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Neige d’amour La légende de Yuki Onna

Ah ! La voici enfin ma chronique sur Neige d’amour ! Enfin ?! Ben oui, un moment que j’y pense et puis… de fil en aiguille… j’ai déjà 2 mois de retard sur mon programme ! Je voulais à l’origine présenter ce manga pour le mois du Japon mais … comme dit l’adage « mieux vaut tard que jamais » 😉 Et puis, sur Ma petite Médiathèque, c’est un peu le mois du Japon toute l’année 😀 un peu de neige pour nous rafraîchir en ce début d’été ne fera pas de mal.

Neige d’amour est un manga de Makoto Aizawa, qui nous offre ici son premier titre, publié aux éditions Asiatika.

Connaissez-vous la légende de Yuki Onna (femme des neiges) ? J’avais déjà évoqué ce mythe, très connu au Japon, à travers l’interprétation que nous propose Masaki Kobayashi dans Kwaïdan. Makoto Aizawa nous en livre une version plus moderne et peut-être moins inquiétante.

Dans un pays indéterminé, en proie à la guerre, un jeune soldat voit mourir de froid son camarade plus ancien dans un accident durant l’entrainement. Dans son délire, à l’orée de la mort, il croit voir une femme qui aspire la vie de son ami. Le jeune homme ne doit sa propre survie qu’à son joli visage, que l’inquiétante apparition ne veux pas faner.

Perturbé par cette expérience, le jeune Sakai se renferme sur lui-même. Un jour il rencontre une jolie fille, blessée comme lui par la vie. Il se reconnaissent l’un dans la faille de l’autre et se lient d’amour, fondent une famille mais un  jour Sakai oublie la promesse et raconte sa rencontre avec Yuki Onna. En brisant sa promesse, Sakai brise le bonheur fragile de sa famille, sa femme disparaît.

Le conte s’arrêt là, mais Makoto Aizawa nous propose une suite dont je ne dévoilerais pas ici les détails pour vous laisser le plaisir de la découverte.

Tout en reprenant fidèlement la trame du conte traditionnel, l’auteur réussi à la faire revivre dans un contexte plausible et qui fonctionne bien. Il donne à Yuki une fragilité qui la rend très humaine, très attachante. Le récit, par sa fidélité au conte est classique mais efficace et plaisant. J’ai aimé le dessin aux très rond et doux qui, pas ses lavis et ses nuances de gris accentue l’effet de nostalgie qui se dégage du récit. Le dessin me rappelle l’ambiance des vieux albums photos.

Avec Neige d’amour, on a une jolie façon de découvrir ou redécouvrir ce conte traditionnel incontournable du folklore japonais. Je le conseille à tous les amateurs de contes et légendes.

en savoir plus sur le site de l’éditeur


Petit Bac 2017

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Nouveauté manga #18 – Mai 2017

Voici ma petite sélection des nouveauté manga du mois de mai.

Manga - Manhwa - Chant des souliers rouges (le) Vol.1Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara, sorti chez Kaze manga le 10 mai.

résumé : « Deux collégiens aux passions contrariées. Le hasard d’une rencontre. Des chaussures rouges échangées. Devenu lycéen, Kimitaka découvre que suite à ses encouragements, Takara, la fille à qui il a confié ses baskets, s’épanouit le ballon à la main. Inspiré, il décide à son tour de ressortir les souliers rouges pour se lancer dans le flamenco… et, peut-être, se trouver lui-même. »  (source : Manga News)

pourquoi ? la couverture, le titre énigmatique et le résumé qui fait envie. que demander de plus 😉

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Manga - Manhwa - Old Dog Vol.1Old dog, un manhwa sorti le 26 mai chez Kotoji.

résumé : Un homme retourne dans la ville où habitaient ses parents, décédés depuis plusieurs années. Il écrit l’histoire de sa famille, en leur redonnant une place, et évoque la maladie de sa mère, ses propres regrets et ses souvenirs… (source : Manga News)

pourquoi ? C’est la couverture qui a attiré mon attention par son côté très mature. Après j’ai vu que c’était un mahwa et j’ai eu envie d’en savoir plus. Le résumé me fait envie, d’autant plus que le thème des relation familiales est particulièrement intéressant. J’espère qu’il est ici traité de façon intelligente. Les deux autres titres de l’auteur sorti en France m’avaient fait envie (Moi, jardinier citadin, Les Naufragées) mais je ne les ai pas acheté en raison de leur prix très élevé. Old dog n’est pas donné mais il reste plus abordable que les deux autres titres. L’occasion de découvrir cet auteur.

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Manga - Manhwa - Bergère de Lourdes (la)La bergère de Lourdes, manga français sorti le 31 mai chez salvator.

résumé : A Lourdes, petite ville des Pyrénées, la Vierge apparaît 18 fois à une jeune fille de 14 ans à la santé fragile dont la famille est tombée dans la misère. Une foule de plus en plus importante assiste aux apparitions et prie, car Bernadette tombe en extase et son visage est irradié de lumière. Les premières guérisons miraculeuses arrivent. Les autorités religieuses et civiles sont déroutées, exaspérées et Bernadette doit subir beaucoup d’interrogatoires. Les journaux relaient la nouvelle, l’événement devient national. : pour ou contre ? Supercherie ou événement majeur de la foi catholique ? Lourdes devient un grand centre de pèlerinage tandis que Bernadette assaillie, comme une bête curieuse, se retire comme religieuse à Nevers où elle meurt à 35 ans., de la tuberculose. (sources : Manga News)

pourquoi ? A vrais dire je n’aime pas du tout la couverture je ne trouve pas très bien dessiné mais le sujet m’intrigue et je suis toujours curieuse de découvrir des auteurs de manga français. Je ne connais l’éditeur. en revanche j’ai lu le premier tome de Lost Soul de la même auteure et… j’étais loin d’avoir été convaincue.

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O.B., yaoi paru chez I.D.P. le 1er mai.

résumé : Retrouvez dans O.B. M. Arisaka, vingt après sa rencontre avec M. Hara, et bien d’autres personnages tout aussi attachants ! Découvrez la suite des aventures de Kusakabe et Sajô dans ce spin-off plein de douceur, où se croisent une foison de personnages touchants et originaux ! Alors que Rihito s’est installé à Kyoto pour intégrer sa prestigieuse université, Hikaru saisis toutes les opportunités pour percer dans la musique. Loin du corps près du cœur, ils apprennent tant bien que mal à surmonter la distance qui les séparent pour faire avancer lentement mais surement leur amour sur la voie du bonheur. L’époque du lycée maintenant terminée, retrouvez Hikaru et Rihito au moment le plus fort de leur relation ! (sources : Boy’s love)

pourquoi ? Parce que c’est Asumiko Nakamura et que ça me suffit 😀

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Tokyo alien bros, sorti le 4 mai chez Le Lézard noir.

