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Les nouvelles aventures de Yaya et Tuduo – tome 1

Connaissez-vous Yaya et Tuduo ? C’est les personnages principaux de la Ballade de Yaya, bd franco-chinoise écrite par Patrick Marty et dessinée par Golo Zhao, publié par les éditions Fei. Dans cette BD les deux enfants doivent faire face à la guerre qui éclate à Shanghai dans les années 30.

Couverture Les nouvelles aventures de Yaya et Tuduo, tome 1 : Le fantôme de l'orphelinatIci, on retrouve les deux enfants qui ont grandi. Nous sommes toujours à Shanghai, en 1938. Les enfants sont dans l’ancienne maison de Yaya, dans la concession française. La maison a été transformée en orphelinat et Tuduo y vit avec son petit frère et d’autres enfants.

Mais la tranquillité retrouvée ne va pas durer. Tuduo se retrouve accusé à tort de vol et est renvoyé de l’orphelinat. De nouvelles difficultés vont mettre l’amitié des deux enfants à rude épreuve.

Le duo de la Balade de Yaya, Patrick Marty et Golo Zhao, se retrouve pour cette nouvelle série, non pas pour une bd, mais pour un roman destiné aux jeunes lecteurs. Le livre est court et richement illustré. Le style des illustrations de Golo Zaho a un peu évolué depuis le premier tome de la balade de Yaya, il est plus épuré, mais garde toute sa tendresse. (Même si je vous avoue avoir une préférence pour le côté brouillon des premiers tomes de Yaya)

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Les chapitres, agrémentés de belles illustrations couleur, sont assez courts. La police est grande, facilitant ainsi la lecture des jeunes lecteurs. J’ai trouvé la typographie particulièrement agréable, les lettres sont bien espacées et je pense que le roman, ainsi mis en page, peut convenir aux jeunes dyslexiques. À tester.

Quant au style, il est fluide et vivant, il y a beaucoup de dialogues. J’ai trouvé ce petit roman agréable à lire. J’ai aimé la manière dont l’auteur introduit des mots moins habituels tout  en expliquant dans le contexte sans en avoir l’air. C’est très naturel et ça marche  bien.

-C’est ça, godille mon garçon ! Ton geste est bon, continue, hihihi !

-Godille ? C’est quoi, grand-père ? demande Tutuo sans cesser ses mouvements.

-C’est ce que tu fais mon garçon. Tu godilles. Tu nous fais avances avec la barre, et ça s’appelle  godiller. Ton geste ressemble à celui que fait le corps du poisson pour avances dans l’eau. Il s’appuie sur l’eau pour se déplacer, tu vois ?

On y découvre aussi quelques mots relatifs à la culture chinoise, qui eux sont expliqués par une petite note en bas de page.

L’histoire propose de nombreux rebondissements. La fin donne envie de lire la suite. Il m’a d’ailleurs donné envie de le replonger dans la Balade de Yaya.

sur le site des éditions Fei

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Calpurnia : Apprentie vétérinaire – tome 2

J’avais beaucoup aimé le premier tome de l’adaptation en bande dessinée de Calpurnia. C’est donc avec curiosité que j’ai découvert le tome 2 de la série Calpurnia apprentie vétérinaire de Jacqueline Kelly. Une série de court roman jeunesse illustré par Daphné Collignon à qui l’on doit également l’adaptation en BD.

Cette série reprend les personnages du roman Calpurnia et se focalise, comme l’indique le titre sur l’intérêt que la jeune fille porte aux animaux et au métier de vétérinaire.

Je n’ai pas lu le tome 1 (Attention, mouffette!) mais ce n’est pas nécessaire pour la compréhension de l’intrigue. Comme dans la bande dessinée, nous sommes dans le « tranche de vie » et il n’y a pas de véritable aventure. Ce sont des petites aventures, des événements marquants dans le quotidien de la jeune fille. Dans ce tome Calpurnia va tenter de sauver un papillon qui s’est cassé une aile puis elle va devoir aider une brebis à mettre bas.

