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Plaisir d’offrir… et de rire !

C’est avec ce nouveau coffret réunissant les deux album publié par Rue de Sèvre que j’ai découvert Olivier Tallec. Ce fut le coup de foudre. Oui carrément ! Je lis rarement de BD humoristiques, c’est pas trop ma tasse de thé. Si j’avais eu envie de découvrir Plaisir d’offrir c’est parce que j’ai été séduite par la couverture. J’avais envie d’en savoir plus. Ne connaissant pas du tout j’ai donc ouvert les albums sans aucun à priori. Si la couverture laissais bien entendre que l’humour serait de mise. Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre. Une très jolie surprise m’attendait.

Les deux livres ont plus l’allure d’un album jeunesse que d’une BD avec leur format à l’italienne et leur illustrations couleur plein page, nous somme loin du format classique des BD avec leur bulles. J’ai pensé tout de suite aux albums jeunesse parce que c’est justement ce qui m’a plu en premier : les illustrations. Je les trouve très belles, douces, avec un sens de l’humour subtil et cynique, comme j’aime. Le contraste entre la douceur des couleur et des courbes avec les blagues acerbes et toujours justes rend ces albums d’autant plus percutant.

J’ai été séduite par la qualité des illustrations, mais, dès premières pages, j’ai craqué pour le sens de l’humour de Tallec. J’ai vraiment ris de bon cœur. Non seulement c’est drôle mais c’est aussi une critique très pertinente de notre société. Je n’avais pas encore fini le premier album que j’appelais Chéri. J’étais sure que ça allait lui plaire aussi. Et je ne me suis pas trompée, alors que nous partageons rarement nos lectures, nous étions là, tous les deux, un album à la main, à rire et à nous montrer la cases les plus drôles, avant de s’échanger les tomes et de recommencer.

Si j’ai aimé les deux albums qui composent ce coffret, j’ai une petite préférence pour Bonne Continuation, que je trouve plus drôle.

 

J’ai commencé cette chronique en vous disant que je ne connaissais pas l’auteur, au fait j’ai menti. J’avais déjà lu un livre qu’il avait illustré mais je ne fais le lien que maintenant 😀

Après avoir lu ces deux albums, et avoir pensé que les illustrations étaient dignes d’un bel album jeunesse, je suis allé fouiller le site de Rue de Sèvre pour en savoir un peu plus sur Olivier Tallec et son oeuvre. S’il n’a publié chez eux que ces deux albums, Tallec est également auteur de nombreux album jeunesse. Comme quoi, mon ressenti était finalement proche de la réalité. Et on épluchant sa bibliographie j’ai découvert que j’avais déjà lu un de ses albums, un titre pour lequel il ne signe que les illustrations, le texte étant de Thierry Lenain. Vous connaissez peut-être, il s’agit de Il faudra. Un très bel album que j’avais découvert il y a 5 ans (vous me pardonnerais de pas avoir fait de suite le lien ^^’ ). Je vais tacher cette fois de ne pas oublier ce nom et rester à l’affût de ses futures création.

Une très belle découverte.

Pour en savoir plus :

Olivier Tallec sur le site de Rue de Sèvre

le site de l’auteur

⇒ facebook : Olivier Tallec, Rue de Sèvres

à lire l’avis de Noukette sur Bonne journée et Bonne continuation

Le coffret : Bonne journée + Bonne continuation + un ex-libris offert

Merci à Rue de Sèvre pour cette lecture.

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Mots de Christoph Niemann

Un très gros album, un drôle d’abécédaire, ou une sorte de dictionnaire. Un gros volume avec une couverture cartonnée. A chaque page un mot ou un concept, illustré avec humour.

Je l’ai trouvé, pour ma part, assez drôle et efficace. J’ai tout particulièrement apprécié les associations d’images pour les homonymes.

