Archives du mot-clé SF

Last Hero Inuyashiki

Il était une fois un chouette manga, puis arriva le tome 2. Voilà une expérience qui m’arrive souvent. Je découvre une nouvelle série, je suis agréablement surprise par le premier tome et sa petite touche d’originalité et puis vient le tome 2 et on retombe vite fait dans le déjà vu. Et c’exactement ce que j’ai ressenti en lisant Last Hero Inuyashiki qui est tout juste sorti chez Ki-oon.

Dans le premier tome on rencontre Ichiro Inuyashiki, un homme de 58 ans qui semble en avoir 20 de plus. Méprisé par sa femme et ses enfants et atteint d’un cancer incurable. Voilà un personnage qui fait vraiment pitié. Pas le genre de personnage qui fait la une des manga sf. Et pourtant, alors qu’il chiale dans un pré, boum ! une explosion et voilà que des extraterrestres miniature lui refont un corps de synthèse pour que leur passage sur terre passe inaperçu… Oui… c’est pour ça qu’ils lui font un corps bionique ultra puissant et armé, pour passer inaperçu il y a mieux ! Mais passons sur ce petit détail carrement illogique et supposons que soit les extraterrestres sont idiots, soit ils savent pas faire autrement et concentrons nous sur notre héros : Ichiro le vieux.

Fort de ce nouveau corps, notre héros devra d’abord découvrir ce qui a changé depuis et accident dont il n’a aucun souvenir et puis décider de ce qu’il fera maintenant qu’il possède ce nouveau corps. Un tel pouvoir est une véritable responsabilité. Il pourrait tant faire pour le bien de l’humanité. Peut-être est-ce pour lui la seule façon de se sentir encore humain.

Bref un départ original, un héros hors du commun et intéressant, ça promet.

Tome 2. Les promesses tombent à l’eau.

Non pas que ce deuxième tome soit désagréable à lire, loin de là. Mais il est d’une accablante banalité comparé à son prédécesseur. Dans ce tome on découvre le deuxième personnage, l’anti-héros.

Lors de l’accident qui à valu un nouveau corps à Ichiro, le vieil homme n’était pas seul. Un jeune homme était aussi sur le terrain et tout comme lui il a hérité d’un nouveau corps et d’un grand pouvoir.

Histoire de sortir de l’ordinaire on a un ado désabusé qui n’aime rien ni personne (sauf son amis d’enfance) et qui sous son visage d’ange cache un caractère des plus méprisable. Oui… je vous ai dit que les belle promesse tombaient à l’eau. Ce nouveau personnage n’est absolument pas original. On en a déjà vu des centaines, c’est même un de ces personnages typiques qui me font détester ce genre de manga. S’ils sont bien représentatif d’un gros problème sociétal du Japon (une jeunesse soumise un un stress excessif) ils sont à mes yeux juste méprisant et sans intérêt. Je n’éprouve aucune empathie. C’est juste le xième ado insupportable qu’on trouve dans les manga. Celui-ci a un corps de synthèse super-puissant, d’autres ont de sabres ou je sais pas quelle connerie qu’il utilisent pour buter leur potes, tous sont insignifiant.

Bref, si j’avais été attendrie par le vieux et interloquée par le choix de l’auteur d’en faire un super-héros je suis resté de marbre en lisant ce deuxième tome que j’ai fini en 2 secondes top chrono (un peu trop vite à mon goût, cela montre un manque de consistance).

Autre petit détail qui m’a perturbé dans ce deuxième tome : la représentation du jeune homme. Son profil et sa vue de face ne collent pas. On dirait 2 personnages différents tellement le visage change de forme, pas le même nez, pas la même mâchoire… ce n’est qu’un détail mais cela s’ajoute à mon sentiment de frustration et de déception.

Je tenterais quand même le tome 3, pour voir. Si je suis pas convaincue je laisse tomber, pas la peine de se lancer dans une logue série si tout est sur le même ton que ce tome 2.

tome 1 -sorti septembre 2015 – lecture 2/6
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Adulteland

Et si l’intelligence artificielle existait déjà ? Et si cette intelligence était aux service d’hôtesse cybernétique dont la seule utilité était de tenir compagnie à des hommes souffrant d’une trop grande solitude ? C’est le pari que fait Oh Yeong Jin dans Adulteland aux allures sf. Ces robot-hôtesse sont le seul aspect sf de cette histoire qui raconte la dérive d’hommes d’âge mur dans une société qui laisse de plus en plus de place à la solitude.

