Archives par mot-clé : roman jeunesse

Premières lignes #16 – Le petit prisonnier

Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Cette semaine, c’est dans la bibliothèque de Mimiko que je suis allé piocher un petit roman pour partager ses premières lignes : le petit prisonnier de Jean-Marc Pitte.

Elle a lu ce livre en CM1. J’avais été étonné par le choix du thème, franchement pas très gai. Finalement Mimiko a vraiment accroché à ce livre qui lui avait été offert par la maîtresse.

Dans ce livre il est question d’esclavage de nos jours. Le héros est un petit esclave qui réussit à s’enfuir et redevenir enfin livre. Un thème difficile, mais un livre très bien fait, agréable à lire, prenant, avec un héros attachant. Mimiko a beaucoup aimé.

Le petit Prisonnier

CHAPITRE 1

Je me suis réveillé encore plus tôt que d’habitude, ce matin. C’est à cause du chat. Il est de nouveau venu se servir dans les casseroles que je n’ai pas eu la force de laver hier soir. C’est un chat très laid, très vieux et très pelé. Dans les endroits où il lui reste encore des poils, sa couleur est indéfinissable, couleur poussière. D’ordinaire, ce chat a peur de tout. Il a pris beaucoup de coups. Alors il n’entre dans la cuisine que quand elle est vide… ou quand j’y suis seul. Il ne semble pas avoir peur de moi. Peut-être parce qu’il sait que j’ai pris beaucoup de coups aussi. Peut-être parce qu’il a compris, dans sa tête de chat galeux, que je ne suis personne.

sur le site de Lire c’est partir

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Premières lignes #14 – La fille sans nom

Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Aujourd’hui j’ai choisi de partager avec vous les premières lignes d’un roman que je commence à peine. Je ne sais pas encore ce que je penserais de cette lecture. Mais j’ai adoré le chapitre d’introduction !

Couverture La fille sans nom

1
Une ombre sur l’eau

La rue est sombre et silencieuse.

Je n’ai pas l’habitude d’être dehors à cette heure là.

Il est quatre heure du matin. La ville est déserte, c’est l’heure des chats, des chauves-souris…

Et des fugueuses.

Parce que c’est ce que je suis. Une fugueuse. Je viens de m’enfuir de la maison.

Je dois être complètement dingue.

Ou désespérée.

Sans doute les deux.

Quitter ma maison, ma chambre, mon lit, ma couette chaude, pour quoi déjà ?

Pour donner une leçon à mes parents. Parce que la communication n’est plus possible entre nous. J’ai beau parler, j’ai l’impression d’être face à un mur. Deux murs, même. Béton d’un côté, brique de l’autre. On s’y écorche les phalanges, mais rien ne bouge. C’est toujours les murs qui gagnent, quelle que soit la force de nos coups.

La Fille sans nom, Maëlle Fierpied, l’école des loisirs.

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les chroniques de Mimiko #1 – romans minecraft

Ce livre parle d’un villageois minecraftien  qui rêve d’être guerrier.

Image associée

C’est trop bien !!!! C’est rigolo ! j’adore la voix du monsieur sur audible.

Et j’ai un autre livre du même auteur: un chaton qui s’est  perdu dans le Nether. Ça parle d’un chaton qui jouer avec s’est amis, mais il s’est perdu il a sauté dans le portail du Nether, il a eu des amis dans le Nether. Et maintenant il doit sauver le monde !!

Image associée

Mais je préfère le village. Ça parle de villageois qui font des grandes aventures. 3 aventures : sauver son ami, retrouver sa petite amie et battre un monstre. C’est trop bien !!!

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chut les enfants lisent

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Le village [audiolivre jeunesse]

C’est grâce à audible que j’ai découvert le livre audio. Je n’avais jamais songé avant à en écouter et je dois avouer que si au début j’étais très sceptique, j’ai vite été conquise par cette activité. Depuis j’aime écouter des livres comme d’autres écouteraient la radio ou de la musique. Pendant que je travaille ou que je cuisine, dans le train, en voiture…

Et comme le hasard fait bien les choses,alors que depuis peu nous avons, Mimiko et moi-même, supprimé la télévision de notre routine du soir, Audible me propose une nouveauté jeunesse : Le Village de  Karl Olsberg, un roman se déroulant dans le monde Minecraft. Ni une ni deux, je le propose à Mimiko qui est fan de Minecraft.

