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Un mistero per cinque ragazzi

Pour le mois italien Martine proposait une lecture commune en italien. Je ne connaissais pas le titre proposé et ma PAL menace de s’écrouler si j’ajoute encore un livre ! Mais j’avais quand même envie de participer au rendez-vous et de lire au moins un livre en VO. J’ai alors ressorti mon tout premier roman. Mon précieux. Ce n’est pas seulement un livre, c’est un précieux souvenir. C’est l’une de mes professeurs de cinquième que me l’a offert. A l’époque je passais par une période très difficile et on ne peut pas dire que j’étais très sociable. Elle en a du en avoir assez de me voir assise à regarder les autres jouer au foot à toutes les récrée. Un jour elle m’a apporté ce livre et… j’ai adoré !! Depuis il m’a suivi dans tous mes déménagements. Le premier de ma collection 🙂

Après cette brève introduction, parlons de cette aventure pour 5 collégiens.

quatrième de couverture :

Un delitto, una vittima, l’investigatore, un aiutante, una presenza oscura, un colpevole…Gli ingredienti sono quelli di un giallo classico, ma piuttosto inconsueti: il delitto è un inquinamento, la vittima un piccolo lago morenico, l’investigatore un gruppo di ragazzi di una scuola media di un paesino di collina, l’aiutante un corvo, l’oscura presenza… Basta così, la suspence ha i suoi diritti.

Ma il libro è qualcosa di più di un avvincente romanzo giallo: sulle ali dell’avventura, il mondo dei ragazzi viene alla ribalta in tutta la sua complessità e contraddittorietà e ci porta con immediatezza dentro i loro pensieri, amori, amicizie, problemi, paure e slanci ideali.

E quando alla fine si trova il colpevole, la vicenda si chiarisce e la curiosità si placa, rimane il rimpianto di doversi separare dai cinque amici del « gruppo ecologia ».

« Un délit, une victime, l’enquêteur, un assistant, une présence obscure, un coupable… Les ingrédients sont ceux du polar classique, mais plutôt inhabituels : le délit c’est une pollution, la victime un petit lac de glacier, l’enquêteur un groupe de jeunes d’un collège d’un petit village de colline, l’assistant un corbeau, l’obscure présence… Assez, le suspens a aussi ses droits.

Mais le livre est quelques chose de plus qu’un passionnant polar : sur les ailes de l’aventure, le monde de l’adolescence occupe le devant de la scène avec toute sa complexité et ses contradictions et nous amène immédiatement dans leurs pensées, leurs amours, leurs amitiés, leurs problèmes, leurs peurs et leurs idéaux.

Et quand enfin on trouve le coupable, les faits s’éclairent et la curiosité est rassasié, il reste le regret de devoir se séparer des cinq  amis du « groupe d’écologie ». »

Je ne me souvenais pas du tout de l’enquête en elle m’aime mais je gardais le souvenir d’avoir aimé cette lecture, d’avoir été prise par le suspens, par la tension du récit. Le relire 20 ans plus tard c’est intéressant. Malgré le temps qui a laissé sur moi d’indéniables traces, j’ai retrouvé mon âme d’enfant en lisant ce roman une deuxième fois. Tout comme lors de ma première lecture, je me suis prise au jeu de l’enquête. Mais ce qui frappe surtout dans ce roman c’est la justesse avec laquelle les auteurs, Mariella Ottino et  Silvio Conte, ont su rendre l’univers de l’adolescence.

Un très bon roman jeunesse avec tout les ingrédients : l’aventure, l’amour, l’amitié, le suspens et même des problèmes de famille. Dommage qu’il ne soit pas disponible en français.

Le livre est complété par un petit dossier d’info venant approfondir l’aspect écologique du roman.


 L’image contient peut-être : ciel, plein air, eau et texte

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SAO – Alicization beginning (tome 5)

Me revoilà avec du light-novel ! J’espérais avoir le temps de présenter ce roman pour le mois japonais mais j’ai une petite semaine de retard ^^’ moi et ma lenteur de lecture T_T Allez, c’est pas grave, comme on dit : « mieux vaut tard que jamais 😉

Aujourd’hui je vous présente un nouveau tome de la séries Sword Art Online, publié chez Ofelbe. Une de leur première licences, publié en gros volumes regroupant chacun 2 tomes japonais. Nous vous avons déjà présenté le premier tome 1 ici et ici.

Résultat de recherche d'images pour "sword art online roman"Pour ceux qui auraient la flemme de lire ces 2 article je plate vite fait le décor de la série : dans le premier tome de nombreux joueurs se retrouvent pris au piège dans un jeu vidéo, une nouvelle technologie de réalité virtuelle étonnamment réaliste où le joueur est littéralement plongé, laissant son corps inerte dans son lit. Alors que de nombreux joueur se jettent sur cette nouveauté, un cauchemar les attend ! Le créateur du jeu vient de le piéger. Il ne pourront se déconnecter qu’une fois la partie terminée. Il y a alors ceux qui paniquent, ceux qui s’organisent, ceux qui perdent toute notion de réalité n’hésitant pas à tuer leur camarades pour qui la mort virtuelle signifie aussi mort réelle. Au milieu de tout cela, Kirito, l’épéiste noir, beau et ténébreux, quoi que plutôt gringalet, solitaire et joueur vétéran particulièrement doué, qui a tout du stéréotype du personnage shonen. Mais l’écriture de Reki Kawahara est plaisante et dynamique, on lui pardonne très vite l’excès de stéréotype dans la construction de ses personnages.

J’avais trouvé la lecture de la première partie du tome 1 très agréable et pas prise de tête. En revanche, une fois l’aventure conclue je n’éprouvais aucun besoin de prolonger la lecture, ni de retrouver l’univers et les personnages de SAO. La deuxième partie du premier tome comporte d’ailleurs des incohérences avec la première et je m’en lassais assez vite.

Intrigée par cette inégalité entre la première et la seconde partie du premier volumes, j’ai voulu retenter l’expérience avec le tome 5 qui débute un nouvel arc (comprendre une nouvelle aventure avec un nouvel univers pour le même héro).

Mais alors qu’en est-il des tomes 2 à 4 ? Ben… je ne les ai pas lu ^^’

Résultat de recherche d'images pour "sword art online roman tome 5"

L’avantage avec ce genre de roman, c’est que les light-novel sont pré-publié sous forme de feuilleton dans des magazine (voir sur des site internet) ce qui fait que les auteurs écrivent de façon a rester compréhensibles par celui qui découvre la série déjà en cour de publication. Si la lecture de toute la série ouvre des portes de compréhension supplémentaires (on connait bien tout les personnages et les clins d’œils aux épisodes précédents sont nombreux) le fait d’avoir loupé un pan de la vie de Kirito ne nous empêche pas de suivre cette nouvelle aventure.

L’auteur nous fait même des petits rappel pour que l’on puisse si retrouver, quand les personnages apparaissent, une breve présentation permet de les resituer ou de comprendre dans quel contexte le héro les a rencontré. J’ai donc compris qu’après avoir réussi à sortir du premier piège, Kirito a continué à explorer d’autres univers visuels dans lesquels ils a encore vécu de dangereuses aventure, déjoué de machiavéliques machinations et rencontré d’autres joueurs. Cela suffit pour commencer ce nouvel arc.

Avec Alicization Beginning, la réalité virtuelle va encore plus loin et devient plus vraie que réalité. Ce n’est plus un univers numérique dans lequel la conscience du joueur est projeté, mais une véritable réalité alternative dans laquelle l’âme du joueur évolue. L’âme ? Oui, une très complexe explication pseudo-scientifique nous est donné pour nous expliquer comment l’âme d’une personne peut être envoyé dans cet univers. Je ne suis pas sûre d’avoir bien suivi toutes les explications mais j’ai trouvé ça très intéressant comme passage car il pousse à se poser des questions sur ce qu’est la réalité. Ne vous êtes-vous jamais demandé si votre vie n’était en fait que le rêve de quelqu’un d’autre ? Gamine je m’imaginais souvent n’être que la fiction crée par un autre. J’aimais m’effrayent en me disant que tout ce qui pour moi était réel n’était finalement qu’une illusion. Avec Alicization beginning on est en plein dans ce délire.

