Archives du mot-clé s.p.

Du bon côté (l’Album philo)

Nous avions déjà parlé de l’un des album philo des éditions Frimoüsse. Dans leur collection La Question c’est l’album Du Bon côté de Marido Viale et Stéphanie Marchal que nous allons présenté aujourd’hui.

Il est là depuis si longtemps que personne ne sait pourquoi. On sais juste que les gens du bon côté du mur sont les gentils.

Il y a un mur, de chaque côté du mur les gens vivent paisiblement, les parents embrassent leur enfant et tous les mettent en garde : « ne vous approchez pas du mur ! ». Car si plus personne ne sais pourquoi il y a ce mur, tous affirment que les gentils sont du bon côté. Oui mais… y a-t-il un bon côté ? N’est-ce pas le même discours qui est fait d’un côté comme de l’autres ?

Un enfant curieux va faire un petit trou pour voir les méchant qui se cachent de l’autre côté mais il ne trouvera que des enfants comme lui. D’un petit trou les enfants en feront un grand et le mur tombera. Ils sont heureux tous ensemble mais que vont dire les adultes ? D’abord il cèdent à la panique, c’est normal les adultes voient des problèmes partout mais finalement il se rendrons compte que les enfants ont raison, de l’autre côté du mur les gens sont comme nous.

J’ai beaucoup aimé cet album, le texte est très court et très simple et pourtant il en dit long ! Les illustration sont simples et très colorées, pleines de bonne humeur.

J’ai tout de suite pensé au mur de Berlin. Sa chute avait marqué mon enfance. Même si je n’était qu’une petite fille, c’est un sujet qui m’avait profondément marqué. Aujourd’hui cet album me renvoie à un autre sujet d’actualité, la question des réfugié et de l’immigration clandestine. Comment ne pas penser à touts ces personnes qui fuient la guerre et la misère et qu’on revois de l’autre côté de la frontière. Mimiko me pose souvent la question du pourquoi, pas évident de répondre, surtout quand ce qui est morale et ce qui est légal ne vont pas de paire…

Cet album nous offre un support simple et agréable pour aborder la question avec les enfants et réfléchir avec eu sur la peur de l’autre et l’illusion des frontières. Un très bel album.

⇒ Achetez sur : Amazon, Decitre

Marido Viale

⇒ Stéphanie Marchal sur instagram et sur facebook

⇒ à lire aussi Dans l’atelier de Stéphanie Marchal 


chut les enfants lisentchallenge petit BAC 2018

Share

Un bout de mer – Ingrid Chabbert et Guridi

-Dis, grand-grand-mère, as-tu réalisé tous tes rêves ?

C’est la question que pose Ali à son arrière grand-mère, inquiet de la voir faiblir. L’arrière grand-mène n’a pas de regret sauf un, celui de ne jamais avoir pris le temps d’aller voir la mer qui se trouve à deux jours de marche du village.

C’est décidé, Ali ira chercher la mer pour son arrière grand-mère trop faible pour marcher jusque là-bas. Avec son petit saut, Ali marchera deux jour pour découvrir la mer et un peu plus de deux jour pour revenir chez lui avec une toute petite goutte d’eau de mer. Le plus beau cadeau que grand-grand-mère ai jamais reçu.

C’est très joli album que nous proposent les éditions Frimoüsse, avec Ingrid Chabbert au texte et Guridi au dessin.

J’ai beaucoup aimé le dessin, minimaliste, graphique et pourtant très expressif. Le petit Ali est très touchant. Il aime beaucoup son arrière grand-mère et sans que jamais ces mots soit prononcé il lui fait la plus belle preuve d’amour qu’elle puisse attendre. L’arrière grand-mère est imposante, à l’image de l’importance qu’elle a dans la vie du petit garçon, habitué à passer ses journées à ces côté.

C’est aussi très agréable à lire, le texte est fluide et coule tous seul. Un vrais plaisir à lire à haute voix (et dieu sais que j’ai du mal avec la lecture à haute voix). Ici j’ai pris beaucoup de plaisir et ma langue n’a presque pas fourché. C’était un joli moment de tendresse partagé avec Mimiko, blottie contre mon épaule, qui aussi a aimé cet album.

Une jolie lecture, aussi agréable pour l’œil que pour l’oreille, pleine d’amour et de tendresse.

