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La soupe aux cailloux de Fou, Lou et Shou

J’ai enfin trouvé le temps de découvrir avec Mimiko ce nouvel album des éditions Fei (sorti le 19 août).

Comme le précédent album de cette maison d’édition dont je vous ai parlé, Les Raisins sauvages, ce nouveau conte a une très jolie couverture aux couleurs pour le moins lumineuses ! Avec les raisin sauvages nous avions des tons bleus et verts apaisant, ici c’est un jaune intense qui nous réveille. Et réveiller c’est ce que vont faire Fou, Lou et Shou avec le petit village de montagne qu’ils vont visiter.

Peut-être connaissez-vous déjà l’histoire de la soupe aux cailloux ? Il s’agit en effet d’un conte traditionnel européen. Pour ma part, si le titre m’était familier, je n’avais que de très vague souvenir et j’ai été ravie de découvrir cette version de Jon Muth. L’auteur a adapté le conte et le transposant en Chine, où trois moines Zen vont ramener la joie dans un village de montagne. Grâce aux trois moines et leur soupe aux cailloux les villageois retrouveront le bonheur du partage.

Une très belle histoire racontée par de très jolies illustrations. Le texte est court mais il ne manque pas de poésie. Il se lit facilement à haute voix (j’ai presque pas cafouillé ce qui pour moi est un exploit ^^’). C’est beau et plein d’humour.

Mimiko a beaucoup aimé les trois moines. Et a écouté attentivement les explications qui, à la fin de l’histoire, viennent donner quelques clés de lecture supplémentaires. On y apprend que les noms des moines sont ceux de 3 divinités chinoises, ce que signifient les 3 cailloux empilés où encore la raison du choix de la couleur jaune. Des informations qui donnent envie de relire l’album en regardant de près les détails qui se glissent ça et là dans les dessins.

Les illustrations, des aquarelles très douces et chaleureuses, nous ont séduites toute les deux. Mimiko en a choisi quelques unes pour vous (il s’en ai fallu de peu qu’elle ne me fasse photographier l’album en entier 😀 ) :

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Retrouvez la soupe aux cailloux sur le site de l’éditeur et découvrez-y un extrait de l’album.

Jon Muth est un auteur/illustrateur américain spécialisé dans le livre pour enfants depuis 1999. On lui doit également Petits contes Zen et  Nouveaux contes Zen que je vous laisse découvrir chez mon amie Blandine (en lisant cet album j’ai tout de suite pensée à elle et je ne me suis pas trompée puisque elle avait déjà chroniqué une précédente édition)


Un grand merci aux éditions Fei qui nous ont fait découvrir ce joli livre qui aura su séduire la mère comme la fille. Je le conseille à tous les amateurs de contes, d’ambiance zen ou tout simplement de jolis albums illustrés.


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Le voleur d’estampes

ImageSi vous fréquentez ce blog vous l’aurez sans doute remarqué, j’ai un faible pour la culture japonais, le manga et l’ukiyo-e. Quand on m’a proposé Le voleur d’estampes de Camille Moulin-Dupré j’ai sauté sur l’occasion avec beaucoup d’enthousiasme. Ce titre réunissais à lui seul plusieurs de mes centres d’intérêt. Il ne pouvait que me plaire ! Et je n’ai pas été déçue : mon premier coup de cœur bd/manga de l’année ! Merci aux édition Glénat de m’avoir fait découvrir ce titre.

Mais alors pourquoi avoir mis autant de temps à publier mon avis ? C’est simple, quand j’aime beaucoup un livre j’éprouve toujours des difficultés à en parler. Je ne veux pas me montrer trop enthousiaste de peur de fausser les avis de ceux qui liraient ma chronique avant le livre (moi j’ai tendance à être extrêmement critique vis à vis des livres ayant reçu de trop bonne critiques, mon esprit de contradiction sans doute).

Le voleur d’estampes est une courte série terminé en deux tomes dont le premier volet est paru en janvier dernier chez Glénat Manga dans sa collection seinen (la date de sortie du deuxième tome n’est pas encore annoncé). Pourtant son auteur, Camille Moulin Dupré est français. On pourrais donc classer cet ouvrage dans le global manga, ces bandes dessinées type manga produite hors Japon. Cependant le voleur d’estampes est si original dans sa forme que cette classification pourrait être assez réductrice. En effet, graphiquement, le voleur d’estampe ne ressemble pas du tout à un manga. Encore moins à une BD franco-belge. L’inspiration vient du monde de l’ukiyo-e, images du monde flottant, les estampes japonaises. Et oui, ce livre ressemble à un recueils d’estampes qui prendrais vie pour nous raconter une histoire romantico-fantastique dans le Japon de la fin de l’ère Edo (XIX siècle). On pense notamment aux livres illustrés de cette époque qui avait un grand succès et que l’on cite souvent comme l’un des ancêtres du manga moderne (Hokusai a illustré de nombreux ouvrages, mais ça c’est une autre histoire).

Kinkin Sensei Eiga no Yume Painted by Koikawa Harumachi 1775

C’est précisément ce graphisme très original qui m’a séduite. Mais le voleur d’estampes n’est pas qu’un exercice de style graphique. Il nous raconte aussi une histoire :

Nous sommes au Japon, l’ère Edo touche à sa fin. Le monde politique japonais est en crise. Alors qu’un général écarté du pouvoir revient en province avec sa fille, jeune aristocrate opiomane que tout ennuie, pour rasseoir son pouvoir sur ses terres avant de repartir à la conquête de la capitale, il se retrouve confronté à un voleur espiègle qui se moque de lui et de son armé dérobant des objets d’art dans les belles demeures des quartiers aisés. Le voleur qui n’était qu’un petit problème, devient le centre d’intérêt du général qui voit dans ses vols un insulte personnelle. Sa fille en revanche y voit une distraction et éprouve tout de suite une attirance pour ce voleur énigmatique. Mais qui est-il ? C’est un jeune homme qui ne se résout pas à quitter cette ville qui ne lui offre pas beaucoup d’opportunités, qui travaille le jour dans le restaurant de son père et qui la nuit devient un fantôme que personne n’arrête, lui aussi pour tromper l’ennui, car ce n’est pas la richesse qui l’intéresse, mais le plaisir de voler sans se faire prendre.

Le voleur d'estampes - détail
Le voleur d’estampes – détail

Deux jeunes gens qui s’ennuient et qui refusent ce que le destin leur réserve, un monde en crise qui perd ses repères… sous l’habit d’une lointaine époque c’est finalement une histoire très moderne que nous raconte Camille Moulin-Dupré. Une histoire intemporelle. Un classique aussi avec la rencontre de deux jeunes gens qui appartiennent à deux classes sociales que tout oppose mais qui pourtant partage de points communs à commencer par le fait de ne pas accepter leur réalité.

Manga de Hokusai – détail du tome 6

L’histoire à ce quelque chose de classique qui fait qu’elle ne surprend pas. Mais pour moi l’intérêt de ce titre ne réside pas tant dans ce qu’il raconte mais dans la forme que prend le récit. Le parti pris de dessiner comme sur une estampe est très surprenant, original et, je trouve, très bien réussi. On reconnait certaines estampes (ou morceaux d’estampes), on y retrouve toute l’ambiance qui se dégage des images du monde flottant et je me suis plu à scruter les détails des planches, la façon dont le poisson est posé sur l’étalage, comment les figurants sont disposé dans le décor, comment le décor est mis en scène, la perspective, cet oiseau dans cette position, un peigne, un poulpe… j’ai regardé chaque planche comme j’aurais regardé un recueil d’estampe prêtant presque plus d’attention aux détails qu’à l’histoire elle même qui dans ma lecture servait plus de liant que d’ingrédient principal. J’ai aimé retrouver quelques références, me dire « ah ça me rappelle telle estampe ». Malheureusement ma connaissance de l’estampe japonaise est insuffisant pour que ces références soit claires et transparentes à mes yeux mais il y avait un quelques chose de déjà vu très agréable, comme un jeu de piste.

Le voleur d'estampes - détail
Le voleur d’estampes – détail
Femme se poudrant le cou, Kitagawa UTAMARO (1753-1806)

En dehors de ce soucis du détails rappelant l’ambiance de l’ukiyo-e, l’ensemble est harmonieux et fonctionne assez bien avec un découpage des pages très varié allant de la double page silencieuse à la multiplications de cases disposées en spirale tel un jeu de l’oie. Cela donne un rythme très particulier au récit, parfois très lent, dans la contemplation, puis rapide et saccadé.

