne sais pas à quel point Ishinomori a pris des libertés, mais il a su rendre son personnage très sympathique et vivant.

Quant à la structure du récit, elle est très particulière, car elle ne suit pas l’ordre chronologique de la vie du maître, mais elle la déconstruit. Chaque chapitre indique l’âge du maître au moment où il parle, mais à l’intérieur de chaque chapitre Hokusai se remémore des époques intérieures. Ce qui fait qu’on ne cesse d’aller et venir dans les différentes époques de sa vie, qui fut longue, surtout pour l’époque.

Graphiquement, une fois le dessin caricatural apprivoisé, il devient même agréable. Et le récit est parsemé de reproduction d’estampes du maître très plaisantes à voir.

Vous aurez même droit à plusieurs scènes de sexe (jamais choquant je vous rassure) ce qui ne surprendra pas ceux qui connaissent les Shunga du maître (vous pouvez voir dans l’extrait ci-contre la reproduction de son célébrissime rêve de la femme du pêcheur).

Ce manga de 1987 est disponible en France dans la collection Seinsei de Kana.

sur le site de l’éditeur

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Folles Passions ~ Kazuo Kamimura

 Je connais Kamimura surtout pour La Plaine du Kantô. Au moment où j’ai commencé à faire des recherches pour cet article on ma conseillé Folles Passion dont le titre ne laisse pas deviner le lien avec le grand maître de l’estampe. Pourtant c’est bien autour du personnage de Hokusai que s’articule cette série.

résumé de l’éditeur : Époque d’Edo, un jeune dessinateur, Sutehachi, arrive chez Katsuhika Hokusai, le génie de l’estampe et sa fille O-ei. Si la passion du garçon pour le dessin ne le cède en rien à celle du maître, hanté tout comme lui par la passion de l’estampe, il est aussi très attiré par le monde des plaisirs.

La série publié chez Kana dans la collection Seinsei fait trois tomes. N’en ayant lu qu’un seul, je vous reparlerais plus en détail de ce titre quand je l’aurai fini.

sur le site de l’éditeur

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Connaissez-vous d’autres manga où il est question d’Hokusai ?

Je me suis entre temps acheté Hokusai  X Manga. Je n’ai pas encore eu le temps de m’y plonger. Mais il était temps que je publie cet article qui attendais depuis… une éternité dans mes brouillons que je veuille bien le publier. Une partie 2 devrait voir le jour, je n’ose pas dire bientôt, où je vous présenterais quelques livres que je me suis acheté depuis.


Concours Sama Awards

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La semaine Shôjo 2019 : La meilleure adaptation shôjo

Comme chaque année depuis sa création, je participe à la semaine shôjo organisée par le Club Shôjo.

Cette année, le thème qu’elles nous imposent pour cet événement interblog est : la meilleure adaptation shôjo.

La question n’est vraiment pas facile, surtout que je ne regarde plus trop d’anime, et encore moins de drama.

Pour ce qui est des drama, je dirais même que ça n’a jamais vraiment été ma tasse de thé. J’en ai regardé quelques-uns, j’en ai apprécié certains, mais j’ai un peu de mal avec la façon de surjouer des acteurs des séries télévisées japonaises, surtout quand il s’agit d’adaptation manga se déroulant dans un lycée. Si voir un personnage animé ou de papier en faire des tonnes me fait rire, voir un acteur de chair et d’os agir comme un personnage de manga me laisse perplexe. J’écarte donc d’emblée les adaptations live, que je ne connais pas et ne regarde pas.

Il me reste les animes. Et là, ce n’est pas beaucoup plus facile, ça fait des années que je ne suis plus branchée anime. Je ne regarde presque plus que des longs métrages, très rarement des séries. Et des séries shôjo encore moins.

J’ai pensé faire le tour de ma MAL pour  raviver mes souvenirs passés et voir quelles séries pourraient figurer ici. Mais une série n’arrêtait pas de taper au carreau de ma mémoire en criant : « Parle de moi ! Parle de moi ! »  Je me suis posé la question : mérite-t-elle le titre de « meilleure adaptation » ? Franchement, je ne saurais pas répondre, parce que je ne m’y connais pas assez. Mais c’est la série qui m’a donné envie de lire du shôjo, de regarder du shôjo et peut-être même au-delà du shôjo, c’est une des premières séries que j’ai vues, que j’ai aimées et qui m’ont donné envie de m’engouffrer dans l’univers des manga et des animes.

Vous vous demandez sans doute de quelle série je parle ? Je ne vais pas être très originale ! J’ai choisi Fruit Basket.

Et je parle de la première adaptation, celle de 2001. J’ai découvert cette série avec ma fille aînée qui était, déjà à l’époque, une fan de manga et d’anime. Et elle m’a transmis le virus. C’est avec elle que j’ai regardé mes premières séries. Et c’est avec elle que j’ai découvert ma première série shôjo. J’avais beaucoup aimé l’aspect fantastique de la série, avec les signes du zodiaque chinois incarnés dans les membres de la famille Soma. J’avais aussi aimé les personnages, malgré le côté agaçant de l’héroïne Toru, trop « gentille fille ».

Un pitch vite fait pour ceux qui ne connaissent pas encore la série : Toru Honda, se retrouve seule après la mort de sa mère et le déménagement de son grand-père. En bonne héroïne de manga, elle ne veut pas peser sur sa famille et décide de s’en sortir toute seule alors qu’elle est encore au lycée. Elle campe dans une forêt où vivent deux membres de la famille Soma. Après avoir perdu son abri de fortune sous une coulée de boue, elle est invitée par les Soma à vivre chez eux, logé et nourri en échange de travaux ménagers. N’ayant pas peur du travail, elle accepte, mais elle est loin de se douter de l’étrange malédiction qui touche les membres de la famille Soma. Dès qu’une personne du sexe opposé les enlace, ils se transforment en animaux, et pas n’importe lesquels ! Ils se transforment en signe du zodiaque chinois.

