Archives du mot-clé manga

FIBD 2017 – les expos

 

Je n’ai pas eu le temps de toutes les faire, mais j’ai ramené d’Angoulême quelques photos et quelques impressions. Les voici dans le désordre

la french touch de Marvel

L’affiche de cette expo est magnifique. Comment ne pas avoir envie de la voir. Surtout qu’elle se tenait au Théâtre et que j’y ai toujours vu de très belle expos. Je l’avais donc précieusement mise de côté pour y aller le dimanche Avec Yomu-chan.

J’avoue avoir été très déçue. Les illustrations étaient très belle, les styles très varié, j’y ai découvert des auteurs et des version des super-héros de Marvel que je ne connaissais pas mais il n’y avais que des affiches. J’espérait y voir des originaux ! Là ça faisait catalogue d’autant plus qu’il y avait très peu d’explications.

Décevant donc mais plaisant à voir.

Kazuo Kamimura : l’estampiste du manga

Une très belle exposition riche en planches originales, avec ce qu’il faut d’explications. Une expo qui mériterait d’avoir un catalogue imprimé à feuilleter à loisir. L’influence de l’estampe est palpable. Le trait délicat et élégant, les femmes belles et troublantes, les cadrages toujours intéressant mais parfois un quelques chose qui lui échappe et un visage qui se retrouve défiguré par un manque de volume. Outre ses quelques planches imparfaite, je reprocherais à Kamimura sa trop grande constance. Tout se ressemble. Il n’y a pas vraiment de différences entre les planches d’un manga où un autre. Cela reste quand même très beau.

 01

Hermann : le Naturaliste de la bande dessinée

Une jolie expo, intéressant. Il n’est reste pas moins que le travail d’Herman n’est pas ma tasse de thé. Je n’en ai jamais lu, je crois, et cette expo ne m’a pas donné envie de m’y mettre.

Loo Hui Phang synoptique

J’ai découvert cette scénariste avec l’expo. Des albums présentés je n’en connaissais aucun. Certain m’ont inspiré plus que d’autre. Une chose est sûre, cette expo ne m’a pas laissé indifférente. Certaines planches étaient particulièrement troublantes. Il ne me reste plus qu’à découvrir ses albums pour me faire une meilleure idée.

J’ai quand même un gros reproche à faire à cette expo : le mange d’explications. Et les planches des divers bd étaient toutes mélangées, pour quelqu’un qui connait pas, c’est un peu le bazar.

 

Will Eisner, génie de la bande dessinée américaine

C’est la toute première des expo que j’ai visité. Le soir même de mon arrivée. Je l’ai beaucoup aimé. Elle était très bien mise en scène et, comme je ne connaissez pas du tout, j’ai trouvé ça très intéressant. Je ne me suis rendue compte qu’en rentrant chez moi que je n’avais pris pratiquement aucune photo. Dommage.

petit panier gourmand de manga

J’avais prévu de présenter tout un tas de manga culinaire pour le mois Des livres en cuisine mais… j’ai choisi le pire des mois ! Je n’ai vraiment pas eu le temps de m’occuper du blog du coup je vais faire une version accélérée de ce que j’avais prévu.

Couverture Mitsuko attitude, tome 1Mitsuko Attitude – tome 1 et 2

résumé :  Après la mort de son père, Mitsuko s’installe chez son oncle. Elle découvre alors une famille surprenante qui, obsédée par sa santé, adopte des pratiques qu’elle juge extrêmes. D’abord réticente, Mitsuko apprendra à leurs côtés qu’une bonne hygiène de vie est essentielle pour vivre plus heureux avec soi-même mais aussi avec les autres. Et il n’est pas trop tard pour changer ses habitudes ! (source : MangaSanctuary)

mon avis : J’ai été surprise par ce manga assez étonnant. Étonnant par l’approche santé qu’il propose car en dehors des habitudes de vie de la famille qui accueil la jeune femme, ce manga est très classique. La famille surprend par sa manie de la bonne santé qui passe avant tout par l’assiette : ils mangent très peu de viande, beaucoup de fruits et de légumes, veillent toujours à assembler les aliments de façon à faciliter leur digestion… la digestion semble être au centre de leur obsession, encore plus que la santé au sens général. Il mangent hyper équilibré mais ça ne leur suffit pas ! Faut encore qu’il fassent des lavement quotidiens ! Soyons honnêtes, ils sont fous. S’il y a de très bon conseils à tirer de se manga, la famille est dans l’extrême. Ce qui crée des situations très cocasses et embarrassantes pour notre jeune héroïne. C’est assez drôle. Dommage que le reste soit trop classique. L’héroïne pour commencer qui sort tout droit du moule à héroïne shôjo parfaite, le cousin qui joue le rôle du beau ténébreux incontournable, la petite cousine pour la touche kawaï, et avec le deuxième tome (à ma grande déception) on ajoute à l’intrigue encore plus de classicisme avec l’arrivée du beau gosse rebelle et pourtant si doué à l’école, adulé de toutes mais qui n’a d’yeux que pour notre héroïne. J’aurais aimé une héroïne un peu plus loufoque pour accompagner la trame « santé et digestion » du manga mais j’ai quand même pris du plaisir à lire ces 2 premiers tome. Je pense continuer la série