Petit format, beaucoup d’illustrations, grande typographie, ce livre s’adapte très bien aux plus jeunes lecteurs. Du haut de mon grand âge, je l’ai trouvé très agréable à lire, le style est fluide, les personnages sont touchants. Une lecture plaisir pour les enfants amoureux de la nature.

sur le site de l’école des loisir

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Couverture Calpurnia : Apprentie vétérinaire, tome 2 : A saute-mouton

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2 aventures à travers les Etats Unis [roman jeunesse]

Aujourd’hui, je vous amène en voyage. Nous partons aux États-Unis avec non une, mais deux traversées extraordinaires du pays. D’Est en Ouest, du Sud au Nord. De la fin XIX au début XX, ces deux romans jeunesse nous font voyager.

Le Célèbre Catalogue Walker & Dawn – Davide Morosinotto

Du bayou de la Louisiane aux immeubles de Chicago, dans ce roman nous suivons les incroyables aventures d’une bande de 4 enfants.

Tout commence dans le Sud, dans une petite ville dans le bayou en Louisiane. Nous sommes au début des années 1900 et là-bas on parle encore le français. 4 enfants aussi différents qu’inséparables profitent du bayou pour jouer et échapper à la vigilance de leurs parents. Il y a P’tit Trois, le troisième d’une famille de garçons élevés par une mère seule qui rêve d’aventure. Eddie, le fils du docteur, le plus grand, mais aussi le plus anxieux qui s’en remet volontiers à l’autorité de son camarade.  Puis il y a Joju, la belle Julie et son petit frère Min. Elle est blanche, il est noir. Leur mère vit dans une extrême pauvreté et Julie ne rêve que de partir et laisser derrière elle cette vie dure et d’amener son petit frère loin d’ici. Min est le petit dernier, plus jeune que les autres, il suit sa sœur partout. Il est étrange, différent. Il ne parle jamais, ce n’est pas parce qu’il ne sait pas parler, mais il n’éprouve pas le besoin de parler. Ce qu’il aime, c’est compter. Et rester près de sa sœur qui est toujours là pour le protéger et prendre soin de lui.

Un jour, alors qu’ils pêchent dans les marais, les enfants tombent sur trois pièces. Plus d’argent qu’ils n’auraient pu en rêver. Après de longues négociations, ils décident enfin de commander un objet dans le célèbre catalogue Walker & Dawn. Et c’est là que leur vie va prendre une toute nouvelle direction. En recevant le mauvais colis, ils décident de partir au siège du célèbre catalogue pour empocher une petite somme d’argent. En partant sur leur pirogue, ils sont loin de se douter ce que leur réservera cette longue traversée des États-Unis. Partis un peu comme ça sur un coup de tête, plus effrayé par ce qui les attend à la maison que par l’aventure. Ils découvriront les grandes villes, les bateaux à vapeur, tomberont sur des voyous, seront aidés par des vagabonds, des journalistes, croiseront des gens bien, des gens peu recommandables, de vils tortionnaires, mais jamais ils ne baisseront les bras. Ils se feront avoir, ils se feront aider. Leur amitié deviendra de plus en plus forte.

Voilà un roman comme je les aime ! De l’aventure, du voyage, des personnages savoureux et attachants, un texte simple, mais pas simpliste, de la vie, beaucoup de vie. Davide Morosinotto s’amuse à faire vivre ses personnages, ce n’est pas un roman prise de tête, il n’a rien à nous apprendre, on est là pour s’évader, pour prendre du plaisir à lire, à rêver et c’est réussi. Franchement réussi. C’est très agréable à lire, les pages s’enchaînent sans qu’on s’en aperçoive, on est pris dans l’histoire, on veut savoir ce qui va se passer, comment nos héros se sortiront de telle ou telle situation…

Ce que j’ai beaucoup aimé, outre le côté aventure très ludique du livre, c’est sa mise en page, il y a beaucoup d’illustrations dans style gravure d’époque rappelant les vieux romans d’aventure, mais aussi des fausses coupures de presse , des pages du fameux catalogue qui donne un aspect vraisemblable et réaliste à l’histoire. On plonge dans ce livre comme dans un film et on voit les images défiler devant nos yeux. Le style est aussi très vivant, rythmé, agréable et pas prise de tête. Avec une particularité qui m’a beaucoup plus. Le livre est divisé en plusieurs parties, différentes étapes du voyage, et chaque étape est racontée à la première personne par l’un des héros qui nous donne sa vision subjective de ce qu’il observe, de la façon dont lui vit cette aventure. J’ai trouvé ce jeu de narration très sympa, il contribue à rendre les personnages encore plus attachants, car on les découvre tour à tour à travers leur propre regard, mais aussi celui de leurs camarades.

