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Nouveauté manga & BD #24 – la rentrée 2018

Sélection spécial rentrée littéraire avec le challenge 1% et #RLN2018

Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 RLN2018 miniature02

Manga

Le signe des rêves de Naoki Urasawa, chez Futuropolis le 23 août.

Résumé : Gérant naïf et falot d une petite manufacture d objets en caoutchouc, M. Kamoda se voit placer sous séquestre pour fraude fiscale ; excédée, sa femme le quitte, et il est victime d une escroquerie qui le laisse criblé de dettes… Alors qu il erre sans but dans la ville avec sa fille Kasumi, à deux doigts de céder à des pulsions de désespoir, il va trouver sur sa route un étrange signe des rêves , qui l amènera jusqu à Paris pour l aventure de sa vie, dans une série de manigances concentriques autour de la Dentellière, le chef-d oeuvre de Vermeer… Sur fond d élection à la présidence des États-Unis d une improbable candidate démago-affairiste, Le Signe des rêves est un récit d aventures satirico-parodique, narrant l improbable quête d un pauvre hère et de sa fille au musée du Louvre, sous l impulsion d Iyami, un mystérieux manipulateur francophile, fameuse figure d aigrefin farfelu créé par le dessinateur d humour AKATSUKA Fujio dans les années 1960. (sources : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Parce que j’adore Naoki Urasawa, et cela me suffit pour avoir envie de lire sont prochain manga, le fait que Paris en soit le décor  c’est la cerise sur le gâteau.


A beautiful sunny dayA beautiful sunny day de Aki Ueda, chez Taïfu Manga le 24 août.

Résumé : Le métier de Harehito et Ôjirô consite à récupérer des objets cassés. Si les mains de Harehito peuvent retaper la plupart des choses, il en est certaines qu’il est incapable de réparer… comme le coeur brisé d’Ôjirô. Depuis le jour où Harehito a « ramassé » Ôjirô, les deux hommes ne se sont plus jamais quittés, arpentant les routes à la recherche d’objets à restaurer afin de leur accorder une nouvelle vie. Si les jours se ressemblent, les deux récupérateurs ne sont pas à l’abri de quelques surprises susceptibles de leur rappeler certains souvenirs… (sources : Point Manga)

pourquoi ? j’aime bien la couverture et le pitch m’a l’air assez simple et sympa. J’aime pas trop les boys love tarabiscoté.


Contamination de Ao Akato, chez Kana le 24 août.

résumé : Yokobashiri est une ville située au pied du mont Fuji. Un soldat des Forces d’autodéfense qui y est caserné s’effondre en crachant du sang. Il est bientôt suivi par d’autres malades qui présentent les mêmes symptômes… Ils meurent tous assez rapidement. À l’hôpital central, Suzuho Tamaki, jeune médecin énergique, chargée des premiers cas, subodore une contamination de grande ampleur, mais elle doit se battre avec sa hiérarchie pour leur en faire prendre conscience et pour que des mesures soient mises en place ! Parviendra-t-elle à mobiliser tout le monde à temps !?

Pourquoi ? sérieux, vous avez vu cette couverture ? Comment ne pas avoir envie d’en savoir plus


Dix nuits dix rêves de Yôko Kondô, d’après l’oeuvre de Sôseki, chez Philippe Picquier le 23 août.

résumé : Dix nuits de rêves et surtout de cauchemars, contées par le grand écrivain Sôseki en 1908 et surgissant aujourd’hui des noirs, profonds comme ténèbres, dessinés par Kondô Yôko. Dix récits d’amour et de mort, de mystères et de métamorphoses, qui s’épanouissent en délicates fleurs d’angoisse.

pourquoi ? Je suis intriguée par la couverture et j’ai bien envie de  découvrir le travail de Yôko Kondô mais… Sôseki… je suis pas sûre d’accrocher.


Trace expertes en sciences médicolégales de Kei Koga, chez Komikku le 30 août.

résume : Nonna Sawaguchi travaille depuis deux dans la police scientifique. Encore en formation, elle aime l’action et n’a pas encore saisi toute l’importance du travail en laboratoire. Un jour, Reiji Mano, un expert médicolégal renommé, fait son retour dans le service. Elle va être assignée auprès de lui pour parachever son apprentissage. D’un naturel calme et assez bizarre, Mano excelle dans son travail.À son contact, Sawaguchi va assimiler de nombreuses connaissances mais aussi la faculté d’analyser les preuves au-delà des résultats. La détermination de Mano et son sens de la justice n’est pas fortuite : il y a 23 ans de cela, ses parents et sa sœur ont été assassinés dans leur maison alors que le jeune garçon était à l’école. Depuis, Mano s’est juré de les venger et il entend bien mener sa mission jusqu’au bout !  (souce : Komikku)

pourquoi ? J’adore les séries policières, en tout genre. Je ne regarde pratiquement que ça. Mais en manga j’en ai lu très peu. Je suis curieuse de voir ce que va donner cette nouvelle série.


Gratefül Dead de Masato Hisa, chez Caterman le 29 août.

résumé : Quand une jeune femme au caractère bien trempé et un vieux maître taoïste s’associent sous la plume de Masato Hisa, le Shanghai de l’époque des concessions occidentales devient un terrain de chasse où pullulent zombies, vampires et dragons ! (sources : Manga News)

pourquoi ? la curiosité. Et la couverture.


Le vieil homme et son chat n’ont plus peur des chiens de Nekomaki chez Casterman le 29 août.

résumé : Daikichi, instituteur à la retraite et veuf, et son chat Tama, coulent des jours paisibles. Anecdotes et souvenirs d’antan refont surface au fil des promenades anodines où l’on redécouvre un Japon oublié des contemporains. Les chats, eux,
observent les hommes et il s’avère que leur présence discrète se révèle être du plus grand réconfort. (sources : Manga News)

pourquoi ? j’aime beaucoup les manga tranche de vie et Mimiko adore les manga de chat, on pourrait se retrouver autour de ce titre.


Le rêve de mon père de Taiyô Matsumoto, chez Kana le 21 septembre.

résumé : Shigeo est un élève très studieux qui vit seul avec sa mère. Alors que les vacances d’été débutent, il est contraint d’aller vivre chez son père, Hanao. Ce dernier est un trentenaire qui a quitté le foyer pour devenir joueur de base-ball professionnel dans l’équipe des Tokyo Giants. Tout oppose ce père rêveur qui est resté un grand enfant et son fils, plus terre-à-terre, qui ne pense qu’à ses études. Finalement, il se pourrait bien que Shigeo découvre que l’apprentissage de la vie ne se fait pas qu’à l’école… (sources : Kana)

pourquoi ? Le pitch m’intéresse et l’originalité du dessin m’attire, même si j’avais eu de mal à me concentrer avec Amer Béton du même auteur.