Avec cette série j’ai ri et j’ai pleuré. Elle commence sur un ton très léger, puis devient de plus en plus sombre avec des derniers épisodes assez durs et poignants. (Je vous dis tout ça de mémoire, j’ai vu la série il y a 10 ans !)

Mais pour être qualifié de « bonne adaptation », il ne faut pas être juste une bonne série, encore faut-il être fidèle au manga qu’on adapte ! Et là, forcément ça se complique. Deux raisons, la première est que je n’ai pas lu les 23 volumes que compte le manga, mais seulement une dizaine. Je ne connais donc pas la fin du manga et je ne peux pas comparer. La seconde raison est bien plus importante, le manga a été publié jusqu’en 2007 alors que l’adaptation date de 2001. Autrement dit, l’adaptation s’est faite avant que le manga ne trouve sa conclusion. Les adaptateurs ont forcement changé la fin. Je parle là d’un point de vue théorique puisque je n’ai pas lu la fin du manga, mais je ne vois pas comment il aurait pu être fidèle à quelque chose qui n’était pas encore écrit.

Et c’est là que rentre en jeu la seconde série dont je vais parler : Fruit Basket ! L’adaptation de 2019.

Si au premier coup d’oeil on voit que le graphisme de cette deuxième adaptation est plus moderne et colle au standard actuel, ce qui m’intéresse c’est à la fois de comparer les deux séries et de voir comme cette seconde adaptation va coller au manga. Celui-ci étant fini depuis longtemps cette nouvelle adaptation devrait sans doute être plus proche de l’original.

Et moi qui ne regarde plus trop d’anime, ça me fait plaisir de replonger dans l’univers de Fruit Basket. Retour aux amours passées, retour aux sources, en quelque sorte.

Mais alors, ce titre de meilleure adaptation ? C’est mérité ou pas ? Ben, il est trop tôt pour le dire, la nouvelle adaptation est en cours, faut attendre la fin pour se prononcer. Disons que je prends le pari de ne pas être hors sujet. Réponse dans quelques mois.

La série est disponible sur Wakanim et ADN

L’occasion pour moi de me replonger aussi dans le manga et d’enfin le terminer. Je me lance le challenge de le lire d’ici la fin de l’année. Ça vous dit de vous lancer aussi pour une lecture commune ?

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La semaine shôjo sur Ma petite Médiathèque

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Whispering, les voix du silence – tome 2 à 4 [manga]

Tranche de vie et fantastique s’entremêlent dans ce manga tout en douceur.

Whispering, les voix du silence T.2Whispering, les voix du silence T.3

Avec le premier tome, nous assistions à la rencontre d’un jeune enfant étrange et solitaire, Daichi, et d’un ado faussement enjoué, Kôji. Daichi est étrange, car il possède un pouvoir très particulier : il a la capacité d’entendre les pensée, non seulement celles des personnes, mais aussi celles des animaux et des choses.

Nous sommes avec ce manga dans un esprit animiste très japonais où tout chose a une âme, et même votre téléphone peut-être triste si vous ne le traitez pas avec bienveillance.

Solitaire, Daichi l’est-il vraiment ? S’il le parait aux yeux des adolescents qui le regardent jouer, Daichi ne se sent pas seul, entouré de tous ces animaux et ses objets qui lui parlent. Un enfant plein d’imagination pour les uns, un « camarade de pouvoir » pour Kôji qui reconnait immédiatement les signes du pouvoir qu’il a lui-même connu enfant.

Ce fait alors une rencontre inattendue entre Kôjo, qui sous ses aires fanfaron est un vrai solitaire qui a peur de se lier aux autres, et Daichi qui sous ses aires dans la lune est heureux et entouré. Daichi trouvera en Kôji un grand frère avec qui partager cet étrange pouvoir, Kôji trouvera en Daichi un petit frère à protéger, mais aussi un moteur.

Boosté par cette rencontre il va peu à peu s’ouvrir aux autres et, au fil des tomes suivants, on le voit évoluer, se rapprocher de ses camarades pour lier avec eux, et avec la famille de Daichi, de vrai lien d’amitié.

Au fur et à mesure que Kôji s’ouvre aux autres, ceux-ci gagnent en espace dans le scénario. On apprend à les connaitre non plus à travers le prisme des liens qu’ils entretiennent avec Kôji, mais à travers leur propre point de vue. Un bel équilibre se crée entre les différents personnages. Et si Kôji reste le fils conducteur du manga, il n’en efface pas pour autant les personnages secondaires, qui deviennent de plus en plus touchants.

Tout comme l’aspect fantastique qui, bien que présent à chaque tome, n’efface pas l’aspect tranche de vie du titre. On suit nos héros au rythme des périodes scolaires et des vacances.

Whispering, les voix du silence T.4

Une jolie série qui à chaque tome m’offre un doux moment de lecture.

Graphiquement je le trouve aussi de plus en plus agréable. Peut-être me suis-je simplement habituée au style de l’auteur. Quoi qu’il en soit, si le premier tome ne m’avait pas pleinement convaincu de ce côté là, les derniers tomes je les ai trouvé très jolis à regarder. Classique, mais joli.

Whispering sur le site d’Akata

lire un extrait (tome 1)

⇒ sur Amazon : tome 1, tome 2, tome 3, tome 4 ou chez votre libraire préféré

Connaissez-vous cette série ? Avez-vous envie de l’essayer ? Dites-moi tout en commentaire !

Le tome 5 vient de sortir et je ne vais pas tarder à le lire !


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TBTL 2019 #5 – couleurs (épisode 1 et 2)

Le rendez-vous Throwback Thurday Livresque de BettieRose prend une nouvelle tournure cette année. Chaque mois nous explorerons un thème avec 4 livres différents. Le principe reste le même : (re)parler d’un livre lu il y a quelque temps pour le remettre sur le devant de la scène.