Couverture de Le village - Série complète

Le premier soir j’ai du argumenter :  » non ! pas de télé ! mais si tu veux je peux mettre le livre audio ». Bon ben… puisqu’il y a pas de télé possible, allons-y.

Les soirs suivants, je n’ai pas eu à dire quoi que ce soit, j’avais à peine le temps de poser mon sac qu’elle me lançait « on met le livre audio ! »

Cette première expérience est un succès ! Avant de vous parler plus en avant du roman, je laisse la place à Mimiko pour qu’elle vous laisse un mot :

Le mot de Mimiko :

C’était trop trop bien !!!! J’aimerais trop trop la suite !!!! C’était très drôle et amusant.

Comme vous pouvez le constater, elle a vraiment aimé cette lecture/écoute. Ce roman, mais aussi le fait d’écouter des romans plutôt que de regarder la télé. Une expérience que nous allons renouveller !

Mais revenons un peu sur livre. Le village raconte l’histoire de deux jeunes villageois (dans Minecraft les joueurs incarnent les aventuriers, tandis que les villageois sont des PNJ, personnages non-joueurs). Primo, l’un des deux jeunes villageois rêve de partir à l’aventure comme les aventuriers, mais les villageois ne font jamais ça ! De gaffe en quiproquo Primo et son meilleur ami Kolle se retrouvent à vivre des véritables aventures dignes des aventuriers venus d’un autre monde. Zombi, golem, sorcières… des tas de surprises et d’aventures attentent notre duo dans le monde de cubes. Au cours de leurs aventures, ils se feront des amis et rencontreront même l’amour.

Tout y est : aventure, amitié, amour. Le tout servi par une bonne dose d’humour. On ne se prend pas au sérieux, c’est fait pour être drôle.

Le texte me fait penser au ligt-novel : beaucoup, beaucoup de dialogues et un niveau de langue très simple (voir un peu simpliste), mais c’est efficace. Il y a des rebondissements, c’est léger et amusant, parfait pour les enfants. Mimiko qui connait bien l’univers Minecraft s’est vraiment beaucoup amusée et a été prise par l’aventure, elle voulait connaitre la suite.

Moi je n’ai pas trouvé ça particulièrement intéressant, c’est une histoire simple écrite simplement, mais je n’ai pas trouvé ça désagréable à écouter. Ce qui fait que Mimiko pouvait l’écouter dans le salon en notre compagnie. J’avoue pour ma part avoir écouté assez distraitement et avoir loupé quelques passages, mais dans l’ensemble j’ai trouvé ça amusant et c’était très agréable de la voir rire et réagir en écoutant l’histoire.

La série complète faisant plus de 8 heures je pensais au départ que cela prendrait un bon moment de tout écouter. En une semaine c’était bâché et Mimiko était très déçue que ce soit déjà fini.

En conclusion, je dirais que La village rempli parfaitement ses ambitions, un divertissement drôle et léger pour jeunes lecteurs geek.

Et puisque c’est en audiolivre que nous l’avons savouré, un mot sur la performance : c’est très théâtralisé, chaque personnage étant interprété par un narrateur différent. Cela rend l’ensemble très vivant. Mimiko a adoré (sauf une voie féminine), moi j’avoue avoir trouvé cela très très surjoué et pas toujours de façon juste (surtout les personnages principaux qui manquait automaticité), mais ce n’est pas à moi que le livre s’adresse. 😉

Une très jolie alternative à la télévision, pour des soirées légères et animées. Que nous avons complété par des ateliers dessin et autres activités manuelles.

sur audible

EDIT :

Les personnages principaux sont interprété par deux youtubeurs (que je ne connaissais pas mais Mimiko oui) : Frigiel et Siphano et ils nous dévoilent ici un peu l’envers du décours sur l’enregistrement (une première pour eux) :


chut les enfants lisent 

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Jusqu’au bout de la peur – Moka [roman jeunesse]

Moka est une auteure de jeunesse dont j’ai pas mal entendu parler, mais que je n’avais encore jamais lu. Quand l’école des loisirs a réédité Jusqu’au bout de la peur pour la rentrée 2018 je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir. Jusqu’au bout de la peur a été publiée pour la première fois en 2004.

