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Quelques contes sur Audible

A l’occasion de ce nouveau mois des Contes et Légendes, j’ai eu envie d’explorer le catalogue audible. Ce n’est pas que les recueils de contes manquent dans mes étagères, mais, j’adore me faire raconter des histoires, alors pourquoi ne pas opter pour des livres audio ? J’ai déjà quelques livres CD que nous écoutions régulièrement avec mes filles, des contes sur l’appli audible me sont soudainement apparus comme une bonne idée non seulement pour mes trajets quotidiens dans les transports publics, mais aussi pour occuper Mimiko dans la voiture (bon là… je crois que je me fais des illusions, mais… je peux toujours proposer 😁).

Après avoir exploré le catalogue audible, j’ai jeté mon dévolu sur 4 premiers livres :

Couverture de Contes russes 1Couverture de Carte Postale du BrésilCouverture de Contes pour enfants pas sagesCouverture de Les Contes d'une Grand-mère

Contes russes, lu par Fabienne Prost (43 minutes). PurpleVelvet m’a donné envie de découvrir le folklore russe avec ses articles à l’occasion du mois des contes et légendes en mars dernier. Sur audible, il y a pas mal de propositions côté contes russes, j’ai choisi celui-là parce que j’aime beaucoup la couverture.

Carte postale du Brésil, lu par Muriel Blush (37 minutes). Contes et comptines, musique et paroles. Ce recueil semble promettre un beau voyage. Et comme ça, je fais d’une pierre deux coup (les mois des contes et des légendes + le challenge Amérique latine)

Contes pour enfants pas sages de Jacques Préver, lu par Dominique Pinon (27 minutes). Ma soeur et mon ainée aiment beaucoup Prévert. Mais moi la poésie… Du coup quand je suis tombé sur des contes écrits par Prévert j’étais très curieuse. Et comment résister à ce titre ?

Contes d’une grand-mère de Géorge Sand, lu par Anne Trémolières (2h15). La encore, c’est la curiosité de découvrir une auteur très connu et reconnu s’adonner à l’exercice de style qu’est le conte. D’autant plus que, de George Sand, je ne garde qu’un très vague souvenir des lectures obligatoires au collège. Je n’en ai jamais relu depuis.

J’espère avoir fait bonne pioche 🙂

Si vous aussi vous utilisez audible ou que vous avez l’habitude des livres audio, n’hésitez pas à nous laisser en commentaire vos conseils « lectures » contes et légendes.

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Elio – Virginie Bégaudeau et Claire Bohn

Mignonne petite histoire avec Elio, un petit hérisson qui a perdu sa maman et qui veut lui rendre hommage à l’occasion de la fête du village en confectionnant un chapeau en ballons. Mais les hérisson et les ballons ça ne fait pas bon ménage.

Elio est sorti aux éditions Plumes Solidaires en juin dernier. J’ai surtout apprécié les illustrations qui sont très tendres.

⇒ Elio sur amazon

les éditions Plumes Solidaires


 chut les enfants lisent

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Pourquoi j’ai mis de côté Avec Elle [audible]

Je vous ai récemment parlé du roman Sans Elle d’Amélie Antoine que j’avais écouté en audio sur audible. J’avais alors expliqué que je n’éprouvais pas de réelle empathie pour les personnages, que je ne m’étais pas attaché à eux. En effet, je ne les aimais pas. Je n’aimais pas leur caractère, mais la situation à laquelle ils doivent faire face, la disparition d’un enfant, est si grave qu’on leur pardonne. Ou plutôt on accepte de subir leur caractère.

Malgré ces sentiments pour les personnages, j’avais poursuivi la « lecture » et avait trouvé des qualités indéniables au roman.

