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Les mondes d’Animalia – tome 1

Un petit roman fantasy facile à lire avec de nombreux personnages et de l’action pour les jeunes lecteur en quête d’autonomie, ça vous dit ?

Les mondes d'AnimaliaLes mondes d'Animalia - T1 - Les licornes et la menace du griffon

Nous suivons 4 jeunes licornes qui rentrent chez elles après avoir terminé l’école de magie. Elles décident de faire un détour pour visiter une magnifique forêt. Là-bas elles devront affronter un terrible danger pour venir en aide aux habitants de la forêt.

Une histoire assez simple et classique, avec la bande d’amis aux pouvoirs magiques, les rencontres, les aventures et le danger… sauf que les ado sont des licornes et leurs amis des animaux sauvages.

Le style est facile avec beaucoup de dialogue, ça se lit vite et facilement. J’aime bien ce genre de roman pour les enfants parce qu’il peuvent les lire seul et rapidement, ce qui les rends fières d’eaux et leur donne envie de  lire plus. Ce roman est sympathique, peut-être un peu trop simple, mais il va donner le goût à la lecture et les histoires plus complexes suivront. Et puis il y a de la féerie, de l’amitié, de la solidarité… on ferait presque une overdose d’arc-en-ciel ! XD

Moi, justement j’en ai fait une, mais j’ai passé l’âge ^^ Ce que je lui reproche c’est la façon dont le méchant est traité. Finalement son défaut est d’être carnivore. Ok, on en fait des tonnes sur sa cruauté mais bon, au final il a faim, il chasse, rien de plus naturel pour un carnivore. Oh ! Il y a bien de « gentils » carnivores mais, bizarrement, on ne fait jamais allusion à la façon dont ils se nourrissent. A un seul moment il proposent de manger le méchant et on leur rétorque que la violence ne résout pas les problème. Jolie morale, mais… s’il mangent pas le méchant faudra bien qu’il mangent quand même un peu de viande fraîche à un moment donné.

C’est une façon de traiter les choses qu’on retrouve très souvent dans le livres pour enfants et qui a le don de m’énerver. Ce n’est pas parce qu’on écrit pour des enfants qu’il faut aborder les chose de façon si naïve, je dirais même niaise. Un carnivore est un carnivore et il n’y a là aucune notion de mal ou de bien.

Malgré tout je conseille quand même ce livre pour les 8/10 ans, parce qu’il est ludique et facile à lire.

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La passe-miroir 1 – Les fiancées de l’hiver

On a déjà beaucoup , mais alors beaucoup, parlé de ce roman fantasy. Et comme à mon habitude, j’ai un train de retard, faut dire que je ne m’intéresse que peu aux nouveautés et j’ai un faible pour les éditions de poche, du coup quand je remarque un livre sur les blog, je le note dans un coin pour plus tard, quand l’effervescence retombe et que la collection de poche sort. Cette fois je n’ai pas eu le temps de carrément oublier, comme ça m’arrive souvent, car Yomu-chan nous a ramené des petites surprises du salon du livre de Bordeaux sur lequel elle a travaillé. Dans son cabas il y a avait le tome 1 de la Passe-miroir dédicacé. J’était tout joie ! J’ai laissé tomber toutes mes lectures en cours pour découvrir ce roman dont j’avais lu/entendu tant de louanges. J’avoue, non sans quelques appréhensions. Je me méfie toujours des phénomènes de mode. Et bien, mes craintes n’étaient pas fondée. Christelle Dabos mérite son succès.

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Ophélie, petite animiste très discrète travaillant comme liseuse dans le musée familial, mène une  vie simple et solitaire sur son arche familiale. Mais la famille lui réserve un autre destin. Elle a été fiancée avec un haut fonctionnaire du Pôle. Elle n’a malheureusement pas son mot à dire, les matriarches ont décidé pour elle. La voici partie pour un monde inconnu et hostile. La cour du Pôle se révélera bien pire que ses plus terribles craintes. Elle qui est si simple et franche va devoir survivre dans la cour où tout n’est qu’intrigue et faut-semblant. Mais sous ses grosses lunettes et son apparence quelconque Ophélie cache une grande détermination. Elle ne va pas se laisser piétiner si facilement.

Voici en quelques mots l’intrigue de départ de ce premier tome. Ce tome est une véritable réussite car en 500 et quelques pages, l’auteur arrive à créer un univers très riche, détaillé original et cohérent, sans oublier des personnages bien travaillé, aux personnalité varié et complèxes et une intrigue qui ne manque pas de rébondissement.

L’univers

Sans qu’on nous en dise trop, on comprends que la terre à explosé mais elle n’a pas été détruite pour autant. La vie continue sur les bribes de terre plus ou moins grandes qui flottent en suspension au tour du noyaux. Chaqu’un de ces morceaux de terre est appelé une arche. Chaque arche est habité par une où plusieurs familles sur la tutelle de l’esprit de famille. Considéré comme un Dieu par certain, comme un vénérable ancêtre par d’autres. Les esprit de familles sont bien intrigant. Dans ce premier tome on n’en apprends pas beaucoup sur eux. Quand au commun des mortels, nombreux sont les familles à posséder des pouvoirs. Notre héroïne appartient à la famille des animiste et a le pouvoir de « lire » les objets.