La solitude est un sujet qui revient régulièrement aussi bien dans le manga que dans le manhwa destiné à un public adulte. Sans doute la BD occidentale en parle aussi, mais je n’en lis pas assez pour que cela m’aie marqué. En revanche dans le manga/manhwa cela m’a frappé, la société moderne et la vie dans des mégapoles tel que Tokyo où Séoul y est vue comme déshumanisé, les individus, bien qu’en perpétuel contacte avec leurs congénères, y sont profondément seuls et perdu. (Vision que l’on oppose souvent à la vie de campagne plus humaine, plus paisible. Voir La bicyclette rouge pour ne citer qu’un manhwa). Nombreuses sont les histoires de jeunes gens qui peinent à intégrer cette société inhumaine pour laquelle seule la réussite sociale compte (un bon emploi, un bon salaire, un bon mariage). Ici Oh Yeong Jin s’intéresse à des hommes d’âge mur. Il y a ceux qui se sont bien intégrés à la société, ceux qui n’ont cessé de dériver, tous souffrent d’un même mal-être. A travers les histoires croisées d’une bande de copains, l’auteur présente une société au comble de l’inhumanité : en être réduit à discuter avec des robot pour ce sentir moins seul, cela montre la déchéance d’une société à la pointe de la technologie. Et encore, ce n’est pas ce qu’il y a de pire dans cette histoire…

Je ne veux pas en dire plus pour vous laisser le plaisir de la découverte. Moi je ne savais rien de l’histoire quand je l’ai ouvert. Je ne connaissez que la couverture qui franchement ne me faisait pas du tout envie. J’ai aveuglement suivi le conseil d’un Champi hyper enthousiaste et je ne regrette pas ! Ce manhwa est incontestablement la belle surprise de mes lectures de septembre. Graphiquement la couverture ne m’attirait pas et l’intérieur est tout aussi particulier, mais dès les premières pages j’ai été happée par le récit et l’ambiance glauque qui s’en dégage. Tout en décrivant des vie sordides, Oh Yeong Jin garde une certaine distance et un humour subtil qui fait réfléchir sans tomber dans le mélo. On ne ris peut-être pas à gorges déployés mais on a tout au long de la lecture un sourire sarcastique scotché sur la figure. C’est une histoire intelligente qui nous interroge sur notre société moderne et ses dérives tout en nous faisant passer un bon moment de lecture. Une oeuvre très originale au graphisme étonnant et à la narration maîtrisé.

couverture coréenne

Bref je n’ai rien à redire sur ce titre. Je ne lui ai trouvé aucun défaut si ce n’est que son caractère original peut en rebouter plus d’un. Mmm… quoi que, à la réflexion ce qui me dérange un peu c’est que homme (celui avec le petit « h ») est placé au centre de la problématique alors que la femme n’est qu’un accessoire. Ceci dit cela va avec l’ensemble de l’histoire et surtout c’est aussi une réalité sociale (nous somme en Corée).

A ceux qui ont aimé Adulteland je ne serais que conseiller Brève Cohabitation (et inversement). Si ces deux manhwa n’ont rien en commun graphiquement, il traitent d’un même sujet avec une même approche : l’un emprunte à la sf, l’autre au surréalisme, tout deux dénoncent une société déshumanisés.

Merci Champi pour cette lecture 😉 A retrouver bientôt sur K.BD

→ Du même auteur : Le visiteur du sud

→ sur le site de l’éditeur FLBLB et aussi la fiche auteur

→ à lire aussi : Histoires d’Oh, d’une Corée à l’autre

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Sword Art Online ~ by Yomu-chan

Une belle surprise. Je ne m’attendais pas à apprécier autant… m’enfin prenons les choses dans l’ordre. D’abord, un petit descriptif de ce light novel qu’est SAO (comprenez Sword Art Online) :

Il s’agit d’un livre écrit par Reki Kawahara et illustré par Abec.

Dans un futur pas très lointain l’industrie du jeu vidéo à tout fait péter pour un tout nouveau type de jeu en ligne. En effet à l’aide d’un super système les joueurs se retrouvent totalement plongés dans le jeu, ils peuvent s’y mouvoir, y ressentir des sensations physiques tel que la faim ou la fatigue, ils peuvent toucher, sentir et voir. C’est tout naturellement que ce système révolutionnaire attire énormément de monde le jour de sa mise en route. Seulement voilà, les milliers de personnes qui s’y sont connectés ne pourront plus en ressortir, le créateur fou de SAO à piégé tout les joueurs dans ce monde virtuel, le seul moyen d’en sortir c’est de mourir. Mais voilà, un game over dans SAO et c’est la vraie mort qui vous attend. Ah mais il y a peut-être de l’espoir, si le jeu est fini tout le monde pourra rentrer dans le monde réel. C’est alors que commence une quête militaire afin de terrasser un à un les boss des 100 étages de l’Aincard, cette forteresse où sont prisonniers les joueurs.

