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Manga bingo, mes choix

Tout a commencé sur Twitter. J’ai vu passer quelques manga bingo et j’ai eu envie d’en faire un aussi. C’est sur ce site (merci Natth pour le lien !) que j’ai fait ma propre carte. Après l’avoir partagé sur mon profil twitter j’ai eu envie d’aller un peu plus loin et d’expliquer ici pourquoi j’ai choisi ces manga-là. Dites-moi lesquels vous avez déjà lus et lesquels vous aimerez découvrir.

Il ne faut voir dans l’ordre des cases une quelconque hiérarchie. Si j’ai choisi consciencieusement chaque titre, ils se sont placés d’eux même dans la grille et je n’ai pas cherché à les mettre dans un ordre précis.

Pourquoi ces manga là parmi tous ceux que j’ai lus ? Voici la réponse par titre en quelques mots.

L’enfant et le maudit

C’est une magnifique série. C’est son dessin , fin, subtil et très poétique, qui m’a particulièrement marqué dans ce manga. L’histoire est assez sombre et pas très claire. Il faut un certain temps pour comprendre de quoi il en retourne. Le manga débute comme une tranche de vie où l’on suit le quotidien d’une adorable petite fille qui vit avec un étrange monstre qu’elle ne doit en aucun cas toucher, risquant d’être contaminée. Nous ne savons pas pourquoi ni par quoi le monstre a été contaminé. Nous ne savons pas pourquoi la petite fille est là. Mais très vite on s’attache à cet étrange duo et on découvre l’histoire peu à peu. Sans doute l’un des manga les plus marquants que j’ai lus ces dernières années.

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À l’occasion de la sortie du premier tome, j’avais écrit cette chronique où je le mets en perspective avec un autre manga du même éditeur qui partage quelques points communs avec l’enfant et le Maudit, mais qui, malgré ses qualités, m’a moins marqué.

Danza

Je voulais citer l’un des manga de Ono Natsume qui ont été publiés aux USA, mais pas en France parce que j’aime beaucoup cet auteur (je n’arrête pas de le répéter) et que j’aimerais beaucoup voir d’autres manga traduits en français. J’aurais pu en citer un autre. J’en ai plusieurs dans ma collection et je les ai tous aimés. Celui-ci est facile d’accès, on est dans la tranche de vie. Un recueil de courtes histoires.

Le cortège des 100 démons

Une grande frustration, cette série ! J’ai vraiment adoré. Le dessin évaporé, l’ambiance douce et nonchalante, l’univers riche du folklore japonais, des personnages attachants et… la suite de la série jamais publiée en français T_T

Nous n’avons, dans la langue de Molière, que les 6 premiers tomes. Faudrait que je me renseigne pour savoir si la série n’a pas été publiée chez l’un des nos voisins européens ou aux USA, j’aimerais beaucoup la poursuivre, même si c’est dans une autre langue.  Moi j’ai eu beaucoup de chance, je suis tombé 2 fois sur les 6 tomes d’occasion. Et je tout raflé, les 2 fois. Une pour moi et une pour ma cousine adorée (qui m’avait fait découvrir un autre manga excellent sur le folklore japonais : Onmiyôji – celui qui parlait au démons, mais que je n’ai pas cité puisque je n’ai choisi que des manga que je possède)

Dans cette série on suit le quotidien d’un jeune exorciste. Le jeune homme a la faculté de voir les yôkai, des créatures fantastiques pas toujours bienveillantes. Il vit sous la protection d’un dragon qui a pris possession du corps de son père. Il est le seul à connaitre la vraie nature de ce « père ». À moins que sa mère (un personnage très effacé, mais que j’adore) ne fasse elle aussi semblant de n’avoir rien remarqué.

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J’en ai déjà parlé ici et là.

Goggle

Un très beau manga tranche de vie, Goggle m’a beaucoup touché. Ce tome regroupe 6 histoires différentes. Je l’ai trouvé très touchant, j’aime aussi son dessin simple et épuré.

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Je vous en avais déjà parlé ici.

Gente

Ono Natsume II. Gente est une courte série en trois tomes, spin off de Ristorante Paradiso. J’ai choisi Gente parce qu’il est plus long, pour moi les deux titres ne font qu’un. On y retrouve en effet les mêmes personnages et le même univers. J’ai beaucoup aimé ces deux manga, je les trouve touchants et drôles, les personnages sont hauts en couleur. Ça fleure bon l’Italie, la bonne bouffe, le bon vin et l’amitié.

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J’avais déjà évoqué le manga ici

Je ne suis pas mort

J’ai adoré le premier tome de ce manga. On y suit un vieil homme dépassé par la vie. Viré de son travail, quitté par son épouse, il craque et décide d’en finir. Il va en haut d’une montagne et accroche une corde à un arbre. Mais le destin en décide autrement. Il n’est pas mort. Commence alors pour lui une nouvelle vie, loin du monde moderne et de sa frénésie. Une histoire très touchante, qui commence bien tragiquement et qui se révèle en réalité pleine d’espoir et d’énergie. Elle m’avait fait un bien fou à l’époque.

Le deuxième tome est absolument inutile, d’ailleurs il tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, le premier tome ayant une vraie conclusion.

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J’en avais parlé il y a longtemps déjà ici.

Banana Fish

Banana Fish ne date pas d’hier, ça fleur bonne les années 80. Il n’est reste pas moins l’un de mes shojo préférés. Et pour cause, ça ne parle pas d’amour ! Enfin presque. Il y e bien question de sentiment, mais ce n’est pas l’unique point d’entrée dans l’intrigue. Il y a toute une aventure rocambolesque qui entraîne le héros dans le sillage d’un jeune homme qui le fascine. Vont suivre des embrouilles avec la mafia. Il y est question de trafic, de prostitution, de gang des rues…  On flirte avec le shonen-aï, mais là encore si les deux principaux personnages sont des jeunes hommes et qu’ils ne sont pas insensibles l’un à l’autre, on est surtout pris par l’aventure et on veut savoir comment les deux jeunes hommes vont bien pouvoir se tirer du pétrin dans lequel ils se retrouvent. Un véritable thriller.

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J’en ai longuement parlé ici.

Goyô

Encore Ono Natume ! Eh oui ! Encore. J’adore ces manga. Dans Goyô on suit le quotidien d’un samouraï venu à Edo pour trouver du travail. Le jeune homme est si timide qu’il est renvoyé de tous les postes qu’il arrive à trouver. Jusqu’à ce qu’il rencontre un homme énigmatique à la tête d’un groupe de hors là lois et qui décide de le prendre sous son aile.

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Il y a beaucoup de lenteur dans ce manga et cela n’est pas au goût de tout le monde, mais moi j’ai adoré l’ambiance et les personnages. J’en ai déjà parlé ici.

Forget me not

J’ai eu un coup de cœur pour ce manga dont j’ai adoré l’ambiance. On y suit une jeune femme à Venise. Elle est détective privé, en plus de son travail elle a aussi une énigme plus personnelle à résoudre. Mais, c’est plus un manga tranche de vie qu’un policier. J’ai beaucoup aimé le dessin et le personnage principal. Et finalement j’ai aussi aimé le sentiment de frustration que nous laisse la fin.