Le Pôle est une arche bien plus grande qu’Anima. Divers familles y règnent et nombreux sont leurs pouvoirs. Je ne vous en dit pas plus pour vous laisser le plaisir de découvrir ce qui attends Ophélie.

J’ai beaucoup aimé cet univers car il est original avec ces arches suspendues dans le vide, mais aussi parce qu’il est richement détaillé, avec une ambiance steampunk pas trop prononcée. Dirigeables et autres machines peuplent discrètement la background. L’ambiance change d’une arche à l’autre. Le décor n’y est pas le même, ni l’esprit. On ressent la différence des cultures. Biens que tout le monde partage la même langue, la façon de parler est différente, l’organisation sociale n’est pas la même, et même le quotidien y diffère.

Les personnages

J’ai aussi aimé les personnage de ce premier tomes. Ils sont nombreux et bien travaillé. Leurs personnalité sont plus complexes que ne le laisse croire le premier abord. En effet souvent la première rencontre avec un personnage nous fait croire à un cliché déjà vu (à commencer par l’héroïne avec ses grosses lunettes, sa maladresse et sa timidité) mais finalement sous cette première apparence se cachent des personnage aux personnalité riches et travaillé. Malgré certains aspect classiques, notamment dans les contrastes entre personnages, leur état d’esprit, leurs émotions se révèlent petit à petit en faisant d’eux des personnages plutôt intéressant. Ophélie se révèle être par exemple une femme de caractère alors que son apparence nous faisait croire à une créature faible et soumise, sans volonté. Il en va de même pour un peu près tout les personnages, dont on découvre diverses facettes au fur et à mesure qu’on avance dans le récit. Sans véritable surprises cependant. Et on reste sur un registre « personnage de fiction », j’entends par là qu’on a plus l’ambiance d’un dessin animé que de la vraie vie, mais moi j’aime ça.

Nous découvrons tout à travers le regard d’Ophélie, c’est donc à travers elle que nous découvrons aussi les autres personnages, on sait d’eux ce qu’Ophélie sait ou crois savoir, quand elle se trompe nous nous trompons avec elle. Cela rend le récit très vivant.

le style

Bon, alors, moi en littérature j’y connais rien. Je saurait bien incapable de critiquer un style littéraire. Mais j’avais quand même envie de dire quelques mots car dans les premiers chapitres j’ai eu un peur. Je trouvais le style un peu guindé. Je me demandais si l’auteur cherchait pas à trop en faire. J’avais peur qu’on ai des description à rallonge, etc. Finalement je me suis très vite habitué au style, qui donne parfois une ambiance un rétro qui colle parfaitement au décor et à l’univers présenté. Et à ma grande surprise les descriptions ne sont jamais trop longues, ni trop ennuyeuses (j’aime pas les récits descriptifs). Il y a un bon rythme et la lecture est vraiment très agréable. Passé le chapitre 2 j’étais conquise et mes premières impressions s’étaient envolée.

Finalement il n’y arien que je n’ai pas aimé dans ce premier tome. Il ne me tarde qu’une chose, lire le tome 2 !

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune par Dabos


pour aller plus loin

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13 reasons why

Couverture Treize raisons / 13 reasons why

En rentrant du lycée Clay trouve devant ça porte un colis qui lui est adressé, sans aucune indications quant à l’expéditeur. A l’intérieur il trouve sept k7 audio. Qui peut bien envoyer des k7 ? Qui en utilise encore ? Curieux, Clay se rend dans le garage où le vieux poste de son père permet encore de lire des k7. Mais là, horreur ! C’est la voix d’Hannah qui s’adresse à lui. Hannah s’est suicidé quelques semaines plus tôt, et ces sept k7 sont sa lettre d’adieux. Elles les adresse à ceux qu’elle croit responsable, d’une façon où d’une autre de sa chute. A chaque face un nouvel accusé. Elle y raconte les incidents qui ont, les uns après les autres, détérioré son état d’esprit et son estime d’elle même au point d’en arriver à cette décision fatale.

Ce court roman nous donne deux points de vue, celui de Clay, qui découvre avec stupeur les petites boules de neige qu’Hannah raconte et qui les unes s’additionnant aux autre ont provoqué une avalanche. Une avalanche de sentiment submerge le garçon qui n’avait rien vu, rien compris de tout cela, ou qui n’avais pas voulu voir, comme c’est souvent le cas. La deuxième voix est celle d’Hannah elle-même qui se raconte, qui tente d’expliquer pourquoi et comment elle en est arrivé là et qui, surtout, cherche à faire peser sur chacun de ses camarades une part de responsabilité. Elle veut qu’il prennent conscience de la gravité de leurs actes. Elle veut qu’il comprenne que tout ce que l’on fait porte à conséquences. Une stupide blague potache peut dégénérer et peser bien lourd dans l’équilibre fragile d’une adolescente en détresse.