Kirito se retrouve piégé (encore une fois, il a vraiment pas de bol) dans l’Underworld, mais il est le seul a être conscient qu’il s’agit d’une réalité virtuelle crée par une obscure entreprise de la réalité. Pour les gens qu’il y croise, l’Underworld est la réalité. Une situation finalement très différence de celle du premier tome où tous les joueurs savent qu’ils sont dans un univers virtuel et où les pnj (personnages non joueur) sont limité et se distinguent des vrais humains.

Dans l’Underworld tous semblent posséder une âme humaine. En cela je trouve que ce nouvel univers de SAO se rapproche d’avantage de l’univers de Log Horizon.

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illustration de Abec

Mais revenons un peu sur ce cinquième tome. Ce que j’ai particulièrement aimé c’est changement de points de vue qui s’alternent d’un chapitre à l’autre. Deux univers évoluent parallèlement : la réalité et l’Underworld. Mais aussi le focus du narrateur, parfois Kirito s’exprime à la première personne, parfois c’est un narrateur extérieur mais qui se place du point de vue de tel ou tel autre personnages, nous faisant découvrir les choses tel qu’il les voie, nous faisant entendre leur voix intérieur. Ce va-et-vient d’un univers à l’autres, d’un point de vue à un autre offre une bonne dynamique, un rythme de lecture particulier et plaisant. Ce qui est assez extraordinaire c’est que les ambiances entre réalité et monde virtuelles sont vraiment différente, dans le premier cas on est dans un univers proche du notre mais futuriste, dans le deuxième c’est plutôt une ambiance héroïc-fantasy aux costumes moyenâgeux. Et les deux fonctionnent bien. Passer de l’un à l’autre donne aussi un peu de fraîcheur. Quand le décor moyenâgeux commence à vous ennuyer vous êtes propulsé en 2026. Et dès que les explications pseudo-scientifiques commencent à vous ennuyer vous voilà de retour au pays des dragons, trolls et autres féeries. On oscille vraiment entre sf et héroïc-fantasy.

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illustration de abec

Les personnages restent assez stéréotypé mais ont peut-être gagné en maturité par rapport au premier tome, cela se ressent moins. Sauf peut-être dans leur sexualisation. J’entend par là la façon dont sont traité les personnages féminins et masculins, répondant à des critères plutôt archaïques. Des petites phrases tel que « Tizée et Léonie laissèrent échapper des petits cris d’excitation, typiques chez les adolescentes de leur âge » se glissent ici et là, hérissant tous mes poils. Je les entends pousser des « kyaa! » typiques certes, mais non des adolescentes de cet âge, mais plutôt de l’image que les manga/anime japonais donnent des adolescentes de cet âge. J’ai jamais poussé des petit cris typiques pour une tartelette, perso. L’ensemble est vraiment très type anime, même sans l’aide des illustrations qui accompagnent le texte il serait impossible d’imaginer les personnages du roman comme de vraies personnes, on les visualise tel que des héros de dessin animé. Ce qui doit d’ailleurs faciliter l’adaptation en manga et en amine de la série.

manga, publié chez Ototo

Dans l’ensemble j’ai apprécié cette lecture, il y a plein de rebondissements, de nombreux personnages. Comme j’ai dis plus haut, j’ai apprécié le changement de décor et de point de vue permanent. C’est agréable et léger, avec une pointe de réflexion non désagréable (même si le chapitre avec les explications mériterais peut-être d’être un peu raccourcis). Une bonne lecture détente qui m’implique pas forcement d’avoir lu le reste de la série, tout en apportant aux fans de l’univers de nombreux clins d’œils.

Si cette redondance due la à la sérialisation permet de raccrocher au récit en cours de route, il a tout de même un désavantage au cours de la lecture d’un seul et même tome. Par exemple, ici, on nous explique l’origine de l’épée de Kirito à chaque fois qu’elle apparaît dans le récit, or nous avons lu le chapitre où il se procure cette épée puisque elle est dans ce même tome, inutile de nous le rappeler toutes les 50 pages. Une redondance qui en font un gros volume dont je pense une bonne centaines de pages pourrait être supprimé afin d’alléger l’ensemble. Ceci dit, l’écritures  de Reki Kawahara est suffisamment dynamique pour que cela ne soit pas trop encombrant comme répétitions.

Envie d’embarque dans ce nouvel univers virtuel ?

Sword Art Onlin – Alicization beginning

tome 5

auteur : Reki Kawhara

illustrations : abec

Ofelbe

fiche sur le site de l’éditeur

lire un extrait


Merci aux éditions Ofelbe pour cette lecture


Pour finir je partage ce fan-art que je trouve trop mignon

くすぐり攻撃/トフ
SAO fan-art de トフ
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Sur les pas de Matteo Ricci, journal d’un jésuite lettré

quatrième de couverture :

Entre fiction et réalité, suivez les péripéties d’un journal écrit par un laowai, un certain Matteo Ricci, jésuite devenu lettré à la Cour de Chine du XVIe siècle. Mais qui donc était ce Matteo Ricci ? Qu’est-ce qui le poussa à quitter son Italie natale pour mourir si loin de chez lui, en Asie ? Le Seigneur du Ciel l’aidera-t-il à accomplir sa mission, celle d’évangéliser un peuple influencé par le bouddhisme et le confucianisme ?

Les aiguilles de votre horloge tournent à grande vitesse cher Père Ricci, il faut retrouver votre fameux cahier, coûte que coûte avant qu’il ne tombe entre de mauvaises mains !

Ce sont les éditions Asiatika qui m’ont fait découvrir ce roman jeunesse, classé dans leur catalogue comme light-novel, et que j’ai reçu au même temps que Cassandra. Le titre est d’ailleurs illustré par Marco Caselli, le même qui était au dessin pour Cassandra. Je remercie Asiatika pour cette découverte. Un roman jeunesse écrit par Franck Dumanche  qui ce lit rapidement mais qui nous apprends beaucoup de choses sur la Chine du XVIe siècle et les premières missions jésuites dans l’Empire du Milieu.

Connaissez-vous l’histoire de Matteo Ricci ? Ce missionnaire jésuite, originaire d’Italie qui parti en Chine pour tenter de convertir les chinois au christianisme ?

Si le nom ne m’était pas inconnu, je ne connaissais pas vraiment son histoire c’est pourquoi j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce court roman (seulement 152 pages).

Le roman, avec ses nombreux dialogues, son style abordable et ces nombreuses illustrations s’adapte parfaitement aux jeunes lecteurs mais il est tout aussi intéressant pour les adultes curieux d’en apprendre plus sur ce personnage et faire le temps de quelques pages un voyage dans la Chine du XVIe.

L’auteur a su rendre son récit historique très vivant et pas du tout ennuyeux par un jeu de chasse à la sourie. Au moment où le roman commence Ricci est mort. Mais on découvre son journal. Celui-ci passera de main en main. Et à chaque personnages qui met la main dessus, nous découvrons un nouveau passage du journal, une nouvelle tranche de vie du missionnaire. Les extraits du journal sont enrichi par les souvenir des personnages qui ont côtoyé le père Ricci avant sa mort. Ainsi tout en suivant l’aventure de ce journal qui se perd et que l’on cherche d’un bout à l’autre du roman on découvre une tranche d’histoire. On découvre un personnage historique intéressant.

De nombreuses notes en bas de page viennent donner quelques informations supplémentaires. Je sais que certains puristes n’aiment pas les notes en bas de pages et estiment que l’on devrait pouvoir inclure toutes les informations dans le récit. Moi je ne partage pas cet avis. J’aime avoir des notes explicatives que je lis si j’en ai envie et qui permettent ainsi de ne pas trop alourdir le récit avec des détails trop techniques.

J’ai lu ce roman très vite, j’y ai pris beaucoup de plaisir. Je le conseil aux jeunes et moins jeunes friand d’Histoire (celle avec le grand H) et/ou passionné par l’Empire du Milieu. Un roman qui serait aussi intéressant pour les bibliothèques et les CDI pour son coté instructif.

Sur les pas de Matteo Ricci, journal d’un jésuite lettré

Franck Dumanche

Marco Caselli

Editions Asiatika

8€


Petit Bac 2017
personnage célèbre


Le coin des curieux

Ce que j’ai aimé dans ce roman c’est que j’y ai appris pleins de choses et que ma curiosité était sans cesse titillé. De nombreux passages me donnaient envie d’en savoir plus. Où se trouve la ville natale de Ricci ? a quoi ressemble tel monument évoqué ? qui est tel autre personnage au quel on fait référence ?

