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Pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes ? Soledad Bravi et Dorothée Werner

Quand cette bande dessinée de Soledad Bravi et Dorothée Werner m’a été proposé par Rue de Sèvre, j’étais intéressé surtout par une lecture croisée. Je voulais l’aborder sous différents point de vues, le miens et celui de mes filles. Je trouvais intéressant de comparer le regard de 3 femmes à 3 âges différents : l’adulte, l’adolescent (même si c’est déjà une jeune adulte) et l’enfant (presque pré-ado). Trois femmes donc, mais une seule famille, résolument féministe. Il n’y avait donc personne à convaincre. Nous partions déjà en terrain conquis. Mais c’est précisément ce regard là qui m’intéressait de scruter puisque quoi qu’il arrive, c’est le genre de livre qui sera principalement lu par ceux qui sont déjà d’accord avec le propos. Je vois mal un misogyne acheter cette bande dessinée pour ses filles…

Résultat de recherche d'images pour "pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes"

La première à l’avoir lu c’est Yomu-chan. J’aurais aimé lui céder la première place pour qu’elle vous dises quelques mot sur ses impressions. Le problème c’est que ça fait 2 mois que je l’harcèle mais elle n’arrive pas à trouver le temps. Et plus le temps passe et plus le souvenir de ses impressions s’estompes. Je vais donc changer mon fusil d’épaule et publier cet article sans elle (et avec un peu de retard sur le programme initial ^^’).

Place à la petite sœur (heureusement la relève est là 😛 )

Ce que Mimiko en a pensé :

C’est avec beaucoup d’intérêt que Mimiko a lu (vraiment lu) cette bande dessiné. J’étais même étonnée de la voir si concentrée sur le propos, interrompant de temps à autre pour me poser quelques questions : « elle étaient toutes brûlée les femmes à cette époque !? », « tu sais qui c’est Hubertine Auclert, toi ? »…

Bref elle était concernée et a trouvé ce livre très intéressant, soulignant son caractère instructif. Elle y a appris beaucoup de choses et en a éprouvé une sincère satisfaction.

Ce que Bidib en a pensé :

Moi je suis moins enthousiaste que la petite Mimiko. Faut dire que je pinaille. Déjà, le titre commence par un gros POURQUOI écrit en majuscule. Je m’attends donc à un « parce que ». Bref, je veux une réponse à ce pourquoi et le livre n’en offre pas vraiment. On nous fait une fresque historique des droits de la femme et de sa condition sociale. C’est fort intéressant, mais cela ne répond pas à la question posé dès la couverture.

Parlons-en de cette couverture. On y voit un homme préhistorique traînant une femme par les cheveux. Le but, bien sûr, est de provoquer, peut-être aussi de traiter de primitif les hommes qui encore de nos  jours se sentent/se croient supérieur aux femmes. Mais cette image de l’homme des cavernes traînant la femelle par les cheveux est une image véhiculé par la société moderne misogyne et n’a rien à voir avec la supposé réalité des hommes préhistoriques. Et c’est un peu sous ce même regard (celui que l’interprétation misogyne du XIX/XX siècle fait de l’histoire ancienne) que l’on nous dépeint l’histoire de la femmes (en Europe…).

Pour résumer mon ressenti, j’ai eu l’impression qu’on donne un ton féministe à une histoire de discrimination, tout en continuant à véhiculer des à priori misogyne sur l’histoire, plutôt qu’à rétablir des vérités historiques montrant que la femme, même par le passé, a occupé une place importante, du moins plus importante que ce que l’on a longtemps prétendu. Je m’explique. On nous raconte par exemple qu’au Moyen Age les femmes étaient enfermé dans les donjons en attendant le retour du mari or, si cela existait c’était quand même l’exception et non la règle. La plupart des femmes de châtelain devaient s’occuper du château et de ses gens durant les absence des maris. Pour les sorcières  brûlée vives c’est la même chose. C’est effectivement un fait historique impressionnant (et épouvantable), mais qui était loin d’être une pratique courante durant le Moyen Age. D’ailleurs les femmes n’étaient pas les seules à être brûlées pour hérésie (mais si elle étaient plus nombreuses que les hommes). Sans parler du fait que les plus grosses chasses aux sorcières ont été pratiquées au XVI siècle, autrement à la Renaissance.

Bref j’ai eu l’impression qu’on mettait surtout l’accent sur les cas extrêmes de misogynie on en faisant la règle (aussi parce que en effet c’est ce que disaient les règles officielles) mais qui ne correspond pas forcement à la réalité historique de la vie quotidienne des gens. Et on ressort du jeu que quelques épingles, des femmes particulièrement connues pour leur engagement.