Le voleur d'estampe - ce détail occupe une page entière
Le voleur d’estampe – ce détail occupe une page entière
Small Bird on a Branch of Kaidozakura – Hiroshige – 1844

Une touche fantastique s’invite dans le récit faisant appel à la figure mythique du tengu. Est-ce du fantastique ou du fantasme ? Est-ce que le voleur cache quelques chose de mystérieux ou est-ce l’abus d’opium qui fait faire de drôles de rêves à la jeune femme ? Un doute persiste ce qui rajoute au côté mystérieux de l’intrusion du tengu.

Armor with the features of a tengu (tengu tōsei gusoku) Late Edo period, 1854
Le voleur d’estampes – quatrième de couverture

Un premier tome réussi, à mon humble avis. J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. J’ai trouvé ça original et rafraîchissant. Très poétique. Ça change. Sans être passionnant par l’intrigue, il sort son épingle du jeu par une approche graphique peu ordinaire, à la fois plaisant (je trouve le dessin très joli, même s’il peut paraître peu expressif pour un manga) et instructive (faire découvrir l’ukiyo-e). Si l’amateur d’estampe y trouvera un clin d’œil sympa, celui qui ne s’est pas encore intéressé à cette forme d’art japonaise aura peut-être envie d’aller voir dans quel univers Camille Moulin-Dupré trouve son inspiration. Quand à moi, j’ai hâte de découvrir le deuxième et dernier tome.

Girl jumps form Kiyomizu-dera – Suzuki Harunobu (1750)
Le voleur d'estampes - détail
Le voleur d’estampes – détail

J’espère vous avoir donné envie de découvrir cet étonnant global manga. En tout cas je le conseille vivement à tous les amateurs d’estampes.

Feuilletez des milliers de bandes dessinées gratuitement sur Sequencity

 

Pour en savoir plus :

Camille Moulin-Dupré

Le voleur d’estampe est son premier livre. Avant il a travaillé dans l’animation et le jeu vidéo. Son court métrage Allons-y Alonzo réalisé en 2009 en hommage à Belmondo  a été sélectionné dans plusieurs festivals.

⇒ à lire : rencontre avec Camille Moulin-Dupré sur Animeland

⇒ son blog, sur twitter, sur facebook, sur vimeo

Le voleur et l’estampe from Camille Moulin-Dupré on Vimeo.

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Sword Art Online vs Log Horizon

Parmi les 3 premières licences des éditions Ofelbe, 2 explorent un même univers, celui du MMORPG. Nous nous sommes partagées la lecture. Yomu-chan a prix Sword Art Online (qu’on appellera ici par son petit nom SAO) dont elle connaissait vaguement la version animée, moi j’ai pris Log Horizon (LH pour les intimes) et sa jolie couverture verte. En nous faisant l’une à l’autre un résumé rapide des bouquins que nous avions lu, nous avons eu l’impression que c’était un peu la même chose. Faut dire que les pitchs de départ se ressemblent beaucoup. Que se soit dans SAO ou dans Log Horizon, les personnages sont pris au piège dans un jeu en ligne, le fameux MMO.

couverture du premier tome de SAO chez Ofelbe

Un peu de vocabulaire pour se comprendre :

Bon je commence par faire un petit aparté sur le MMO. Parce que il y en a peut-être parmi vous qui n’ont jamais entendu parler de ce truc, ou qui n’ont que vaguement écouté les explications passionnées d’un petit frère (mea culpa !). Du coup je me dois de prendre 2 minutes pour expliquer (enfin…. m’expliquer à moi-même avant tout) ce que c’est exactement les MMO parce que bon, que ce soit dans SAO ou dans LH, les sigles barbares fusent dans tout les sens et moi j’y comprends rien.

Le sigle MMORPG vient de l’anglais massively multiplayer online role-playing game autrement dit jeu de rôle en ligne massivement multijoueur. Ah… tout devient plus clair… heu… non, pas vraiment. Recommence ! 

Alors, j’ai lu les explications de wikipédia avec la même attention précédemment attribué aux explications fraternelles, ce que j’en retiens (qui parait évident dès la lectures des premiers chapitres des romans suscités) c’est qu’il s’agit de jeu en ligne où plusieurs centaines de millier de joueurs se connectent simultanément et interagissent à la fois avec le système et entre eux. Chaque joueur se crée un avatar qui va vivre plusieurs aventures/quêtes en vue d’évoluer, gagner des niveaux de compétence. Dans ce type de jeu la communication entre joueurs joue un rôle très important et de nombreux joueurs créent des communauté virtuelles : les guildes.

Les MMO proposent le plus souvent des univers médiévaux-fantastiques ou sf.

Les XP font les points d’expérience que le joueur accumule en accomplissant les quêtes donné par des PNJ ou en tuant des monstres. Les PNJ sont des personnages non joueurs (autrement dit ils font parti du programme du jeu). Autre sigle barbare utilisé dans les romans : le PKplayer killer, c’est un joueur qui s’amuse à tuer les avatars des autres joueurs (des gens sympa quoi).

Voilà en gros. C’est suffisant pour comprendre dans quel univers évoluent les deux romans que je vais ici comparer.

couverture du premier tome de Log Horizon chez Ofelbe

Piégé dans un univers virtuel :

Un jeu qui devient plus vrai que nature, voilà le commencement de ces deux aventures épiques modernes. Pourtant dès le départ les deux romans proposent des univers très différents. Les héros des deux sagas se retrouvent piégés dans des jeux de rôle en ligne avec de nombreux autres joueurs, mais la façon dont le piège se met en place est très différente.

Dans SAO l’aspect technique est longuement expliqué, donnant un aspect presque vraisemblablement au commencement. J’ai même été étonnée du foisonnement de détails techniques. On sent que l’auteur cherche à donner le plus de réalisme possible. Les joueurs ont été piégé après s’être branchés sur une nouvelle sorte de console de réalité virtuelle qui détourne les ondes cérébrales pour faire mouvoir l’avatar dans un décor 3D, alors que le corps reste allongé sur le lit, inerte. Pour se connecter au jeu on enfile un casque qui recouvre entièrement le crane. Les échanges électriques entre le casque et le cerveaux permettent au joueur d’avoir des sensations très réelles, sentir des odeurs, des goûts, la chaleur, le froid, la fatigue…

Le créateur du jeu, un fou qui de toute évidence a pété un câble, a manipulé le jeu pour piéger les 10 000 joueurs connectés dès le lancement du MMO. Une fois entrés dans le jeu il leur est impossible de se débrancher, toute tentative extérieure pour leur enlever le casque mène à la mort. Les joueurs piégés n’ont qu’une solution pour pouvoir revenir dans le monde réel, finir le jeu et tuer le boss final en franchissant les 100 étages que composent la forteresse de Aincrad, le terrain de jeu de SAO.

SAO tome 1, illustration de abec

Et c’est précisément sur cet aspect que les deux romans différent le plus. Comme nous venons de voir, dans SAO les joueurs piégé savent dès le début de l’aventure comment ils sont arrivés dans le jeu, ce qui arrive à leur corps, et surtout comment sortir du jeu. Ils ont la solution, dès que le piège se referme sur eux. Tout ce qu’ils leur reste à faire c’est se battre, devenir plus fort et gagner le jeu (plus facile à dire qu’à faire !).

Dans Log Horizon c’est très différent. Dès le départ les joueurs sont dans l’incompréhension complète. Personne ne sait ce qui se passe, ni pourquoi, ni comment et encore moins comment sortir.

Alors que SAO utilise de nouvelles technologies pour créer un univers virtuel en 3D très réaliste, les héros de LH n’ont aucune idée de comment ils ont pu atterrir dans l’univers du jeu. Le transfert de la réalité à Elder Tale est bien différent de ce que propose Kawahara dans SAO. D’ailleurs, sont-ils vraiment dans le jeu ?

Dans LH les joueurs jouent en ligne de façon ordinaire, en utilisant un ordinateur connecté à internet. La plupart d’entre eux connaissent le jeu depuis un bon moment. Les guildes existent déjà, les personnages ont déjà acquis des points d’expérience et ont des niveaux enlevé au moment où leur réalité change. Les joueurs ne sont pas dans une réalité virtuelle mais dans une nouvelle réalité fortement inspirée du jeu en ligne. Bien que tout soit “vrai”, des vrais corps qui ont besoin de manger, dormir et se soigner, le monde est régit par les même règles que celle de Elder Tale, leur jeu. Leur propres corps ont changé pour former un étrange mélange entre véritable apparence et avatar.