Bref un livre qui m’a donné envie de faire des recherches et j’adore ça. Voici donc pour les plus curieux quelques notes qui viendrons s’ajouter et enrichir d’images, celles déjà proposées par l’auteur. Rien de bien poussé, juste de quoi illustrer le roman.  🙂

Il y a dans ce roman de très nombreuses références, il n’était pas ici question de tout illustrer, j’ai choisie quelques informations que j’avais envie d’approfondir pour moi-même.

En Italie

Ricciportrait.jpg
Portrait de Matteo Ricci par le frère chinois Emmanuel Pereira – 1610
Mappemonde de Ricci

Matteo Ricci est né à Macerata en 1552. Je ne connais pas du tout cette région et le peu qu’on nous en dit dans le roman m’a donné envie de savoir où se situe cette ville. Situé au centre-est du pays, dans la région de Marche. Si vous avez l’occasion de passer dans le coin, la ville semble être intéressante à visiter, riche en monument et en histoire. Le site de la mairie pour avoir un aperçu de ce qu’on peut visiter.

Après avoir découvert sa ville natale, nous découvrons où Matteo Ricci a fait son noviciat en tant que jésuite : à Saint André du Quirinal à Rome. « Quelle allure ! » fait dire L’auteur à Ricci dans son carnet en parlant de cette chapelle.

Roma - Chiesa di Sant'Andrea al Quirinale.jpg

La façade est en effet on ne peut plus imposante, mais je ne dirais pas que je trouve ça joli. Enfin c’est tout de même un bâtiment intéressant, premier noviciat jésuite à Rome.

En Chine

Les empereurs :

Le roman commence en Chine et c’est l’empereur Ming Wanli qui est au pouvoir. Il est le treizième empereur de la dynastie Ming, son règne dura de 1572 à 1620. Il est encore qu’un enfant quand il monte sur le trône. C’est sous son règne que Matteo Ricci arrive à Pekin. Comme on peut le voir dans le roman.

Ming Wanli

Quelques chapitres plus loin on retrouve le carnet de Ricci mais l’empereur n’est plus le même. On est en 1627 (chapitre V) et c’est l’empereur Ming Chongzhen qui vient d’accéder au pouvoir. Son règne se termine en 1644. Il fut le seizième empereur de la dynastie Ming. Il sera le dernier de sa lignée. Remplacé par la dynastie de Qing, les empereurs mandchou.

Ming Chongzhen

Le livre se termine avec un dernier empereur : Huang Taiji, empereur mandchou de la Chine du nord qui s’oppose au Ming. Sa dynastie prendra la pouvoir en remplaçant les Ming en 1644 sous le nom de dynastie Qing, dernière dynastie d’empereurs chinois. Mais Hang Taiji meurt un an plus tôt en 1643.

portrait de Huang Taiji
Hang Taiji

Parler d’art sans en avoir l’air :

Au détour du chapitre IX, l’auteur lâche quelques nom de peintres connus de l’époque. Sans nous donner plus de détails, je n’ai pas pu résister à l’envie d’aller voir leur travail.

Dong Qichang

Peintre calligraphe et critique d’art influent de la fin de la période Ming, il vecu de 1555 à 1636.

Voici 3 extrait de Huit scènes d’automne (1620) :

Dong Qichang. Eight Scenes in Autumn.3. Album leaf. 1620. Shanghai Museum..jpg

Shen Zhou

Peintre lettré ayant vécu de 1427 à 1509, il est l’un des « Quatre Grands Artistes de Wu » célèbre pour ces peintures de paysages de fleurs et d’animaux.

La grandeur du mont Lu – 1467

Dai Jin

Encore plus ancien que le précédent, ce peintre vécu de 1388 à 1462.

Voyageurs traversant des passes montagneuses

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi je trouve ça magnifique. Je ne connaissais pas du tout ces artistes. Je retiens surtout le nom de Dong Qichang !

Voilà, il y aurait beaucoup d’autres choses à explorer mais je m’arrête là pour aujourd’hui.

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DanMachi La légende des Familias -tome 1

Je reviens avec un nouveau light-novel, premier de la nouvelle collection LN des éditions Ofelbes. J’étais curieuse de découvrir la nouvelle collection au format plus petit et au tome simple (contrairement au titres des éditions Ofelbes que nous avons déjà présenté qui sont en tome double : SAO, Log Horizon, Spice and Wolf).

Je vais être honnète avec vous, je n’ai pas vraiment accroché avec DanMachi. Non pas qu’il soit mal écrit, il est plutôt pas mal dans son genre. Mais c’est justement avec le genre que j’ai eu du mal. Je ne me suis pas sentie concernée par l’univers proposé

résumé de l’éditeur : 

Bienvenue à Orario, la Cité-Labyrinthe où cohabitent dieux et humains. Sous cette ville, les aventuriers, bénis des dieux, partent en quête de gloire et de fortune dans le Donjon ; un dédale mystérieux infesté de monstres.

C’est là que nous rencontrons Bell Cranel, un jeune provincial de 14 ans, qui malgré son manque d’expérience part à la conquête du Donjon sous la protection d’Hestia, une déesse impopulaire. Le hasard faisant mal les choses, il tombe sur un terrible Minotaure. Il est alors sauvé par Aiz Wallenstein, une belle épéiste, dont il tombe immédiatement amoureux. Galvanisé par ce nouveau sentiment, il repart à l’assaut du mystérieux labyrinthe.

Était-ce une erreur de vouloir suivre les pas de cette fille ? Le chemin qui mènera notre jeune héros vers son âme sœur risque en tout cas d’être semé d’embûches…

Faut dire que le pitch de départ de DanMachi me laissait prévoir notre probable incompatibilité de caractère… mais je misais sur l’humour. Or ça n’a pas fait mouche, je pense que le côté humoristique s’adresse à ceux qui adhèrent déjà au concept du harem. Comprendre un héros un peu loser qui se retrouve entouré de femmes plus belles les unes que les autres et qui pour des raisons inexplicables craquent toutes pour lui. Un grand classique du shonen (on retrouve l’inverse dans le shôjo), dont on a ici la version roman. Que ce soit côté shonen (un jeune homme et son harem de jolies prétendantes) ou sa version shôjo (une fille et son troupeau de beaux gosses) le concept du harem à toujours eu tendance à m’agacer. Je m’attendais à de la dérision avec ce titre dont le côté humoristique est mis en avant mais j’ai trouvé ça très premier degré.

Du coup j’ai pas profité de cette lecture qui par ailleurs ne partage pas les défauts du titre précédemment cité. On reprochait beaucoup à Log Horizon des longueurs et trop d’explications. Fujino Omori, l’auteur de DanMachi, a une écriture beaucoup plus fluide, les explications y sont distillées tout au long du récit. La lecture est donc plus rapide, plus plaisante aussi. Il y a du rythme, ça ne retombe pas. Son écriture et très cinématographique, si j’ose dire, en lisant on visualise parfaitement la scène et les personnages sans qu’il y ai de longues description, il arrive en quelques mots à planter son décor et a le rendre réel.

Je trouve ça mieux écrit (ou mieux traduit) que LH mais je ne me reconnais pas dans le public ciblé. Je me suis sentie beaucoup trop vieille tout au long de la lecture. Je ne suis pas entrée dans le délire. J’ai pas réussi à accrocher malgré un rythme bien maîtrisé. J’ai cependant apprécié la narration dont le point de vue change d’un chapitre à l’autre. Si celui du héros, qui parle à la première personne, prédomine on a aussi le point de vue de sa déesse, d’autres personnages secondaire voir même d’un narrateur omniscient. Cela donne un bonne dynamique à l’ensemble.

Si techniquement j’ai trouvé ça bien maîtrisé, c’est avec l’histoire et les personnages eux même que j’ai eu du mal. Comme je disais, je n’ai pas adhéré au concept, je ne suis pas entrée dans l’univers, il y avait donc une trop grande distance entre moi et le héros pour que j’éprouve une quelconque empathie pour ses aventures. C’est sans doute un peu trop premier degré à mon goût.