C’est vraiment une très belle lecture, un coup de cœur

On est dans la lecture ludique et ça fait du bien. On s’amuse, c’est bien fait, c’est bien écrit, c’est superbement mis en page. Une belle aventure. Pour un premier roman, c’est très prometteur.

⇒ à lire aussi l’ avis de Mo’

sur le site l’école des loisirs

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Couverture La longue marche des dindesAvec La longue marche des dindes de Kathleen Kaar, on est vraiment dans l’Amérique, non seulement dans le décor, le sujet et l’écriture ont quelque chose de typiquement américain. Je ne serais pas trop expliquer pourquoi, mais c’est vraiment ce que j’ai ressenti dans cette lecture. Simon est un jeune homme de 15 ans un peu lent. Il est gentil et honnête, mais l’école ce n’est pas son fort. Sa maîtresse finit par lui donner son diplôme, non pas parce qu’il le mérite, mais parce qu’à 15 ans on ne peut plus rester à l’école primaire.

Lent peut-être, mais courageux, volontaire et imaginatif. Simon décide de prendre son envol et de créer son entreprise : acheter mille dindes et les amener à Denver où elles se vendront bien plus cher que dans son Missouri natal. Pour cela, il embauchera un muletier alcoolique, puis chemin faisant il trouvera de nouveaux associés.

Le cœur bon triomphe toujours de la méchanceté et malgré sa « cervelle de paon », Simon saura mener à bien son entreprise et se faire des amis, des vrais.

C’est sans doute en cela que j’ai trouvé ce roman profondément américain. Cet éloge de la bonté plus que de l’intelligence est une thématique que j’ai souvent retrouvée dans les romans et les films américains. Chez nous, dans le vieux continent, on accorde peut-être plus d’importance à l’intelligence qu’à la bonté. C’est d’ailleurs assez frappant en lisant ces deux romans d’aventures au contexte similaire (Les États-Unis de la fin XIX début XX) l’un après l’autre. Dans le premier roman que j’ai présenté, écrit par un Italien, les héros sont espiègles et pas toujours très honnêtes et c’est aussi grâce à leur malice qu’ils s’en sortent. Alors qu’avec La Longue marche des dindes, écrit par une Américaine, c’est la gentillesse et la bonté du héros, on ne peut plus honnête, qui lui permettent de triompher. Deux aventures, deux épopées à travers l’Amérique, mais pas vraiment la même morale.

Si j’ai plutôt un penchant pour l’espièglerie des 4 enfants du Célèbre Catalogue Walker & Dawn, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire La longue marche des dindes. Un roman plus classique, mais bien écrit. C’est vivant, c’est rythmé, les personnages sont attachants. Et si le roman manque d’originalité dans sa substance ou dans sa morale, il n’en reste pas moins plaisant. Quand à l’aventure que vivent les personnages, elle, elle n’est pas ordinaire !

sur le site de l’école des loisirs

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Le mot de la fin : deux bons romans pour s’évader sans prise de tête.

Dépaysement garanti.


chut les enfants lisent

 

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Mon père est parti à la guerre

C’est un petit roman jeunesse qui raconte la vie de Alfi, un enfant londonien, pendant la première guerre mondiale. Tout le monde pense que la guerre sera finie avant Noël. Alfi vient d’avoir 5 ans.

Les Noëls passent et la guerre ne fini toujours pas. Alfi a 9 ans, sa mère cumule les boulots pour arriver à s’en sortir. Lui-même décide de sécher l’école pour travailler comme cireur de chaussres à la gare pour aider sa mère.

Les nouvelles de son père se font de plus en plus rares jusqu’à ce qu’il n’en donne plus du tout. Alfi veut savoir, mais sa mère s’obstine à lui dire qu’il est en mission secrète. Alfi sent qu’elle ment et est bien décidé à découvrir la vérité, aussi terrible soit-elle.

Le roman n’est pas très long (246 pages) pourtant il m’aura fallu plus de 3 semaines pour en venir à bout. En vérité je me suis ennuyée. Je l’ai trouvé très intéressant parce qu’il montre très bien ce qu’était le quotidien des civiles pendant la guerre et plus largement au début du XX siècle, mais justement il y a beaucoup de descriptions, des détails qui peuvent étonner un enfants mais qui moi ne m’apportent pas grand chose. Je pense par exemple à une scène assez longue ou on suit Alfi au toilette. Cela peut être amusant pour un enfant de découvrir que les toilette à l’époque étaient dehors, mais moi je me serait bien passé de la scène.

