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Ma vie dans les bois – tome 1

Ce titre figurait dans ma sélection spéciale rentrée. En vérité, au moment où mon article était publié, j’avais déjà craqué. Si la couverture ne me séduisait pas outre mesure, j’ai pas résisté au sujet de ce manga : le retour à la nature d’un citadin.

Ce manga est auto-biographique raconte la façon dont Shin Morimura, mangaka de bientôt cinquante ans, décide d’abandonner sa vie citadine pour construire de ses propres mains une maison dans la forêt. Alors qu’il vient de finir un manga et que son éditeur espère une idée originale, Shin se sent déprimé. C’est là que l’idée lui vient : tout quitter, lâcher le monde matérialiste et consumériste moderne pour revenir à une vie plus proche de la nature. Il n’est pas du genre à lâcher facilement l’affaire, quand il a une idée il y va à fond. C’est parti pour la recherche du terrain, puis il faut défricher, préparer le terrain et enfin construire la maison. Certes il n’a pas tout fait à la main, les machines l’ont aidé, mais il faut lui accorder qu’il ai fait tout ça tout seul.

Ce premier tome raconte la première fase de son aventure qu’il vit seul, sa femme faisant le choix de rester bien au chaud dans leur maison en ville, attendant qu’il revienne la queue entre les pattes. Mais ça ne fait que le motiver d’avantage. Il veut lui en mettre plein les yeux en faisant une très jolie maison en rondin de bois.

J’ai été époustouflé de voir ce que le mangaka a été capable de construire seul et sans y connaitre grand chose en auto-construction avant de se lancer dans l’aventure. Il fait preuve d’une détermination digne un héro de shonen. Le tout servi avec une bonne dose d’humour, classique, mais efficace. Le manga est très agréable à lire. Quelques photos en fin de chapitre permettent de se faire une idée de la véritable aventure du mangaka.

Mon seul regret c’est de ne pas y avoir trouvé de une plus ample dimension pédagogique. Shin Morimura nous raconte son expérience avec humour et sincérité mais ne donne pas vraiment les clés pour l’imiter. Certes il donne des détails sur les machines qu’il utilise, même le prix qu’elle lui ont coûté, mais on n’apprends rien en revanche sur sa montagne. Hormis l’armoise et l’igname, pas beaucoup de plantes à l’honneur. Au fait c’est ça qui m’a dérangé, pas assez de plantes, parce que finalement sur le reste il donnes quand même pas mal de détails ^^’ Pour un retour à la nature, il y a plus de machines que de verdure  !

Quoi qu’il en soit ce premier tome m’a donné envie de suivre Shin dans son aventure. Près à partir dans les bois avec lui ?

sur le site de l’éditeur


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Manga, yôkai et douceur

Manga de démons, fantômes et yôkai… à cette annonce on ne pense pas vraiment à la douceur, à la poésie, à la contemplation… et pourtant !

Démons, fantômes et yôkai ne riment pas toujours avec horreur. Dans les manga que je vais vous présenter on rencontre toutes sorte de démons mais il y ai aussi question d’amitié, poésie, et douceur de vivre.

Commençons par un titre dont j’ai parlé déjà plusieurs fois : Le pacte des Yôkai de Midorikawa Yuki (Delcourt). Dans se manga (aussi adapté en anime) on suit le quotidien de Natsume, un lycéen solitaire et orphelin qui a le pouvoir de voir les yôkai. En liant un pacte avec un drôle de chat, Natsume s’ouvre non seulement au monde des yôkai, qu’il apprend à connaître, mais aussi à la vie. Il sort petit à petit de sa coquille, apprends à prendre du recul vis à vis des blessures de l’enfance, se fait des amis… Il apprends à aimer la vie et à comprendre ce qu’elle a de beau. Au rythme plutôt lent, Le pacte de yôkai est une véritable tranche de vie, mettant en scène un jeune homme qui se cherche… au milieu des créatures folkloriques. Il y a dans le manga, comme dans l’anime, beaucoup de douceur, et un ton très mélancolique. Une sorte de nostalgie d’une harmonie perdue, surtout chez les yôkai qui peuvent être ici comme des représentations d’un autre temps, un temps où la spiritualité occupait une place plus importante, une époque qui peu à peu s’efface. Les yôkai perdent de leur magnificence, leur consistance, mais quand il faut partir ils n’ont plus de regrets. Lire le pacte des yôkai c’est comme faire un deuil. Est-ce le deuil de l’enfance, ce monde où tout est possible, même voir de drôles de créatures invisibles à tous ? Est-ce le deuil d’une époque où l’homme était plus proche de la nature et des ses esprits ? Je ne serais analyser ce manga, mais l’animé, comme les quelques tomes de cette longue série que j’ai lu m’ont fait éprouver une douce mélancolie qui rend à la fois triste et heureux.

à lire aussi l’avis de Carolus

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Je poursuit ce voyage avec un autre manga au rythme plutôt lent : Le cortèges des cent démons de Ichiko Ima. Cependant ici les yôkai sont peut-être plus effrayant et moins touchant que ceux de Natsume. Il y est encore question d’un jeune homme capable de les voir et de les maîtriser. Un don qu’y a rendu le jeune homme solitaire et distant. Il est touchant dans sa solitude. Ici aussi il y a une certaine tristesse, et peut-être aussi de la mélancolie. Il y a quelques drames qui ponctuent l’histoire mais on ne s’y attarde pas vraiment. Encore une fois le quotidien est mis en avant. On voit le jeune exorciste exécuter ses missions, vivre en famille et… les choses semblent se compliquer mais… je ne serais jamais la fin ! La série a été malheureusement interrompue en France T_T C’est un très joli manga, au trait fin. Il se dégage beaucoup de douceur du dessin alors même que ce qui est raconté est bien moins doux. Un titre intéressant que j’aurais eu plaisir à poursuivre.

à lire aussi l’avis de Bobo et Plumy

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Toujours dans un esprit jeunes gens sensibles, yôkai et tranche de vie, je vous conseille également Mokke de Kumakura Takatoshi (Pika éditions). Ici ce ne sont pas des garçons qui tiennent l’affiche, mais deux sœurs ayant elle aussi la capacité de voir ou attirer les yôkai. L’aînée peut les voir tandis que la cadette se fait posséder à chaque mauvaise rencontre. Pour faire face à ces dons particuliers, à cette grande sensibilité, elles sont envoyée vivre chez leur grand-père à la campagne. Le vieil homme est un exorciste un peu bourru mais plein d’affection pour ses petites filles. Outre l’aspect tranche de vie, le manga a un côté très pédagogique. Le grand-père prends toujours le temps de donner de nombreuses explications sur les créatures que les jeunes filles rencontrent, issues du véritable folklore japonais.