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Les dessins sont simples, en noir et blanc, parfois sur fond coloré mais le plus souvent sur fond blanc. La première réaction de Mimiko, à qui je montre toujours les albums que je reçois, même si elle a parfois, comme ici, passé l’âge, a été de me demander si on pouvait le colorier. Ma première réaction a été de dire non ! C’est pas un livre de coloriage ! Après l’avoir feuilleté moi-même je me rends compte que c’est la réaction coincée d’une grande personne pour qui tout est sacré. Certes ce n’est pas un livre de coloriage, mais elle a raison ! Toutes ces illustrations noir et blanches donnent envie de les colorier. Et puis le but du livre est de faire comprendre par l’image le sens des mots, certains très concret (garçon, fille) d’autres plus abstrait (partager, la surprise, complémentaire). Or colorier n’est-ce pas la meilleure façon de s’approprier les images, alors pourquoi pas.

Le livres s’adresse aux enfants à partir de 5 ans, je pense qu’il accompagnera très bien la découverte de l’écriture et de la lecture en cp.

Mimiko, qui est déjà en CM1, a d’abord été repoussé par l’aspect simple qui l’identifie à un livre pour tout petits. Finalement elle ce l’est approprié comme « outil pédagogique » nécessaire pour jouer les maîtresse. Elle aime l’objet, gros livre carré avec belle couverture cartonné, qui lui donne un aspect de dictionnaire et… mine de rien, me voyant le feuilleter, elle est venu me demander quelques explications complémentaire pour des mots tel que « complémentaire » qu’elle ne connaissais pas.

Bref, moi je n’ai plus le public adapté sous la main, mais j’ai trouvé ce livre pas mal du tout et j’aurais eu plaisir à le lire avec mes filles au moment de la découverte de l’écriture. Même si j’avoue ne pas apprécier particulièrement le style des dessins.

Sorti en librairie le aujoud’hui.

Merci à l’école des loisir pour cette découverte.

pour en savoir plus :

chut les enfants lisent

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un toit pour 13 – tome 3 : Le jour où j’ai pris la mer

Une fratrie c’est pas toujours facile, une famille recomposée c’est encore un peu plus compliqué. Et que dire d’une famille recomposé de 13 membres ?! Oui, oui, 13. Je n’arrive même pas a imaginer ce que ça peut donne, 11 enfants dans une seule maison ! Mais quand il y a de l’amour tout s’arrange, même une terrible tempête en mer.

Romu, notre héros nous raconte ici ses vacances d’été. Les parents (sa mère et son amoureux de plombier) vont emmener tous leurs enfants en mer sur un bateau à voile. Tout le monde est surexcité à cette nouvelle. Quelle aventure ! Oui mais… c’est pas facile de se supporter dans un bateau. Toujours les un sur les autres, les petits détails finissent par déclencher les pire disputer et les vacances deviennent un cauchemar. Mais aucune dispute ne serait séparer une famille face à l’adversité ! Quand la tempête éclate, tout le monde se serre les coudes. « C’est le moment de bosse en équipe […] ! » Le danger passé, reste le souvenir de la solidarité et puis aussi l’admiration de Romu pour ce beau-père qui a su garder son sang froid et sortir toute la famille d’un mauvais pas.

Une jolie histoire, pleine de bon sentiments et d’espièglerie.

C’est avec ce tome 3 que je découvre Romu et sa (très) nombreuse famille recomposée. Ce tome peut très bien se lire indépendamment des autres mais il donne envie de découvrir le reste de la série. On en apprends ici trop peu sur cette drôle de famille 🙂

Roman jeunesse première lecture, ce petit roman, très joliment illustré s’adresse aux 6-8 ans. Il manquera peut-être d’action pour les plus grand.

Je l’ai trouvé très bien, le texte est simple et cour. On survole l’histoire mais cela laisse place à l’imagination et puis cela rend le texte accessible aux très lecteurs. J’ai bien aimé l’ambiance de cette famille. J’ai tout particulièrement apprécié les illustration bleu et rouges.