édition Frimoüsse

Ingrid Chabbert sur facebook

Guridi sur facebook

⇒ Achetez Un bout de mer sur Amazon ou Decitre


Share

Les trois petit quoi ?

Les trois petits cochons est sans doute le premier contes qu’on apprends enfant dans nos contrait. Je ne compte plus les adaptation et détournement que j’ai pu rencontrer. Celle dont je vais vous parler aujourd’hui est tout récente, sortie en février dernier aux éditions l’école des loisir. Raphaël Fejtö nous propose ici une version « à deviner » cartonnée à lire avec les tout petits. On ne fait pas qu’écouter et regarder l’histoire, on joue avec.

On retrouve ici l’histoire classique des 3 petits cochons avec la maison de paille, de bois et de briques, mais à chaque étape de l’histoire, l’enfant doit choisir entre 3 possibilité, que répond le cochon, que dit le loup, etc… Il y a même un labyrinthe pour aider le premier petit cochon à rejoindre son frère.

Graphiquement c’est très simple et classique. Je ne suis pas vraiment fan de ce genre d’illustrations. Au même temps elle sont très claire pour lire avec un très jeune enfant c’est pas mal. Il y a pas trop de détails et l’histoire et très facile à suivre. Et j’aime bien l’idée d’interagir avec le livre, de faire participer l’enfant pour qu’il ne soit pas passif durant la lecture. J’ai aussi apprécié le petit clin d’œil au Petit Chaperon rouge, un autre grand classique que l’on découvre des le plus jeune âge.

sur le site de l’éditeur

⇒ Achetez sur Amazon, Decitre


 

Share

Mon arbre – Gerda Muller

Couverture Mon arbreMon arbre de Gerda Muller, éditions l’école des loisir, en librairie aujourd’hui.

Benjamin et Caroline partent en vacance chez leur oncle garde forestier où les attend Robin, leur cousin. Robin connais bien la forêt, il les amène voir son arbre préféré : un très vieux chêne. Les saisons passent et les enfants reviennent rendre visite au chêne. Sous son ombre bienveillante, les enfants observent la nature : champignons, insectes, oiseaux, fan et sanglier… avec eux on découvre la vie dans la forêt. Tout au long de cette histoire on apprends plein de choses sur la forêt et son entretien. Et une fois l’histoire finie, on en apprends encore plus par de petites annexes explicatives donnant plein d’info supplémentaires sur les plantes et les animaux qu’on peut rencontrer en forêt.

La première chose que j’ai pensé en recevant le livre c’est que le dessin me rappelait les albums de mon enfance. J’avais l’impression de faire un bond dans le temps ! Et, je n’avais pas tort ! Ce livre, écrit et illustré par Gerda Muller, date de 1991 dans sa version originale. Autant dire que c’est un livre de mon époque. Je ne sais pas si je l’avais lu, si j’avais lu d’autres livres de Gerda Muller (ce qui est fort possible) mais les style graphique m’est très familier. J’avais des livres de ce genre, c’est sûr.

Du coup, j’avais un peu d’inquiétude en abordant ce livre avec Mimiko, je me demandais si  ce n’était pas vieillot pour un enfant d’aujourd’hui. Et ben, non ! Elle a beaucoup aimé. C’est vrais que le dessin est d’une autre époque, mais il est très joli, réaliste et très riche en détails. C’est très plaisant de découvrir dans les grandes planches les petits détails tel qu’un mulot caché sous un buisson, un oiseau dans les branches…

Le texte est également est très plaisant. On apprends beaucoup de choses tout en suivant les trois enfants dans leurs petites aventures ordinaires. Nous avons passé un très bon moment en compagnie de ce livre. En le lisant j’ai eu très envie d’aller me promener dans les bois, sentir l’odeur d’humus et les branches qui craques. Un livre qui donne envie de sortir et de découvrir. Pour tous les amoureux de la nature.