résumé : Tokyo Alien Bros raconte les péripéties de deux extraterrestres envoyés sur Terre afin de déterminer si leur race pourrait s’y installer. Prenant la forme de deux étudiants baptisés Fuyunosuke et Natsutarô, ils posent un regard candide sur leur quotidien et tentent de dialoguer avec les autochtones avec un talent aussi fortuit que certain pour faire naître les quiproquos. Il s’agit également pour les deux « frères » d’apprendre à vivre ensemble : si le cadet est un incorrigible charmeur toujours débordant d’enthousiasme, l’aîné est plutôt craintif malgré ses airs de fier-à-bras. De l’art subtil du rendez-vous amoureux au concept de deuil, du goût du thé à celui du lierre, ils s’efforcent de percer les innombrables mystères de leur nouvelle vie en prenant garde de ne pas dévoiler leur véritable nature. Car le postulat de science-fiction du scénario est davantage qu’un moyen pour Keigo Shinzo de mettre le réel à distance et de créer des situations comiques. Les corps des héros sont plutôt délicats, et le moindre accident menace de les défigurer ou de les estropier temporairement, sans parler des effets spectaculaires de certains aliments sur leurs capacités physiques. Quelles conclusions ces visiteurs de l’espace vont-ils tirer de leurs observations, et comment parviendront-ils à préserver leur couverture ? (source : Manga News)

pourquoi ? le côté décalé m’attire et j’en ai entendu du bien, notamment ici

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 La bataille de Yashan 1279, sorti le 5 mai chez Urban China

résumé:  En 1279, la Chine est pour la première fois sous la domination des Mongols. La dynastie Yuan, fondée par Kubilai Khan – le petit-fils de Gengis Khan – a en effet assimilé la totalité de l’empire du milieu… sauf la ville de Yamen, située sur le littoral sud, où un dernier bastion de l’ancienne dynastie Song lui résiste encore. Une des plus grandes batailles navales de l’Histoire s’apprête à avoir lieu… (sources : Manga Sanctuary)

pourquoi ? par curiosité. J’ai la bataille de Shanghai 1937 du même auteur, j’aime beaucoup son trait.

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Overlord 1Overlord, nouveau light-novel de s édition Ofelbe sorti le 11 mai. Je suis déjà en train de le lire.

résumé : Nous sommes en l’an 2138. Yggdrasil, le célèbre jeu de rôle en ligne est sur le point de fermer. Momonga, nécromancien Mort-Vivant, chef de la puissante guilde « Ainz Ooal Gown », attend seul l’arrêt du jeu. Cependant, l’heure de la fermeture passée, Momonga n’est pas déconnecté et se retrouve propulsé dans un monde inconnu. Prisonnier, le seigneur maléfique part à la découverte de terres hostiles. Pour survivre, une seule solution s’impose à lui : conquérir le monde. (sources : Ofelbe)

pourquoi ? Je suis toujours curieuse de voir les light-novel publié en France

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Gloutons & Dragons, sorti le 17 mai chez Casterman

résumé : Après que sa sœur a été dévorée par un dragon et que son groupe a perdu toute leur vivre dans un raid de donjon raté, Lyos et ses compagnons sont déterminés à sauver sa sœur avant qu’elle soit digérée.
Complètement fauchés et dans l’obligation de manger les monstres du donjon, ils rencontrent un nain qui les initie au monde du donjon meshui – une délicieuse cuisine faite d’ingrédients tels que la chair de sauve-souris géantes, des champignons humanoïdes, ou même des mandragores hurlantes.(soureces : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Ce n’est pas, à priori, mon style de prédilection mais j’aime bien sortir de mes sentiers battu pour regarder des choses que je n’ai pas l’habitude de lire. Ce titre me parais parfait pour mon challenge Des livres en cuisine 😉

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Manga - Manhwa - Izana - La voleuse de visageIzana la voleuse de visage, sorti chez lumen le 18 mai

résumé : La jeune Izana a toujours vécu cachée. Sa mère adoptive lui défend absolument de sortir dehors ou de se montrer à qui que ce soit. Elle nit cependant par briser un jour l’interdit et s’aventure dans les rues de la petite ville où elle vit. Quand elle croise une bande de gamins, elle tombe de haut Ils s’enfuient en hurlant de peur et la traitent de monstre. Elle comprend, horrifiée, ce qui cloche chez elle : son visage est tout simplement repoussant ! C’est que dans la région court une terrible légende : à l’issue de l’affrontement entre une sorcière d’une grande laideur et une prêtresse d’une grande beauté, la première a volé son apparence à la seconde. Tous les 43 ans, les nouveau-nés sont donc scrutés avec inquiétude – toute fille au visage disgracieux doit être tuée à la naissance pour ne pas porter malheur aux habitants. Cette légende est d’ailleurs le thème d’une pièce de théâtre qui se joue chaque année. Cet été-là, Izana découvre pour la première fois, dans le rôle de la prêtresse, sa propre cousine. Née la même année qu’elle, Namiko a été épargnée grâce à sa beauté extraordinaire

pourquoi ? même auteur et même sujet que pour Kasane la voleuse de visage, mais c’est cette fois un roman. Je suis curieuse de voir ce que ça donne

Et vous, pour quelle nouveauté du mois de mai avez vous (ou voulez-vous) craquer ?

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Your lie in April

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J’avais entendu parler de ce manga (que je croyait être un shôjo à cause de son dessin très féminin), mais les couvertures ne me donnaient pas plus envie que ça et je suis passé à côté de la sortie de cette série édité par Ki-oon. Puis l’autre jour je suis tombé sur les 3 premiers tomes à la bibliothèque et j’ai commencé à feuilleter le premier volume par curiosité. J’ai été très agréablement surprise.

Your lie in April est un énième manga sur une bande de lycéens, amour, amitié, dépassement de soi sont au rendez-vous. Jusque là rien d’étonnant. L’originalité viendrai-t-elle de la musique classique ? Toile de fond sur laquelle évoluent les deux personnages principaux ? Je ne serait dire s’il s’agit là d’une réelle originalité, mais une chose est sûre : l’ensemble marche très bien.

J’avais boudé le titre parce que souvent je ne me retrouve pas du tout dans la vie lycéenne que proposent les manga. Souvent trop accès sur l’amour fleur bleu, voir même emprunt d’un machisme très énervent. Ici il est aussi question d’amour, mais l’auteur sait aborder le sujet avec plus de subtilité que d’autres titres du genre. Il y est aussi beaucoup question d’introspection. Pourquoi sommes nous comme nous sommes ? Peut-on voir le monde autrement ? Ce sont les questions que se pose Kôsei, un jeune virtuose du piano qui a coupé tout lien avec la musique depuis que sa mère (dont l’éducation est plus que douteuse) est morte. Il a arrêté la musique comme pour repousser ce que sa mère lui a légué mais pourtant la musique fait toujours parti de lui. Sa rencontre avec la sulfureuse Kaori va bousculer son univers et le pousser à retrouver vers la musique.