Or je suis plutôt adepte d’une relecture éclairé de l’histoire. J’entends éclairé par une regard dépourvu de à priori sexistes sur le passé. Par exemple j’ai lu récemment que des recherches ont été menées sur plusieurs tombes de guerriers démontrant que les femmes guerrières existait dès l’antiquité contrairement à ce que l’on avait longtemps supposé. Finalement si on a longtemps cru le contraire c’est simplement que les tombes de « guerrier » avaient été découvertes par des chercheurs à une époque où il était inenvisageable pour le chercheur de croire que le guerrier était en fait une guerrière. J’ai aussi lu des articles mettant l’accent sur le fait que hommes et femmes avaient la même corpulence (et force physique) durant la préhistoire. Ce qui vient contredire cette satanée image de l’homme des caverne traînant une femme par la chevelure. Ce ne sont là que deux exemple mais ce que je tenais à montrer ici c’est que les recherches actuelle tendent « redorer le blason » de la place de la femmes dans l’histoire, si je peux m’exprimer ainsi. Or ces points de vue là on ne les retrouve pas dans cet ouvrage et j’ai trouvé cela un peu dommage.

Ceci-dit, j’ai trouvé tout de même cette bande dessinée intéressante. Déjà parce qu’elle donne une frise historique assez complète, qu’elle donne un aperçu de ce qu’étaient en effet les droits officiels des femmes à telle ou telle époque, qu’on peut ainsi en observer l’évolution, se rendre compte que des choses aussi banale que porter un pantalon ou voter ne nous sont finalement accessible que depuis très peu de temps et que ce n’est toujours pas accessible partout dans le monde. Que même en Europe l’avortement n’est pas autorisé partout, etc. C’est une petite piqûre de rappel qui nous dit qu’il faut rester vigilant, que l’évolution du droit des femmes ne s’est pas toujours faite dans le sens de l’amélioration et qu’on est pas à l’abris d’un recul. On y apprends aussi des petites choses par ci par là. Si la plupart des périodes et des fait évoqué ne me sont pas inconnu j’avoue ne pas connaitre Hubertine Auclert.

C’est, comme l’indique le Stickers collé sur la couverture, une bonne base sur laquelle on peut s’appuyer pour après aller chercher plus loin.

C’est aussi un support ludique et accessible pour les plus jeunes, pour les sensibiliser à la question du droit de la femme, un livre à proposer dans toutes les bibliothèques (rayon jeunesse) et tous les CDI. Un support qui peut aussi permettre d’aborder la question en classe.

Il se lit bien, il ne manque pas d’humour, et les dessins sont agréables. C’est très stylisé, peut-être un peu trop à mon goût, mais cela reste une bonne base sur laquelle rebondir et travailler.

sur le site Rue de Sèvre

petite vidéo de présentation

⇒Soledad Bravi (son blog, sa page facebook)

ses bd chez Rue de Sèvres

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Calpurnia [bande dessinée]

C’est par une fin d’après-midi, douce et agréable, à l’ombre d’un prunier, que j’ai enfin pris le temps de lire et apprécier le premier tome de Calpurnia, une bande dessinée de Dalphné Collignon (d’après le roman de Jacqueline Kelly) sorti récemment chez Rue de Sèvres.

Le cadre bucolique de mon jardin offrait l’écrin idéal pour une lecture très… naturaliste !

Calpurnia est une jeune fille de 13 qui vit au Texas avec sa famille. Une famille bourgeoise du XIX. Le père possède une petite plantation, le grand-père passe ses journées dans son laboratoire au fond du jardin, la mère mène à la baguette cette maison que Calpurnia partage avec ses 6 frères. 6 frères !! Un cadre qui, au grand dam de la mère, ne favorise pas la féminité de sa fille. Si sa mère rêve de faire de Calpurnia une jeune fille bien élevée, jouant du piano et ayant une conduite impeccable, Calpurnia préfère de loin gambader dans la forêt et observer les animaux. Calpurnia veut devenir naturaliste.

Tout commence comme un jeu, quand le grand frère adoré offre à Calpurnia un beau cahier pour jouer à l’apprenti naturaliste. La jeune fille se prend au jeu et chaque jour y note ses observations, mais un jour, une question l’obsède, pourquoi y a-t-il de plus en plus de sauterelles jaunes et de moins en moins de vertes ? Pour trouver une réponse, Calpurnia se tourne vers cet étrange grand-père qui l’impressionne et la rencontre entre les deux se fait enfin. Calpurnia découvre un grand-père érudit qui aime partager son savoir. Le grand-père découvre que Calpurnia a un sens de l’observation aiguisé et une véritable envie d’apprendre. À partir de ce moment, les deux vont passer de plus en plus de temps ensemble à observer la nature.

Entre un papillon et une fleur, notre apprentie naturaliste nous raconte, un peu à la façon d’un journal, sa vie de famille. Les béguins de ses frères, les villes histoires du grand-père, l’école… C’est par petites touches que l’on découvre la vie de la jeune fille et celle de la bourgeoisie rurale du Texas de l’époque.

J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée, qui est à la fois légère et intelligente. Calpurnia est une jeune fille très attachante, curieuse et forte, loin de se contenter d’un avenir de potiche que pourrait lui réserver sa condition de fille, elle a des rêves. Elle veut devenir naturaliste, et s’intéresse aux sciences bien plus qu’à la mode. Et dans sa soif de savoir, elle trouve des alliés. Dans sa famille, hormis peut-être la mère qui aimerait qu’elle soit plus sage, personne ne semble s’offusquer de l’ambition de la jeune fille. Le grand-père décide même de nourrir sa curiosité en l’amenant avec lui lors de ses sessions d’observation.