Heartbroken chocolatier – tome 1 :

résumé : Souta, qui suit des études dans une école de confiseries, sort avec Saeko, une fille qui a un an de plus que lui. Il est tombé amoureux au premier regard, il y a quatre ans et a finalement réussit à sortir avec elle, l’année dernière, juste avant Noël. Parce que sa petite amie aime vraiment le chocolat, chaque jour, Souta confectionne des confiseries en faisant du chocolat, dans le but de la garder et de lui faire plaisir. En effet, la belle est distante, et lui donne l’amère impression de ne pas s’intéresser à lui… Malgré ses efforts, Souta arrivera t il a vivre une passion dévorante avec Saeko ? (sources : MangaSanctuary)

mon avis : si je trouve que Mitsuko Attitude est un peu trop classique dans ses personnages et leurs interactions que dire de ce manga à l’eau de rose chocolaté. J’ai trouvé le personnage principal assez pathétique et vraiment pas attachant, la fille pour qui il en pince stupide et… les autres personnage assez insignifiants. Quand à l’intrigue, je vois pas trop ce que je pourrait attendre du manga. Franchement je n’ai pas été convaincue par ce premier tome, mais j’ai bien envie de lire un tome de plus pour me faire une meilleure idée de la série.

Geonbae -tome 1

résumé : Moi qui aime tant le makgeolli (alcool de riz), j’ai sauté de joie quand on m’a confié le scénario de Geonbae. Je continue à boire deux à trois fois par semaine mais plus ça va, plus je me découvre des goûts de luxe. Heureusement qu’il y a le makgeolli, doux au palais et pour le porte-monnaie. J’espère que Geonbae vous emmènera dans un voyage dans le temps pour redécouvrir nos alcools traditionnels comme le soju (spiritueux) à l’ancienne et tant d’autres boissons fermentées. (source : MangaSanctuary)

mon avis : après avoir lu et relu A vos papilles, j’ai eu envie de découvrir la série qui en est à l’origine : Geonbae. Ayant aimé le spin off, je n’ai pas été déçue par ce manhwa. J’y ai retrouvé la même ambiance emprunte à la fois de gourmandise et de réalisme gustatif, les même personnages attachant et sympa. Geonbae est peut-être moins accessible que A vos papille car le sujet n’est plus la cuisine coréenne dans son ensemble mais les alcools coréens or en France ce n’est pas une chose qu’on a l’habitude de boire, personnellement je n’en ai même jamais vu, du coup suivre toutes les discussions sur le goût et la fabrication de tel ou tel breuvage reste très théorique. Je n’arrivais pas à mettre un goût sur les mots, plus encore qu’avec A vos papille où la présentation de certains plats était très exotique. Néanmoins cela reste intéressant dans la mesure où ça nous fait découvrir un aspect de la culture coréenne, de son industrie agroalimentaire et des ses traditions. C’est avec plaisir que je lirais la suite.


Et parce qu’il y a pas que les manga dans la vie, je vous propose aussi une BD 🙂

Couverture Mamette, tome 1 : Anges et pigeonsMamette – tome 1

résumé :Toute en rondeurs et le chignon vissé sur la tête, voilà une adorable grand-mère qui a oublié de grandir Loin d’être une mamie nostalgie, Mamette est une gourmande de la vie qui tente de rester connectée au monde moderne. Pas toujours facile de comprendre le langage SMS des bambins du quartier, mais elle a plus d’un tour dans son cabas pour leur enseigner les bonnes manières. Et sur le banc du square où Mamette, la revêche Mam’zelle Pinsec et les autres refont le monde, les discussions vont bon train et sont rarement tristes. Dans leur paradis envahi de pigeons, elles posent un regard décalé et comique sur notre quotidien. À la fois, douce et sucrée, Mamette va vous faire fondre à coup sûr ! (source : BDSActuary)