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J’en ai déjà parlé ici.

Furari

Je n’ai choisi qu’un seul manga de Taiguchi Jiro et c’est Furari. J’ai beaucoup aimé ce titre pour la poésie qui s’en dégage. On suis un cartographe qui arpente les rues de la ville d’Edo en comptant ses pas pour parfaire les cartes de la ville. Mais à chaque déambulation il se laisse importer par ce qu’il observe. On y retrouve l’art d’observer les petits riens que Taniguchi a souvent mis en avant dans d’autres manga, le côté historique en plus, puisque nous sommes à Edo, pas encore devenue Tokyo. Furari n’est peut-être pas le manga le plus marquant de l’auteur, mais il a une place importante dans ma bibliothèque.

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J’en ai plus longuement parlé ici.

Gangsta

On change complètement de style avec Gangsta, fini la non-challenge de Goyô ou l’émerveillement de Furari, avec Gangsta ça va saigner ! Je lis peu de manga d’action, en tout cas moins que de manga contemplatifs, mais j’aime aussi quand il y a de l’action. Et parmi les manga d’action que j’ai lus ces derniers temps, Gangsta est l’un de mes préférés. Tout d’abord pour son style graphique (à ce stade je crois que vous avez compris que le visuel est très important pour moi), j’aime beaucoup le dessin de Kohske avec ses traits anguleux et ses mecs sexy (ben quoi ! faut bien ce rincer l’oeil de temps à autre :p ). L’histoire aussi m’a plu avec ses intrigues politiques.

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J’ai brièvement parlé du premier tome ici.

Kuro gane

J’aime beaucoup le style de Kei Toume et je possède plusieurs de ses manga. Si j’ai choisi Kuro gane c’est parce que c’est le titre qui m’a fait découvrir l’auteur, mais aussi parce qu’il m’a beaucoup marqué avec son aspect fantastique. Les autres manga que j’ai lus sont plus encrés dans la réalité et les problèmes d’ados. Un vieux manga publié dans les années 90 et dont je n’ai pu lire que le premier tome.

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J’en ai brièvement parlé ici.

L’infirmerie après les cours

Mon préféré vrai shojo. Vrai au sens où on est vraiemnet dans les sentiments. Sentiments amoureux certes, mais pas seulement. Il est surtout question de quête de soi. Qui sommes-nous et qui voulons-nous être ? Ce qui me touche particulièrement c’est le personnage principal qui est mi-fille, mi-garçon, et qui se retrouve confronté au choix, que veut-il être, que préfère-t-il être ? Fille ou garçon ?

Je regrette en revanche le choix éditorial d’un tel titre. Peut-être est-ce la traduction littérale du titre japonais, mais… j’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’un titre coquin… vous voyez ce que je veux dire… ah ! le fantasme de l’infirmière est tellement un classique que j’ai tout de suite vu le « mal » et j’ai passé mon chemin direct. Je ne l’ai lu qu’après qu’il m’ait été chaudement conseillé par l’équipe du club shôjo. Et j’ai adoré.

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J’en ai brièvement parlé ici.

le clan du tengu

Encore un manga qui m’a marqué par son graphisme peu ordinaire. Un titre assez étrange où il est question de folklore japonais avec les tengu mais qui est surtout une critique de la société. Un titre intéressant qui vaut vraiment la peine d’être découvert.

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J’en ai déjà parlé ici.

The man of tango

The man of tango est un yaoi. J’ai beaucoup aimé ce titre (en un seul tome) parce que l’histoire est mignonne et il y a du tango. Mais s’il tire son épingle du jeu, c’est qu’il propose un dessin très différent des habituels éphèbes efféminés. Ici ce sont des hommes tout en muscle, plus virils les uns que les autres( même les femmes sont viriles, à moins que ce ne soit pas des femmes…). J’adore.

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J’ai acheté la version américaine.Il me semble qu’il n’est toujours pas publié en français.

Utsubora

Encore un manga que j’ai fait venir depuis les États-Unis. Seuls les yaoi de Asumiko Nakamura ont été publiés en France. Utsubora n’a rien à voir. C’est l’histoire d’une jeune femme qui entretient une relation très ambiguë avec un écrivain célèbre qui a perdu l’inspiration. C’est très prenant. L’intrigue est très bien ficelée. Et, encore une fois, ce manga se distingue par un très beau coup de crayon.

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Tango

Seul manga de Est Em paru en France. Mais pourquoi ?!! Son trait est magnifique, ces histoires sont très touchantes… J’aimerais tellement voir ses autres titres traduits. En attendant, je ne pouvais pas ne pas citer le seul disponible en français. Contrairement à ce que le titre indique, il n’y sera pas du tout question de Tango, mais d’amour. C’est un recueil de nouvelles yaoï assez courtes, mais particulièrement touchantes. Et que dire de ce dessin ! Sublime.

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J’en ai déjà parlé plusieurs fois, notamment ici.

Pour Sanpei

On change de registre avec une tranche de vie toute mignonne, mettant en scène un grand-père qui part vivre chez son fils après la mort de son épouse. Il n’a pas été un père très attentionné, mais il fait de son mieux pour être un bon grand père, aidé dans cette tâche par un journal que son épouse a rédigé pour lui y mettant tous les conseils dont il aura besoin dans la vie de tous les jours. Très touchant.

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J’en ai parlé ici.

Pluto

J’adore Naoki Urasawa. Je trouve qu’il a l’air de bien raconter des histoires. À chaque fois que je lis l’un de ses manga, je suis frappée par son talent de narrateur. J’ai hésité entre Pluto et Monster. Je n’ai terminé aucune des deux séries (je me demande bien pourquoi), mais je les aime toutes les deux beaucoup. Finalement, j’ai opté pour Pluto parce que j’avais vraiment été surprise en la découvrant.

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Plus forte que le sabre

Une courte série gekiga qui a pour héroïne une femme samouraï qui n’a rien à envier à son mari côté courage. Lui étant parti à la guerre, elle doit se charger de la protection de son fief et des femmes et enfants qui le peuplent (la plupart des hommes étant parti à la guerre avec leur seigneur). J’ai trouvé cette série très intéressante, on y apprend beaucoup de chose sur le quotidien des samouraïs, et plus particulièrement les petits samouraïs sans grande fortune. Et l’oeuvre ne faisant que 3 tomes, c’est un point de départ accessible pour se familiariser avec le genre du gekiga.

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J’en ai déjà parlé ici.

Petite forêt

Dans cette sélection, vous l’aurez compris, j’ai privilégié les manga au trait particulier, au dessin percutant ou sortant de l’ordinaire. Non pas que je ne lise que ça, mais j’ai un faible les titres qui sortent de l’ordinaire. Dans cette catégorie, Daisuke Igarashi est un auteur que j’apprécie. De ses manga, Petite Forêt est sans doute son oeuvre la plus abordable parmi celles que j’ai lues (Sorcières étant la moins). J’aime cette série parce qu’il y ai beaucoup question de nourriture (et j’adore les manga culinaires), mais aussi de la nature et de la capacité à vivre en harmonie avec elle. La série ne fait que deux tomes, et se déguste par petites touches délicates. Une série sur laquelle j’aime revenir régulièrement.