Comme je l’expliquais dans ma chronique, j’avais été attiré par le projet littéraire du roman, à savoir 2 romans, 2 destinées, une même famille, racontés par 2 auteurs. Aussitôt fini Sans Elle j’ai donc commencé Avec Elle. On y retrouve la même famille, mais la petite Jessica ne disparaît pas. Et c’est là que les traits de caractère des personnages deviennent plus intolérables. Avec la disparition de sa fille, je pouvais pardonner facilement à la mère son caractère franchement insupportable. Mais là, ses tourments amoureux me la rendent seulement antipathique. Elle a un caractère que je ne supporte pas et je ne lui trouve aucune excuse valable. J’ai donc beaucoup de mal à m’investir dans la lecture. Non pas à cause de la qualité du texte. Mais vraiment à cause de la personnalité des personnages, incompatible avec moi. Je n’en aime aucun. La mère est insupportable, j’ai envie de la baffer. Le père est indolent. Et les deux jumelles… j’ai envie d’en prendre une pour frapper l’autre. Jessica est égocentrique au possible et Colin culpabilise pour tout, n’extériorise rien. C’est trop frustrant pour moi.

Voilà pourquoi, après plus de trois heures d’écoute (sur un total de 9) j’ai décidé de mettre de côté cette lecture et de ne pas aller plus loin. Peut-être y reviendrais-je plus tard. Peut-être que cette lecture est simplement incompatible avec mon humeur du moment. Ou peut-être est-ce simplement une lecture incompatible avec mon caractère et mes goûts. Quoi qu’il en soit, je n’y prends pas plaisir et je ne vais pas me forcer.

L’avez-vous lu ? Avez-vous lu les deux tomes de la série ? Je serais curieuse de connaitre votre ressenti.

sur Amazon

la série sur Audible

Couverture de Avec elle

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La Combe aux Loups – Lauren Wolk

Il m’aura fallu du temps pour venir à bout de ce roman jeunesse !

Couverture La combe aux loups

La Combe aux Loups de Lauren Wolk est sorti au printemps dernier aux éditions l’école des loisirs. C’est la couverture et le titre qui ont attiré mon attention. Le résumé me semblait prometteur et me voilà embarqué dans la lecture de ce roman jeunesse venu des USA.

La première page m’avait beaucoup plu et j’avais hâte de trouver le temps de m’y mettre cet été. Finalement, passé la première page mon enthousiasme est un peu retombé. Non pas que l’histoire soit inintéressante, ou que ce soit mal écrit. Loin de là. Mais, je ne sais pas, j’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages. J’ai trouvé le récit un peu trop manichéen, ça sent un peu trop la bonne morale chrétienne à mon goût. J’ai toujours du mal avec ce genre de morales, quand elles sont trop ostentatoires. Encore une fois, ce n’est pas parce que je ne partage pas le message, au contraire, mais c’est la façon de le faire passer qui manque, à mon goût, de subtilité. Laissez-moi vous expliquer pourquoi j’ai eu ce ressenti, qui m’a beaucoup ralenti dans ma lecture.

L’histoire se déroule dans la campagne américaine en 1943. La Deuxième Guerre mondiale bat son plein, et si nous sommes loin des champs de bataille, la guerre est quand même très présente dans l’esprit des gens. Annabelle va sur ses douze ans. Elle est une gentille fille, obéissante, éduquée,bien sur tout rapport, elle n’a même jamais menti. Mais l’arrivée d’une méchante fille dans son école va changer la donne. La garce s’en prend à elle et en fait son souffre-douleur. Betty est aussi méchante qu’Annabelle est bonne, violente, égoïste, prête aux coups les plus bas. Face à Betty Annabelle ne sait pas comment elle doit agir, aller voir les parents et tout leur dire ou essayer de se débrouiller seule et garder pour elle ses tourments. Mais peut-elle se taire quand sa meilleure amie est gravement blessée et que Betty accuse le pauvre Toby, un soldat de la Grande Guerre devenu vagabond ?

