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Casse-Noisette

Pour ouvrir cette session de contes de Noël et honorer le rendez-vous contes & légendes du challenge Il était six fois Noël, j’ai choisi un incontournable du genre : Casse-Noisette.

Tout commence le soir de Noël, sous le sapin. Une petite fille reçoit en cadeau un casse-noisette de bois. Une fois les invités partis, les jouets s’animent. La jeune fille se réveille et  par enchantement se retrouve pas plus grande qu’une poupée. Le roi des souris arrive, elle est en danger. Casse-Noisette vient à son secours. Casse-Noisette se transforme en prince et… après quelques aventures la jeune fille se réveille dans son lit.

Les origines du conte

Le conte de Casse-Noisette a été rendu célèbre par le ballet d’Ivan Vsevolojski et Marius Petipa (mis en musique par Piotr Ilitch Tchaïkovski) créé en 1892. Leur collaboration donne naissance à deux autres ballets féeriques : la belle au bois dormant (1890) et Le Lac des cygnes (1895).

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Ivan Vsevolojski – 1903
Croquis original d’Ivan Vsevolojski pour le ballet Casse-noisette
première représentation de Casse-Noisette en 1892

J’ai trouvé une version du ballet complète :

Le livret du ballet est inspiré d’une version d’Alexandre Dumas (Histoire d’un casse-noisette – 1844) qui reprend un conte de l’auteur allemand E. T. A. Hoffmann (Casse-Noisette et le roi des souris – 1816).

Mithologie [sic] de la jeunesse par H. Baudet publié par J. Hetzel ... - Alex. Dumas, Histoire d'un Casse-Noisette ... : [affiche] / [non identifié]
Mithologie de la jeunesse par H. Baudet publiée par J. Hetzel … – Alex. Dumas, Histoire d’un Casse-Noisette

Ce conte depuis son origine de très nombreuse adaptation. À commencer par celle dont nous avons parlé : le conte de Dumas dont le ballet d’Ivan Vsevolojski s’inspire. En voici 2 volumes illustrés (disponibles sur gallica.bnf.fr).

Au grand écran :

Cela ne reprend que la musique du Casse-Noisette de Tchaikosky, mais c’est un incontournable de la période de Noël de mon enfance alors je ne résiste pas au plaisir d’en partager un petit extrait.

Vous avez reconnu Fantasia (1940).

Hasard du calendrier, en rédigeant cet article je découvre que Disney propose justement une nouvelle version du Casse-Noisette comme film de Noël cette année.

Casse-Noisette de Claude Clément et Federico Combi

Publié chez Seuil Jeunesse en 2013

Si cet album a le mérite de m’avoir rafraîchi la mémoire, j’avoue ne pas être tombée sous son charme. J’ai aimé l’idée des illustrations qui s’inspirent du Steam-Punk, mais j’ai été perturbée par le manque de profondeur des images. Les différents éléments du dessin semblent être collés les uns sur les autres, ce qui donne une ambiance assez spéciale à l’ensemble. Le texte m’a fait un effet similaire. Les phrases se succèdent de façon assez saccadée, ça manque de fluidité.

En revanche j’ai beaucoup apprécié les deux dernières pages du livre qui apporte des infos intéressantes sur le ballet.

Le Casse-Noisette (celui qui casse vraiment des noisettes)

Le conte prend comme personnage principal une figurine en bois traditionnelle d’Allemagne. De nos jours, elles sont utilisées comme décoration, notamment à Noël.

Ce casse-noisette à sa propre légende :

Quelques parts sur les monts Métallifères en Allemagne vivaient un riche paysan, riche, mais seul et avare. Il mangeait seul ses noisettes qu’il adorait. Un jour, las de devoir casser lui-même toutes ses noisettes, il promit une récompense à qui serait trouvé un moyen de casser les noisettes sans se fatiguer. Chacun y allait de sa solution, mais ce fut le sculpteur sur bois qui apporta la solution. Il avait sculpté un petit bonhomme en bois avec une grande bouche qu’on pouvait actionner avec un levier. Le riche paysan aima tellement ce petit bonhomme de bois qu’il ne cassa pas seulement la carapace des noisettes, mais aussi celle de son cœur endurci par la solitude.

Une bien jolie histoire pour un objet kitsch à souhait. J’en veux un ! 😀


 

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Gare au loup

Pour le mois des contes et légendes, Mimiko nous a imposé une piste de jeu : le loup. Et des loups dans les contes il y en a beaucoup. Mais plutôt que d’en choisir un en particulier j’ai demandé à Mimiko (puisque c’est elle qui nous impose cette piste de jeu) de sélectionner dans sa bibliothèque tous les albums qui entrent à la fois dans la thématique loup et conte. Voici le résultat :

Toute une déclinaison du célèbre conte du Chaperon Rouge avec, pour finir, un grand méchant loup qui cherche un remplaçant.

Commençons par le Chaperon rouge de Perrault adapté par Anne-Sophie de Monsabert et illustré par May Angeli, tiré du coffret Contes de Perrault (éditions l’élan vert). C’est la version triste, celle sans chasseur. Dans ce coffret ce qui surprend c’est surtout la forme. Nous avons, en effet, 6 contes à déplier. J’avoue que c’est surtout sa forme originale qui m’a fait craquer.

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Contes de Perrault #lemoisdescontesetlegendes

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Après cette adaptation fidèle, nous avons trois autres adaptations très libres et farfelues du Chaperon Rouge :

Le Loup de la 135e. Rébecca DAUTREMER. (Dès 5 ans)Dans Le loup de la 135e la forêt devient le quartier d’Harlem, le chaperon un petit garçon à la coupe afro et le loup ? Le loup n’est autre qu’un filou du quartier qui cherche à arnaquer le petit garçon. Mère-grand devient un grand-père qui ne va pas se laisser faire. Le loup va prendre une bonne fessée. ET que ça lui serve de leçon.