Si la dynamique entre les personnages n’a rien de particulièrement nouveau, l’auteur arrive à bien doser entre romance et cheminement personnel du protagoniste. Il tombe amoureux mais il n’est pas que question d’amour. Il se remet en question. Il grandi. Les relation amicales sont aussi traité habilement, tout en étant, malheureusement très stéréotypées. Il y a le beau gosse extraverti, doué en sport et avec les filles, tout l’inverse de son ami Kôsei et puis il y a l’amie d’enfance qui nourris des sentiment ambigus tout en s’en défendant… Si tout cela manque d’originalité, l’auteur a su donner à ses personnages des personnalités assez bien travaillé et des dialogues plutôt pertinent.

Ce n’est dont pas une perle rare, il y a toujours du stéréotype à la pelle, mais Your lie in April sort du lot par une approche moins puérile de l’amour et l’amitié à l’adolescence.

Un scénario qui se tient bien et une lecture très agréable. A suivre.

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Nouveautés manga #17 – avril 2017

Dans les bonnes résolution 2017 j’exprimais le souhait de présenter chaque dernier jeudi du mois ma sélection de sorties manga et puis… comme d’habitude T_T Le dernier numéro de Nouveautés manga date de janvier.

Les nouveautés d’avril

Le dernier envole du Papillon

Kan Takahama

Glénat

résumé : Kicho, la plus belle courtisane de Nagasaki, séduit tous les hommes sans exception. Cependant, du vieux marchand ivrogne au médecin étranger, elle continue à accepter tous les clients, même les plus méprisables.
Quel secret cache-t-elle derrière sa douce mélancolie ? Le jeune garçon qui nourrit une haine farouche envers elle détient peut-être les clefs du mystère… (source : Canal BD)

pourquoi ? une belle couverture, une histoire de courtisane, de quoi intriguer.


Sa majesté le chat

Akihiro Kimura

Doki doki

résumé : des histoires de chat. Encore…

Pourquoi ? Mimiko adore les manga de chat, elle les collectionne. Celui-ci viendra compléter sa collection.


Nos yeux fermés

Akira sasô

Pika

résumé : La vie n’est pas tendre avec Chihaya… Et elle le lui rend bien. Le bonheur ? Elle ne connaît pas. Son père alcoolique, sa mère partie, elle enchaîne les petits boulots pour pouvoir joindre les deux bouts. Un jour, son pied heurte accidentellement la canne d’Ichitarô, un non-voyant. À partir de cet instant, ce jeune homme à la joie de vivre communicative va tout faire pour entrer dans la vie de Chihaya et lui faire voir le monde autrement.

Dans ce conte moderne touchant, Akira Sasô nous invite à voir le monde autrement qu’avec nos yeux, un vrai hymne à la tolérance, à l’acceptation des autres et de leurs différences, mais aussi un hymne à la vie, dans ce qu’elle a de plus simple et de plus beau.
Les personnages s’animent sous le crayon de l’auteur, qui dépeint avec simplicité la vie quotidienne d’un trait doux qui invite à la réflexion et au calme. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? vous avez lu le résumé ? Que dire de plus.


Ryôma

Masaya Hokazono

Black Box

résumé : Suite à l’arrivée de l’amiral Perry et de ses « bateaux noirs » qui forcent le japon à s’ouvrir à l’Occident, le samouraï Ryôma Sakamoto se met à rêver à toutes les possibilités qui lui sont ouvertes, et décide d’aider à renverser le shogunat tokugawa et à créer un Japon moderne. Au gré de ses rencontres et de ses décisions inopinées, ce jeune homme extravagant va se frotter à différents courants en quête du pouvoir et laisser sa marque dans les débuts du Japon moderne. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? Pour compléter mon article Quand l’anime nous parle d’histoire #1 – La Bakumatsu 😉


 Gost & Lady

Fujita Kazuhiro

Ki-oon

résumé : Au XIXe siècle, le théâtre royal de Drury Lane est connu pour être hanté par un spectre terrifiant. L’homme, vêtu d’un long manteau gris et coiffé d’une perruque poudrée et d’un tricorne, n’apparaît que lors des premières de pièces vouées au succès !

L’homme en gris, ou Grey, comme il souhaite qu’on l’appelle, aime les pièces de qualité pour une raison bien particulière : c’est quand les gens sont captivés par le spectacle que les esprits enragés nés de leurs sentiments négatifs s’apaisent et se taisent enfin. Le silence, le calme, c’est à cela qu’il aspire !

Des monstres créés par des âmes torturées, il en a vu dans son existence de fantôme. Mais rien ne l’avait préparé à sa rencontre avec Florence Nightingale… La jeune fille de bonne famille débarque un jour à Drury Lane, avec sur ses épaules l’esprit le plus énorme et le plus terrifiant qu’il ait jamais vu ! Indifférent à son entourage, c’est l’âme de sa propre créatrice que ce dernier réduit en lambeaux à longueur de journée… Plus étonnant encore, Florence voit Grey ! Le pas décidé et le regard triste, elle lui lance une supplique : “Tue-moi…” Ces mots scellent le sort de ces deux êtres que tout oppose, pourtant liés par un destin plus fort que la mort… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? que ce soit la couverture sobre ou le résumé très kitsch, ça m’intrigue


Et pour vous , quelle nouveauté en avril ?


Les nouveautés de février-mars

Pays de Neige de Kawabata Yasunari  

  

  

Matsuo Bashô 1


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Hiroshima et le manga

Le thème d’aujourd’hui du challenge Un mois au Japon est Hiroshima, J’ai choisi d’en parler à travers le manga.

Dès que l’on pense à Hiroshima c’est la bombe atomique qui nous vient tout de suite à l’esprit. J’aurais pu aborder un tout autre aspect de la ville, parler de ses artistes, de la ville aujourd’hui, etc. Mais j’ai opté pour la vision historique et la tragédie à laquelle on associe cette ville.

Parmi les manga qui parlent de Hiroshima, le premier qui me vient à l’esprit c’est Le pays des cerises de Fumiyo Kouno publié chez Kana.

Ce manga ne met pas en scène le moment où la ville est frappé par la bombe mais, plusieurs années après que la guerre soit finie. La bombe a laissé des traces, des cicatrices et même des blessures ouverte dans les esprit et dans le corps des habitant qui doivent apprendre à vivre avec ce lourd fardeau. Le tome regroupe plusieurs histoires qui peuvent être lu indépendamment les unes des autres mais qui se trouvent relié par des liens familiaux qui unissent les personnages d’une histoire à l’autre.

C’est avec beaucoup de subtilité et de douceurs que Kouno aborde des sujets difficiles : la blessure de ceux qui ont connu l’horreur mais aussi le rejet de ceux-ci par les autres, ceux qui ont été épargné. Ce manga m’avait beaucoup fait penser à un film que j’avais vu à l’époque : Pluie Noire de Shôhei Imamura. Un film qui aurait mérité que je le présente ici, mais j’étais tellement bouleversée que je n’ai pas su trouver les mots.