Nous avons donc deux monde qui trouvent leur source dans le MMO, celui de SAO est un décor virtuel en 3D très sophistiqué à l’intérieur du quel est projeté la conscience du joueur. Celui de LH est une sorte de réalité parallèle dont on ne sait pas si elle est virtuelle ou réelle. Les deux univers ont en commun de fonctionner comme un jeu vidéo.

illustration du premier tome de Log Horizon – Kazuhiro Hara

Des combats pas très sportifs :

Comme nous venons de le voir, les mondes dans lesquels évoluent les personnages des deux sagas sont régis par les règles du MMO, les combats s’y déroulent donc comme dans le jeu : on doit préalablement choisir la technique de combat à appliquer dans un menu. Les dégâts infligés par les divers techniques dépendent du niveau d’expérience du joueur. Pour faire monter son niveau on doit faire des quêtes, tuer des monstres… Dans les 2 univers nos héros passent leur temps dans un menu virtuel qui s’affiche pour leur indiquer les techniques, les objets, le points de vie, communications avec les amis et je ne sais quoi d’autre caractéristique du fonctionnement d’un MMO. Une approche qui plaira aux adeptes de jeux qui s’identifierons très vite aux personnages et visualiserons rapidement les déroulement d’un combat. Pour moi qui n’ai jamais joué à ce genre de jeux, les combats dégagent une drôle d’ambiance. Je trouve que ça ne fait pas assez vrai et que ça manque d’adrénaline. Les joueurs m’affirmerons qu’en jouant l’adrénaline coule à flot, mais cela reste trop abstrait pour moi. Je visualise les combats à l’épée comme dans un film chanbara, non comme dans un jeu du coup il y a un petit décalage entre mon image mentale et les mots que je lis 🙂

Ça devient serieux XD #loghorizon #lightnovel #ofelbe

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

La mort vs l’immortalité :

Si les deux univers sont régis par les règles du jeu et par son fonctionnement (menu, techniques, niveau…) il y a une différence fondamentale entre les deux univers : la signification de la mort. SAO propose un univers purement virtuel pourtant la mort d’un avatar est définitive et entraîne la mort du corps resté dans la réalité. LH au contraire propose un univers qui semble plus réelle, où les corps ne semblent pas être de simples avatar numériques pourtant les joueurs ne connaissent pas la mort. Ou plutôt ils en connaissent plusieurs puisqu’ils sont instantanément ressuscités dans le temple de la ville la plus proche. Alors que les uns se battent pour ne pas mourir, les autres composent avec cette nouvelle immortalité. Dans un cas comme dans l’autre cela affecte profondément les personnalités des joueurs et entraîne certains d’entre eux à la dérive. Des PK se multiplient d’un côté comme de l’autre, même si cela n’implique pas la même gravité dans les deux cas.

scène de combat dans le tome 1 du manga SAO, dispo chez Ototo

Magie vs combat à l’épée

Autre différence, qui peut sembler anecdotique, mais qui aura son importance surtout dans le cas de LH, c’est la magie. Dans les MMO il existe divers type de personnages, ceux qui utilisent les armes et ceux qui utilisent la magie. Kawahara prends le parti d’éliminer toute magie de Aincrad, seules les techniques de maniement des diverses armes font la force des personnages de SAO, aucune magie ne peu leur venir en aide si ce n’est l’utilisation de potions de régénération et de cristaux permettant de se téléporter. Objets que chacun peut acheter ou trouver. Personne ne peut lancer de sort, ou utiliser des pouvoirs étranges.

Non seulement dans LH la magie existe toujours mais elle est même au centre de l’histoire puisque le héro, Shiroe, est un enchanteur. Il ne maîtrise pas de techniques armée. Sa force ne réside pas dans ses bras mais dans son cerveau. Certes il est d’un niveau élevé ce qui rend ses sortilèges puissant mais il n’en reste pas moins un joueur aux attaques faibles et à la défense fragile. Sa force c’est son sens de la stratégie. Alors que dans SAO c’est surtout le courage, voir la témérité, la technicité, la vitesse et la capacité de concertation en combat de Kirihito qui font le lui le héros. Shiroe de LH arrive à ses fins en élaborant de complexes stratagèmes et en déployant des stratégies réfléchies (ce qui ne l’empêche pas d’être aussi rapide et concentré lors des combats armés). L’un est en première ligne, l’autre reste légèrement en recul derrière ses compagnons pour les diriger et soutenir afin de garantir la victoire par une parfaite synchronisation. Attention ce n’est pas parce que Kirihito se démarque par son niveau d’épéiste que cela veut dire qu’il n’a rien dans le ciboulot, il possède également d’excellentes capacités d’observation et de déduction. Ben ouai, on est quand même dans un univers fantasy au premier degré, les héros y sont trop fort ! Dans SAO encore plus que dans LH, Kirihito n’est pas seulement fort et intelligent mais aussi beau et charismatique, le chevalier servant parfait, clichés et stéréotypes en veux-tu en voilà 😉 Shiroe il a au moins le mérite d’être un binoclard pas doué pour parler aux filles et… ah ! mais ça aussi c’est cliché et stéréotypé à mort XD Je vous l’ai dit, on est dans du premier degré : du stéréotype, du fan service et tout les ingrédients de la recette mainstream nippone qu’il faut.

Shiroe – tome 1 de Log Horizon

Stéréotypes et clichés, une recette qui fonctionne :

Et puisque on parle clichés, penchons nous sur la question deux minutes. Ce qui fait la réussite des deux titres ce n’est pas l’originalité de leur intrigue, encore moins l’originalité des personnages, c’est juste le talent de l’auteur à rendre son récit captivant et agréable, malgré l’utilisation de clichés et stéréotypes éprouvés.

J’avais déjà souligné l’aspect particulièrement caricatural des personnages de LH dans mon précédent article (on a le binoclard intelligent, le grand costaud marrant et un peu pervers, la jeunes filles menue mais impitoyable, la chaleureuse belle fille à forte poitrine, la sérieuse secrétaire à lunette… plus cliché tu meurs). SAO n’a rien à envier à son camarade ! Les personnages y sont tout aussi stéréotypés même si leur style est un peu différent. Je dirais que SAO cherche à séduire un public féminin par un fan service bien chiadé sur Kirihito qui en plus d’être beau et intelligent est charismatique, sensible, généreux, un peu ingénu… Bref c’est le héros d’anime parfait quoi. Un peu petit peut-être mais bon comme il est trop classe on lui pardonne facilement sa petite taille XD Les filles de SAO sont aussi toutes plus cliché les unes que les autres. Et là encore on sent les persos déjà vu dans je ne sais pas combien d’anime et de manga. Faut croire que la recette marche. Du coup on en abuse allègrement. Mais est-ce pour autant désagréable ?

Moi je n’ai pas été dérangé par l’excès de cliché parce que j’ai pris ces deux light novel pour ce qu’ils sont : un simple divertissement, pas de la littérature. Et de ce point de vue  Mamare Toumo (LH) et Reki Kawahara (SAO) se débrouillent très bien. Ils savent construire leur univers et nous distraire le temps de la lecture.

Le commencement vs la fin :

Autre différence importante : la temporalité du récit. L’un commence par le commencement. Le premier chapitre de LH nous jete dans le vif de l’action mais très vite nous revenons au début et tout nous est expliqué dès le commencement. On voit comment ce nouvel univers et les joueurs s’organisent du choc initial à une sorte d’équilibre ouvrant enfin la voie à la recherche de réponses possibles. SAO au contraire place le récit deux ans après que le “jeu” aie commencé. Nous avons des explications quant à ce qui les a conduits ici, des flashbacks qui nous racontent le début et quelques épisodes intermédiaires mais l’aventure elle se déroule à la fin de la quête. On ne cherche pas des réponses, on cherche la solution finale.

Et alors ? Ben je trouve que cette distinction donne un aspect très différent aux deux quêtes, les héros n’ont pas le même but, n’ont pas la même expérience, le même recul, la même organisation, etc.

Sword Art Online vs Log Horizon, qui remporte la palme du meilleur light novel ?

Nous l’avons vu, ces deux titres partagent de nombreux points communs à commencer par leur thématique et le support qui sert de point de départ aux deux aventures : le MMORPG. Clichés et fan service garnissent les deux romans. Cependant la façon d’exploiter ces points communs diffère entre les deux auteurs tant dans leur style d’écriture (je n’en ai pas trop parlé ici, mais… je suis nulle en la matière, je ne pourrais pas expliquer grand chose) que dans l’aventure qu’ils racontent. Les héros font face à des problématiques différentes, ces univers dans lesquels ils ont été projetés malgré eux sont régis pas des différences fondamentales comme la vie et l’immortalité. Préférer l’un à l’autre dépendra surtout, je pense, de la sensibilité du lecteur et de l’aventure qui rentre le plus en résonance avec ses propres rêveries. Je l’ai dit, nous avons à faire à du divertissement, pas de la littérature. Il ne s’agit pas de savoir lequel est mieux écrit mais lequel nous amuse le plus.