L’opposition Annabelle-Betty m’a, dans un premier temps, beaucoup irrité, l’une est trop bonne, l’autre trop méchante. Cet antagonisme manque de subtilité. Annabelle a 12 ans et elle n’aurait jamais menti ? Tous les enfants mentent de temps à autre ! Son côté petit fille modèle m’a vraiment beaucoup agacé dans la première partie du roman. L’auteur en fait des tonnes sur son bon caractère et loin de me la rendre agréable cette insistance a fini par la rendre exaspérante. Je n’aime pas les petites filles modèles. Heureusement, cela ne dure pas, dans la seconde partie du roman, là où l’histoire démarre vraiment, Annabelle se relève plus intéressante que ce que nous font percevoir d’elle les premiers chapitres. Certes, elle est très (trop?) bonne, mais elle est aussi intelligente et réfléchie. L’ingéniosité et l’acharnement qu’elle met à vouloir disculper Toby la rendent attachante (enfin !).

Dans cette insistance à montrer les vertus de l’une et les vices de l’autre, j’y ai vu une moralisation digne d’un cours de religion et ça, ça me hérisse les poils. Peut-être que j’exagère, mais c’est vraiment le sentiment que j’ai eu en lisant ce livre, j’ai l’impression qu’on me fait la leçon et je n’aime pas ça. D’ailleurs j’en suis venue à me demander si ce n’était pas un livre d’une autre époque, mais non, la version originale date de 2016.

Mais il y a quand même des aspects que j’ai beaucoup aimés dans le roman. Le personnage de la mère m’a beaucoup plus, une femme de son époque, qui ne se pose pas vraiment de questions sur son rôle dans la famille, mais qui a une très forte personnalité et un très bon cœur. Elle fait preuve d’une grande charité et d’une grande modestie dans ses actes. Elle a toujours une part de tard pour le pauvre Toby, mais elle ne ressent jamais de fierté mal placée pour ses comportements altruistes. J’ai aimé ce personnage même si, à l’instar de sa fille Annabelle, elle est un peu trop vertueuse.

La morale en elle-même est très bonne aussi, Annabelle se bat contre les préjugés et son combat est louable.

Malgré tout il y a des longueurs et la première moitié du roman ne m’a vraiment pas convaincue, je l’aurais abandonné si je ne m’étais pas engagé à en faire une critique. Je ne regrette pas pour autant d’avoir persévéré parce que j’ai beaucoup aimé le dernier tiers du livre que j’ai lu avec plaisir.

Un bilan mi-figue mi-raisin de mon côté. L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

sur le site de l’école des loisirs

⇒ sur amazon ou Decitre


challenge petit BAC 2018

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Team Blast – tome 1

Couverture Team Blast

Deux enfants se promènent dans un musée où sont exposé des objet de notre quotidien et qui ont, apparemment, disparu depuis. Il y a même une pièce où est reconstitué un coin de nature. Les enfants ont à peine le temps de s’émerveiller, un zombi arrive et les emporte. Ils se retrouvent sur un bateau  avec le zombi et son amie la plante carnivore. Ils requièrent l’aide des enfants pour détruire un monstre créé par la pollution. C’est ainsi que né la Team blast. Le zombi, la fleur et les deux enfants vont devoir se battre contre les conséquences d’une pollution excessive pour préserver ce qui reste de nature.

Résultat de recherche d'images pour "Team Blast"

J’ai trouvé l’idée amusant. Tout en ayant une lecture classique d’enfant partant à l’aventure, des monstres à combattre et même un zombi (on se croirait dans un jeu vidéo) les jeunes lecteurs sont sensibilisés aux problèmes de pollution et ses conséquences.

L’idée est très bonne, le résultat mitigé. Je n’ai pas vraiment accroché. Ça va vite en besogne et on ne prend pas vraiment le temps de présenter les personnages ou le contexte. Nous sommes vraiment dans un jeu vidéo, on rentre dans le vif de la partie en ayant zappé la cinématique d’intro. Ce manque de contextualisation m’a un peu perturbé, ça rend le propos peu lisible. Et… pourquoi un zombi ?!