Gen d'Hiroshima, Tome 2 : Le deuxième titre qui me vient tout de suite à l’esprit c’est Gen d’Hiroshima, un shônen mettant un scène un enfant espiègle qui vit le drame de plein fouet. Épargné par le souffle de la bombe il perd les membre de sa famille les un après les autres. Très courageux et volontaire il se bat pour survivre et aider à survivre ceux qui l’accompagnent. C’est certes un shônen mais surement pas un manga à mettre entre les mains des plus jeunes ou des plus sensibles ! Il y a des scènes très explicites où l’on voit les effet de la bombe que ce soit ses effets immédiats où la maladie qui en découle, il y a des images très chocantes. L’histoire est elle même terrible. Je n’ai lu que les premiers tomes et malgré mon âge (ou peut-être à cause de mon âge) ça ma vraiment remué, j’en étais malade tellement ça prends au tripes.

La série, crée en 1973 par Keiji Nakazawa, compte 10 tomes. La version française a été publié par Vertige Graphic. L’auteur s’inspire de sa propre expérience pour nous décrire la vie de cette famille de 1945 a 1953. En effet Nakazawa a perdu son père sa sœur et son frère dans le bombardement.

Dans ce manga il montre l’horreur de la bombe et des conséquences des radiation pendant les années qui suivent le bombardement, mais il fait aussi une âpre critique de a société japonaise. Tout d’abord une critique de la politique militaire et impérialiste de la période de guerre. Puis il critique la façon dont la société japonaise gère cet événement, le rejet que doivent subir les victimes, déjà fortement traumatisé par la bombe. Il est également question de ce rejet dans le manga de Konou Fimiyo.

J’étais persuadé de pouvoir trouver d’autres manga sur ce sujet, finalement j’ai manqué de temps et je n’ai donc que ces deux titres à vous proposer. Si vous avez quelques références à me conseiller, laissez moi un commentaire je les ajouterais ici.


à lire aussi :


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Plus forte que le sabre

Aujourd’hui la thématique du challenge un mois au Japon était le Japon historique. Moi je vous ai promis du manga tous les mercredis. Qu’à cela ne tienne ! J’ai ce qu’il me faut pour être dans le thème et respecter ma promesse 😉

Je vais vous parler d’un gekiga de Hiroshi Hirata, une référence en la matière. Sa spécialité : les manga de samouraï, mais pas ceux fantasmés, beaux comme des jeunes filles et super classe, non la spécialité de Hirata c’est le vrai samouraï, celui qui transpire et qui pue sur le champ de bataille. Le gekiga est en effet une sorte de manga dramatique réaliste. Pas de têtes déformées, de yeux comme des soucoupes ou des gag à répétition. Ici c’est du sérieux !

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Plus forte que le sabre commence avec l’arrivée de Hisa jeune femme samouraï de 15 ans qui intègre la famille Shimizu en épousant le fils aîné et héritier Tarôzaemon no-jô Yasuhide. Les Shimizu sont vassal de la famille Hôjô et gouvernent la péninsule de Izu.

Si Hisa est le personnage principale qui donne son titre à la cette courte série de 3 tomes, nous ne suivons pas que son parcours mais celui de toute sa famille sur plusieurs années. Le tome 1 s’ouvre sur mariage alors qu’elle n’a que 15 ans. Le tome 3 se termine alors qu’elle en a 60. Avec cette famille ce sont les coutumes et le mode de vie des samouraïs du XVI° siècle que l’on découvre.

Yasuhide, l’héritier de la famille Shimizu est une grosse brute, son tempérament sera temporisé par sa femme qui en revanche à un très grand cœur et tient à protéger le peuple tout en protégeant sa famille, mais pas au pris d’être déshonoré en ayant recours à des méfaits tel que le piratage. A la manière de samouraï, les disputes entre époux prennent toujours un ton très dramatique, sabre à la main.

Si pour vous être bushi c’est tuer et massacrer, alors mourez ici et maintenant !

Face à la détermination sans faille de sa femme, Yasuhide évolue et devient un meilleur seigneur. Mais cela ne l’épargne pas de décisions cruelle due à son rang. Quand l’un de ses fils désobéi au lois de leur seigneurs il ne peux que le condamner à mort.

Dans le premier tomes on suit Hisa qui en 5 ans met au monde 4 enfants et forme une marine féminine pour défendre le fief en l’absence des hommes parti avec son mari livrer bataille pour leur seigneur. Pendant ce temps-là on suit Yasuhide sur le champ de bataille. On y découvre avec beaucoup de détails comment fonctionnent les campagnes militaires de l’époque, qui paye quoi, comment sont ravitaillées les troupes, comment se nourrissent les soldats, etc. C’est très intéressant.

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Dans le deuxième tome, nous suivons l’un des fils de Hisa, Shinhachiro, qui n’arrive pas à contrôler ses pulsions sexuelles et viole les femmes du village. Hisa va devoir prendre les choses en main et « dresser » son fils. Puis c’est au tour du fils aîné, Matatarô d’être au centre du récit. Alors qu’il est héritier du titre, Matatarô ne s’intéresses qu’aux arts. Il ne veux pas tuer et incompris de son père décide de quitter le foyer familial. On continue de suivre Matatarô dans le troisième et dernier tome. D’abord dans ses pérégrinations puis dans son retour au pays.

Dans ce troisième tome, Hirata fait rencontrer son personnage et un célèbre samouraï de l’époque : Kôizumi Ise-no-Kami Nobutsuna, ensemble il évoquent un épisode de la vie de ce dernier qui est raconté dans Honchō bugei shōden, un recueil d’histoires de samouraï publié à l’époque Edo. J’ai retenu cette apparition car Kurosawa, le célèbre cinéaste Japonais qui a fait de très beaux films sur les samouraï, reprend également cette épisode dans son film Les sept Samouraïs.

La vie de la famille Shimizu se termine comme se termine la vie des samouraïs dans une époque de conflit. Les guerres et les morts y sont nombreuses. Mais ce manga n’est pas seulement un documentaire sur la vie des samouraïs. Paradoxalement tout en rendant hommage aux code d’honneur des bushi, Hirata nous livre avec cette trilogie une ode à la paix. Par la voie pleine de sagesse de Hisa, c’est un message de paix et d’amour qui ressort de ce récit. Message repris par le fils Matatarô qui avec la même noblesse d’esprit que le bushi prêt à se faire seppuku plutôt qu d’être déshonoré, refusera de tuer jusqu’au bout. Hisa est un personnage très positif dont on peut tirer enseignement : droite et intègre, courageuse et forte, elle ne baisse jamais les bras et ne se laisse pas submerger par ses émotions trouvant toujours la force d’aller de l’avant. Fidèle, elle n’hésite pas à remettre en cause l’autorité de son mari quand elle juge cela nécessaire, mais elle ne le contourne pas, elle l’affronte, d’égale à égale. J’ai beaucoup aimé la scène de la nuit de noce

Déshabille toi !