Les voir observer la nature donne d’ailleurs envie de les imiter. Ou peut-être est-ce simplement parce que j’ai aussi ce penchant que j’ai trouvé cet aspect du livre très agréable ? Quoi qu’il en soit, j’ai trouvais ça plaisant d’observer une héroïne qui aime les insectes.

Mais il n’y a pas que le naturalisme dans la vie de Calpurnia, les petites anecdotes de familles sont aussi touchantes et amusantes. J’ai beaucoup aimé l’histoire du grand-père et de la chauve-souri.

Le dessin, noir blanc et sépia, rappelle un peu l’ambiance des vieux albums photo, nous ramenant en un clin d’œil à l’époque du récit. Le récit s’articule comme un journal intime et nous feuilletons cet album comme si nous avions entre les mains le cahier de Calpurnia, nous y trouvons les cases traditionnelles de la bande dessinée, mais aussi les descriptions et les croquis qu’aurait fait la jeune fille. Le tout est bien dosé et rend la lecture agréable et ludique.

Une très jolie bande dessinée, un album épais qui ne nous laisse pas sur notre faim, mais qui donne quand même envie de lire la suite, de retrouver Calpurnia et ses observations naturalistes.

L’album m’a également donné envie de découvrir le roman. J’ai hâte de voir ce que Mimiko va penser de cette bande dessinée.

Calpurnia, tome 1 sur le site Rue de Sèvres

le roman publié chez l’école des loisirs

le site de Daphné Collignon


Challenge un max de BD en 2018 challenge petit BAC 2018

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The End – Zep

Théodore rejoint une équipe scientifique dans une forêt suédoise pour étudier la communication des arbres. Le professeur qui dirige les recherches défend l’idée que les arbres sont capables de communiquer entre eux et de produire des toxines afin de se défendre, voire même de réguler la vie sur terre. Professeur fantasque ou visionnaire ? Cela aurait-il quelque chose à voir avec ces morts inexpliquées survenues quelque temps auparavant en Espagne ?

Alors que l’équipe est sur le point de mettre la main sur un ADN qui révolutionnera la science, la Fin arrive. La Fin, celle avec un grand F. La fin de notre monde tel que nous le connaissons et cette fin, si nous l’avons largement mérité par notre comportement irresponsable envers la nature, elle nous arrive par les arbres. Mais est-ce la fin de tout ?

J’ai trouvé le point de départ de cette bande dessinée très intéressant d’autant plus qu’il s’inscrit dans l’actualité. L’écologie est au coeur des enjeux de notre siècle et les décisions qui seront prises dans les années qui viennent auront de lourdes conséquences sur l’écosystème de la terre tout entière. J’ai bien peur que ce soit une responsabilité bien trop grande pour les frêles épaules de l’humanité, déjà dépassées par sa propre évolution. Le sujet semble également inquiéter Zep, qui, à travers ce thriller écologique, veut nous alarmer sur la gravité de la situation.

Une idée de départ intéressante, donc, avec une importance toute particulière accordée aux arbres. Cela aussi est dans l’air du temps. De récentes recherches ont en effet mis en lumière la capacité des arbres (et des végétaux en général) à communiquer chimiquement entre eux, sans parler des livres récemment sortis faisant la part belle à l’intelligence des arbres.

Si je n’ai pas lu ces livres (pas encore du moins) j’ai eu vent des recherches sur le sujet et ai trouvé ça intéressant de retrouver ici des choses entendues ailleurs dans des contextes très différents.

Cependant j’ai été un peu déçue par cette bd. Je l’ai lue avec beaucoup de plaisir, c’est agréable et assez prenant, mais il me manquait quelque chose. Déjà, je trouve que cette réaction des arbres arrive un comme un cheveu sur la soupe, d’un coup, sans trop crier gare, comme par hasard juste au moment au les scientifiques sont sur le point de décoder le message que porte l’ADN des arbres. Je n’ai d’ailleurs pas très bien compris cette histoire d’ADN. Mais ce qui m’a chiffonné c’est la rapidité avec laquelle cette Fin arrive. Je n’ai pas trouvé ça très réaliste.

Par ailleurs, je trouve dommage que la dernière partie de la bd ne soit pas plus développée. Difficile de vous livrer mes impressions exactes sans trop vous en dire. Mais, disons que ce qui est intéressant dans une apocalypse c’est la post-apocalypse, or ici on ne nous livre pas vraiment de pistes intéressantes sur l’après.

The End a du moins le mérite de nous interpeller sur le pourquoi d’une fin qui n’est peut-être pas imminente (comme dans l’histoire), mais qui ne relève peut-être pas de la science-fiction, en tout cas, si on continue à aller droit dans le mur.

Côté dessins, j’ai trouvé ça agréable, j’aime le trait fin et expressif, mais je n’ai pas compris le jeu de couleurs sur le fond. Une page et dans les tons bleu, l’autre dans des tons marron et cette variation de couleurs ne semble pas toujours porter un sens. Et ça m’a beaucoup perturbé, parce que j’essayais de comprendre ce que cela pouvait bien signifier.