David Crook souvenirs d’une révolution de  Julian Voloj et Henrik Rehr chez Urban China le 28 septembre

résumé : Communiste, espion, professeur, juif, athée, écrivain, soldat, militant… les descriptifs ne manquent pas pour décrire la vie de David Crook. Il faut dire que le parcours de ce révolutionnaire né à Londres en 1910 est particulièrement riche : passé par les Brigades internationales et la Royal Air Force britannique, il vécut une majeure partie de sa vie en Chine — un pays alors en pleine mutation — où il fut à la fois témoin et victime de la révolution culturelle. À travers son histoire, c’est une traversée fascinante du XXe siècle que nous proposent Julian Voloj et Henrik Rehr. (source : Urban China)

pourquoi ? le pitch m’intrigue et je connais pas David Crook, une façon ludique de découvrir.


Les recettes chinoises de Wang He, chez Urban China le 7 septembre.

résumé : La cuisine chinoise est reconnue comme étant l’une des plus riches et variée au monde, et c’est à cet art culinaire que veut nous initier Wang He. À l’aide de ses douces aquarelles, elle nous invite à un voyage aussi bien gustatif que culturel, car les douze recettes qui composent cet ouvrage sont autant d’occasions pour l’autrice de nous conter les légendes et qui entourent ces plats. Une découverte et un régal. (sources : Manga News)

pourquoi ? parce que j’adore la cuisine en générale et la cuisine chinoise en particulier. J’aimerais bien apprendre à préparer quelques plats.


Mon père alcoolique et moiMon père alcoolique et moi de Mariko Kikuchi chez Akata le 27 septembre.

résumé : Mariko est aujourd’hui autrice de mangas. Mais sa vie n’a pas été facile : Élevée dans un foyer peu aimant, entre un père alcoolique et une mère embrigadée dans une secte, elle a dû grandir trop tôt… Découvrez dans son autobiographie comment, de la petite enfance jusqu’à sa vie d’adulte, elle a lutté quotidiennement pour trouver sa place dans ce monde. Abordant frontalement une thématique trop souvent passée sous silence, Mon père alcoolique et moi traite également de nombreuses autres thématiques, de manière plus ou moins approfondies : violences faites aux femmes, société patriarcale, hypocrise du monde des adultes, pression sociale pour faire des enfants, dérives sectaires, déni, enfermement psychologique, reproduction du schéma familial, culpabilité… et pardon ? (sources : Akata)

pourquoi ? Le sujet m’intéresse beaucoup.


Les mauvaises herbes de Keun Suk Gendry-Kim, chez Delcourt le 10 octobre.

résumé : 1943, en pleine guerre du Pacifique, la Corée se trouve sous occupation japonaise. Sun, 16 ans, est vendue par ses parents adoptifs comme esclave sexuelle à l’armée japonaise basée en Chine. Après avoir vécu 60 ans loin de son pays, Sun revient sur sa terre natale. L’histoire d’une « femme de réconfort » qui en dit long sur l’histoire avec un grand H. (sources : Manga News)

pourquoi ? J’avais beaucoup aimé Keun Suk Gendry-Kim dans le chant de mon père et le sujet m’intéresse.


Goodnight, I love you… de John Tarachine, chez Akata le 13 septembre.

résumé : Pour répondre aux dernières volontés de sa mère décédée suite à un cancer, Ozora, étudiant japonais, s’envole pour l’Angleterre avec une lourde tâche : annoncer à ses anciens amis londoniens la mort de cette dernière. À l’occasion de ce voyage forcé en Europe, il découvrira beaucoup de choses, à commencer par le secret de son frère, parti vivre en France il y a quelques années. Réalisant alors qu’il ignorait tout du passé de sa propre famille, Ozora débute une quête identitaire, de pays en pays, de rencontre en rencontre… Véritable road trip initiatique et bienveillant, Goodnight, I Love You… s’impose comme une invitation à découvrir les autres cultures, pour apprendre à se retrouver soi-même. (sources : Akata)

pourquoi ? j’ai été attirée par la couverture dans un premier temps  et puis le pitch m’a plu. Que demander de plus.


L’auto-école Moriyama-chu de Keigo Shinzo, qux éditions Le Lézard noir le 20 septembre.

résumé : L’Auto-école Moriyama-chû (Moriyama-chû kyôshûjo) évoque les déboires d’un jeune homme apathique qui s’éveille aux autres grâce aux marginaux qui fréquentent une auto-école non-homologuée (sources : Manga News)

pourquoi ? Cette couverture et le pitch m’intriguent. Et c’est le même auteur que Tokyo Alien bros. que je viens de découvrir et que j’ai beaucoup aimé.


La fille au temple aux chats de Makoto Ojiro, chez Soleil Manga le 26 septembre.

résumé : Gen décide de quitter son cocon familial et d’intégrer un lycée à la campagne où il a vécu étant tout petit. Il retrouve sa grand-mère et s’installe dans le vieux temple où vit déjà Chion, une jeune femme d’une vingtaine d’année. Cette cousine éloignée a pris la succession de la grand-mère et garde un excellent souvenir de Gen, enfant. Leur complicité enfantine aurait-elle survécu à toutes ces années ? (sources : Manga News)

pourquoi ? j’aime beaucoup cette couverture, elle est très paisible, et il y a des chats.


Mawaru Penguindrum T.1Mawaru Penguindrum de Kinihiko Ikuhara et Kei Takahashi, chez Akata le 11 octobre.

Résumé : Quand Himari, lycéenne orpheline, décède suite à une tumeur au cerveau, ses deux frères sont abattus… jusqu’à ce qu’elle ressuscite, grâce à un étrange chapeau-pingouin ! Comme possédée, leur sœur leur ordonne alors de partir à la recherche d’un mystérieux artefact, le Penguin Drum, sans quoi elle risque de mourir à nouveau. Désormais accompagnés de manchots de compagnie qu’ils sont les seuls à voir, les deux adolescents vont mener une quête étrange et burlesque, qui pourrait bien les amener à découvrir de sombres secrets. Car ce qu’ils ne savent pas encore, c’est qu’ils ne sont pas les seuls à rechercher cet énigmatique objet… (sources : Akata)

pourquoi ? j’avais beaucoup aimé la série animé pour son aspect graphique et le loufoc des situation même si le fond… comment dire, puéril et déjà vu. Bref les deux frères amoureux de leur sœur c’est bon, on a donné, changé de chanson.


BD/Comics

Le dernier des étésLe dernier des étes d’Alfonso Casas, chez Paquet le 22 août.

résumé : Souvent, le passé laisse des bouts, des problèmes à résoudre, des questions qui poursuivent notre avenir. C’est ce qui arrive au protagoniste de ce livre, Dani. Juste avant de se marier, sous prétexte d’un projet photographique sur le passage du temps, il se rend dans la ville côtière où il passait l’été durant son enfance. Un lieu qu’il n’a pas foulé depuis vingt ans et qui, à mesure que l’histoire progresse, révèle l’importance qu’il a joué dans sa vie, parce qu’il y découvre, entre autres choses, le sens profond de l’amitié. Le voyage physique, mais surtout intérieur, que Dani entreprend pour tenter de répondre à cette question qui le martèle: «Et si …?». Une histoire émouvante, douée d’une tendresse exceptionnelle, qui éveille en nous la nostalgie de tout ce que nous laissons derrière nous. Un ouvrage original, tant par son contenu que par sa forme, un récit aux multiples niveaux de lecture. (sources : BD Sanctuary)

pourquoi ? une jolie couverture et un pitch prometteur. ça fait envie.