Je ne suis pas votre servante… Je suis venue ici pour devenir votre épouse ! Et ce n’est pas en recevant un tel ordre que je le deviendrai !

[…]

Ma grand-mère m’a appris qu’une vie de couple se construit en inspirant et expirant chacun la même quantité d’air. L’incident de tout à l’heure vous a … disons… exalté, et soumettre sous votre puissance de mâle ma faiblesse de femme vous permettrait de trouver le repos… Je le conçois. Néanmoins, ceci est également ma nuit de noces ! Celle où vous est moi nous unissons pour la première fois en tant que couple. Veuillez faire face à votre épouse le cœur pur et vide, comme un époux et non pas comme un batailleur.

Un manga donc très intéressant si on s’intéresse au Japon historique et plus particulièrement à l’époque Sengoku (époque des provinces en guerre). Néanmoins attendez-vous à beaucoup lire ! Contrairement à la plupart des manga, ce gekiga est riche en texte. Les personnages font de longues tirades philosophiques sur le rôle, le devoir du bushi (guerrier), sur la guerre, etc. De longues explications nous également données pour comprendre le contexte dans laquelle se déroule l’histoire, il y a même des petites cartes pour montrer les déplacements des troupes. J’avoue avoir zappé quelques petits passages trop… historiques ^_^’



 

Petit Bac 2017

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L’enfant et le Maudit vs The Ancient Magus bride

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J’ai été tentée par le manga L’Enfant et le Maudit de Nagabe dès que les premières images ont circulé sur les réseaux. J’étais attirée par ce trait particulier et l’étrange calme qui se dégage des illustrations malgré la présence d’un inquiétant monstre. Très vite, avec ses premières images, ont circulé les premières interrogations, est-ce que ce n’est pas un peu trop similaire à The Ancient Magus Bride, également publié chez Komikku ? C’est avec l’idée de répondre à cette question que j’ai eu envie de parler du premier tome de L’Enfant et le Maudit, sorti le mois dernier.

Dans ce premier tome, on découvre Sheeva, une toute petite fille qui vit avec une étrange créature qu’elle appelle professeur. Ils vivent seuls dans la forêt, non loin d’un village abandonné. Le professeur n’aime pas que la fillette se promène dehors, car il a peur pour elle. Dehors, il y a le danger. Le danger que représentent les êtres de l’extérieur, ceux qui ont été touché par la malédiction et sont devenu d’hideux monstres. S’ils vous touchent vous serait à votre tour victime de la malédiction. Mais il y a un autre danger dont le professeur veut protéger la petite fille : les humains. Ces derniers, effrayés par la malédiction se montrent sans pitié envers tous ceux qu’ils soupçonnent d’être contaminés.

L’Enfant et le Maudit est surtout intéressant par la façon dont l’histoire est contée, car finalement, les bases de son univers ne sont pas nouvelles. Il y a en effet déjà des histoires du même goût. Ce que j’ai trouvé très intéressant ici, c’est l’approche. Nous avons un univers fantastique très intrigant. On se pose des questions : quelle est l’origine de cette malédiction ? Peut-elle être guérie ? Pourquoi cette petite fille ce retrouve chez un être de l’extérieur ? Qui est-elle ? … Bref, ce n’est pas le suspens et les interrogations qui manquent dans ce premier tome ! Seulement le tout ne nous est pas raconté comme un manga d’aventure, mais à la façon d’un manga tranche de vie. Les informations sur cet étrange univers nous sont distillées au travers de scènes de vie où l’on voit la fillette et son étrange gardien évoluer au quotidien. Prendre le soleil au jardin, partir glaner quelques miches de pain dans le village abandonné, tenter de préparer une tarte aux pommes, dire des mensonges qui rassurent, raconter des histoires au coucher… C’est un faux-semblant de vie très ordinaires qui nous ai montré, un quotidien qui contraste et interpelle avec l’étrangeté du couple de personnages principaux et l’univers inquiétant dans lequel ils évoluent.

Ce contraste est dans ce couple de personnages : d’un côté, une fillette de très jeune âge qui aborde le monde avec une naïveté et une légèreté propre aux enfants, de l’autre son gardien qui tente de retarder le moment où elle prendra conscience de la cruauté de la situation en encouragent le regard naïf et joyeux de la petite fille. Une présence qui lui ai aussi très précieuse, grâce à elle, il se raccroche à son humanité pas tout à fait encore perdue.

Cette approche originale d’un univers fantastique est accompagnée un coup de crayon particulier, doux, tendre, invitant à la contemplation plus qu’à l’action. C’est très beau à regarder. Très apaisant malgré un côté très sombre et triste de l’histoire. J’ai vraiment hâte de découvrir la suite. Il se dégage quelque chose de ce titre. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti un tel plaisir à découvrir un nouveau manga.

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The Ancient Magus Bride, série fantastique publiée par le même éditeur, partage quelques points communs avec L’Enfant et le Maudit, mais dès la couverture on peut sentir la différence de ton.

J’avais déjà présenté le premier tome à sa sortie en 2015. La série compte aujourd’hui 6 tomes et est toujours en cours. Je suis en train de lire le quatrième en ce moment.

Revenons rapidement sur l’intrigue de la série. Elias, un sorcier non-humain achète aux enchères une jeune esclave de 15 ans, Chisé. En l’amenant chez lui, il annonce à la jeune fille qu’il veut faire d’elle son apprentie et son épouse. Déstabilisée et craintive dans un premier temps, Chisé va peu à peu apprendre à connaître son maître et à se sentir chez elle dans cette maison. Chisé à la particularité d’être très sensible et très réceptive à la magie. Elias de son côté, après une entrée en scène plutôt glaciale, surtout due à son apparence très inquiétante, se révèle être quelqu’un d’attentionné qui veut mettre la jeune femme à l’aise. Loin de vouloir en faire son esclave servile (ce qu’aurait pu faire craindre l’histoire de mariage) il veut qu’elle se libère non seulement des chaînes qu’on lui a mises mais aussi de celles qu’elle se met elle-même. En prenant confiance en Elias, la jeune fille prend peu a peu confiance en elle-même et se révèle notamment grâce à sa relation privilégiée avec les être magiques et son bon cœur.

L’humaine et son monstre:

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Le premier point commun qui frappe est la composition du couple de personnages principaux autour duquel les deux intrigues tournent. Nous avons des deux côtés une jeune humaine sous la protection d’un monstre dont les têtes se ressemblent qui plus est. Le professeur comme Elias ont les faciès rappelant le crâne d’un bouc.