Pour le deuxième cycle, le thème est la couleur. La semaine dernière il fallait parler d’un livre que nous évoquent les couleurs noir, blanc, gris. J’ai choisi un livre à la couverture rouge. Oui, mais ce n’est pas la couleur de la couverture qui a guidé mon choix, mais plutôt le ton très sombre de ce manga, que je trouve justement très noir. J’ai tout de suite pensé à ce titre, sans me souvenir de la couleur de la couverture.

Couverture River's Edge

River’s edge de Kyôko Okazaki met en scène un groupe d’adolescents tourmenté que la vie n’épargne pas et qui le lui rendent bien.

=> ma chronique de l’époque

Cette semaine les couleurs à l’honneur sont : jaune, orange, rouge. Je pourrais être feignante et laisser le livre si dessous répondre aussi à cette seconde thématique, mais… soyons fous, changeons de livre ! Et comme je suis joueuse, je garde le même cap. Encore un manga avec une couverture jaune et rouge, mais des pages très noires. Un dessins au très noir très marqué, mais aussi une ambiance assez sombre. Connaissez-vous le clan des Tengu de Iô Kuroda ?

Couverture Le clan des Tengu, tome 1

=> ma chronique de l’époque

À quels livres vous font penser ces deux ambiances colorées ?

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Marion – tome 1 [manga]

Marion est une jeune fille de la campagne. Orpheline, elle travaille dans un café pour gagner son indépendance. Elle rêve de chanter. Un jour un homme lui propose de l’amener à Paris pour la faire chanter dans un cabaret, la jeune fille naïve le suit, mais ce n’est pas du tout pour chanter que l’homme l’a fait venir à Paris. Sauvée par le gong (où plutôt par une descente de la police) Marion parvient à s’enfuir et devient un enfant des rues ayant la phobie des hommes.

Quelque temps plus tard, un homme mieux intentionné l’entends chanter et lui propose un vrai rôle dans un cabaret renommé. Mais elle se méfie. Si Aaron ne cache pas de mauvaise intention quant à la vertu de Marion, il cache tout de même quelque chose.

Nous sommes à Paris en 1940. La guerre n’a pas encore touché la ville, mais cela ne va pas tarder. C’est dans ce contexte que la jeune fille, sur le point de devenir une belle femme, tente de devenir chanteuse.

Ce n’est pas un manga historique ni un manga sur la chanson française des années 40. C’est un Paris très cliché et un manga tranche de vie que nous propose Yuu Hikasa. Il met en scène une jeune fille tout ce qu’il y a de plus classique pour un manga, belle et rebelle, farouche à l’exagération, tenace et persévérante, prête à se donner à fond pour réaliser ses rêves.

On suit la jeune fille d’abord dans les rues, puis dans son entrainement pour devenir chanteuse. On voit surtout sa relation avec Aaron évoluer. On dirait que ce dernier tente d’apprivoiser un chat de gouttière. Elle est d’abord très farouche, méfiante, mais se laisse petit à petit aller à plus de confiance. A-t-elle raison de faire confiance à Aaron ? Que cache-t-il ? Et comment les événements historiques à venir vont-ils influencer la vie de Marion ? Voilà ce qu’il nous reste à découvrir.

Ce premier tome prend le temps de présenter son personnage avec flash-back à l’appui. Marion est une jeune fille pleine de vitalité, très charmante, mais qui manque un peu d’originalité. Quand à l’histoire elle pourrait tout aussi bien se passer ailleurs à une autre époque, pour le moment le contexte historique ne joue pas vraiment un rôle important. Sans doute celui-ci se fera plus présent avec l’occupation allemande dans les tomes à venir.

Le premier tome de Marion n’en reste pas moins une lecture agréable. Mais avec des personnages très classiques, ce premier tome ne m’a pas particulièrement marqué.

Marion, de Yuu Hikasa est une série en 2 tomes, dont le premier est sorti chez Komikku en septembre dernier. Le second est prévu pour février.

→ à lire aussi l’avis de Tachan

⇒ sur Amazon

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TBTL 2018-46 – Quête ou enquête

Rendez-vous initié par Bettierose Books, le Throwback Thursday Livresque nous invite à évoquer de vieilles lectures autour d’un thème commun chaque jeudi.

Ce thème m’a tout de suite fait penser à une série manga policier en 4 tomes que j’avais bien aimé : Border de Yua Kotagawa, Kazuki Kaneshiro.

Couverture Border, tome 1

Une jeune policière en formation doit faire équipe avec un inspecteur qui vit avec une balle dans la tête. Ces jours sont comptés, mais cette blessure lui a ouvert de nouvelles portes. Depuis qu’il a été touché, il peut voir les fantômes des victimes des meurtres sur lesquels il enquête. Les victimes vont l’aider à résoudre leur propre meurtre.

J’en garde un très bon souvenir, ça me donne envie de la relire 🙂

Vous connaissez ? Avez-vous d’autres séries manga policiers à me conseiller ?

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Manga bingo, mes choix

Tout a commencé sur Twitter. J’ai vu passer quelques manga bingo et j’ai eu envie d’en faire un aussi. C’est sur ce site (merci Natth pour le lien !) que j’ai fait ma propre carte. Après l’avoir partagé sur mon profil twitter j’ai eu envie d’aller un peu plus loin et d’expliquer ici pourquoi j’ai choisi ces manga-là. Dites-moi lesquels vous avez déjà lus et lesquels vous aimerez découvrir.

Il ne faut pas voir dans l’ordre des cases une quelconque hiérarchie. Si j’ai choisi consciencieusement chaque titre, ils se sont placés d’eux-mêmes dans la grille et je n’ai pas cherché à les mettre dans un ordre précis.

Pourquoi ces manga là parmi tous ceux que j’ai lus ? Voici la réponse par titre en quelques mots.