Mimiko quand a elle, n’a pas vraiment accroché. Peut-être parce que cela venait de moi (elle n’aime pas quand j’insiste pour lire une histoire). Je vais laisser traîner le livre et voir si l’envie lui prends de le lire seule.

Un toit pour 13 #romanjeunesse #litteraturejeunesse #editionsfimousse

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Merci aux éditions frimoüsse de m’avoir fait découvrir cette série que l’on doit à Ingrid Chabbert (texte) et Carine Hinder (illustrations)

à lire aussi l’avis de Blandine


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La maîtresse dit Hello

L’album que je vais vous présenter aujourd’hui a pour but de familiariser les enfants avec l’apprentissage de l’anglais. Toute une série met en scène Aurélien dans sa découverte de l’anglais. Ici c’est à l’école. Il apprends à se présenter, à compter, les couleurs, le temps qu’il fait et divers objet et phrases qui font le quotidien d’une journée à l’école.

La maîtresse dit : « Make a cercle » et les enfanrs se mettent en rond.

La maîtresse dit : « Please sit down » et les enfants s’assoient.

La maîtresse dit : « Please be quiet » et les enfants se taisent.

Moi j’adore le travail de Kris Di Giacomo, du coup j’étais à priori conquise. La lecture de l’album ne m’a pas déçu. J’ai aimé les illustrations dont j’apprécie l’humour et l’apparente confusion, la richesse de détail et leur côté caricatural à la fois drôle et poétique. Niveau texte c’est simple mais efficace. Le contexte écrit en français permet de comprendre ou du moins d’imaginer le sens des phrases anglaise. Le fait que aucune traduction des phrases anglaise ne soit proposé j’ai trouvé à la fois original et intéressant. Cela oblige l’enfant à chercher seul, grâce au contexte la solution. Cela stimule la curiosité.

Du moins c’était mon avis. Mimiko était moins enthousiaste. Ce qui lui a manqué, plus encore que la traduction, c’était des indications pour savoir comment prononcer les phrases anglaises. Remarque sur laquelle elle a lourdement insisté. Pour ma part je vois mal comment on aurait pu insérer la prononciation dans l’album, l’alphabet phonétique étant incompréhensible pour les non initié (moi j’ai jamais réussi à l’intégrer, et ce malgré de longues études en langues…)

Un chouette album mais qui n’a pas fait l’unanimité. Faut dire que Mimiko a voulu le lire toute seule, peut-être sa perception aurait été différente si nous l’avions lu ensemble et que j’avais pu tout de suite lui donner la prononciation anglaise (avec un accent à couper au couteau ^^’).

La série me semble idéale pour une initiation en douceur dès la maternelle accompagné d’un adulte qui a déjà des bases en anglais.

Merci aux éditions Frimoüsse pour cette découverte.


 chut les enfants lisent

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Kushi tome 2 – La tanière du loup

Nous avions aimé le premier tome de Kushi, la nouvelle série qui réunit Patrick Marty (au scénario) et Golo Zhao (au dessin).

Dans le deuxième tome, on retrouve notre petite aventurière des steppes. Elle se cache avec sa chienne, mais les hommes de Bold ont réussi à retrouver sa trace. Plein de bonnes intentions mais aussi de maladresse, Tilik, le meilleur ami de Kushi vient à sa rescousse. Enfin,ça c’était son intention, parce qu’en réalité il ralenti sa fuite et les met ainsi tous en danger. Bold cache quelques chose, et Kushi est en train de se diriger là où il ne faut pas. Bold ne veut aucun témoin. Réussiront-ils à échapper aux griffes de cet odieux personnage ?

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On retrouve le trait de Golo Zhao qui fait le charme du premier tome. C’est doux, c’est rond et plein d’espièglerie dans les visages de ses deux enfants, réunis pour le meilleur et pour le pire dans une aventure qui se révèle bien plus dangereuse qu’on aurais pu espérer. Bold se montre encore plus cruel dans se deuxième tome. Et les villageois encore plus stupides et cupides. Seuls les parents de Tilik, le vétérinaire et et la grand-mère de Kushi semblent avoir un cœur.