Jusqu'au bout de la peur

J’avoue être assez mitigée sur ce roman à suspens. Le niveau de langage est tel que le livre s’adresse à de jeunes lecteurs de 8 à 11 ans (c’est d’ailleurs l’âge indiqué sur le site de l’éditeur), mais l’histoire en revanche, je ne la trouve pas très adaptée à un enfant de 8 ans, sauf si on a envie qu’il fasse des cauchemars.

Deux enfants, Quentin et Garance, sont en vacances chez leur père dans le marais poitevin. Il fait déjà nuit et le père n’est toujours pas rentré. Il ne répond pas sur son portable et les enfants s’inquiètent. Ils décident de partir à sa recherche malgré la pluie et la nuit. Sur leur vélo. Mais ils ne trouvent pas leur père, seulement le vélo et son portefeuille.Et ils ne remarquent pas quelque chose qui les aurait vraiment effrayés cachée entre les herbes juste à côté du vélo.

Ils reviennent effrayés chez eux, mais un homme s’est introduit dans la maison. Il les a repérés et prends les enfants en chasse. Ceux-ci s’enfuient, d’abord en vélo, puis sur une plate (bateau typique du marais). Ils en sont persuadés cet homme a tué leur père ! Et le lecteur en est persuadé aussi puisqu’on sait que la chose effrayant à côté du vélo est un cadavre.

Si l’adulte que je suis se doute qu’il ne s’agit certainement pas du père, après tout on est dans un roman jeunesse. Les protagonistes eux essayent désespérément d’échapper à un tueur, qu’ils soupçonnent d’avoir tué leur père, et qui sème derrière lui quelques autres cadavres.

Pendant ce temps-là, une terrible tempête s’acharne sur le marais, une inondation jamais vue. Et les gosses seuls dans le marais…

La mère entre dans l’histoire. Sans nouvelles de son ex et des enfants, sachant la zone touchée par une terrible tempête, elle décide d’aller sur place où elle trouve la police qui soupçonne l’ex-mari d’être un assassin.

Le roman a beau avoir un happy end, un enfant de 8 ne va pas lire 212 pages d’une seule traite ! Il aura des jours et des nuits à s’angoisser en croyant que le père est mort. Et le tueur qui poursuit les enfants malgré la tempête pour les tuer… Quel enfant n’en ferait pas des cauchemars !

Bon, ça dépend sans doute des enfants, il y en a de plus sensibles que d’autres. Mais en lisant ce roman, je me suis dit que je ne le ferais surement pas lire à Mimiko qui est pourtant pile-poil dans l’âge cible. Elle est beaucoup trop sensible, elle n’en dormirait pas et aurait trop peur qu’un homme horrible s’en prenne à son père. Et à la question : « mais ça existe pas pour de vrai » je ne pourrais pas répondre « bien sûr que non ». Parce que si, ça existe.

Ceci mis à part, j’ai pris plaisir à lire ce roman. Les enfants sont attachants, d’un courage exemplaire. L’écriture est très agréable, fluide, avec un bon équilibre entre action et description. Et comme ça se passe juste à côté de chez moi j’ai trouvé ça très amusant de lire un livre dont je connais chaque lieu cité.