En conclusion, je dirais que j’ai passé un bon moment avec cette bande dessinée, mais qu’elle ne va pas au bout de ses promesses. J’étais un peu frustrée en la refermant.

sur le site de Rue de Sèvres

Zep


Challenge un max de BD en 2018

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Vies volées – Buenos aires Place de Mai

Vies Volées de Mats et Mayalen Goust, publié chez Rue de Sèvres (janvier 2018).

C’est tout d’abord la couverture qui m’a interpellé dans Vies Volées. Je la trouve très belle et intrigante. On a envie d’en savoir plus sur ces personnages qui nous regardent avec un regard à la fois tendre et triste.

Ce que nous en dit l’éditeur :

De 1976 à 1983, la dictature militaire qui régit l’Argentine fait disparaître près de 30 000 opposants politiques. Parmi eux, des jeunes femmes enceintes auxquelles leurs enfants seront arrachés à la naissance. Depuis 1977, leurs grands-mères recherchent ces 500 bébés volés …

En Argentine, de 1976 à 1983, sous la dictature militaire, 500 bébés ont été arrachés à leurs mères pour être placés dans des familles plus ou moins proches du régime. Plusieurs années après cette tragédie, les grands-mères de ces enfants ne cessent de se battre pour les retrouver. Interpellé par ce drame largement médiatisé, Mario, un jeune homme de 20 ans qui s’interroge sur sa filiation décide d’aller à la rencontre de ses grands-mères accompagné de son ami Santiago et décide de faire un test ADN, Les résultats bouleverseront les vies des deux jeunes gens et de leur entourage. À travers leur quête, on s’interroge sur l’identité, la filiation, la capacité de chacun à se confronter à ses propres bourreaux, à surmonter une trahison et parvenir à envisager un nouvel avenir.

En lisant cette bande dessiné on suit les histoires de deux jeunes homme et d’une jeune femme mais on découvre aussi un pan  de l’Histoire (celle avec un grand H) de l’Argentine. Je savais que l’Argentine avait vécu sous une dictature militaire et que de nombreux opposant avaient été éliminés mais je ne connaissais pas du tout le mouvement des grand-mères de la Place de Mai. C’est un épisode tragique et douloureux de l’histoire du pays qui n’a pas encore cicatrisé. Parmi les enfants volés, nombreux sont encore ceux qui n’ont pas été retrouvé et même pour ceux qui ont été retrouvé cela doit être extrêmement douloureux.

Ces sentiments complexes Matz et Mayalen Goust arrivent à très bien les mettre en scène. Le point par lequel on entre dans le mouvement de la Place de Mai montre déjà tout l’ambiguïté et la complexité du problème. Les deux amis qui se présenterons pour l’analyse ADN ont une approche complètement différente, l’un doute de ses parents, l’autre ne se pose même pas la question et pourtant, les résultats ne serons pas du tout ceux attendus et la vie des deux amis va en être bouleversé. Avec la vérité, arrivent tout un tas de sentiments : la colère, l’incompréhension, le sentiment de perte… un ras de marée qui peut emporter cette amitié. Pourtant de belles choses peuvent aussi ressortir de cette vérité révélée et non désirée.

Les personnages sont tous très attachant. Leurs histoires sont différentes, mais il se retrouvent tous confronté au problème d’identité et de filiation.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette bande dessinée. Et finalement je ne trouve pas les mots pour l’explique, j’ai plongé dans l’histoire et me suis laissé protée. J’ai adoré le dessin. Je le trouve très beau, expressif, on ressent la tension et l’émotion des personnages. Les dialogues sont aussi très agréables et naturels. S’il n’y a pas vraiment de surprise dans le scénario, cela emporte peu car on ne cherche pas tant à être surpris par les revirements de situation attendus que par voir la façon dont les personnages vont réagir.

J’ai trouvé cette lecture touchante, j’étais émue par les histoires personnelles tout comme par l’histoire du pays. Et c’est ce qui est particulièrement intéressant dans ce titre, non seulement c’est agréable à lire et à regarder mais on y apprends des chose. Du moins moi j’ai appris des choses que je ne savais pas et que j’ai envie d’approfondir.

Si je ne devait retenir d’un livre de mes lectures de février, ce serais sans doute celui-ci.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Mo’ et de Mes échappées livresques


 challenge petit BAC 2018


Le coin de curieux

Après avoir lu Vies volées j’ai eu envie d’en savoir plus sur ce mouvement des mères (et des grand-mères ) de la Place de Mai.

Disparition et témoignageJe commence ma découverte pas cet épisode de La Marche de l’Histoire de l’année dernière avec comme invité Alice Verstraeten, auteur de Disparition et témoignage. Réinventer la résistance dans l’Argentine des « Mères de la Place de Mai » (2013)

Avant de se lancer dans la lecture de son livre, on peut lire son article Les disparus argentins de deuxième génération : vies paradoxales dans les limbes du social disponible en ligne, publié dans la revue Frontières ( numéro 27 – 2015)

De fil en aiguille je suis arrivée sur le site des Abuelas de Plaza de Mayo sur lequel on peut lire en français l’histoire du mouvement.