China Li de Maryse & J.F. Charles, chez Casterman le 9 août.

résumé :1920, Li, sept ans, jouée et perdue par son oncle, est envoyée à Shanghai. Son nouveau maître, le cruel Zhang Xi Shun, est l’un des dirigeants de la triade «la Bande verte» qui domine la ville. Li, affectée aux cuisines, est un jour accusée d’avoir volé du papier de riz et portée devant son maître. Celui-ci découvre alors chez cette créature chétive, un don pour le dessin. Cela lui vaudra de prendre une place spéciale auprès de ce personnage terrifiant mais raffiné… (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? Le Shanghai de cette époque revient régulièrement dans mes lectures et j’aime bien multiplier les lectures qui partagent un décor commun.


L’Homme à la fenêtre de Mattotti & Ambriosi, chez Casterman le 29 août.

résumé : Peut-être est-ce à force de rester debout devant la fenêtre. Je ne regarde pas toujours les gens.
Il y a beaucoup d’autres choses. La lumière qui transforme un mur, la manière dont les arbres bougent… Et comment tout se confond peu avant qu’il fasse nuit. C’est alors que c’est le plus beau, car on peut courir après les ombres de sa tête.

Pourquoi ? la couverture. Je l’aime beaucoup et elle me donne envie de découvrir ce qu’elle cache.


Dreams factory de Suheb Zako, Jérome Hamon et Lena Sayaphoum chez Soleil le 29 août..

résumé : Londres, 1892. Comme la plupart des enfants de la cité ouvrière dans laquelle elle vit, Indira descend tous les jours dans les mines de charbon, sans jamais protester. Mais lorsque son petit frère Eliott disparaît, plus rien n’a d’importance… Elle se lance alors dans une quête désespérée pour le retrouver, et réalise qu’il n’est pas le seul enfant à avoir mystérieusement disparu… Toutes les pistes semblent mener à la même personne : Cathleen Sachs, la richissime propriétaire des mines de charbon. Mais pour quelle raison enlèverait-elle ces enfants ? Et ce combat n’est-il pas perdu d’avance ?… Une histoire à la fois riche en action et en émotions, contre la société de consommation et le travail des enfants. (sources : BD Sanctuary)

pourquoi ? l’ambiance qui m’attire, Londres, le XIX, du mystère.


M.O.R.I.A.R.T.Y de Duval & Pécau, Subic et Scarlett chez Delcourt le 29 août.

résumé : Dans une fumerie d’opium londonienne, un monstre est abattu par la police de 7 balles dans le corps. Au club Diogène, un enquêteur et son partenaire contrecarrent les plans machiavéliques d’un automate joueur de cartes. Ce soir-là, l’alter ego du monstre sortira indemne de l’hôpital et l’enquêteur sera chargé d’une nouvelle affaire. Ils s’appellent respectivement docteur Jekyll et Sherlock Holmes. La messe est dite… (source : BS Sanctuary)

pourquoi ? comment résister à un énième recyclage de Mr Holmes ? A ce jeu là c’est quitte ou double.


La Légende du CoucouLa Légende du Coucou de Wagner Willian, chez Casterman le 5 septembre.

résumé : Au cours d’un tournage en Écosse, sur lequel il est preneur de son, un jeune Brésilien d’une trentaine d’années apprend le décès de son grand-père. De retour au Brésil trop tard pour l’enterrement, il se rend néanmoins dans la propriété du défunt. Chef d’orchestre influent et charismatique, cet aïeul a été une figure centrale de son enfance. Il lui a transmis sa sensibilité musicale et son obsession pour une légende étrange, La Légende du Coucou. Au cours d’une promenade dans le jardin, haut-lieu de ses jeux d’enfant, il fait une chute et se retrouve dans son corps de petit garçon et bascule dans un monde fantasmagorique, aussi délirant que cauchemardesque. (source : Casterman)

pourquoi ? J’aime le dessin, je ne connais pas cet auteur. Je suis curieuse.


Elma une vie d’ours de Léa Mazé et Ingrid Chabbert, chez Dargaud le 7 septembre.

résumé : Elma est une gamine joyeuse et insouciante élevée par un ours qu’elle considère comme son papa. Mais l’ours cache un secret : Elma est en fait la fille de Frigga, la mage du royaume. La légende raconte que seule la fille de Frigga pourra sauver le monde des eaux. Pour cela, sa mère doit la confier à la forêt et l’enfant devra y survivre 7 années. Si elle y parvient, leur monde sera sauvé et Elma pourra rejoindre sa mère et les siens de l’autre côté de la montagne… Comment l’annoncer à Elma qui aura bientôt 7 ans ? Comment se résigner à quitter cette gamine espiègle que l’ours considère comme sa fille ? Une magnifique histoire principalement destinée à des lectrices de 7 à 10 ans. (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? J’adore le travail des deux auteures


L’âge d’or de Cyril Pedrosa et Roxane Moreil, chez Dupuis le 7 septembre.

résumé : La légende parle d’un « âge d’or, où vallées et montagnes n’étaient entravées d’aucune mu-raille. Où les hommes allaient et venaient librement… » Mais ce temps lointain est bien révolu. Le royaume est accablé par la disette et les malversations des seigneurs de la cour. À la mort du vieux roi, sa fille Tilda s’apprête à monter sur le trône pour lui succéder. Avec le soutien du sage Tankred et du loyal Bertil, ses plus proches conseillers et amis, elle entend mener à bien les réformes nécessaires pour soulager son peuple des maux qui l’accablent. Mais un complot mené par son jeune frère la condamne brusquement à l’exil. Guidée par des signes étranges, Tilda décide de reconquérir son royaume avec l’aide de ses deux compagnons. Commence alors un long périple, où leur destin sera lié à « L’âge d’or » ; bien plus qu’une légende, bien plus que l’histoire passée des hommes libres et de leur combat, c’est un livre oublié dont le pouvoir est si grand qu’il changera le monde. (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? J’adore la couverture et j’aime les histoires épiques.


L’étymologie avec Pico Bogue d’Alexis Dormal et Dominique Roques, chez Dargaud le 7 septembre.

résumé : Férus d’étymologie, Dominique Roques et Alexis Dormal s’emparent des origines les plus surprenantes et étonnantes des mots pour les expliquer à travers leur personnage fétiche, Pico Bogue. En une page et un gag, chaque mot voit ainsi ses racines ou origines détaillées, le tout en riant ou souriant. Incontournable pour tous les curieux de la langue, enfants ou adultes. (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? J’adore Pico Bogue et j’aime l’étymologie. Mais je connais quelqu’un qui aime encore plus et je crois que ça fera une super idée de cadeau.