mon avis :  L’année dernière j’avais profité des livres en cuisine pour vous parler de La cuisine de Mamette, un livre de recette en bd qui avait eu un grand succès à la maison. Son dessin tout en douceur et ses jolie couleur avaient ravi Mimiko qui a passé des heures à le feuilleter (et me passer commande au passage). Pour retrouver ce plaisir, cette année je lu la série qui en est à l’origina : Mamette, enfin le premier tome. Une jolie bd qui met en scène une mamie toute dodue qui adore la bonne bouffe et qui ne peut résister à une sucrerie. Mamette, veuve depuis des année, occupe ses journée en compagnie des vieux du club, tous franchement drôles, des enfants du voisinage ou encore en cuisine et à table. C’est que Mamette est drôlement gourmande ! Et les recommandations du médecin ne feront pas grand poids face à son amour des bon petits plats. Une adorable bd pour sourire et se détendre, même si on a plus l’âge du rayon jeunesse (qui a dit qu’il y avait un âge pour lire de la littérature jeunesse XD moi j’adore ça que ce soit du côté de la bd ou des romans, une âme d’enfant sans doute…) Envie d’une pause grand-mère câline ? Je vous conseille la lecture de Mamette 😉


Des livres en cuisine bis challenge coréen

Forget-me-not, un manga à Venise

C’est dans ma PAL, que j’ai laissé livraddict piocher un livre au hasard à lire la semaine dernière. Parfois j’achète des livres puis je les oublie et de cette façon je voulais faire ressortir des bouquins auxquels je ne pensais plus. Et ça a très bien marché puisque le titre qui est ressorti est un manga que j’ai acheté il y a un bail, un jour où je suis tombé sur un lot de vieux titres sorti chez Sakka d’occasion. Puis je les ai rangés dans mes étagères et… vous connaissez la suite. Avant que la semaine ne s’achève j’ai prix le temps de découvrir Forget-me-not de Kenji Tsuruta. Et franchement, je me demande pourquoi je ne l’ai pas lu plutôt !

C’est sa jolie couverture bleu qui m’avait attiré à l’époque et je l’ai acheter sans savoir ce que ça raconte.

La jeune femme que l’on voit sur la couverture c’est Mariel Imari, une jeune détective tire au flan qui travaille à Venise. Forget-me-not est le titre d’un tableau qui a été dérobé à son grand-père 20 ans plus tôt et qu’elle a pour mission de retrouver. Son grand-père était un très grand détective mais n’a jamais réussi à retrouver le tableau de son vivant. A sa mort il lègue  toute sa fortune (et c’est un homme riche) à celui de ses descendants qui lui succédera comme détective. Et c’est sa petite fille Mariel qui s’y colle. Sauf que le grand-père impose une autre condition à cet héritage. La nouvelle génération de détective doit retrouver le tableau Forget-me-not avant de pouvoir jouir de l’héritage, en attendant Cornélius, le majordome du grand-père ayant la gérance des biens, doit aider la jeune Mariel dans sa quête pour retrouver le tableau.

La tableau a sans doute été volé par un voleur légendaire, Vecchio, ancien rival du grand-père qui depuis 40 ans nargue la polisse en volant des œuvres d’art après avoir averti les autorités ou le propriétaire. Mariel semble comprendre qui est Vecchio, faut-il encore arriver à le piéger.

img_20161008_171803

C’est avec nonchalance que l’on suit Mariel dans les petites rues de Venise. Si la jeune femme se révèle une détective assez rusée, nous n’avons pas ici un manga d’action. L’ambiance est plutôt celle d’un manga tranche de vie. On voit Mariel dormir plus que de raison, traîner et fuir le travail, se chamailler avec Cornélius, flirter avec le jeune apprenti d’un antiquaire douteux, attraper des chat, tomber dans le canal, sortir de sa douche… Se qui ne l’empêche pas de mener à bien quelques enquêtes et découvrir quelques mystères.

J’ai beaucoup aimé ce manga tout d’abord pour le trait de son auteur : Kenji Tsuruta. J’aime beaucoup son dessin au trait fin et simple. Les visages sont claires et expressifs, les jolies formes de Mariel sont mises en avant mais avec beaucoup de naturel. Loin du style manga kawaii/moe tellement en vogue ses dernières années. Le dessin de Tsuruta est mature, sans en faire des tonnes. Les vieux sont ridés, les filles jolies mais nous ne somme pas dans la caricature. Bref, je kiffe ce genre de dessin !

Au de-là du dessin, j’ai aimé l’ambiance du manga et le vagabondage à travers les ruelles de Venise qu’il propose. Loins du carnet touristique, on a l’impression d’être dans un Venise intime. L’auteur bien qu’il est choisit une ville mythique comme décor la montre avec une certaine pudeur, ce qui la rend encore plus belle.

20161009_091847

Quand aux personnages, je les ai trouvés très attachants et sympathiques. Ils sont classiques : le détective tire au flan, le majordome sévère et dévoué, le beau gosse mystérieux, le commissaire un peu grotesque. On reste dans un registre déjà vu mais ils sont bien fait, équilibrés et sympathiques. On ne tombe jamais dans l’excès. Les voir évoluer est toujours agréable et quand le tome se termine on regrette que ce ne soit qu’un one-shot. J’aurais bien aimé passer encore quelques temps avec Mariel et sa clique.