Voici un reportage de France 24 sur le témoignage des enfants retrouvé. Le pendant réel de ce que nous raconte Vies volées qui se place également du point de vue de ses enfants devenus adultes et qui découvrent de pas être ce qu’ils croyaient être.

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Darnand, le bourreau français 1/3

Couverture Darnand le bourreau français 1/3

ce que nous dit l’éditeur :

« Sous-officier d’élite, d’une bravoure hors pair, le sous-officier Darnand a été, en tout point, un serviteur  modèle et un de nos artisans de notre victoire finale. C’est un beau brave » Voici la phrase qui accompagne la croix de la légion d’honneur qui sera remise à Joseph Darnand en avril 1927, pour ses faits de bravoure pendant la première guerre mondiale. Reims, 1918. On annonce l’attaque la plus brutale de l’armée allemande dans les prochains jours. L’état-major confie une mission suicide à un groupe de volontaires : aller chercher des informations derrière les lignes ennemies, dans l’espoir de sauver les régiments présents dans les tranchées visées. Un jeune sergent prend la tête du commando, mène sa mission haut la main et se met en danger pour sauver l’un de ses soldats. C’est Joseph Darnand. Quelques années plus tard, à partir de 1941, à Vichy, il sera le plus zélé des collaborateurs. Voici la sombre trajectoire d’un homme qui, de héros de guerre, est devenu bourreau.

J’avoue avoir été très intriguée par le sujet de ce triptyque. D’autant plus qu’il s’agit d’une histoire vrai. Ce qui m’intéressait avant tout était de voir la transformation du personnage, comment un « héros » devient un « bourreau ». Dans mon inconscient j’envisageais évidemment le mot « héros » comme quelque chose d’extrêmement positif. Je m’attendais donc à lire l’histoire d’un « homme bien » qui devient un « homme mauvais ». J’étais naïve et du coup je ne sais pas trop quoi penser ce ce premier tome qui me laisse assez dubitative.

Car finalement le « héros » que Bedouel et Perna nous montrent n’a absolument rien de positif du début à la fin. On ne voit aucune transformation s’opérer. Ce que j’ai vu moi, c’est un salop que l’heureux hasard de la guerre a promu au rang de « héros de guerre » et qui par la suite ne fait que révéler son vrais visage. Ou plutôt que le malheureux hasard du gagnant fait de lui un bourreau car si la guerre, la seconde cette fois, avait eu un autre dénuent je doute qu’on l’aurait qualifié de bourreau.

Je ne suis pas sûre d’arriver à expliquer clairement ma pensée. Ce que je veux dire c’est que Darnand est Darnand et c’est clairement pas un type bien, du moins tel que nous le dépeint cette bande dessinée. Mais le contexte historique fait qu’il reçoit des médailles pour s’être distingué sur le champ de bataille. Ce qui en soit ne fait pas de vous quelqu’un de bien. Il n’y a donc pas de transformation, on ne voit pas un type passer du mauvais côté de la force, on voit un type et la force qui change de côté, si j’ose dire.

Du coup je n’ai pas pu m’empêcher d’être un peu déçue, non pas parce que la bd est décevante, mais parce que je m’attendais à quelques chose de différent.

En revanche j’ai trouvais ça intéressant à lire, puisque c’est une page de l’histoire que je ne connaissais pas. Je n’avais jamais entendu le nom de Darnand avant ce jour (ou alors j’ai oublié).

Cependant je pense qu’il serait plus intéressant de lire le triptyque d’un coup car ce premier tome ne se suffit pas vraiment à lui seul et on reste un peu frustré, ne comprenant pas vraiment où on veut en venir avec ce début de portrait qui finalement passe très vite sur la première guerre mondiale et les fait de guerre qui ont valu à Darnand le nom de « héros ».

sur le site de Rue de Sèvre


 challenge WWI

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Les petites victoires -Yvon Roy

C’est un récit intime que nous libre ici Yvon Roy. Il revient, dans cette bande dessinée, sur son expérience de père face à l’autisme de son fils.

On suit le père et son fils sur plusieurs année et on vis avec eux les différentes étapes de leur relation et de leur lutte contre l’autisme.

Il y a d’abord le diagnostic et la difficile acceptation. Il faut faire le deuil de l’enfant qu’on aurait voulu avoir. Puis il faut apprendre à connaitre l’autisme et à vivre avec. Le diagnostic qu’on fait au petit Olivier est très lourd. Mais le père n’a pas l’intention de se laisser accabler par la fatalité. Il tente de contrer les différentes facettes de l’handicap de son fils avec beaucoup de patience, d’amour et parfois aussi de la colère. Ce qui le met en colère c’est son impuissance, c’est le fatalisme des experts, parfois les relations compliquées avec la mère… Mais jamais il ne baisse les bras. Il fait preuve d’une étonnante persévérance et d’une fleurissante imagination afin de stimuler son fils tout au long de son enfance.

Et sa persévérance portera ses fruits, offrira des petites victoires à son fils qui sortira un peu de sa coquille. Si l’handicap est toujours là, il devient plus facile à vivre, pour le père mais surtout pour le fils, grâce et cette perpétuelle stimulation. C’est d’ailleurs grâce aux étonnants progrès du fils que le personnel spécialisé conseille à Yvon Roy de partager à travers cette oeuvre son expérience qui pourra être utile à de nombreux parents.