De ce point de vue là moi j’ai une préférence pour Log Horizon, le monde fantasy avec magie et quêtes épiques qu’il propose me correspond plus que le MMO sophistiqué proposé par SAO. J’ai surtout apprécié la seconde partie du livre qui après une longue introduction nous lance dans la conquête de ce nouveau monde. En revanche j’ai trouvé la première partie de SAO bien plus fluide et vivante. On est très vite pris par l’intrigue et j’étais surprise de lire sans pouvoir m’arrêter alors que cet univers est moins familier pour moi. SAO a un meilleur rythme. Et la première partie est très plaisante à lire. J’y ai trouvé plein de rebondissement intéressants et de surprises. C’est très bien mené. En revanche je trouve que cette partie se suffit à elle-même. Je le conseillerais volontiers à tous les lecteurs désireux de plonger le temps d’une lecture dans un univers fantastique riche en émotions, combats, romance et surprises. Mais je ne ressens aucune envie de lire la suite. Ce premier récit m’a comblé.

A contrario la fin de Log Horizon ma donné envie de lire la suite. Tandis que sa première partie est un peu longue et redondante.

Voilà, il ne vous reste plus qu’à lire les deux pour les départager 🙂 Et venez me donner votre avis sur la question 😉

Merci aux éditions Ofelbe pour m’avoir fait découvrir ces deux romans


Le petit plus :

Encore un mot avant de vous quitter. Puisque on parle divertissement sachez que ces deux licences sont déclinées en divers support. Je me suis uniquement intéressé à leur version en roman (soit l’originale) mais on peut aussi en profiter en manga et/ou en anime et SAO est même disponible en jeu vidéo (logique !)

Le light novel SAO se décline au Japon et 15 tomes. Les éditions Ofelbe proposent une version française en volume double. Le troisième tome sort aujourd’hui même. La série sera complète en 6 volumes.

Retrouvez SAO sur le site de l’éditeur, vous pouvez également lire un extrait du premier tome.

La licence se décline aussi en manga. Les différents arcs du roman sont adapté dans différentes séries manga. 4 sont disponibles aux éditions Ototo : Arc Aincrad (terminé en 2 tomes), Arc Fairy Dance (terminé en 3 tomes), Arc Phantome Bullet (en cours, 1 tome dispo), Progressive (en cours, 3 tomes dispo). Chaque Arc est dessiné par un mangaka  différent.

 

Si vous préféré, vous pouvez aussi regarder l’anime, elle aussi est licencié en France chez  Wakanim

Log Horizon n’est pas en reste côté média-mix. Le light novel qui au Japon est toujours en cours et compte 9 tomes et proposé en français par les éditions Ofelbe en double volume (le second est prévu pour le mois de mai).

Retrouvez le sur le site de l’éditeur, ici un extrait du premier tome

Tout comme la précédente, cette licence se décline aussi en manga et en anime.

Le premier tome du manga Log Horizon est disponible chez Kana, la série ne compte qu’un seul tome pour le moment, même au Japon. Un spin off en manga, Log Horizon – La brigade du vent de l’Ouest est également en cours chez Kana (3 tomes dispo).

 

L’anime quand à elle est licencié chez adn

Cette fois c’est fini. sore jaa mata !

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Log Horizon, entrez dans la partie !

Aujourd’hui je vous amène dans un univers parallèle avec le dernier light novel des éditions Ofelbe : Log Horizon.

Je vous avais parlé de Spice & Wolf et de son univers moyenâgeux, Yomu-chan vous a parlé de Sword Art Online et son univers jeux vidéo, avec Log Horizon on fait un mix des deux et on part vers de nouvelles aventures chevaleresques.

Couverture Log Horizon (roman), tome 1

Tout commence avec une bataille mené par un enchanteur, un gardien et un assassin contre d’étranges créatures : plantes carnivores, fouines sournoises et autres mousses vénéneuses. Où sommes nous ? Que se passe-t-il ?

Nous sommes à Elder Tale, un MMO. Enfin ça c’était avant ! Depuis le jour de la Catastrophe de nombreux joueurs se retrouvent piégé à l’intérieur du jeu. Comment sont-ils arrivés là ? Personne ne le sait. Lors de la dernière mise à jour du jeu les joueurs qui étaient connectés se sont réveillé dans le décor de leur jeu préféré. Est-ce juste un décor ? Une mauvaise plaisanterie ? Une illusion ? Leur corps est-il resté dans la réalité ? Comment sortir du jeu ? Tout le monde se pose beaucoup de questions, mais les réponses ne viennent pas. Pour combien de temps seront-ils ainsi piégés ? Peu importe, le fait est que depuis la Catastrophe ils sont bien là. Et si leur corps est un mix de leur avatar et de leur véritable apparence, fort est de constater qu’il sentent vraiment le vent souffler, la faim les tourmenter, la peur les glacer… Ce nouveau corps est bien réel, tout comme ce décor tout droit sorti de Elder Tale et les monstres qui les attaquent. Tout cela est bien réel mais ce n’est pas pour autant la réalité. Du moins pas la réalité qu’ils ont connu jusque là. Ce nouveau monde semble être régi par les mêmes règles que celles du jeu. Un aventurier peu combattre tel que l’aurait fait son avatar (tant est qu’il ne se laisse pas paraliser par la peur), il peut consulter son menu, visualiser l’état de ses PV, de ses PM ou encore contacter mentalement ses camarades comme ils l’auraient fait avant via la chat-box. S’il se fait tuer il se ré-matérialise dans la cathédrale et c’est reparti pour un tour. Ils sont piégé dans un jeu plus vrai que nature et ils n’ont aucune idée du moyen d’en sortir.

Shiroe

C’est dans cet étrange univers que Shiroe s’est révéillé. Jeune étudiant et joueur vétéran d’Elder Tale, il est de nature solitaire. Il n’appartient à aucune guilde mais ses étonnantes capacités de stratège en ont fait un compagnon de jeu apprécié et recherché. Le binoclard surnois, comme le surnomment certains, a des amis et certains sont pris au piège ici avec lui. Faut dire que l’annonce de la dernière mise à jour avait attiré beaucoup de monde sur les serveurs du jeu ce jour là. Même Naotsugu qui pourtant ne jouait plus depuis un moment. C’est justement vers Naotsugu que Shiroe s’est tourné pour ne pas complètement perdre la tête le jour de la Catastrophe. Ensemble ils vont se soutenir et chercher a comprendre ce qui leur arrive. Très vite il comprennent que dans cette univers étrange ils peuvent utiliser les capacités de leur avatar et décident de se concentrer sur l’entrainement. Leur chemin les mène à rencontrer Akatsuki, un assassin (ou plutôt une assassine) qui va se joindre à eux pour former un petit groupe informel.

Naotsugu

Dans la première partie du tome, intitulée Premiers pas dans un autre monde, l’univers se met en place. On fait la connaissance de Shiroe, personnage principal, et avec lui on découvre cet étrange monde. Puis à travers lui, on rencontre d’autres personnages : ses 2 compagnons d’infortune mais aussi Marielle et sa guilde de l’Union du croissant de lune, avant de partir pour une première quête de sauvetage qui menera Shiroe et ses deux compagnons d’Akiba, leur port d’attache, à Susukino, une plus petite ville à plusieurs semaines de là.

Cette première quête va ouvrir l’esprit de Shiroe, qui jusque là s’était contenté de rester en retrait. Il n’a pas réussi à comprendre leur présence dans ce monde mais les réponses qu’il trouve en chemin vont le convaincre qu’il est temps pour lui de prendre les choses en main. Effrayés et apathiques les joueurs piégés se sont laissés renfermer dans une ambiance de plus en plus pesante et les abus de pouvoir sont fréquents. Shiroe veut changer les choses. Sa décision est prise. En grand stratège il place ses pions pour amorcer la métamorphose d’Akiba. C’est cette partie d’échec qui va se jouer dans la deuxième partie du tome intitulée Les chevaliers de Camelot.

Tout comme c’était le cas de Spice & Wolf et SAO, l’édition française proposé par Ofelbe réuni en un seul volume deux tomes japonais. Chaque partie correspond donc à un volume distinct au Japon.

couverture du deuxième tome japonais : Les chevalier de Camelot

Un autre monde

Avec Log Horizon on plonge dans un MMO. Ou RPG, ou MMORPG ou RGPOMENFN… hein ? ce dernier n’existe pas ? Faut dire que moi en matière de MMO j’y connais rien du tout ! J’avais d’ailleurs un peu peur de me sentir perdue, moi qui n’ai jamais joué à ce genre de jeux vidéos (et presque pas aux jeux vidéo en général) allais-je trouver un intérêt à lire ce roman ?