L’enfant et le maudit

C’est une magnifique série. C’est son dessin , fin, subtil et très poétique, qui m’a particulièrement marqué dans ce manga. L’histoire est assez sombre et pas très claire. Il faut un certain temps pour comprendre de quoi il en retourne. Le manga débute comme une tranche de vie où l’on suit le quotidien d’une adorable petite fille qui vit avec un étrange monstre qu’elle ne doit en aucun cas toucher, risquant d’être contaminée. Nous ne savons pas pourquoi ni par quoi le monstre a été contaminé. Nous ne savons pas pourquoi la petite fille est là. Mais très vite on s’attache à cet étrange duo et on découvre l’histoire peu à peu. Sans doute l’un des manga les plus marquants que j’ai lus ces dernières années.

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À l’occasion de la sortie du premier tome, j’avais écrit cette chronique où je le mets en perspective avec un autre manga du même éditeur qui partage quelques points communs avec l’enfant et le Maudit, mais qui, malgré ses qualités, m’a moins marqué.

Danza

Je voulais citer l’un des manga de Ono Natsume qui ont été publiés aux USA, mais pas en France parce que j’aime beaucoup cet auteur (je n’arrête pas de le répéter) et que j’aimerais beaucoup voir d’autres manga traduits en français. J’aurais pu en citer un autre. J’en ai plusieurs dans ma collection et je les ai tous aimés. Celui-ci est facile d’accès, on est dans la tranche de vie. Un recueil de courtes histoires.

Le cortège des 100 démons

Une grande frustration, cette série ! J’ai vraiment adoré. Le dessin évaporé, l’ambiance douce et nonchalante, l’univers riche du folklore japonais, des personnages attachants et… la suite de la série jamais publiée en français T_T

Nous n’avons, dans la langue de Molière, que les 6 premiers tomes. Faudrait que je me renseigne pour savoir si la série n’a pas été publiée chez l’un des nos voisins européens ou aux USA, j’aimerais beaucoup la poursuivre, même si c’est dans une autre langue.  Moi j’ai eu beaucoup de chance, je suis tombé 2 fois sur les 6 tomes d’occasion. Et je tout raflé, les 2 fois. Une pour moi et une pour ma cousine adorée (qui m’avait fait découvrir un autre manga excellent sur le folklore japonais : Onmiyôji – celui qui parlait au démons, mais que je n’ai pas cité puisque je n’ai choisi que des manga que je possède)

Dans cette série on suit le quotidien d’un jeune exorciste. Le jeune homme a la faculté de voir les yôkai, des créatures fantastiques pas toujours bienveillantes. Il vit sous la protection d’un dragon qui a pris possession du corps de son père. Il est le seul à connaitre la vraie nature de ce « père ». À moins que sa mère (un personnage très effacé, mais que j’adore) ne fasse elle aussi semblant de n’avoir rien remarqué.

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J’en ai déjà parlé ici et là.

Goggle

Un très beau manga tranche de vie, Goggle m’a beaucoup touché. Ce tome regroupe 6 histoires différentes. Je l’ai trouvé très touchant, j’aime aussi son dessin simple et épuré.

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Je vous en avais déjà parlé ici.

Gente

Ono Natsume II. Gente est une courte série en trois tomes, spin off de Ristorante Paradiso. J’ai choisi Gente parce qu’il est plus long, pour moi les deux titres ne font qu’un. On y retrouve en effet les mêmes personnages et le même univers. J’ai beaucoup aimé ces deux manga, je les trouve touchants et drôles, les personnages sont hauts en couleur. Ça fleure bon l’Italie, la bonne bouffe, le bon vin et l’amitié.

Résultat de recherche d'images pour "gente ono natsume"

J’avais déjà évoqué le manga ici

Je ne suis pas mort

J’ai adoré le premier tome de ce manga. On y suit un vieil homme dépassé par la vie. Viré de son travail, quitté par son épouse, il craque et décide d’en finir. Il va en haut d’une montagne et accroche une corde à un arbre. Mais le destin en décide autrement. Il n’est pas mort. Commence alors pour lui une nouvelle vie, loin du monde moderne et de sa frénésie. Une histoire très touchante, qui commence bien tragiquement et qui se révèle en réalité pleine d’espoir et d’énergie. Elle m’avait fait un bien fou à l’époque.

Le deuxième tome est absolument inutile, d’ailleurs il tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, le premier tome ayant une vraie conclusion.

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J’en avais parlé il y a longtemps déjà ici.

Banana Fish

Banana Fish ne date pas d’hier, ça fleur bonne les années 80. Il n’est reste pas moins l’un de mes shojo préférés. Et pour cause, ça ne parle pas d’amour ! Enfin presque. Il y e bien question de sentiment, mais ce n’est pas l’unique point d’entrée dans l’intrigue. Il y a toute une aventure rocambolesque qui entraîne le héros dans le sillage d’un jeune homme qui le fascine. Vont suivre des embrouilles avec la mafia. Il y est question de trafic, de prostitution, de gang des rues…  On flirte avec le shonen-aï, mais là encore si les deux principaux personnages sont des jeunes hommes et qu’ils ne sont pas insensibles l’un à l’autre, on est surtout pris par l’aventure et on veut savoir comment les deux jeunes hommes vont bien pouvoir se tirer du pétrin dans lequel ils se retrouvent. Un véritable thriller.

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J’en ai longuement parlé ici.

Goyô

Encore Ono Natume ! Eh oui ! Encore. J’adore ces manga. Dans Goyô on suit le quotidien d’un samouraï venu à Edo pour trouver du travail. Le jeune homme est si timide qu’il est renvoyé de tous les postes qu’il arrive à trouver. Jusqu’à ce qu’il rencontre un homme énigmatique à la tête d’un groupe de hors là lois et qui décide de le prendre sous son aile.

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Il y a beaucoup de lenteur dans ce manga et cela n’est pas au goût de tout le monde, mais moi j’ai adoré l’ambiance et les personnages. J’en ai déjà parlé ici.