Un livre que je choisirais aussi pour l’école à la maison tant il est riche en informations et qu’il est facile de compléter le récit par une visite en forêt. A lire aussi à l’école.

sur le site de l’école des loisirs

les livres de Gerda Muller chez l’école des loisir

⇒ Mon arbre : sur Amazon


 chut les enfants lisent

Share

Darnand, le bourreau français 1/3

Couverture Darnand le bourreau français 1/3

ce que nous dit l’éditeur :

« Sous-officier d’élite, d’une bravoure hors pair, le sous-officier Darnand a été, en tout point, un serviteur  modèle et un de nos artisans de notre victoire finale. C’est un beau brave » Voici la phrase qui accompagne la croix de la légion d’honneur qui sera remise à Joseph Darnand en avril 1927, pour ses faits de bravoure pendant la première guerre mondiale. Reims, 1918. On annonce l’attaque la plus brutale de l’armée allemande dans les prochains jours. L’état-major confie une mission suicide à un groupe de volontaires : aller chercher des informations derrière les lignes ennemies, dans l’espoir de sauver les régiments présents dans les tranchées visées. Un jeune sergent prend la tête du commando, mène sa mission haut la main et se met en danger pour sauver l’un de ses soldats. C’est Joseph Darnand. Quelques années plus tard, à partir de 1941, à Vichy, il sera le plus zélé des collaborateurs. Voici la sombre trajectoire d’un homme qui, de héros de guerre, est devenu bourreau.

J’avoue avoir été très intriguée par le sujet de ce triptyque. D’autant plus qu’il s’agit d’une histoire vrai. Ce qui m’intéressait avant tout était de voir la transformation du personnage, comment un « héros » devient un « bourreau ». Dans mon inconscient j’envisageais évidemment le mot « héros » comme quelque chose d’extrêmement positif. Je m’attendais donc à lire l’histoire d’un « homme bien » qui devient un « homme mauvais ». J’étais naïve et du coup je ne sais pas trop quoi penser ce ce premier tome qui me laisse assez dubitative.

Car finalement le « héros » que Bedouel et Perna nous montrent n’a absolument rien de positif du début à la fin. On ne voit aucune transformation s’opérer. Ce que j’ai vu moi, c’est un salop que l’heureux hasard de la guerre a promu au rang de « héros de guerre » et qui par la suite ne fait que révéler son vrais visage. Ou plutôt que le malheureux hasard du gagnant fait de lui un bourreau car si la guerre, la seconde cette fois, avait eu un autre dénuent je doute qu’on l’aurait qualifié de bourreau.

Je ne suis pas sûre d’arriver à expliquer clairement ma pensée. Ce que je veux dire c’est que Darnand est Darnand et c’est clairement pas un type bien, du moins tel que nous le dépeint cette bande dessinée. Mais le contexte historique fait qu’il reçoit des médailles pour s’être distingué sur le champ de bataille. Ce qui en soit ne fait pas de vous quelqu’un de bien. Il n’y a donc pas de transformation, on ne voit pas un type passer du mauvais côté de la force, on voit un type et la force qui change de côté, si j’ose dire.

Du coup je n’ai pas pu m’empêcher d’être un peu déçue, non pas parce que la bd est décevante, mais parce que je m’attendais à quelques chose de différent.

En revanche j’ai trouvais ça intéressant à lire, puisque c’est une page de l’histoire que je ne connaissais pas. Je n’avais jamais entendu le nom de Darnand avant ce jour (ou alors j’ai oublié).

Cependant je pense qu’il serait plus intéressant de lire le triptyque d’un coup car ce premier tome ne se suffit pas vraiment à lui seul et on reste un peu frustré, ne comprenant pas vraiment où on veut en venir avec ce début de portrait qui finalement passe très vite sur la première guerre mondiale et les fait de guerre qui ont valu à Darnand le nom de « héros ».

sur le site de Rue de Sèvre


 challenge WWI

Share

Les petites victoires -Yvon Roy

C’est un récit intime que nous libre ici Yvon Roy. Il revient, dans cette bande dessinée, sur son expérience de père face à l’autisme de son fils.

On suit le père et son fils sur plusieurs année et on vis avec eux les différentes étapes de leur relation et de leur lutte contre l’autisme.

Il y a d’abord le diagnostic et la difficile acceptation. Il faut faire le deuil de l’enfant qu’on aurait voulu avoir. Puis il faut apprendre à connaitre l’autisme et à vivre avec. Le diagnostic qu’on fait au petit Olivier est très lourd. Mais le père n’a pas l’intention de se laisser accabler par la fatalité. Il tente de contrer les différentes facettes de l’handicap de son fils avec beaucoup de patience, d’amour et parfois aussi de la colère. Ce qui le met en colère c’est son impuissance, c’est le fatalisme des experts, parfois les relations compliquées avec la mère… Mais jamais il ne baisse les bras. Il fait preuve d’une étonnante persévérance et d’une fleurissante imagination afin de stimuler son fils tout au long de son enfance.