Si les amateurs de RPG seront vire plongé dans une ambiance qui leur est familière, l’auteur à pensé à ceux qui n’y conaissent rien comme moi. Dans la première partie il prends vraiment le temps de nous présenter son univers. Le décor d’Elder Tale nous est très bien décrit, mais également la façon dont les personnages peuvent faire telle ou telle action. L’auteur insiste également sur les différences parfois énorme et parfois subtiles qu’il y a entre le jeu Elder Tale tel qu’il était joué dans notre réalité et ce nouveau monde qui semble s’en être inspiré. Tout cela est un peu long et dure une bonne moitié de la première partie. A un moment je me suis bien demandé s’il allait se passer quelque chose mais finalement je me dit que toute cette mise en place était nécessaire pour que je m’imprègne bien de l’ambiance et que je comprenne en quoi consiste ce type de jeu. J’en avais déjà vu puisque mon petit frère est un grand amateur de ce genre de jeux, mais mon expérience se limitait à l’écouter poliment durant ses longues explications obscures et passionnées et à décliner moins poliment toutes ses tentatives d’embrigadement. Entre les explications détaillées de Touno Mamare, les illustrations de Hara Kazuhiro (chaque chapitre s’ouvre sur une présentation illustrée d’un personnage avec détails d’item et diverses info typiques des RPG), et les souvenir de mes discussions avec le frérot, je ne me suis finalement pas sentie perdue comme je le craignais. Au contraire, cela me donnerais presque envie de jouer. Je dis presque ! Parce que moi les combats… c’est pas mon truc.

Et puis, l’univers dans lequel évoluent les personnages étant sorti d’un jeu vidéo, cela permet une plus grande liberté à l’auteur puisque cela n’a pas à être particulièrement vraisemblable ou cohérent. L’ambiance qu’il crée tient la route et on s’y sent très vite chez soi.

En quête de stéréotype :

 Si l’univers créé par Touno est agréable et bien présenté, il n’est pas pour autant une révolution dans l’univers fantasy. Je dirais même qu’on y trouve une ambiance typique de l’univers anime fantastique. Oui, n’ayant jamais joué à un RPG je n’ai aucune base de comparaison, mais j’ai suffisamment vu d’anime pour y voir tout de suite une affiliation directe. L’ambiance est là et tous ces stéréotypes aussi.

Les personnages que nous propose l’auteur sont fort sympathiques mais sorti d’un moule déjà éprouvé. On a le binoclard sournois, le costaud à l’humour douteux, la petites fille mignonne et féroce comme un tigre, la belle et plantureuse chef de guilde, la secrétaire sérieuse à lunette… Bref ils sont tous là, nos personnages habituels. Pour chacun d’entre eux j’ai pu trouver des équivalents dans divers animes. Ce côté très, trop peut-être, typique du manga/anime (et maintenant light novel) mainstream m’a parfois fait sourire. Disons que cela rends leurs diverses réactions attendues. Nous ne somme pas vraiment surpris mais cela n’est pas réellement un problème.

Tout comme j’aime aussi lire et voir des manga/ anime mainstream, lire ce genre de roman c’est aussi sympa. C’est drôle, léger et pas prise de tête. On s’amuse. Je pense que l’autreur ne se prends pas trop au sérieux et malgré le côté entendu de certaines situations, il arrive à créer un univers qui tient la route, des personnages sympas et une histoire qui, petit à petit à su me séduire, voir me captiver. Bref c’est une recette connue, un plat traditionnel mais qui ne manque pas de saveur.

Je pourrais dire la même chose des illustrations de Kazuhiro Hara qui bien que classiques ne manquent pas de charme. J’ai aimé surtout la couverture et sa couleur verte. Le livre est richement illustré ce qui rends la lecture d’autant plus agréable et légère. Un plus non négligeable pour les amateurs de ce style d’illustrations, ils ne devraient pas être frustrés.

Henrietta

Partons à l’aventure !

 Le début peut paraître assez long. Comme je le disais plus haut, l’auteur prends son temps pour poser le décor. Mais une fois lancé dans l’action le rythme s’accélère ! Alors que la lecture de la première partie m’a pris un certains temps, j’ai dévoré la seconde partie que j’ai trouvé beaucoup plus passionnante.

Après avoir bien pris soin d’explorer les possibilités de cet univers, Shiroe et sa bande vont partir à Susukino délivrer une donzelle en détresse (et oui, je vous avez dit qu’il y avait du stéréotype…) cette quête est assez rapide et devient surtout intéressante avec l’arrivée de Nyanta, un nouveau compagnon d’aventure dont j’ai apprécié la présence (peut-être parce que c’est un vieux comme moi XD). A partir de là, Shiroe change. Ou plutôt il se révèle. Et ce n’est pas du tout un personnage inintéressant (abstraction faite de quelques clichés). Pas sûr de lui, se considérant comme un solitaire, il se révèle non seulement être un stratège mais aussi un véritable  leader. Il a un cœur pur mais n’hésite pas à se salir les main pour arriver à ses fins. Il ferait presque peur.  Le combat que mène Shiroe dans cette deuxième partie est d’autant plus fascinant qu’il le mène sans armes. Tout est dans la psychologie et la manipulation d’information. J’ai trouvé ça très marrant à lire et je ne me suis pas ennuyée une seconde. J’ai hâte de voir ce que nous réserve la suite des aventures, seront-elle aussi subtile que Les Chevaliers de Camlot ?

Nyanta

Log Horizon en cuisine

Le mois dernier j’ai organisé un événement interblog intitulé Des livres en cuisine, il s’agissait de présenter des livres où la cuisine joue une rôle central. C’est amusant de voir que j’aurais pu y présenter Log Horizon. En effet ici la nourriture joue un rôle très important. Dans ce nouveau monde la nourriture est abondante et pourtant tout semble avoir le même goût : celui d’un crackers mouillé ! Imaginez, vous qui avait l’habitude d’avoir une alimentation riche et varié, vous qui aimez les steak saignants, les crèmes au soja ou les baigné aux pommes, non seulement on vous projette dans un univers parallèle carrément flippant mais en plus vous n’avez plus que du crackers mouillé à vous mettre sous la dent ! Il y a vraiment de quoi céder au désespoir ! Et si justement la clé était dans l’assiette ? Je ne vous en dis pas plus 😉

Et c’est pas fini !

Presque ! Juste encore quelques mots pour vous dire que Log Horizon est adapté en anime et en manga. Les deux sont disponibles chez nous. L’anime est distribué en streaming légal chez ADN tandis que le manga est disponible chez Kana.

Pour en savoir plus sur le roman, allez faire un tour sur le site de l’éditeur où vous pourrez lire un extrait.

A lire aussi les avis de Mei-Amadis et Shao

le manga
l’anime

Merci aux éditions Ofelbe pour cette nouvelle collaboration.

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Spice & Wolf ~ le light novel

Aujourd’hui j’ai le plaisir de vous présenter un nouveau light-novel. Nous avons déjà parlé plusieurs fois de ce genre de littérature nippone sur ces pages. Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est un light novel je vous invite à lire cet article que j’ai écris il y a déjà un petit moment. Depuis j’ai lu quelques uns des rares light novel paru en France et aujourd’hui j’ajoute un titre à cette petite collection : celui de Spice & Wolf de Isuna Hasekura (illustré par Jyuu Ayakura) paru au printemps dernier chez Ofelbe, éditeur qui se spécialise dans le light-novel, avec pour le moment 2 séries à son actif et bientôt une troisième.

Mais revenons au roman qui nous intéresse aujourd’hui : Spice & Wolf. Cette saga met en scène 2 personnages Holo, louve déesse des moissons, et Lawrence, un jeune marchant ambulant, dans un univers fantastique à l’ambiance médiévale. La série compte au Japon 17 tomes écris entre 2006 et 2011. Pour mieux s’adapter au marché français, les éditions Ofelbe ont opté pour un double volume ce qui devrait donc faire 8/9 tomes chez nous. Le deuxième tome sortira d’ici quelques jours. Aujourd’hui je ne vous parlerais que de mes impressions sur le premier volume.

L’histoire se met en place :

Lawrence, marchand itinérant, se rend dans un petit village pour échanger ses marchandises. Il arrive au moment où les villageois s’apprêtent à célébrer des festivité en l’honneur d’Holo, la déesse-louve protectrice des moissons. A cause de ses fêtes païennes tenues plus ou moins secrètes, Lawrence doit quitter rapidement le village. Quel étonnement quand il découvre une jeune femme nue étendue sur sa cargaison de fourrures !