Forget me not

J’ai eu un coup de cœur pour ce manga dont j’ai adoré l’ambiance. On y suit une jeune femme à Venise. Elle est détective privé, en plus de son travail elle a aussi une énigme plus personnelle à résoudre. Mais, c’est plus un manga tranche de vie qu’un policier. J’ai beaucoup aimé le dessin et le personnage principal. Et finalement j’ai aussi aimé le sentiment de frustration que nous laisse la fin.

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J’en ai déjà parlé ici.

Furari

Je n’ai choisi qu’un seul manga de Taiguchi Jiro et c’est Furari. J’ai beaucoup aimé ce titre pour la poésie qui s’en dégage. On suis un cartographe qui arpente les rues de la ville d’Edo en comptant ses pas pour parfaire les cartes de la ville. Mais à chaque déambulation il se laisse importer par ce qu’il observe. On y retrouve l’art d’observer les petits riens que Taniguchi a souvent mis en avant dans d’autres manga, le côté historique en plus, puisque nous sommes à Edo, pas encore devenue Tokyo. Furari n’est peut-être pas le manga le plus marquant de l’auteur, mais il a une place importante dans ma bibliothèque.

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J’en ai plus longuement parlé ici.

Gangsta

On change complètement de style avec Gangsta, fini la nonchalance de Goyô ou l’émerveillement de Furari, avec Gangsta ça va saigner ! Je lis peu de manga d’action, en tout cas moins que de manga contemplatifs, mais j’aime aussi quand il y a de l’action. Et parmi les manga d’action que j’ai lus ces derniers temps, Gangsta est l’un de mes préférés. Tout d’abord pour son style graphique (à ce stade je crois que vous avez compris que le visuel est très important pour moi), j’aime beaucoup le dessin de Kohske avec ses traits anguleux et ses mecs sexy (ben quoi ! faut bien ce rincer l’oeil de temps à autre :p ). L’histoire aussi m’a plu avec ses intrigues politiques.

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J’ai brièvement parlé du premier tome ici.

Kuro gane

J’aime beaucoup le style de Kei Toume et je possède plusieurs de ses manga. Si j’ai choisi Kuro gane c’est parce que c’est le titre qui m’a fait découvrir l’auteur, mais aussi parce qu’il m’a beaucoup marqué avec son aspect fantastique. Les autres manga que j’ai lus sont plus encrés dans la réalité et les problèmes d’ados. Un vieux manga publié dans les années 90 et dont je n’ai pu lire que le premier tome.

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J’en ai brièvement parlé ici.

L’infirmerie après les cours

Mon préféré vrai shojo. Vrai au sens où on est vraiment dans les sentiments. Sentiments amoureux certes, mais pas seulement. Il est surtout question de quête de soi. Qui sommes-nous et qui voulons-nous être ? Ce qui me touche particulièrement c’est le personnage principal qui est mi-fille, mi-garçon, et qui se retrouve confronté au choix, que veut-il être, que préfère-t-il être ? Fille ou garçon ?

Je regrette en revanche le choix éditorial d’un tel titre. Peut-être est-ce la traduction littérale du titre japonais, mais… j’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’un titre coquin… vous voyez ce que je veux dire… ah ! le fantasme de l’infirmière est tellement un classique que j’ai tout de suite vu le « mal » et j’ai passé mon chemin direct. Je ne l’ai lu qu’après qu’il m’ait été chaudement conseillé par l’équipe du club shôjo. Et j’ai adoré.

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J’en ai brièvement parlé ici.

le clan du tengu

Encore un manga qui m’a marqué par son graphisme peu ordinaire. Un titre assez étrange où il est question de folklore japonais avec les tengu mais qui est surtout une critique de la société. Un titre intéressant qui vaut vraiment la peine d’être découvert.

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J’en ai déjà parlé ici.

The man of tango

The man of tango est un yaoi. J’ai beaucoup aimé ce titre (en un seul tome) parce que l’histoire est mignonne et il y a du tango. Mais s’il tire son épingle du jeu, c’est qu’il propose un dessin très différent des habituels éphèbes efféminés. Ici ce sont des hommes tout en muscle, plus virils les uns que les autres( même les femmes sont viriles, à moins que ce ne soit pas des femmes…). J’adore.

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J’ai acheté la version américaine.Il me semble qu’il n’est toujours pas publié en français.

Utsubora

Encore un manga que j’ai fait venir depuis les États-Unis. Seuls les yaoi de Asumiko Nakamura ont été publiés en France. Utsubora n’a rien à voir. C’est l’histoire d’une jeune femme qui entretient une relation très ambiguë avec un écrivain célèbre qui a perdu l’inspiration. C’est très prenant. L’intrigue est très bien ficelée. Et, encore une fois, ce manga se distingue par un très beau coup de crayon.

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Tango

Seul manga de Est Em paru en France. Mais pourquoi ?!! Son trait est magnifique, ces histoires sont très touchantes… J’aimerais tellement voir ses autres titres traduits. En attendant, je ne pouvais pas ne pas citer le seul disponible en français. Contrairement à ce que le titre indique, il n’y sera pas du tout question de Tango, mais d’amour. C’est un recueil de nouvelles yaoï assez courtes, mais particulièrement touchantes. Et que dire de ce dessin ! Sublime.

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J’en ai déjà parlé plusieurs fois, notamment ici.

Pour Sanpei

On change de registre avec une tranche de vie toute mignonne, mettant en scène un grand-père qui part vivre chez son fils après la mort de son épouse. Il n’a pas été un père très attentionné, mais il fait de son mieux pour être un bon grand père, aidé dans cette tâche par un journal que son épouse a rédigé pour lui y mettant tous les conseils dont il aura besoin dans la vie de tous les jours. Très touchant.

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J’en ai parlé ici.