Image associée

J’en ai parlé ici (chez Manga Suki).

Les fils de la terre

Une autre série axée écologie, qui en revanche n’a rien de bien spécial côté graphisme. C’est plutôt classique. Mais j’ai adoré l’histoire qui en 3 petits tomes part à la découverte des différentes agricultures alternatives. Un sujet qui m’intéresse tout particulièrement et qui est ici exploré de façon très ludique. Et c’est aussi l’un des premiers manga que j’ai lu, celui qui m’a donné envie d’en lire d’autres. Il tient une place toute particulière dans ma bibliothèque. D’ailleurs, je l’ai découvert à la bibliothèque, mais j’ai fini par me l’acheter parce que j’avais envie de l’avoir chez moi.

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j’en ai parlé ici

Éclat(s) d’âme

Éclat(s) d’âme est un titre récent que je découvre au fur à mesure des sorties (pour une fois que je suis l’actualité…) et je dois dire que ce titre à tout de suite conquis mon coeur. Tout d’abord par son thème : la tolérance vis à vis des différences sexualités et genre. La question du genre et de l’identité sexuelle me touche toujours et le manga est une façon légère d’aborder le thème et de me poser des questions. Aussi stupide que cela puisse paraitre, c’est en lisant des manga que je me suis mieux comprise moi-même, du moins de ce point de vue là. Non pas que j’y ai trouvé des réponses précises, mais les bonnes questions. Celles que je n’avais jamais osé me poser parce que « tu te marieras, tu auras des enfants et tu seras heureuse, ma fille ». Bref, dès que je vois un manga sur la question, et qui plus est un manga qui semble aborder la question intelligemment, je fonce. Et éclat(s) d’âme a été une très belle surprise. Non seulement parce que le sujet est bien traité et parce que c’est agréable à lire, mais aussi, j’aurais presque envie de dire surtout, parce que ce manga est magnifique. J’adore le dessin. Il y a quelques pages particulièrement belles qu’on se plait à observer seulement pour la beauté de l’art. Du bon et du beau, que demander de plus ?

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J’ai tellement aimé que les deux premiers tomes ont eu droit à chacun son petit mot, le tome 1 ici et le tome 2 là.

Blessures nocturnes

Pour finir, j’ai choisi un titre qui m’a été offert et qui m’a surtout marqué par son sujet. Il est ici question de jeunes à la dérive qu’un professeur, passionné, tente de repêcher grâce, entre autres, aux cours du soir. Ce n’est pas un titre facile, d’autant plus que c’est tiré de l’expérience réelle du dit professeur, mais c’est très intéressant. Ayant eu dans mon entourage proche beaucoup d’éducateurs spé, les discussions à propos de jeune en situation délicate, voir très difficile, ont longtemps animé nos soirées, ce titre me permettait d’aborder le sujet seul à seule avec moi-même (et le livre).

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Voilà, j’ai fait le tour de mon bingo. J’espère vous avoir donné envie de découvrir quelques uns de ces titres.

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Les nuits d’Aksehir, un petit bout de Turquie à Tokyo

C’est Yomu-chan qui m’a fait découvrir cette série cet été. Elle était enchantée par cette lecture et la série ne faisant que 3 tomes, je me suis dit pourquoi pas.

Les nuits d’Aksehir, série en trois tomes de Ichikawa Raku, parue chez Akata.

Les Nuits d'Aksehir T.1Les Nuits d'Aksehir T.2

Ayako, étudiante dans une école de mode à Tokyo, se retrouve un soir dans une drôle de situation. Un étrange personnage l’a entrainée dans un sous-sol mal éclairé. Elle commence vraiment à paniquer quand une jeune femme arrive et allumant la lumière lui révèle la nature de ce lieu qui lui semblait louche. En fait elle est dans un restaurant turc et ce drôle de petit bonhomme en est le gérant.

Sans trop savoir pourquoi elle a accepté, est-ce la bonne nourriture, le besoin de changement ou le lien avec le pendentif qu’elle porte ? Elle-même ne sait pas, pourtant elle a accepté la proposition de Hodja, le gérant du restaurant qui lui a proposé de travailler à mi-temps dans son tout petit restaurant. La voici improvisée serveuse au côté de sa collègue Zokuro, serveuse et danseuse orientale. Avec eux elle va découvrir la cuisine turque et la dance orientale. Elle est si attirée par la culture qu’elle découvre qu’elle va même jusqu’à se renseigner sur l’islam et à se demander si l’islam pourrait lui apporter les réponses et le réconfort dont elle a besoin.

Les Nuits d'Aksehir T.3

Une jolie série, qui nous fait découvrir la cuisine turque (et qui donne faim), tout en abordant d’autres aspects de la culture turque. Une série qui parle aussi de l’islam, un sujet très peu abordé et assez peu connu au Japon.

Les personnages sont touchants, ils ont chacun leurs problèmes, leurs interrogations. Et, en l’espace de seulement 3 tomes, on les voit tous évoluer.

Par son aspect culinaire, ce manga est très abordable, mais finalement il va plus loin que la simple cuisine. Il nous invite au voyage, à la tolérance et à garder l’esprit ouvert. Nous avons tous à apprendre des autres. Un pays s’enrichit des apports des autres cultures. Un message qui, s’il est important chez nous, l’est encore plus au Japon, un pays assez fermé où les immigrés ne sont pas les bienvenus et souvent discriminés (sur ce sujet je vous conseille la lecture d’individu-s et démocratie au Japon pas très facile d’accès, mais avec des chapitres très intéressants).

Une petite série qui vaut le détour, qui offre à la fois un aspect culinaire très intéressant (après ça on a envie de manger turc), des tranches de vies touchantes, et une ouverture au monde.

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sur le site d’Akata

lire un extrait


challenge petit BAC 2018

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Trace, experts en science médicolégale – tome 1

Je ne sais pas vous, mais moi j’adore les séries TV policières. J’y ai pris goût j’étais encore qu’une gamine, j’aimais en regarder avec ma grand-mère . Puis je m’y suis remise quand j’ai eu l’âge  d’avoir mon appart et ma télé. J’ai regardais je ne sais pas combien d’épisodes des experts and Co. Mais je n’ai lu que très peu de manga policiers. Alors quand j’ai eu connaissance de la nouvelle série policière sortie en cette fin d’été chez Komikku et prenant comme cadre un laboratoire de la police médico-légale japonaise, j’ai eu très envie de découvrir la série. Et voilà que c’est chose faite. J’ai lu le tome 1 de Trace, et j’ai bien aimé.

Dans ce premier tome, on suit une jeune employée du laboratoire médico-légale qui va devenir l’assistance du docteur Mano, un jeune expert auprès duquel elle doit parfaire son apprentissage. Mano est assez froid et distant et leurs premiers contacts ne sont pas faciles, mais sa rigueur au travail impressionne la jeune femme.