On peut s’interroger sur la symbolique d’un tel couple, d’un côté le féminin représenté par des jeunes filles, voir très jeune avec Sheeva qui ne doit pas avoir plus de 6 ans, elles incarnent la naïveté, l’innocence, la fragilité et au même temps une force tranquille, la force de l’amour. Sheeva voit le monde avec amour et ne se doute même pas de la cruauté qui l’habite, tandis que Chisé frappé en plein cœur par cette cruauté garde en elle beaucoup d’amour qu’elle communique malgré elle aux êtres qu’elle rencontre. Elle a beaucoup de compassion. Face à cette vision idéalisée de la féminité, on a deux mâles qui ne sont même plus humains. Pourtant sous leurs airs de monstres, ils se révèlent plus humains que les Hommes. Ils ont une grande sensibilité qui ne demande qu’à s’exprimer, mais qui ne peut, finalement, s’extérioriser qu’à travers leur alter ego féminin. Leur bestialité est transcendée par l’innocence et l’amour qui leur fait face.

Malgré un certain point commun, les deux couples sont très différents dans leur traitement. Avec The Ancient Magus Bride, on a une héroïne déjà adolescente. Elle est encore très naïve (comme une héroïne de manga se doit d’être, -_-‘) mais elle est sexuée. Je ne parle pas de fan-service avec petites culottes et décolleté extravagant, je parle du fait qu’elle se pose des questions sur sa féminité, quelle est sensible aux attentions que lui porte Elias comme une femme est sensible aux attentions d’un prétendant. De plus, au début du tome 1, il est question de mariage. Dans les tomes suivant la relation entre le sorcier et la jeune femme semble évoluer dans ce sens, ils éprouvent l’un pour l’autre une affection grandissante plus proche de celle de deux amoureux que de celle d’un maître envers son apprenti.

A contrario, Sheeva et le professeur ont une relation plus proche d’un père avec son enfant. Le fait que Sheeva soit une fille joue un rôle symbolique, pour souligner le côté immaculé du personnage. Mais, dans sa relation au professeur, elle est un enfant avant tout. La relation qu’elle entretien avec lui ne dépend pas de son sexe, cela aurait pu très bien fonctionner avec un petit garçon. Sa féminité joue vraiment un rôle symbolique, on éprouve de ce fait plus d’empathie à son égard, elle symbolise l’innocence, la pureté, la fragilité. Alors qu’on aurait tendance à attendre plus d’indépendance et d’autonomie d’un petit garçon (à tort bien sûr !).

Image associée

Quant aux deux monstres, malgré leur aspect très proche, ils ont une personnalité assez différente. Elias est dans l’action, c’est un sorcier puissant. Il fait même étalage de cette puissance prenant virilement la défense de sa belle. Il en devient effrayant. C’est d’ailleurs la tendresse de Chisé qui calme le monstre qui est en lui pour pas qu’il dépasse les bornes.

Tandis que le professeur est beaucoup plus passif. On ne sais pas s’il a un pouvoir particulier ou s’il est simplement une créature à l’aspect monstrueux. Il est maladroit et tendre. Il cherche à prendre soin de cette petite fille qu’il a recueillie, mais ne sais pas trop comment s’y prendre. En lui aussi, se cache une puissance inquiétante, les flèches le touchent, mais ne semblent pas l’atteindre, mais sa façon d’agir est différente. Même en déployant sa monstruosité pour protéger la fillette, il reste passif et subit la violence des autres. La violence vient paradoxalement des humains et non de lui. Elias semble se battre contre lui-même pour ne pas laisser sa bestialité prendre le dessus, tandis que le professeur semble accepter avec un fatalisme troublant la malédiction qui le touche.

Deux univers fantastiques :

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Kore Yamazaki nous offre un univers fantastique très riche où la magie s’incruste sur un décor très contemporain. Le mobilier et l’habillement nous rappellent l’occident moderne, mais il est peuplé de toutes sortes de créatures sorties du monde des contes et légendes que nous associons spontanément à un univers de style moyenâgeux. Ici les deux ambiances semblent cohabiter. D’un côté, nous avons des aspects très modernes, d’un autre Elias vit reclus dans une campagne assez intemporelle au milieu des créatures magiques semblant remonter d’un autre temps.

Malgré un décor contemporain, l’omniprésence de la magie et la réclusion dans laquelle vivent nos deux héros font qu’on a quand même du mal à situer l’histoire racontée dans une vision alternative de notre présent. J’ai du refeuilletter les albums pour me faire une idée précise de l’époque à laquelle évoluent les personnages. Inconsciemment, j’avais situé l’intrigue dans une Angleterre victorienne (peut-être aussi à cause l’accoutrement extravagant d’Elias et de sa fée du logis assez anachroniques).

Cet univers est très riche, on nous donne beaucoup de détails sur la magie et son fonctionnement, on rencontre de très nombreuses créatures. Beaucoup de figurants et personnages secondaires sont présents malgré l’isolement dans la campagne profonde des deux tourteaux.

En revanche, l’univers proposé par Nagabe reste, dans ce premier tome, beaucoup plus mystérieux, plus secret. On nous donne des informations à dose homéopathique, on ne sait pas où l’on se trouve, à quelle époque, on ne sait pas vraiment ce qui se passe, ni pourquoi. Les explications sont très rares et données de façon détournée. A nous de recomposer le puzzle à partir des indices qu’on nous livre. Là encore, c’est assez difficile de situer cet univers dans le temps : les constructions et les visages des humains nous ramènent à un décor occidental, les habits du professeur et de la fillette me font penser à la fin du XIX siècle, tandis que les armures des soldats sont très moyenâgeuses. Comme vous pouvez le voir dans l’image ci-dessus, un parapluie tout ce qu’il y a de plus moderne cohabite avec un soldat armé de flèches. Cet assemblage de décors rappelant des époques différentes ajoute au côté étrange et mystérieux de l’univers proposé.

Alors que dans The Acient Magus Bride la magie est omniprésente, ici le fantastique s’exprime à travers une malédiction qui transforme les hommes touchés en créatures monstrueuses. On ne connaît pas l’origine de cette « malédiction ». Est-ce une maladie ou un sort ? Nous en serons peut-être plus dans les prochains tomes.


Voilà, je m’arrête là, ça commence à devenir très long 🙂 J’espèce avoir clairement mis l’accent sur les ressemblances et les différences des deux titres et surtout vous avoir donné envie de les découvrir  🙂

L'Enfant et le Maudit 1L’enfant et le Maudit
Nagabe
(2015)
2017 pour la version française
éditions komikku
1/2 (toujours en cours au Japon)

 

The Ancient Magus Bride 1The Ancient Magus Bride
Kore Yamazaki
(2013)
2015 pour la version française
édition komikku
6/7 (toujours en cours au Japon)

 



Concours Sama Awards

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FIBD 2017 – les expos

 

Je n’ai pas eu le temps de toutes les faire, mais j’ai ramené d’Angoulême quelques photos et quelques impressions. Les voici dans le désordre

la french touch de Marvel

L’affiche de cette expo est magnifique. Comment ne pas avoir envie de la voir. Surtout qu’elle se tenait au Théâtre et que j’y ai toujours vu de très belle expos. Je l’avais donc précieusement mise de côté pour y aller le dimanche Avec Yomu-chan.