Pluto

J’adore Naoki Urasawa. Je trouve qu’il a l’air de bien raconter des histoires. À chaque fois que je lis l’un de ses manga, je suis frappée par son talent de narrateur. J’ai hésité entre Pluto et Monster. Je n’ai terminé aucune des deux séries (je me demande bien pourquoi), mais je les aime toutes les deux beaucoup. Finalement, j’ai opté pour Pluto parce que j’avais vraiment été surprise en la découvrant.

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Plus forte que le sabre

Une courte série gekiga qui a pour héroïne une femme samouraï qui n’a rien à envier à son mari côté courage. Lui étant parti à la guerre, elle doit se charger de la protection de son fief et des femmes et enfants qui le peuplent (la plupart des hommes étant parti à la guerre avec leur seigneur). J’ai trouvé cette série très intéressante, on y apprend beaucoup de chose sur le quotidien des samouraïs, et plus particulièrement les petits samouraïs sans grande fortune. Et l’oeuvre ne faisant que 3 tomes, c’est un point de départ accessible pour se familiariser avec le genre du gekiga.

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J’en ai déjà parlé ici.

Petite forêt

Dans cette sélection, vous l’aurez compris, j’ai privilégié les manga au trait particulier, au dessin percutant ou sortant de l’ordinaire. Non pas que je ne lise que ça, mais j’ai un faible les titres qui sortent de l’ordinaire. Dans cette catégorie, Daisuke Igarashi est un auteur que j’apprécie. De ses manga, Petite Forêt est sans doute son oeuvre la plus abordable parmi celles que j’ai lues (Sorcières étant la moins). J’aime cette série parce qu’il y ai beaucoup question de nourriture (et j’adore les manga culinaires), mais aussi de la nature et de la capacité à vivre en harmonie avec elle. La série ne fait que deux tomes, et se déguste par petites touches délicates. Une série sur laquelle j’aime revenir régulièrement.

Image associée

J’en ai parlé ici (chez Manga Suki).

Les fils de la terre

Une autre série axée écologie, qui en revanche n’a rien de bien spécial côté graphisme. C’est plutôt classique. Mais j’ai adoré l’histoire qui en 3 petits tomes part à la découverte des différentes agricultures alternatives. Un sujet qui m’intéresse tout particulièrement et qui est ici exploré de façon très ludique. Et c’est aussi l’un des premiers manga que j’ai lu, celui qui m’a donné envie d’en lire d’autres. Il tient une place toute particulière dans ma bibliothèque. D’ailleurs, je l’ai découvert à la bibliothèque, mais j’ai fini par me l’acheter parce que j’avais envie de l’avoir chez moi.

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j’en ai parlé ici

Éclat(s) d’âme

Éclat(s) d’âme est un titre récent que je découvre au fur à mesure des sorties (pour une fois que je suis l’actualité…) et je dois dire que ce titre à tout de suite conquis mon cœur. Tout d’abord par son thème : la tolérance vis à vis des différences sexualités et genre. La question du genre et de l’identité sexuelle me touche toujours et le manga est une façon légère d’aborder le thème et de me poser des questions. Aussi stupide que cela puisse paraître, c’est en lisant des manga que je me suis mieux comprise moi-même, du moins de ce point de vue là. Non pas que j’y ai trouvé des réponses précises, mais les bonnes questions. Celles que je n’avais jamais osé me poser parce que « tu te marieras, tu auras des enfants et tu seras heureuse, ma fille ». Bref, dès que je vois un manga sur la question, et qui plus est un manga qui semble aborder la question intelligemment, je fonce. Et éclat(s) d’âme a été une très belle surprise. Non seulement parce que le sujet est bien traité et parce que c’est agréable à lire, mais aussi, j’aurais presque envie de dire surtout, parce que ce manga est magnifique. J’adore le dessin. Il y a quelques pages particulièrement belles qu’on se plait à observer seulement pour la beauté de l’art. Du bon et du beau, que demander de plus ?

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J’ai tellement aimé que les deux premiers tomes ont eu droit à chacun son petit mot, le tome 1 ici et le tome 2 là.

Blessures nocturnes

Pour finir, j’ai choisi un titre qui m’a été offert et qui m’a surtout marqué par son sujet. Il est ici question de jeunes à la dérive qu’un professeur, passionné, tente de repêcher grâce, entre autres, aux cours du soir. Ce n’est pas un titre facile, d’autant plus que c’est tiré de l’expérience réelle du dit professeur, mais c’est très intéressant. Ayant eu dans mon entourage proche beaucoup d’éducateurs spé, les discussions à propos de jeune en situation délicate, voir très difficile, ont longtemps animé nos soirées, ce titre me permettait d’aborder le sujet seul à seule avec moi-même (et le livre).

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Voilà, j’ai fait le tour de mon bingo. J’espère vous avoir donné envie de découvrir quelques-uns de ces titres.


Concours Sama Awards

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The Ancient Magus Bride guide book – Merkmal

Je ne pouvais pas laisser filer le challenge Halloween sans en profiter pour vous présenter le guide tout juste sorti en septembre dernier de la série The Ancient Magus Bride (aux éditions Komikku).

Cette série de Koré Yamazaki est on ne peut plus halloweenèsque ! C’est en effet l’histoire d’une jeune adolescente au pouvoir magique particulier qui, après avoir été vendue dans un marché aux esclaves, devient la disciple (et future épouse) d’un mystérieux sorcier non humain. Des fées aux fantômes, l’univers fantastique de The Ancient Magus Bride est très riche.

Je vous ai déjà parlé de cette série (ici et ) et je ne rentrerais pas dans les détails ici. J’ai un peu de retard sur les sorties, je referais sans doute un billet quand j’aurais rattrapé mon retard (le tome 9 vient de sortir). En tout cas, si vous aimé les manga fantasy, les histoires de magie et de sorcellerie, ce manga est pour vous.