Nous suivons donc les deux experts pendant leurs analyses qui se déroulent au sein du labo. Il y a beaucoup de preuves à analyser et nos laborantins ne se mêlent pas des enquêtes, leur travail consiste à révéler la vérité qui se cache derrière les preuves. Traces de sang, analyse ADN et blouse blanche, pas de flingues, d’enquêtes, de courses-poursuites ou de machiavéliques tueurs en séries à traquer. Le quotidien des experts médico-légaux est bien loin de l’action et du glamour des séries télé, au grand dam de notre héroïne qui s’ennuie dans le labo. Mais c’est justement ce côté réaliste et trivial que j’ai aimé. L’auteur donne d’ailleurs pas mal d’explications sur les analyses auxquelles procèdent les personnages.

Mais si nous n’avions eu que des analyses au labo, cela aurait pu devenir ennuyeux. Ne vous inquiétez pas, l’auteur a pensé à tout . Mano a un sombre passé à élucider. Sa famille a été assassinée et l’affaire n’est toujours pas résolue. Mano veut faire éclater la vérité.

Sans être particulièrement marquant, que se soit dans sons synopsis ou dans son graphisme, ce premier tome de Trance n’en est pas moins agréable et se lit rapidement. À la fin, l’envie de lire la suite était là. J’ai hâte de lire la suite.

Et puisqu’on parle manga policier, j’en profite pour vous demander quelques conseils lectures. Quelles séries me conseillerez-vous?


 

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Tokyo alien bros. – tome 1

J’avais beaucoup entendu parler de ce manga à sa sortie l’année dernière, mais je n’avais, depuis, pas encore eu le temps de le lire. Voilà qui est chose faite !

Couverture Tokyo alien bros., tome 1

Comment ne pas avoir envie de le lire avec une couverture aussi énigmatique ? Et puis les critiques étaient excellentes.

Fuyunosuke est un jeune homme charmant qui séduit tout le monde, des jeunes étudiantes qui en pincent pour lui aux vieilles du quartier, de ses camarades de sport au marchand… tout le monde à un faible pour ce garçon. Fuyunosuke  vit une vie paisible à Tokyo où il suit des cours tout en ayant un petit boulot. Mais sa vie bien tranquille va être chamboulée par l’arrivée de son frère Natsutarô qui arrive de l’espace. Oui, oui. De l’espace. Fuyunosuke et Natsutarô sont deux extraterrestres envoyés sur terre pour observer les humains et déterminer le bon moment pour une migration massive.

Tout oppose les deux frères, Fuyunosuke et charmant et s’adapte très bien à sa vie sur terre, tandis que Natsutarô enchaîne les gaffes. Réussira-t-il à s’intégrer ?

J’ai trouvé ce premier tome très drôle. La relation entre les deux frères et la relation que ceux-ci entretiennent avec les humains et hilarante. Si la relation grand et petit frère que tout oppose est relativement classique, la façon dont les deux extraterrestres observent et interprètent le mode de vie et la psychologie humaine est intéressante. Ils ne comprennent pas grand-chose aux sentiments humains et à leur motivation. Ce décalage, en plus de permettre à l’auteur d’enchainer les gags, nous fait prendre un peu de recul sur nos propres pensées. Ce qui est pour nous naturel est pour les deux frères la plus étrange des choses. On a envie de se demander, s’il pouvait lire dans mes pensées, est-ce que leur semblerais-je aussi étrange que les Tokyoïtes qu’ils côtoyant ?

Un très bon premier tome qui m’a donné envie de lire la suite.

La série publiée aux éditions Le Lézard noir se termine en seulement 3 tomes, on la doit au mangaka  Keigo Shinzo.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de ladatchablog et Meloku


 challenge petit BAC 2018

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Eclat(s) d’âme – tome 2

Je vous ai récemment parlé du premier tome d’Éclat(s) d’âme. La semaine dernière, je suis allé faire un tout en librairie, je n’ai pas résisté au plaisir de m’offrir le deuxième tome. Et une fois n’est pas coutume, je vais ici représenter la série et plus particulièrement ce deuxième tome.

Eclat(s) d'âme T.2

Dans le premier tome (lire ma chronique ici), nous découvrions un jeune lycéen dont l’homosexualité est révélée contre sa volonté. Prix de panique, le jeune homme décide de se suicider. Mais avant qu’il ait pu sauter, une rencontre inattendue va lui faire découvrir un autre chemin. C’est avec ce personnage principal qu’on découvre un « salon de discussion » où se retrouvent des personnes d’âges différents sous la protection, pourrait-on dire, d’une étrange femme que tout le monde appelle « notre hôte ».

Le premier tome se focalise surtout sur Tasuku et son coming out forcé. On y découvre également deux autres habitués du salon de discussion également homosexuels. Cette rencontre permet à Tasuku de mieux appréhender sa propre homosexualité. D’autres habitués du salon de discussion apparaissaient, mais on ne s’attardait pas trop sur eux. Ce deuxième tome se focalise sur Shûji, un enfant de primaire qui se réfugie dans le salon de discussion afin de pouvoir se travestir. Sans trop savoir encore quelle est sa propre orientation sexuelle, Shûji ressent le besoin de s’habiller en fille et il ne peut le faire que dans ce lieu.

Après avoir abordé le thème de l’homosexualité, nous continuons dans ce deuxième tome à explorer les diverses sexualités et genres. J’ai trouvé ce deuxième tome touchant. Tasuku tente de se lier d’amitié avec Shûji. Il est maladroit et ses tentatives pour lui tendre une main amicale ne sont pas toujours une réussite, mais il essaye d’aider son camarade, et aussi de comprendre.

Il y a une scène qui m’a particulièrement marqué. Tasuku tente, afin d’aider son jeune ami, de lui coller une étiquette. Mais Shûji n’est qu’un enfant. Faut-il lui mettre une étiquette ? Va-t-il mieux se comprendre grâce à cela ? La réflexion sur les « étiquettes sexuelles » ne dure que deux pages, mais j’ai trouvé ça intéressant que ce soit abordé. On veut toujours tout étiqueter, mais ce n’est pas si simple. Chaqun est unique et si on peut en effet se reconnaitre dans telle ou telle orientation sexuelle, les étiquettes ont quelque chose que je trouve extrêmement restrictif.

Je me souviens avoir lu un article, sur MadmoiZelle il me semble, qui tentait de donner une définition de toutes les catégories sexuelle ou de genre. J’avais été impressionnée par le nombre de termes disponibles. Au début, je trouvais ça étrange d’avoir autant de mots. Est-ce que cela a vraiment une importance d’être aussi subtil ? J’avais envie de répondre « non » quand tout à coup au milieu de la liste je me suis trouvé. Un mot que je n’avais jamais entendu avant (et que j’ai oublié depuis), mais dont la définition correspondait à ce que je ressens. Et finalement, ça m’a fait plaisir de découvrir qu’il y avait un mot et donc d’autres gens comme moi. Autrement dit que je n’étais ni bizarre ni seule. En même temps j’ai oublié ce mot et je ne me définis jamais comme telle.

J’aurais aimé que la question des étiquettes soit plus longuement traitée, mais le sujet reviendra peut-être dans les tomes suivants.

Visuellement, ce deuxième tome offre moins de planches remarquables que le précédent, mais cela reste très agréable à regarder. J’aime le style  de Yuhki Kamatani. Il est très typé manga, c’est plutôt classique, mais il y a un petit quelque chose que j’aime beaucoup.

Bref un bon deuxième tome qui confirme mon envie de suivre la série.