SAO et Log Horizon proposent également des personnages très caricaturés mais l’univers et construit de façon a proposer une première lecture “action” et une deuxième “réflexion”. Par ailleurs ces deux univers en relation avec le monde du jeu vidéo (et plus précisément MMO fantasy avec combat épiques contre créatures magiques) fonctionne bien dans la mesure où les personnages viennent du même monde que nous mais sont projeté dans une autre réalité (virtuelle, parallèle ou que sais-je) du coup il est plus facile de s’identifier aux personnages et d’accepter que le monde décrit soit régit par des règles de jeu vidéo. Dans Dan Machi nous somme dans un autre univers n’ayant aucun lien avec le notre. Un univers où l’on croise des monstres et des aventuriers qui les combattent, jusque là pourquoi pas, pas difficile de s’y projeter avec un peu imagination. Là où moi j’ai décroché et que j’ai pas réussi à me laisser imprégner par l’ambiance c’est en découvrant que les aventuriers y sont soumis à un système d’évolution proche de celui des personnages d’un jeu vidéo (statut qui s’affiche et progresse au fur et à mesure des combat). Pour moi des vrais gens s’améliorent (ou pas) mais que vient faire là un statut avec point d’action, de défense etc. puisque ce n’est pas un jeu. Je suis resté très perplexe devant cet univers hybride.

C’est donc un étrange sentiment que m’a laissé ce premier tome de Dan Machi. D’un côté il y a une narration parfaitement maîtrisée qui sait varier les points de vue, alterner moments d’action et de pauses permettant de créer une plus grande intimité avec les personnages. De l’autre un univers hybride trop inspiré du jeu vidéo et à la fois trop éloigné de celui-ci, des personnages et une intrigue un peu trop puérile à mon goût.

Pour ma part j’en resterai là sur cette série, mais je vais passer ce premier tome à mon neveu de 12 ans qui, je pense, pourra y trouver un bon moment de détente. L’humour y étant plus adapté au jeune public qu’aux vieilles biques comme moi.

Quand à cette nouvelle collection que je découvre avec DanMachi, elle est pas mal, les tomes plus petits se glissent facilement dans un sac. Plus grand qu’un format poche, il a une jolie couverture coloré et beaucoup d’illustrations (couleurs au début et à la fin, noir et blanc à l’intérieur), les rabats de la jaquette font un excellent marque page. Bref une jolie édition.

Je ne vous ai rien dit sur les illustrations de Suzuhito Yasuda. C’est parce que elle sont à l’instar du contenu du livre : je ne suis de toute évidence pas la cible 😀

Avez-vous lu ce roman ? qu’en avez-vous pensé ?

Envie d’aller voir de plus près ? Rendez-vous sur le site de l’éditeur. Vous pouvez aussi lire un extrait ICI

Le tome 2 est disponible depuis le 15 septembre

Danmachi

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Max, le livre qu’ « on adore détester »

Cela fait plusieurs semaines que j’ai fini ce roman mais je n’arrivais pas a en parler. Je ne suis pas sure de trouver les mots juste et je serais assez brève mais je pense que ce livre mérite que j’y consacre quelques lignes.

Je l’ai acheté après l’avoir aperçu dans plusieurs c’est lundi que lisez-vous à droite et à gauche. Tout le monde semblait enthousiaste et je cherchait un roman pour mon neveu. Mais avant de lui offrir j’ai voulu le lire et… je ne lui ai jamais donné.

Pourquoi ? Parce que je l’ai trouvé beaucoup trop dur ! La vie est déjà assez compliquée comme ça sans qu’on vienne leur faire perdre tout espoir en l’espèce humaine avant même qu’il aient pu quitter le nid. Pourtant il s’agit d’un très beau roman.

l’histoire :

L’histoires nous est racontée à la première personne par un enfant née dans un lebensborn, sorte de maternité crées par les nazi où on met au monde des enfants soumis à une sélection raciale drastique pour crées les élites de demain. L’histoire commence à quelques heures de l’accouchement, le héros nous raconte comment il est venu au monde, comment il a passé avec sucés toutes les sélections raciales, ses premiers mois de vie auprès de sa mère, puis auprès des nourrices avant être envoyé en Pologne pour une nouvelle mission : recruter des enfants polonais répondant aux critères raciaux afin d’être arraché à leur familles et germanisé dans des écoles spéciales.

Endoctriné dès le berceau, le héros est tiraillé toute son enfance durant entre les sentiments humains qu’il éprouve et la croyance en une idéologie inhumaine. La rencontre avec un jeune polonais va bouleverser sa vie.

Pourquoi je n’offrirais pas ce roman à mon neveu ?

Au début je n’ai pas trop accroché au récit. Toutes la partie se déroulant au lebensborn était assez ennuyeuse et j’ai du me forcer pour continuer. Puis le récit s’intensifie et devient de plus en plus passionnant avec le départ de Konrad pour la Pologne. Là j’étais prise par le roman mais je ne cessais de me poser une question : pourquoi écrire ça ?

Le récit est terrible. C’est dur. Ce roman ne m’a pas seulement arraché des larmes il m’a donné la nausée. Et si j’ai trouve, en le refermant, qu’il était très bien écrit je n’ai pas envie de donner la nausée à mon neveu. Je m’interroge sur le but et l’utilité d’un tel roman. C’est douloureux à lire et assez désespérant. Je comprends la nécessité de ne pas oublier les atrocités commises par le parti nazi, mais là j’ai trouvé le récit tellement dur que l’humanité parait monstrueuse et il y a peu de place pour l’espoir. C’est à vous faire regretter d’appartenir à l’espèce humaine. Je souviens enfant avoir pris conscience de ce qu’il y a de pire en l’être humain et avoir pleuré parce que j’en était un moi-même. Ce livre m’a replongé dans cet état d’esprit et ce n’est pas une chose que je souhaite communiquer à mes enfants, neveux et nièces. Je veux leur transmettre de l’espoir, leur faire croire que tout est possible, qu’il peuvent être les acteurs d’un monde meilleur. En leur faisant lire ce livre j’aurais l’impression de leur dire « regarde à quelle espèce immonde tu appartient ».

Ce livre m’a vraiment mis très mal à l’aise. Et c’est là aussi sa force. Dans la quatrième de couverture on peut lire « on adore détester Max et on ne déteste pas l’adorer ». Après les premiers chapitres je ne comprenais pas. Après avoir fini le roman non seulement je comprends, mais j’adhère complètement. C’est un très beau livre, très bien écris qui vous bouleverse mais qui raconte des choses détestable qu’on préférerais ne pas entendre.

J’ai donc décidé de ne pas l’offrir à mon neveu qui n’a que 12 ans mais je vais le laisser là dans mon étagère roman jeunesse mis à leur disposition pour que, le jour où il le désire, il puisse le lire.

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Les petits pains de la pleine lune

Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman jeunesse coréen. Il était dans ma PAL depuis très longtemps. Je l’avais acheté il y a quelques années pour Yomu-chan et depuis je souhaitais le lire mais je ne trouvais pas le bon moment. Profitant du challenge coréen je me suis enfin lancé dans cette lecture.

Le héro de ce conte moderne est un jeune adolescent qui vit avec une belle-mère qui le déteste, la jeune fille de cette dernière et un père absent qui préfère ne rien voir de ce qui se passe sous son toit.

Le garçon, abandonné encore enfant par une mère suicidaire se renferme de plus en plus. Pour cohabiter avec une belle-mère qui souffre de la comparaison avec la précédente épouse de son mari, il décide de s’effacer et de jouer l’indifférence tandis qu’elle l’humilie et réduit de plus en plus la place du héro tant au sein de la famille. Bientôt l’adolescent devient un fantôme dans sa propre maison, quittant l’appartement très tôt le matin et revenant tard le soir après avoir mangé des petits pains dans une pâtisserie du quartier. Il espère ainsi pouvoir cohabiter presque pacifiquement jusqu’à ce qu’il ai l’âge de partir. Mais les choses dégénèrent et rien ne se passe comme il avait prévu. Contraint de fuir de chez lui, le héro trouve refuge dans la pâtisserie du quartier. Une pâtisserie loin d’être ordinaire ! Le pâtissier-sorcier lui ouvre les porte de son four magique où il vit en compagnie d’un oiseau-jeune fille. Il y restera à l’abris le temps de trouver le courage d’affronter sa famille.