Les filles de Salem de Thomas Gilbert, chez Dargaud le 21 septembre.

résumé : Une plongée passionnante et terrifiante dans l’univers étriqué et oppressant de la colonie de Salem, en Nouvelle-Angleterre, au 17e siècle. Un village dont le nom restera tristement célèbre pour l’affaire dite des « Sorcières » qu’Abigail nous raconte, elle qui, à 17 ans, fut une des victimes de l’obscurantisme et du fanatisme religieux à l’oeuvre. Tout commence quand un jeune garçon lui offre un joli petit âne en bois sculpté… (source : Dargaud)

pourquoi ? le pitch m’intéresse et l’extrait donne envie


VisuelLa guerre des autres de Bernard Boulad, Paul Bona & Gaël Henry, chez La Boite à bulle le 5 septembre

résumé : Famille d’Égyptiens expatriée au Liban depuis près de 10 ans, façon-née par la culture occidentale, les Naggar coulent des jours heureux. Entre une mère baba cool amoureuse de son meilleur ami gay, un père libraire, coureur de jupons, fan de L’Écho des savanes et trois ados mordus de cinéma, cette véritable « famille formidable » se tient à l’écart des conflits politico-religieux qui minent le pays. Au cocktail explosif formé par les oppositions entre sunnites, chiites, druzes, maronites, catholiques et arméniens, vont venir s’ajouter les tensions entre réfugiés palestiniens et État d’Israël. En avril 1975, la guerre éclate. Une guerre qui n’est pas celle des Naggar mais qui ne tardera pas à les rattraper.
Chaque lecteur peut aisément se projeter dans cette famille d’intellectuels dont le bonheur insouciant et l’idéal soixante-huitard vont brutalement céder face à la réalité de la guerre civile. (source : La boite à bulle)

pourquoi ? une lecture sérieuse, il en faut bien aussi, pour découvrir un pan d’histoire que je ne connais pas du tout.


Anime & Co

Résumé : Dans Coicent, vous suivrez Shinichi, écolier du 21e siècle, en visite à Nara. Il se fait voler son déjeuner par un cerf, et, en partant à sa poursuite, se retrouvé mêlé à la fuite d’une étrange jeune fille, elle-même poursuivie par des poursuivants des plus étranges. Ensemble, il feront l’expérience d’un voyage entre passé et futur. Dans Five Numbers!, un groupe de 4 personnes s’éveille, prisonnier d’une structure mystérieuse. Quel est le lien qui peut donc unir ces gens ? Une belle femme, un vétéran, un jeune hacker et un type banal ? Pour pouvoir s’évader, il leur faudra trouver les réponses à ces questions. Peut-être que le 5e prisonnier, un étrange vieillard, en sait plus qu’il ne veut bien le dire… et puis, il y a aussi le chat… Un jeu d’évasion hors norme, qui vous tiendra en haleine jusqu’à son étonnante conclusion. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? J’ai déjà vu Five Numbers et à l’époque j’avais beaucoup aimé. Mais pour être tout à fait sincère, je ne m’en souviens plus du tout.


Quelles sont les manga et les bandes dessinées avez-vous retenue en cette rentrée 2018 ? Moi, va falloir que je fasse des choix 😀

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Grendel – tome 1

Camélia, une ancienne chevalière de la garde royale attend la peine capitale pour trahison. C’est alors qu’on lui propose un marché, si elle accepte de mener à bien une mission secrète, sa vie sera épargnée. Camélia tient à la vie plus qu’à tout et accepte sans hésiter. Sa mission sera d’escorter un enfant dragon, nommé Grendel, qui était jusque là enfermé dans une tour et vénéré comme une divinité. Sauf que les hommes chassent les dragons et que celui-ci se trouve menacé. Camélia doit l’amener dans un royaume voisin pour le mettre en sécurité, après quoi elle sera libre. Du moins, c’est ce qu’on lui a dit. Quel sort on réserve à Camélia et à l’enfant dragon ? Sans doute rien de bien joyeux. Mais pour l’heure, nous n’en sommes pas là. Camélia et Grendel partent en voyage. Celui-ci va durer quelques mois si tout se passe bien. Mais en chemin, les complications ne manquent pas. Entre animaux sauvages, bandits et fantômes. Le duo va devoir affronter de nombreux danger. C’est sans trop de difficulté que la très forte Camélia surmonte ces dangers. Sans difficulté, mais non sans souffrance. La jeune femme est dotée d’une extrême empathie, elle ressent la douleur de chaque coup qu’elle porte à autrui.

Grendel n’a jamais quitté sa tour où il a vécu de façon aseptisée. Tout est nouveau pour lui. Il est à la fois naïf et innocent comme un enfant et troublé par tout un tas de question et réflexions provoquées par cette aventure. Il est très attachant et, Camélia a beau crier à qui veut l’entendre qu’elle ne pense qu’à elle-même, on voit bien qu’elle est en train de s’attacher au petit Grendel.

Grendel, petit et sans défense ? Vraiment ?

De Grendel parlons-en. Je trouve que la représentation du dragon est ici très originale. Je n’avais pas encore rencontré ce genre de dragons.

Couverture Grendel, tome 1

J’ai beaucoup aimé ce premier tome et je dois dire que je ne m’attendais pas à être aussi prise par l’histoire. J’avais été attiré par la couverture et cela faisait si longtemps que je n’avais pas lu de manga fantasy, je me suis dit pourquoi pas, ça peut être sympa. Et finalement, je me suis très vite prise au jeu. J’ai particulièrement aimé les dessins que je trouve plutôt originaux, ce ne sont pas les visages qu’on a déjà vus cent fois. Si le dessin reste très typé manga avec tous ces codes, il a ce petit quelque chose qui le rend immédiatement reconnaissable parmi les autres et c’est un aspect auquel j’accorde beaucoup d’importance dans les manga. J’aime que ce soit beau, même s’il y a des auteurs qui arrivent à s’en affranchir, je préfère quand c’est beau et intéressant.

Ici la première partie de l’équation est gagnée. J’adhère complètement au dessin qui a un petit quelques chose de féérique qui colle parfaitement à l’ambiance conte de fées moyenâgeux. Mais qu’en est-il de la qualité de l’histoire ? On est ici dans un manga initiatique traditionnel, le groupe (Camélia et Grendel), les liens d’amitié qui se créent au fur et à mesure qu’on avance dans l’aventure et qu’on se bat contre des ennemis de plus en plus puissants. Classique, mais bien mené. J’ai trouvé les deux personnages principaux touchants. Cette histoire de déménagement de dragon est intrigante. Cachent-ils quelque chose ? Est-ce que le paladin a dit toute la vérité à Camélia sur cette mission ? Pourquoi ce changement maintenant alors que le dragon semble avoir passé des années dans la tour ? On a des réponses, mais on se demande si ce ne sont pas des mensonges. Puis il y a tout un tas d’ennemis qu’on nous annonce et qu’on a pas encore croisé. On a envie de savoir comment notre duo va se sortir du prochain coup. Une lecture détente très agréable.

Le coin des curieux :

Grendel est le nom d’une créature dans le poème Beowulf, c’est le descendant de Caïn, le premier meurtrier de l’humanité. C’est aussi le premier monstre que Beowulf affronte. Est-ce un hasard si l’auteur a choisi ce nom pour son dragon ?


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Tokyo alien bros. – tome 1

J’avais beaucoup entendu parler de ce manga à sa sortie l’année dernière, mais je n’avais, depuis, pas encore eu le temps de le lire. Voilà qui est chose faite !