J’avoue avoir été très déçue. Les illustrations étaient très belle, les styles très varié, j’y ai découvert des auteurs et des version des super-héros de Marvel que je ne connaissais pas mais il n’y avais que des affiches. J’espérait y voir des originaux ! Là ça faisait catalogue d’autant plus qu’il y avait très peu d’explications.

Décevant donc mais plaisant à voir.

Kazuo Kamimura : l’estampiste du manga

Une très belle exposition riche en planches originales, avec ce qu’il faut d’explications. Une expo qui mériterait d’avoir un catalogue imprimé à feuilleter à loisir. L’influence de l’estampe est palpable. Le trait délicat et élégant, les femmes belles et troublantes, les cadrages toujours intéressant mais parfois un quelques chose qui lui échappe et un visage qui se retrouve défiguré par un manque de volume. Outre ses quelques planches imparfaite, je reprocherais à Kamimura sa trop grande constance. Tout se ressemble. Il n’y a pas vraiment de différences entre les planches d’un manga où un autre. Cela reste quand même très beau.

 01

Hermann : le Naturaliste de la bande dessinée

Une jolie expo, intéressant. Il n’est reste pas moins que le travail d’Herman n’est pas ma tasse de thé. Je n’en ai jamais lu, je crois, et cette expo ne m’a pas donné envie de m’y mettre.

Loo Hui Phang synoptique

J’ai découvert cette scénariste avec l’expo. Des albums présentés je n’en connaissais aucun. Certain m’ont inspiré plus que d’autre. Une chose est sûre, cette expo ne m’a pas laissé indifférente. Certaines planches étaient particulièrement troublantes. Il ne me reste plus qu’à découvrir ses albums pour me faire une meilleure idée.

J’ai quand même un gros reproche à faire à cette expo : le mange d’explications. Et les planches des divers bd étaient toutes mélangées, pour quelqu’un qui connait pas, c’est un peu le bazar.

 

Will Eisner, génie de la bande dessinée américaine

C’est la toute première des expo que j’ai visité. Le soir même de mon arrivée. Je l’ai beaucoup aimé. Elle était très bien mise en scène et, comme je ne connaissez pas du tout, j’ai trouvé ça très intéressant. Je ne me suis rendue compte qu’en rentrant chez moi que je n’avais pris pratiquement aucune photo. Dommage.

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petit panier gourmand de manga

J’avais prévu de présenter tout un tas de manga culinaire pour le mois Des livres en cuisine mais… j’ai choisi le pire des mois ! Je n’ai vraiment pas eu le temps de m’occuper du blog du coup je vais faire une version accélérée de ce que j’avais prévu.

Couverture Mitsuko attitude, tome 1Mitsuko Attitude – tome 1 et 2

résumé :  Après la mort de son père, Mitsuko s’installe chez son oncle. Elle découvre alors une famille surprenante qui, obsédée par sa santé, adopte des pratiques qu’elle juge extrêmes. D’abord réticente, Mitsuko apprendra à leurs côtés qu’une bonne hygiène de vie est essentielle pour vivre plus heureux avec soi-même mais aussi avec les autres. Et il n’est pas trop tard pour changer ses habitudes ! (source : MangaSanctuary)

mon avis : J’ai été surprise par ce manga assez étonnant. Étonnant par l’approche santé qu’il propose car en dehors des habitudes de vie de la famille qui accueil la jeune femme, ce manga est très classique. La famille surprend par sa manie de la bonne santé qui passe avant tout par l’assiette : ils mangent très peu de viande, beaucoup de fruits et de légumes, veillent toujours à assembler les aliments de façon à faciliter leur digestion… la digestion semble être au centre de leur obsession, encore plus que la santé au sens général. Il mangent hyper équilibré mais ça ne leur suffit pas ! Faut encore qu’il fassent des lavement quotidiens ! Soyons honnêtes, ils sont fous. S’il y a de très bon conseils à tirer de se manga, la famille est dans l’extrême. Ce qui crée des situations très cocasses et embarrassantes pour notre jeune héroïne. C’est assez drôle. Dommage que le reste soit trop classique. L’héroïne pour commencer qui sort tout droit du moule à héroïne shôjo parfaite, le cousin qui joue le rôle du beau ténébreux incontournable, la petite cousine pour la touche kawaï, et avec le deuxième tome (à ma grande déception) on ajoute à l’intrigue encore plus de classicisme avec l’arrivée du beau gosse rebelle et pourtant si doué à l’école, adulé de toutes mais qui n’a d’yeux que pour notre héroïne. J’aurais aimé une héroïne un peu plus loufoque pour accompagner la trame « santé et digestion » du manga mais j’ai quand même pris du plaisir à lire ces 2 premiers tome. Je pense continuer la série

Heartbroken chocolatier – tome 1 :

résumé : Souta, qui suit des études dans une école de confiseries, sort avec Saeko, une fille qui a un an de plus que lui. Il est tombé amoureux au premier regard, il y a quatre ans et a finalement réussit à sortir avec elle, l’année dernière, juste avant Noël. Parce que sa petite amie aime vraiment le chocolat, chaque jour, Souta confectionne des confiseries en faisant du chocolat, dans le but de la garder et de lui faire plaisir. En effet, la belle est distante, et lui donne l’amère impression de ne pas s’intéresser à lui… Malgré ses efforts, Souta arrivera t il a vivre une passion dévorante avec Saeko ? (sources : MangaSanctuary)

mon avis : si je trouve que Mitsuko Attitude est un peu trop classique dans ses personnages et leurs interactions que dire de ce manga à l’eau de rose chocolaté. J’ai trouvé le personnage principal assez pathétique et vraiment pas attachant, la fille pour qui il en pince stupide et… les autres personnage assez insignifiants. Quand à l’intrigue, je vois pas trop ce que je pourrait attendre du manga. Franchement je n’ai pas été convaincue par ce premier tome, mais j’ai bien envie de lire un tome de plus pour me faire une meilleure idée de la série.

Geonbae -tome 1

résumé : Moi qui aime tant le makgeolli (alcool de riz), j’ai sauté de joie quand on m’a confié le scénario de Geonbae. Je continue à boire deux à trois fois par semaine mais plus ça va, plus je me découvre des goûts de luxe. Heureusement qu’il y a le makgeolli, doux au palais et pour le porte-monnaie. J’espère que Geonbae vous emmènera dans un voyage dans le temps pour redécouvrir nos alcools traditionnels comme le soju (spiritueux) à l’ancienne et tant d’autres boissons fermentées. (source : MangaSanctuary)

mon avis : après avoir lu et relu A vos papilles, j’ai eu envie de découvrir la série qui en est à l’origine : Geonbae. Ayant aimé le spin off, je n’ai pas été déçue par ce manhwa. J’y ai retrouvé la même ambiance emprunte à la fois de gourmandise et de réalisme gustatif, les même personnages attachant et sympa. Geonbae est peut-être moins accessible que A vos papille car le sujet n’est plus la cuisine coréenne dans son ensemble mais les alcools coréens or en France ce n’est pas une chose qu’on a l’habitude de boire, personnellement je n’en ai même jamais vu, du coup suivre toutes les discussions sur le goût et la fabrication de tel ou tel breuvage reste très théorique. Je n’arrivais pas à mettre un goût sur les mots, plus encore qu’avec A vos papille où la présentation de certains plats était très exotique. Néanmoins cela reste intéressant dans la mesure où ça nous fait découvrir un aspect de la culture coréenne, de son industrie agroalimentaire et des ses traditions. C’est avec plaisir que je lirais la suite.