Pour conclure, je dirais que j’ai trouvé ce livre agréable et bien écrit, mais que son histoire est beaucoup trop anxiogène pour des enfants hypersensibles comme ceux qui m’entourent. En revanche cela peut-être un bon livre pour les enfants un peu plus vieux, sixième-cinquième, qui n’ont pas l’habitude de lire et qui trouveront ici un livre avec ce qu’il faut de suspens, mais une facilité de lecture due aux choix du langage adapté à un jeune public.

retrouvez Jusqu’au bout de la peur sur le site de l’école des loisirs

⇒ disponible sur amazon et dans votre librairie préférée

Avez-vous lu Jusqu’au bout de la peur ? Qu’en avez-vous pensé ? Connaissez-vous cet auteur ? Quel autre de ses romans me conseilleriez-vous ?


chut les enfants lisent

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Le sang du serpent à plumes – Laurence Schaack

Journal de la conquête du Mexique

Couverture Le sang du serpent à plumes

Ce roman retrace la conquête du Mexique du point de vue de Marina, l’esclave qui servit d’interprète au capitaine Cortés, le conquistador espagnol qui fit tomber le centre du monde unique : Mexico-Tenochtitlan, la capitale de l’empire aztèque, réputé imprenable.

Plan de Mexico-Tenochtitlan publié en 1524 avec la deuxième lettre d’Hernán Cortés à l’empereur Charles Quint.

Le roman prend la forme d’un journal dans lequel Marina (La Malinche) retranscrit à la fois les événements marquants de cette conquête (différentes batailles, alliances et autres faits historiques) et ses impressions (qui sont elles pure fiction, car il existe très peu d’information sur ce personnage qui a réellement existé).

Cortez & La Malinche.jpg
La Maliche et Cortés rencontrant Monctezuma II, extrait du « Lienzo de Tlaxcala » XV

Le roman est très agréable à lire et intéressant. On y suit la conquête et on y découvre que la réussite des conquistadores a tenu à peu de choses : beaucoup de culot et de persévérance, mais aussi une bonne dose de chance.

Le parti-prix du roman se veut le plus neutre possible, il y a du positif dans un camp comme dans l’autre, et à travers les paroles de Marina, l’auteur exprime surtout un désir d’union pacifique des deux civilisations. Une vision quelque peu utopique, mais qui invite à la tolérance et à l’acceptation mutuelle, quel autre message pourrions-nous en tirer de nos jours ? Marina, ancienne esclave, est souvent tiraillé par l’amour de sa culture et de ses merveilles architecturales, et l’attirance qu’elle éprouve pour la culture espagnole à qui elle doit, entre autres, son élévation sociale.

Le roman se lit facilement, est très agréable et offre une jolie palette de personnages touchants. La guerre apporte son lot d’émotions et de suspens. On est capté par les faits historiques comme nous le serions par un roman d’aventures.

À la fin une petite annexe apporte quelques précisions historiques, un plus que j’apprécie toujours.

Ce roman peut-être un bon complément des cours d’histoire, une façon ludique d’en apprendre davantage sur la conquête du Mexique, mais aussi sur les cultures précolombiennes qui occupent le territoire au moment de la conquête.


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Sauveur & fils – saison 1 – Marie-Aude Murail

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman à sa sortie. Tout le monde semblait enthousiaste et les nombreuses critiques élogieuses m’avaient donné envie de le lire. Mais, comme à chaque fois que je lis trop de bonnes critiques, j’ai peur. Peur d’être déçue, de m’être fait une mauvaise idée du roman ou d’attendre autre chose. Bref, j’avais gardé le titre dans un coin de ma tête, mais je n’avais pas donné suite. Quand l’école des loisirs m’a proposé de découvrir le roman, qui venait de sortir en format poche, je me suis dit que c’était l’occasion d’enfin me faire mon propre avis. Et les critiques que j’avais lues étaient loin derrière moi, je ne me souvenais que d’une chose, ce livre avait remporté un franc succès. Je me suis donc élancé dans cette lecture juste après La Combe aux loups (qui m’avait un peu déçu) sans trop d’à priori, sans rien attendre de particulier. ET surprise : J’ai A-DO-RE !! Bon ok, ça ne sera pas une surprise pour tous ceux qui connaissent le roman, comment ne pas l’aimer ? Il est excellent. Mais moi j’ai été vraiment surprise, parce que même si le livre me faisait envie, je ne m’attendais vraiment pas à le lire si vite et l’aimer autant.