Le premiers livre proposé par les éditions Ofelbe est en fait un double tome. Dans la première partie on découvre l’univers et on fait la rencontre de nos personnages principaux : Kirito, le joueur solo et la belle Asuna, sous-chef de la guilde la plus puissante du jeu. On les suit dans leur quête à travers les étages pour zigouiller les boss et sortir du jeu. Puis, la seconde partie (beaucoup moins alléchante) revient en arrière et on y suit plusieurs histoires courtes mettant en scène Kirito et à chaque fois un nouveau personnage féminin.

Alors du coup, moi j’en ai pensé quoi ? Et bien comme je le disais plus haut j’ai été agréablement surprise. D’abord parce que, même si le scénario de base me semblait sympa, j’avais peur d’avoir à faire à de la littérature médiocre et peu soignée. Mais au fait SAO s’est révélé plutôt cohérent (en effet le seul faux raccord qui m’ai marqué c’est quand dans l’un des tout premiers chapitres Kirito se fait interpeller par une fille et qu’il nous dis « Il n’y a pas beaucoup de joueuses qui connaissent mon prénom, en fait il n’y en a qu’une seule, et c’est Asuna » et que dans la deuxième partie Kirito à pleeiinnn de copines, bref passons). Le scénario tient bien la route et c’est donc agréable de se perdre dans cet univers virtuel que l’on sent bien travaillé. Et puis l’autre bonne surprise c’est que finalement les personnages se sont révélés attachants ! Et ça je ne m’y attendais pas, je pensais plutôt avoir à faire des héros lambda de shonen cons comme leurs pieds, mais (même si ils ne sont pas spécialement originaux) ils ont ce petit plus de personnalité qui me les a rendu agréables.

Enfin, c’est du moins le sentiment qu’il me reste à la fin de la première partie. La deuxième, bien qu’elle nous permettent de plonger plus profondément dans le monde de SAO, je l’ai trouvé (à regret) tellement plus naïve. Déjà la présence de toutes ces minettes fascinées par Kirito devient très vite agaçante. Même si l’auteur se démène pour offrir une palette de sentiments divers, ça devient lassant. Mais bon si certaines des histoires m’ont laissée de marbre voir m’ont fait tiquer, la plupart m’ont permis d’en apprendre plus et sur SAO et sur Kirito et ça c’est agréable.

Autre petit bémol qui viendra s’ajouter à ma critique, c’est le choix des illustrations. Oui car pour ceux qui ne le saurait pas le light novel, qui est donc un type de roman japonais destiné à un public d’ados et de jeunes adultes, doit être illustré. Moi qui me faisait une joie de découvrir ce nouveau type d’objet,  là c’est très décevant, voir totalement inutile en fait. Je me retrouve avec un livre sympa agrémenté de quelques illustrations de piètre qualités qui ressemble trait pour trait à ceux que l’on voit dans le manga et l’anime. Enfin je devrait plutôt dire que le manga et l’anime ressemble trait pour trait aux dessins d’Abec. Car ce sont les illustrations du roman qui ont inspiré les deux adaptation suivantes. J’aurais voulu découvrir un autre graphisme. Le fait que l’oeuvre soit sortie sous plein de formes différentes aurait dû permettre une certaine diversité, au lieu de quoi on voit la même chose sous tout les angles. Et puis, je suis déçue parce qu’elles sont en noir et blanc (mauvaise langue que je suis, au débuts et à la fin on en a une série en couleurs). De plus, même si le dessin en lui-même n’est pas hideux (non, il est même sympa bien que très impersonnel, je trouve) il ne s’accorde, à mon sens, PAS DU TOUT avec l’histoire. Cet aspect un peu KAWAIIII détonne carrément avec le côté un peu mature que l’auteur avez réussit à donner à son histoire. Donc, c’est ici, très décevant. J’aurais voulu un dessin, en couleur et pas pixelisé en noir et blanc, avec plus de caractère et puis simplement différent de celui que l’on trouve dans le manga et dans l’anime, afin de pouvoir voir différentes choses. Et en plus (oui j’en rajoute une couche XD ) si je peux me permettre je trouve les quelques illustrations n’étaient pas très bien choisie, pas très bien placées…

Mais assez dit du mal de Sword Art Online, parce que finalement j’ai beaucoup aimé, et j’ai hâte de pouvoir lire la suite des aventures de Kirito !!

Merci aux éditions Ofelbe qui nous ont fait le plaisir de soumettre leur light-novel à notre jugement. Très bientôt un article sur Spice & Wolf !