Si le témoignage de ce père face à l’handicap de son fils est particulièrement touchant, ce que je trouve extraordinaire dans cette BD c’est que finalement elle parle à tous les parents, non seulement à ceux dont les enfants sont autistes. Nous avons tous eu à faire face à la colère d’un enfant, à un caprice, à différentes crises d’angoisse. Et la façon dont Yvon aborde cela avec son fils est intéressante pour tous les parents. Au delà du témoignage sur l’autisme, Yvon Roy nous offre un témoignage sur la paternité, sur la parentalité en général.

En lisant cette BD je me suis aussi reconnue dans mes propres relations aux enfants, je me suis interrogée sur ma façon de faire, j’ai réfléchi et envisagé différents chemins. Je ne dit pas que tout à changé en lisant cette bande dessinée, mais elle m’a amené à avoir une réflexion plaisante sur ma propre parentalité. Je suis sortie de cette lecture un peu grandie.

Voilà pour ce qui est du fond. J’aimerais aussi dire quelques mots sur la forme. J’ai trouvé le dessin de Yvon Roy très agréable, stylisé mais pas trop, doux et plein d’humour. Alors que le sujet abordé est loin d’être facile, surtout quand on parle de sa propre expérience, on ne tombe ici jamais dans le pathos. Il y a beaucoup d’humour, d’autodérision, d’humilité et surtout beaucoup de optimisme. Et ça fait du bien.

On suis cette famille sur plusieurs années, on y voit Olivier grandir, s’épanouir, on s’attache à lui, à eux. Et on referme la bd le sourire aux lèvres.

 


⇒ Retrouvez Les petites Victoires sur le site de l’éditeur

A lire aussi les avis de Mo’, Noukette, Mes échappées livresques et Alice.


Merci aux éditions Rue de Sèvre pour cette lecture

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Plaisir d’offrir… et de rire !

C’est avec ce nouveau coffret réunissant les deux album publié par Rue de Sèvre que j’ai découvert Olivier Tallec. Ce fut le coup de foudre. Oui carrément ! Je lis rarement de BD humoristiques, c’est pas trop ma tasse de thé. Si j’avais eu envie de découvrir Plaisir d’offrir c’est parce que j’ai été séduite par la couverture. J’avais envie d’en savoir plus. Ne connaissant pas du tout j’ai donc ouvert les albums sans aucun à priori. Si la couverture laissais bien entendre que l’humour serait de mise. Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre. Une très jolie surprise m’attendait.

Les deux livres ont plus l’allure d’un album jeunesse que d’une BD avec leur format à l’italienne et leur illustrations couleur plein page, nous somme loin du format classique des BD avec leur bulles. J’ai pensé tout de suite aux albums jeunesse parce que c’est justement ce qui m’a plu en premier : les illustrations. Je les trouve très belles, douces, avec un sens de l’humour subtil et cynique, comme j’aime. Le contraste entre la douceur des couleur et des courbes avec les blagues acerbes et toujours justes rend ces albums d’autant plus percutant.

J’ai été séduite par la qualité des illustrations, mais, dès premières pages, j’ai craqué pour le sens de l’humour de Tallec. J’ai vraiment ris de bon cœur. Non seulement c’est drôle mais c’est aussi une critique très pertinente de notre société. Je n’avais pas encore fini le premier album que j’appelais Chéri. J’étais sure que ça allait lui plaire aussi. Et je ne me suis pas trompée, alors que nous partageons rarement nos lectures, nous étions là, tous les deux, un album à la main, à rire et à nous montrer la cases les plus drôles, avant de s’échanger les tomes et de recommencer.

Si j’ai aimé les deux albums qui composent ce coffret, j’ai une petite préférence pour Bonne Continuation, que je trouve plus drôle.

 

J’ai commencé cette chronique en vous disant que je ne connaissais pas l’auteur, au fait j’ai menti. J’avais déjà lu un livre qu’il avait illustré mais je ne fais le lien que maintenant 😀

Après avoir lu ces deux albums, et avoir pensé que les illustrations étaient dignes d’un bel album jeunesse, je suis allé fouiller le site de Rue de Sèvre pour en savoir un peu plus sur Olivier Tallec et son oeuvre. S’il n’a publié chez eux que ces deux albums, Tallec est également auteur de nombreux album jeunesse. Comme quoi, mon ressenti était finalement proche de la réalité. Et on épluchant sa bibliographie j’ai découvert que j’avais déjà lu un de ses albums, un titre pour lequel il ne signe que les illustrations, le texte étant de Thierry Lenain. Vous connaissez peut-être, il s’agit de Il faudra. Un très bel album que j’avais découvert il y a 5 ans (vous me pardonnerais de pas avoir fait de suite le lien ^^’ ). Je vais tacher cette fois de ne pas oublier ce nom et rester à l’affût de ses futures création.

Une très belle découverte.