C’est en cela que j’ai trouvé ce roman intéressant. Si les anecdotes raconté par Hannah peuvent paraître parfois très superficielle et qu’elle ne suffisent pas en elle-même à conduire au suicide, cela permet au lecteur de se questionner sur son propre comportement. Ce n’est pas parce que je ne pense pas à mal que je ne fait pas de mal. Ce que je prends pour une blague, peut blesser l’autre de façon parfois très violente. Bien sûr, le suicide est une décision définitive qui relève plus de la fragilité personnelle que d’une attitude, même déplacée et violente des camarades, mais quand on se retrouve en grande fragilité, un mots de travers et tout bascule.

Si Hannah cherche à faire peser la culpabilité sur ses camarades c’est sans doute pour s’amputer une part de sa propre responsabilité et rendre sa décision plus acceptable pour elle-même. Elle cherche à se justifier. Et peut-être, sans doute même, à se venger et faisant culpabiliser ceux qui l’ont blessé. C’est une démarche qui se comprend. Cela ne veut pas dire qu’ayant écouté tout le discours d’Hannah, nous lecteurs arrivions à la même inéluctable décision. La plupart des adolescent ayant subi une situation similaire prendront une tout autre décision, et rare sont ceux qui en arrivent là. Mais je trouve ça bien de faire prendre conscience au jeune lecteur que tout a une conséquence. Et si les conséquences ne sont pas toujours aussi graves, il faut toujours se poser la question, suis-je en droit de faire subir tel ou telle humiliation à un(e) camarade ? Est-ce que la soit-disant plaisanterie peut tout excuser ?

J’ai trouvé, moi, qu’Hannah se fait une montagne de pas grand chose et que son incapacité à réagir aux premiers incident sont autant la cause des incidents suivant que le manque de discernement et les conduites inappropriés (voir inacceptables) des camarades incriminés. Mais finalement n’est-ce pas le propre de l’adolescence de se faire une montagne de rien ? La seule et unique responsable du suicide d’Hannah est et restera Hannah. Mais une main tendue au bon moment, un peu plus de délicatesse, un peu moins égoïsme et d’égocentrisme de chacun aurait pu changer les choses.

Le message est finalement très salutaire. Restez vigilant, vos actes ont des conséquences. Pensez à l’impact de ce que vous faite sur les autres avant d’agir stupidement. Un livre qui pour cette raison aurait sa place à l’école, notamment dans le cadre d’un travail sur le harcèlement à l’école.

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Achats livresques #3 – Octobre 2017

Ce mois-ci j’ai craqué pour

BD, manga & Co

Le mari de mon frère T.2 L’Île errante - Latitudes T01 Couverture L'enfant et le maudit, tome 3

côté manga, une nouveauté à côté de laquelle je ne pouvais pas passer (j’en avais parlé ICI) et quelques suites que je tardais à m’offrir.

Légendaires. World Without : Le Royaume des larmes Les Légendaires T13 : Sang Royal

Le dernier Légendaires pour Mimiko. Je ne pouvais pas y échapper.

7 Nains

Déniché d’occaz, en vue du mois des contes et légendes (que je compte organiser début 2018)

Pico Bogue

Encore une pépite trouvé pour trois fois rien. ♥

Couverture Les mémoires de Vanitas, tome 1

Un cadeau pour Yomu-chan (que je vais lire avant de lui offrir quand-même :p )

Couverture Monstress, book 2

et un comics pour finir le mois en beauté (maté moi cette couv !! )

Romans jeunesse

Le journal d'Aurélie Laflamme Tome 7 : plein de secrets  Couverture Edgar Destoits, tome 1 : L'étrange affaire du loup de la nuit

du girl power pour ma petite nièce et du fantasy pour ma petite Mimiko.

Beaux livres

Couverture Le livre secret des vampires Couverture Encyclopédie des revenants et des non-morts : Fantômes, vampires et zombies

une trouvaille et une campagne Ulule pour le Challenge Halloween.

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Et une autre campagne Ulule pour la poésie 🙂

Et aussi…

Résultat de recherche d'images pour "minecraft ender guide" Résultat de recherche d'images pour "le journal de mickey hors serie mythologie"

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un toit pour 13 – tome 3 : Le jour où j’ai pris la mer

Une fratrie c’est pas toujours facile, une famille recomposée c’est encore un peu plus compliqué. Et que dire d’une famille recomposé de 13 membres ?! Oui, oui, 13. Je n’arrive même pas a imaginer ce que ça peut donne, 11 enfants dans une seule maison ! Mais quand il y a de l’amour tout s’arrange, même une terrible tempête en mer.

Romu, notre héros nous raconte ici ses vacances d’été. Les parents (sa mère et son amoureux de plombier) vont emmener tous leurs enfants en mer sur un bateau à voile. Tout le monde est surexcité à cette nouvelle. Quelle aventure ! Oui mais… c’est pas facile de se supporter dans un bateau. Toujours les un sur les autres, les petits détails finissent par déclencher les pire disputer et les vacances deviennent un cauchemar. Mais aucune dispute ne serait séparer une famille face à l’adversité ! Quand la tempête éclate, tout le monde se serre les coudes. « C’est le moment de bosse en équipe […] ! » Le danger passé, reste le souvenir de la solidarité et puis aussi l’admiration de Romu pour ce beau-père qui a su garder son sang froid et sortir toute la famille d’un mauvais pas.