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Kamen rider – tome 1

Si j’ai choisi Kamen rider lors de la dernière masse critique spécial bande-dessinée proposé par Babelio c’est par pure curiosité. Pour moi les masses critique c’est surtout une façon de découvrir des choses que je n’aurais sans doute pas lu sans cela.

Avec Kamen rider je voulais découvrir un manga, un auteur mais surtout une maison d’édition. En effet, je n’avais pas encore eu l’occasion de lire l’un de leur manga. Isan manga est spécialisé dans les édition luxueuses de manga vintage, pas vraiment mes manga de prédilection. C’est donc la curiosité qui m’a conduit à Kamen rider, mais aussi la volonté de vouloir mieux me documenter sur la manga en général. Je ne m’attendais pas vraiment à avoir un coup de coeur. Ceci dit je suis un peu déçue.

Déçue par l’édition tout d’abord, qui est très luxueuse avec une belle couverture cartoné et même un ruban rouge pour marque les pages… et une erreur dans la typo de la quatrième de couverture ! Bon ok, une toute petite. Un confusion dans l’utilisation du “gras” mais moi ça m’a sauté aux yeux ! Si c’est facilement pardonnable sur une édition cheep, sur une édition luxueuse comme celle-ci, ça jure ! Mais ce n’est pas pour ça que je suis déçue. Non. En réalité, avec une telle édition je m’attendais à avoir un petit complément informatif, une petite documentation : présentation de l’auteur, contexte historique, etc. Bref de quoi pouvoir resituer le manga dans sans contexte sans avoir à faire des recherches. Or il n’y a rien du tout ! Pas une seule page. Pas même la date de création du manga ! La seule date qui est donné c’est celle de l’édition française : 2013. Moi qui voulais me documenter un peu sur le manga vintage, me voilà bien ! J’ai rien apris. Seulement que Ishinomori était un des assistants de Tezuka, ce que l’on peut déduire dès les premières plaches tellement le dessin de celui-ci rapelle celui du maître.

Oublions la contextualisation et mes attentes quant à l’édition et concentrons nous maintenant sur le manga. Là encore je ne peut cacher une certaine déception. L’histoire de départ est assez convenue, elle a été à maintes fois utilisées mais… pourquoi pas ? C’est un bon départ.

Un jeune homme riche et beau, sportif et intelligent est grièvement blessé dans un accident de moto. Il est enlevé par une organisation secrète qui le transforme en cyborg. Takeshi Hongô, arrive à s’échapper du laboratoire et décide de partir en croisade contre l’organisation qui l’a kidnappé.

Un départ classique, mais ouvrant sur de belles perspectives de combat, action et autres aventures pour super héro. Takeshi Hongô va donc se métamorphoser en super héro. Et quel super héro ! En super mouche, la classe, non? Non. Mais bon ça c’est l’humour japonais. Le côté toujours un peu décalé, on est dans le ridicule volontaire et l’autodérision… enfin, j’ose l’espérer !

Si les personnages et la narrative de Shotaro Ishinomori ne m’ont pas vraiment ému. J’ai trouvé la mise en page des planches intéressante, surtout dans l’effort fait pour reproduire le mouvent, la dynamique des combat ou des courses poursuites. Un découpage qui fait un peu vieillot mais qui a du punch.

Je ne regrette pas de l’avoir lu mais je ne pense pas poursuivre la série.

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Seikimatsu Occult Gakuin

aujourd’hui je vais vous parler d’une petite série animé, ça faisait longtemps !

synopsis :

Maya se rend au obsèques de son père, directeur d’une bien étrange académie ou les sciences de l’occulte occupent une place primordiale dans l’enseignement. Séparée de son père enfant, Maya déteste tout se qui concerne l’occulte et est bien décidé à prendre la direction de l’école pour la détruire ! Mais, alors qu’elle fomente son plan de vengeance contre son père mort, un homme descend du ciel. Il arrive du futur, le 21 juillet de cet année (1999) la prophétie de Nostradamus va se réaliser. Il est là pour empêcher que cela n’arrive. Ensemble Maya et Bunmei vont chercher la clé de Nostradamus.

Et ça donne quoi :

Un bon mélange d’occulte, d’humour, d’action, de sf et de scool life ! Si l’anime n’a en soit rien de révolutionnaire, en 13 épisodes, elle garde un bon rythme et est très agréable à regarder. J’ai surtout aimé les personnages, tous décalé et un  peu pathétiques, même la belle Maya. Les personnages secondaires sont attachants et drôles et font oublier (un peu) la relation un peu trop cliché entre Maya la dominatrice et Bunmei le faible et fidèle serviteur. Quoi qu’il la serve plus par peur de représailles que par fidélité… Il est néanmoins trop naïf, trop poreux, trop paresseux… Et elle trop violente, comme toujours.