à lire aussi l’avis de Choco

Image associée

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On remonte dans le temps et on part à l’époque Heian, pour des histoires de yôkai pleines de poésie et d’humour. Le manga Onmyôji-celui qui parle aux démons de Yumemakura Baku (scénario) et Okano Reiko (dessin) s’inspire de contes et légendes traditionnels pour nous présenter une jolie fresque de l’époque Heian et des coutumes de la haute société. Le personnage principal est d’ailleurs autant un personnage historique qu’une légende : Abe-no-Seimei est un des onmyôji (qui pratique la voie du yin et du yang, cosmologie ésotérique traditionnelle japonaise)  le plus connus de l’histoire nippone. On a encore ici beaucoup de lenteur, de la contemplation, un sens de l’humour très particulier et un récit plus centré sur les jutes verbales de deux amis que sur les monstres inquiétants. Un beau manga, autant pour son dessin, que pour son ambiance très particulière, légèrement soporifique.

à lire aussi les avis croisé d’OliV, Lunch et Badelel sur K.BD (liens vers leur chroniques respectives dans l’article)

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Enfin je vous amène ailleurs, dans un ailleurs incertain où il n’est pas vraiment question de yôkai mais d’autres créature qui pourrait s’y apparenter. Mushishi de Urushibara Yuki (éditions Kana) est un manga contemplatif, offrant de magnifiques paysage, un herboriste nonchalant irrésistible, et des créatures fantastiques prenant vie de façon inopportune. J’aime ce titre pour son ambiance particulière et son dessin original. Le rythme est aussi très lent. Si les étranges créatures sont au centre de l’intrigue, c’est encore une fois la tranche de vie qui prévaut sur le fantastique. A la recherche de ces étranges apparition qu’il veut étudier, l’herboriste fait surtout de belles rencontres humaines. Ici encore on retrouve un ton nostalgique.


Les couvertures des premiers tomes

 Manga - Cortège des cent démons (le)  Manga - Mokke Manga - Onmyoji - Celui qui parle aux demons


Voilà pour ne partager que quelques titres mêlant yôkai et douceur. N’hésitez pas à laisser vos suggestions lectures

⇒ à lire aussi mes articles 


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Neige d’amour La légende de Yuki Onna

Ah ! La voici enfin ma chronique sur Neige d’amour ! Enfin ?! Ben oui, un moment que j’y pense et puis… de fil en aiguille… j’ai déjà 2 mois de retard sur mon programme ! Je voulais à l’origine présenter ce manga pour le mois du Japon mais … comme dit l’adage « mieux vaut tard que jamais » 😉 Et puis, sur Ma petite Médiathèque, c’est un peu le mois du Japon toute l’année 😀 un peu de neige pour nous rafraîchir en ce début d’été ne fera pas de mal.

Neige d’amour est un manga de Makoto Aizawa, qui nous offre ici son premier titre, publié aux éditions Asiatika.

Connaissez-vous la légende de Yuki Onna (femme des neiges) ? J’avais déjà évoqué ce mythe, très connu au Japon, à travers l’interprétation que nous propose Masaki Kobayashi dans Kwaïdan. Makoto Aizawa nous en livre une version plus moderne et peut-être moins inquiétante.

Dans un pays indéterminé, en proie à la guerre, un jeune soldat voit mourir de froid son camarade plus ancien dans un accident durant l’entrainement. Dans son délire, à l’orée de la mort, il croit voir une femme qui aspire la vie de son ami. Le jeune homme ne doit sa propre survie qu’à son joli visage, que l’inquiétante apparition ne veux pas faner.

Perturbé par cette expérience, le jeune Sakai se renferme sur lui-même. Un jour il rencontre une jolie fille, blessée comme lui par la vie. Il se reconnaissent l’un dans la faille de l’autre et se lient d’amour, fondent une famille mais un  jour Sakai oublie la promesse et raconte sa rencontre avec Yuki Onna. En brisant sa promesse, Sakai brise le bonheur fragile de sa famille, sa femme disparaît.

Le conte s’arrêt là, mais Makoto Aizawa nous propose une suite dont je ne dévoilerais pas ici les détails pour vous laisser le plaisir de la découverte.

Tout en reprenant fidèlement la trame du conte traditionnel, l’auteur réussi à la faire revivre dans un contexte plausible et qui fonctionne bien. Il donne à Yuki une fragilité qui la rend très humaine, très attachante. Le récit, par sa fidélité au conte est classique mais efficace et plaisant. J’ai aimé le dessin aux très rond et doux qui, pas ses lavis et ses nuances de gris accentue l’effet de nostalgie qui se dégage du récit. Le dessin me rappelle l’ambiance des vieux albums photos.

Avec Neige d’amour, on a une jolie façon de découvrir ou redécouvrir ce conte traditionnel incontournable du folklore japonais. Je le conseille à tous les amateurs de contes et légendes.

en savoir plus sur le site de l’éditeur


Petit Bac 2017

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L’enfant et le Maudit vs The Ancient Magus bride

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J’ai été tentée par le manga L’Enfant et le Maudit de Nagabe dès que les premières images ont circulé sur les réseaux. J’étais attirée par ce trait particulier et l’étrange calme qui se dégage des illustrations malgré la présence d’un inquiétant monstre. Très vite, avec ses premières images, ont circulé les premières interrogations, est-ce que ce n’est pas un peu trop similaire à The Ancient Magus Bride, également publié chez Komikku ? C’est avec l’idée de répondre à cette question que j’ai eu envie de parler du premier tome de L’Enfant et le Maudit, sorti le mois dernier.

Dans ce premier tome, on découvre Sheeva, une toute petite fille qui vit avec une étrange créature qu’elle appelle professeur. Ils vivent seuls dans la forêt, non loin d’un village abandonné. Le professeur n’aime pas que la fillette se promène dehors, car il a peur pour elle. Dehors, il y a le danger. Le danger que représentent les êtres de l’extérieur, ceux qui ont été touché par la malédiction et sont devenu d’hideux monstres. S’ils vous touchent vous serait à votre tour victime de la malédiction. Mais il y a un autre danger dont le professeur veut protéger la petite fille : les humains. Ces derniers, effrayés par la malédiction se montrent sans pitié envers tous ceux qu’ils soupçonnent d’être contaminés.

L’Enfant et le Maudit est surtout intéressant par la façon dont l’histoire est contée, car finalement, les bases de son univers ne sont pas nouvelles. Il y a en effet déjà des histoires du même goût. Ce que j’ai trouvé très intéressant ici, c’est l’approche. Nous avons un univers fantastique très intrigant. On se pose des questions : quelle est l’origine de cette malédiction ? Peut-elle être guérie ? Pourquoi cette petite fille ce retrouve chez un être de l’extérieur ? Qui est-elle ? … Bref, ce n’est pas le suspens et les interrogations qui manquent dans ce premier tome ! Seulement le tout ne nous est pas raconté comme un manga d’aventure, mais à la façon d’un manga tranche de vie. Les informations sur cet étrange univers nous sont distillées au travers de scènes de vie où l’on voit la fillette et son étrange gardien évoluer au quotidien. Prendre le soleil au jardin, partir glaner quelques miches de pain dans le village abandonné, tenter de préparer une tarte aux pommes, dire des mensonges qui rassurent, raconter des histoires au coucher… C’est un faux-semblant de vie très ordinaires qui nous ai montré, un quotidien qui contraste et interpelle avec l’étrangeté du couple de personnages principaux et l’univers inquiétant dans lequel ils évoluent.