Une jolie histoire, pleine de bon sentiments et d’espièglerie.

C’est avec ce tome 3 que je découvre Romu et sa (très) nombreuse famille recomposée. Ce tome peut très bien se lire indépendamment des autres mais il donne envie de découvrir le reste de la série. On en apprends ici trop peu sur cette drôle de famille 🙂

Roman jeunesse première lecture, ce petit roman, très joliment illustré s’adresse aux 6-8 ans. Il manquera peut-être d’action pour les plus grand.

Je l’ai trouvé très bien, le texte est simple et cour. On survole l’histoire mais cela laisse place à l’imagination et puis cela rend le texte accessible aux très lecteurs. J’ai bien aimé l’ambiance de cette famille. J’ai tout particulièrement apprécié les illustration bleu et rouges.

Mimiko quand a elle, n’a pas vraiment accroché. Peut-être parce que cela venait de moi (elle n’aime pas quand j’insiste pour lire une histoire). Je vais laisser traîner le livre et voir si l’envie lui prends de le lire seule.

Un toit pour 13 #romanjeunesse #litteraturejeunesse #editionsfimousse

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Merci aux éditions frimoüsse de m’avoir fait découvrir cette série que l’on doit à Ingrid Chabbert (texte) et Carine Hinder (illustrations)

à lire aussi l’avis de Blandine


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L’Auberge d’entre les mondes – Péril en cuisine !

Sorti en mai 2017 ce roman jeunesse m’a de suite tapé dans l’œil avec sa jolie couverture et son titre : Péril en cuisine. Comment, moi la créatrice du challenge des livres en cuisine, aurais-je pu passer à côté de ce titre qui semble tout destiné au challenge ? 😉

Nathan et Felix quittent leur lycée hôtelier pour un stage d’été dans une magnifique auberge dans les montagnes auvergnates. Il y ont été invité par l’un de leur professeur, qui en est le directeur. Alors que Felix s’extasie devant la beauté du paysage, Nathan, qui n’a encore jamais quitté le ville, s’inquiète face à tant de nature. Il ne sera pas au bout de ses peines et de ses surprises ! Parce que là où ils se rendent, ce n’est pas qu’une simple auberge de montagne luxueuse. C’est l’auberge entre les mondes. Un lieu à la croisée des multivères, où toutes les dimensions s’ouvrent et se rencontrent.

Les murs qui se déplient, des créatures plus étranges les unes que les autres, ne doivent pas faire oublier aux héros leur mission première : satisfaire les clients ! Qu’ils aient des antennes, des tentacules ou qu’il soient humain, à l’Auberge des Montagnes on est au petits soin de tous les clients. A peine découverte la vraie nature de l’auberge, Nathan, accompagné de Felix son meilleur amis et de Fan la stricte chef de brigade, se voit confié une mission périlleuse de plus haute importance.

Ce qui est amusant ici c’est ce mélange entre fantastique et routine d’un grand hôtel. On retrouve l’agitation des cuisines, la discipline des serveurs… sauf que les chefs ont des tentacules et que les plats sont… très exotiques !!

– Ne sous-estime pas le pouvoir de la table, Nathan, ni celui de l’hôtellerie… Tu devrais le savoir : la cuisine est quelques chose de magique. Un convive comblé est un convive heureux, à qui l’on remet en mémoire, quelques soient sa race et son origine, son bonheur d’être en vie, les plaisirs de l’existence, tout ce dont une guerre ou la violence peuvent les priver… Nous leur rappelons que la vie est belle, remplie de choses délicieuses, et qu’elle n’a pas de prix…

Mais la relation entre ce livre et gastronomie ne se limite pas au décor de l’aventure ! Le livre se termine par une jolie annexe : les bonne recette de Tonton Kolkrabbi et Tonton Bleksprutt !!

Dans cette partie on retrouve trois recette sous une forme classique (ingrédients + mode opératoire) mais noyé dans un savoureux dialogue entre les deux frères jumeaux qui ne ratent pas une occasion de se disputer. Là encore l’auteur s’en donne à cœur joie. En voici un extrait :

J’ai trouvé ce roman assez plaisant, mais il s’adresse vraiment a un public jeune. J’ai parfois ressenti un peu de lassitude et une certaine naïveté dans le propos. J’avais hâte d’en venir au bout. Les personnages sont sympa. Avec ce premier tome on pose le décor, on découvre l’auberge et son secret, on découvre qui sont Nathan et Felix. Il y a de l’action et de l’humour, une petite dose de romantisme aussi, beaucoup de mystère mais un quelques chose dans le rythme qui pèche, ça manque un peu d’entrain. Je pense qu’avec le tomes suivant on trouvera un bon équilibre. En tout cas, moi ça m’a donné envie de lire la suite et même de relire ce tome-ci avec Mimiko. A moins qu’elle ne préfère le lire toute seule.