Un joli manga, plaisant et bien dessiné qui vaut vraiment la peine si avez l’occasion de le lire.


un manga se déroulant en Italie
un manga se déroulant en Italie

Le mari de mon frère – tome 1

 

Ce sont les éditions Akata qui nous offrent ce manga familial pas comme les autres écrit par Gengoroh Tagame, un mangaka spécialisé dans le manga érotique/pornographique gay (à ne pas confondre avec du yaoi !!)

Yaichi, un jeune père de famille élevant seul sa fille Kana, reçoit la visite de Mike, un grand canadien qui se trouve être l’époux du frère jumeau de Yaichi. Très mal à l’aise face à Mike, Yaichi a du mal à savoir quelle attitude adopter face à son beau frère. Kana, avec sa spontanéité de petite fille va l’aider à briser la glace et invite Mike à séjourner chez eux le temps de son voyage au Japon. Kana lie facilement des liens d’affection avec ce nouvel oncle qu’elle ne connaissait pas encore et accepte facilement l’idée que son oncle était marié à un homme. Pour Yaichi c’est compliqué. Ce n’est pas qu’il soit homophobe, mais cette situation le met très mal à l’aise sans qu’il comprenne lui-même pourquoi. Face au deuil de Mike qui vient de perdre son mari, Yaichi va petit à petit faire tomber le mur dressé entre eux par les à priori négatifs qu’il peut avoir. Grâce à la spontanéité de sa fille et à la gentillesse de Mike il se rend compte que ce qui le dérange n’a pas lieu d’être, qu’il n’y a pas de raison que l’homosexualité de son frère le perturbe. Parallèlement à cet acceptation, Yaichi devra aussi faire le deuil de son frère perdu de vue depuis si longtemps mais maintenant disparu à jamais.

C’est une jolie histoire pleine de bons sentiments que nous raconte Gengoroh Tagame. Avec Yaichi, l’auteur montre les à priori négatifs que les gens peuvent avoir sur le mariage gay, mais il montre aussi que ce sentiment de malaise est surtout du à l’incompréhension et la méconnaissance et qu’il n’a pas lieu d’être. Yaichi change son regard petit à petit en se rendant compte que le couple que formaient son frère et Mike était finalement un couple très ordinaire, à la seule différence qu’il n’y avait pas d’épouse. Kana de son côté apporte de la fraîcheur et de la spontanéité. Elle pose des questions comme le font les enfants, sans tabou et sans retenue. Mike lui répond toujours de façon très naturelle et elle accepte sans trouver cela étrange. Elle pose en fait les questions que son père n’ose pas poser.

20161002_134611

Quant à Mike c’est le tonton que tout le monde voudrait avoir, il est grand et costaud, gentil et à l’écoute, toujours disponible. C’est un personnage très positif et touchant. Malgré le deuil, il sait garder le sourire et s’ouvrir aux autres.

Deux intermèdes instructifs intitulé « petite leçon de culture gay » se glissent entre les chapitre pour apporter quelques informations concernant le mariage gay dans le monde et la signification du symbole que Mike arbore sur son t-shirt de la couverture du premier tome.

Le ton général du manga est pédagogique, affichant le but évident de familiariser un large public avec la culture gay , de la monter sous un angle positif et familial à laquelle les média l’associent rarement. Un but louable qui fait que ce manga adopte un ton très bon enfant frisant parfois avec le candide. Le côté un peu bisounours (appuyé par le graphisme de l’auteur, mais j’y reviendrais plus tard) ne m’a pas dérangé. C’est une jolie fresque familiale, les personnages sont simples et touchants. Gengoroh nous offre une tranche de vie pleine de fraîcheur qui aborde des thèmes importants tel que la tolérance et le deuil.

La dernière image du premier tome apporte ce qu’il faut de surprise pour donner envie de découvrir le tome 2.

Revenons maintenant sur le graphisme. Je ne trouve pas ça beau, mais l’ensemble est très plaisant. Simple et expressif. Comme je disais en introduction Gengoroh est un mangaka spécialisé dans le manga homo-érotiques et c’est pas du soft (amateur de SM vous serez servi). Son style met en scène des hommes, des vrais, des poilus, des bien en chair, des musclés et même des bedonnants. On est vraiment très loin du canon de beauté à la yaoi. Dans cette fresque familiale on retrouve cette pâte. Les deux homme au centre de l’histoire sont bien costauds et Mike arbore une jolie toison. J’ai trouvé ça très plaisant non pas par le beauté du dessin mais par son originalité, ça nous change un peu du bel éphèbe ! Loin du cliché SM, ici ce côté bien en chair donne un air de nounours aux personnages qui se marie à la perfection avec le ton bon enfant et le regard positif qui se dégage de l’histoire.