Et parce qu’il y a pas que les manga dans la vie, je vous propose aussi une BD 🙂

Couverture Mamette, tome 1 : Anges et pigeonsMamette – tome 1

résumé :Toute en rondeurs et le chignon vissé sur la tête, voilà une adorable grand-mère qui a oublié de grandir Loin d’être une mamie nostalgie, Mamette est une gourmande de la vie qui tente de rester connectée au monde moderne. Pas toujours facile de comprendre le langage SMS des bambins du quartier, mais elle a plus d’un tour dans son cabas pour leur enseigner les bonnes manières. Et sur le banc du square où Mamette, la revêche Mam’zelle Pinsec et les autres refont le monde, les discussions vont bon train et sont rarement tristes. Dans leur paradis envahi de pigeons, elles posent un regard décalé et comique sur notre quotidien. À la fois, douce et sucrée, Mamette va vous faire fondre à coup sûr ! (source : BDSActuary)

mon avis :  L’année dernière j’avais profité des livres en cuisine pour vous parler de La cuisine de Mamette, un livre de recette en bd qui avait eu un grand succès à la maison. Son dessin tout en douceur et ses jolie couleur avaient ravi Mimiko qui a passé des heures à le feuilleter (et me passer commande au passage). Pour retrouver ce plaisir, cette année je lu la série qui en est à l’origina : Mamette, enfin le premier tome. Une jolie bd qui met en scène une mamie toute dodue qui adore la bonne bouffe et qui ne peut résister à une sucrerie. Mamette, veuve depuis des année, occupe ses journée en compagnie des vieux du club, tous franchement drôles, des enfants du voisinage ou encore en cuisine et à table. C’est que Mamette est drôlement gourmande ! Et les recommandations du médecin ne feront pas grand poids face à son amour des bon petits plats. Une adorable bd pour sourire et se détendre, même si on a plus l’âge du rayon jeunesse (qui a dit qu’il y avait un âge pour lire de la littérature jeunesse XD moi j’adore ça que ce soit du côté de la bd ou des romans, une âme d’enfant sans doute…) Envie d’une pause grand-mère câline ? Je vous conseille la lecture de Mamette 😉


Des livres en cuisine bis challenge coréen

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Forget-me-not, un manga à Venise

C’est dans ma PAL, que j’ai laissé livraddict piocher un livre au hasard à lire la semaine dernière. Parfois j’achète des livres puis je les oublie et de cette façon je voulais faire ressortir des bouquins auxquels je ne pensais plus. Et ça a très bien marché puisque le titre qui est ressorti est un manga que j’ai acheté il y a un bail, un jour où je suis tombé sur un lot de vieux titres sorti chez Sakka d’occasion. Puis je les ai rangés dans mes étagères et… vous connaissez la suite. Avant que la semaine ne s’achève j’ai prix le temps de découvrir Forget-me-not de Kenji Tsuruta. Et franchement, je me demande pourquoi je ne l’ai pas lu plutôt !

C’est sa jolie couverture bleu qui m’avait attiré à l’époque et je l’ai acheter sans savoir ce que ça raconte.

La jeune femme que l’on voit sur la couverture c’est Mariel Imari, une jeune détective tire au flan qui travaille à Venise. Forget-me-not est le titre d’un tableau qui a été dérobé à son grand-père 20 ans plus tôt et qu’elle a pour mission de retrouver. Son grand-père était un très grand détective mais n’a jamais réussi à retrouver le tableau de son vivant. A sa mort il lègue  toute sa fortune (et c’est un homme riche) à celui de ses descendants qui lui succédera comme détective. Et c’est sa petite fille Mariel qui s’y colle. Sauf que le grand-père impose une autre condition à cet héritage. La nouvelle génération de détective doit retrouver le tableau Forget-me-not avant de pouvoir jouir de l’héritage, en attendant Cornélius, le majordome du grand-père ayant la gérance des biens, doit aider la jeune Mariel dans sa quête pour retrouver le tableau.

La tableau a sans doute été volé par un voleur légendaire, Vecchio, ancien rival du grand-père qui depuis 40 ans nargue la polisse en volant des œuvres d’art après avoir averti les autorités ou le propriétaire. Mariel semble comprendre qui est Vecchio, faut-il encore arriver à le piéger.

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C’est avec nonchalance que l’on suit Mariel dans les petites rues de Venise. Si la jeune femme se révèle une détective assez rusée, nous n’avons pas ici un manga d’action. L’ambiance est plutôt celle d’un manga tranche de vie. On voit Mariel dormir plus que de raison, traîner et fuir le travail, se chamailler avec Cornélius, flirter avec le jeune apprenti d’un antiquaire douteux, attraper des chat, tomber dans le canal, sortir de sa douche… Se qui ne l’empêche pas de mener à bien quelques enquêtes et découvrir quelques mystères.

J’ai beaucoup aimé ce manga tout d’abord pour le trait de son auteur : Kenji Tsuruta. J’aime beaucoup son dessin au trait fin et simple. Les visages sont claires et expressifs, les jolies formes de Mariel sont mises en avant mais avec beaucoup de naturel. Loin du style manga kawaii/moe tellement en vogue ses dernières années. Le dessin de Tsuruta est mature, sans en faire des tonnes. Les vieux sont ridés, les filles jolies mais nous ne somme pas dans la caricature. Bref, je kiffe ce genre de dessin !

Au de-là du dessin, j’ai aimé l’ambiance du manga et le vagabondage à travers les ruelles de Venise qu’il propose. Loins du carnet touristique, on a l’impression d’être dans un Venise intime. L’auteur bien qu’il est choisit une ville mythique comme décor la montre avec une certaine pudeur, ce qui la rend encore plus belle.

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Quand aux personnages, je les ai trouvés très attachants et sympathiques. Ils sont classiques : le détective tire au flan, le majordome sévère et dévoué, le beau gosse mystérieux, le commissaire un peu grotesque. On reste dans un registre déjà vu mais ils sont bien fait, équilibrés et sympathiques. On ne tombe jamais dans l’excès. Les voir évoluer est toujours agréable et quand le tome se termine on regrette que ce ne soit qu’un one-shot. J’aurais bien aimé passer encore quelques temps avec Mariel et sa clique.

Un joli manga, plaisant et bien dessiné qui vaut vraiment la peine si avez l’occasion de le lire.


un manga se déroulant en Italie
un manga se déroulant en Italie

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