Et sa persévérance portera ses fruits, offrira des petites victoires à son fils qui sortira un peu de sa coquille. Si l’handicap est toujours là, il devient plus facile à vivre, pour le père mais surtout pour le fils, grâce et cette perpétuelle stimulation. C’est d’ailleurs grâce aux étonnants progrès du fils que le personnel spécialisé conseille à Yvon Roy de partager à travers cette oeuvre son expérience qui pourra être utile à de nombreux parents.

Si le témoignage de ce père face à l’handicap de son fils est particulièrement touchant, ce que je trouve extraordinaire dans cette BD c’est que finalement elle parle à tous les parents, non seulement à ceux dont les enfants sont autistes. Nous avons tous eu à faire face à la colère d’un enfant, à un caprice, à différentes crises d’angoisse. Et la façon dont Yvon aborde cela avec son fils est intéressante pour tous les parents. Au delà du témoignage sur l’autisme, Yvon Roy nous offre un témoignage sur la paternité, sur la parentalité en général.

En lisant cette BD je me suis aussi reconnue dans mes propres relations aux enfants, je me suis interrogée sur ma façon de faire, j’ai réfléchi et envisagé différents chemins. Je ne dit pas que tout à changé en lisant cette bande dessinée, mais elle m’a amené à avoir une réflexion plaisante sur ma propre parentalité. Je suis sortie de cette lecture un peu grandie.

Voilà pour ce qui est du fond. J’aimerais aussi dire quelques mots sur la forme. J’ai trouvé le dessin de Yvon Roy très agréable, stylisé mais pas trop, doux et plein d’humour. Alors que le sujet abordé est loin d’être facile, surtout quand on parle de sa propre expérience, on ne tombe ici jamais dans le pathos. Il y a beaucoup d’humour, d’autodérision, d’humilité et surtout beaucoup de optimisme. Et ça fait du bien.

On suis cette famille sur plusieurs années, on y voit Olivier grandir, s’épanouir, on s’attache à lui, à eux. Et on referme la bd le sourire aux lèvres.

 


⇒ Retrouvez Les petites Victoires sur le site de l’éditeur

A lire aussi les avis de Mo’, Noukette, Mes échappées livresques et Alice.


Merci aux éditions Rue de Sèvre pour cette lecture

Share

Plaisir d’offrir… et de rire !

C’est avec ce nouveau coffret réunissant les deux album publié par Rue de Sèvre que j’ai découvert Olivier Tallec. Ce fut le coup de foudre. Oui carrément ! Je lis rarement de BD humoristiques, c’est pas trop ma tasse de thé. Si j’avais eu envie de découvrir Plaisir d’offrir c’est parce que j’ai été séduite par la couverture. J’avais envie d’en savoir plus. Ne connaissant pas du tout j’ai donc ouvert les albums sans aucun à priori. Si la couverture laissais bien entendre que l’humour serait de mise. Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre. Une très jolie surprise m’attendait.

Les deux livres ont plus l’allure d’un album jeunesse que d’une BD avec leur format à l’italienne et leur illustrations couleur plein page, nous somme loin du format classique des BD avec leur bulles. J’ai pensé tout de suite aux albums jeunesse parce que c’est justement ce qui m’a plu en premier : les illustrations. Je les trouve très belles, douces, avec un sens de l’humour subtil et cynique, comme j’aime. Le contraste entre la douceur des couleur et des courbes avec les blagues acerbes et toujours justes rend ces albums d’autant plus percutant.

J’ai été séduite par la qualité des illustrations, mais, dès premières pages, j’ai craqué pour le sens de l’humour de Tallec. J’ai vraiment ris de bon cœur. Non seulement c’est drôle mais c’est aussi une critique très pertinente de notre société. Je n’avais pas encore fini le premier album que j’appelais Chéri. J’étais sure que ça allait lui plaire aussi. Et je ne me suis pas trompée, alors que nous partageons rarement nos lectures, nous étions là, tous les deux, un album à la main, à rire et à nous montrer la cases les plus drôles, avant de s’échanger les tomes et de recommencer.

Si j’ai aimé les deux albums qui composent ce coffret, j’ai une petite préférence pour Bonne Continuation, que je trouve plus drôle.