Ce contraste est dans ce couple de personnages : d’un côté, une fillette de très jeune âge qui aborde le monde avec une naïveté et une légèreté propre aux enfants, de l’autre son gardien qui tente de retarder le moment où elle prendra conscience de la cruauté de la situation en encouragent le regard naïf et joyeux de la petite fille. Une présence qui lui ai aussi très précieuse, grâce à elle, il se raccroche à son humanité pas tout à fait encore perdue.

Cette approche originale d’un univers fantastique est accompagnée un coup de crayon particulier, doux, tendre, invitant à la contemplation plus qu’à l’action. C’est très beau à regarder. Très apaisant malgré un côté très sombre et triste de l’histoire. J’ai vraiment hâte de découvrir la suite. Il se dégage quelque chose de ce titre. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti un tel plaisir à découvrir un nouveau manga.

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The Ancient Magus Bride, série fantastique publiée par le même éditeur, partage quelques points communs avec L’Enfant et le Maudit, mais dès la couverture on peut sentir la différence de ton.

J’avais déjà présenté le premier tome à sa sortie en 2015. La série compte aujourd’hui 6 tomes et est toujours en cours. Je suis en train de lire le quatrième en ce moment.

Revenons rapidement sur l’intrigue de la série. Elias, un sorcier non-humain achète aux enchères une jeune esclave de 15 ans, Chisé. En l’amenant chez lui, il annonce à la jeune fille qu’il veut faire d’elle son apprentie et son épouse. Déstabilisée et craintive dans un premier temps, Chisé va peu à peu apprendre à connaître son maître et à se sentir chez elle dans cette maison. Chisé à la particularité d’être très sensible et très réceptive à la magie. Elias de son côté, après une entrée en scène plutôt glaciale, surtout due à son apparence très inquiétante, se révèle être quelqu’un d’attentionné qui veut mettre la jeune femme à l’aise. Loin de vouloir en faire son esclave servile (ce qu’aurait pu faire craindre l’histoire de mariage) il veut qu’elle se libère non seulement des chaînes qu’on lui a mises mais aussi de celles qu’elle se met elle-même. En prenant confiance en Elias, la jeune fille prend peu a peu confiance en elle-même et se révèle notamment grâce à sa relation privilégiée avec les être magiques et son bon cœur.

L’humaine et son monstre:

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Le premier point commun qui frappe est la composition du couple de personnages principaux autour duquel les deux intrigues tournent. Nous avons des deux côtés une jeune humaine sous la protection d’un monstre dont les têtes se ressemblent qui plus est. Le professeur comme Elias ont les faciès rappelant le crâne d’un bouc.

On peut s’interroger sur la symbolique d’un tel couple, d’un côté le féminin représenté par des jeunes filles, voir très jeune avec Sheeva qui ne doit pas avoir plus de 6 ans, elles incarnent la naïveté, l’innocence, la fragilité et au même temps une force tranquille, la force de l’amour. Sheeva voit le monde avec amour et ne se doute même pas de la cruauté qui l’habite, tandis que Chisé frappé en plein cœur par cette cruauté garde en elle beaucoup d’amour qu’elle communique malgré elle aux êtres qu’elle rencontre. Elle a beaucoup de compassion. Face à cette vision idéalisée de la féminité, on a deux mâles qui ne sont même plus humains. Pourtant sous leurs airs de monstres, ils se révèlent plus humains que les Hommes. Ils ont une grande sensibilité qui ne demande qu’à s’exprimer, mais qui ne peut, finalement, s’extérioriser qu’à travers leur alter ego féminin. Leur bestialité est transcendée par l’innocence et l’amour qui leur fait face.

Malgré un certain point commun, les deux couples sont très différents dans leur traitement. Avec The Ancient Magus Bride, on a une héroïne déjà adolescente. Elle est encore très naïve (comme une héroïne de manga se doit d’être, -_-‘) mais elle est sexuée. Je ne parle pas de fan-service avec petites culottes et décolleté extravagant, je parle du fait qu’elle se pose des questions sur sa féminité, quelle est sensible aux attentions que lui porte Elias comme une femme est sensible aux attentions d’un prétendant. De plus, au début du tome 1, il est question de mariage. Dans les tomes suivant la relation entre le sorcier et la jeune femme semble évoluer dans ce sens, ils éprouvent l’un pour l’autre une affection grandissante plus proche de celle de deux amoureux que de celle d’un maître envers son apprenti.

A contrario, Sheeva et le professeur ont une relation plus proche d’un père avec son enfant. Le fait que Sheeva soit une fille joue un rôle symbolique, pour souligner le côté immaculé du personnage. Mais, dans sa relation au professeur, elle est un enfant avant tout. La relation qu’elle entretien avec lui ne dépend pas de son sexe, cela aurait pu très bien fonctionner avec un petit garçon. Sa féminité joue vraiment un rôle symbolique, on éprouve de ce fait plus d’empathie à son égard, elle symbolise l’innocence, la pureté, la fragilité. Alors qu’on aurait tendance à attendre plus d’indépendance et d’autonomie d’un petit garçon (à tort bien sûr !).

Image associée

Quant aux deux monstres, malgré leur aspect très proche, ils ont une personnalité assez différente. Elias est dans l’action, c’est un sorcier puissant. Il fait même étalage de cette puissance prenant virilement la défense de sa belle. Il en devient effrayant. C’est d’ailleurs la tendresse de Chisé qui calme le monstre qui est en lui pour pas qu’il dépasse les bornes.

Tandis que le professeur est beaucoup plus passif. On ne sais pas s’il a un pouvoir particulier ou s’il est simplement une créature à l’aspect monstrueux. Il est maladroit et tendre. Il cherche à prendre soin de cette petite fille qu’il a recueillie, mais ne sais pas trop comment s’y prendre. En lui aussi, se cache une puissance inquiétante, les flèches le touchent, mais ne semblent pas l’atteindre, mais sa façon d’agir est différente. Même en déployant sa monstruosité pour protéger la fillette, il reste passif et subit la violence des autres. La violence vient paradoxalement des humains et non de lui. Elias semble se battre contre lui-même pour ne pas laisser sa bestialité prendre le dessus, tandis que le professeur semble accepter avec un fatalisme troublant la malédiction qui le touche.

Deux univers fantastiques :

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Kore Yamazaki nous offre un univers fantastique très riche où la magie s’incruste sur un décor très contemporain. Le mobilier et l’habillement nous rappellent l’occident moderne, mais il est peuplé de toutes sortes de créatures sorties du monde des contes et légendes que nous associons spontanément à un univers de style moyenâgeux. Ici les deux ambiances semblent cohabiter. D’un côté, nous avons des aspects très modernes, d’un autre Elias vit reclus dans une campagne assez intemporelle au milieu des créatures magiques semblant remonter d’un autre temps.