En dehors de cet aspect un peu trop descriptif à mon goût (et aussi assez répétitif) j’ai trouvé les personnages attachant et réalistes. Il y a de nombreux personnages secondaires qui rendent le récit vivant.

J’ai souris, j’ai eu les larmes aux yeux et j’i même grimacé mais j’avais hâte d’en venir à bout. C’est un livre que je conseillerais plus comme support de cours que comme lecture plaisir. Un livre qui pourrait être très intéressant pour ceux qui font l’école à la maison.

Une lecture que je partage avec Blandine  dans le cadre du challenge Première Guerre mondiale.

lire la chronique de Blandine

sur le site de l’éditeur

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challenge WWIchallenge petit BAC 2018

voisins voisines 2018
Irlande

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On se revoit quand ?

Nous avons lu On se revoit quand ? à deux, comme lecture du soir, chacune un chapitre. Ce roman, parfaitement adapté aux jeunes lecteurs autant par sa forme (illustrations, typographie) que par son contenu (texte facile à lire et à comprendre, personnages principaux allant à l’école primaire…) se prête bien à cet exercice. Mimiko pouvait lise ses chapitres avec autant d’aisance que moi les miens.

Sorti récemment aux éditions l’école des loisir, le roman est écrit par Rose Lagercrantz et illustré par Eva Eriksson, traduit du suédois par Nils C. Ahl.

Dunne, le personnage principal, part en visite dans un parc avec sa classe. Des camarades pas très sympa se moquent d’ele et elle décide de s’éloigner du groupe. C’est là qu’elle tombe sur Ella-Frida qui est aussi en visite avec sa classe. Les deux filles sont folle de joie. Faut dire qu’Ella Frida, la meilleure amie de Dunne, a récemment déménagé loin et que les deux enfants ne se voient plus. Mais leur amitié est intacte. Elles profitent de cette occasion unique pour jouer ensemble, loin de leur classes respectives, au grand dam des maîtresses.

Le moment de se séparer arrive. Dunne est malheureuse. Son amie lui manque terriblement mais son père ne comprends pas. Pire, il se fâche. Ella-Frida, Ella-Frida… sa fille n’a que ce mot à la bouche et ça l’exaspère.

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J’avoue ne pas vraiment m’être attachée aux personnages et avoir lu cette histoire assez distraitement. Ce sont vraiment des préoccupations enfantine qui sont au cœur de cette histoire et je ne me suis pas sentie concernée. En revanche l’histoire a beaucoup plus à Mimiko qui se sentais très proche des héroïnes. Je pouvais sentir à sa façon de lire son implication affective. Ce sont des enfants comme elle, avec les même préoccupations qu’elle, ça lui parle. Et même si le livre s’adresse à des enfants un poil plus jeunes qu’elle, Mimiko a pris plaisir à lire ce roman.

Une jolie lecture, facile pour le soir. Agréable à lire à haute voix. Pour ceux qui ne me connaîtraient pas encore, j’ai des difficultés à lire à voix haute alors je suis ravie quand je rencontre une livre que je peux raconter facilement. Je parle souvent de cet aspect sur les livres que je lis avec Mimiko. Cela n’a rien à voir avec longueur du texte mais avec sa musicalité. En tant que dyslexique, j’ai été confronté à des albums aux textes très court qu’il m’était presque impossible de prononcer à voix haute. Ici la lecture était agréable. Le texte est simple et les phrases sont assez courtes, il est à la portée d’un enfant pour une lecture en autonomie, mais aussi facile à déclamer à haute voix.

Bref, un livre que j’ai trouvé mignon mais que j’ai vraiment lu avec détachement mais qui a plu à Mimiko parce que proche de son univers : l’école, les difficultés avec les camarades de classe, les parents qui ne comprennent pas ce qui tracasse vraiment l’enfant…

Il existe d’autre roman avec Dune et Frida-Ella. Je les proposerais peut-être à Mimiko pour les lire seule (je préfère me garder les romans plus difficiles, nécessitant mon aide pour la compréhension).

sur le site de l’école des loisir

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chut les enfants lisent

Suède
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Vipère au poing

Aimer, c’est s’abdiquer. Haïr, c’est s’affirmer. Je suis, je vis, j’attaque, je détruit. Je pense, donc je contredis.