Pour en savoir plus :

Olivier Tallec sur le site de Rue de Sèvre

le site de l’auteur

⇒ facebook : Olivier Tallec, Rue de Sèvres

à lire l’avis de Noukette sur Bonne journée et Bonne continuation

Le coffret : Bonne journée + Bonne continuation + un ex-libris offert

Merci à Rue de Sèvre pour cette lecture.

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Une année dans le Château des étoiles

En attentant la sortie du troisième tome prévue pour le printemps 2017, Rue de Sèvre à sorti en novembre dernier un très joli coffret. Une belle idée de cadeau dont j’aurais aimé vous parler avant les fêtes mais… c’était vraiment pas possible ! Heureusement pour moi et pour le blog, les vacances c’est fini. Je retrouve le temps de me poser, lire et écrire. Et comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, je vais vous dire quelques mots sur ce coffret qui reste quand même une belle idée de cadeau 🙂

La série ne m’était pas inconnue puisque il y a 2 ans Yomu-chan, qui était venue au Festival d’Angoulême avec moi, avait rapporté le premier tome ainsi qu’un joli poster qui depuis nous invite à la rêverie. Mais j’avoue, malgré les éloges qu’elle m’en avait fait, je ne l’ai pas lu. Mea culpa.

Heureusement les édition Rue de Sèvres sont là pour me rappeler à l’ordre 🙂 quand on m’a proposé de découvrir le coffret, j’ai sauté sur l’occasion pour enfin  prendre le temps de m’intéresser à ce titre. Je commence dont par la fin puisque je découvre ce coffret, une avant première du troisième tome, avant de lire les 2  premiers tomes de la série.

Dans une jolie boite cartonnée on découvre 3 objets :

une gazette avec le premier chapitre du troisième tome, dont je repousse la lecture de quelques semaines afin de garder la surprise. J’ai tout de même pris le temps de profiter des illustrations en très grand format. Et ça donne très envie de lire la série !

Un almanach composé d’illustration détachable et des strips inédits. C’est a la fois un superbe calendrier (il ira très bien dans mon bureau), et des mini-poster détachable une fois le mois achevé. De quoi décorer toute une chambre et se croire dans le Château des étoiles. C’est vraiment très joli et bien pensé.

Enfin un éthernef à monter (sans colle ni ciseaux!) Là… je ne dirais rien. Yomu-chan a voulu le monter toute seule et… elle est pas très doué pour les loisir créatif, faut croire… Elle a un peu galéré. A déchiré quelques bout qui ne voulait pas bien se détacher et a essayé de monter les ailes à l’envers. Heureusement elle a craqué et m’a demandé de l’aide avant que ça finisse en catastrophe. L’éthernef est sauvé ! Et il trône sur l’aquarium du salon. Mais je n’ai pas eu le plaisir de le monter moi-même.

Que dire de plus sur ce coffret, un bel objet pour les fan de la série, mais aussi une façon de faire découvrir cet univers à ceux qui ne l’ont pas encore lu. En tout cas moi ça m’a donné envie 😉

pour en savoir plus sur la série allez voir le site : www.lechateaudesetoiles.com

Merci aux éditions Rue de Sèvre pour cette découverte

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nouveautés manga #1 sorties de janvier 2015

Avec… une bonne dizaine de jours de retard, voici le premier numéro de ma petite sélection de nouveauté manga. Chaque mois je vais m’intéresser aux sorties manga et faire ma petite sélection personnelle. Je me fait pas d’illusions, je ne les lirais sans doute pas tous, mais ça va me donner des idées pour mes prochains achats. Et peut-être à vous aussi.

Alors, parmi les manga dont la sortie est prévue pour janvier, qu’ais-je envie de lire ?

Les nouveautés de janvier :

Parmi les premiers titres a avoir attiré mon attention : Saru de Igarashi Daisuke l’auteur du très beau Les Enfants de la mer.

J’aime beaucoup Igarashi Daisuke et son univers onirique et brouillon. Je suis curieuse de voir ce que donne cette nouvelle aventure au parfum exotérique. Si vous avez déjà craqué, je veux bien votre avis.

à découvrir sur le catalogue des éditions Sarbacane.

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Dans un style tout à fait différent un autre titre m’intrigue : Averses turquoises, un seinen de samouraïs avec un design kawaii.

Ce contraste m’intrigue. Au premier regard  je croyais que c’était un manga pour enfant, je l’avais repéré pour Mimiko. Finalement c’est un seinen et je suis interloqué par ce choix graphique. Je suis curieuse de voir ce que ça donne.

Sorti le 8 janvier aux éditions Clair de lune.

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Autre seinen, autre époque et autre style, c’est le dernier Taniguchi  : Elle s’appelait Tomoji. Il est prévu pour le 21 janvier (Rue de Sèvres), ça tombe bien c’est le jour de mon anniversaire !  Inspiré de personnages réels, Taniguchi nous raconte la rencontre entre deux adolescents dans l’entre-deux-guerre.