Bref, c’est rapide, facile à lire il y a de l’action et de l’humour, mais il manque un petit quelque chose pour le rendre plus lisible dans son propos.

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Grendel – tome 1

Camélia, une ancienne chevalière de la garde royale attend la peine capitale pour trahison. C’est alors qu’on lui propose un marché, si elle accepte de mener à bien une mission secrète, sa vie sera épargnée. Camélia tient à la vie plus qu’à tout et accepte sans hésiter. Sa mission sera d’escorter un enfant dragon, nommé Grendel, qui était jusque là enfermé dans une tour et vénéré comme une divinité. Sauf que les hommes chassent les dragons et que celui-ci se trouve menacé. Camélia doit l’amener dans un royaume voisin pour le mettre en sécurité, après quoi elle sera libre. Du moins, c’est ce qu’on lui a dit. Quel sort on réserve à Camélia et à l’enfant dragon ? Sans doute rien de bien joyeux. Mais pour l’heure, nous n’en sommes pas là. Camélia et Grendel partent en voyage. Celui-ci va durer quelques mois si tout se passe bien. Mais en chemin, les complications ne manquent pas. Entre animaux sauvages, bandits et fantômes. Le duo va devoir affronter de nombreux danger. C’est sans trop de difficulté que la très forte Camélia surmonte ces dangers. Sans difficulté, mais non sans souffrance. La jeune femme est dotée d’une extrême empathie, elle ressent la douleur de chaque coup qu’elle porte à autrui.

Grendel n’a jamais quitté sa tour où il a vécu de façon aseptisée. Tout est nouveau pour lui. Il est à la fois naïf et innocent comme un enfant et troublé par tout un tas de question et réflexions provoquées par cette aventure. Il est très attachant et, Camélia a beau crier à qui veut l’entendre qu’elle ne pense qu’à elle-même, on voit bien qu’elle est en train de s’attacher au petit Grendel.

Grendel, petit et sans défense ? Vraiment ?

De Grendel parlons-en. Je trouve que la représentation du dragon est ici très originale. Je n’avais pas encore rencontré ce genre de dragons.

Couverture Grendel, tome 1

J’ai beaucoup aimé ce premier tome et je dois dire que je ne m’attendais pas à être aussi prise par l’histoire. J’avais été attiré par la couverture et cela faisait si longtemps que je n’avais pas lu de manga fantasy, je me suis dit pourquoi pas, ça peut être sympa. Et finalement, je me suis très vite prise au jeu. J’ai particulièrement aimé les dessins que je trouve plutôt originaux, ce ne sont pas les visages qu’on a déjà vus cent fois. Si le dessin reste très typé manga avec tous ces codes, il a ce petit quelque chose qui le rend immédiatement reconnaissable parmi les autres et c’est un aspect auquel j’accorde beaucoup d’importance dans les manga. J’aime que ce soit beau, même s’il y a des auteurs qui arrivent à s’en affranchir, je préfère quand c’est beau et intéressant.

Ici la première partie de l’équation est gagnée. J’adhère complètement au dessin qui a un petit quelques chose de féérique qui colle parfaitement à l’ambiance conte de fées moyenâgeux. Mais qu’en est-il de la qualité de l’histoire ? On est ici dans un manga initiatique traditionnel, le groupe (Camélia et Grendel), les liens d’amitié qui se créent au fur et à mesure qu’on avance dans l’aventure et qu’on se bat contre des ennemis de plus en plus puissants. Classique, mais bien mené. J’ai trouvé les deux personnages principaux touchants. Cette histoire de déménagement de dragon est intrigante. Cachent-ils quelque chose ? Est-ce que le paladin a dit toute la vérité à Camélia sur cette mission ? Pourquoi ce changement maintenant alors que le dragon semble avoir passé des années dans la tour ? On a des réponses, mais on se demande si ce ne sont pas des mensonges. Puis il y a tout un tas d’ennemis qu’on nous annonce et qu’on a pas encore croisé. On a envie de savoir comment notre duo va se sortir du prochain coup. Une lecture détente très agréable.