Je me souviens maintenant pourquoi j’avais tant aimé ce livre quand j’avais 15 ans. L’état d’esprit de Jean était alors le mien. Et si mon dictateur n’avais ni la cruauté ni la constance du sien, j’étais une révoltée. Et la résistance, qui depuis longtemps n’était plus passive, était mon mode de vie. En Jean Rezeau je reconnaissait un maître à penser. Dans ce livre je trouvais des beaux mots pour dire ces sentiments.

La haine, beaucoup plus que l’amour ça occupe.

Et j’étais très occupée à haïr le monde.

Couverture Vipère au poing

Jean, dit Brasse-bouillon, est né dans la campagne craonnaise, dans une vieille famille de la haute bourgeoisie, qui de haut n’a plus que l’estime d’elle-même. Un père effacé, Jacques, une mère cruelle et tyrannique, surnommé par fils Folcoche, deux frère, un aîné, Chiffe, et un cadet, Cropette, des percepteurs qui ne cessent de se suivre et la cuisinière muette, Fine, forment le tableau de son enfance. Plus prompte à la révolte que ses frères, il en devient le chef de bande, celui qui n’a pas peur d’affronter la rage maternelle. C’est dans la vielle propriété familiale, à l’ombre de la gloire passé et étouffé par une fois chrétienne qui n’a gardé que le pire que Jean grandi brandissant l’étendard de la révolte et de la haine. Car sa mère le haie (qui ne haie-t-elle pas ?) et Jean le lui rend bien.

J’avais aimé Vipère au poing parce que j’étais Jean (en plus modeste). Je l’ai aimé à nouveau parce Hervé Bazin a les bons mots et l’art de raconter cette révolte, qu’il rend si vivante, si remarquable. Alors même qu’il ne se passe pas grand chose dans cette campagne, ses mots savent me tenir en haleine.

Si les sentiments qui habitent Jean à la fin du roman ne sont plus les miens, j’ai relu ce livre avec la même excitation étrange que lors de notre première rencontre. Vipère au poing a ravivé en moi le souvenir d’anciennes résistances, et c’est avec amusement et détachement que j’ai vu se superposer mes souvenirs et ceux de Jean, avec tout ce que ces deux histoires ont de différente et d’étrangement semblable. J’y ai reconnu le sentiment de révolte, mais aussi ce mélange de haute estime de soi-même, d’autocritique et de cynisme dont Jean fait preuve vis-à-vis de sa famille.

Le regard impitoyable et lucide que Jean jette sur sa famille et sur la vielle bourgeoisie qu’elle représente m’a beaucoup amusé, surtout qu’il avoue en avoir hérité des traits, et pas forcement les meilleurs.

Un coup de cœur à 15 ans. Un coup de cœur aujourd’hui. Un vrai classique qui, malgré le temps qui passe, garde toute son mordant.


challenge petit bac 

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Les mondes d’Animalia – tome 1

Un petit roman fantasy facile à lire avec de nombreux personnages et de l’action pour les jeunes lecteur en quête d’autonomie, ça vous dit ?

Les mondes d'AnimaliaLes mondes d'Animalia - T1 - Les licornes et la menace du griffon

Nous suivons 4 jeunes licornes qui rentrent chez elles après avoir terminé l’école de magie. Elles décident de faire un détour pour visiter une magnifique forêt. Là-bas elles devront affronter un terrible danger pour venir en aide aux habitants de la forêt.

Une histoire assez simple et classique, avec la bande d’amis aux pouvoirs magiques, les rencontres, les aventures et le danger… sauf que les ado sont des licornes et leurs amis des animaux sauvages.

