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La passe-miroir 1 – Les fiancées de l’hiver

On a déjà beaucoup , mais alors beaucoup, parlé de ce roman fantasy. Et comme à mon habitude, j’ai un train de retard, faut dire que je ne m’intéresse que peu aux nouveautés et j’ai un faible pour les éditions de poche, du coup quand je remarque un livre sur les blog, je le note dans un coin pour plus tard, quand l’effervescence retombe et que la collection de poche sort. Cette fois je n’ai pas eu le temps de carrément oublier, comme ça m’arrive souvent, car Yomu-chan nous a ramené des petites surprises du salon du livre de Bordeaux sur lequel elle a travaillé. Dans son cabas il y a avait le tome 1 de la Passe-miroir dédicacé. J’était tout joie ! J’ai laissé tomber toutes mes lectures en cours pour découvrir ce roman dont j’avais lu/entendu tant de louanges. J’avoue, non sans quelques appréhensions. Je me méfie toujours des phénomènes de mode. Et bien, mes craintes n’étaient pas fondée. Christelle Dabos mérite son succès.

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Ophélie, petite animiste très discrète travaillant comme liseuse dans le musée familial, mène une  vie simple et solitaire sur son arche familiale. Mais la famille lui réserve un autre destin. Elle a été fiancée avec un haut fonctionnaire du Pôle. Elle n’a malheureusement pas son mot à dire, les matriarches ont décidé pour elle. La voici partie pour un monde inconnu et hostile. La cour du Pôle se révélera bien pire que ses plus terribles craintes. Elle qui est si simple et franche va devoir survivre dans la cour où tout n’est qu’intrigue et faut-semblant. Mais sous ses grosses lunettes et son apparence quelconque Ophélie cache une grande détermination. Elle ne va pas se laisser piétiner si facilement.

Voici en quelques mots l’intrigue de départ de ce premier tome. Ce tome est une véritable réussite car en 500 et quelques pages, l’auteur arrive à créer un univers très riche, détaillé original et cohérent, sans oublier des personnages bien travaillé, aux personnalité varié et complèxes et une intrigue qui ne manque pas de rébondissement.

L’univers

Sans qu’on nous en dise trop, on comprends que la terre à explosé mais elle n’a pas été détruite pour autant. La vie continue sur les bribes de terre plus ou moins grandes qui flottent en suspension au tour du noyaux. Chaqu’un de ces morceaux de terre est appelé une arche. Chaque arche est habité par une où plusieurs familles sur la tutelle de l’esprit de famille. Considéré comme un Dieu par certain, comme un vénérable ancêtre par d’autres. Les esprit de familles sont bien intrigant. Dans ce premier tome on n’en apprends pas beaucoup sur eux. Quand au commun des mortels, nombreux sont les familles à posséder des pouvoirs. Notre héroïne appartient à la famille des animiste et a le pouvoir de « lire » les objets.

Le Pôle est une arche bien plus grande qu’Anima. Divers familles y règnent et nombreux sont leurs pouvoirs. Je ne vous en dit pas plus pour vous laisser le plaisir de découvrir ce qui attends Ophélie.

J’ai beaucoup aimé cet univers car il est original avec ces arches suspendues dans le vide, mais aussi parce qu’il est richement détaillé, avec une ambiance steampunk pas trop prononcée. Dirigeables et autres machines peuplent discrètement la background. L’ambiance change d’une arche à l’autre. Le décor n’y est pas le même, ni l’esprit. On ressent la différence des cultures. Biens que tout le monde partage la même langue, la façon de parler est différente, l’organisation sociale n’est pas la même, et même le quotidien y diffère.

Les personnages

J’ai aussi aimé les personnage de ce premier tomes. Ils sont nombreux et bien travaillé. Leurs personnalité sont plus complexes que ne le laisse croire le premier abord. En effet souvent la première rencontre avec un personnage nous fait croire à un cliché déjà vu (à commencer par l’héroïne avec ses grosses lunettes, sa maladresse et sa timidité) mais finalement sous cette première apparence se cachent des personnage aux personnalité riches et travaillé. Malgré certains aspect classiques, notamment dans les contrastes entre personnages, leur état d’esprit, leurs émotions se révèlent petit à petit en faisant d’eux des personnages plutôt intéressant. Ophélie se révèle être par exemple une femme de caractère alors que son apparence nous faisait croire à une créature faible et soumise, sans volonté. Il en va de même pour un peu près tout les personnages, dont on découvre diverses facettes au fur et à mesure qu’on avance dans le récit. Sans véritable surprises cependant. Et on reste sur un registre « personnage de fiction », j’entends par là qu’on a plus l’ambiance d’un dessin animé que de la vraie vie, mais moi j’aime ça.