J’ai tout de même passé un excellent moment avec cette joyeuse bande, leurs péripéties dans l’univers de l’occulte et le fils contacteur qui mène toute l’histoire sans se perdre en chemin. Histoire qui se fini en beauté. Car on a droit ici à une jolie fin, avec trois derniers épisodes sur un ton plus dramatique, mais efficaces. Les bonnes conclusions sont suffisamment rares pour qu’on s’en félicite quand on en trouve une 😉

infos techniques :

13 épisodes de 25 minutes

Studio : A-1 Pictures et Aniplex

Réalisateur : Tomohiko Itô

2010

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Divergente ~ T1

Voilà un livre que je m’attendais pas à lire. C’était un matin, 6h30, tout à coup je me rends compte que je n’ai rien prévu à lire pour le train. Je monte quatre à quatre les marches menant aux chambres et à ma bibliothèque. Une idée, vite ! Et là, j’entrevois, posé sur une marche, les deux tomes de Divergente. Roman dont A-chan m’a parlé avec beaucoup d’enthousiasme. Bien que son résumé m’ai spoilé toute l’intrigue, son enthousiasme a piqué ma curiosité. C’est décidé, je lui pique le tome 1.

Je connais déjà l’histoire, et pourtant, au bout de quelques pages je suis prise par le récit et je n’en décollerais pas avant la fin.

L’histoire :

Dans un futur post-apocalyptique, la société connait une nouvelle organisation. Les humains sont séparé en 5 factions : les Altruistes, les Audacieux, les Érudit, les Fraternels et les Sincères. Au sein de chaque faction une qualité humaine est érigé en mode de vie. Chez les Altruistes c’est le don de soi, chez les Audacieux le courage et ainsi de suite. Chaque faction occupe un rôle précis dans la société.

Béatrice est née chez les Altruistes, elle a 16 ans et va passer, comme tous ceux âgé de 16 ans, le test d’aptitude. Après le test chaque jeune va choisir dans quelle faction il passera le reste de sa vie. Mais voilà, le test de Béatrice ne se passe pas comme il aurait du. Elle est divergente. Une force mais aussi un danger pour elle.

Couverture de la vertion originale

L’histoire est très bien menée et l’écriture de Veronica Roth, dynamique, nous entraîne dans cet univers futuriste où très vite on se sent chez soi. Sans explications ennuyeuses, Roth sait créer un décor qui se dessine à coup de description rapides. On est dans le contexte, d’emblée, plongé dans la vie de l’héroïne. La narration à la première personne nous aide à nous identifier plus facilement à elle.

Tris à un fort caractère, une grande détermination et courage force le respect. Son côté ado en proie aux premiers émois amoureux me fait légèrement sourire, mais je n’oublie pas que le roman ne s’adresse pas à moi, mais à des jeunes filles de son âge qui sans doute connaissent les mêmes émotions.

L’équilibre entre action, sentiments et introspection est harmonieux, pas un seul instant je ne me suis ennuyé. Je m’en étonne d’autant plus que je sais déjà ce qui va se passer (y compris dans le tome 2). Je me suis laissé prendre au jeu, et  plus que sur ce qui va se passer, je me concentre sur comment Tris va réagir, éprouvant excitation et curiosité, enchaînant page après page sans même y penser. Et me voilà déjà à la fin ! Tant de choses se sont passé depuis le test d’aptitude de Béatrice, et tant d’autres l’attendent. Moi, en refermant le livre, je n’avais qu’une idée en tête : lire la suite.

Divergente, tome 1

Veronica Roth

Nathan

2012

Veronica Roth

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N°6 ~ le light-novel

N°6 T1

Et bien, j’ai mis un an pour passer de l’intention de lire du light-novel à l’action. Et là, paf ! en l’espace d’un mois, 2 ligh- novel chroniqué ! J’en mets du temps pour démarrer, mais une fois lancée on ne m’arrête plus Hahaha!

Avec N°6 on est toujours dans la catégorie light-novel mais on change de registre. Si Le gardien de l’esprit sacré est un roman fantastique à ambiance vieil empire japonisant, ici nous somme dans du SF.

 Résumé :

Aster fait partie de l’élite de la cité N°6, son QI exceptionnel lui vaut cette place dans la haute société de la cité. Un soir, alors que la tempête fait rage, un inconnu entre dans la chambre d’Aster. Le jeune garçon est blessé et Aster décide de le soigner et de le cacher alors qu’il s’agit d’un criminel en fuite. Cet acte lui coutera sa place dans la haute société. C’est ainsi que la vie de Aster sera bouleversé le jour de ses 12 ans. Le temps passe et Aster ne cesse de penser au garçon qu’il a sauvé.