Un joli conte initiatique moderne où le héro doit apprendre à se faire un place malgré un climat familial hostile. La magie n’est pas ici utilisé comme solution. L’adolescent doit trouver seule la force de surmonter ses difficultés. Seul dans la mesure où la détermination vient de lui. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne trouvera pas de soutien. Le sorcier-pâtissier au caractère rude mais au grand cœur et la jeune fille-oiseau lui un grand réconfort non pas parce qu’il l’aideront à trouver une solution mais parce qu’il lui donneront l’attention et l’affection qui lui permettra de prendre confiance en lui. A leur contact il va petit à petit se sentir à sa place, s’affirmer d’avantage et enfin trouver le courage d’affronter la haine de sa belle-mère et l’indifférence de son père.

Ici la héro n’est pas épargné. L’univers dans lequel il a grandi est d’une grande violence. Et l’auteur n’épargne pas non plus le lecteur car il n’y a pas, malgré une pâtisserie regorgeant de mets magiques aux pouvoirs extraordinaires de façon d’arranger les choses. Il n’y a pas de solution miracle, il s’agit d’accepter et d’apprendre à vivre avec. Contrairement aux contes classiques (on aura tout au long du récit de nombreuses références) le salut ne vient pas par l’intervention extérieur d’un prince charmant ou d’une fée, elle viendra lentement du héros lui-même qui aura pansé ses blessures.

J’ai aimé cette approche sans conditions de la réalité de la vie qui parfois peut se montrer très cruelle entremêlé au récit fantastique d’un sorcier qui vendrait de redoutable pâtisseries magiques sur un site internet. Les personnages sont très attachant mais il y a un je ne sais quoi dans la façon dont c’est écrit qui m’a mis légèrement mal à l’aise. Je ne serait dire dans quelle mesure c’est du au texte original ou à la traduction, mais j’ai trouvé la langue pas très naturelle. La façon dont s’exprime le héros est parfois un peu étrange et met une certaine distance avec le lecteur. Du moins c’est ainsi que je l’ai ressenti. Du coup j’avais l’étrange sentiment de vouloir connaitre la suite de l’histoire qui m’intriguait tout en trouvant la narration un peu ennuyeuse. Je sais pas si j’arrive à bien me faire comprendre.

Malgré cette impression étrange que m’a laissé le texte, j’ai aimé l’histoire qui par les sujet abordé (violence, suicide, harcèlement…) s’adressera surtout à un public adolescent.

C’est peut-être là le fond de mon malaise ! Le vocabulaire et la façon de s’exprimer semblent s’adresser à un public assez jeune alors que les sujets abordés touchent un public adolescent. Entre ces deux postures, je ne savais pas trop comment me placer.

Un bon roman un peu étrange qui fait pas mal réfléchir sur la vie, ses difficultés et notre posture vis à vis de celles-ci.

 Les petits pains de la plaine lune de  Gu Byong-mo est disponible aux éditions Philippe Phiquier dans la collection Picquier jeunesse.

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roman jeunesse
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Spice & Wolf ~ le light novel

Aujourd’hui j’ai le plaisir de vous présenter un nouveau light-novel. Nous avons déjà parlé plusieurs fois de ce genre de littérature nippone sur ces pages. Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est un light novel je vous invite à lire cet article que j’ai écris il y a déjà un petit moment. Depuis j’ai lu quelques uns des rares light novel paru en France et aujourd’hui j’ajoute un titre à cette petite collection : celui de Spice & Wolf de Isuna Hasekura (illustré par Jyuu Ayakura) paru au printemps dernier chez Ofelbe, éditeur qui se spécialise dans le light-novel, avec pour le moment 2 séries à son actif et bientôt une troisième.

Mais revenons au roman qui nous intéresse aujourd’hui : Spice & Wolf. Cette saga met en scène 2 personnages Holo, louve déesse des moissons, et Lawrence, un jeune marchant ambulant, dans un univers fantastique à l’ambiance médiévale. La série compte au Japon 17 tomes écris entre 2006 et 2011. Pour mieux s’adapter au marché français, les éditions Ofelbe ont opté pour un double volume ce qui devrait donc faire 8/9 tomes chez nous. Le deuxième tome sortira d’ici quelques jours. Aujourd’hui je ne vous parlerais que de mes impressions sur le premier volume.

L’histoire se met en place :

Lawrence, marchand itinérant, se rend dans un petit village pour échanger ses marchandises. Il arrive au moment où les villageois s’apprêtent à célébrer des festivité en l’honneur d’Holo, la déesse-louve protectrice des moissons. A cause de ses fêtes païennes tenues plus ou moins secrètes, Lawrence doit quitter rapidement le village. Quel étonnement quand il découvre une jeune femme nue étendue sur sa cargaison de fourrures !

Elle est belle, elle est douce… mais que diable fait-elle là ?! Non mais, il suffit pas d’avoir un joli minois pour émouvoir un marchand itinérant chevronné comme Lawrence. Il n’a peut-être que 25 ans mais cela fait déjà 7 ans qu’il travaille à son compte et traverse régions et pays en quête de bonnes affaires.

Il remarque alors la queue et les oreilles canines de la belle. Fille démon ? Non, déesse des moisson. La fameuse Holo, la déesse du village qu’il vient à peine de quitter, s’est fait la malle déçue par les villageois qui ne croient plus assez en elle. Elle veut regagner les terres du nord d’où elle est partie il y a bien longtemps déjà.

Attendri par la solitude de la louve (qui fait écho à la sienne) Lawrence accepte de la prendre comme compagne de voyage. En échange elle mettra sa sagesse au service des affaires. Car le marchandage, c’est à celui qui sera le plus malin !

C’est ainsi que nos deux compagnons commencent leur voyage à travers diverses contrées pour faire du commerce.

couverture du tome 2 japonais

J’ai aimé dans ce roman l’ambiance inspirée du Bas Moyen-Age/Renaissance européenne. J’ai grandi en Italie, berceau de la Renaissance, et  cette période me fascine depuis que je suis petite. Ce que j’ai aimé ici c’est que les éléments fantastiques restent marginaux dans un décor hautement réaliste. Il n’y a pas de dragon, d’elfes et de trolls à tout bout de champs. On a des vrais gens, avec des vrais métiers, on suit un commerçant itinérant, on apprends avec lui le fonctionnement du commerce de l’époque, l’importance des comptoirs commerciaux et des guildes, on entre dans des tavernes, on croise des artisans, des bergers, on se promène au marché… bref la vraie vie, plausible, dans laquelle on peut se projeter sans peine. Et là un élément fantastique, la présence d’Holo fille-louve, ajoute un soupçon de magie pour rendre le décor plus attrayant et mystérieux. On y crois, du moins on peut y croire tout dépend du degré de rêverie du lecteur 😀 Moi qui ai passé mon enfance à chercher des fées, je n’ai pas de mal à me projeter dans un monde où Holo existe. Ici on fait un voyage dans le temps, un temps où la magie était possible. Quand des êtres magiques apparaissent partout on fait un voyage dans une autre dimension, une autre réalité qui n’est pas la notre. J’ai aimé le décor proposé par Isuna Hasekura parce qu’il est très proche de la réalité.

Le réalisme est poussé au point d’avoir des leçons sur la spéculation sur taux de change ou autres manipulation commerciales auxquelles Lawrence s’adonne. Certains trouverons peut-être ces passages ennuyeux, personnellement je n’ai pas été dérangée dans ma lecture par les explications techniques qui sont plutôt intéressante et que l’on peut aussi reporter à notre monde mercantile actuel, même si j’avoue n’avoir pas tout retenu des longues explications et avoir parfois décroché au profit de l’intrigue moins complexe que les transactions commerciales qui occupe nos héros.

En revanche j’aurais aimé que les auteurs donnent un peu plus de consistance à cet univers en nous fournissant une carte qui permette au lecteur de se repérer dans l’espace, les personnages étant perpétuellement en voyage, cela aurait été sympa de visualiser leur déplacement sur une carte. Peut-être y aurons nous droit dans une prochain volume.

L’ambiance et le décors sont agréables, qu’en est-il des personnages ? 

Lawrence est toujours pragmatique, il ne perds jamais de vue son objectif : faire du bénéfice. Mais cela ne l’empêche pas d’être un homme droit et honnête : manipuler ses partenaires commerciaux pour augmenter son bénéfice oui, les escroquer non ! Homme d’affaire chevronné, il n’en reste pas moins un jeune homme rêveur et naïf en ce qui concerne la gente féminine. Sa vie de marchand ambulant et sa timidité face aux jolies filles ne lui ont pas donnée l’occasion de gagner autant d’expérience en séduction qu’en négociation mercantile. Et ce pour le plus grand plaisir de sa compagne de voyage qui ne cesse de le taquiner.