 

J’ai commencé cette chronique en vous disant que je ne connaissais pas l’auteur, au fait j’ai menti. J’avais déjà lu un livre qu’il avait illustré mais je ne fais le lien que maintenant 😀

Après avoir lu ces deux albums, et avoir pensé que les illustrations étaient dignes d’un bel album jeunesse, je suis allé fouiller le site de Rue de Sèvre pour en savoir un peu plus sur Olivier Tallec et son oeuvre. S’il n’a publié chez eux que ces deux albums, Tallec est également auteur de nombreux album jeunesse. Comme quoi, mon ressenti était finalement proche de la réalité. Et on épluchant sa bibliographie j’ai découvert que j’avais déjà lu un de ses albums, un titre pour lequel il ne signe que les illustrations, le texte étant de Thierry Lenain. Vous connaissez peut-être, il s’agit de Il faudra. Un très bel album que j’avais découvert il y a 5 ans (vous me pardonnerais de pas avoir fait de suite le lien ^^’ ). Je vais tacher cette fois de ne pas oublier ce nom et rester à l’affût de ses futures création.

Une très belle découverte.

Pour en savoir plus :

Olivier Tallec sur le site de Rue de Sèvre

le site de l’auteur

⇒ facebook : Olivier Tallec, Rue de Sèvres

à lire l’avis de Noukette sur Bonne journée et Bonne continuation

Le coffret : Bonne journée + Bonne continuation + un ex-libris offert

Merci à Rue de Sèvre pour cette lecture.

Share

Mots de Christoph Niemann

Un très gros album, un drôle d’abécédaire, ou une sorte de dictionnaire. Un gros volume avec une couverture cartonnée. A chaque page un mot ou un concept, illustré avec humour.

Je l’ai trouvé, pour ma part, assez drôle et efficace. J’ai tout particulièrement apprécié les associations d’images pour les homonymes.

Résultat de recherche d'images pour "MOTS Christoph Niemann"

Les dessins sont simples, en noir et blanc, parfois sur fond coloré mais le plus souvent sur fond blanc. La première réaction de Mimiko, à qui je montre toujours les albums que je reçois, même si elle a parfois, comme ici, passé l’âge, a été de me demander si on pouvait le colorier. Ma première réaction a été de dire non ! C’est pas un livre de coloriage ! Après l’avoir feuilleté moi-même je me rends compte que c’est la réaction coincée d’une grande personne pour qui tout est sacré. Certes ce n’est pas un livre de coloriage, mais elle a raison ! Toutes ces illustrations noir et blanches donnent envie de les colorier. Et puis le but du livre est de faire comprendre par l’image le sens des mots, certains très concret (garçon, fille) d’autres plus abstrait (partager, la surprise, complémentaire). Or colorier n’est-ce pas la meilleure façon de s’approprier les images, alors pourquoi pas.

Le livres s’adresse aux enfants à partir de 5 ans, je pense qu’il accompagnera très bien la découverte de l’écriture et de la lecture en cp.

Mimiko, qui est déjà en CM1, a d’abord été repoussé par l’aspect simple qui l’identifie à un livre pour tout petits. Finalement elle ce l’est approprié comme « outil pédagogique » nécessaire pour jouer les maîtresse. Elle aime l’objet, gros livre carré avec belle couverture cartonné, qui lui donne un aspect de dictionnaire et… mine de rien, me voyant le feuilleter, elle est venu me demander quelques explications complémentaire pour des mots tel que « complémentaire » qu’elle ne connaissais pas.

Bref, moi je n’ai plus le public adapté sous la main, mais j’ai trouvé ce livre pas mal du tout et j’aurais eu plaisir à le lire avec mes filles au moment de la découverte de l’écriture. Même si j’avoue ne pas apprécier particulièrement le style des dessins.

Sorti en librairie le aujoud’hui.

Merci à l’école des loisir pour cette découverte.

pour en savoir plus :

chut les enfants lisent

Share

un toit pour 13 – tome 3 : Le jour où j’ai pris la mer

Une fratrie c’est pas toujours facile, une famille recomposée c’est encore un peu plus compliqué. Et que dire d’une famille recomposé de 13 membres ?! Oui, oui, 13. Je n’arrive même pas a imaginer ce que ça peut donne, 11 enfants dans une seule maison ! Mais quand il y a de l’amour tout s’arrange, même une terrible tempête en mer.