Mais aujourd’hui ce n’est pas de ce dernier tome que je vais parler, mais plutôt du guide/artbook qui vient de sortir : Markmal.

Au menu de ce guide :

Le guide s’adresse avant tout aux fans de la série. Celle-ci ne faisant pour l’instant que 9 tomes, on ne peux pas dire qu’un guide soit nécessaire pour si retrouver. Même s’il est vrai que les personnages secondaires y sont nombreux. Les fans de la série y trouveront tout un tas de détails complémentaire amusant et de nombreuses illustrations couleurs et noir et blanc. Envie de connaitre le plan exacte de la maison d’Elias, de savoir la taille de Chisé ? Vous aurez ici la réponse.

Pour ma part j’ai particulièrement apprécié le chapitre 5 avec les esquisses et les premiers story-board. C’est toujours intéressant de comparer les projets initiaux avec le résultat final. Et voir les story-board m’intéresse toujours, j’aime voir comment un auteur prépare sa bande dessinée.

Connaissez-vous cette série ? Avez-vous envie de la découvrir ? Dites-moi tout en commentaire 😉


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folklorique ce manga !

Vous aimez les histoires de yôkai, esprits, fantômes et autres créatures mythologiques japonaise ?

Voici une petite liste par ordre alphabétique de quelques titres de manga qui nous parlent du folklore nippon.

N’hésitez pas à laisser en commentaire les titres que je n’est pas cité.


3, rue des mystères et autres histoires – Mizuki Shigeru – seinen – série en 2 tomes (commercialisation stopée)- Cornelius

Manga - 3, rue des mystères et autres histoires

à l’intérieur des yokai – Mizuki Shigeru – artbook – one-shot – Cornelius

Manga - A l'intérieur des yokaï

Area 51 -Masato Hisa – seinen – série en 15 tomes – Casterman (Sakka)

Manga - Area 51Manga - Manhwa - Area 51 Vol.2Manga - Manhwa - Area 51 Vol.3

Black Bird – Kanoko Sakurakouji – shojo – série en 18 tomes – Pika

Manga - Black BirdManga - Manhwa - Black Bird Vol.2Manga - Manhwa - Black Bird Vol.3

Blue Exorcist – Kato Kazue – shonen – 20/21 (toujours en cours au Japon) – Kaze Manga

Manga - Blue ExorcistManga - Manhwa - Blue Exorcist Vol.2Manga - Manhwa - Blue Exorcist Vol.3

Démons et chimères – Takaya Natsuki – shôjo – série en 5 tomes – Delcourt

Manga - Démons et chimèresManga - Manhwa - Démons et chimères Vol.2Manga - Manhwa - Démons et chimères Vol.3

Dictionnaire des Yôkai – Mizuki Shigeru – intégrale – Pika (il existe d’autres édition plus anciennes en 2 tomes)

Manga - Manhwa - Dictionnaire des YoKaï - Intégrale

Docteur Yôkai – Satô Yûki – shonen – 14/15 – Pika

Manga - Docteur YôkaiManga - Manhwa - Docteur Yôkai Vol.2Manga - Manhwa - Docteur Yôkai Vol.3

Kabuto le Dieu Corbeau – Buichi Terasawa – shonen – série en 3 tomes – Taïfu Comics (commercialisation stoppée)

Manga - Kabuto - Le Dieu CorbeauManga - Manhwa - Kabuto - Le Dieu Corbeau Vol.2Kabuto - Le Dieu Corbeau Vol.3

Kasane – Gou Tanabe – seinen – série en 2 tomes – Kana

Kasane - Kana Vol.2

Kekkaishi – Tanabe Yellow – série en 35 tomes – Pika

Manga - KekkaishiManga - Manhwa - Kekkaishi Vol.2Manga - Manhwa - Kekkaishi Vol.3

Ken’en comme chien et singe – Fuetsudo et Ichimura Hitoshi – shojo – 3/5 (toujours en cours au Japon) – Doki Doki

Manga - Ken'en - Comme chien et singeManga - Manhwa - Ken'en - Comme chien et singe Vol.2Manga - Manhwa - Ken'en - Comme chien et singe Vol.3

Kitaro le repoussant – Mizuki Shigeru – shonen – série terminé en 11 tomes – Cornelius

Manga - Kitaro le repoussantManga - Manhwa - Kitaro le repoussant Vol.2Manga - Manhwa - Kitaro le repoussant Vol.3

Inuyasha – Takahashi Rumiko – shonen – série en 56 tomes – Kana

Manga - Inu YashaManga - Manhwa - Inu Yasha Vol.2Manga - Manhwa - Inu Yasha Vol.3

La fille des enfers – Miyuki Eto – série en 9 tomes – Pika

Manga - Fille Des Enfers (la)Manga - Manhwa - Fille Des Enfers (la) Vol.2Manga - Manhwa - Fille Des Enfers (la) Vol.3

Le clan des Tengu – Kuroda Io – seinen -série en 4 tomes – Casterman (commercialisation stopée)

Manga - Clan des tengu (le)Manga - Manhwa - Clan des tengu (le) Vol.2Manga - Manhwa - Clan des tengu (le) Vol.3

Le coffre aux esprits – Shimizu Aki – seinen – série en 5 tomes – Soleil

Manga - Coffre aux esprits (le)Manga - Manhwa - Coffre aux esprits (le) Vol.2Manga - Manhwa - Coffre aux esprits (le) Vol.3

Le cortège des cent démons – Ima Ichiko – 6/23 (en cours au Japon, stoppé en France) – Doki Doki

Manga - Cortège des cent démons (le)

Le pacte des Yokaï – Midorikawa Yuki – 19/23 (série en cours) – Delcourt

Le voleur d’estampes – Camille Moulin-Duprès – série en 2 tomes – Glénat

Manga - Voleur d'estampes (le)