Malgré un décor contemporain, l’omniprésence de la magie et la réclusion dans laquelle vivent nos deux héros font qu’on a quand même du mal à situer l’histoire racontée dans une vision alternative de notre présent. J’ai du refeuilletter les albums pour me faire une idée précise de l’époque à laquelle évoluent les personnages. Inconsciemment, j’avais situé l’intrigue dans une Angleterre victorienne (peut-être aussi à cause l’accoutrement extravagant d’Elias et de sa fée du logis assez anachroniques).

Cet univers est très riche, on nous donne beaucoup de détails sur la magie et son fonctionnement, on rencontre de très nombreuses créatures. Beaucoup de figurants et personnages secondaires sont présents malgré l’isolement dans la campagne profonde des deux tourteaux.

En revanche, l’univers proposé par Nagabe reste, dans ce premier tome, beaucoup plus mystérieux, plus secret. On nous donne des informations à dose homéopathique, on ne sait pas où l’on se trouve, à quelle époque, on ne sait pas vraiment ce qui se passe, ni pourquoi. Les explications sont très rares et données de façon détournée. A nous de recomposer le puzzle à partir des indices qu’on nous livre. Là encore, c’est assez difficile de situer cet univers dans le temps : les constructions et les visages des humains nous ramènent à un décor occidental, les habits du professeur et de la fillette me font penser à la fin du XIX siècle, tandis que les armures des soldats sont très moyenâgeuses. Comme vous pouvez le voir dans l’image ci-dessus, un parapluie tout ce qu’il y a de plus moderne cohabite avec un soldat armé de flèches. Cet assemblage de décors rappelant des époques différentes ajoute au côté étrange et mystérieux de l’univers proposé.

Alors que dans The Acient Magus Bride la magie est omniprésente, ici le fantastique s’exprime à travers une malédiction qui transforme les hommes touchés en créatures monstrueuses. On ne connaît pas l’origine de cette « malédiction ». Est-ce une maladie ou un sort ? Nous en serons peut-être plus dans les prochains tomes.


Voilà, je m’arrête là, ça commence à devenir très long 🙂 J’espèce avoir clairement mis l’accent sur les ressemblances et les différences des deux titres et surtout vous avoir donné envie de les découvrir  🙂

L'Enfant et le Maudit 1L’enfant et le Maudit
Nagabe
(2015)
2017 pour la version française
éditions komikku
1/2 (toujours en cours au Japon)

 

The Ancient Magus Bride 1The Ancient Magus Bride
Kore Yamazaki
(2013)
2015 pour la version française
édition komikku
6/7 (toujours en cours au Japon)

 



Concours Sama Awards

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Forget-me-not, un manga à Venise

C’est dans ma PAL, que j’ai laissé livraddict piocher un livre au hasard à lire la semaine dernière. Parfois j’achète des livres puis je les oublie et de cette façon je voulais faire ressortir des bouquins auxquels je ne pensais plus. Et ça a très bien marché puisque le titre qui est ressorti est un manga que j’ai acheté il y a un bail, un jour où je suis tombé sur un lot de vieux titres sorti chez Sakka d’occasion. Puis je les ai rangés dans mes étagères et… vous connaissez la suite. Avant que la semaine ne s’achève j’ai prix le temps de découvrir Forget-me-not de Kenji Tsuruta. Et franchement, je me demande pourquoi je ne l’ai pas lu plutôt !

C’est sa jolie couverture bleu qui m’avait attiré à l’époque et je l’ai acheter sans savoir ce que ça raconte.

La jeune femme que l’on voit sur la couverture c’est Mariel Imari, une jeune détective tire au flan qui travaille à Venise. Forget-me-not est le titre d’un tableau qui a été dérobé à son grand-père 20 ans plus tôt et qu’elle a pour mission de retrouver. Son grand-père était un très grand détective mais n’a jamais réussi à retrouver le tableau de son vivant. A sa mort il lègue  toute sa fortune (et c’est un homme riche) à celui de ses descendants qui lui succédera comme détective. Et c’est sa petite fille Mariel qui s’y colle. Sauf que le grand-père impose une autre condition à cet héritage. La nouvelle génération de détective doit retrouver le tableau Forget-me-not avant de pouvoir jouir de l’héritage, en attendant Cornélius, le majordome du grand-père ayant la gérance des biens, doit aider la jeune Mariel dans sa quête pour retrouver le tableau.

La tableau a sans doute été volé par un voleur légendaire, Vecchio, ancien rival du grand-père qui depuis 40 ans nargue la polisse en volant des œuvres d’art après avoir averti les autorités ou le propriétaire. Mariel semble comprendre qui est Vecchio, faut-il encore arriver à le piéger.

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C’est avec nonchalance que l’on suit Mariel dans les petites rues de Venise. Si la jeune femme se révèle une détective assez rusée, nous n’avons pas ici un manga d’action. L’ambiance est plutôt celle d’un manga tranche de vie. On voit Mariel dormir plus que de raison, traîner et fuir le travail, se chamailler avec Cornélius, flirter avec le jeune apprenti d’un antiquaire douteux, attraper des chat, tomber dans le canal, sortir de sa douche… Se qui ne l’empêche pas de mener à bien quelques enquêtes et découvrir quelques mystères.

J’ai beaucoup aimé ce manga tout d’abord pour le trait de son auteur : Kenji Tsuruta. J’aime beaucoup son dessin au trait fin et simple. Les visages sont claires et expressifs, les jolies formes de Mariel sont mises en avant mais avec beaucoup de naturel. Loin du style manga kawaii/moe tellement en vogue ses dernières années. Le dessin de Tsuruta est mature, sans en faire des tonnes. Les vieux sont ridés, les filles jolies mais nous ne somme pas dans la caricature. Bref, je kiffe ce genre de dessin !

Au de-là du dessin, j’ai aimé l’ambiance du manga et le vagabondage à travers les ruelles de Venise qu’il propose. Loins du carnet touristique, on a l’impression d’être dans un Venise intime. L’auteur bien qu’il est choisit une ville mythique comme décor la montre avec une certaine pudeur, ce qui la rend encore plus belle.

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Quand aux personnages, je les ai trouvés très attachants et sympathiques. Ils sont classiques : le détective tire au flan, le majordome sévère et dévoué, le beau gosse mystérieux, le commissaire un peu grotesque. On reste dans un registre déjà vu mais ils sont bien fait, équilibrés et sympathiques. On ne tombe jamais dans l’excès. Les voir évoluer est toujours agréable et quand le tome se termine on regrette que ce ne soit qu’un one-shot. J’aurais bien aimé passer encore quelques temps avec Mariel et sa clique.