Ce contraste est, d’ailleurs, un peu trop marqué à mon goût, si cela permet de faire ressortir certains personnages (comme le vétérinaire, par exemple) je trouve que ça manque un peu de subtilité. Tout le monde à l’air idiots et du coup c’est un peu trop grotesque et caricatural. Ils sont cupides, soit, mais Bold est ostentatoirement hostile, cela devrait mettre la puce à l’oreille des villageois. Ils devraient sentir le coup foiré qu’il est en train de leur jouer. Or, seul le père de Tilik semble avoir un peu de recul.

Enfin, n’oublions pas que nous somme dans une bd jeunesse, et que cette exagération vient amener un côté cartoonesque à l’histoire. Des villageois très idiots, une grand-mère complètement loufoque, une héroïque téméraire, sans oublier Tilik , l’amoureux transit et maladroit. Le tout fonctionne, c’est agréable à lire, joli, rythmé, avec des personnages attachant (et d’autres détestables). Finalement le défaut de cet album, c’est de finir trop vite ! Vivement le tome 3, plus longtemps à attendre, sa sortie est prévue pour le 29 septembre 😉

L’avis de Mimiko : « C’est trop bien »

Kushi tome 2 sur le site des éditions Fei

à lire aussi l’avis de Mes échappées livresques


Merci aux éditions Fei pour cette lecture


chut les enfants lisent

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L’arc-en-ciel de la rivière

Aujourd’hui je vais vous présenter un joli album, plein de poésie et de douceur : L’arc-en-ciel de la rivière de Roxane Turcotte (texte) et Amélie Clavier (illustrations), publié aux éditions Plumes Solidaires.

Antonin aime observer les poissons dans la rivière, et tout particulièrement « la plus énorme truite du monde ».

-Elle s’appelle Morgane.

-Comment le sais-tu ? a demandé Antonin.

-Il y a si longtemps que des pêcheurs tentent de la capturer ! J’ai souvent essayé, et ton grand-père avant moi. Les mulets, tout juste bons pour les chats, mordent à l’appât. Jamais Morgane, la truite. Ne mérite-t-elle pas de porter le nom d’une fée ?

-Et puis, avait ajouté son père, Morgane recèle un ou deux secrets.

-Lesquels ?

-Pour connaître un secret, il faut le mériter.

Depuis, Antonin n’a qu’une envie : réussir l’impossible. Attraper Morgane. Et, du coup, découvrir ce qu’elle cache.

Avec Morgane, Antonin va apprendre la patience et l’art de l’observation. Chaque jour il va à la rivière au moment où les rayons de soleil lui permettent d’observer le poisson. Il l’étudie, prend des notes pour enfin découvrir ses secrets.

Un joli album, qui apporte par son dessin et ses couleurs beaucoup de douceur. L’histoire est courte et simple mais elle invite à la contemplation dans la nature. Après l’avoir lu on a envie de découvrir nous aussi quelques secrets caché dans la nature, d’observer dans le silence, carnet à la main quelques créatures mystérieuses. Un joli conte qui met à l’honneur la nature et son respect. Parfait pour la lecture du soir : pas trop long, un texte facile à lire à haute voix, de belles illustrations et un certains apaisement qui se dégage de l’ensemble.

Merci aux éditions Plumes Solidaires pour cette découverte.

⇒ à lire aussi l’avis de Yannick De ProseCafé


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Neige d’amour La légende de Yuki Onna

Ah ! La voici enfin ma chronique sur Neige d’amour ! Enfin ?! Ben oui, un moment que j’y pense et puis… de fil en aiguille… j’ai déjà 2 mois de retard sur mon programme ! Je voulais à l’origine présenter ce manga pour le mois du Japon mais … comme dit l’adage « mieux vaut tard que jamais » 😉 Et puis, sur Ma petite Médiathèque, c’est un peu le mois du Japon toute l’année 😀 un peu de neige pour nous rafraîchir en ce début d’été ne fera pas de mal.