20161002_174549

Bref un manga a mettre entre toutes les mains, surtout celle des enfants pour leur montrer une autre vision du mariage et de la famille. Ne vous attendais pas cependant à être extasié, c’est quand même pas le manga du siècle. C’est mignon et ça fait du bien, sans plus de prétention que celle de faire une bonne propagande anti manif pour tous 😉


Envie de vous faire une idée ? Retrouvez Le mari de mon frère sur le site de l’éditeur. Vous pouvez même lire un extrait ICI

Le tome 2 est prévu pour novembre

Pour en savoir plus sur Gengoroh Tagame je vous conseille la lecture de cet article sur Nostoblog

D’autres avis que le mien : Kiba-chanBobo et Morgan


lecture 4 sur 6
lecture 4 sur 6

projet 52-2016 #semaine 39 – mignon

Bon, autant l’avouer de suite, ce thème du projet 52-2016 ne m’inspirait pas du tout, j’avais même prévu de ne pas l’illustrer. Puis, ce matin, j’ai pensé à Miaou ! ce manga pour enfant sorti chez nobi nobi! que Mimiko adore. C’est vrai qu’il est drôlement mignon Moustic. Et comme le hasard fait bien les choses, le doudou préféré de Mimiko ressemble comme de gouttes d’eau à Moustic. L’envie m’est venue de proposer à Mimiko de faire une photo, la voici :

20161002_115927

retrouvez d’autres mignonneries chez Ma

Rouge éclipse

Imaginez que vous fassiez voler votre corps. C’est ce qui arrive à l’héroïne de ce nouveau shojo, sorti le 25 août dernier chez Akata

Le nom de la mangaka, Shiki Kawabata m’était inconnu. Et la sortie de ce manga chez Akata n’avait pas attiré mon attention (voir ma sélection nouveautés de la rentrée). Pourtant une fois en librairie je n’ai pas pu résister à la couverture, belle et intrigante. J’ai feuilleté les premières pages et cela a suffit à me convaincre. ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de shojo.

L’histoire : 

Ayumi, jeune et jolie lycéenne mène une vie ordinaire et heureuse. Un joli physique, de bonnes copine, une famille aimante et un tout nouveau petit ami. Le rêve quoi ! Tout ce bonheur et ces petits cœurs attirent l’envie d’une de sa camarade de classe Zenko, laide et oublié de tous.

C’est le jour de la lune rousse et Ayumi s’apprête à se rendre à son premier rendez-vous avec son petit ami quand elle reçoit un coup de fil de Zenko. « Ne me quitte pas des yeux » lui dit-elle avant de se jeter dans le vide. Quand Ayumi se réveille la situation est bien plus terrible que ce qu’elle attend. Zenko n’est pas morte, mais elle ont échangé leur corps. La voilà maintenant dans le corps de la « moche » de la classe. Elle qui était si jolie et populaire… Elle va comprendre ce que ça fait d’être dans ce corps si disgracieux. Et si la laideur venais plutôt de l’intérieur ? Ayumi veut retrouver son corps et sa famille, mais en attendant elle doit composer avec cette nouvelle enveloppe corporelle qui avec son âme douce et gentille ne dégage plus la même aura.

Sur ce départ déjà bien complexe ajoutez une bonne dose de romance à l’eau de rose, de la jalousie et de l’envie et vous obtenez Rouge éclipse.

Bien ? Pas bien ?

Alors, l’histoire d’amour est on ne peu plus banale, triangle amoureux, parallélépipède amoureux même. Un grand classique qui n’étonnera pas un instant. Mais cette histoire de corps inversés est bien trouvé. Non seulement ça donne une touche mystique et fantastique à ce school life, mais cela permet aussi de traiter certains sujet moins léger que les sempiternelles amourettes de lycéens. On aborde avec ce changement de corps l’importance donné à l’apparence (surtout à cet âge), le regards des autres, l’exclusions de certains élèves… Tout en restant très positifs dans ce premier tome. Ayumi est un personnage plein d’énergie qui ne se laisse pas abattre. Biens qu’elle est des faiblesse et que le preux chevalier vienne régulièrement à son secours ce n’est pas une de ses potiches pleurnicheuses qui ne savent rien faire d’autre que chialer. Elle essaye de rester positive. Elle prend à la fois conscience de ce que ça fait d’être dans le corps de quelqu’un qui est rejeté par les autres. Mais au même temps par son caractère avenant elle donne une nouvelle impulsion a ce corps considéré comme laid surtout par sa véritable propriétaire. Démontrant (peut-être de façon un peu simpliste) que si l’on est reclus cela n’est pas seulement de la responsabilité des autres mais aussi de celui qui se sent mis à l’écart et qui se renferme sur lui-même. Un cercle vicieux que Ayumi semble pouvoir briser.