Elle est belle, elle est douce… mais que diable fait-elle là ?! Non mais, il suffit pas d’avoir un joli minois pour émouvoir un marchand itinérant chevronné comme Lawrence. Il n’a peut-être que 25 ans mais cela fait déjà 7 ans qu’il travaille à son compte et traverse régions et pays en quête de bonnes affaires.

Il remarque alors la queue et les oreilles canines de la belle. Fille démon ? Non, déesse des moisson. La fameuse Holo, la déesse du village qu’il vient à peine de quitter, s’est fait la malle déçue par les villageois qui ne croient plus assez en elle. Elle veut regagner les terres du nord d’où elle est partie il y a bien longtemps déjà.

Attendri par la solitude de la louve (qui fait écho à la sienne) Lawrence accepte de la prendre comme compagne de voyage. En échange elle mettra sa sagesse au service des affaires. Car le marchandage, c’est à celui qui sera le plus malin !

C’est ainsi que nos deux compagnons commencent leur voyage à travers diverses contrées pour faire du commerce.

couverture du tome 2 japonais

J’ai aimé dans ce roman l’ambiance inspirée du Bas Moyen-Age/Renaissance européenne. J’ai grandi en Italie, berceau de la Renaissance, et  cette période me fascine depuis que je suis petite. Ce que j’ai aimé ici c’est que les éléments fantastiques restent marginaux dans un décor hautement réaliste. Il n’y a pas de dragon, d’elfes et de trolls à tout bout de champs. On a des vrais gens, avec des vrais métiers, on suit un commerçant itinérant, on apprends avec lui le fonctionnement du commerce de l’époque, l’importance des comptoirs commerciaux et des guildes, on entre dans des tavernes, on croise des artisans, des bergers, on se promène au marché… bref la vraie vie, plausible, dans laquelle on peut se projeter sans peine. Et là un élément fantastique, la présence d’Holo fille-louve, ajoute un soupçon de magie pour rendre le décor plus attrayant et mystérieux. On y crois, du moins on peut y croire tout dépend du degré de rêverie du lecteur 😀 Moi qui ai passé mon enfance à chercher des fées, je n’ai pas de mal à me projeter dans un monde où Holo existe. Ici on fait un voyage dans le temps, un temps où la magie était possible. Quand des êtres magiques apparaissent partout on fait un voyage dans une autre dimension, une autre réalité qui n’est pas la notre. J’ai aimé le décor proposé par Isuna Hasekura parce qu’il est très proche de la réalité.

Le réalisme est poussé au point d’avoir des leçons sur la spéculation sur taux de change ou autres manipulation commerciales auxquelles Lawrence s’adonne. Certains trouverons peut-être ces passages ennuyeux, personnellement je n’ai pas été dérangée dans ma lecture par les explications techniques qui sont plutôt intéressante et que l’on peut aussi reporter à notre monde mercantile actuel, même si j’avoue n’avoir pas tout retenu des longues explications et avoir parfois décroché au profit de l’intrigue moins complexe que les transactions commerciales qui occupe nos héros.

En revanche j’aurais aimé que les auteurs donnent un peu plus de consistance à cet univers en nous fournissant une carte qui permette au lecteur de se repérer dans l’espace, les personnages étant perpétuellement en voyage, cela aurait été sympa de visualiser leur déplacement sur une carte. Peut-être y aurons nous droit dans une prochain volume.

L’ambiance et le décors sont agréables, qu’en est-il des personnages ? 

Lawrence est toujours pragmatique, il ne perds jamais de vue son objectif : faire du bénéfice. Mais cela ne l’empêche pas d’être un homme droit et honnête : manipuler ses partenaires commerciaux pour augmenter son bénéfice oui, les escroquer non ! Homme d’affaire chevronné, il n’en reste pas moins un jeune homme rêveur et naïf en ce qui concerne la gente féminine. Sa vie de marchand ambulant et sa timidité face aux jolies filles ne lui ont pas donnée l’occasion de gagner autant d’expérience en séduction qu’en négociation mercantile. Et ce pour le plus grand plaisir de sa compagne de voyage qui ne cesse de le taquiner.

Lawrence est un personnage sympathique et attachant. La façon dont il prends conscience de son attachement pour Holo ou encore tous les effort qu’il fait pour ne rien laisser paraître de ses sentiments le rendent attendrissant.

Lawrence – image tirée de l’adaptation animé

J’ai moins aimé le personnage d’Holo qui souffre d’une image trop stéréotypé. Jolie, pleine d’entrain et de malice, sa façon de taquiner Lawrence la rend sympathique. Le problème c’est que l’auteur a voulu trop en faire ! A force de souligner certains trait de son caractère il l’a rendue caricaturale et moins vraie. Si l’on croit facilement à la maladresse de Lawrence, il devient difficile de croire à l’intelligence d’Holo quand on ne cesse de la clamer sans pour autant nous la montrer. Certes elle fait preuve de lucidité et perce à jour divers pièges tendus, elle est capable de manipuler ses interlocuteurs à son avantage, mais à vraie dire aucune de ses réplique ne m’a surpris par sa grande intelligence. Elle arrive au même conclusions que le lecteur. Il ne suffit pas de répéter qu’un personnage est intelligent pour qu’il en ai l’air. L’auteur aurait peut-être dû moins se répéter et mieux travailler l’attitude de son personnage et ainsi que les dialogues.

Par ailleurs Isuna Hasekura a voulu rendre son personnage plus attrayant en lui donnant un attitude extrêmement puérile, ce qui est censé la rendre plus séduisante. Et je dis bien censé puisque à mes yeux cette caractéristique la rend surtout caricaturale et toute calibré pour un certain public amateur de lolita au quel je n’appartiens pas. Je trouve déjà que lui donner une apparence de jeune fille de 16 ans n’est pas très pertinent pour une « louve sage » âgé de plusieurs siècles, si en plus elle se comporte comme un gamine… Elle joue de cette apparence et se montre souvent moins puérile qu’elle ne le laisse paraître, mais je me répète l’auteur en fait un peu trop en ce qui la concerne. Du coup le personnage manque de profondeur. C’est dommage car il y a du potentiel. Il reste à espérer que l’auteur saura lui donner plus de caractère et de maturité dans les tomes suivant.

Ceci dit elle a tout de même des aspect touchant. Elle est drôle et agréable.

Holo lors de sa première rencontre avec Lawrence (Jyuu Ayakura)

Parlons du livre !

Tout d’abord quelques mots sur le style. Si l’histoire est agréable et charmante, le style n’est pas excellent. J’ai lu une bonne centaines de pages avant de vraiment entrer dans l’histoire, ça démarre assez lentement. L’écriture n’est pas assez vive et intrigante pour tout de suite accrocher le lecteur et, bien que passant un bon moment, quand l’heure arrivait de fermer le livre (je lis dans le train, faut bien fermer le bouquin quand j’arrive au terminus) je n’ai éprouvé aucune frustration à l’idée de ne pas poursuivre de suite ma lecture. Au contraire, j’étais heureuse de ces pauses imposées qui m’empêchaient de tomber dans l’ennui. Passées les 100 premières pages, le rythme s’accélère, on s’est attaché aux personnages et ils commencent à se retrouver dans des situations critiques. On veux savoir comment ils vont s’en sortir et on commence à ressentir un peu d’addiction pour le roman. Cette addiction ne dure guère longtemps car ce que je croyait être une caractéristique du premier volume , se répète à l’identique dans la deuxième partie (qui est l’équivalent du tome 2 japonais). J’ai comme l’impression que chaque nouvelle aventure va suivre le même schéma narratif : lente mise en place avent une précipitation des événement et mise en danger des personnages avec rapide solution du problème. Ce qui n’est pas pas très équilibré comme structure narrative.

Autre reproche que je ferais à Isuna Hasekura c’est de remplir par des dialogues inutiles. Car il y a des passages où les échanges entre Holo et Lawrence sont d’une grande banalité et n’apportent rien ni à l’intrigue ni à la construction des personnages. Heureusement pour nous ces passages ne sont pas rares mais très brefs. La grande présence de dialogues étant, rappelons-le, une des principales caractéristique du light-novel qui doit se livre vite et facilement. Vite n’est pas un mot que j’utiliserais puisque finalement j’ai pris pas mal de temps pour finir le volumineux tome des éditions Ofelbe. Mais en la matière je ne suis guère une référence, je lis toujours très lentement. Ce qui est sur c’est que le niveau de langage est très simple et à la portée de tous (sauf peut-être pour les parties techniques qui si elle n’utilisent pas de termes particulièrement compliqué peuvent faire décrocher le lecteur non intéressé par l’économie). C’est donc une lecture facile qui séduira plus par l’histoire et les personnages que par son style, assez neutre.