L’histoire du Japon et le talent de Taniguchi dans un seul album, il me le faut 🙂

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Autre titre à attirer mon attention en ce mois de janvier : A silent Voice, un shonen prévu pour le 22 janvier chez Ki-oon. Si le dessin à l’air joli, c’est le sujet qui m’intrigue : une jeune fille sourde se fait persécuté par ses camarades de classe. Le leader de ses brimades se retrouve lui-même victime. Un revirement de situation qui va sans doute le faire réfléchir. Je suis toujours sensible au sujet du harcèlement scolaire et se manga semble avoir remporté un vif succès au Japon, il mérite sans doute qu’on s’y intéresse.

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Mais un des titres qui m’attire le plus en ce mois de janvier est sans doute Les naufragés de Choi Min-ho, un manhwa qui sortira le 22 janvier aux édition Akata. Une histoire de naufragés de la vie et une magnifique couverture qui ne pouvais pas me laisser indifférente.

En revanche prix… lui il me dissuade un peu ! Peut-être une bonne idée cadeau 🙂

Akata sort pas mal de titres qui attirent mon attention ces derniers temps mais leur prix est quelques peu prohibitif !

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 Dernière nouveauté à nous intéresser (oui je dit « nous » parce qu’il y a en a une qui s’est écrié « je le veux! ») c’est un titre de la nouvelle collection manga de nobi nobi : Classiques en manga. Le 22 janvier sort Les enquêtes de Sherlock Holmes. On est fan de Sherlock sous toutes ses forme ! Et en manga on n’a pas encore essayé ^^

Du Sherlock ! Du Sherlock ! Enfin… je suis tout de même un peu septique, je sais pas ce que ça peu donner. à voir 🙂

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Mes séries en cours :

Comme avec tout ça, j’ai pas encore assez de manga à acheter, en janvier j’ai aussi quelques séries à continuer !!

Gokusen : le tome 6 est sorti il y a quelques jours mais… je suis encore un peu en retard. Je n’ai lu que le tome 1 et 2   -_-‘

J’ai beaucoup aimé les deux premiers tomes, mais je trouve le rythme des sorties un peu trop intense, avec toutes les lectures en cours, les nouvelles lectures et tout et tout… Bref, je n’y suis pas encore à ce sixième tome !!

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10 count : kyaaa !! (cris de la fan girl, ben quoi ? Faut bien se lâcher de temps en temps ^^). Celui-là c’est sûr je vais me l’acheter :)♥ J’ai beaucoup aimé le premier tome dans lequel il ne se passe pas grand chose. Mais j’aime cette mangaka et la façon qu’elle a de mettre en scène ses personnages.

J’ai hâte de découvrir ce que réserve ce deuxième tome.

Sur ces images de beau gosse dévêtu je vous quitte. Je me dit que je n’arriverais jamais à lire tout ça avant la fin du mois et en février on recommence !!

N’hésitez pas à me laisser vos avis et impression. Pour quels titres allez-vous craquer ?

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Une histoire d’homme

Si j’ai eu envie de lire cette BD c’est par pure et simple curiosité. Je n’ai même pas lu le pitch. Je connaissais le nom de Zep (qui ne connais pas Zep ?) à travers Titeuf. Et, autant vous le dire de suite, je ne suis pas particulièrement fan de Titeuf. J’en ai d’ailleurs jamais lu. Je me suis contentée d’y jeter un œil discret à l’époque où ma fille aimait bien. Rien de plus. Ma curiosité était attisée par le fait que l’auteur, spécialisé dans la BD jeune publique, sorte avec ce titre un album qui s’adresse aux adultes et qui soit sérieux (il suffit de regarder les tronches que tirent les mecs sur la couverture pour s’en rendre compte). On est là dans un univers très différents de celui de Titeuf et j’étais intéressée par cette démarche. Allait-il réussir avec autant de talent qu’il a eu pour séduire les têtes blondes ? C’est ce que nous allons voir.

L’histoire :

Trois vieux amis se vont ensemble en Angleterre pour rendre visite au quatrième membre de leur ancien groupe de rock. Des 4, celui-ci est le seul à avoir continué dans la musique. Il est même devenu une rock-star. Si deux membres du groupe ont refait leur vie loin de la musique et qu’il n’en sont pas malheureux, Yvan a passé les 20 dernières années à vivre dans la rancœur et le regret, n’étant plus que l’ombre de ce qu’il avait été.

Mais pourquoi l’ancien leader du groupe à décidé de les réunir tous les trois en cette date si particulière : l’anniversaire de la mort de son fils ?

Mon avis :

Franchement, j’ai trouvé la lecture agréable mais je n’ai pas été emballé. Au niveau du dessin, j’ai pas trouvé ça super, il y a même quelques raté, notamment le visage de Béa dans les premières planches. Je me demandais si elle était entrain de faire la grimasse ou si il y avait un problème dans la symétrie du dessin, j’y suis revenue plusieurs fois pour essayer de trancher, et j’ai pas la réponse…

La coloration n’est pas très gaie non plus, mais bon, l’histoire non plus, alors on peut dire que cela s’accorde plutôt bien avec le reste.

Le scénario est plutôt bien construit, mais sans surprises. Et… sans grand intérêt. Je n’ai éprouvé aucune empathie pour les personnages et leur histoire est passé sur moi comme une brise légère par un jour chaud d’été : agréable mais vite oublié.

site officiel (vous pouvez y lire un extrait)

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