Tout ça avec quelques rebondissement assez attendu mais qui ajoutent tout de même du piment à l’histoire. Si je devait faire un reproche à ce premier tome c’est d’aller assez vite en besogne et d’être peut-être un peu trop manichéen, les gentils d’un côté, les tordu de l’autre.

Malgré quelques aspects un peu trop simplifié, le manga est bien fait. Très agréable a lire et plaisant à voir. Le trait de Shiki Kawabata a une touche personnelle tout en restant dans un style classique.


Retrouvez Rouge éclipse sur le site de l’éditeur. Un extrait à lire ICI

le tome 2 est prévu pour le 10 octobre


mega challenge shojo : nouveauté 2016
challenge 1% : lecture 3 sur 6
challenge 1% : lecture 3 sur 6

Love my life ~ Ebine Yamaji

J’ai découvert cette mangaka avec Au temps de l’amour. J’avais été séduite par la finesse de son trait et de ses récits alors quand je suis tombée par hasard sur Love my life je ne me suis pas posée de questions, j’y suis allées les yeux fermés. Et ce fut une très jolie lecture.

Dans ce manga Ichiko Izumiya, jeune étudiante en anglais, nous parle de sa vie et de sa relation amoureuse avec Eriko, une jeune étudiante en droit. Tout commence avec le désir de Ichiko d’avouer son homosexualité à son père. Chaque chapitre commence par Ichiko qui s’adresse au lecteur puis une petite tranche de vie s’en suit. Des instants partagés avec son père, des moments doux ou sensuels avec son amie, des échanges avec un camarade, des rencontres du hasard, les doutes, les craintes, les espoirs… Toutes ces petites choses qui remplissent la vie de Ichiko.

20160629_115209

A travers les petites choses de la vie, la jeune femme réfléchi aussi sur sa condition de femme homosexuelle dans la société japonaise. Faut-il cacher son homosexualité aux autres ? Préférait-elle la vivre au grand jour ? Au delà de question de l’homosexualité et son acceptation, on a aussi celui de la femme dans une société encore très patriarcale. Si le père de l’héroïne est très moderne et ouvert d’esprit, le père de Eri c’est tout le contraire. Son désir de faire carrière dans le droit reflète bien plus de l’envie de montrer à son archaïque père qu’une femme peut faire aussi bien qu’un homme que de l’envie sincère de devenir avocate. Une réflexion intéressante qui enrichi encore plus ce manga.

20160629_115046

Au tout début j’ai trouvé qu’encore une fois ce manga en faisait trop, c’est pratiquement toujours le cas dans les yaoï (et par extension je dirais le yuri mais je n’en ai lu que très très peu alors je peux difficilement l’affirmer). Souvent je trouve que les histoires perdent en crédibilité en créant un univers entièrement homosexuel. Et en lisant le première chapitre j’ai cru que ça serait le cas ici. Finalement je me suis trompé. Si l’homosexualité reste le thème central (et aussi la tendance sexuelle de la majorité des personnages) ce récit m’a semblé réaliste dans sa réflexion. Les dialogues sonnes justes et vrais. Je n’ai pas eu le sentiment d’être dans un univers fantasmé comme dans beaucoup de yaoï que j’ai lu, mais de lire une histoire qui pourrait être celle de deux jeunes femmes homosexuelles dans la vraie vie. Il y a de l’authenticité dans ton.

Ce ton réaliste allié à la finesse du trait de l’auteur font de ce manga une très jolie référence dans la catégorie tranche de vie qui dépasse les frontière du yuri (manga mettant en scène les histoires d’amour entre femmes). Ce manga peut toucher tout le monde, que l’on aime lire des histoires d’amour homosexuel ou pas. C’est l’amour et la vie qui nous sont contés. Avec sensualité et délicatesse. Il y a beaucoup de scènes nu entre les deux jeunes femmes mais ce n’est jamais pornographique.

20160629_115146

J’étais surprise par ce ton réaliste après un premier chapitre un peu exagéré. Une fois refermé le manga j’avais la nette impression que l’auteur sait de quoi elle parle. C’est là que j’étais ravie de trouver la post face qu’offre cette édition pour en apprendre un peu plus sur l’auteur. Ebine Yamaji, est lesbienne ce qui explique ce sentiment d’autenticité que dégage le manga. « Les œuvres d’Ebine font beaucoup pour la reconnaissance et la compréhension profonde de l’homosexualité, beaucoup plus que tous les discours revendicateurs. » nous dit la post face et je partage assez ce point de vue.