Micmac aux enfers – Mizuki Shigeru – seinen – one-shot – Cornelius

Manga - Micmac aux enfers

Mokke – Kumakura Takatoshi – seinen – série terminé en 9 tomes (commercialisation stoppée)- Pika

Manga - MokkeManga - Manhwa - Mokke Vol.2Manga - Manhwa - Mokke Vol.3

Mon copain le Kappa – Mizuki Shigeru – seinen – série en 3 tomes – Cornelius

Manga - Mon copain le Kappa

Mushishi – Urushibara Yuki – seinen – série en 10 tomes – Kana

Manga - Manhwa - Mushishi Vol.2Manga - Manhwa - Mushishi Vol.3

Naruto – Kishimoto Masashi – shonen – série en 72 tomes

Manga - NarutoManga - Manhwa - Naruto Vol.2Manga - Manhwa - Naruto Vol.3

Neige d’amour, la légende de Yuki onna– Aizawa Makoto – seinen – one shot – Asiatika

Neige Rouge – Katsumata Susumu – seinen – one shot – Cornelius

Manga - Neige rouge

Noragami – Adachi Toka – shonen – 18/19 (toujours en cours au Japon) – Pika

Manga - Manhwa - Noragami Vol.2Manga - Manhwa - Noragami Vol.3

Nura le seigneur des yokai – Shiibshi Hiroshi – shonen – série en 25 tomes – Kana

Manga - Nura - Le seigneur des yokaiManga - Manhwa - Nura - Le seigneur des yokai Vol.2Manga - Manhwa - Nura - Le seigneur des yokai Vol.3

Onmyôji, celui qui parle au démons – Okano Reiko et Yumemakura Baku – 7/13 – Delcourt

Manga - Onmyoji - Celui qui parle aux demonsManga - Manhwa - Onmyoji - Celui qui parle aux demons Vol.2Manga - Manhwa - Onmyoji - Celui qui parle aux demons Vol.3

Romance d’outre-tombe – Sumeragi Natsuki – josei – one-shot (commercialisation stoppée) – Delcourt

Manga - Romance d'outre-tombe

Secret Service – Maison Aykashi – Cocoa Fujiwara – shonene – série  en 11 tomes – Kurokawa

Manga - Secret Service - Maison de AyakashiManga - Manhwa - Secret Service - Maison de Ayakashi Vol.2Manga - Manhwa - Secret Service - Maison de Ayakashi Vol.3

Yokai – Mizuki Shigeru – artbook – oneshot – Cornelius

Manga - Yokai

Yo-kai watch – Konishi Noriyuki – kodomo – 10/15 (toujours en cours au Japon) – Kaze Manga

Manga - Yô-kai WatchManga - Manhwa - Yô-kai Watch Vol.2Manga - Manhwa - Yô-kai Watch Vol.3


Avez-vous lu certains de ces manga ? Laissez nous vos impression en commentaire.

Et, comme d’habitude, n’hésitez pas à me laisser les titres que j’aurais oublié pour compléter cette liste 😉

D’autres listes de manga thématiques :
Toujours plus de folklore et de manga

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Les nuits d’Aksehir, un petit bout de Turquie à Tokyo

C’est Yomu-chan qui m’a fait découvrir cette série cet été. Elle était enchantée par cette lecture et la série ne faisant que 3 tomes, je me suis dit pourquoi pas.

Les nuits d’Aksehir, série en trois tomes de Ichikawa Raku, parue chez Akata.

Les Nuits d'Aksehir T.1Les Nuits d'Aksehir T.2

Ayako, étudiante dans une école de mode à Tokyo, se retrouve un soir dans une drôle de situation. Un étrange personnage l’a entrainée dans un sous-sol mal éclairé. Elle commence vraiment à paniquer quand une jeune femme arrive et allumant la lumière lui révèle la nature de ce lieu qui lui semblait louche. En fait elle est dans un restaurant turc et ce drôle de petit bonhomme en est le gérant.

Sans trop savoir pourquoi elle a accepté, est-ce la bonne nourriture, le besoin de changement ou le lien avec le pendentif qu’elle porte ? Elle-même ne sait pas, pourtant elle a accepté la proposition de Hodja, le gérant du restaurant qui lui a proposé de travailler à mi-temps dans son tout petit restaurant. La voici improvisée serveuse au côté de sa collègue Zokuro, serveuse et danseuse orientale. Avec eux elle va découvrir la cuisine turque et la dance orientale. Elle est si attirée par la culture qu’elle découvre qu’elle va même jusqu’à se renseigner sur l’islam et à se demander si l’islam pourrait lui apporter les réponses et le réconfort dont elle a besoin.

Les Nuits d'Aksehir T.3

Une jolie série, qui nous fait découvrir la cuisine turque (et qui donne faim), tout en abordant d’autres aspects de la culture turque. Une série qui parle aussi de l’islam, un sujet très peu abordé et assez peu connu au Japon.

Les personnages sont touchants, ils ont chacun leurs problèmes, leurs interrogations. Et, en l’espace de seulement 3 tomes, on les voit tous évoluer.

Par son aspect culinaire, ce manga est très abordable, mais finalement il va plus loin que la simple cuisine. Il nous invite au voyage, à la tolérance et à garder l’esprit ouvert. Nous avons tous à apprendre des autres. Un pays s’enrichit des apports des autres cultures. Un message qui, s’il est important chez nous, l’est encore plus au Japon, un pays assez fermé où les immigrés ne sont pas les bienvenus et souvent discriminés (sur ce sujet je vous conseille la lecture d’individu-s et démocratie au Japon pas très facile d’accès, mais avec des chapitres très intéressants).

Une petite série qui vaut le détour, qui offre à la fois un aspect culinaire très intéressant (après ça on a envie de manger turc), des tranches de vies touchantes, et une ouverture au monde.

Résultat de recherche d'images pour "Les Nuits d'Aksehir"

sur le site d’Akata

lire un extrait


challenge petit BAC 2018

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