Un joli manga, plaisant et bien dessiné qui vaut vraiment la peine si avez l’occasion de le lire.


un manga se déroulant en Italie
un manga se déroulant en Italie

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Le mari de mon frère – tome 1

 

Ce sont les éditions Akata qui nous offrent ce manga familial pas comme les autres écrit par Gengoroh Tagame, un mangaka spécialisé dans le manga érotique/pornographique gay (à ne pas confondre avec du yaoi !!)

Yaichi, un jeune père de famille élevant seul sa fille Kana, reçoit la visite de Mike, un grand canadien qui se trouve être l’époux du frère jumeau de Yaichi. Très mal à l’aise face à Mike, Yaichi a du mal à savoir quelle attitude adopter face à son beau frère. Kana, avec sa spontanéité de petite fille va l’aider à briser la glace et invite Mike à séjourner chez eux le temps de son voyage au Japon. Kana lie facilement des liens d’affection avec ce nouvel oncle qu’elle ne connaissait pas encore et accepte facilement l’idée que son oncle était marié à un homme. Pour Yaichi c’est compliqué. Ce n’est pas qu’il soit homophobe, mais cette situation le met très mal à l’aise sans qu’il comprenne lui-même pourquoi. Face au deuil de Mike qui vient de perdre son mari, Yaichi va petit à petit faire tomber le mur dressé entre eux par les à priori négatifs qu’il peut avoir. Grâce à la spontanéité de sa fille et à la gentillesse de Mike il se rend compte que ce qui le dérange n’a pas lieu d’être, qu’il n’y a pas de raison que l’homosexualité de son frère le perturbe. Parallèlement à cet acceptation, Yaichi devra aussi faire le deuil de son frère perdu de vue depuis si longtemps mais maintenant disparu à jamais.

C’est une jolie histoire pleine de bons sentiments que nous raconte Gengoroh Tagame. Avec Yaichi, l’auteur montre les à priori négatifs que les gens peuvent avoir sur le mariage gay, mais il montre aussi que ce sentiment de malaise est surtout du à l’incompréhension et la méconnaissance et qu’il n’a pas lieu d’être. Yaichi change son regard petit à petit en se rendant compte que le couple que formaient son frère et Mike était finalement un couple très ordinaire, à la seule différence qu’il n’y avait pas d’épouse. Kana de son côté apporte de la fraîcheur et de la spontanéité. Elle pose des questions comme le font les enfants, sans tabou et sans retenue. Mike lui répond toujours de façon très naturelle et elle accepte sans trouver cela étrange. Elle pose en fait les questions que son père n’ose pas poser.

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Quant à Mike c’est le tonton que tout le monde voudrait avoir, il est grand et costaud, gentil et à l’écoute, toujours disponible. C’est un personnage très positif et touchant. Malgré le deuil, il sait garder le sourire et s’ouvrir aux autres.

Deux intermèdes instructifs intitulé « petite leçon de culture gay » se glissent entre les chapitre pour apporter quelques informations concernant le mariage gay dans le monde et la signification du symbole que Mike arbore sur son t-shirt de la couverture du premier tome.

Le ton général du manga est pédagogique, affichant le but évident de familiariser un large public avec la culture gay , de la monter sous un angle positif et familial à laquelle les média l’associent rarement. Un but louable qui fait que ce manga adopte un ton très bon enfant frisant parfois avec le candide. Le côté un peu bisounours (appuyé par le graphisme de l’auteur, mais j’y reviendrais plus tard) ne m’a pas dérangé. C’est une jolie fresque familiale, les personnages sont simples et touchants. Gengoroh nous offre une tranche de vie pleine de fraîcheur qui aborde des thèmes importants tel que la tolérance et le deuil.

La dernière image du premier tome apporte ce qu’il faut de surprise pour donner envie de découvrir le tome 2.

Revenons maintenant sur le graphisme. Je ne trouve pas ça beau, mais l’ensemble est très plaisant. Simple et expressif. Comme je disais en introduction Gengoroh est un mangaka spécialisé dans le manga homo-érotiques et c’est pas du soft (amateur de SM vous serez servi). Son style met en scène des hommes, des vrais, des poilus, des bien en chair, des musclés et même des bedonnants. On est vraiment très loin du canon de beauté à la yaoi. Dans cette fresque familiale on retrouve cette pâte. Les deux homme au centre de l’histoire sont bien costauds et Mike arbore une jolie toison. J’ai trouvé ça très plaisant non pas par le beauté du dessin mais par son originalité, ça nous change un peu du bel éphèbe ! Loin du cliché SM, ici ce côté bien en chair donne un air de nounours aux personnages qui se marie à la perfection avec le ton bon enfant et le regard positif qui se dégage de l’histoire.

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Bref un manga a mettre entre toutes les mains, surtout celle des enfants pour leur montrer une autre vision du mariage et de la famille. Ne vous attendais pas cependant à être extasié, c’est quand même pas le manga du siècle. C’est mignon et ça fait du bien, sans plus de prétention que celle de faire une bonne propagande anti manif pour tous 😉


Envie de vous faire une idée ? Retrouvez Le mari de mon frère sur le site de l’éditeur. Vous pouvez même lire un extrait ICI

Le tome 2 est prévu pour novembre

Pour en savoir plus sur Gengoroh Tagame je vous conseille la lecture de cet article sur Nostoblog

D’autres avis que le mien : Kiba-chanBobo et Morgan


lecture 4 sur 6
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Sans aller à l’école je suis devenu mangaka

La couverture était jolie et le thème intéressant. Oui mais… il y a un mais. Si j’ai trouvé la lecture de ce gros manga (287 pages) très agréable je suis resté sur ma faim. Syoichi Tanazono nous raconte son histoire. Celle d’un petit garçon  déscolarisé. Dans cette semi-autobiographie on suit Masatomo qui vit un gros traumatisme dès son entrée au CP (la maîtresse en pleine dépression lui décoche une bonne baffe sans raison) et développe une phobie de l’école. A partir de là c’est un véritable calvaire. Tiraillé entre la peur de l’école et l’envie d’être normal, Masatomo n’arrive pas à avoir une scolarité normale. Parfois il va à l’école mais ses absences se cumulent et il a de plus en plus de retard par rapport à ses camarades. Les professeurs particuliers se succèdent. Puis il y a l’école de rattrapage, pour les enfants comme lui. On ne sais pas trop comment Masatomo réussi tout de même à décrocher un diplôme avant de devenir mangaka et illustrateur.