Couverture Sauveur et fils, tome 1

Sauveur est psy. Il travaille dans un cabinet installé au rez-de-chaussée de sa jolie maison à Orléans, où il reçoit beaucoup d’enfants qui souffrent. Son fils, Lazarre, a pris l’habitude, en rentrant de l’école, de se glisser près de la porte qui donne sur le cabinet. Il écoute les histoires des patients et s’interroge sur leur malêtre, faisant à l’occasion d’étranges recherches sur internet pour un enfant de huit ans. Scarification, phobie scolaire… il vaut comprendre mais ne peux pas poser de question à son père. Après tout il n’a pas le droit de s’approcher du cabinet. Sauveur vit seul avec son fils, orphelin de mère. Bon psychologue et père affectueux, il n’en ai pas moins trop occupé pour voir ce qui se passe dans la petite tête de son fils si sage.

Sauveur et Lazarre sont tous deux très attachants. On les aime dès les premières pages. Et ils sont entouré de très nombreux personnages : les patients de Sauveur que l’on suit séance après séance, au fil des semaines, Paul le meilleur ami de Lazarre et sa famille, la maîtresse, la nounou, Gabin l’un des patients de sauveur qui s’installe chez lui le temps de l’hospitalisation de sa mère… Ce roman est vraiment très riche en personnages.

Des sujets très graves y sont abordés, après tout si on va voir un psy c’est qu’on a des problèmes, et parmi les patients de Sauveur il y a des gamins avec de gros problèmes. Mais tous ces sujets sont abordés avec finesse et humour.

J’ai adoré ce roman parce qu’il aborde avec intelligence de sujet grave et très divers tel que le racisme, l’homophobie, la pédophilie, la phobie scolaire tout en proposant des personnages drôles et attachants et offrant un récit très prenant. J’ai lu avec une étonnante rapidité ce roman (étonnante pour moi hein, parce qu’une personne normale mettra 3 fois moins de temps), mais à chaque fois j’étais étonnée de lire si vite. J’ai ri, j’ai eu les larmes aux yeux, le tout avec une facilité de lecture très agréable. Le style est fluide et l’histoire captivante. On a envie de savoir, savoir ce qui va arriver aux patients, savoir si Sauveur va enfin se rendre compte que Lazarre espionne les séances, savoir qui est ce mystérieux personnage qui semble menacer la famille Saint-Yves. Bref il y a plein de pistes, plein d’histoire dans l’histoire, plein de personnages et on ne s’ennuie jamais.

J’ai très envie de découvrir la suite !

pour aller plus loin :

premières lignes

sur le site de l’école des loisirs

⇒ à lire aussi les avis de Moka, Jérôme, Za, Mo

⇒ sur Amazon ou Decitre

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La Combe aux Loups – Lauren Wolk

Il m’aura fallu du temps pour venir à bout de ce roman jeunesse !

Couverture La combe aux loups

La Combe aux Loups de Lauren Wolk est sorti au printemps dernier aux éditions l’école des loisirs. C’est la couverture et le titre qui ont attiré mon attention. Le résumé me semblait prometteur et me voilà embarqué dans la lecture de ce roman jeunesse venu des USA.

La première page m’avait beaucoup plu et j’avais hâte de trouver le temps de m’y mettre cet été. Finalement, passé la première page mon enthousiasme est un peu retombé. Non pas que l’histoire soit inintéressante, ou que ce soit mal écrit. Loin de là. Mais, je ne sais pas, j’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages. J’ai trouvé le récit un peu trop manichéen, ça sent un peu trop la bonne morale chrétienne à mon goût. J’ai toujours du mal avec ce genre de morales, quand elles sont trop ostentatoires. Encore une fois, ce n’est pas parce que je ne partage pas le message, au contraire, mais c’est la façon de le faire passer qui manque, à mon goût, de subtilité. Laissez-moi vous expliquer pourquoi j’ai eu ce ressenti, qui m’a beaucoup ralenti dans ma lecture.