Lawrence est un personnage sympathique et attachant. La façon dont il prends conscience de son attachement pour Holo ou encore tous les effort qu’il fait pour ne rien laisser paraître de ses sentiments le rendent attendrissant.

Lawrence – image tirée de l’adaptation animé

J’ai moins aimé le personnage d’Holo qui souffre d’une image trop stéréotypé. Jolie, pleine d’entrain et de malice, sa façon de taquiner Lawrence la rend sympathique. Le problème c’est que l’auteur a voulu trop en faire ! A force de souligner certains trait de son caractère il l’a rendue caricaturale et moins vraie. Si l’on croit facilement à la maladresse de Lawrence, il devient difficile de croire à l’intelligence d’Holo quand on ne cesse de la clamer sans pour autant nous la montrer. Certes elle fait preuve de lucidité et perce à jour divers pièges tendus, elle est capable de manipuler ses interlocuteurs à son avantage, mais à vraie dire aucune de ses réplique ne m’a surpris par sa grande intelligence. Elle arrive au même conclusions que le lecteur. Il ne suffit pas de répéter qu’un personnage est intelligent pour qu’il en ai l’air. L’auteur aurait peut-être dû moins se répéter et mieux travailler l’attitude de son personnage et ainsi que les dialogues.

Par ailleurs Isuna Hasekura a voulu rendre son personnage plus attrayant en lui donnant un attitude extrêmement puérile, ce qui est censé la rendre plus séduisante. Et je dis bien censé puisque à mes yeux cette caractéristique la rend surtout caricaturale et toute calibré pour un certain public amateur de lolita au quel je n’appartiens pas. Je trouve déjà que lui donner une apparence de jeune fille de 16 ans n’est pas très pertinent pour une « louve sage » âgé de plusieurs siècles, si en plus elle se comporte comme un gamine… Elle joue de cette apparence et se montre souvent moins puérile qu’elle ne le laisse paraître, mais je me répète l’auteur en fait un peu trop en ce qui la concerne. Du coup le personnage manque de profondeur. C’est dommage car il y a du potentiel. Il reste à espérer que l’auteur saura lui donner plus de caractère et de maturité dans les tomes suivant.

Ceci dit elle a tout de même des aspect touchant. Elle est drôle et agréable.

Holo lors de sa première rencontre avec Lawrence (Jyuu Ayakura)

Parlons du livre !

Tout d’abord quelques mots sur le style. Si l’histoire est agréable et charmante, le style n’est pas excellent. J’ai lu une bonne centaines de pages avant de vraiment entrer dans l’histoire, ça démarre assez lentement. L’écriture n’est pas assez vive et intrigante pour tout de suite accrocher le lecteur et, bien que passant un bon moment, quand l’heure arrivait de fermer le livre (je lis dans le train, faut bien fermer le bouquin quand j’arrive au terminus) je n’ai éprouvé aucune frustration à l’idée de ne pas poursuivre de suite ma lecture. Au contraire, j’étais heureuse de ces pauses imposées qui m’empêchaient de tomber dans l’ennui. Passées les 100 premières pages, le rythme s’accélère, on s’est attaché aux personnages et ils commencent à se retrouver dans des situations critiques. On veux savoir comment ils vont s’en sortir et on commence à ressentir un peu d’addiction pour le roman. Cette addiction ne dure guère longtemps car ce que je croyait être une caractéristique du premier volume , se répète à l’identique dans la deuxième partie (qui est l’équivalent du tome 2 japonais). J’ai comme l’impression que chaque nouvelle aventure va suivre le même schéma narratif : lente mise en place avent une précipitation des événement et mise en danger des personnages avec rapide solution du problème. Ce qui n’est pas pas très équilibré comme structure narrative.

Autre reproche que je ferais à Isuna Hasekura c’est de remplir par des dialogues inutiles. Car il y a des passages où les échanges entre Holo et Lawrence sont d’une grande banalité et n’apportent rien ni à l’intrigue ni à la construction des personnages. Heureusement pour nous ces passages ne sont pas rares mais très brefs. La grande présence de dialogues étant, rappelons-le, une des principales caractéristique du light-novel qui doit se livre vite et facilement. Vite n’est pas un mot que j’utiliserais puisque finalement j’ai pris pas mal de temps pour finir le volumineux tome des éditions Ofelbe. Mais en la matière je ne suis guère une référence, je lis toujours très lentement. Ce qui est sur c’est que le niveau de langage est très simple et à la portée de tous (sauf peut-être pour les parties techniques qui si elle n’utilisent pas de termes particulièrement compliqué peuvent faire décrocher le lecteur non intéressé par l’économie). C’est donc une lecture facile qui séduira plus par l’histoire et les personnages que par son style, assez neutre.

Un point très intéressant des light-novel proposé par Ofelbe (Spice  & Wolf et SAO) c’est qu’ils sont accompagnés par les illustrations d’origine. Car l’autre caractéristique essentielle du light-novel c’est le fait être illustré ! Toutes les éditions de light-novel que j’ai lu jusqu’à présent avaient fait l’impasse sur les illustrations, changeant même les couverture sans doute de peur de faire fuir le lectorat habituel de roman jeunesse. En effet les illustrations sont de type manga. Or fort est de constater que l’on oppose souvent le public manga au public roman. Que je sache on peut aimer les deux ! Je ne pense pas qu’une illustration manga nuise à la qualité d’un roman. Je pense notamment au roman Le gardien de l’esprit qui est excellent et dont les couverture japonaises est très belle. Ofelbe affiche clairement sa volonté de réconciliation des deux publics en offrant aux fans de manga connaissant déjà les adaptations sur d’autres support (manga et anime) des light-novel dans leur jus (illustration d’origine) tout en adaptant le format du livre aux habitudes de lectures des amateurs de fantasy et sf (tome double, grand format). Je ne peux que saluer cette initiative (surtout que je n’avais pas hésité à reprocher à d’autre éditeurs d’avoir supprimé les illustrations originales). Et puis, j’aime bien faire des petites poses en image…

Spice & Wolf par Jyuu Ayakura :

Le roman comporte plusieurs planches couleur en début et fin tome, auxquels s’ajoutent plusieurs planches en noir et blanc disposé tout au long du roman.

En toute franchise, si j’étais heureuse de découvrir le chara-design initial de Spice & Wolf (qui a inspiré par la suite le manga et l’anime) je ne suis guère sensible à ce type de dessin. Non pas qu’il soit mal dessiné. Au contraire, il est plutôt joli. Disons que c’est le style qui ne me touche pas. Le dessin de Jyuu Ayakura est assez classique et fait un peu trop shonen à mon goût. J’aurais préféré quelques chose de plus adulte. Cependant je trouve qu’il se marie très bien au texte de Isuna Hasekura auquel je pourrais faire le même reproche. (Sig ! :'( Je vieilli) Le côté enfantin des personnages on le retrouve dans les illustrations de Ayakura qui a su capter leur côté ingénu donné par le romancier. Surtout dans les planches en noir et blanc.

Holo et Lawrence par Ayakura
Holo et Lawrence par Ayakura

Alors ? Faut-il lire Spice & Wolf ?

ça c’est à vous de voir ! Pour ma part, j’ai trouvé que ce roman avait un certain nombre de défauts mais aucun n’a gâché mon plaisir de lecture. Je me suis laisser prendre au jeu et j’ai aimé l’ambiance moyenâgeuse. Malgré un côté un peu puéril des personnages je me suis attachée à eux et j’ai envie de les suivre, de les voir évoluer, grandir dans leur relation et leur rapport au monde. Et aussi j’ai envie de voir si l’auteur améliore son style au fur et a mesure qu’il avance dans cette aventure. Je lirais surement le tome 2 qui sont dans quelques jours. Et si vous aimez les histoires fantastiques et réaliste à la fois et les ambiances moyenâgeuses je ne serais que vous conseiller de donner sa chance à ce roman qui saura peut-être vous séduire. Je ne promet pas le coup de cœur 😉

Si vous voulez un avant goût vous trouvez un extrait sur le site de l’éditeur

Media-mix :

Les japonais sur champion en matière de media-mix ! Dès qu’un titre remporte du succès il se voit mixé à toutes les sauces !