L’histoire de Masatomo est assez touchante mais il manque dans le récit quelque chose. Il manque des réponses. En achetant ce manga je m’attendais à une réflexion sur le problème de la déscolarisation de certains enfants qui à priori devraient pouvoir juir pleinement de l’école. Un problème réel et complexe que j’ai du mal à cerner et que je trouvais intéressant d’explorer via ce manga. Or si l’auteur nous livre sa propre expérience, il n’explique pas vraiment le pourquoi de sa phobie. Ok il a reçu une baffe, d’accord il a très peur de ce que ses camarades de classes vont penser de lui. Mais c’est éléments sont loin de fournir une explication satisfaisante pour moi. D’ailleurs telles quelles sont présentée dans le manga, les brimades de ses camarades n’ont rien de particulièrement traumatisant. La réaction des parents est aussi très peu montré. On ne sait pas trop ce qu’ils font dans la vie. La mère semble être tout le temps là, du coup j’en ai déduit qu’elle est mère au foyer d’où mon incompréhension face à l’arrivée d’un professeur de soutien pour… le programme CP ! Je ne pense pas que même au Japon le programme CP nécessite l’intervention d’un professionnel. Pourquoi la mère ne dispense pas-t-elle-même les cours ? Nous n’avons aucune explication quand à ce choix. Est-ce qu’elle n’arrive pas à communiquer avec son enfant ? Est-ce qu’elle n’a pas envie ? Est-ce qu’elle ne s’en sent pas capable ? On ne nous donne aucune indication sur le comportement de la mère qui semble très passive. Ou perdue, peut-être.

J’étais frustré aussi au niveau des solutions alternatives. Je pensais qu’on aurait plus de matière à réflexion or là encore on n’a aucune explication, aucune réflexion.

Donc oui le manga est agréable et c’est un témoignage intéressant, mais le parti pris de l’auteur : montrer la déscolarisation vue par les yeux de l’enfant m’a laissé sur ma faim. Mon point de vue sur la question n’a pas avancé d’un iota. Cette lecture ne m’a rien amené de plus. Je n’ai rien appris et c’est assez frustrant.

L’avez-vous lu ? Qu’en pensez-vous ? Auriez-vous des lectures intéressantes à me conseiller sur ce sujet ?

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père et fils, tendresse et herbes médicinales

J’adore les plantes et j’ai longtemps étudié les plantes médicinales alors une série avec un herboriste comme personnage principal ça me plaisait bien, quand en plus cet herboriste se retrouve confronté à la difficulté d’être un père célibataire je me dit que ça doit être doublement intéressant. La belle couverture avec ses couleurs pastels toute en tendresse à fini de me convaincre. J’avais envie d’un peu de douceur.

Ce premier tome est plutôt prometteur. On rencontre nos deux héros : l’herboriste et son jeune fils de 4 ans et nous comprenons comment l’homme en est arrivé à emmener son fils si jeune sur les route. Veuf, l’herboriste doit s’occuper seul de son enfant. Il pourrait le laisser à la garde de sa famille mais il est tout ce qui lui reste de sa défunte femme. Et au delà de ça, c’est son enfant : bien malgré lui, ou plutôt à son insu, une véritable affection, un lien très fort s’est noué entre lui et l’enfant. Même si ça lui complique bien la vie, il ne veut pas s’en séparer. Il y a beaucoup de tendresse entre cet enfant et son père maladroit.

Si l’histoire n’est pas gaie, perdre son épouse ou sa mère c’est toujours douloureux, on n’a pas à faire à un drame. On ne s’apitoie pas sur le sort de nos héros, on souris plutôt de les voir chercher à surmonter les difficultés ensemble. Ce père qui sais pas trop comment s’en sortir mais qui fait de son mieux, cet enfant qui pleure tout le temps mais qui sait réconforter son père quand il le faut. Ils sont très touchant.

Le dessin, tout en douceur se marie très bien à l’ambiance du récit. C’est un petit moment de douceur que nous offre ce manga tout en abordant des problèmes que peuvent connaître de nombreux parents.

Autre aspect très intéressant de ce manga : les plantes médicinales sont vraiment présente. Le métier du héros n’est pas juste là pour faire décor. On apprends plein de choses sur les plantes médicinales et leur utilisation, dommage qu’il s’agisse de plante japonaise et que l’on ne puisse pas toujours retranscrire ses données dans notre quotidien (il y a tout de même la cannelle et le clou de girofle que l’on peut utiliser :D). Les informations qu’on nous donne sur les plantes ne sont peut-être pas très poussées (cela risquerais de devenir ennuyeux) mais elle sont précise et concrètes. De quoi faire découvrir la médecine naturelle aux lecteurs qui n’y connaissent rien. Moi j’ai trouvé très touchant de voir cet enfant apprendre à reconnaître les plantes médicinales, ça m’a rappelé des souvenir d’enfance…

J’ai trouvé le dessin très agréable avec ce qu’il faut de particularité dans le trait tout en restant assez classique quand même. Les chapitres sont entrecoupé de parenthèse dont le style graphique change et donne un bon rythme à l’ensemble. Je l’ai trouvé très agréable à lire.

à suivre 🙂

C’est chez Ki-oon que vient de sortir le premier tome. La série est toujours en cours au Japon et compte déjà 4 tomes. Premier manga de Mi Tagawa, commencé (dans sa version originale) en 2013.

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Last Hero Inuyashiki

Il était une fois un chouette manga, puis arriva le tome 2. Voilà une expérience qui m’arrive souvent. Je découvre une nouvelle série, je suis agréablement surprise par le premier tome et sa petite touche d’originalité et puis vient le tome 2 et on retombe vite fait dans le déjà vu. Et c’exactement ce que j’ai ressenti en lisant Last Hero Inuyashiki qui est tout juste sorti chez Ki-oon.

Dans le premier tome on rencontre Ichiro Inuyashiki, un homme de 58 ans qui semble en avoir 20 de plus. Méprisé par sa femme et ses enfants et atteint d’un cancer incurable. Voilà un personnage qui fait vraiment pitié. Pas le genre de personnage qui fait la une des manga sf. Et pourtant, alors qu’il chiale dans un pré, boum ! une explosion et voilà que des extraterrestres miniature lui refont un corps de synthèse pour que leur passage sur terre passe inaperçu… Oui… c’est pour ça qu’ils lui font un corps bionique ultra puissant et armé, pour passer inaperçu il y a mieux ! Mais passons sur ce petit détail carrement illogique et supposons que soit les extraterrestres sont idiots, soit ils savent pas faire autrement et concentrons nous sur notre héros : Ichiro le vieux.

Fort de ce nouveau corps, notre héros devra d’abord découvrir ce qui a changé depuis et accident dont il n’a aucun souvenir et puis décider de ce qu’il fera maintenant qu’il possède ce nouveau corps. Un tel pouvoir est une véritable responsabilité. Il pourrait tant faire pour le bien de l’humanité. Peut-être est-ce pour lui la seule façon de se sentir encore humain.

Bref un départ original, un héros hors du commun et intéressant, ça promet.

Tome 2. Les promesses tombent à l’eau.

Non pas que ce deuxième tome soit désagréable à lire, loin de là. Mais il est d’une accablante banalité comparé à son prédécesseur. Dans ce tome on découvre le deuxième personnage, l’anti-héros.

Lors de l’accident qui à valu un nouveau corps à Ichiro, le vieil homme n’était pas seul. Un jeune homme était aussi sur le terrain et tout comme lui il a hérité d’un nouveau corps et d’un grand pouvoir.