Quelques années plus tard, Aster est devenu gardien de parc, son chemin croisera à nouveau celui du Rat, le jeune fugitif. Alors qu’Aster se retrouve impliqué dans une histoire de morts suspectes, le Rat vient payer sa dette. La vie du jeune homme changera à un point qu’il n’aurais jamais pu l’imaginer.

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N°6 est une série en 9 tomes écrite par Atsuko Asano entre 2003 et 2011 et illustré (couvertures) par Toru Kageyama. Les éditions du Rocher ont publié entre 2008 et 2009 les 5 premiers tomes dans la collection Jeunesse. La traduction est de Momori Machida et Jean-Charles Vidal. Aurons nous droit à la suite ? Le dernier tome paru en français datant de 2009, j’ai bien peur que la suite ne voit jamais le jour dans nos contrés.

Mon avis sur les 5 premiers tomes :

Tout comme pour Le gardien de l’esprit sacré, je connais ce titre par son adaptation en série animée. La série, m’avais beaucoup plu et j’ai tout de suite eu envie de lire le roman. Mais, quand j’ai vu que la traduction s’arrêtait au tome 5 j’y avais renoncé. Pourtant, quand je suis tombé sur le tome 1 pour une bouchée de pain, j’ai pas pu résister, je me suis procuré les 5 volumes disponibles d’occaz.

Tout d’abord quelques mot sur le style et l’écriture. Le texte est très simple, facile à comprendre et à suivre. Beaucoup de dialogues, des phrases courtes et des scènes très visuelles. Le premier tome m’a même paru un peu trop simplet dans la façon d’écrire. Je trouvait qu’il manquait un peu de sophistication. Mais l’intérêt du scénario nous donne envie de poursuivre la lecture. Et je dois dire que j’ai trouvé les tomes suivant plus agréables du point vu littéraires, même si on reste dans une écriture simple.

No.6L’intérêt du livre, vous l’aurais compris, ne réside pas dans la qualité du texte, mais plutôt dans son scénario, complexe et intéressant. Nous somme dans une société futuriste où nombreux des défauts de nos sociétés actuelles ont été poussét à l’extrême. Les personnages sont attachants et donnent envie de les suivre dans leurs péripéties. Aster, le naïf, va devoir se durcir s’il veut pouvoir survivre à Bloc Ouest. Au même temps, sa présence va adoucir le terrible Rat, qui, sous ses allures impitoyables, caches un cœur tendre. On est curieux de voir comment chacun d’entre eux va se transformer, comment va évoluer leur relation entre amour et amitié. Les personnages secondaires sont également attachant, notamment Loueur-de-chien, jeune dresseur des chiens qui a été élevé par une chienne dans une meute de chiens errants. J’aime beaucoup ce personnage qui, malgré la dureté dûe à cette vie de misère, garde un côté enfantin qu’il cherche à réprimer.

Par delà les aventures des personnages, cette série offre également une intéressante critique de notre société. Dans les travers de la cité n°6, on peut y voir l’exagération des travers de nos propres sociétés. N°6 vit dans dans le luxe grâce à l’exploitation des zones périphériques où les gens vivent dans la plus grande précarité. Comment ne pas y voir un parallèle avec les grand états riches tel que le japon, les Etats-Unis mais aussi la France qui s’enrichissent en exploitant les matières premières et la mains d’oeuvre pas chère de nombreux pays sous-développé où règne la misère.

Si l’auteur à tendance parfois à en faire un peu trop, elle nous permet, tout en nous divertissant avec une belle aventure, de réfléchir à notre propre société et ses dérives. La cité n°6, par son système hyper surveillé et sécurisé m’a notamment fait penser à 1984 de George Orwell. Si nous ne somme pas ici dans un livre la même qualité, le regard que Asano porte sur la société n’est pas sans intérêt. Le problème, je l’ai dit, c’est qu’elle en fait trop. En voulant donner à son récit une allure de plus en plus dramatique elle en perd en vraisemblance. Le tome 5 nous offre des scènes d’une grande violence mais le récit en perd  en réalisme et en logique. En cela, la série est fidèle au roman. En la visionnant j’ai éprouvé le même sentiment. Au lieux d’être touché ou troublé par cette envolée de violence et de tragique, je me suis dit que c’était du n’importe quoi et que cela ne tenais plus la route. L’auteure se contredit elle-même. Difficile de vous expliquer pourquoi sans révéler des éléments clé du récit. Faudra me croire sur parole ou lire le roman pour comprendre ce que je veux dire.