Nous découvrons tout à travers le regard d’Ophélie, c’est donc à travers elle que nous découvrons aussi les autres personnages, on sait d’eux ce qu’Ophélie sait ou crois savoir, quand elle se trompe nous nous trompons avec elle. Cela rend le récit très vivant.

le style

Bon, alors, moi en littérature j’y connais rien. Je saurait bien incapable de critiquer un style littéraire. Mais j’avais quand même envie de dire quelques mots car dans les premiers chapitres j’ai eu un peur. Je trouvais le style un peu guindé. Je me demandais si l’auteur cherchait pas à trop en faire. J’avais peur qu’on ai des description à rallonge, etc. Finalement je me suis très vite habitué au style, qui donne parfois une ambiance un rétro qui colle parfaitement au décor et à l’univers présenté. Et à ma grande surprise les descriptions ne sont jamais trop longues, ni trop ennuyeuses (j’aime pas les récits descriptifs). Il y a un bon rythme et la lecture est vraiment très agréable. Passé le chapitre 2 j’étais conquise et mes premières impressions s’étaient envolée.

Finalement il n’y arien que je n’ai pas aimé dans ce premier tome. Il ne me tarde qu’une chose, lire le tome 2 !

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune par Dabos


pour aller plus loin

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Les rivières de Londres -Le dernier apprenti sorcier ~ by Yomu-chan

Je vais aujourd’hui vous parler d’un roman. Les rivières de Londres est le premier tome d’une série qui compte aujourd’hui 5 tomes : Le dernier apprenti sorcier. J’ai été totalement enchantée par l’univers développé dans ce livre et je tenais absolument à le partager avec vous !

Le dernier apprenti sorcier c ‘est Peter Grant, un jeune policier en tout début de carrière qui se retrouve, un soir, à devoir surveiller une scène de crime quand un étrange témoin lui confie avoir assisté au meurtre. Étrange pourquoi ? Car celui-ci prétend être un fantôme. Peter, pourtant pas du genre fantaisiste, choisi d’exploiter cette piste dans le but de prouver sa valeur de policier et espère ainsi dégoter un bon poste. C’est alors qu’en attendant son fantôme pour lui poser quelques questions il fait la rencontre d’un officier supérieur. Le lendemain celui-ci demande à ce que Peter intègre son escadron. Escadron un peu spécial, d’abord parce que l’Homme semble en être le seul membre, mais surtout parce qu’il ne s’occupe que des affaires reliées au surnaturel ! Commence alors pour Peter Grant une drôle d’aventure policière au cœur des légendes et des fantômes de Londres.

Le premier point fort de ce bouquin c’est qu’il sait allier avec brio deux univers pourtant très différents: le roman policier et le roman fantasy. En effet l’auteur, Ben Aaronovitch, créer une ambiance du tonnerre, mêlant magie, légende, enquête pointilleuse, dialectique, humour et sentimentalisme.  Si à certain moment on pourrait avoir peur que le côté apprenti magicien prenne le dessus sur le contexte policier, cela est vite rééquilibré pour que l’histoire suive son fil dans une cohérence appréciable tout en s’autorisant quelques écarts savoureux qui nous plongent dans un monde plus ou moins parallèle.

L’autre réussite de Ben Aaronovitch c’est d’avoir su créer des personnages attachant et intéressant. D’abord avec le personnage principal, Peter Grant, qui est aussi le narrateur; un jeune homme métisse à la langue bien pendue, qui nous fait rire par son sarcasme, mais qui nous fait réfléchir avec des observations sur la vie plutôt pertinentes. L’auteur arrive à bien nous transmettre son état d’esprit. Peter devient très vite un homme attachant, auquel on peut facilement s’identifier, qui nous transporte à travers ses états d’âme sans jamais trop en faire.  Vivant mais suffisamment bien maîtriser pour en faire un narrateur idéal qui nous guide à travers cette histoire un peu dingue.  Après il y a l’inspecteur Nightingale, le supérieur de Peter. Un homme très mystérieux mais aussi très attachant. Leur échanges sont toujours drôles et intelligents. Sans oublier Lesley, l’inévitable personnage féminin, qui apporte elle aussi une super touche d’humour et de tendresse au livre. Intelligente, drôle et spontanée , elle ne manque jamais de rabattre son caquet à Peter  tout en laissant planer quelques odeurs d’un romantisme bien ficelé. Et bien-sûr tout les acteurs de cette vie surnaturelle qu’abrite Londres, les fantômes au cœur de l’intrigue, les divinités de la Tamise hautes en couleurs, ou encore l’étrange Molly femme à tout faire de Nightingale.

De plus Les rivières de Londres offre un scénario solide. On suit bien-sûr l’enquête principale, celle qui est à l’origine du récit. Puis très vite vient s’y greffer l’histoire d’une branche secrète de la police menée par le mystérieux Nightingale, puis l’apprentissage de la magie, suivie de la découverte de l’univers surnaturel. Et quand celui-ci fait son apparition Peter se retrouve mêlé à d’autres conflits. Mais finalement tout s’emboîte, s’adapte,  se découvre, pour ne former qu’un seul et même livre, riche et qui nous embarque sans soucis.

J’ai eu un petit coup de cœur pour ce premier tome du dernier apprenti sorcier, et je me réjouis à l’idée d’en lire la suite !

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