Un point très intéressant des light-novel proposé par Ofelbe (Spice  & Wolf et SAO) c’est qu’ils sont accompagnés par les illustrations d’origine. Car l’autre caractéristique essentielle du light-novel c’est le fait être illustré ! Toutes les éditions de light-novel que j’ai lu jusqu’à présent avaient fait l’impasse sur les illustrations, changeant même les couverture sans doute de peur de faire fuir le lectorat habituel de roman jeunesse. En effet les illustrations sont de type manga. Or fort est de constater que l’on oppose souvent le public manga au public roman. Que je sache on peut aimer les deux ! Je ne pense pas qu’une illustration manga nuise à la qualité d’un roman. Je pense notamment au roman Le gardien de l’esprit qui est excellent et dont les couverture japonaises est très belle. Ofelbe affiche clairement sa volonté de réconciliation des deux publics en offrant aux fans de manga connaissant déjà les adaptations sur d’autres support (manga et anime) des light-novel dans leur jus (illustration d’origine) tout en adaptant le format du livre aux habitudes de lectures des amateurs de fantasy et sf (tome double, grand format). Je ne peux que saluer cette initiative (surtout que je n’avais pas hésité à reprocher à d’autre éditeurs d’avoir supprimé les illustrations originales). Et puis, j’aime bien faire des petites poses en image…

Spice & Wolf par Jyuu Ayakura :

Le roman comporte plusieurs planches couleur en début et fin tome, auxquels s’ajoutent plusieurs planches en noir et blanc disposé tout au long du roman.

En toute franchise, si j’étais heureuse de découvrir le chara-design initial de Spice & Wolf (qui a inspiré par la suite le manga et l’anime) je ne suis guère sensible à ce type de dessin. Non pas qu’il soit mal dessiné. Au contraire, il est plutôt joli. Disons que c’est le style qui ne me touche pas. Le dessin de Jyuu Ayakura est assez classique et fait un peu trop shonen à mon goût. J’aurais préféré quelques chose de plus adulte. Cependant je trouve qu’il se marie très bien au texte de Isuna Hasekura auquel je pourrais faire le même reproche. (Sig ! :'( Je vieilli) Le côté enfantin des personnages on le retrouve dans les illustrations de Ayakura qui a su capter leur côté ingénu donné par le romancier. Surtout dans les planches en noir et blanc.

Holo et Lawrence par Ayakura
Holo et Lawrence par Ayakura

Alors ? Faut-il lire Spice & Wolf ?

ça c’est à vous de voir ! Pour ma part, j’ai trouvé que ce roman avait un certain nombre de défauts mais aucun n’a gâché mon plaisir de lecture. Je me suis laisser prendre au jeu et j’ai aimé l’ambiance moyenâgeuse. Malgré un côté un peu puéril des personnages je me suis attachée à eux et j’ai envie de les suivre, de les voir évoluer, grandir dans leur relation et leur rapport au monde. Et aussi j’ai envie de voir si l’auteur améliore son style au fur et a mesure qu’il avance dans cette aventure. Je lirais surement le tome 2 qui sont dans quelques jours. Et si vous aimez les histoires fantastiques et réaliste à la fois et les ambiances moyenâgeuses je ne serais que vous conseiller de donner sa chance à ce roman qui saura peut-être vous séduire. Je ne promet pas le coup de cœur 😉

Si vous voulez un avant goût vous trouvez un extrait sur le site de l’éditeur

Media-mix :

Les japonais sur champion en matière de media-mix ! Dès qu’un titre remporte du succès il se voit mixé à toutes les sauces !

Spice & Wolf n’échappe pas à cette mode. Le roman publié entre 2006 et 2011 connait une adaptation en manga dès 2007, suivie en 2008 par une adaptation en série animée.

Le manga, dessiné par Keito Koume, est disponible depuis 2012 en France aux édition Ototo Manga. La série est toujours en cours au Japon et compte déjà 11 tomes.

Je n’ai lu que le premier tome qui, à l’époque, ne m’avait vraiment pas convaincue. Je n’aimais pas le traintement des personnages et le fan service trop pesant et en décalage avec l’histoire. Finalement, après avoir lu l’originale, je me dit que l’adaptation est assez proche du roman, mais que ses défauts en sont accentués par un dessin mettant en avant les mauvais argument (si vous voyez ce que je veux dire…). Je ne l’ai pas relu depuis, peut-être le relirais-je maintenant avec un œil nouveau (mais pas forcement plus convaincu).

Vous pouvez découvrir un extrait du manga ICI

La série anime est aussi disponible en France en coffret dvd chez Black Box. Le coffret comporte la saison 1 et 2 plus 2 OAV.

La série est réalisé par Takeo Takahashi et  le studio Imagin.

J’ai le vague souvenir avoir vu quelques épisodes il y a fort longtemps. Dans ce vague souvenir, j’ai aimé. Mais je ne me souviens pas si j’ai vu seulement le début ou toute la série, c’est dire si ça m’a marqué XD

En voyant le visuel, je dirais que le réalisateur accentue encore un peu le côté juvénile des personnages ! Décidément rien ne va dans le bon sens !

Et le media-mix ne s’arrête pas là puisque il y a aussi un art book également disponible chez Ototo Manga

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Sword Art Online ~ by Yomu-chan

Une belle surprise. Je ne m’attendais pas à apprécier autant… m’enfin prenons les choses dans l’ordre. D’abord, un petit descriptif de ce light novel qu’est SAO (comprenez Sword Art Online) :

Il s’agit d’un livre écrit par Reki Kawahara et illustré par Abec.

Dans un futur pas très lointain l’industrie du jeu vidéo à tout fait péter pour un tout nouveau type de jeu en ligne. En effet à l’aide d’un super système les joueurs se retrouvent totalement plongés dans le jeu, ils peuvent s’y mouvoir, y ressentir des sensations physiques tel que la faim ou la fatigue, ils peuvent toucher, sentir et voir. C’est tout naturellement que ce système révolutionnaire attire énormément de monde le jour de sa mise en route. Seulement voilà, les milliers de personnes qui s’y sont connectés ne pourront plus en ressortir, le créateur fou de SAO à piégé tout les joueurs dans ce monde virtuel, le seul moyen d’en sortir c’est de mourir. Mais voilà, un game over dans SAO et c’est la vraie mort qui vous attend. Ah mais il y a peut-être de l’espoir, si le jeu est fini tout le monde pourra rentrer dans le monde réel. C’est alors que commence une quête militaire afin de terrasser un à un les boss des 100 étages de l’Aincard, cette forteresse où sont prisonniers les joueurs.

Le premiers livre proposé par les éditions Ofelbe est en fait un double tome. Dans la première partie on découvre l’univers et on fait la rencontre de nos personnages principaux : Kirito, le joueur solo et la belle Asuna, sous-chef de la guilde la plus puissante du jeu. On les suit dans leur quête à travers les étages pour zigouiller les boss et sortir du jeu. Puis, la seconde partie (beaucoup moins alléchante) revient en arrière et on y suit plusieurs histoires courtes mettant en scène Kirito et à chaque fois un nouveau personnage féminin.

Alors du coup, moi j’en ai pensé quoi ? Et bien comme je le disais plus haut j’ai été agréablement surprise. D’abord parce que, même si le scénario de base me semblait sympa, j’avais peur d’avoir à faire à de la littérature médiocre et peu soignée. Mais au fait SAO s’est révélé plutôt cohérent (en effet le seul faux raccord qui m’ai marqué c’est quand dans l’un des tout premiers chapitres Kirito se fait interpeller par une fille et qu’il nous dis « Il n’y a pas beaucoup de joueuses qui connaissent mon prénom, en fait il n’y en a qu’une seule, et c’est Asuna » et que dans la deuxième partie Kirito à pleeiinnn de copines, bref passons). Le scénario tient bien la route et c’est donc agréable de se perdre dans cet univers virtuel que l’on sent bien travaillé. Et puis l’autre bonne surprise c’est que finalement les personnages se sont révélés attachants ! Et ça je ne m’y attendais pas, je pensais plutôt avoir à faire des héros lambda de shonen cons comme leurs pieds, mais (même si ils ne sont pas spécialement originaux) ils ont ce petit plus de personnalité qui me les a rendu agréables.

Enfin, c’est du moins le sentiment qu’il me reste à la fin de la première partie. La deuxième, bien qu’elle nous permettent de plonger plus profondément dans le monde de SAO, je l’ai trouvé (à regret) tellement plus naïve. Déjà la présence de toutes ces minettes fascinées par Kirito devient très vite agaçante. Même si l’auteur se démène pour offrir une palette de sentiments divers, ça devient lassant. Mais bon si certaines des histoires m’ont laissée de marbre voir m’ont fait tiquer, la plupart m’ont permis d’en apprendre plus et sur SAO et sur Kirito et ça c’est agréable.