Je ne retrouve pas ce ton réaliste dans les yaoi/yuri habituellement. Et même si la post face nous dit que Love my Life est le premier yuri publié en France, personnellement je ne l’aurais pas classé comme tel ce qui m’a poussé à faire quelques petites recherches. Love my life est paru pour la première fois dans le magasine Feel Young qui est classé comme magasine Josei. Autrement dit le magasine ne propose pas exclusivement des histoires homosexuelles, mais tout un tas de manga divers s’adressant à un public de jeunes femmes adultes. Tout comme je l’avais ressenti, ce manga ne s’adresse pas aux amateurs de yuri mais à tout le monde.

Bref, si vous aimé les manga tranche de vie je vous le conseille vivement.

shôjo dont le titre comporte le mot amour/love

Sans aller à l’école je suis devenu mangaka

La couverture était jolie et le thème intéressant. Oui mais… il y a un mais. Si j’ai trouvé la lecture de ce gros manga (287 pages) très agréable je suis resté sur ma faim. Syoichi Tanazono nous raconte son histoire. Celle d’un petit garçon  déscolarisé. Dans cette semi-autobiographie on suit Masatomo qui vit un gros traumatisme dès son entrée au CP (la maîtresse en pleine dépression lui décoche une bonne baffe sans raison) et développe une phobie de l’école. A partir de là c’est un véritable calvaire. Tiraillé entre la peur de l’école et l’envie d’être normal, Masatomo n’arrive pas à avoir une scolarité normale. Parfois il va à l’école mais ses absences se cumulent et il a de plus en plus de retard par rapport à ses camarades. Les professeurs particuliers se succèdent. Puis il y a l’école de rattrapage, pour les enfants comme lui. On ne sais pas trop comment Masatomo réussi tout de même à décrocher un diplôme avant de devenir mangaka et illustrateur.

L’histoire de Masatomo est assez touchante mais il manque dans le récit quelque chose. Il manque des réponses. En achetant ce manga je m’attendais à une réflexion sur le problème de la déscolarisation de certains enfants qui à priori devraient pouvoir juir pleinement de l’école. Un problème réel et complexe que j’ai du mal à cerner et que je trouvais intéressant d’explorer via ce manga. Or si l’auteur nous livre sa propre expérience, il n’explique pas vraiment le pourquoi de sa phobie. Ok il a reçu une baffe, d’accord il a très peur de ce que ses camarades de classes vont penser de lui. Mais c’est éléments sont loin de fournir une explication satisfaisante pour moi. D’ailleurs telles quelles sont présentée dans le manga, les brimades de ses camarades n’ont rien de particulièrement traumatisant. La réaction des parents est aussi très peu montré. On ne sait pas trop ce qu’ils font dans la vie. La mère semble être tout le temps là, du coup j’en ai déduit qu’elle est mère au foyer d’où mon incompréhension face à l’arrivée d’un professeur de soutien pour… le programme CP ! Je ne pense pas que même au Japon le programme CP nécessite l’intervention d’un professionnel. Pourquoi la mère ne dispense pas-t-elle-même les cours ? Nous n’avons aucune explication quand à ce choix. Est-ce qu’elle n’arrive pas à communiquer avec son enfant ? Est-ce qu’elle n’a pas envie ? Est-ce qu’elle ne s’en sent pas capable ? On ne nous donne aucune indication sur le comportement de la mère qui semble très passive. Ou perdue, peut-être.

J’étais frustré aussi au niveau des solutions alternatives. Je pensais qu’on aurait plus de matière à réflexion or là encore on n’a aucune explication, aucune réflexion.

Donc oui le manga est agréable et c’est un témoignage intéressant, mais le parti pris de l’auteur : montrer la déscolarisation vue par les yeux de l’enfant m’a laissé sur ma faim. Mon point de vue sur la question n’a pas avancé d’un iota. Cette lecture ne m’a rien amené de plus. Je n’ai rien appris et c’est assez frustrant.

L’avez-vous lu ? Qu’en pensez-vous ? Auriez-vous des lectures intéressantes à me conseiller sur ce sujet ?

Japan Expo Awards 2016

Je viens de découvrir le palmarès des Japan Expo Awards 2016. Un palmarès qui ne me ressemble pas du tout ! Et vous, vous retrouvez-vous dans ce prix ?


 

Daruma d’or (Prix du Jury) : Last Hero Inuyashiki de Hiroya Oku (Ki-oon)

Le premier tome de cette série m’avait enchanté, en revanche le second fut une très grande déception. Depuis j’ai pas osé lire le troisième tome préférant mettre mon argent ailleurs (mon avis à lire ici). Qu’avez-vous pensez de cette série ?