Ce week-end je teste une des recettes des tontons K. et B (les chefs aux noms imprononçables!)


 chut les enfants lisent

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Un mistero per cinque ragazzi

Pour le mois italien Martine proposait une lecture commune en italien. Je ne connaissais pas le titre proposé et ma PAL menace de s’écrouler si j’ajoute encore un livre ! Mais j’avais quand même envie de participer au rendez-vous et de lire au moins un livre en VO. J’ai alors ressorti mon tout premier roman. Mon précieux. Ce n’est pas seulement un livre, c’est un précieux souvenir. C’est l’une de mes professeurs de cinquième que me l’a offert. A l’époque je passais par une période très difficile et on ne peut pas dire que j’étais très sociable. Elle en a du en avoir assez de me voir assise à regarder les autres jouer au foot à toutes les récrée. Un jour elle m’a apporté ce livre et… j’ai adoré !! Depuis il m’a suivi dans tous mes déménagements. Le premier de ma collection 🙂

Après cette brève introduction, parlons de cette aventure pour 5 collégiens.

quatrième de couverture :

Un delitto, una vittima, l’investigatore, un aiutante, una presenza oscura, un colpevole…Gli ingredienti sono quelli di un giallo classico, ma piuttosto inconsueti: il delitto è un inquinamento, la vittima un piccolo lago morenico, l’investigatore un gruppo di ragazzi di una scuola media di un paesino di collina, l’aiutante un corvo, l’oscura presenza… Basta così, la suspence ha i suoi diritti.

Ma il libro è qualcosa di più di un avvincente romanzo giallo: sulle ali dell’avventura, il mondo dei ragazzi viene alla ribalta in tutta la sua complessità e contraddittorietà e ci porta con immediatezza dentro i loro pensieri, amori, amicizie, problemi, paure e slanci ideali.

E quando alla fine si trova il colpevole, la vicenda si chiarisce e la curiosità si placa, rimane il rimpianto di doversi separare dai cinque amici del « gruppo ecologia ».

« Un délit, une victime, l’enquêteur, un assistant, une présence obscure, un coupable… Les ingrédients sont ceux du polar classique, mais plutôt inhabituels : le délit c’est une pollution, la victime un petit lac de glacier, l’enquêteur un groupe de jeunes d’un collège d’un petit village de colline, l’assistant un corbeau, l’obscure présence… Assez, le suspens a aussi ses droits.

Mais le livre est quelques chose de plus qu’un passionnant polar : sur les ailes de l’aventure, le monde de l’adolescence occupe le devant de la scène avec toute sa complexité et ses contradictions et nous amène immédiatement dans leurs pensées, leurs amours, leurs amitiés, leurs problèmes, leurs peurs et leurs idéaux.

Et quand enfin on trouve le coupable, les faits s’éclairent et la curiosité est rassasié, il reste le regret de devoir se séparer des cinq  amis du « groupe d’écologie ». »

Je ne me souvenais pas du tout de l’enquête en elle m’aime mais je gardais le souvenir d’avoir aimé cette lecture, d’avoir été prise par le suspens, par la tension du récit. Le relire 20 ans plus tard c’est intéressant. Malgré le temps qui a laissé sur moi d’indéniables traces, j’ai retrouvé mon âme d’enfant en lisant ce roman une deuxième fois. Tout comme lors de ma première lecture, je me suis prise au jeu de l’enquête. Mais ce qui frappe surtout dans ce roman c’est la justesse avec laquelle les auteurs, Mariella Ottino et  Silvio Conte, ont su rendre l’univers de l’adolescence.

Un très bon roman jeunesse avec tout les ingrédients : l’aventure, l’amour, l’amitié, le suspens et même des problèmes de famille. Dommage qu’il ne soit pas disponible en français.

Le livre est complété par un petit dossier d’info venant approfondir l’aspect écologique du roman.


 L’image contient peut-être : ciel, plein air, eau et texte

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SAO – Alicization beginning (tome 5)

Me revoilà avec du light-novel ! J’espérais avoir le temps de présenter ce roman pour le mois japonais mais j’ai une petite semaine de retard ^^’ moi et ma lenteur de lecture T_T Allez, c’est pas grave, comme on dit : « mieux vaut tard que jamais 😉

Aujourd’hui je vous présente un nouveau tome de la séries Sword Art Online, publié chez Ofelbe. Une de leur première licences, publié en gros volumes regroupant chacun 2 tomes japonais. Nous vous avons déjà présenté le premier tome 1 ici et ici.

Résultat de recherche d'images pour "sword art online roman"Pour ceux qui auraient la flemme de lire ces 2 article je plate vite fait le décor de la série : dans le premier tome de nombreux joueurs se retrouvent pris au piège dans un jeu vidéo, une nouvelle technologie de réalité virtuelle étonnamment réaliste où le joueur est littéralement plongé, laissant son corps inerte dans son lit. Alors que de nombreux joueur se jettent sur cette nouveauté, un cauchemar les attend ! Le créateur du jeu vient de le piéger. Il ne pourront se déconnecter qu’une fois la partie terminée. Il y a alors ceux qui paniquent, ceux qui s’organisent, ceux qui perdent toute notion de réalité n’hésitant pas à tuer leur camarades pour qui la mort virtuelle signifie aussi mort réelle. Au milieu de tout cela, Kirito, l’épéiste noir, beau et ténébreux, quoi que plutôt gringalet, solitaire et joueur vétéran particulièrement doué, qui a tout du stéréotype du personnage shonen. Mais l’écriture de Reki Kawahara est plaisante et dynamique, on lui pardonne très vite l’excès de stéréotype dans la construction de ses personnages.