Autre petit bémol qui viendra s’ajouter à ma critique, c’est le choix des illustrations. Oui car pour ceux qui ne le saurait pas le light novel, qui est donc un type de roman japonais destiné à un public d’ados et de jeunes adultes, doit être illustré. Moi qui me faisait une joie de découvrir ce nouveau type d’objet,  là c’est très décevant, voir totalement inutile en fait. Je me retrouve avec un livre sympa agrémenté de quelques illustrations de piètre qualités qui ressemble trait pour trait à ceux que l’on voit dans le manga et l’anime. Enfin je devrait plutôt dire que le manga et l’anime ressemble trait pour trait aux dessins d’Abec. Car ce sont les illustrations du roman qui ont inspiré les deux adaptation suivantes. J’aurais voulu découvrir un autre graphisme. Le fait que l’oeuvre soit sortie sous plein de formes différentes aurait dû permettre une certaine diversité, au lieu de quoi on voit la même chose sous tout les angles. Et puis, je suis déçue parce qu’elles sont en noir et blanc (mauvaise langue que je suis, au débuts et à la fin on en a une série en couleurs). De plus, même si le dessin en lui-même n’est pas hideux (non, il est même sympa bien que très impersonnel, je trouve) il ne s’accorde, à mon sens, PAS DU TOUT avec l’histoire. Cet aspect un peu KAWAIIII détonne carrément avec le côté un peu mature que l’auteur avez réussit à donner à son histoire. Donc, c’est ici, très décevant. J’aurais voulu un dessin, en couleur et pas pixelisé en noir et blanc, avec plus de caractère et puis simplement différent de celui que l’on trouve dans le manga et dans l’anime, afin de pouvoir voir différentes choses. Et en plus (oui j’en rajoute une couche XD ) si je peux me permettre je trouve les quelques illustrations n’étaient pas très bien choisie, pas très bien placées…

Mais assez dit du mal de Sword Art Online, parce que finalement j’ai beaucoup aimé, et j’ai hâte de pouvoir lire la suite des aventures de Kirito !!

Merci aux éditions Ofelbe qui nous ont fait le plaisir de soumettre leur light-novel à notre jugement. Très bientôt un article sur Spice & Wolf !

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Angélique ~by Yomu-Chan & Bidib

By Yomu-chan

Les éditions Casterman ont contacté « le grand patron » de Ma petite Médiathèque pour nous proposer de lire en avant-première le premier tome de Angélique et d’en écrire une chronique.

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Angélique est une adaptation par Olivier Milhaud et Dara en global manga des romans (apparemment très connus , merde je ne les ai pas lu..) de Anne Golon. Auteur qui au moment d’écrire ses livres avait pour projet de créer un personnage féminin qui incarnerait à la fois la femme du XVII° siècle et la femme dite moderne. Voyons comment cela a été traduit en manga.

Mais avant tout un petit synopsis s’impose:

L’histoire commence en 1646 dans une pièce éclairé par le feu de cheminée où l’on fait connaissance avec Angélique, tous ses frères et  sœurs et sa nourrice . Cette dernière est en train de leur raconter la terrible histoire de Gilles de Retz. Puis on commence à suivre le quotidien de cette petite Angélique, fille de baron insouciante et pleine de courage.

Que dire de ce manga ? … Je viens juste d’en finir la lecture et je reste perplexe. Je ne saurais dire si j’ai aimé ou non. Le dessin est sympa, bien que un peu trop « rondouillard » des fois, en effet le graphisme des personnages est parfois en décalage avec la situation, mais cela reste agréable à regarder dans l’ensemble. J’aime beaucoup le design de Angélique lorsqu’elle est petite, cela la rend encore plus attachante.

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Je trouve que dans son ensemble le manga est trop « flou ». Que ce soit dû à la mise en page avec le découpage des cases ou aux dialogues, j’ai une vague sensation de « pas fini ». Ce que je veux dire c’est que l’on sent que l’histoire part d’un univers très riche mais qu’ici seulement une infime partie nous est montrée. Je me suis d’abord dit que c’est le passage roman/manga qui veut ça, seulement je n’ai pas lu les romans alors pourquoi aurais-je l’impression qu’il manque quelque chose ? Les personnages me paraissent trop superficiel ou alors ils sont trop « profonds » et on ne comprend plus ce que veulent dire leurs expressions et quel est le message que veulent nous faire passer les auteurs.

Et puis il me reste quand même ce sentiment dérangeant d’attente. C’est quelque chose que je déteste particulièrement quand je lis ou regarde un film : l’attente. L’attente du début de l’histoire, quand est-ce que l’action commence, quel est l’objectif du bouquin ?! Là, tout au long du livre j’ai attendu que « ça commence ». Les situations initiales c’est bien, oui il nous faut des scènes d’expositions mais bon… Je ne ferait pas plus de reproche parce que ce genre de défaut est un des « syndrome du tome 1 ». C’est vrai on peut avoir des séries avec des premiers tomes passionnants et pleins d’adrénaline mais dont la suite s’épuise très vite. Et à l’inverse des premiers tomes longs au démarrage mais dont la suite envoie du lourd. C’est pour cela que je reste indécise, j’attends de voir ce que nous réservent les prochains tomes avant de me prononcer .

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 Le mot du « grand patron » :

Quand j’ai été contactée pour lire ce « manga français » j’ai été bien évidemment flattée, mais je me suis tout d’abord demandée s’il correspondait à mes lectures, s’il était susceptible de me plaire. Angélique  je connaissais de nom, j’avoue n’avoir lu aucun des romans, ni vu aucune des nombreuses adaptations. L’idée que je m’en faisais était quelque chose de très romantique, trop pour me plaire peut-être. Finalement, après avoir lu la fiche de présentation de cet album, j’ai pensé qu’il pourrait plaire à Yomu-chan, friande de shôjo d’aventure fantastique et épique tel que La Fleur du Millénaire mettant en scène des héroïnes fortes (ou pas) dans un univers inspiré du moyen-âge. Alors pourquoi pas une héroïne française dans un décor renaissance ? Je lui ai donc proposé une lecture commune.

Et puis aussi ce qui m’a donné très envie de découvrir cet album, c’est le nom du scénariste, Olivier Milhaud, dont j’avais adoré Le Viandier de Polpette.

En commençant la lecture d’Angélique  je m’attendais donc à une aventure épique dont le héros serait une jeune femme. Finalement ce n’est pas du tout ce que j’ai lu. Ce premier tome me fait plus l’impression d’une tranche-de-vie au XVII siècle dans une famille noble désargentée. Il n’y a pas le côté aventure auquel je m’attendais. Si cela semble avoir frustré Yomu-chan qui durant tout le premier tome attendait de voir l’histoire démarrer, j’ai été moins gênée. Dans ce premier tome il ne se passe pas grand chose. On découvre Angélique et sa famille, son univers, son mode de vie. Ce qui m’a plu c’est le fait de côtoyer un personnage très français. De plus la scène se déroule dans ma région et c’est amusant de voir nommer des lieux que je connais bien, tout comme des faits historiques dont je ne garde que de vagues souvenirs des cours d’histoire du collège.

Comme Yomu-chan j’ai parfois trouvé que les personnages étaient traités trop à la légère, peut-être que les chapitres sont trop courts ou pas toujours en relations les uns avec les autres. On peut en effet se demander où les auteurs veulent en venir en regardant l’ensemble, certains personnages semblent important à leur apparition et disparaissent du récit aussi tôt (c’est le cas d’un peu près tout les garçons qui tournent autour de la petite Angélique). Mais j’ai plutôt lu chaque chapitre indépendamment des autres, comme des petits instantanés de l’enfance d’Angélique nous permettant de faire connaissance avec elle et son univers.

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Le dessin n’est pas désagréable, même si moi aussi je le trouve un peu trop rond. Il rend les personnages touchants et représente bien le côté « enfance » de ce premier tome. Ce qui m’a amusé c’est aussi ce contraste entre un design très manga et une histoire très française qui marche assez bien.

En conclusion j’ai trouvé ce premier tome agréable sans pour autant être emballé par l’histoire. Je me demande si la suite gardera cet aspect tranche-de-vie où s’il y aura plus d’action et plus d’unité entre les chapitres.

Un joli premier tome qui a eu le mérite de ma faire connaître Angélique. Il ne me reste plus qu’à découvrir le roman 🙂

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Angélique

d’après le roman de Anne Golon

Scénario Olivier Milhaud

Dessin Dara

Casterman

sortie prévue 8 avril 2015

Merci aux éditions Casterman pour cette lecture

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