Le style est facile avec beaucoup de dialogue, ça se lit vite et facilement. J’aime bien ce genre de roman pour les enfants parce qu’il peuvent les lire seul et rapidement, ce qui les rends fières d’eaux et leur donne envie de  lire plus. Ce roman est sympathique, peut-être un peu trop simple, mais il va donner le goût à la lecture et les histoires plus complexes suivront. Et puis il y a de la féerie, de l’amitié, de la solidarité… on ferait presque une overdose d’arc-en-ciel ! XD

Moi, justement j’en ai fait une, mais j’ai passé l’âge ^^ Ce que je lui reproche c’est la façon dont le méchant est traité. Finalement son défaut est d’être carnivore. Ok, on en fait des tonnes sur sa cruauté mais bon, au final il a faim, il chasse, rien de plus naturel pour un carnivore. Oh ! Il y a bien de « gentils » carnivores mais, bizarrement, on ne fait jamais allusion à la façon dont ils se nourrissent. A un seul moment il proposent de manger le méchant et on leur rétorque que la violence ne résout pas les problème. Jolie morale, mais… s’il mangent pas le méchant faudra bien qu’il mangent quand même un peu de viande fraîche à un moment donné.

C’est une façon de traiter les choses qu’on retrouve très souvent dans le livres pour enfants et qui a le don de m’énerver. Ce n’est pas parce qu’on écrit pour des enfants qu’il faut aborder les chose de façon si naïve, je dirais même niaise. Un carnivore est un carnivore et il n’y a là aucune notion de mal ou de bien.

Malgré tout je conseille quand même ce livre pour les 8/10 ans, parce qu’il est ludique et facile à lire.

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La passe-miroir 1 – Les fiancées de l’hiver

On a déjà beaucoup , mais alors beaucoup, parlé de ce roman fantasy. Et comme à mon habitude, j’ai un train de retard, faut dire que je ne m’intéresse que peu aux nouveautés et j’ai un faible pour les éditions de poche, du coup quand je remarque un livre sur les blog, je le note dans un coin pour plus tard, quand l’effervescence retombe et que la collection de poche sort. Cette fois je n’ai pas eu le temps de carrément oublier, comme ça m’arrive souvent, car Yomu-chan nous a ramené des petites surprises du salon du livre de Bordeaux sur lequel elle a travaillé. Dans son cabas il y a avait le tome 1 de la Passe-miroir dédicacé. J’était tout joie ! J’ai laissé tomber toutes mes lectures en cours pour découvrir ce roman dont j’avais lu/entendu tant de louanges. J’avoue, non sans quelques appréhensions. Je me méfie toujours des phénomènes de mode. Et bien, mes craintes n’étaient pas fondée. Christelle Dabos mérite son succès.

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Ophélie, petite animiste très discrète travaillant comme liseuse dans le musée familial, mène une  vie simple et solitaire sur son arche familiale. Mais la famille lui réserve un autre destin. Elle a été fiancée avec un haut fonctionnaire du Pôle. Elle n’a malheureusement pas son mot à dire, les matriarches ont décidé pour elle. La voici partie pour un monde inconnu et hostile. La cour du Pôle se révélera bien pire que ses plus terribles craintes. Elle qui est si simple et franche va devoir survivre dans la cour où tout n’est qu’intrigue et faut-semblant. Mais sous ses grosses lunettes et son apparence quelconque Ophélie cache une grande détermination. Elle ne va pas se laisser piétiner si facilement.

Voici en quelques mots l’intrigue de départ de ce premier tome. Ce tome est une véritable réussite car en 500 et quelques pages, l’auteur arrive à créer un univers très riche, détaillé original et cohérent, sans oublier des personnages bien travaillé, aux personnalité varié et complèxes et une intrigue qui ne manque pas de rébondissement.

L’univers

Sans qu’on nous en dise trop, on comprends que la terre à explosé mais elle n’a pas été détruite pour autant. La vie continue sur les bribes de terre plus ou moins grandes qui flottent en suspension au tour du noyaux. Chaqu’un de ces morceaux de terre est appelé une arche. Chaque arche est habité par une où plusieurs familles sur la tutelle de l’esprit de famille. Considéré comme un Dieu par certain, comme un vénérable ancêtre par d’autres. Les esprit de familles sont bien intrigant. Dans ce premier tome on n’en apprends pas beaucoup sur eux. Quand au commun des mortels, nombreux sont les familles à posséder des pouvoirs. Notre héroïne appartient à la famille des animiste et a le pouvoir de « lire » les objets.

Le Pôle est une arche bien plus grande qu’Anima. Divers familles y règnent et nombreux sont leurs pouvoirs. Je ne vous en dit pas plus pour vous laisser le plaisir de découvrir ce qui attends Ophélie.