Neige d’amour est un manga de Makoto Aizawa, qui nous offre ici son premier titre, publié aux éditions Asiatika.

Connaissez-vous la légende de Yuki Onna (femme des neiges) ? J’avais déjà évoqué ce mythe, très connu au Japon, à travers l’interprétation que nous propose Masaki Kobayashi dans Kwaïdan. Makoto Aizawa nous en livre une version plus moderne et peut-être moins inquiétante.

Dans un pays indéterminé, en proie à la guerre, un jeune soldat voit mourir de froid son camarade plus ancien dans un accident durant l’entrainement. Dans son délire, à l’orée de la mort, il croit voir une femme qui aspire la vie de son ami. Le jeune homme ne doit sa propre survie qu’à son joli visage, que l’inquiétante apparition ne veux pas faner.

Perturbé par cette expérience, le jeune Sakai se renferme sur lui-même. Un jour il rencontre une jolie fille, blessée comme lui par la vie. Il se reconnaissent l’un dans la faille de l’autre et se lient d’amour, fondent une famille mais un  jour Sakai oublie la promesse et raconte sa rencontre avec Yuki Onna. En brisant sa promesse, Sakai brise le bonheur fragile de sa famille, sa femme disparaît.

Le conte s’arrêt là, mais Makoto Aizawa nous propose une suite dont je ne dévoilerais pas ici les détails pour vous laisser le plaisir de la découverte.

Tout en reprenant fidèlement la trame du conte traditionnel, l’auteur réussi à la faire revivre dans un contexte plausible et qui fonctionne bien. Il donne à Yuki une fragilité qui la rend très humaine, très attachante. Le récit, par sa fidélité au conte est classique mais efficace et plaisant. J’ai aimé le dessin aux très rond et doux qui, pas ses lavis et ses nuances de gris accentue l’effet de nostalgie qui se dégage du récit. Le dessin me rappelle l’ambiance des vieux albums photos.

Avec Neige d’amour, on a une jolie façon de découvrir ou redécouvrir ce conte traditionnel incontournable du folklore japonais. Je le conseille à tous les amateurs de contes et légendes.

en savoir plus sur le site de l’éditeur


Petit Bac 2017

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La Vache de la Brique de lait

Ce qui est étonnant avec les enfants, c’est leur capacité à croire à l’invraisemblable. Il y a un âge où tout est possible, avec un peu d’imagination. La vache de la brique de lait de Sophie Adriensen et Mayana Itoïz (éditions Frimoüsse) joue à inventer une de ses histoires abracadabrantes que se racontent parfois les enfants.

zoom

Ici, le protagoniste, un petit garçon, en est sûr : il y a une vache dans les briques de lait !

Aucun doute possible.

Sur la boite des petits pois sont dessinés des petits pois, sur la boite de sardine sont dessinées des sardines, sur les paquets de céréales sont dessinées des céréales.

Donc, puisqu’une vache est dessinée sur la brique de lait, c’est qu’il y en a une à l’intérieur.

Logique, non ? Mais alors que font les vaches des briques de lait quand on referme le frigo ? Et que deviennent-elles quand on jette les briques de lait ? Voilà des questions très sérieuses que se pose ce petit garçon.

Un album amusant. Un très joli dessin et une belle mise en page avec, comme toujours dans les albums Frimoüsse, un joli travail sur la typographie. Les phrases sont courtes, le texte est gros. après une lecture accompagnée, les primo-lecteurs pourront se replonger tout seul dans cet album. Ce n’est peut-être qu’un détail, mais qui, pour moi, a beaucoup d’importance. Je trouve ça mieux les albums avec un texte écrit en gros avec une typographie facilement déchiffrable, ça incite l’enfant à lire tout seul, contrairement aux albums avec un texte écrit en tout petit.