Daruma du meilleur seinen (Prix du public) : Ajin de Gamon Sakurai (Glénat Manga)

J’ai pas lu, je peux pas juger mais ça me tente vraiment pas (surtout après en avoir lu quelques critiques). Et niveau sorties seinen 2015 il y a eu des titres bien plus intéressants, non ? Moins mainstream sans doute.

Daruma du meilleur Shonen (Prix du public) Tokyo Ghoul de Sui Ishida (Glénat Manga)

Là pourquoi pas, je ne l’ai pas lu mais ça se tente. Vous avez essayé ?

Daruma du meilleur Shojo (Prix du public) : Blue Spring Ride de Io Sakisaka (Kana)

Très belles couvertures mais pour le reste, je suis pas tenté par les romances lycéennes de base et le pitch à l’air simplet. Vous l’avez lu ?


Voilà comment écrire un article pour le rien dire XD

Utena, la fille révolutionnaire

Je ne sais plus où j’ai entendu parler de se manga pour la première fois, c’était au détour d’un clic sur internet. Je ne sais pas trop pourquoi le titre m’était resté en tête. Quelques jours plus tard je tombe par hasard sur la série complète pour une bouchée de pain alors je n’ai pas hésité (j’ai quand même failli perdre le tome 2 que j’avais oublié d’acheter la première fois mais qui était, ouf! toujours là à mon deuxième passage au magasin). Et voilà un achat que je ne regrette pas ! J’ai dévoré cette courte série.

Utena est une jeune fille au caractère bien trempé. Elle vit seule avec sa tente depuis la mort de ses parents. Enfant, alors qu’elle venais de comprendre que ces parents ne reviendrais plus, elle manque de mourir noyée. Un prince lui apparaît et lui offre une bague ainsi que la « noblesse et grandeur d’âme ». Tous les ans elle reçoit une carte du mystérieux prince.

Depuis elle a grandi et alors qu’elle s’en va sur ses 16 ans elle reçoit une carte annonçant la rencontre proche avec son mystérieux prince. C’est ainsi qu’elle intègre une nouvelle école où le conseil des étudiants semble jouir d’étrange privilège. Bien malgré elle elle se retrouve mêlée à un engrenage de duels pour gagner l’épées de Dios et la fiancé des roses.

IMG_20160418_081540

La forte personnalité d’Utena, sa « noblesse et grandeur d’âme » font qu’aussi fort soit le désir de retrouver son prince, celui d’être elle même un prince volant au secoure de son amie l’amène à pleinement s’engager dans le processus de duels. Pour être un prince, pour sauver son amie, peut-être aussi pour se montrer fidèle à elle-même.

J’ai beaucoup aimé la personnalité de l’héroïne qui malgré tout hésite, vacille entre le désir d’être forte et celui d’être protégé. Utena est décidément une femme très moderne et ce genre d’héroïne dans un shôjo mettant en scène des lycéenne me plait beaucoup. Même si elle a ses moments de faiblesse, si elle tombe amoureuse et que ça lui fait perdre son discernement, Utena n’est vraiment pas une cruche. Non seulement elle est très courageuse, mais elle fait preuve d’une grande gentillesse et d’une grande empathie pour ses proches. Peut-être peut-on reprocher à la série de passer assez vite sur certains sentiments ne laissant pas assez de temps à l’intrigue pour bien asseoir les sentiments que l’héroïne éprouve. Non seulement la série ne fait que 5 tomes, mais ceux-ci sont très courts. Mais au moins on a pas le temps de s’ennuyer. Il ne nous reste qu’à broder autour de la ligne que nous donne l’auteur.

Quand à l’histoire je l’ai trouvé plutôt pas mal. Le côté mystique ce développe peu à peu, nous donnant diverses fausse pistes, on se laisse surprendre pas un dénuement assez énigmatique et très ouvert. Attention si vous aimez les vraies fins, vous risquez d’être frustré !

En tout cas moi j’ai beaucoup apprécié la lecture de se manga que j’ai dévoré en une nuit. Je me suis laissée prendre au jeu, je me suis laissée séduire par Utena qui fait un très bon prince. J’ai beaucoup moins accroché à son alter-ego, la fiancée des roses qui est trop distante et trop étrange pour qu’on s’y attache vraiment. La fin, bien que frustrante était bien tournée.

Quand au dessin avec son style années ’90 m’a plus. Romantique à souhait, contrastant avec le caractère de l’héroïne pour faire un ensemble plutôt bien équilibré.

Bref c’est la bonne découverte de ce début de printemps ! Publié par Pika, la commercialisation de la série a été stoppée mais si vous tombé dessu je vous conseille vivement.

Le manga a été adapté en anime (39 épisodes) (licencié chez Kazé) ainsi qu’en long métrage (licencié chez Dybex). Je n’ai vu aucun des deux

challenge shôjo 1/10