Couverture Tokyo alien bros., tome 1

Comment ne pas avoir envie de le lire avec une couverture aussi énigmatique ? Et puis les critiques étaient excellentes.

Fuyunosuke est un jeune homme charmant qui séduit tout le monde, des jeunes étudiantes qui en pincent pour lui aux vieilles du quartier, de ses camarades de sport au marchand… tout le monde à un faible pour ce garçon. Fuyunosuke  vit une vie paisible à Tokyo où il suit des cours tout en ayant un petit boulot. Mais sa vie bien tranquille va être chamboulée par l’arrivée de son frère Natsutarô qui arrive de l’espace. Oui, oui. De l’espace. Fuyunosuke et Natsutarô sont deux extraterrestres envoyés sur terre pour observer les humains et déterminer le bon moment pour une migration massive.

Tout oppose les deux frères, Fuyunosuke et charmant et s’adapte très bien à sa vie sur terre, tandis que Natsutarô enchaîne les gaffes. Réussira-t-il à s’intégrer ?

J’ai trouvé ce premier tome très drôle. La relation entre les deux frères et la relation que ceux-ci entretiennent avec les humains et hilarante. Si la relation grand et petit frère que tout oppose est relativement classique, la façon dont les deux extraterrestres observent et interprètent le mode de vie et la psychologie humaine est intéressante. Ils ne comprennent pas grand-chose aux sentiments humains et à leur motivation. Ce décalage, en plus de permettre à l’auteur d’enchainer les gags, nous fait prendre un peu de recul sur nos propres pensées. Ce qui est pour nous naturel est pour les deux frères la plus étrange des choses. On a envie de se demander, s’il pouvait lire dans mes pensées, est-ce que leur semblerais-je aussi étrange que les Tokyoïtes qu’ils côtoyant ?

Un très bon premier tome qui m’a donné envie de lire la suite.

La série publiée aux éditions Le Lézard noir se termine en seulement 3 tomes, on la doit au mangaka  Keigo Shinzo.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de ladatchablog et Meloku


 challenge petit BAC 2018

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Devil Inside – tome 1

Jun est un beau lycéen, riche et extrêmement intelligent. Si intelligent qu’il aide  la police dans leurs enquêtes. Et la police justement est aux prises avec un terrible tueur en série, qu’il finissent par arrêter grâce à l’aide du jeune homme. Mais le tueur arrive à s’évader.  Cette nuit-là tout bascule. Jun, qui s’éforçait d’être un jeune homme bien sous tous rapports, va devoir révéler son véritable visage, un visage diabolique.

Si tout ce qu’il fait c’est soi-disant par amour, il n’en devient pas moins un odieux personnage prêt à tout pour sauver sa belle. Mmm… la sauver de quoi au juste ? Ses réactions sont dramatiquement exagérées au vu de la situation et le contexte ne justifie pas vraiment les décisions qu’il prend. Est-ce que cette histoire de vouloir sauver sa belle n’est qu’une excuse qu’il se donne pour laisser enfin libre court à sa véritable et terrifiante nature? Ou est-ce que l’auteur va un peu trop vite en besogne et prend quelques raccourcis un peu faciles ?

Après ce premier tome, je ne sais pas trop quoi en penser. Je n’ai pas vraiment été convaincue par cette longue introduction. Les personnages sont tous très caricaturaux. Jun est trop tout (trop beau, trop intelligent, trop puissant pour être crédible). Cela me laisse penser que le scénario est un peu too much.

D’un autre côté, l’histoire ne commence qu’à la dernière page, qu’une nouvelle inspectrice (du genre trop tout aussi) reprend l’enquête en main. C’est là que l’histoire peut devenir intéressante dans un combat de cerveau à la Death Note. Comment ne pas penser à Light contre M, ou encore à Lost Brain.

C’est dans le tome 2 que tout va ce décider, combat épique des temps modernes entre chevalier blanc et chevalier noir ou combat de coqs ? C’est ce qu’il me reste à découvrir.

Avez-vous lu Devil Inside ? Qu’en avez-vous pensé ?


Challenge un max de BD en 2018

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Averses turquoises

Cela fait un bail que j’avais envie de lire ce manga, mais…. la vie, le travail, la PAL qui menace de m’écraser sous son poids… Bref je n’avais encore jamais pris le temps de m’y mettre. Et puis je l’ai trouvé à la bibliothèque. Les 4 tomes d’un coup. C’était l’occasion. Et je ne regrette pas. Une jolie lecture.

Et la série se terminant en seulement 4 tomes, c’est parfait pour la lectrice pressée que je suis.

Couverture Averses turquoises, tome 1Couverture Averses turquoises, tome 2

Une petite province dans le Japon féodal. La guerre fait rage, Rintarô, Fusuke et Ito ne sont encore que des enfants, mais s’entrainent avec assiduité à l’art du sabre. Les trois enfants se lient d’amitié malgré leurs caractères très différents. Rintarô est le fils unique d’une famille de samouraïs déchus, il veut, à tout prix, regagner l’honneur de sa famille sur le champ de bataille. Fusuke n’aime pas la guerre et les combats, il excelle dans l’art de l’esquive, tandis que la jeune Ito veut se battre comme un garçon, au grand dam de son père. Chacun va devoir faire face à son destin dans une société qui ne les laisse pas vraiment libres de suivre leur cœur. Il n’y a qu’une chose qu’on ne peut leur enlever, l’amitié qui les lie.

Dans les deux premiers tomes Rintarô, Fusuke et Ito ne sont encore que des enfants, les deux garçons suivent la tumultueuse Ito qui s’agite dans tous les sens. Le ton y est très léger, les enfants sont drôles, surtout la petite Ito, et le dessin est très mignon.

Couverture Averses turquoises, tome 3Couverture Averses turquoises, tome 4

Dans les deux derniers tomes, les enfants sont devenus adolescents et la guerre les rattrape. Le ton y est beaucoup moins léger. Le dessin est toujours aussi doux, mais l’histoire prend une allure dramatique. Fini l’insouciance.

C’est une jolie lecture que nous offre ici Kou Yaginuma : un dessin très enfantin pour une histoire qui ne l’est pas tant que ça, des personnages mignons et attachants, des samouraïs et des guerres, une belle amitié.

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Whispering – les voix du silence – tome 1

Kôji, un lycéen ordinaire, rencontre un drôle d’enfant qui semble parler aux animaux et aux objets. Alors que ses camarades prennent cela pour un jeu, Kôji sait que cet enfant ne ment pas, car lui-même, enfant, avait ce pouvoir. La rencontre avec le petit garçon va bouleverser l’adolescent qui sera tiraillé entre des sentiments contradictoires, la nostalgie d’un pouvoir perdu, la rancoeur et la douleur qu’avait provoqué l’incompréhension de ce pouvoir, enfant, l’envie de se rapprocher du jeune Daichi et celui de s’éloigner de tout ce qui lui rappelle ses mauvais souvenirs d’enfance.