J’avais trouvé la lecture de la première partie du tome 1 très agréable et pas prise de tête. En revanche, une fois l’aventure conclue je n’éprouvais aucun besoin de prolonger la lecture, ni de retrouver l’univers et les personnages de SAO. La deuxième partie du premier tome comporte d’ailleurs des incohérences avec la première et je m’en lassais assez vite.

Intrigée par cette inégalité entre la première et la seconde partie du premier volumes, j’ai voulu retenter l’expérience avec le tome 5 qui débute un nouvel arc (comprendre une nouvelle aventure avec un nouvel univers pour le même héro).

Mais alors qu’en est-il des tomes 2 à 4 ? Ben… je ne les ai pas lu ^^’

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L’avantage avec ce genre de roman, c’est que les light-novel sont pré-publié sous forme de feuilleton dans des magazine (voir sur des site internet) ce qui fait que les auteurs écrivent de façon a rester compréhensibles par celui qui découvre la série déjà en cour de publication. Si la lecture de toute la série ouvre des portes de compréhension supplémentaires (on connait bien tout les personnages et les clins d’œils aux épisodes précédents sont nombreux) le fait d’avoir loupé un pan de la vie de Kirito ne nous empêche pas de suivre cette nouvelle aventure.

L’auteur nous fait même des petits rappel pour que l’on puisse si retrouver, quand les personnages apparaissent, une breve présentation permet de les resituer ou de comprendre dans quel contexte le héro les a rencontré. J’ai donc compris qu’après avoir réussi à sortir du premier piège, Kirito a continué à explorer d’autres univers visuels dans lesquels ils a encore vécu de dangereuses aventure, déjoué de machiavéliques machinations et rencontré d’autres joueurs. Cela suffit pour commencer ce nouvel arc.

Avec Alicization Beginning, la réalité virtuelle va encore plus loin et devient plus vraie que réalité. Ce n’est plus un univers numérique dans lequel la conscience du joueur est projeté, mais une véritable réalité alternative dans laquelle l’âme du joueur évolue. L’âme ? Oui, une très complexe explication pseudo-scientifique nous est donné pour nous expliquer comment l’âme d’une personne peut être envoyé dans cet univers. Je ne suis pas sûre d’avoir bien suivi toutes les explications mais j’ai trouvé ça très intéressant comme passage car il pousse à se poser des questions sur ce qu’est la réalité. Ne vous êtes-vous jamais demandé si votre vie n’était en fait que le rêve de quelqu’un d’autre ? Gamine je m’imaginais souvent n’être que la fiction crée par un autre. J’aimais m’effrayent en me disant que tout ce qui pour moi était réel n’était finalement qu’une illusion. Avec Alicization beginning on est en plein dans ce délire.

Kirito se retrouve piégé (encore une fois, il a vraiment pas de bol) dans l’Underworld, mais il est le seul a être conscient qu’il s’agit d’une réalité virtuelle crée par une obscure entreprise de la réalité. Pour les gens qu’il y croise, l’Underworld est la réalité. Une situation finalement très différence de celle du premier tome où tous les joueurs savent qu’ils sont dans un univers virtuel et où les pnj (personnages non joueur) sont limité et se distinguent des vrais humains.

Dans l’Underworld tous semblent posséder une âme humaine. En cela je trouve que ce nouvel univers de SAO se rapproche d’avantage de l’univers de Log Horizon.

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illustration de Abec

Mais revenons un peu sur ce cinquième tome. Ce que j’ai particulièrement aimé c’est changement de points de vue qui s’alternent d’un chapitre à l’autre. Deux univers évoluent parallèlement : la réalité et l’Underworld. Mais aussi le focus du narrateur, parfois Kirito s’exprime à la première personne, parfois c’est un narrateur extérieur mais qui se place du point de vue de tel ou tel autre personnages, nous faisant découvrir les choses tel qu’il les voie, nous faisant entendre leur voix intérieur. Ce va-et-vient d’un univers à l’autres, d’un point de vue à un autre offre une bonne dynamique, un rythme de lecture particulier et plaisant. Ce qui est assez extraordinaire c’est que les ambiances entre réalité et monde virtuelles sont vraiment différente, dans le premier cas on est dans un univers proche du notre mais futuriste, dans le deuxième c’est plutôt une ambiance héroïc-fantasy aux costumes moyenâgeux. Et les deux fonctionnent bien. Passer de l’un à l’autre donne aussi un peu de fraîcheur. Quand le décor moyenâgeux commence à vous ennuyer vous êtes propulsé en 2026. Et dès que les explications pseudo-scientifiques commencent à vous ennuyer vous voilà de retour au pays des dragons, trolls et autres féeries. On oscille vraiment entre sf et héroïc-fantasy.