Eclat(s) d’âme tome 2 sur le site d’Akata

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Devils Line

J’ai découvert cette série la semaine dernière et j’en ai lu les 8 tomes publié chez Kana. La série compte 10 tomes au japon où elle est toujours en cour. Le tome 9 est prévu pour le 17 novembre. Le manga est de Ryô Hanada.

Cette série met en scène des vampires et une histoire d’amour entre un vampire et une humaine. Rien de bien nouveau jusque làm me direz-vous. Et c’est exactement ce que je pensais aussi avant de commencer la série.

Si celle-ci souffre de quelques clichés incontournables, la façon dont les vampires sont abordé n’est pas sans intérêt et l’intrigue politique qui en découle est assez bien menée. Histoire d’amour reste trop stéréotypée mais au fil des tomes les personnages gagent en charisme et leur histoire de cœur n’éclipse pas le reste. L’ensemble est plutôt bien équilibré.

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Mais peut-être devrais-je commencer par raconter un peu l’histoire du manga ?

Nous somme à Tokyo, les vampires sont des humains comme les autres exception faite de leur soif de sang qu’il répriment pour pouvoir vivre incognito dans la société humaine. Réprimer cette soif ne se révèle pas si facile que ça. La simple vue du sang ou une trop grande excitation sexuelle peut les mener à se transformer. Après mutation, leur force se découple et ils perdent totalement le contrôle, devenant des prédateur pour les humains.

Afin d’éviter la panique, leur présence est cachée au grand publique et une unité spéciale de police, composé à la fois d’humains et de vampires, enquête sur les crimes commis par les vampires. Anzai est l’un de leur membre. Le jeune homme hybride, craint plus que tout sa nature vampirique qu’il arrive à plutôt bien contrôler avant sa rencontre avec Tsukasa. Il vole au secours de la jeune femme alors qu’elle était sur le point de devenir la victime d’un vampire assassin. C’est le coup de foudre entre les deux jeunes gens qui commencent à se fréquenter sans trop savoir quelle va être la nature de leur relation. Cela aurais pu durer ainsi longtemps mais c’est sans compter sur les machination d’une association anti-vampire. Va s’en suivre une longue lutte entre les anti-vampire infiltré partout et les flics pro vampires. A qui faire confiance ? Quelle sont les véritables motivation de ces terroristes anti-vampires ? Voilà qui rend le manga intéressant.

S’joute aux intrigue polico-policière le mystère qui plane sur les origines d’Anzai et sur un autre hybride qui va croiser son chemin. Et n’oublions pas nos tourtereaux qui voient leur relation évoluer tout aux longs des épreuves aux quelles ils sont confronté. Bref, du suspens, du mystère, du sang et même un peut de préliminaire sont au menu.

Il y a beaucoup de personnages et c’est parfois un peu compliqué de s’y retrouver entre les noms, mais cela fait aussi la richesse de l’intrigue. Le groupe de personnages principaux est assez conséquent. Au fils des tomes de nouveaux personnages viennent s’y ajouter et même si le couple Anzai/Tsukasa occupe une place centrale, les autres membres de l’équipes sont aussi bien présents. Côté « méchants », ils y aussi pas mal de monde, chacun étant animé par des motivations différentes, ce qui fait leur richesse. Le « boss maléfique » est le stéréotype du méchant par excellence mais il n’est pas dénoué de charme. Très charismatique, on a du mal à cerner ses motivations, ce qui le rend particulièrement intrigant.

Quand au couple Anzai/Tsukasa, il souffre un peu trop du cliché du genre. Lui mystérieux et ténébreux, omnibulé par le désir de la protéger, elle l’oie blanche, pure, innocente, naïve… Bref on est dans le stéréotype du genre et c’est assez agaçant, surtout dans le premiers tomes où on joue beaucoup la dessus. Comme tous ce genre d’héroïne, Tsukasa se fait aimer de tout le monde, elle aime tout le monde… Mais au fil des tomes, elle gagne en intérêt. L’oie blanche, vierge malgré ses 25 piges, n’est pas si nunuche que ça. Elle n’hésite pas a aller au devant du danger pour elle aussi protéger celui qui se croit assez fort pour s’en sortir tout seul et surtout, c’est un détail mais qui m’a beaucoup plu, elle n’hésite pas à prendre les devant quand il s’agit de passer à l’épate suivante dans leur relation (si vous voyez  ce que je veux dire…).

Anzai en revanche je trouve qu’il évolue peu, ou pas en bien. Si son côté décalé est sympa au début, ses atermoiements deviennent un peu soûlant. Il reste keblo sur « j’ai tellement peur de la blesser » et tourne toujours au tour du même pot, alors qu’elle a montré à plusieurs reprise ne pas avoir froid au yeux. Sans doute les tomes suivants le verrons évoluer mais j’ai peur qu’on se fige un peu trop dans se stéréotype maintes fois vu et revu du gars qui a tellement peur de la blesser.

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L’intrigue est bien construite et chaque tome donne envie de lire la suite. Sans être face à une oeuvre particulièrement marquante, nous avons là du bon divertissement. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire les 8 tomes. Et j’ai hâte de découvrir la suite.

Devils line sur le site de Kana


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Ma vie dans les bois – tome 1

Ce titre figurait dans ma sélection spéciale rentrée. En vérité, au moment où mon article était publié, j’avais déjà craqué. Si la couverture ne me séduisait pas outre mesure, j’ai pas résisté au sujet de ce manga : le retour à la nature d’un citadin.

Ce manga est auto-biographique raconte la façon dont Shin Morimura, mangaka de bientôt cinquante ans, décide d’abandonner sa vie citadine pour construire de ses propres mains une maison dans la forêt. Alors qu’il vient de finir un manga et que son éditeur espère une idée originale, Shin se sent déprimé. C’est là que l’idée lui vient : tout quitter, lâcher le monde matérialiste et consumériste moderne pour revenir à une vie plus proche de la nature. Il n’est pas du genre à lâcher facilement l’affaire, quand il a une idée il y va à fond. C’est parti pour la recherche du terrain, puis il faut défricher, préparer le terrain et enfin construire la maison. Certes il n’a pas tout fait à la main, les machines l’ont aidé, mais il faut lui accorder qu’il ai fait tout ça tout seul.

Ce premier tome raconte la première fase de son aventure qu’il vit seul, sa femme faisant le choix de rester bien au chaud dans leur maison en ville, attendant qu’il revienne la queue entre les pattes. Mais ça ne fait que le motiver d’avantage. Il veut lui en mettre plein les yeux en faisant une très jolie maison en rondin de bois.

J’ai été époustouflé de voir ce que le mangaka a été capable de construire seul et sans y connaitre grand chose en auto-construction avant de se lancer dans l’aventure. Il fait preuve d’une détermination digne un héro de shonen. Le tout servi avec une bonne dose d’humour, classique, mais efficace. Le manga est très agréable à lire. Quelques photos en fin de chapitre permettent de se faire une idée de la véritable aventure du mangaka.