Manga - Whispering les voix du silence

J’avais repéré ce titre au moment de faire ma sélection parmi les nouveautés manga de mai, la couverture avait attiré mon regard et le pitch me plaisait bien. Mais la première chose que j’ai remarquée en feuilletant rapidement l’album chez le libraire, c’est que l’auteur venait du milieu du yaoï, ça se voit tout de suite au style du dessin. Et ça me faisait un peu peur, non pas que cela me gène qu’un auteur commence à se faire un nom dans le yaoï avant de passer à autre chose. Elles sont nombreuses les mangaka à suivre ce parcours. Et le yaoï en tant que tel ne me gène pas non plus, j’aime en lire, même si cela arrive de moins en moins souvent. Mais l’histoire mettant en scène un enfant et un ado, je n’avais pas du tout envie de lire une histoire du genre super lovers ! Rien que l’idée m’hérisse les poils.

Cela dit, je me suis fiée à l’éditeur. Je ne voyais pas Akata publier ce genre d’histoires. Et puis, ce n’est pas parce que l’auteur à gardé un style graphique fleurant bon le yaoï qu’on a à faire à du boys love. J’ai tenté le coup. Et je ne suis pas déçue.

J’ai trouvé ce premier tome très agréable à lire. Les personnages sont attachants. Et j’aime beaucoup l’incursion du fantastique dans les tranches de vie ordinaires. Kôji et Daichi partagent un drôle de pouvoir, mais cela ne change rien au fait que le matin il faut aller à l’école.

En un seul tome, Kôji a beaucoup évolué et j’ai hâte de lire la suite pour voir où l’auteur va nous mener.

sur le site des éditions Akata

→ à lire aussi les avis de Kiba-chan et Bobo

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Eclat(s) d’âme – tome 2

Je vous ai récemment parlé du premier tome d’Éclat(s) d’âme. La semaine dernière, je suis allé faire un tout en librairie, je n’ai pas résisté au plaisir de m’offrir le deuxième tome. Et une fois n’est pas coutume, je vais ici représenter la série et plus particulièrement ce deuxième tome.

Eclat(s) d'âme T.2

Dans le premier tome (lire ma chronique ici), nous découvrions un jeune lycéen dont l’homosexualité est révélée contre sa volonté. Prix de panique, le jeune homme décide de se suicider. Mais avant qu’il ait pu sauter, une rencontre inattendue va lui faire découvrir un autre chemin. C’est avec ce personnage principal qu’on découvre un « salon de discussion » où se retrouvent des personnes d’âges différents sous la protection, pourrait-on dire, d’une étrange femme que tout le monde appelle « notre hôte ».

Le premier tome se focalise surtout sur Tasuku et son coming out forcé. On y découvre également deux autres habitués du salon de discussion également homosexuels. Cette rencontre permet à Tasuku de mieux appréhender sa propre homosexualité. D’autres habitués du salon de discussion apparaissaient, mais on ne s’attardait pas trop sur eux. Ce deuxième tome se focalise sur Shûji, un enfant de primaire qui se réfugie dans le salon de discussion afin de pouvoir se travestir. Sans trop savoir encore quelle est sa propre orientation sexuelle, Shûji ressent le besoin de s’habiller en fille et il ne peut le faire que dans ce lieu.

Après avoir abordé le thème de l’homosexualité, nous continuons dans ce deuxième tome à explorer les diverses sexualités et genres. J’ai trouvé ce deuxième tome touchant. Tasuku tente de se lier d’amitié avec Shûji. Il est maladroit et ses tentatives pour lui tendre une main amicale ne sont pas toujours une réussite, mais il essaye d’aider son camarade, et aussi de comprendre.

Il y a une scène qui m’a particulièrement marqué. Tasuku tente, afin d’aider son jeune ami, de lui coller une étiquette. Mais Shûji n’est qu’un enfant. Faut-il lui mettre une étiquette ? Va-t-il mieux se comprendre grâce à cela ? La réflexion sur les « étiquettes sexuelles » ne dure que deux pages, mais j’ai trouvé ça intéressant que ce soit abordé. On veut toujours tout étiqueter, mais ce n’est pas si simple. Chaqun est unique et si on peut en effet se reconnaitre dans telle ou telle orientation sexuelle, les étiquettes ont quelque chose que je trouve extrêmement restrictif.

Je me souviens avoir lu un article, sur MadmoiZelle il me semble, qui tentait de donner une définition de toutes les catégories sexuelle ou de genre. J’avais été impressionnée par le nombre de termes disponibles. Au début, je trouvais ça étrange d’avoir autant de mots. Est-ce que cela a vraiment une importance d’être aussi subtil ? J’avais envie de répondre « non » quand tout à coup au milieu de la liste je me suis trouvé. Un mot que je n’avais jamais entendu avant (et que j’ai oublié depuis), mais dont la définition correspondait à ce que je ressens. Et finalement, ça m’a fait plaisir de découvrir qu’il y avait un mot et donc d’autres gens comme moi. Autrement dit que je n’étais ni bizarre ni seule. En même temps j’ai oublié ce mot et je ne me définis jamais comme telle.

J’aurais aimé que la question des étiquettes soit plus longuement traitée, mais le sujet reviendra peut-être dans les tomes suivants.

Visuellement, ce deuxième tome offre moins de planches remarquables que le précédent, mais cela reste très agréable à regarder. J’aime le style  de Yuhki Kamatani. Il est très typé manga, c’est plutôt classique, mais il y a un petit quelque chose que j’aime beaucoup.

Bref un bon deuxième tome qui confirme mon envie de suivre la série.

Eclat(s) d’âme tome 2 sur le site d’Akata

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Nouveautés manga & BD #23 – Avril/Mai 2018

Voici les titres qui ont attiré mon attention parmi les sorties manga et bd ce printemps.

Ken’en de Fuetsudo et Hitoshi Ichimura, chez Doki Doki

résumé : Sommés par un esprit maléfique de sacrifier une jeune fille à la divinité du temple local, des villageois font appel à Hayate, un chasseur de démons. À leur grande surprise, ce dernier n’est autre qu’un superbe chien blanc, doté de grands pouvoirs. Grâce à son aide, ils ne tardent pas à découvrir que la créature à l’origine de leurs ennuis n’est autre que le kakuen Mashira, un être mi-homme mi-singe, ayant pour habitude d’enlever des humaines. Ce dernier, peu déstabilisé par sa rencontre avec le chien, décide de l’adopter… Ainsi commencent les relations tumultueuses, « comme chien et singe », de ces deux êtres surnaturels au gré des saisons du Japon légendaire ! (résumé : Manga Sanctuary)

pourquoi ? le monde de contes et légendes m’attire toujours, et la couverture laisse prévisager une lecture assez légère ce qui, ma fois, fait du bien aussi

Atomic [s]trip de Atsushi Kaneko, chez Pika.

résumé : Atsushi Kaneko, l’enfant terrible du monde du manga, revient avec un concentré de son talent artistique sous forme d’un recueil qui rassemble les récits courts de sa carrière de 1997 à 2015. Un ouvrage unique où la couleur, la bichromie et le noir et blanc se succèdent au fil des pages et témoignent de son style protéiforme ! (source : Manga News)

pourquoi ? Atsushi Kaneko, ça ne se refuse pas ! Même si je dois dire que son dernier titre m’a plutôt déçu. Le premier tome ne m’a pas du tout donné envie de lire la suite (je veux parler de Deathco). Ce qui me fait penser que je n’ai pas encore fait d’articles sur Wet Moon, la série qui me l’a fait découvrir.