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illustration de abec

Les personnages restent assez stéréotypé mais ont peut-être gagné en maturité par rapport au premier tome, cela se ressent moins. Sauf peut-être dans leur sexualisation. J’entend par là la façon dont sont traité les personnages féminins et masculins, répondant à des critères plutôt archaïques. Des petites phrases tel que « Tizée et Léonie laissèrent échapper des petits cris d’excitation, typiques chez les adolescentes de leur âge » se glissent ici et là, hérissant tous mes poils. Je les entends pousser des « kyaa! » typiques certes, mais non des adolescentes de cet âge, mais plutôt de l’image que les manga/anime japonais donnent des adolescentes de cet âge. J’ai jamais poussé des petit cris typiques pour une tartelette, perso. L’ensemble est vraiment très type anime, même sans l’aide des illustrations qui accompagnent le texte il serait impossible d’imaginer les personnages du roman comme de vraies personnes, on les visualise tel que des héros de dessin animé. Ce qui doit d’ailleurs faciliter l’adaptation en manga et en amine de la série.

manga, publié chez Ototo

Dans l’ensemble j’ai apprécié cette lecture, il y a plein de rebondissements, de nombreux personnages. Comme j’ai dis plus haut, j’ai apprécié le changement de décor et de point de vue permanent. C’est agréable et léger, avec une pointe de réflexion non désagréable (même si le chapitre avec les explications mériterais peut-être d’être un peu raccourcis). Une bonne lecture détente qui m’implique pas forcement d’avoir lu le reste de la série, tout en apportant aux fans de l’univers de nombreux clins d’œils.

Si cette redondance due la à la sérialisation permet de raccrocher au récit en cours de route, il a tout de même un désavantage au cours de la lecture d’un seul et même tome. Par exemple, ici, on nous explique l’origine de l’épée de Kirito à chaque fois qu’elle apparaît dans le récit, or nous avons lu le chapitre où il se procure cette épée puisque elle est dans ce même tome, inutile de nous le rappeler toutes les 50 pages. Une redondance qui en font un gros volume dont je pense une bonne centaines de pages pourrait être supprimé afin d’alléger l’ensemble. Ceci dit, l’écritures  de Reki Kawahara est suffisamment dynamique pour que cela ne soit pas trop encombrant comme répétitions.

Envie d’embarque dans ce nouvel univers virtuel ?

Sword Art Onlin – Alicization beginning

tome 5

auteur : Reki Kawhara

illustrations : abec

Ofelbe

fiche sur le site de l’éditeur

lire un extrait


Merci aux éditions Ofelbe pour cette lecture


Pour finir je partage ce fan-art que je trouve trop mignon

くすぐり攻撃/トフ
SAO fan-art de トフ
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Sur les pas de Matteo Ricci, journal d’un jésuite lettré

quatrième de couverture :

Entre fiction et réalité, suivez les péripéties d’un journal écrit par un laowai, un certain Matteo Ricci, jésuite devenu lettré à la Cour de Chine du XVIe siècle. Mais qui donc était ce Matteo Ricci ? Qu’est-ce qui le poussa à quitter son Italie natale pour mourir si loin de chez lui, en Asie ? Le Seigneur du Ciel l’aidera-t-il à accomplir sa mission, celle d’évangéliser un peuple influencé par le bouddhisme et le confucianisme ?

Les aiguilles de votre horloge tournent à grande vitesse cher Père Ricci, il faut retrouver votre fameux cahier, coûte que coûte avant qu’il ne tombe entre de mauvaises mains !

Ce sont les éditions Asiatika qui m’ont fait découvrir ce roman jeunesse, classé dans leur catalogue comme light-novel, et que j’ai reçu au même temps que Cassandra. Le titre est d’ailleurs illustré par Marco Caselli, le même qui était au dessin pour Cassandra. Je remercie Asiatika pour cette découverte. Un roman jeunesse écrit par Franck Dumanche  qui ce lit rapidement mais qui nous apprends beaucoup de choses sur la Chine du XVIe siècle et les premières missions jésuites dans l’Empire du Milieu.

Connaissez-vous l’histoire de Matteo Ricci ? Ce missionnaire jésuite, originaire d’Italie qui parti en Chine pour tenter de convertir les chinois au christianisme ?

Si le nom ne m’était pas inconnu, je ne connaissais pas vraiment son histoire c’est pourquoi j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce court roman (seulement 152 pages).

Le roman, avec ses nombreux dialogues, son style abordable et ces nombreuses illustrations s’adapte parfaitement aux jeunes lecteurs mais il est tout aussi intéressant pour les adultes curieux d’en apprendre plus sur ce personnage et faire le temps de quelques pages un voyage dans la Chine du XVIe.

L’auteur a su rendre son récit historique très vivant et pas du tout ennuyeux par un jeu de chasse à la sourie. Au moment où le roman commence Ricci est mort. Mais on découvre son journal. Celui-ci passera de main en main. Et à chaque personnages qui met la main dessus, nous découvrons un nouveau passage du journal, une nouvelle tranche de vie du missionnaire. Les extraits du journal sont enrichi par les souvenir des personnages qui ont côtoyé le père Ricci avant sa mort. Ainsi tout en suivant l’aventure de ce journal qui se perd et que l’on cherche d’un bout à l’autre du roman on découvre une tranche d’histoire. On découvre un personnage historique intéressant.