J’ai beaucoup aimé cet univers car il est original avec ces arches suspendues dans le vide, mais aussi parce qu’il est richement détaillé, avec une ambiance steampunk pas trop prononcée. Dirigeables et autres machines peuplent discrètement la background. L’ambiance change d’une arche à l’autre. Le décor n’y est pas le même, ni l’esprit. On ressent la différence des cultures. Biens que tout le monde partage la même langue, la façon de parler est différente, l’organisation sociale n’est pas la même, et même le quotidien y diffère.

Les personnages

J’ai aussi aimé les personnage de ce premier tomes. Ils sont nombreux et bien travaillé. Leurs personnalité sont plus complexes que ne le laisse croire le premier abord. En effet souvent la première rencontre avec un personnage nous fait croire à un cliché déjà vu (à commencer par l’héroïne avec ses grosses lunettes, sa maladresse et sa timidité) mais finalement sous cette première apparence se cachent des personnage aux personnalité riches et travaillé. Malgré certains aspect classiques, notamment dans les contrastes entre personnages, leur état d’esprit, leurs émotions se révèlent petit à petit en faisant d’eux des personnages plutôt intéressant. Ophélie se révèle être par exemple une femme de caractère alors que son apparence nous faisait croire à une créature faible et soumise, sans volonté. Il en va de même pour un peu près tout les personnages, dont on découvre diverses facettes au fur et à mesure qu’on avance dans le récit. Sans véritable surprises cependant. Et on reste sur un registre « personnage de fiction », j’entends par là qu’on a plus l’ambiance d’un dessin animé que de la vraie vie, mais moi j’aime ça.

Nous découvrons tout à travers le regard d’Ophélie, c’est donc à travers elle que nous découvrons aussi les autres personnages, on sait d’eux ce qu’Ophélie sait ou crois savoir, quand elle se trompe nous nous trompons avec elle. Cela rend le récit très vivant.

le style

Bon, alors, moi en littérature j’y connais rien. Je saurait bien incapable de critiquer un style littéraire. Mais j’avais quand même envie de dire quelques mots car dans les premiers chapitres j’ai eu un peur. Je trouvais le style un peu guindé. Je me demandais si l’auteur cherchait pas à trop en faire. J’avais peur qu’on ai des description à rallonge, etc. Finalement je me suis très vite habitué au style, qui donne parfois une ambiance un rétro qui colle parfaitement au décor et à l’univers présenté. Et à ma grande surprise les descriptions ne sont jamais trop longues, ni trop ennuyeuses (j’aime pas les récits descriptifs). Il y a un bon rythme et la lecture est vraiment très agréable. Passé le chapitre 2 j’étais conquise et mes premières impressions s’étaient envolée.

Finalement il n’y arien que je n’ai pas aimé dans ce premier tome. Il ne me tarde qu’une chose, lire le tome 2 !

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune par Dabos


pour aller plus loin

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13 reasons why

Couverture Treize raisons / 13 reasons why

En rentrant du lycée Clay trouve devant ça porte un colis qui lui est adressé, sans aucune indications quant à l’expéditeur. A l’intérieur il trouve sept k7 audio. Qui peut bien envoyer des k7 ? Qui en utilise encore ? Curieux, Clay se rend dans le garage où le vieux poste de son père permet encore de lire des k7. Mais là, horreur ! C’est la voix d’Hannah qui s’adresse à lui. Hannah s’est suicidé quelques semaines plus tôt, et ces sept k7 sont sa lettre d’adieux. Elles les adresse à ceux qu’elle croit responsable, d’une façon où d’une autre de sa chute. A chaque face un nouvel accusé. Elle y raconte les incidents qui ont, les uns après les autres, détérioré son état d’esprit et son estime d’elle même au point d’en arriver à cette décision fatale.

Ce court roman nous donne deux points de vue, celui de Clay, qui découvre avec stupeur les petites boules de neige qu’Hannah raconte et qui les unes s’additionnant aux autre ont provoqué une avalanche. Une avalanche de sentiment submerge le garçon qui n’avait rien vu, rien compris de tout cela, ou qui n’avais pas voulu voir, comme c’est souvent le cas. La deuxième voix est celle d’Hannah elle-même qui se raconte, qui tente d’expliquer pourquoi et comment elle en est arrivé là et qui, surtout, cherche à faire peser sur chacun de ses camarades une part de responsabilité. Elle veut qu’il prennent conscience de la gravité de leurs actes. Elle veut qu’il comprenne que tout ce que l’on fait porte à conséquences. Une stupide blague potache peut dégénérer et peser bien lourd dans l’équilibre fragile d’une adolescente en détresse.