Le coin des curieux :

Grendel est le nom d’une créature dans le poème Beowulf, c’est le descendant de Caïn, le premier meurtrier de l’humanité. C’est aussi le premier monstre que Beowulf affronte. Est-ce un hasard si l’auteur a choisi ce nom pour son dragon ?


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Devil Inside – tome 1

Jun est un beau lycéen, riche et extrêmement intelligent. Si intelligent qu’il aide  la police dans leurs enquêtes. Et la police justement est aux prises avec un terrible tueur en série, qu’il finissent par arrêter grâce à l’aide du jeune homme. Mais le tueur arrive à s’évader.  Cette nuit-là tout bascule. Jun, qui s’éforçait d’être un jeune homme bien sous tous rapports, va devoir révéler son véritable visage, un visage diabolique.

Si tout ce qu’il fait c’est soi-disant par amour, il n’en devient pas moins un odieux personnage prêt à tout pour sauver sa belle. Mmm… la sauver de quoi au juste ? Ses réactions sont dramatiquement exagérées au vu de la situation et le contexte ne justifie pas vraiment les décisions qu’il prend. Est-ce que cette histoire de vouloir sauver sa belle n’est qu’une excuse qu’il se donne pour laisser enfin libre court à sa véritable et terrifiante nature? Ou est-ce que l’auteur va un peu trop vite en besogne et prend quelques raccourcis un peu faciles ?

Après ce premier tome, je ne sais pas trop quoi en penser. Je n’ai pas vraiment été convaincue par cette longue introduction. Les personnages sont tous très caricaturaux. Jun est trop tout (trop beau, trop intelligent, trop puissant pour être crédible). Cela me laisse penser que le scénario est un peu too much.

D’un autre côté, l’histoire ne commence qu’à la dernière page, qu’une nouvelle inspectrice (du genre trop tout aussi) reprend l’enquête en main. C’est là que l’histoire peut devenir intéressante dans un combat de cerveau à la Death Note. Comment ne pas penser à Light contre M, ou encore à Lost Brain.

C’est dans le tome 2 que tout va ce décider, combat épique des temps modernes entre chevalier blanc et chevalier noir ou combat de coqs ? C’est ce qu’il me reste à découvrir.

Avez-vous lu Devil Inside ? Qu’en avez-vous pensé ?


Challenge un max de BD en 2018

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Sans Elle – Amélie Antoine [audible]

Le 14 juillet Patricia amène Jessica voir le feu d’artifice. Sa jumelle, Coline, est restée à la maison avec son père, elle a été punie pour une histoire de bouteille de parfum. Les deux fillettes ont 6 ans. Jessica aura 6 ans pour toujours. Ce soir-là, sa mère la perd de vue quelques instants et tout bascule. La vie de cette famille ordinaire ne sera plus jamais la même.

Couverture Sans elle

Sans Elle est l’une des faces d’un projet littéraire à quatre mains. À partir un même point de départ, 2 auteurs vont livrer deux histoires dont le pivot est Jessica. Avec ou sans elle. Solène Bakowski livre une première histoire : Avec Elle, tandis que Amélie Antoine nous livre le volet Sans Elle. C’est par ce dernier volet que j’ai commencé.

Je ne peux pas dire que j’ai pris plaisir à écouter cette histoire, car elle est bien trop tragique pour que je puisse utiliser le mot « plaisir ». Mais j’ai été saisie, tout au long du récit, par l’art de Amélie Antoine  de rendre les événements et les personnages vivants et étonnamment réels. L’interprétation du texte, lu par Ludmila Ruoso, renforçant cet effet. L’histoire était aussi tangible que si je l’avais vu à travers un écran. Je trouve d’ailleurs que l’histoire, telle qu’elle est écrite, ferait un très bon scénario de série.