Mon seul regret c’est de ne pas y avoir trouvé de une plus ample dimension pédagogique. Shin Morimura nous raconte son expérience avec humour et sincérité mais ne donne pas vraiment les clés pour l’imiter. Certes il donne des détails sur les machines qu’il utilise, même le prix qu’elle lui ont coûté, mais on n’apprends rien en revanche sur sa montagne. Hormis l’armoise et l’igname, pas beaucoup de plantes à l’honneur. Au fait c’est ça qui m’a dérangé, pas assez de plantes, parce que finalement sur le reste il donnes quand même pas mal de détails ^^’ Pour un retour à la nature, il y a plus de machines que de verdure  !

Quoi qu’il en soit ce premier tome m’a donné envie de suivre Shin dans son aventure. Près à partir dans les bois avec lui ?

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de MoJérôme


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Manga, yôkai et douceur

Manga de démons, fantômes et yôkai… à cette annonce on ne pense pas vraiment à la douceur, à la poésie, à la contemplation… et pourtant !

Démons, fantômes et yôkai ne riment pas toujours avec horreur. Dans les manga que je vais vous présenter on rencontre toutes sorte de démons mais il y ai aussi question d’amitié, poésie, et douceur de vivre.

Commençons par un titre dont j’ai parlé déjà plusieurs fois : Le pacte des Yôkai de Midorikawa Yuki (Delcourt). Dans ce manga (aussi adapté en anime) on suit le quotidien de Natsume, un lycéen solitaire et orphelin qui a le pouvoir de voir les yôkai. En liant un pacte avec un drôle de chat, Natsume s’ouvre non seulement au monde des yôkai, qu’il apprend à connaître, mais aussi à la vie. Il sort petit à petit de sa coquille, apprends à prendre du recul vis à vis des blessures de l’enfance, se fait des amis… Il apprends à aimer la vie et à comprendre ce qu’elle a de beau. Au rythme plutôt lent, Le pacte de yôkai est une véritable tranche de vie, mettant en scène un jeune homme qui se cherche… au milieu des créatures folkloriques. Il y a dans le manga, comme dans l’anime, beaucoup de douceur, et un ton très mélancolique. Une sorte de nostalgie d’une harmonie perdue, surtout chez les yôkai qui peuvent être ici comme des représentations d’un autre temps, un temps où la spiritualité occupait une place plus importante, une époque qui peu à peu s’efface. Les yôkai perdent de leur magnificence, leur consistance, mais quand il faut partir ils n’ont plus de regrets. Lire le pacte des yôkai c’est comme faire un deuil. Est-ce le deuil de l’enfance, ce monde où tout est possible, même voir de drôles de créatures invisibles à tous ? Est-ce le deuil d’une époque où l’homme était plus proche de la nature et des ses esprits ? Je ne serais analyser ce manga, mais l’animé, comme les quelques tomes de cette longue série que j’ai lu m’ont fait éprouver une douce mélancolie qui rend à la fois triste et heureux.

à lire aussi l’avis de Carolus

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Je poursuit ce voyage avec un autre manga au rythme plutôt lent : Le cortèges des cent démons de Ichiko Ima. Cependant ici les yôkai sont peut-être plus effrayant et moins touchant que ceux de Natsume. Il y est encore question d’un jeune homme capable de les voir et de les maîtriser. Un don qu’y a rendu le jeune homme solitaire et distant. Il est touchant dans sa solitude. Ici aussi il y a une certaine tristesse, et peut-être aussi de la mélancolie. Il y a quelques drames qui ponctuent l’histoire mais on ne s’y attarde pas vraiment. Encore une fois le quotidien est mis en avant. On voit le jeune exorciste exécuter ses missions, vivre en famille et… les choses semblent se compliquer mais… je ne serais jamais la fin ! La série a été malheureusement interrompue en France T_T C’est un très joli manga, au trait fin. Il se dégage beaucoup de douceur du dessin alors même que ce qui est raconté est bien moins doux. Un titre intéressant que j’aurais eu plaisir à poursuivre.

à lire aussi l’avis de Bobo et Plumy

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Toujours dans un esprit jeunes gens sensibles, yôkai et tranche de vie, je vous conseille également Mokke de Kumakura Takatoshi (Pika éditions). Ici ce ne sont pas des garçons qui tiennent l’affiche, mais deux sœurs ayant elle aussi la capacité de voir ou attirer les yôkai. L’aînée peut les voir tandis que la cadette se fait posséder à chaque mauvaise rencontre. Pour faire face à ces dons particuliers, à cette grande sensibilité, elles sont envoyée vivre chez leur grand-père à la campagne. Le vieil homme est un exorciste un peu bourru mais plein d’affection pour ses petites filles. Outre l’aspect tranche de vie, le manga a un côté très pédagogique. Le grand-père prends toujours le temps de donner de nombreuses explications sur les créatures que les jeunes filles rencontrent, issues du véritable folklore japonais.

à lire aussi l’avis de Choco

Image associée

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On remonte dans le temps et on part à l’époque Heian, pour des histoires de yôkai pleines de poésie et d’humour. Le manga Onmyôji-celui qui parle aux démons de Yumemakura Baku (scénario) et Okano Reiko (dessin) s’inspire de contes et légendes traditionnels pour nous présenter une jolie fresque de l’époque Heian et des coutumes de la haute société. Le personnage principal est d’ailleurs autant un personnage historique qu’une légende : Abe-no-Seimei est un des onmyôji (qui pratique la voie du yin et du yang, cosmologie ésotérique traditionnelle japonaise)  le plus connus de l’histoire nippone. On a encore ici beaucoup de lenteur, de la contemplation, un sens de l’humour très particulier et un récit plus centré sur les jutes verbales de deux amis que sur les monstres inquiétants. Un beau manga, autant pour son dessin, que pour son ambiance très particulière, légèrement soporifique.

à lire aussi les avis croisé d’OliV, Lunch et Badelel sur K.BD (liens vers leur chroniques respectives dans l’article)

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Enfin je vous amène ailleurs, dans un ailleurs incertain où il n’est pas vraiment question de yôkai mais d’autres créature qui pourrait s’y apparenter. Mushishi de Urushibara Yuki (éditions Kana) est un manga contemplatif, offrant de magnifiques paysage, un herboriste nonchalant irrésistible, et des créatures fantastiques prenant vie de façon inopportune. J’aime ce titre pour son ambiance particulière et son dessin original. Le rythme est aussi très lent. Si les étranges créatures sont au centre de l’intrigue, c’est encore une fois la tranche de vie qui prévaut sur le fantastique. A la recherche de ces étranges apparition qu’il veut étudier, l’herboriste fait surtout de belles rencontres humaines. Ici encore on retrouve un ton nostalgique.


Les couvertures des premiers tomes

 Manga - Cortège des cent démons (le)  Manga - Mokke Manga - Onmyoji - Celui qui parle aux demons


Voilà pour ne partager que quelques titres mêlant yôkai et douceur. N’hésitez pas à laisser vos suggestions lectures

⇒ à lire aussi mes articles 


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Neige d’amour La légende de Yuki Onna

Ah ! La voici enfin ma chronique sur Neige d’amour ! Enfin ?! Ben oui, un moment que j’y pense et puis… de fil en aiguille… j’ai déjà 2 mois de retard sur mon programme ! Je voulais à l’origine présenter ce manga pour le mois du Japon mais … comme dit l’adage « mieux vaut tard que jamais » 😉 Et puis, sur Ma petite Médiathèque, c’est un peu le mois du Japon toute l’année 😀 un peu de neige pour nous rafraîchir en ce début d’été ne fera pas de mal.