C’est en cela que j’ai trouvé ce roman intéressant. Si les anecdotes raconté par Hannah peuvent paraître parfois très superficielle et qu’elle ne suffisent pas en elle-même à conduire au suicide, cela permet au lecteur de se questionner sur son propre comportement. Ce n’est pas parce que je ne pense pas à mal que je ne fait pas de mal. Ce que je prends pour une blague, peut blesser l’autre de façon parfois très violente. Bien sûr, le suicide est une décision définitive qui relève plus de la fragilité personnelle que d’une attitude, même déplacée et violente des camarades, mais quand on se retrouve en grande fragilité, un mots de travers et tout bascule.

Si Hannah cherche à faire peser la culpabilité sur ses camarades c’est sans doute pour s’amputer une part de sa propre responsabilité et rendre sa décision plus acceptable pour elle-même. Elle cherche à se justifier. Et peut-être, sans doute même, à se venger et faisant culpabiliser ceux qui l’ont blessé. C’est une démarche qui se comprend. Cela ne veut pas dire qu’ayant écouté tout le discours d’Hannah, nous lecteurs arrivions à la même inéluctable décision. La plupart des adolescent ayant subi une situation similaire prendront une tout autre décision, et rare sont ceux qui en arrivent là. Mais je trouve ça bien de faire prendre conscience au jeune lecteur que tout a une conséquence. Et si les conséquences ne sont pas toujours aussi graves, il faut toujours se poser la question, suis-je en droit de faire subir tel ou telle humiliation à un(e) camarade ? Est-ce que la soit-disant plaisanterie peut tout excuser ?

J’ai trouvé, moi, qu’Hannah se fait une montagne de pas grand chose et que son incapacité à réagir aux premiers incident sont autant la cause des incidents suivant que le manque de discernement et les conduites inappropriés (voir inacceptables) des camarades incriminés. Mais finalement n’est-ce pas le propre de l’adolescence de se faire une montagne de rien ? La seule et unique responsable du suicide d’Hannah est et restera Hannah. Mais une main tendue au bon moment, un peu plus de délicatesse, un peu moins égoïsme et d’égocentrisme de chacun aurait pu changer les choses.

Le message est finalement très salutaire. Restez vigilant, vos actes ont des conséquences. Pensez à l’impact de ce que vous faite sur les autres avant d’agir stupidement. Un livre qui pour cette raison aurait sa place à l’école, notamment dans le cadre d’un travail sur le harcèlement à l’école.

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Achats livresques #3 – Octobre 2017

Ce mois-ci j’ai craqué pour

BD, manga & Co

Le mari de mon frère T.2 L’Île errante - Latitudes T01 Couverture L'enfant et le maudit, tome 3

côté manga, une nouveauté à côté de laquelle je ne pouvais pas passer (j’en avais parlé ICI) et quelques suites que je tardais à m’offrir.

Légendaires. World Without : Le Royaume des larmes Les Légendaires T13 : Sang Royal

Le dernier Légendaires pour Mimiko. Je ne pouvais pas y échapper.

7 Nains

Déniché d’occaz, en vue du mois des contes et légendes (que je compte organiser début 2018)

Pico Bogue

Encore une pépite trouvé pour trois fois rien. ♥

Couverture Les mémoires de Vanitas, tome 1

Un cadeau pour Yomu-chan (que je vais lire avant de lui offrir quand-même :p )

Couverture Monstress, book 2

et un comics pour finir le mois en beauté (maté moi cette couv !! )

Romans jeunesse

Le journal d'Aurélie Laflamme Tome 7 : plein de secrets  Couverture Edgar Destoits, tome 1 : L'étrange affaire du loup de la nuit

du girl power pour ma petite nièce et du fantasy pour ma petite Mimiko.

Beaux livres

Couverture Le livre secret des vampires Couverture Encyclopédie des revenants et des non-morts : Fantômes, vampires et zombies

une trouvaille et une campagne Ulule pour le Challenge Halloween.

Résultat de recherche d'images pour "matin arbre aïcha"

Et une autre campagne Ulule pour la poésie 🙂

Et aussi…

Résultat de recherche d'images pour "minecraft ender guide" Résultat de recherche d'images pour "le journal de mickey hors serie mythologie"

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