De nombreuses notes en bas de page viennent donner quelques informations supplémentaires. Je sais que certains puristes n’aiment pas les notes en bas de pages et estiment que l’on devrait pouvoir inclure toutes les informations dans le récit. Moi je ne partage pas cet avis. J’aime avoir des notes explicatives que je lis si j’en ai envie et qui permettent ainsi de ne pas trop alourdir le récit avec des détails trop techniques.

J’ai lu ce roman très vite, j’y ai pris beaucoup de plaisir. Je le conseil aux jeunes et moins jeunes friand d’Histoire (celle avec le grand H) et/ou passionné par l’Empire du Milieu. Un roman qui serait aussi intéressant pour les bibliothèques et les CDI pour son coté instructif.

Sur les pas de Matteo Ricci, journal d’un jésuite lettré

Franck Dumanche

Marco Caselli

Editions Asiatika

8€


Petit Bac 2017
personnage célèbre


Le coin des curieux

Ce que j’ai aimé dans ce roman c’est que j’y ai appris pleins de choses et que ma curiosité était sans cesse titillé. De nombreux passages me donnaient envie d’en savoir plus. Où se trouve la ville natale de Ricci ? a quoi ressemble tel monument évoqué ? qui est tel autre personnage au quel on fait référence ?

Bref un livre qui m’a donné envie de faire des recherches et j’adore ça. Voici donc pour les plus curieux quelques notes qui viendrons s’ajouter et enrichir d’images, celles déjà proposées par l’auteur. Rien de bien poussé, juste de quoi illustrer le roman.  🙂

Il y a dans ce roman de très nombreuses références, il n’était pas ici question de tout illustrer, j’ai choisie quelques informations que j’avais envie d’approfondir pour moi-même.

En Italie

Ricciportrait.jpg
Portrait de Matteo Ricci par le frère chinois Emmanuel Pereira – 1610
Mappemonde de Ricci

Matteo Ricci est né à Macerata en 1552. Je ne connais pas du tout cette région et le peu qu’on nous en dit dans le roman m’a donné envie de savoir où se situe cette ville. Situé au centre-est du pays, dans la région de Marche. Si vous avez l’occasion de passer dans le coin, la ville semble être intéressante à visiter, riche en monument et en histoire. Le site de la mairie pour avoir un aperçu de ce qu’on peut visiter.

Après avoir découvert sa ville natale, nous découvrons où Matteo Ricci a fait son noviciat en tant que jésuite : à Saint André du Quirinal à Rome. « Quelle allure ! » fait dire L’auteur à Ricci dans son carnet en parlant de cette chapelle.

Roma - Chiesa di Sant'Andrea al Quirinale.jpg

La façade est en effet on ne peut plus imposante, mais je ne dirais pas que je trouve ça joli. Enfin c’est tout de même un bâtiment intéressant, premier noviciat jésuite à Rome.

En Chine

Les empereurs :

Le roman commence en Chine et c’est l’empereur Ming Wanli qui est au pouvoir. Il est le treizième empereur de la dynastie Ming, son règne dura de 1572 à 1620. Il est encore qu’un enfant quand il monte sur le trône. C’est sous son règne que Matteo Ricci arrive à Pekin. Comme on peut le voir dans le roman.

Ming Wanli

Quelques chapitres plus loin on retrouve le carnet de Ricci mais l’empereur n’est plus le même. On est en 1627 (chapitre V) et c’est l’empereur Ming Chongzhen qui vient d’accéder au pouvoir. Son règne se termine en 1644. Il fut le seizième empereur de la dynastie Ming. Il sera le dernier de sa lignée. Remplacé par la dynastie de Qing, les empereurs mandchou.

Ming Chongzhen

Le livre se termine avec un dernier empereur : Huang Taiji, empereur mandchou de la Chine du nord qui s’oppose au Ming. Sa dynastie prendra la pouvoir en remplaçant les Ming en 1644 sous le nom de dynastie Qing, dernière dynastie d’empereurs chinois. Mais Hang Taiji meurt un an plus tôt en 1643.

portrait de Huang Taiji
Hang Taiji

Parler d’art sans en avoir l’air :

Au détour du chapitre IX, l’auteur lâche quelques nom de peintres connus de l’époque. Sans nous donner plus de détails, je n’ai pas pu résister à l’envie d’aller voir leur travail.

Dong Qichang

Peintre calligraphe et critique d’art influent de la fin de la période Ming, il vecu de 1555 à 1636.

Voici 3 extrait de Huit scènes d’automne (1620) :

Dong Qichang. Eight Scenes in Autumn.3. Album leaf. 1620. Shanghai Museum..jpg

Shen Zhou

Peintre lettré ayant vécu de 1427 à 1509, il est l’un des « Quatre Grands Artistes de Wu » célèbre pour ces peintures de paysages de fleurs et d’animaux.

La grandeur du mont Lu – 1467

Dai Jin

Encore plus ancien que le précédent, ce peintre vécu de 1388 à 1462.

Voyageurs traversant des passes montagneuses

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi je trouve ça magnifique. Je ne connaissais pas du tout ces artistes. Je retiens surtout le nom de Dong Qichang !

Voilà, il y aurait beaucoup d’autres choses à explorer mais je m’arrête là pour aujourd’hui.

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