Histoire de sortir de l’ordinaire on a un ado désabusé qui n’aime rien ni personne (sauf son amis d’enfance) et qui sous son visage d’ange cache un caractère des plus méprisable. Oui… je vous ai dit que les belle promesse tombaient à l’eau. Ce nouveau personnage n’est absolument pas original. On en a déjà vu des centaines, c’est même un de ces personnages typiques qui me font détester ce genre de manga. S’ils sont bien représentatif d’un gros problème sociétal du Japon (une jeunesse soumise un un stress excessif) ils sont à mes yeux juste méprisant et sans intérêt. Je n’éprouve aucune empathie. C’est juste le xième ado insupportable qu’on trouve dans les manga. Celui-ci a un corps de synthèse super-puissant, d’autres ont de sabres ou je sais pas quelle connerie qu’il utilisent pour buter leur potes, tous sont insignifiant.

Bref, si j’avais été attendrie par le vieux et interloquée par le choix de l’auteur d’en faire un super-héros je suis resté de marbre en lisant ce deuxième tome que j’ai fini en 2 secondes top chrono (un peu trop vite à mon goût, cela montre un manque de consistance).

Autre petit détail qui m’a perturbé dans ce deuxième tome : la représentation du jeune homme. Son profil et sa vue de face ne collent pas. On dirait 2 personnages différents tellement le visage change de forme, pas le même nez, pas la même mâchoire… ce n’est qu’un détail mais cela s’ajoute à mon sentiment de frustration et de déception.

Je tenterais quand même le tome 3, pour voir. Si je suis pas convaincue je laisse tomber, pas la peine de se lancer dans une logue série si tout est sur le même ton que ce tome 2.

tome 1 -sorti septembre 2015 – lecture 2/6
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Arte, un manga à la Renaissance

Voici mon premier billet rentrée littéraire, et je vous parle manga. Parce que justement après la rentrée il faut se changer les idées avec quelques lectures légères. Attention, légère mais pas stupide 😉

Je vais donc vous parler du premier tome de Arte, un nouveau seinen de Kei Ohkubo paru fin août chez Komikku.

lire un extrait

Arte, jeune fille d’une famille de petite noblesse florentine du début du XVI, est éprise de peinture. Ce qu’elle aime c’est dessiner, son père l’a toujours encouragée dans cette voie et lui a permis de prendre des cours auprès de différents instructeurs. Mais maintenant que son père est mort, sa mère veut à tout prix qu’elle cesse avec ses lubies et qu’elle s’inquiète de ce qui est vraiment important : trouver un mari !! Avec la mort du père la famille risque de se retrouver sans le sous et la mère pourra alors difficilement constituer une dote permettant un beau mariage, voilà pourquoi il faut se dépêcher. Mais Arte n’a que faire d’un beau mariage, ce qu’elle veut s’est devenir peintre. Une fille, et de bonne famille en plus, dans un atelier de peintre ? Mais vous n’y pensez pas ! Rien ni fait, elle veut tentes sa chance. C’est ainsi qu’elle se met à parcourir tous les ateliers de Florence en vain jusqu’à ce que ses pas la mènent à l’atelier de Léo, peintre solitaire travaillant sans apprenti. Plus encore que son talent, c’est la ténacité de la donzelle qui séduit le beau et ténébreux Léo. Celui-ci décide, contre toute attente (enfin pas la notre, celle de l’héroïne) de la prendre comme apprenti. C’est ainsi que commence une nouvelle vie de dur labeur pour Arte qui devra faire sa place dans un monde d’homme.

Si vous suivez ce blog vous avez l’habitude de me voire contredire les avis enthousiastes. Arte ayant reçu son lot d’éloges à sa sortie elle ne va pas échapper à cette tradition. Je l’ai trouvé très plaisant à lire mais pas de quoi s’extasier ! Faut dire que je ne m’extasie que très rarement, voire jamais…

Revenons à Arte. Pourquoi je ne m’extasie pas. Parce qu’il n’y a là rien d’étonnant, de révolutionnaire ou de particulièrement original, les ingrédients indispensable à l’enthousiasme me semble-t-il. Est-ce à dire qu’il n’y a rien qui vaille la peine dans ce titre ? Mais pas du tout ! Je précise juste qu’il n’est pas nécessaire de s’extasie dès qu’on nous sort un bouquin sympa. Si on fait bien sa sélection et qu’on se montre exigent on fini par lire pratiquement que des livres sympa. Arte en fait partie.

Si le cadre peut paraitre original (quoi que pour moi très familier ^^) le dessin de Kei Ohkubo est en revanche très classique. Joli, soigné, avec un beau travaille sur les détails, mais il est un peu trop « mignon » et naïf à mon goût.

Et naïf l’est aussi le propos. Je m’explique : l’auteur utilise un contexte historique et géographique lointain pour traiter d’un sujet qui reste (malheureusement) toujours d’actualité : la discrimination des femmes dans le monde du travail. Oui, je pense que le sujet n’est pas tellement l’art mais plutôt le désir d’Arte de s’imposer dans un métier qu’on lui interdit à cause de son sexe. Elle refuse d’être l’esclave de son mari. Très beau discourt, beau personnage à la forte personnalité, qui a la naïveté et la fugue de la jeunesse. Là dessous rien à redire. Ce qui me dérange c’est l’amalgame que l’auteur fait entre femme et femme de bonne famille, le métier de peintre et le travaille tout court. A en croire Kei Ohkuro aucune femme ne travaillait au XVI. Soyons sérieux, les femmes et les filles de paysans, de boulanger, de tavernier et que sais-je encore travaillaient comme tout un chacun ! Il y a même des métiers exclusivement féminin comme sage-femme, fileuse, brodeuse… Il n’y a que les femmes d’ascendance noble qui pouvaient se permettre de passer leurs journées à se tourner les pusses ! Voire une femme pousser une charrette avec des planches de bois ne devait étonner personne, ce qui est étonnant c’est que ce soit une femme noble qui le fasse. Dans les campagnes les fermières devaient soulever des charges bien plus lourdes que celles d’Arte et manier les outils sans doute aussi bien que leur mari. Cette généralisation donne un côté surfait au contexte historique qui par ailleurs est assez bien travaillé. On voit par exemple Arte se déguiser en homme pour assister à une dissection. Il est vrais que les femmes n’avaient pas le droit d’assister à ces scènes, ni de s’inscrire à l’académie pour y apprendre l’anatomie et le nu.