L’histoire se déroule dans la campagne américaine en 1943. La Deuxième Guerre mondiale bat son plein, et si nous sommes loin des champs de bataille, la guerre est quand même très présente dans l’esprit des gens. Annabelle va sur ses douze ans. Elle est une gentille fille, obéissante, éduquée,bien sur tout rapport, elle n’a même jamais menti. Mais l’arrivée d’une méchante fille dans son école va changer la donne. La garce s’en prend à elle et en fait son souffre-douleur. Betty est aussi méchante qu’Annabelle est bonne, violente, égoïste, prête aux coups les plus bas. Face à Betty Annabelle ne sait pas comment elle doit agir, aller voir les parents et tout leur dire ou essayer de se débrouiller seule et garder pour elle ses tourments. Mais peut-elle se taire quand sa meilleure amie est gravement blessée et que Betty accuse le pauvre Toby, un soldat de la Grande Guerre devenu vagabond ?

L’opposition Annabelle-Betty m’a, dans un premier temps, beaucoup irrité, l’une est trop bonne, l’autre trop méchante. Cet antagonisme manque de subtilité. Annabelle a 12 ans et elle n’aurait jamais menti ? Tous les enfants mentent de temps à autre ! Son côté petit fille modèle m’a vraiment beaucoup agacé dans la première partie du roman. L’auteur en fait des tonnes sur son bon caractère et loin de me la rendre agréable cette insistance a fini par la rendre exaspérante. Je n’aime pas les petites filles modèles. Heureusement, cela ne dure pas, dans la seconde partie du roman, là où l’histoire démarre vraiment, Annabelle se relève plus intéressante que ce que nous font percevoir d’elle les premiers chapitres. Certes, elle est très (trop?) bonne, mais elle est aussi intelligente et réfléchie. L’ingéniosité et l’acharnement qu’elle met à vouloir disculper Toby la rendent attachante (enfin !).

Dans cette insistance à montrer les vertus de l’une et les vices de l’autre, j’y ai vu une moralisation digne d’un cours de religion et ça, ça me hérisse les poils. Peut-être que j’exagère, mais c’est vraiment le sentiment que j’ai eu en lisant ce livre, j’ai l’impression qu’on me fait la leçon et je n’aime pas ça. D’ailleurs j’en suis venue à me demander si ce n’était pas un livre d’une autre époque, mais non, la version originale date de 2016.

Mais il y a quand même des aspects que j’ai beaucoup aimés dans le roman. Le personnage de la mère m’a beaucoup plus, une femme de son époque, qui ne se pose pas vraiment de questions sur son rôle dans la famille, mais qui a une très forte personnalité et un très bon cœur. Elle fait preuve d’une grande charité et d’une grande modestie dans ses actes. Elle a toujours une part de tard pour le pauvre Toby, mais elle ne ressent jamais de fierté mal placée pour ses comportements altruistes. J’ai aimé ce personnage même si, à l’instar de sa fille Annabelle, elle est un peu trop vertueuse.

La morale en elle-même est très bonne aussi, Annabelle se bat contre les préjugés et son combat est louable.

Malgré tout il y a des longueurs et la première moitié du roman ne m’a vraiment pas convaincue, je l’aurais abandonné si je ne m’étais pas engagé à en faire une critique. Je ne regrette pas pour autant d’avoir persévéré parce que j’ai beaucoup aimé le dernier tiers du livre que j’ai lu avec plaisir.