Un joli album qui ne fait allusion au conte d’origine que de très loin par de petits clins d’œil. J’ai d’ailleurs hésité à l’inclure à notre sélection puisqu’il n’y a pas de véritable loup, mais… le titre a suffi à me donner envie de le glisser dans la pile. 🙂

J’aime beaucoup les illustrations.

Écrit par Rébecca Dautremer et illustré par Arthur Leboeuf, aux éditions Seuil jeunesse.

→ à lire aussi l’avis de Blandine

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Catherine Leblanc et Charlotte Des Ligneris - Le grand méchant livre.Dans Le grand méchant livre, c’est la fillette qui fait peur au loup avec un livre. C’est que le loup ne sait pas lire ! Et la fillette lui en raconte des belles, un chasseur pourrait  sortir du livre et lui tirer dessus. Le loup s’enfouit, mais il revient à la charge. Mais elle ne se laisse pas faire. Elle sort un livre et lui raconte une version du chaperon rouge qui lui fait si peur au loup qu’il s’enfuie en criant « grand méchant liiiivre ».

Un album amusant qui m’a plus séduit par l’histoire que par les illustrations.

Par Catherine Leblanc, Charlotte Des Ligneris, aux éditions Seuil jeunesse.

⇒ sur Amazon et Decitre

On délire toujours autour du petit chaperon rouge avec Devine où j’suis ! Avec ses allures de matriochka, le petit chaperon se retrouve dans un sacré pétrin, elle a été avalée toute crue par le loup, mais celui-ci a été lui aussi avalé par un ogre, lui-même avalé par un dragon, qui lui est emprisonné. Heureusement le chaperon à son portable. Elle appelle sa mère qui par un heureux hasard est en train de prendre le thé avec la mère louve, Mme Ogresse et toutes les autres mères. Va falloir qu’ils se recrachent les uns les autres vites fait sinon ça va barder !

Un album très drôle.

Par Richard Marnier et Aude Maurel aux éditons Frimoüsse.

ma chronique

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Ingrid Chabbert et Sylvain Diez - Grand méchant loup cherche remplaçant.Après avoir été malmené par tant de versions du chaperon, il est fatigué ! Le grand méchant loup cherche remplaçant.

Un album bien amusant avec toute une ribambelle de personnages plus improbables les un que les autres qui viennent postuler pour le poste du grand méchant loup.

Un album qui m’avait frappé par la qualité du papier, un détail me dirait vous, mais un détail d’importance quand le livre va être manipulé par des petites mains.

Écrit par Igrid Chabbert et illustré par Sylvain Diez, aux éditions Frimoüsse.

ma chronique

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Connaissiez-vous ces albums ? En avez-vous d’autres à nous conseiller ?


même le logo colle parfaitement au thème XD

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Charles amoureux d’une princesse

Je flâné dans les rayons d’une librairie de déstockage que j’aime bien, il y a toujours de très jolis livres à des pris très intéressants. Si les titres ne sont pas des nouveauté, j’y trouve toujours des choses intéressantes. Et là je suis tombé sur un bon jour, il venaient de recevoir des palettes d’album jeunesse, je savais plus où donner de la tête. Tel un papillon affamé déboulant dans une prairie fleurie, je batifolé d’un tas de livre à l’autre. Trop dur de faire un choix ! T_T Il le fallait pourtant, je voyez planer au dessus de mon épaule le regard réprobateur de mon compte en banque. J’ai décidé donc de me concentrer sur ma thématique mensuelle : Contes et légendes. C’est donc dans ce cadre que j’ai fini par craquer pour l’un des albums du petit dragon Charles : Charles amoureux d’une princesse, de Alex Cousseau et illustré par Philippe-Henri Turin, sorti aux éditions Seuil jeunesse 2015.

Nous n’avons pas ici un conte au sens stricte du terme, mais un album qui s’amuse à en détourner les codes. Les dragons qui retiennent les princesses prisonnières n’est-ce pas un grand classique ?

Charles c’est un petit dragon, drôlement fichu. Il a des très, trop longues ailes qui traînent lamentablement derrière lui, il est minuscule et jaune vif. Pas vraiment effrayant. Faut dire que Charles est poète. Il traîne avec lui un livre de contes de fées.

Quand il arrive dans le royaume de Cornélia, une terrible dragonne qui a tout détruit, il lui fait part de son désir de trouver une princesse. Il cherchent partout mais quand il en trouvent enfin une Charles à déjà les yeux et le cœur ailleurs.

J’avais choisi ce livre parce qu’il me plaisait bien mais je n’était pas sûr qu’il plaise à Mimiko. A vrais dire j’en avais déjà repéré quelques exemplaires et je ne l’avais pas acheté, persuadé qu’il ne serait pas à son goût. quel ne fut ma surprise de la voir sauter de joie en brandissant Charles amoureux d’une princesse.

Nous l’avons lu le soir même et c’était une très jolie lecture. Les dessins sont très flashy mais agréables et amusant. Le texte est drôle aussi et se lis assez facilement à haute voix. C’était un très bon moment de  partagé.

Dès le lendemain je suis retourné à la librairie acheter les autres albums, mais nous n’avons pas encre eu le temps de les lires, cela ne saurait tarder.

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sur le site de l’éditeur

lire un extrait

Alex Cousseau

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