Passons sur cette tendance typiquement mangaèsque à vouloir toujours trop en faire, disons que c’est pour appuyer son propos (au risque de le rendre moins réaliste) et concentrons nous sur l’histoire et les personnages. Là encore, s’ils sont très plaisants, ils n’offrent aucune surprise (du moins dans ce premier tome). Arte va a l’encontre de la pensée de son époque en voulant s’émanciper et vivre par elle même dans un monde où la femme appartient littéralement à l’homme. Il lui faut du courage et aussi un brin de folie pour s’entêter dans cette voie. Sa forte volonté mêlée de naïveté et d’inconscience la rendent sympathique et touchante. Elle est jolie, elle est drôle , passionnée… enfin c’est une héroïne de manga quoi ! Elle se caractérisent presque toutes par la force de leur volonté. En cela Arte ne se distingue pas particulièrement de ses collègues. Parlons de Léo, beau et ténébreux, gentil et brusque, attentionné mais dur… bref aussi cliché que sa donzelle. Tout comme leur relation qui fini par prendre l’inévitable chemin de la relation entre les deux personnages principaux d’une histoire. Et là j’étais un peu déçue. Pour quoi ajouter du cliché au cliché ? Une belle relation maître-élève aurait été plus intéressante et surtout aurait d’avantage servi le propos de la femme libéré qui a soif d’indépendance. Or ici il semblerait qu’aucune femme, même la plus déterminée, ne puisse échapper à la romance l’eau de rose.

C’est cette accumulation de lieux communs qui ont gâché mon enthousiasme face à ce titre qui par ailleurs propose un cadre très intéressant et peu traité : la renaissance italienne et sa vie quotidienne. Ceci dit le manga reste très plaisant à lire. Comme j’ai dit plus haut le dessin est très joli et soigné, les personnages sont sympathiques et touchants. Et si les grandes lignes de l’aventure n’étonne en rien, l’intérêt (selon moi) réside surtout dans la découverte de la vie dans le Florence du XVI siècle et du fonctionnement des ateliers de peintre. Si nous connaissons tous des grands noms de peintre de l’époque, que savons nous de la façon dont ils travaillaient ? Un jolis titre qui ne vous étonnera peut-être pas mais qui vous amènera faire un beau voyage. Envie d’embarquer ?

challenge 1% – sortie fin août – lecture 1/6

Le coin de curieux :

Florence

Le manga prend comme décor le Florence du XVI siècle, en Italie… mais connaissez-vous Florence ? Non ? Faut absolument y aller !! Je vais pas ici m’étaler mais je vous met une toute petite vidéo de 4 minutes rien que pour vous donner un aperçu.

J’ai pris plein de photos lors de mes derniers voyages, si un de ces jours je trouve le temps je vous ferais peut-être un article.

Florence début XVI (Lucantonio degli Uberti)

Les femmes peintre de la renaissance italienne.

Si les femmes exerçant le métier de peintre étaient rares, elle n’étaient pas pour autant inexistante. J’ai fait quelques recherches pour découvrir quelques collègues d’Arte :

Artemisia Lomi Gentileschi (Rome 1593 – Naples 1652)
autoportrait

Artemisia Gentileschi est celle dont l’oeuvre m’a le plus séduite. Fille de peintre (Orazio Gentileschi) elle apprend la peinture dans l’atelier du paternel  elle signe son premier tableau dès l’âge de 17 ans : Suzanne et les vieillards. Ne pouvant pas accéder au Beaux-Arts réservé aux hommes, son père l’envoie en apprentissage chez un autre peintre, Agostino Tassi, qui la viole. S’en suit un procès durant lequel est elle est torturé pour vérifier ses dires (c’était sympa à l’époque d’être une femme). Cette terrible expérience marque sa peinture d’où ressort une certaine violence. Peu après la fin du procès, son père la marie à un modeste peintre de Florence où elle s’installe en 1614. Elle est la première femme à intégrer l’Académie de dessin de Florence. A Florence elle est sous la protection des Medicis. Malgré son succès elle est criblée de dette à cause de son maris et décide de quitter Florence à la mort de Cosme II, son protecteur. Après un retour à Rome, elle s’installe à Naples où elle meurt vraisemblablement emporté par la peste.

Judith décapitant Holopherne – 1612-14

 

Liviana Fontana (Bologne 1552 – Rome 1614)
Autoportrait au clavecin – 1577

Avant Artemisia d’autres femme ont excercé le métier de peintre. C’est le cas de Liviana Fontana, originaire de Bologne, qui comme Artemisia était fille de peintre. Elle a aussi appris la peinture dans l’atelier de son père avant d’en épouser un autre (Severo Zappi), elle commence à signer des œuvres sous le nom de son mari avant que celui-ci ne cesse son activité de peintre pour devenir l’assistant de sa femme. Comme beaucoup de femmes peintres elle se fait un nom comme portraitiste mais chose moins commune elle reçoit également d’autre commande comme des scène mythologiques. Elle fut nommée peintre de la cour par le pape Clément VIII qui la fit venir à Rome.

portrait d’une femme nobme – 1580
Sofonisba Anguissola (Crémone 1535 – Palerme 1625)
autoportrait – 1556

En remontant encore un peu le temps on tombe sur Sofonisba, contrairement aux deux précédentes peintres, sa carrière se cantonna à la production de portrait mais je la trouve intéressante par sa ressemblance avec Arte. Alors que les deux précédentes femmes sont née de père peintre et on grandi dans un atelier (seule façon pour une femme de pouvoir y entrer à l’époque) Sofonisba est née dans une famille de petite noblesse et elle est encouragé par son père à étudier les arts qui la fait étudier auprès de divers peintres. Là ressemblance s’arrête là. Son père, tel un véritable agent essaye par tous les moyen de faire connaitre et reconnaître le talent de sa fille et lui obtient enfin une place à la cour du roi d’Espagne où elle devient dame de compagnie de la reine à qui elle enseigne le dessin. A cause de son statut de dame de compagnie et noble elle ne peut ni signer ni vendre ses toiles (choses que peuvent faire les peintre de court). Elle reçoit néanmoins une belle rente qui sera bien sûr encaissée par le père puis par le frère (faut pas déconner, c’est qu’une femme ! Vive l’égalité des droits à la renaissance…). A la mort de la reine elle se marie deux fois et continue de peindre jusqu’à sa mort. Contrairement aux deux précédentes peintres bien que très talentueuse et reconnue pour son art Sofonisba n’exercera jamais le métier de peintre comme on l’entend à l’époque.

portrait de famille – 1557

Elisabetta Sirani (Bologne 1638 – 1665)

autoportrait – 1658

Elisabetta est fille de peintre. Elle étudie dans l’atelier paternel avec ses sœurs avant de reprendre et diriger l’atelier quand le père, atteint d’arthrite, est obligé d’arrêter la peinture. Elle ouvre son atelier aux femmes, chose inconcevable à l’époque (ça on avait bien compris, mais c’est pas les exceptions qui manquent 😉 ). Devenue apprentie à 13 ans, elle reçoit non seulement des commandes de portrait mais aussi pour des œuvres religieuses et mythologiques. Elle mourut très jeune sans s’être marié.

allégorie de la musique – 1659

Il en existe bien d’autres, mais je vais m’arrêter là. N’hésitez pas à partager vos trouvailles

Sources :

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