Quand à moi, je me suis beaucoup amusé du message subliminal des illustrations : il y a des petites étiques « bio » un peu partout dans le frigo 😉 Des vache dans les brique de lait, oui, mais des vache bio ! XD

⇒ à lire aussi l’avis de Blandine

Aucun texte alternatif disponible.

Merci aux éditions Frimoüsse pour cette lecture


 chut les enfants lisent

Petit Bac 2017

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Mon petit frère est un monstre

J’ai à peine eu le temps d’ouvrir le paquet que Mimiko s’est jeté sur les derniers albums des éditions Frimoüsse. « Je peux les lire ? » Ni une ni deux, Mon petit frère est un monstre est passé entre ses mains, elle ne m’a même pas laissé le temps de le feuilleter. Ça lui a tellement plus qu’après l’avoir lu seule, elle m’a demandé si elle pouvait me le lire. Les rôles étaient donc inversés, la voici conteur et moi le spectateur.

Cet album est vraiment très drôle. Simple mais très efficace.

Une petite fille, assise sur un banc dans le parc parle à une vielle dame. « Mon petit frère est un monstre » ne cesse-t-elle de se lamenter. La vielle dame la rassure, tu dis ça parce que c’est ton frère. La conversation se poursuit ainsi entre les 2 personnages, dans un décor plus que minimaliste puisque du parc, on ne voit que le banc et quelques pigeons. Tandis que la petite fille se lamente la vielle dame tente de s’imaginer la scène. Alors que la conversation se fait sur fond blanc, les scènes imaginées par la vielle dame se déroulent dans une bulle sur fond gris. Le dessin et simple, coloré et tendre. J’adore la tête de la petite fille avec son air espiègle. La chute est excellente.

Ce que j’aime avec les albums des éditions Frimoûsse c’est qu’ils s’adressent à une tranche d’âge assez large. Si je prends le cas de cet album, comme Plus gros que le ventre, les dessins stylisés, les décors aérés et les textes très court, en font des albums facilement accessible aux plus petits, mais leur humour marche aussi avec les plus grands qui liront ça comme une petite pause blague. En tout cas, Mimiko prend souvent un plaisir décomplexé à le lire malgré un design faisant penser à des albums pour les petits. Sans doute aussi parce que je l’incite aussi à lire des albums sans se soucier de l’âge cible. Bref des albums pour les petits, mais qui amusent aussi les moins petits (et les parents !)

Encore une fois, c’est une belle découverte. Merci aux édition Frimoüsse 🙂


Mon petit frère est un monstre

Isabelle Wlodarczyk, Nicolas Rouget et Thierry Manes

Frimoüsse éditions

2017


chut les enfants lisent  

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Le music-hall des espions – Bruno Birolli

J’avais aimé le livre historique de Bruno Birolli Ishiwara, l’homme qui déclencha la guerre, qui se lit comme un roman. J’étais impatiente de découvrir son premier roman.

Couverture La suite de Shanghai, tome 1 : Le music-hall des espions

On entre dans le vif du sujet dès les premières pages avec la découverte de cadavres bien puants. Nous sommes à Shanghai, dans les années 30. Autour du charnier, des officiers français, un homme des renseignements britanniques, un officier chinois et ses hommes. Mais qui sont donc ces cadavres. Qui est l’homme qui pleure ?

Marche arrière toute. On se retrouve en France. René est envoyé en Chine comme sous-officier par son oncle influent qui ne sait trop quoi faire du jeune homme dont il a la charge. Un neveu encombrant, une concession lointaine. Voici René embarqué pour une aventure à laquelle il ne s’attend pas. Pas mécontent de quitter la France (et surtout son oncle), René débarque à Shanghai où il travaillera aux renseignements avec Fiorini, son supérieur. Fiorini est un officier taciturne, de peu de mots. Mais il saura gagner la confiance et la fidélité de son sous-officier fraîchement débarqué.