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Malheureusement, la traduction française a été stoppé au tome 5 et je ne saurais donc jamais comment l’auteur arrive à se sortir des contradictions qu’elle crée dans ce tome. J’espérais pouvoir lire la suite en anglais, mais pour le moment seuls les 4 premiers tomes ont été traduits dans cette langue. Bien que le texte soit plutôt simple, je suis loin d’avoir le niveau nécessaire pour pouvoir le lire en version originale ! Et je dois avouer que malgré ses défaut, l’histoire est assez prenante pour que j’ai envie de connaître la suite.

Chaque tome se termine par une lettre de Atsuko Asano. Procédé que l’on retrouve régulièrement dans la littérature japonaise, notamment dans les manga et que je n’ai jamais vu dans un livre français. C’est intéressant, on fait connaissance avec l’auteure, on découvre comment l’oeuvre à vue le jour, quels étaient ses motivations,  ses difficultés. J’aime bien se côté intimiste qui se crée entre l’auteure et ses lecteurs.

N°6 est la seule série de Asano Atsuko traduite en français. Cette série est actuellement adapté en manga par Hinoki Kino, 7 tomes sont déjà paru au Japon. Le manga n’est pas licencié en France.

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Vous avez lu cette série ? Laissez-nous vos impressions.


Edit :

 Jade à partagé, en commentaire, le lien d’une pétition pour réclamer la suite du roman.

L’idée est amusante, même si le ton de la pétition est un tantinet agressif, j’ai signé avec plaisir puisque, après tout, si la suite été publié je la lirais à coup sûr !

Si vous aussi vous avez aimé le roman et voulez voir sortir la fin et/ou le manga signez aussi : c’est par ici

Qui sait, si on est assez nombreux cela pourrait bien marcher 🙂

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Les enfants d’Icare

Les-enfants-d-Icare.jpg

Chidhood’s end

Arthur C. Clarke

1954

Traduction de Michel Deutsch

Éditions J’ai lu, 1978

C’est après avoir lu cet article que j’ai eu envie de lire ce roman de Science-Fiction. Bien que l’article disait que le style n’est pas excellent l’histoire me semblait intéressante et j’ai voulu en savoir plus.

Ah! au fait, pour ceux qui auraient cliqué sur le lien, il s’agit d’un article en italien (beaucoup trop long pour que je vous le traduise, désolé).

Alors, ce bouquin, ça parle de quoi ? 

Les hommes sont sur le point d’envoyer leur première fusée sur la lune. Mais, avant que celle-ci n’ai pu prendre son envole, une ombre obscurci le ciel des plus grandes villes du monde.
D’immenses astronefs planent sur touts les principaux centres urbains. Vous pensez tout de suite à Independence Day ? Oui, c’est un peu près ça à la différence aucune attaque ne va émaner de ses puissant vaisseaux. Ils restent là, immobiles, imposant, intouchables et silencieux. Ce n’est qu’après plusieurs mois que les habitants de ces nefs vont se manifester. Ils donnerons des instructions sur la direction que doivent prendre les politiques humaines. Conscients de leur immense infériorité technologique, les hommes n’aurons d’autre choix que d’obéir. C’est d’en haut de leurs nefs, passant par l’intermédiaire du secrétaire général des nations unies que les Suzerains vont donner leur ordres, sans se montrer, et conduire l’humanité vers une ère de paix bien malgré elle. Quel est donc le but de ses extraterrestres ? Pourquoi interviennent-il dans la politique humaine? qu’ont-il a cacher ? C’est sur plus d’un siècle que l’on va suivre l’évolution de l’humanité au contacte des Suzerains.

Au début j’ai trouvé que Tapiroulant (auteur de l’article suscité) était dur avec Arthur C. Clarke. Il n’écris pas si mal, me disais-je. J’avais même noté quelques phrases amusantes…
Oui, c’était au début du roman. L’histoire est intéressante, on a vraiment envie de savoir se qui va se passer. Mais le style est lourd, surtout lors des longs intermèdes explicatifs où Clarke nous donne d’amples détails sur la nouvelle société qui se développe sur terre. Non seulement j’ai trouvé ces passages assommants mais aussi absolument intéressants. Cela n’apporte pas grand chose à l’ensemble du récit.