Romu, notre héros nous raconte ici ses vacances d’été. Les parents (sa mère et son amoureux de plombier) vont emmener tous leurs enfants en mer sur un bateau à voile. Tout le monde est surexcité à cette nouvelle. Quelle aventure ! Oui mais… c’est pas facile de se supporter dans un bateau. Toujours les un sur les autres, les petits détails finissent par déclencher les pire disputer et les vacances deviennent un cauchemar. Mais aucune dispute ne serait séparer une famille face à l’adversité ! Quand la tempête éclate, tout le monde se serre les coudes. « C’est le moment de bosse en équipe […] ! » Le danger passé, reste le souvenir de la solidarité et puis aussi l’admiration de Romu pour ce beau-père qui a su garder son sang froid et sortir toute la famille d’un mauvais pas.

Une jolie histoire, pleine de bon sentiments et d’espièglerie.

C’est avec ce tome 3 que je découvre Romu et sa (très) nombreuse famille recomposée. Ce tome peut très bien se lire indépendamment des autres mais il donne envie de découvrir le reste de la série. On en apprends ici trop peu sur cette drôle de famille 🙂

Roman jeunesse première lecture, ce petit roman, très joliment illustré s’adresse aux 6-8 ans. Il manquera peut-être d’action pour les plus grand.

Je l’ai trouvé très bien, le texte est simple et cour. On survole l’histoire mais cela laisse place à l’imagination et puis cela rend le texte accessible aux très lecteurs. J’ai bien aimé l’ambiance de cette famille. J’ai tout particulièrement apprécié les illustration bleu et rouges.

Mimiko quand a elle, n’a pas vraiment accroché. Peut-être parce que cela venait de moi (elle n’aime pas quand j’insiste pour lire une histoire). Je vais laisser traîner le livre et voir si l’envie lui prends de le lire seule.

Un toit pour 13 #romanjeunesse #litteraturejeunesse #editionsfimousse

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Merci aux éditions frimoüsse de m’avoir fait découvrir cette série que l’on doit à Ingrid Chabbert (texte) et Carine Hinder (illustrations)

à lire aussi l’avis de Blandine


Share

La maîtresse dit Hello

L’album que je vais vous présenter aujourd’hui a pour but de familiariser les enfants avec l’apprentissage de l’anglais. Toute une série met en scène Aurélien dans sa découverte de l’anglais. Ici c’est à l’école. Il apprends à se présenter, à compter, les couleurs, le temps qu’il fait et divers objet et phrases qui font le quotidien d’une journée à l’école.

La maîtresse dit : « Make a cercle » et les enfanrs se mettent en rond.

La maîtresse dit : « Please sit down » et les enfants s’assoient.

La maîtresse dit : « Please be quiet » et les enfants se taisent.

Moi j’adore le travail de Kris Di Giacomo, du coup j’étais à priori conquise. La lecture de l’album ne m’a pas déçu. J’ai aimé les illustrations dont j’apprécie l’humour et l’apparente confusion, la richesse de détail et leur côté caricatural à la fois drôle et poétique. Niveau texte c’est simple mais efficace. Le contexte écrit en français permet de comprendre ou du moins d’imaginer le sens des phrases anglaise. Le fait que aucune traduction des phrases anglaise ne soit proposé j’ai trouvé à la fois original et intéressant. Cela oblige l’enfant à chercher seul, grâce au contexte la solution. Cela stimule la curiosité.

Du moins c’était mon avis. Mimiko était moins enthousiaste. Ce qui lui a manqué, plus encore que la traduction, c’était des indications pour savoir comment prononcer les phrases anglaises. Remarque sur laquelle elle a lourdement insisté. Pour ma part je vois mal comment on aurait pu insérer la prononciation dans l’album, l’alphabet phonétique étant incompréhensible pour les non initié (moi j’ai jamais réussi à l’intégrer, et ce malgré de longues études en langues…)

Un chouette album mais qui n’a pas fait l’unanimité. Faut dire que Mimiko a voulu le lire toute seule, peut-être sa perception aurait été différente si nous l’avions lu ensemble et que j’avais pu tout de suite lui donner la prononciation anglaise (avec un accent à couper au couteau ^^’).

La série me semble idéale pour une initiation en douceur dès la maternelle accompagné d’un adulte qui a déjà des bases en anglais.

Merci aux éditions Frimoüsse pour cette découverte.


 chut les enfants lisent

Share