Spice & Wolf n’échappe pas à cette mode. Le roman publié entre 2006 et 2011 connait une adaptation en manga dès 2007, suivie en 2008 par une adaptation en série animée.

Le manga, dessiné par Keito Koume, est disponible depuis 2012 en France aux édition Ototo Manga. La série est toujours en cours au Japon et compte déjà 11 tomes.

Je n’ai lu que le premier tome qui, à l’époque, ne m’avait vraiment pas convaincue. Je n’aimais pas le traintement des personnages et le fan service trop pesant et en décalage avec l’histoire. Finalement, après avoir lu l’originale, je me dit que l’adaptation est assez proche du roman, mais que ses défauts en sont accentués par un dessin mettant en avant les mauvais argument (si vous voyez ce que je veux dire…). Je ne l’ai pas relu depuis, peut-être le relirais-je maintenant avec un œil nouveau (mais pas forcement plus convaincu).

Vous pouvez découvrir un extrait du manga ICI

La série anime est aussi disponible en France en coffret dvd chez Black Box. Le coffret comporte la saison 1 et 2 plus 2 OAV.

La série est réalisé par Takeo Takahashi et  le studio Imagin.

J’ai le vague souvenir avoir vu quelques épisodes il y a fort longtemps. Dans ce vague souvenir, j’ai aimé. Mais je ne me souviens pas si j’ai vu seulement le début ou toute la série, c’est dire si ça m’a marqué XD

En voyant le visuel, je dirais que le réalisateur accentue encore un peu le côté juvénile des personnages ! Décidément rien ne va dans le bon sens !

Et le media-mix ne s’arrête pas là puisque il y a aussi un art book également disponible chez Ototo Manga

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Des vacances pour lire

ah ! des vacances ! C’est la première fois que j’expérimente cette sensation d’être enfin en vacances tout en sachant que ça ne va pas durer longtemps. Certes ce n’est pas la première fois que j’en prends, mais jusqu’à présent le souvenir de « oh… sig ! le chômage » était encore encré dans ma mémoire. Là ça y est, c’est officiel je n’aurais plus que 5 semaines de congé par an… 5 petites semaines… mais ça ne sera jamais assez pour lire tous ce que j’ai prévu ! Pas de panique, du temps pour lire on en trouve toujours même quand on est pas en vacances ^^ Ceci dit j’ai bien apprécié de passer 12h non stop (enfin, si j’ai fait une pause pour retourner à la librairie) à lire. Pour le coup, ça faisait une éternité que je n’avais pas lu aussi intensément 🙂

Là vous vous dite que je vais pondre un article interminable avec des dizaines de bouquins… vous inquiété pas, à la vitesse à laquelle je lis, il m’a fallu 8h pour un seul roman et encore, je l’ai lu si vite parce que c’était un roman jeunesse ! Donc oui, je vais faire un tire groupé et vous parler de mes dernières lectures romanesque mais il y aura que 3 romans à découvrir ^^

Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens

Il y a des fois où je me fait peur. Comme quand, par exemple, je lis avidement un roman d’ado comme si ma vie en dépendait. C’est un peu ce vertige là que j’ai ressenti en lisant Moi, Simon 16 ans homo sapiens. Si je devais en faire une critique objective je trouverais sans doute beaucoup de chose à redire. Mais la vérité est que une fois ouvert le livre je ne l’ai pas quitté un instant, même pas le temps de manger, jusqu’à ce que je referme la dernière page. Signe incontestable que c’est un bon livre. Peut-être pas objectivement mais subjectivement j’ai été emporté par le rythme du récit, j’ai été touché par les personnages et si c’est plus de mon âge et bien tant pis. L’espace une soirée moi, Bidib, j’ai eu encore 16 ans.

Simon est au lycée. Il est gay et s’accepte comme tel mais n’a pas encore eu la force de le dire autour de lui. C’est que Simon vit dans une petite ville provinciale et même s’il sait que ces parents et ses amis proches l’accepteront, il n’a pas envie d’en faire toute une histoire. Pas encore. Il rencontre Blue sur internet. Un garçon de son lycée dont il ne sais rien, pas même son prénom. Peut-être le croise-t-il tous les jours sans le savoir. C’est à travers leur pseudo que les deux garçons entretiennent une relation de plus en plus intime. Mais voilà, Martin a tout découvert et il fait du chantage à Simon, le menaçant de tout révéler.

Une histoire simple, sans drame, drôle et touchante comme ça fait du bien d’en lire de temps en temps parce que la vie c’est aussi ça ! Parfois c’est pas si compliqué, parfois tout ce passe bien, ou presque.

Je ne sais pas trop qu’est-ce qui m’a plu dans ce roman. L’écriture rythmée et fluide. Les personnages drôles et touchants qui sonnent vrais. Le ton léger avec lequel l’auteure aborde des questions sérieuses. Peut-être parce qu’au fond de moi j’ai toujours 16 ans, parce que j’ai pas fini de trouver de réponses à ces questions ? Je ne sais pas. Tout ce que je sais c’est que j’ai dévoré ce roman en une seule fois et que je me sentais bien. Il ne m’en faut pas plus. Bref une jolie lecture qui, si elle ne sera pas inoubliable, m’aura fait passer un très bon moment.

à lire aussi les avis de Bob,  Liradoindienagawika, Simon (ah ! j’ai enfin trouvé un avis plutôt négatif 😉 )

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Oh, boy !

Fini Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens. J’ai filé à la librairie avec une envie subite de lire Oh, boy ! de Marie-Aude Murail. J’avais repéré ce livre en flânant sur le net. Je ne pourrais plus vous dire qui ou quoi m’a donné envie de le lire. Je faisait des recherches sur le net pour trouver quoi lire (les 300 bouquins qui me tendaient leurs bras sur mes étagères ne me faisaient pas envie) quand je suis tombé sur ce titre et j’ai eu envie de le lire.

L’histoire y est bien plus tragique que dans le titre pécédent :

Siémon (14 ans), Morgane (8 ans) et Venise (5 ans) sont orphelins. Leurs mère vient de se suicider et leur père les a abandonné il y a longtemps déjà. Personne ne sait où il est ni s’il est encore de se monde. Alors que l’assistante sociale leur cherche une famille d’accueil, les trois enfants font un jurement : « les Morlevent ou la mort ». Pour eux pas question d’être séparés.  C’est alors que Siméon, jeune adolescent surdoué, se souvient que leur père avait déjà abandonné épouse et enfant. Il y a quelques part d’autres Morlevent. Un frère et une sœur qui vont pouvoir les recueillir. Enfin… en théorie. « Oh, boy ! » c’est ainsi que s’exclame Barthélémy, 26 ans, lorsqu’il apprends qu’il a trois jeunes frères et sœurs et qu’il va devoir devenir leur tuteur légal. Et ce n’est pas tout ! D’autres épreuves vont s’abattre sur la fratrie…

Du drame il y en a et pas qu’un peu. Les petits Morlevent n’ont vraiment pas été épargné par la vie. Le deuil, l’abandon, la maladie… ils ont droit à toutes les épreuves. Pourtant Marie-Aude Murail ne nous livre pas un roman à vous arracher des larmes. Il y a des moment difficiles, d’autres très émouvants, mais ce qui prône c’est l’humour et la force de caractère. Les petits Morlevent n’ont pas l’intention de se laisser abattre par les épreuves. Il font preuve de ténacité et d’une solidarité fraternelle à toute épreuve. Il forment un trio très attachant qui fait sourire et même rire. Barthélémy n’est pas en reste, très drôle et caustique il est également très attachant. Je regrette un peu son côté caricaturale, mais j’adore sa répartie.

Le roman est très court mais très riche. Les personnages y sont bien construit et les dialogues sont très bons. Il y a vraiment beaucoup d’humour et ce malgré le contexte des plus déplorables. J’ai pris vraiment beaucoup de plaisir à le lire. C’est drôle, touchant et intelligent, avec seulement 208 pages (et un format poche à la porté de tous) ce serait vraiment dommage de s’en priver.

tous les livres sur Babelio.com

à lire aussi les avis de Mokamilla (qui vous dira bien mieux que moi combien ce roman est génial) et Brune B

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La bibliothèque des cœurs cabossées

On change complètement de registre et on quitte la littérature jeunesse pour un roman de midinette (un peu quand même). C’est un roman très léger, plein de romance et de bon sentiment, mais il n’est pas stupide pour autant.