Autre reproche que je ferais à ce roman, c’est la façon décousue dont avance le récit. Bien sûr, l’histoire se déroulant sur plus de cents ans, les personnages sur lequel on se focalise changent, mais on va parler d’un homme et de son projet à un moment puis, plus rien. On parle de toute à fait autre chose pendants plusieurs chapitres, pour revenir sur lui plus tard, c’est un peu déstabilisant. Car on a envie de le suivre encore un peu et on n’arrive pas à s’intéresser aux nouveaux personnages, on n’accroche pas aux nouveau événements parce qu’on reste sur notre faim concernant les événements précédents.

Malgré ses défauts littéraires, ce livre renferme quelques idées intéressantes. Toutefois j’ai été déçue par l’aspect physique des Suzerains. On en fait tout un mystère et quand enfin on les découvre, ben… j’ai pas trouvé ça très marrant comme hypothèse. Enfin… ce n’est qu’un détail. Des bonnes idées oui, cependant, j’avoue, je me suis forcée à le terminer, tentée que j’ai été plusieurs fois d’abandonner.

Là où je m’interroge, c’est sur la traduction du titre. Oui, encore la traduction ! Que voulez-vous, c’est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement. Je disais donc, la traduction du titre en français me laisse perplexe. Le titre n’ai plus rien à voir avec la version originale (Childhood’s end) et surtout j’ai du mal à voir ce que titre  a à voir avec l’ensemble de l’histoire.
Les enfants d’Icare… Qu’est-ce qu’Icare vient faire là-dedans, je me le demande.

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Quand un vents d’amnésie souffle sur l’humanité

Que deviendrait l’humanité sans la civilisation ? Et si un vent soufflait, amenant avec lui tous les souvenir de l’humanité ? L’homme, sans sa science, sa connaissance, le langage que deviendrait-il ? Ce sont les questions que se pose Hideyuki kikuchi (菊地 秀行) dans son roman 風の名はアムネジア (Un vents nommé Amnésie), publié en 1983.

Le roman n’ayant jamais été traduit en français, c’est à son adaptation en film d’animation que je vais m’intéresser ici. Ce long métrage (80 minutes) a été réalisé par par Kazuo Yamazaki en 1990 aux studios Madhouse.

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Synopsis :

Un jour, toute l’humanité a perdu la mémoire. Ils ne savent plus rien, pas même parler. Wataru, jeune homme ayant réappris à parler grâce à un ami dont la mémoire est restée intacte, traverse l’Amérique dévastée pour comprendre ce qui s’est passé et voir ce que les hommes sont devenus, quelle nouvelle évolution vont-il suivre. C’est lors d’un affrontement contre un robot autoguidé qu’il fait la connaissance de Sophia. Celle-ci l’accompagnera dans sa traversé du pays jusqu’à New York.

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Mon avis :

Le graphisme est un peu vieillot, ça fleure bon les années 90 mais n’est pas désagréable, loin de là. En revanche l’animation est assez sommaire, pas très fluide, rendant certaines scènes assez grotesques.

Mais ce qui fait l’intérêt de ce film, ce n’est pas tant la qualité de l’animation, que son histoire. En effet, le scénario pose plusieurs questions intéressantes. Tout en regardant notre héros se démener, on se laisse aller à des réflexions sur la nature de l’homme. Ce qui nous différencie des animaux c’est notre capacité à manipuler notre environnement. Notre intelligence et notre capacité de communication nous ont permis de créer de complexes civilisations. Que deviendrions-nous si ces connaissances disparaissaient du jours au lendemain ?

C’est un scénario mille fois éprouvé par la littérature de science-fiction où les nombreux films de fin du monde. Que ferait l’homme après avoir perdu sa civilisation, combien de temps lui faudrait-il pour en reconstruire une, comment s’organiserait-il ? … L’originalité ici, ce que la civilisation n’est pas détruite. Il n’y a pas de cataclysme englutissant villes et citées. Tout reste là devant les yeux d’hommes dont la mémoire a été complètement effacée. Bien que le fruit de leur civilisation soit toujours à porté de main, ils sont incapable de savoir ce que tout cela représente. Ils ne se souvient pas même de comment parler ou se procurer de la nourriture. Il est de retour à la case départ. Redevenu à l’état primitif dans un décor moderne.

S’il pose des questions intéressantes, le scénario ne donne pas pour autant de réponses. Et, ce n’est pas parce que l’histoire nous donne envie de philosopher, qu’il faut s’attendre à un film avec de soporifiques questionnements sur la nature de l’homme. Rien de tout cela. Quelques scènes un peu plus « introspectives » sont présentes, mais la réflexion n’y est jamais poussé très loin et les moments d’action prévalent.

Le film reste léger, agréable et dynamique. Libre à chacun de sauter sur l’opportunité pour réfléchir aux questions qu’il pose ou de simplement profiter de l’action.

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