Un bilan mi-figue mi-raisin de mon côté. L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

sur le site de l’école des loisirs

⇒ sur amazon ou Decitre


challenge petit BAC 2018

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premières lignes #8 – Sauveur et Fils

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Cette semaine j’ai choisit de partager les première ligne de ma nouvelle lecture. Enfin je prends le temps de commencer la série Sauveur et Fils de Marie-Aude Murail (école des loisirs). ça fait un petit moment qu’elle m’attend tout en haut de mal pal, mais mes dernières lectures m’ont pris plus de temps que prévu. A l’heure ou je partage ses ligne, je ne connais de ce roman que ces quelques ligne et la très bonne réputation qui le précède. J’espère qu’il sera à la hauteur de sa réputation. Ce premières lignes en tout cas me donnent envie de poursuivre la lecture.

semaine du 19 au 25 janvier 2015

Sauveur ouvrit la porte de la salle d’attente en douceur. Si les gens n’étaient pas prévenus, ils avaient un moment de surprise en l’apercevant.

-Madame Dutilleux ?

Madame Dutilleux arrondit les yeux et Margaux baissa les siens.

-Nous avons rendez-vous. Je suis Sauveur Saint-Yves. C’est par ici.

Il désigna son cabinet de consultation de l’autre côté du couloir puis s’efaça. En passant devant lui, madame Dutilleux, la quarantaine, menue dans son jean slim, resserra la ceinture de sa veste en cuir. Margaux, 14 ans, s’enrobant ou se dérobant dans sa doudoune, laissa flotter son écharpe de laine et ses long cheveux.

Sauveur captait tous les signaux qu’envoient les corps, surtout à ce moment très intense de la première fois. Les quelques pas de Margaux et de sa mère pénétrant sur son territoires lui firent sentir l’hostilité de l’une et la méfiance de l’autre.

-Où on se met ? dit Margaux, la voix rogue.

-Vous choisissez… Mais vous me laissez mon fauteuil.

Sauveur avait la voix caressante de Nat King Cole chantant : « Unforgettable, that’s what you are… » Madame Dutilleux piqua des fesses sur un bord de canapé et se tint assise, de dos raide et les main à plat sur ses cuisses serrées. Margaux lâcha son sac à dos et s’affala à l’autre extrémité du canapé, un bras dans le vide et son écharpe balayant le parquet. Ni l’une ni l’autre ne s’étaient attendue à un interlocuteur noir de 1.90 mètre, plutôt décontracté dans son costume sans cravate.

-Vous êtes docteur ? s’étonna naïvement madame Dutilleux

Couverture Sauveur et fils, tome 1

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TBTL 2018-34 : Avis de grand froid

En cette fin d’été, j’ai décidé (enfin) de me lancer dans un nouveau rendez-vous hebdomadaire. Je l’avais repéré il y a déjà un long moment, mais j’avais peur de ne pas trouver le temps et, effectivement, je ne l’ai pas trouvé. Je me suis dit que l’ambiance prérentrée était le moment idéal pour s’y essayer. 🙂

C’est parti donc pour mon premier Throwback Thursday Livresque !

Cette semaine, c’est le grand froid qui est à l’honneur, un thème qui va me donner l’occasion rêvée de vous reparler d’un roman jeunesse que j’ai lu il y a quelques années déjà et qui depuis a connu de nouvelles éditions, mais dont je n’entends jamais parler : Le garçon qui voulait devenir un être humain.

Couverture Le garçon qui voulait devenir un être humain

A l’époque j’ai lu l’édition de Gaïa qui le proposait en 3 petits livres. Depuis il existe des éditions en un seul volume.

C’est l’histoire un jeune viking qui embarque clandestinement sur un bateau pour venger la mort de son père. Nous sommes au début du millénaire passé et les vikings partent à la conquête de l’ouest. Le bateau se dirige vers le Groenland, mais avant qu’il n’arrive à bon port il fait naufrage. Notre garçon est le seul survivant. Il doit la vie à deux enfants inuits d’un peu près son âge. L’aventure va se poursuivre pour lui auprès d’une tribu d’Inuits, dont il va peu à peu découvrir la culture.

J’ai adoré cette lecture parce qu’elle allie l’agréable à l’utile. Tout en proposant un classique roman initiatique, l’auteur nous fait découvrir les meurs des inuits, un peuple que je ne connaissais jusque là que de nom et que j’ai trouvé fascinant.

Une très jolie lecture, pour les jeunes et les moins jeunes.

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