Avec René, on découvre la vie de Shanghai, partagée entre ses concessions étrangères et ses quartiers chinois. L’ambiance est des plus tendues : homme d’affaires peu scrupuleux, taxi-girls, étrangers en mal d’aventure, autorités fidèles à Tchang Kaï-chek, espions communistes et japonais prêt à faire tout péter, on marche sur le fil du rasoir.

C’est au détour d’un incident peu commun, une attaque qui n’a rien d’un simple braquage que Fiorini, accompagné par René, se lance sur les traces d’espions communistes. Un jeu de chat et de souris, de pouvoir et de manipulation, du quel personne ressortira vraiment indemne, est en train de se jouer.

Ce que j’ai aimé dans ce roman ce n’est pas finalement tant l’intrigue policière que laissait entrapercevoir la découverte des cadavres par laquelle le roman s’ouvre. Ce qui est vraiment intéressant de ce livre, c’est de découvrir la ville de Shanghai avant que la guerre n’y éclate. C’est à travers le vécu de René qu’on découvre la ville, ces différents quartiers, sa dynamique, la façon dont les diverses concessions et les quartiers chinois interagissent. Bruno Birolli a su la rendre très vivante. Il y a profusion de détails, on a vraiment l’impression d’arpenter ses rues.

Les personnages, nombreux, sont tous attachants. Même les plus terribles d’entre eux ont quelque chose de profondément humain qui nous les rends familiers. On ne peut détester personne. Il n’y a ni de bon, ni de méchants. Il y a des camps adverses, il y a la guerre, il y a les valeurs que chacun veut défendre. Des chemins contraires qui mènent à la confrontation, inévitable, acceptée tel une fatalité.

Un beau livre, qui se lit avec plaisir et qui nous fait découvrir un pan de l’histoire chinoise sans en avoir l’air.

Merci aux éditions Tohu Bohu et à Bruno Birolli pour cette lecture.


Le coin des curieux :

Je ne pouvais pas présenter ce livre sans proposer un coin des curieux ! Mais j’ai découvert, avec plaisir, que Bruno Birolli avait déjà bien préparé le travail avec la page facebook du roman où l’on trouve énormément de photos d’archives ayant servi à l’élaboration du roman. On y trouve même quelques musiques 🙂 Je vous invite vraiment à y faire un tour.

Que dire de plus après avoir feuilleté les albums photos ?

Je me contenterais de proposer deux autres lectures dans un genre bien différent pour découvrir sous un autre angle le Shanghai des années 30 :

La balade de Yaya nous amène à Shanghai en 1937 alors que la guerre opposant les chinois au japonais a éclaté. Yaya, une petite bourgeoise, se retrouve perdue dans les rues de la ville à feu et à sang. Elle y rencontrera Tuduo, un gamin des rues. Ensemble, ils vont fuir et tenter de survivre.

Une très jolie bd jeunesse dont je vous ai déjà parlé ici. Si le dessin tout en rondeur fait vraiment penser à une bd pour enfant, le propos y est parfois très dur, à ne pas mettre entre des mains trop jeunes. Mimiko l’aime beaucoup et y revient régulièrement

L’ombre de Shanghai, encore une bd jeunesse. Toujours aux édition Fei, comme la balade de Yaya. C’est ici une jeune chinoise, prise sous l’aile d’une riche famille de colons français qui est au centre de l’intrigue. Nous sommes toujours à Shanghai dans les années 30, mais les jeunes gens qui fréquentes le lycée de la concession française semblent bien plus inquiets par leur peines amoureuses que par la guerre imminente. Une histoire fantastique et non une aventure historique, mais de belles planches où l’on peut observer les rues du Shanghai des années 30.

Je vous ai déjà parlé des premiers tomes de cette série ici.

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