Souvenir de la mer assoupie de Shinya Komatsu, publié par Imho.

résumé : Après les saynètes surréalistes de Tohu-Bohu, Shinya Komatsu revient avec un nouveau recueil de rêves éveillés, situés cette fois dans une petite ville ensoleillée où le temps semble figé à l’heure de la sieste. On y suit avec émerveillement le quotidien de la jeune Lisa, qui telle une Alice du bord de mer semble dotée d’un talent naturel pour faire de curieuses découvertes : un violon en verre d’écume, un pilote de parapluie volant, un phare en mal d’escapades… (source : Manga News)

pourquoi ? Comment resister à cette couverture ? Mais avec ce genre de manga c’est toujours un peu risqué soit j’adore, soit j’accroche pas du tout.

Whispering Les voix du silence de Yoko Fujitani, publié par Akata.

résumé : Kôji est aujourd’hui un lycéen ordinaire. Mais lorsqu’il était enfant, il avait une capacité unique : celle d’entendre les pensées de tout ce qui l’entoure. Les objets, les plantes, les animaux… Mais aussi et surtout celles de ses proches. Très vite, ce don s’est en réalité révélé être une malédiction ostracisante. Ses parents eux-mêmes commençaient à craindre leur enfant, qui pouvait sans le vouloir connaître leurs pensées les plus intimes. À l’adolescence, Kôji a perdu ce pouvoir, et il réussit désormais tant bien que mal à s’intégrer au lycée. Mais un jour, il croise la route d’un petit garçon qui, comme lui autrefois, possède ce « don ». D’abord réticent et indifférent, voire effrayé, il va finalement se prendre de sympathie pour lui et décider de l’aider. Au même moment, un changement s’opère en lui… (source : Manga News)

pourquoi ? le sujet me parle et je suis très curieuse de voir comment il est traité.

Devil inside de Makoto Ogawa et Satoshi Obe, publié par Komikku.

résumé : Jun est un brillant étudiant. Orphelin de bonne famille, il habite dans un somptueux manoir avec de nombreux domestiques dont Kanae qu’il aime tout particulièrement. Hanté par les démons de sa famille et surtout son grand frère Akira, il est également doué d’une faculté d’analyse exceptionnelle et il aide la police à coincer un tueur en série. Mais ce dernier parvient à s’échapper et un soir, il se rend au manoir pour se venger. Au même moment, Akira tente de violer Kanae pour provoquer son petit frère. À la fin de cette nuit d’horreur, tout a changé et un monstre s’est réveillé… mais lequel ? (source : Manga News)

pourquoi ? ça l’ai assez téléphoné mais ça m’intrigue

Manga - Manhwa - Mémoires d'un frêneMémoires d’un frêne de Kun-woong Park, publié par Rue de l’échiquier.

résumé : Au cours de l’été 1950, tout au début de la guerre de Corée, les autorités organisent la liquidation physique de dizaines de milliers de civils, opposants politiques déclarés ou simples sympathisants, par crainte de la contagion communiste. Ce massacre de masse, mis en œuvre par l’armée et la police coréennes, a fait entre 100 000 et 200 000 morts, y compris des femmes et des enfants. Par la suite, il a été délibérément occulté par l’histoire officielle de la Corée du Sud. Ce n’est qu’à partir des années 1990 que des charniers ont été retrouvés et que certains exécutants de la tuerie ont été amenés à témoigner. (sources : Manga News)

pourquoi ? J’avais beaucoup aimé Massacre au pont No Gun Ri du même auteur, enfin, aimer n’est pas vraiment le terme qui convient. Cette lecture m’avait beaucoup marqué. Avec ce nouvel épisode de l’histoire de Corée je pense que les même émotions seront au rendez-vous.

Saltiness de Minoru Furuya, publié par Akata.

résumé : Takehiko a 31 ans, et il croit qu’il est über-cool ! Il se fiche de tout, se croit inébranlable. Une pluie de crottes pourrait lui tomber dessus qu’il resterait là, debout, infaillible. Il profite de la vie, ainsi, en n’en branlant pas une. Pourtant un jour, son grand-père fatigué de son comportement nonchalant, lui donne un véritable électrochoc : tant qu’il ne s’émancipera pas, il sera un fardeau, pire, un parasite, pour sa petite sœur adorée. Profondément choqué, le jeune homme quitte le domicile avec pour objectif de « tuer le monstre ». Mais comment faire quand les seuls qui acceptent d’interagir avec vous sont les chiens et les chats errants ? De rencontres improbables en délires cyniques, Takehiko finira peut-être par trouver sa place dans ce monde… (sources : Manga Santuary)

pourquoi ? C’est surtout la couverture qui m’a frappé. Je ne connais pas cet auteur et il y a quelques chose dans cette couverture qui me donne envie de le découvrir.

Calpurnia de Daphné Collignon, d’après le roman de Jacqueline Kelly, publié par Rue de Sèvre.

résumé : Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums. Aidée de son grand-père, un naturaliste  elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Nous sommes dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes de ses découvertes, elle affirme sa personnalité entre six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine et les bonnes manières ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ? (sources : Rue de Sèvres)

pourquoi ? Je l’ai déjà lu et j’ai beaucoup aimé 🙂 du coup fallait bien que je vous la conseille dans les sorties avril/mai 😉

Sous un ciel nouveau de Kei Fujii et Cocoro Hirai, publié par Ki-oon.

résumé : Un couple de campagnards décide de tout faire pour garder à flot le café que leur défunt fils tenait avec tant d’amour à Tokyo. À l’âge de la retraite, loin de leurs racines et de leurs repères, c’est une nouvelle vie qui commence pour eux…
Naoto n’a plus que sa mère. Celle-ci sent bien que son fils envie les autres enfants, qui peuvent s’entraîner au base-ball avec leur père. Que faire pour adoucir la solitude de son garçon ?
Yayoi a enfin trouvé l’âme sœur ! L’homme qui l’a abordée à la bibliothèque, charmant, gentil et élégant, a tout du prince charmant. Pourtant, malgré la façade avenante de son fiancé, elle se doute qu’il y a anguille sous roche…
Ito et Abe sont amis d’enfance. Tous deux à la croisée des chemins pour leur carrière de sportifs, ils se remémorent le cours d’histoire le plus marquant de leur enfance, qui leur a appris une chose : la vie est courte, trop courte ! (sources : Manga Sanctuary)

pourquoi ? le genre tranche de vie me plait assez et cet album à l’air pas mal. A voir.

Manga - Manhwa - Cuisine ChinoiseCuisine chinoise de Zao Dao, publié par Mosquito.

résumé : La jeune prodige Zao Dao met en scène des moments de la vie quotidienne chinoise autour de l’institution qu’est la gastronomie en Chine. Avec humour et légèreté elle nous décrit ce rapport si particulier des Chinois à la nourriture.

pourquoi ? J’aime beaucoup Zao Dao et en plus cet album parle de cuisine, que demander de plus !!