Sara, jeune suédoise ayant fraîchement perdu son job de libraire décide de se rendre aux Etats-Unis pour des vacances de deux mois dans un trou paumé de l’Iowa, chez une vieille dame avec qui elle entretien une relation épistolaire depuis trois ans. Sauf que quand elle arrive, rien ne se passe comme prévu.

L’histoire en elle même n’est pas renversante, dès le début on connait la fin et il n’y a aucune surprise. Le style n’est pas particulièrement remarquable non plus et pourtant j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman. Pourquoi ? L’ambiance ! L’auteur crée une ambiance très agréable et positive malgré le contexte : une petite ville ravagée par la crise économique. Il y a beaucoup d’humour les personnages bien que prévisibles sont attachants. La littérature et l’amour du livre est omniprésent. C’est un livre qui vous donne envie de lire. Il parle littérature mais sans prétention, il se met à la porté de tous et on y parle de grand classiques aussi bien que de chick lit* avec la même affection. L’important c’est lire, peu importe quel genre littéraire nous plait, de préférence plusieurs à la fois.

C’est cette ambiance pleine d’humour et de livres qui m’a séduite, qui m’a fait rire et qui m’a tenu en halène malgré une fin  courue d’avance. On sais comment ça se termine mais on ne sait pas comment l’auteur vas nous amener jusque là. Une lecture détente idéale pour l’été (ou si vous ne l’avez pas encore lu, pour se détendre après le stress de la rentrée). En revanche ne vous attendez pas à vibrer, les personnages sont tous plus stéréotypés que les autres et n’offrent aucune surprise. Une vraie caricature sociale digne d’un sitcom.

à lire aussi les avis de Laura et Emily

Voilà pour ce qui est de mes lectures de vacances. A très bientôt pour de nouvelles lectures.

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Heidi, le roman

– je suis en train de lire Heidi

– Pardon ?

Heidi, tu sais la petite fille dans la montagne…

– Mais c’est pas de ton âge !

– …

C’est peut-être pas de mon âge (en déplaise à maman) mais moi j’adore la littérature jeunesse et je m’éclate à lire des romans pour enfants. Il y a tant de livres que j’aurais aimé pouvoir lire enfant, mais je n’y arrivais pas ! Alors aujourd’hui que j’ai réussi à surmonter mon handicap j’ai envie de les découvrir tous ces romans ! Et pas seulement ceux que je n’ai pas pu lire avant, mais aussi ceux récent que j’achète pour mes filles ou mes neveux !

Oui, bien sûr je pourrais lire des livres d’adultes, et je le fait, mais je trouve dans la littérature jeunesse de quoi nourrir mon enfant intérieur et à chaque fois il est si heureux que je n’ai aucune envie de le priver de ce bonheur. Voilà, c’est dit. Ben oui quoi, ça fait jamais plaisir ce genre de remarques !

Mais je suis pas là pour régler mes comptes avec ceux qui attendraient de moi que je sois une bonne adulte, je suis là pour parler du dernier roman jeunesse que j’ai lu : Heidi de Johanna Spyri.

couverture illustré par Carlo Chiostri – 1939

Je dois cette lecture au challenge les 50 livres conseillé par Hayao Miyazaki. Quand j’y ai découvert le titre, il m’est revenu en mémoire l’anime que je regardais enfant. Je revoyais la petite brunette gambader sur les vers pâturages des Alpes… un anime qui, sans m’avoir vraiment marqué, m’a laissé un joli souvenir. Miyazaki y a d’ailleurs travaillé avant de créer son propre studio. J’ai eu envie de découvrir l’oeuvre originale, un classique de la littérature jeunesse qui a connu bien d’autres adaptations (j’ai trouvé une liste assez impressionnante de film).

Pour ceux qui ne se souviendrai pas de l’anime ou qui ne l’aurai pas vu, c’est l’histoire d’une petite orpheline que sa tante abandonne aux bons soins d’un grand-père qui vit en ermite sur des alpages suisses. Heidi n’a que 5 ans quand elle arrive chez l’oncle de l’alpages, c’est ainsi que tout le monde nomme son grand-père, vieil ours mal léché vivant reclus sur sa montagne. La petite Heidi par sa joie de vivre et son caractère toujours positif et débrouillard va faire fondre le cœur glacé du grand-père, un homme blessé par la vie. Le grand-père ne sera pas la seule personne à retrouver la joie de vivre grâce à Heidi.

L’édition que j’ai lu date de 1995, traduit par Jeanne-Marie Guillard-Paquet et proposé par les éditions Gallimard Jeunesse dans sa collection Chefs-d’oeuvre universels. Cette éditions est enrichie par de nombreux documents et illustrations d’époque qui font découvrir le quotidien des alpes à l’époque du récit aux quels s’ajoutent les illustrations de Rozier-Gaudriault. Si les documents historiques sont intéressants, les illustrations ont plutôt mal vieilli. Mimiko les a carrément qualifié de moche, quand à moi, je n’ai pas trop d’affection pour les illustrations vintage, je préfère quelque chose de plus pop. En revanche je trouve la couverture très jolie.

Quant à l’histoire, j’ai beaucoup aimé la lire, les pages filent toutes seules et malgré la mièvrerie générale, on se surprends à les enchaîner curieux de connaître la suite. Heidi est trop bonne pour être vraie, et parfois l’auteur en fait trop pour montrer à quel point sa présence illumine l’existence de ceux qui l’entourent (je pense notamment aux scènes avec la grand-mère de Peter) mais on est malgré tout pris par le récit et la lecture est très agréable. J’ai regretté cependant un excès de bondieuseries. Si au début cela reste discret et peut être simplement mis sur le compte du contexte historique, le Bon Dieu se fait de plus en plus présent dans les derniers chapitres et l’oeuvre qui font presque office d’acte prosélytique.

– Qu’arrive-t-il à celui qui oublie de le prier ? murmura le grand-père.

– Oh ! Il ne sera pas heureux, car le Bon Dieu l’oubliera aussi, il le laissera faire ce qu’il veut, et quand tout ira mal pour lui et qu’il se plaindra, personne n’aura pitié de lui. On se contentera de dire : Il a commencé par s’éloigner du Bon Dieu, alors maintenant, le Bon Dieu, qui pourrait lui venir en aide, le laisse tomber aussi.

Ce qui m’a assez dérange, non pas tellement par le message qu’il délivre que par celui qu’il ne délivre pas. S’il est question ici de pardon et de rédemption, de courage et de confiance, il n’y est aucunement question de tolérance.

Malgré cet aspect que l’on peut pardonner étant donné l’époque à laquelle le roman fut écrit (1880), cela reste une très bonne découverte. Un classique à redécouvrir.

3/50

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aux origine de Arietty : Les chapardeurs de Mary Norton

Cette deuxième lecture faite dans le cadre du challenge les 50 livres conseillé par Hayao Miyazaki est un échec. Je n’ai pas réussi à accrocher à cette histoire qui, après plusieurs chapitres lu peine toujours à démarrer.

Une petite fille demande à sa tente de lui raconter l’histoire des chapardeurs, ces petites créatures qui vivent sous le planché et qui empruntent tout un tas d’objets aux humains. La vielle dame ne les a jamais vu, mais elle tient cette histoire de son frère qui lui jure les avoir vu lors d’un séjour à la campagne étant enfant. C’est ainsi qu’on découvre la vie d’Arietty et sa petite famille.

Je me suis arrêté au moment ou le jeune garçon aperçoit le père. C’est la crise dans la famille, être aperçu c’est ce qui peut arriver de pire ! Il faut partir…

M’ouais… sauf que c’est pas suffisamment rythmé pour moi et je m’ennuie déjà. J’ai bien essayé de me forcer pendant quelques chapitres, mais la sauce ne prends pas, cela n’avance pas assez vite à mon goût. Le rythme du récit est trop lent et les personnages pas assez attachants. J’abandonne, j’ai trop de livres à lire pour me forcer encore. Dommage.

C’est en adaptant ce roman que les studio Ghibli proposent le film Arietty (2011). Ce dernier est loin d’être mon préféré mais je l’ai indéniablement préféré à la version écrite que j’ai trouvé bien moins poétique.

Place à la prochaine lecture ! Maintenant je me lance dans Heidi.

2/50

en passant par le Royaume-Uni
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