Neige d’amour est un manga de Makoto Aizawa, qui nous offre ici son premier titre, publié aux éditions Asiatika.

Connaissez-vous la légende de Yuki Onna (femme des neiges) ? J’avais déjà évoqué ce mythe, très connu au Japon, à travers l’interprétation que nous propose Masaki Kobayashi dans Kwaïdan. Makoto Aizawa nous en livre une version plus moderne et peut-être moins inquiétante.

Dans un pays indéterminé, en proie à la guerre, un jeune soldat voit mourir de froid son camarade plus ancien dans un accident durant l’entrainement. Dans son délire, à l’orée de la mort, il croit voir une femme qui aspire la vie de son ami. Le jeune homme ne doit sa propre survie qu’à son joli visage, que l’inquiétante apparition ne veux pas faner.

Perturbé par cette expérience, le jeune Sakai se renferme sur lui-même. Un jour il rencontre une jolie fille, blessée comme lui par la vie. Il se reconnaissent l’un dans la faille de l’autre et se lient d’amour, fondent une famille mais un  jour Sakai oublie la promesse et raconte sa rencontre avec Yuki Onna. En brisant sa promesse, Sakai brise le bonheur fragile de sa famille, sa femme disparaît.

Le conte s’arrêt là, mais Makoto Aizawa nous propose une suite dont je ne dévoilerais pas ici les détails pour vous laisser le plaisir de la découverte.

Tout en reprenant fidèlement la trame du conte traditionnel, l’auteur réussi à la faire revivre dans un contexte plausible et qui fonctionne bien. Il donne à Yuki une fragilité qui la rend très humaine, très attachante. Le récit, par sa fidélité au conte est classique mais efficace et plaisant. J’ai aimé le dessin aux très rond et doux qui, pas ses lavis et ses nuances de gris accentue l’effet de nostalgie qui se dégage du récit. Le dessin me rappelle l’ambiance des vieux albums photos.

Avec Neige d’amour, on a une jolie façon de découvrir ou redécouvrir ce conte traditionnel incontournable du folklore japonais. Je le conseille à tous les amateurs de contes et légendes.

en savoir plus sur le site de l’éditeur


Petit Bac 2017

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L’enfant et le Maudit vs The Ancient Magus bride

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J’ai été tentée par le manga L’Enfant et le Maudit de Nagabe dès que les premières images ont circulé sur les réseaux. J’étais attirée par ce trait particulier et l’étrange calme qui se dégage des illustrations malgré la présence d’un inquiétant monstre. Très vite, avec ses premières images, ont circulé les premières interrogations, est-ce que ce n’est pas un peu trop similaire à The Ancient Magus Bride, également publié chez Komikku ? C’est avec l’idée de répondre à cette question que j’ai eu envie de parler du premier tome de L’Enfant et le Maudit, sorti le mois dernier.

Dans ce premier tome, on découvre Sheeva, une toute petite fille qui vit avec une étrange créature qu’elle appelle professeur. Ils vivent seuls dans la forêt, non loin d’un village abandonné. Le professeur n’aime pas que la fillette se promène dehors, car il a peur pour elle. Dehors, il y a le danger. Le danger que représentent les êtres de l’extérieur, ceux qui ont été touché par la malédiction et sont devenu d’hideux monstres. S’ils vous touchent vous serait à votre tour victime de la malédiction. Mais il y a un autre danger dont le professeur veut protéger la petite fille : les humains. Ces derniers, effrayés par la malédiction se montrent sans pitié envers tous ceux qu’ils soupçonnent d’être contaminés.

L’Enfant et le Maudit est surtout intéressant par la façon dont l’histoire est contée, car finalement, les bases de son univers ne sont pas nouvelles. Il y a en effet déjà des histoires du même goût. Ce que j’ai trouvé très intéressant ici, c’est l’approche. Nous avons un univers fantastique très intrigant. On se pose des questions : quelle est l’origine de cette malédiction ? Peut-elle être guérie ? Pourquoi cette petite fille ce retrouve chez un être de l’extérieur ? Qui est-elle ? … Bref, ce n’est pas le suspens et les interrogations qui manquent dans ce premier tome ! Seulement le tout ne nous est pas raconté comme un manga d’aventure, mais à la façon d’un manga tranche de vie. Les informations sur cet étrange univers nous sont distillées au travers de scènes de vie où l’on voit la fillette et son étrange gardien évoluer au quotidien. Prendre le soleil au jardin, partir glaner quelques miches de pain dans le village abandonné, tenter de préparer une tarte aux pommes, dire des mensonges qui rassurent, raconter des histoires au coucher… C’est un faux-semblant de vie très ordinaires qui nous ai montré, un quotidien qui contraste et interpelle avec l’étrangeté du couple de personnages principaux et l’univers inquiétant dans lequel ils évoluent.

Ce contraste est dans ce couple de personnages : d’un côté, une fillette de très jeune âge qui aborde le monde avec une naïveté et une légèreté propre aux enfants, de l’autre son gardien qui tente de retarder le moment où elle prendra conscience de la cruauté de la situation en encouragent le regard naïf et joyeux de la petite fille. Une présence qui lui ai aussi très précieuse, grâce à elle, il se raccroche à son humanité pas tout à fait encore perdue.

Cette approche originale d’un univers fantastique est accompagnée un coup de crayon particulier, doux, tendre, invitant à la contemplation plus qu’à l’action. C’est très beau à regarder. Très apaisant malgré un côté très sombre et triste de l’histoire. J’ai vraiment hâte de découvrir la suite. Il se dégage quelque chose de ce titre. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti un tel plaisir à découvrir un nouveau manga.

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The Ancient Magus Bride, série fantastique publiée par le même éditeur, partage quelques points communs avec L’Enfant et le Maudit, mais dès la couverture on peut sentir la différence de ton.

J’avais déjà présenté le premier tome à sa sortie en 2015. La série compte aujourd’hui 6 tomes et est toujours en cours. Je suis en train de lire le quatrième en ce moment.

Revenons rapidement sur l’intrigue de la série. Elias, un sorcier non-humain achète aux enchères une jeune esclave de 15 ans, Chisé. En l’amenant chez lui, il annonce à la jeune fille qu’il veut faire d’elle son apprentie et son épouse. Déstabilisée et craintive dans un premier temps, Chisé va peu à peu apprendre à connaître son maître et à se sentir chez elle dans cette maison. Chisé à la particularité d’être très sensible et très réceptive à la magie. Elias de son côté, après une entrée en scène plutôt glaciale, surtout due à son apparence très inquiétante, se révèle être quelqu’un d’attentionné qui veut mettre la jeune femme à l’aise. Loin de vouloir en faire son esclave servile (ce qu’aurait pu faire craindre l’histoire de mariage) il veut qu’elle se libère non seulement des chaînes qu’on lui a mises mais aussi de celles qu’elle se met elle-même. En prenant confiance en Elias, la jeune fille prend peu a peu confiance en elle-même et se révèle notamment grâce à sa relation privilégiée avec les être magiques et son bon cœur.