J’ai aussi repéré un petit dvd qui me tente bien 🙂


à noter deux réédition à ne pas louper si vous ne les avez pas encore lu : Le Gourmet solitaire de Jirô Taniguchi, Blue de Kiriko Nananan et Mauvais genre de Chloé Cruchaudet.

  

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Éclat(s) d’âme

J’avais repéré ce titre avec les sorties de février. Dans un premier temps, c’est la couverture et le titre qui m’avait intrigué, puis le pitch m’a séduit. Je suis toujours intéressé par la question de l’identité sexuelle et l’acceptation de soi. Je l’avais cherché dans ma librairie bd, mais ils ne l’ont soit pas commandé, soit pas assez commandé parce que j’y suis passé plusieurs fois sans le voir. Je n’étais pas encore sûre de vouloir le commander (j’aime bien feuilleter un album avant de l’acheter), mais les nombreux éloges et photos qui ont circulé sur les réseaux sociaux ont fini par me convaincre. Et quand je l’ai vu dans la librairie BD que fréquente Yomu-chan à Bordeaux, je n’ai pas trop hésité. Mais le risque, quand un titre reçoit trop de critiques positives, c’est d’en être en fin déçu. Alors qu’en est-il avec ce premier tome d’Eclat(s) d’âme de Yuhki Kamatani, sorti chez Akata?

Tout d’abord un mot sur le dessin que j’ai beaucoup aimé. Il est délicat et offre quelques planches particulièrement belles. La mise en scène est claire, la lecture très agréable.

Qu’en est-il du contenu ? Franchement, j’ai beaucoup apprécié cette lecture. J’ai aimé le départ de l’histoire qui nous place du point de vue subjectif du héros, Tasuku, profondément troublé par la révélation de son homosexualité à l’école contre son gré et qui ne voit pas d’autre issue que le suicide. Une petite touche fantastique mène le héros vers ce lieu de rencontre où il peut trouver un refuge et ainsi échapper à ses pensées macabres. Cette pincée de mystère qui entoure la jeune femme qui interrompt son suicide, je ne l’ai pas trouvé désagréable, même si c’est peut-être un peu trop flou. Qui est cette femme au caractère vraiment étrange ? En serons-nous plus dans les prochains tomes ?

Si dans ce premier tome l’histoire se focalise surtout sur le Tasuku, on y côtoie aussi deux jeunes adultes, également homosexuels. S’ils ont plus de maturité et donc plus de recul sur la question de leur homosexualité que notre jeune héros, le sujet n’en reste pas moins difficile. On y aborde la question du coming out, est-il plus facile de vivre son homosexualité en secret ou en plein jour ? Des questions que les jeunes adultes n’ont pas encore tout à fait fini de se poser et qui font aussi réfléchir notre héros sur sa propre position. Le tout est raconté avec un ton assez léger, mais on ne fait pas l’impasse sur la profonde angoisse que nos héros peuvent ressentir. J’ai beaucoup aimé les deux jeunes adultes parce qu’ils sont très positifs. Plein d’énergie et de beaux projets (ils travaillent pour une association qui réhabilite de vieilles maisons détériorées et rien que ça, j’adore) et essayent d’aborder la vie de façon positive malgré leurs difficultés présentes et passées.

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Dans ce lieu de rendez-vous, on aperçoit d’autres personnages, mais sur eux on n’apprend pas grand-chose dans ce premier tome. Tout ce que l’on sait c’est que tous ceux qui se retrouvent là ont un jour eu envie d’en finir avec la vie.

À la fin du premier tome, j’avais envie de continuer l’aventure, de voir le héros mûrir et s’assumer, mais aussi de découvrir ces autres personnages secondaires.

Suis-je donc aussi enthousiaste que les avis que j’ai glanés sur les réseaux sociaux ? Non. J’ai trouvé ce manga très agréable, un beau dessin, un sujet intéressant, une lecture plaisante, des personnages attachants. Mais pas non plus de quoi en faire un plat. Pour moi c’est un bon manga, pas un chef d’oeuvre. À voir si la suite me fera changer d’avis.

⇒ à lire aussi les avis de Bobo et Meloku

sur le site d’Akata


 Challenge un max de BD en 2018

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Semaine shôjo 2018 – Le shôjo qui m’a le plus émue

Comme chaque année au mois d’avril, le club shôjo organise la semaine shôjo. Comme chaque année la semaine shôjo est accompagnée d’un événement interblog. Cette année, nous sommes invités à répondre à la question suivante : quel est le shôjo qui nous a le plus émus.

⇒ Sur Club Shôjo

Par shôjo il faut ici entendre manga pour femmes au sens large : shôjo, josei, shonen-ai et yaoi.

J’avoue que la question n’était pas évidente. À premier abord, je n’ai eu aucune réponse qui me soit venue à l’esprit. Je suis donc allée fouiller ma bibliothèque, j’ai passé en revue les shôjo et les josei que j’ai lus, il y en a qui m’ont particulièrement marqué, certaines m’ont fait verser une petite larme (voir plusieurs), mais lequel m’a le plus ému ? J’ai pensé à L’infirmerie après les cours, mais « ému » n’est pas le terme qui me convient le mieux pour parler de ce titre. Et puis, tout à coup, LE titre que je cherchais c’est présenté à moi comme une évidence : Tango, un yaoi d’Est Em.

Manga - Tango

Tango regroupe de nombreuses nouvelles, plus ou moins courtes. Si j’ai aimé la totalité du manga, il y aune nouvelle qui m’a tout particulièrement émue : Des cigales le long d’une route d’été.

Un vieil homme revient à Kyoto 42 ans après avoir quitté la ville pour le festival d’été où il avait l’habitude de jouer de la flûte avec son ami étant jeune. Il s’attend à le revoir, mais c’est un tout jeune Sakaki qu’il y rencontre, le petit-fils de son ami.

La musique et la ville font resurgir en lui les souvenirs de leur dernier défilé. Mais Keiji est revenu trop tard. Son ami, celui qu’il avait quitté, car il n’était pas possible de vivre les sentiments qui l’animaient à l’époque, n’est plus de ce monde. Rien que de le raconter l’histoire, j’en suis toute émue. Je la trouve tellement triste. Ce qui me touche tout particulièrement ce n’est pas tant le fait que les deux jeunes se soient séparés, mais le fait que Keiji revienne trop tard pour revoir son ami. Chacun semble avoir fait sa vie, une vie heureuse, mais dans une petite place au fond du cœur est resté le souvenir de ce chaud après-midi d’été. Le fait que l’un des deux meure avant d’avoir pu se revoir me rend tellement triste, c’est comme si cette histoire ne pouvait jamais trouver de conclusion.

En seulement quelques pages, Est Em a su m’émouvoir dans cette nouvelle, encore plus que dans les autres. Elle arrive à capter l’émotion d’un instant. Une lèvre posée sur la flûte, un regard qui porte au loin… et mon cœur chavire.

Au-delà de l’histoire, de cette histoire, j’aime beaucoup le dessin d’Est Em. Je le trouve très beau, sensuel et poétique. Je suis toujours touché par ses dessins, même sur une seule planche.

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Tango ~ est em
Lever de Rideau, dans Tango – Est Em
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