Au centre du récit, on trouve Coline et ses parents, mais il y a une multitude de personnages secondaires qui me font penser aux personnages des séries policières. Ce n’est pourtant pas autour de l’enquête sur la disparition de Jessica que ce centre le récit. Mais sur la famille et la façon dont chaque membre tente de survivre à ce drame.

Malgré la tragédie qui les frappe, je n’ai pas éprouvé de réelle sympathie pour Patricia, la mère, ni pour Coline, la jumelle qui reste. Mais j’ai aimé la façon dont les personnages sont construits.

La fin m’a beaucoup surpris, et c’est assez rare pour être souligné !

Ce qui m’a attiré dans ce livre, plus que le sujet, c’est le projet littéraire. 2 destinées, une famille, écrite par deux auteurs différents commençant par un même point de départ. Amélie Antoine nous livre la vie de la famille Simoëns sans Jessica. Quelle aurait été la vie des la famille si ce fameux soir du 14 juillet Jessica n’avait pas disparu ? C’est ce qu’il me reste à découvrir avec Avec Elle de Solène Bukowski.

sur Audible

le site d’Amélie Antoine

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Grand méchant loup cherche remplaçant

Ingrid Chabbert et Sylvain Diez - Grand méchant loup cherche remplaçant.

Ingrid Chabbert et Sylvain Diez nous racontent le recrutement du nouveau grand méchant loup. Car oui, le grand méchant loup est fatigué, il veut partir à la retraite, mais il lui faut trouver un remplaçant. Il poste alors une petite annonce. Les candidats se succèdent, mais qui est trop lion, qui trop mouton, qui trop petit… le grand méchant loup écarte tous les candidats un à un. Mais il y en a bien un qui ne va pas s’avouer vaincu aussi facilement !

Un joli album, avec une histoire très simple et un texte très court, mais rigolo. Les dessins, comme le texte est minimaliste avec des formes très géométriques . J’ai aimé le contraste entre le réalisme des bâtiments et les animaux très stylisés. Même si je trouve ces derniers un peu trop stylisés.

À noter la qualité de l’album, avec une belle couverture rigide d’un beau bleu et un papier très épais.

Un album qui devrait plaire aux plus petits et qui va vite se lire et se relire.

⇒Paru chez Frimoüsse.

⇒ achetez sur Decitre ou Amazon

Ingrid Chabbert sur facebook

Sylvain Diez


challenge petit BAC 2018 challenge albums 2018

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Mange, prie, aime d’Elizabeth Gilbert [Audiolivre]

Les voies du seigneur sont impénétrables. Et impénétrables sont les voies qui m’ont amené à lire ce livre. Car je dois vous avouer, je n’avais jamais entendu parler de ce titre, écrit par Elizabeth Gilbert en 2006 (et traduite en français en 2008) et adapté depuis au cinéma. Non, jamais. Pas avant ce mail qui me proposait de découvrir la version audio lue par Catherine Creux et disponible chez Audible.

Couverture de Mange, prie, aime : Changer de vie, on en a tous rêvé... Elle a osé

Quand, la première fois, j’ai lu le mail je n’y ai pas prêté grand attention. Pas un livre pour moi, ai-je pensé. Le titre suffisait à m’en persuader, et ce malgré un sous-titre alléchant : Changer de vie, on en a tous rêvé… Elle a osé. (Je ne sais pas vous, mais rêver de changer de vie est ma seconde nature et ce quelques soit ma vie en question). Puis, j’ai fini par le rouvrir.

Allez, ça coûte rien d’essayer. N’as-tu pas envie de retenter l’expérience de l’audiolivre ? Tester audible avec autre chose qu’un roman ça peut être intéressant, tu ne crois pas ? J’ai fini par me convaincre moi-même et, non sans appréhension, j’ai répondu à ce mail.