L’humaine et son monstre:

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Le premier point commun qui frappe est la composition du couple de personnages principaux autour duquel les deux intrigues tournent. Nous avons des deux côtés une jeune humaine sous la protection d’un monstre dont les têtes se ressemblent qui plus est. Le professeur comme Elias ont les faciès rappelant le crâne d’un bouc.

On peut s’interroger sur la symbolique d’un tel couple, d’un côté le féminin représenté par des jeunes filles, voir très jeune avec Sheeva qui ne doit pas avoir plus de 6 ans, elles incarnent la naïveté, l’innocence, la fragilité et au même temps une force tranquille, la force de l’amour. Sheeva voit le monde avec amour et ne se doute même pas de la cruauté qui l’habite, tandis que Chisé frappé en plein cœur par cette cruauté garde en elle beaucoup d’amour qu’elle communique malgré elle aux êtres qu’elle rencontre. Elle a beaucoup de compassion. Face à cette vision idéalisée de la féminité, on a deux mâles qui ne sont même plus humains. Pourtant sous leurs airs de monstres, ils se révèlent plus humains que les Hommes. Ils ont une grande sensibilité qui ne demande qu’à s’exprimer, mais qui ne peut, finalement, s’extérioriser qu’à travers leur alter ego féminin. Leur bestialité est transcendée par l’innocence et l’amour qui leur fait face.

Malgré un certain point commun, les deux couples sont très différents dans leur traitement. Avec The Ancient Magus Bride, on a une héroïne déjà adolescente. Elle est encore très naïve (comme une héroïne de manga se doit d’être, -_-‘) mais elle est sexuée. Je ne parle pas de fan-service avec petites culottes et décolleté extravagant, je parle du fait qu’elle se pose des questions sur sa féminité, quelle est sensible aux attentions que lui porte Elias comme une femme est sensible aux attentions d’un prétendant. De plus, au début du tome 1, il est question de mariage. Dans les tomes suivant la relation entre le sorcier et la jeune femme semble évoluer dans ce sens, ils éprouvent l’un pour l’autre une affection grandissante plus proche de celle de deux amoureux que de celle d’un maître envers son apprenti.

A contrario, Sheeva et le professeur ont une relation plus proche d’un père avec son enfant. Le fait que Sheeva soit une fille joue un rôle symbolique, pour souligner le côté immaculé du personnage. Mais, dans sa relation au professeur, elle est un enfant avant tout. La relation qu’elle entretien avec lui ne dépend pas de son sexe, cela aurait pu très bien fonctionner avec un petit garçon. Sa féminité joue vraiment un rôle symbolique, on éprouve de ce fait plus d’empathie à son égard, elle symbolise l’innocence, la pureté, la fragilité. Alors qu’on aurait tendance à attendre plus d’indépendance et d’autonomie d’un petit garçon (à tort bien sûr !).

Image associée

Quant aux deux monstres, malgré leur aspect très proche, ils ont une personnalité assez différente. Elias est dans l’action, c’est un sorcier puissant. Il fait même étalage de cette puissance prenant virilement la défense de sa belle. Il en devient effrayant. C’est d’ailleurs la tendresse de Chisé qui calme le monstre qui est en lui pour pas qu’il dépasse les bornes.

Tandis que le professeur est beaucoup plus passif. On ne sais pas s’il a un pouvoir particulier ou s’il est simplement une créature à l’aspect monstrueux. Il est maladroit et tendre. Il cherche à prendre soin de cette petite fille qu’il a recueillie, mais ne sais pas trop comment s’y prendre. En lui aussi, se cache une puissance inquiétante, les flèches le touchent, mais ne semblent pas l’atteindre, mais sa façon d’agir est différente. Même en déployant sa monstruosité pour protéger la fillette, il reste passif et subit la violence des autres. La violence vient paradoxalement des humains et non de lui. Elias semble se battre contre lui-même pour ne pas laisser sa bestialité prendre le dessus, tandis que le professeur semble accepter avec un fatalisme troublant la malédiction qui le touche.

Deux univers fantastiques :

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Kore Yamazaki nous offre un univers fantastique très riche où la magie s’incruste sur un décor très contemporain. Le mobilier et l’habillement nous rappellent l’occident moderne, mais il est peuplé de toutes sortes de créatures sorties du monde des contes et légendes que nous associons spontanément à un univers de style moyenâgeux. Ici les deux ambiances semblent cohabiter. D’un côté, nous avons des aspects très modernes, d’un autre Elias vit reclus dans une campagne assez intemporelle au milieu des créatures magiques semblant remonter d’un autre temps.

Malgré un décor contemporain, l’omniprésence de la magie et la réclusion dans laquelle vivent nos deux héros font qu’on a quand même du mal à situer l’histoire racontée dans une vision alternative de notre présent. J’ai du refeuilletter les albums pour me faire une idée précise de l’époque à laquelle évoluent les personnages. Inconsciemment, j’avais situé l’intrigue dans une Angleterre victorienne (peut-être aussi à cause l’accoutrement extravagant d’Elias et de sa fée du logis assez anachroniques).

Cet univers est très riche, on nous donne beaucoup de détails sur la magie et son fonctionnement, on rencontre de très nombreuses créatures. Beaucoup de figurants et personnages secondaires sont présents malgré l’isolement dans la campagne profonde des deux tourteaux.

En revanche, l’univers proposé par Nagabe reste, dans ce premier tome, beaucoup plus mystérieux, plus secret. On nous donne des informations à dose homéopathique, on ne sait pas où l’on se trouve, à quelle époque, on ne sait pas vraiment ce qui se passe, ni pourquoi. Les explications sont très rares et données de façon détournée. A nous de recomposer le puzzle à partir des indices qu’on nous livre. Là encore, c’est assez difficile de situer cet univers dans le temps : les constructions et les visages des humains nous ramènent à un décor occidental, les habits du professeur et de la fillette me font penser à la fin du XIX siècle, tandis que les armures des soldats sont très moyenâgeuses. Comme vous pouvez le voir dans l’image ci-dessus, un parapluie tout ce qu’il y a de plus moderne cohabite avec un soldat armé de flèches. Cet assemblage de décors rappelant des époques différentes ajoute au côté étrange et mystérieux de l’univers proposé.

Alors que dans The Acient Magus Bride la magie est omniprésente, ici le fantastique s’exprime à travers une malédiction qui transforme les hommes touchés en créatures monstrueuses. On ne connaît pas l’origine de cette « malédiction ». Est-ce une maladie ou un sort ? Nous en serons peut-être plus dans les prochains tomes.


Voilà, je m’arrête là, ça commence à devenir très long 🙂 J’espèce avoir clairement mis l’accent sur les ressemblances et les différences des deux titres et surtout vous avoir donné envie de les découvrir  🙂

L'Enfant et le Maudit 1L’enfant et le Maudit
Nagabe
(2015)
2017 pour la version française
éditions komikku
1/2 (toujours en cours au Japon)

 

The Ancient Magus Bride 1The Ancient Magus Bride
Kore Yamazaki
(2013)
2015 pour la version française
édition komikku
6/7 (toujours en cours au Japon)

 



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