Me voilà donc embarqué dans cette expérience de vie, celle de Liz (Elizabeth Gilbert), une auteur dont je ne savais rien si ce n’est qu’elle est américaine. Avec ce livre, elle nous invite à partager un an de sa vie, dans les détails les plus intimes de sa réflexion personnelle. Un an pendant lequel elle va partir en quête d’elle-même dans une sorte de voyage initiatique post-moderne en trois étapes qui la conduira tout d’abord à Rome, puis dans un ashram yoguique en Inde et enfin auprès d’un sorcier balinais.

Je me réjouissais de commencer ce voyage par l’Italie et les plaisirs de sa cuisine. Mais je n’étais pas au bout de mes surprises ! Alors que je partais en terrain conquis, que la familiarité que m’inspirent l’Italie, ses plats de pâtes et ses pizzas me rassurait, de cette première étape du voyage je n’ai retenu qu’un agacement inexplicable. Tout m’a agacé. Tout ! J’étais tellement agacée que je m’en prenais même à la lectrice dont le ton m’exaspérait. J’étais tellement agacée que j’ai fini par me demander pourquoi ce récit me mettait dans un tel état. Il n’y avait, objectivement, pas de quoi être si énervée. Cette colère je la connais, je ne la connais que trop bien. C’est là que j’ai commencé à me dire que ce n’était peut-être pas un hasard que je me retrouve avec ce livre entre les mains. À chaque révolte, je me suis interrogée sur mes propres sentiments et, clopin-clopant, je suis venue à bout de la première étape du voyage.

Je m’attendais à détester la seconde étape du voyage. Mais, là encore, j’allais être surprise. Après cette première étape assez douloureuse (au sens où j’ai du me force à continuer l’écoute), j’ai traversé la seconde partie dans un tout autre état d’esprit. Après seulement un chapitre ou deux, je me suis rendue compte que même la voix de la conteuse, qui n’a pas changé, ne m’agaçait plus du tout. Je me suis même amusée d’avoir éprouvé de tels sentiments. Et étrangement, j’éprouvais de la joie à écouter les récits des prières dans l’ashram indien. Bon, ça ne me donne pas du tout envie d’aller en Inde pour me lever à 3 heures du matin et méditer toute la journée, mais au-delà du yoga et de la forme que prend la recherche de spiritualité chez Liz, j’ai aimé sa réflexion sur elle-même et sur son besoin de trouver Dieu. Une réflexion dans laquelle finalement je me retrouve et qui peut parler à beaucoup de gens d’horizons et de croyances divers. Cela m’a beaucoup fait réfléchir et j’ai trouvé cette deuxième étape très apaisante. Le voyage en Inde m’a mis de bonne humeur, dans de bonnes dispositions.

Qu’en est-il de la dernière étape du voyage et du livre ? Bali. Cette dernière partie du récit m’a peut-être moins fait réfléchir que la seconde, mais je l’ai trouvée agréable et amusante. Je l’ai plus vécu comme s’il s’agissait d’un roman, d’une aventure et non pas d’une étape initiatique réelle. Cette dernière partie m’a semblé plus romancée, peut-être moins introspective. C’est l’étape de l’ouverture aux autres, de l’amour retrouvé et ça fait peut-être un peu roman à l’eau de rose, mais, finalement, je trouve qu’Elizabeth Gilbert écrit bien et on a envie de savoir comment tout cela va se terminer pour elle.

Je ne regrette pas d’avoir découvert ce livre, loin de là ! Il a même eu sur moi un effet auquel je ne m’attendais pas du tout et qui, je pense, va se ressentir sur la durée. Cela ne va peut-être pas changer ma vie, mais ça a fait bouger des choses en moi, ouvert des portes. Je suis vraiment heureuse de l’avoir découvert et je m’excuse d’avoir tant pesté contre Catherine Creux  durant la première partie du livre, cela ne tient pas du tout à sa performance que j’ai trouvé très bonne, finalement.

Mange, prie, aime lu par Catherine Creux


challenge petit BAC 2018 Challenge Il Viaggio : on repart?!!!

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