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Mega challenge shôjo 2016

Pour ce challenge lancé par le Club Shôjo, il fallait lire dans l’année 2016 10 nouveaux manga (entendre par « nouveau » commencé en 2016 et non sorti en 2016) parmi les catégories suivantes :

  • Lire une nouveauté de 2016 : rouge éclipse 
  • Lire un oneshot : Cherish
  • Lire un josei : Heartbrocken chocolatier
  • Relire un de tes premiers shôjo
  • Lire un shôjo adapté en anime ou en drama : Utena, la fille révolutionaire
  • Lire un shôjo avec au moins un des personnages qui n’est pas humain : Le pacte des yôkai
  • Lire un shôjo de ta PAL (pile à lire = les mangas que tu as achetés mais pas encore lus)
  • Lire un shôjo dont le titre comporte le mot amour/love : Love my life
  • Lire un shôjo dont le titre ne comporte qu’un seul mot
  • Lire un shôjo kawai (j’aime pas le kawai, j’élimine cette catégorie à priori)
  • Lire un shôjo qui ne se déroule pas au Japon : The Tarot café
  • Lire un shôjo se déroulant dans un lycée : Mistuko Attitude

Encore une fois je n’ai pas réussi le challenge, avec seulement 8 lectures sur 10. Parmi ces 8 manga il y a eu cependant de jolie découvertes 🙂

Auriez-vous d’autre jolis shôjo/josei à me conseiller ?

Rouge éclipse

Imaginez que vous fassiez voler votre corps. C’est ce qui arrive à l’héroïne de ce nouveau shojo, sorti le 25 août dernier chez Akata

Le nom de la mangaka, Shiki Kawabata m’était inconnu. Et la sortie de ce manga chez Akata n’avait pas attiré mon attention (voir ma sélection nouveautés de la rentrée). Pourtant une fois en librairie je n’ai pas pu résister à la couverture, belle et intrigante. J’ai feuilleté les premières pages et cela a suffit à me convaincre. ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de shojo.

L’histoire : 

Ayumi, jeune et jolie lycéenne mène une vie ordinaire et heureuse. Un joli physique, de bonnes copine, une famille aimante et un tout nouveau petit ami. Le rêve quoi ! Tout ce bonheur et ces petits cœurs attirent l’envie d’une de sa camarade de classe Zenko, laide et oublié de tous.

C’est le jour de la lune rousse et Ayumi s’apprête à se rendre à son premier rendez-vous avec son petit ami quand elle reçoit un coup de fil de Zenko. « Ne me quitte pas des yeux » lui dit-elle avant de se jeter dans le vide. Quand Ayumi se réveille la situation est bien plus terrible que ce qu’elle attend. Zenko n’est pas morte, mais elle ont échangé leur corps. La voilà maintenant dans le corps de la « moche » de la classe. Elle qui était si jolie et populaire… Elle va comprendre ce que ça fait d’être dans ce corps si disgracieux. Et si la laideur venais plutôt de l’intérieur ? Ayumi veut retrouver son corps et sa famille, mais en attendant elle doit composer avec cette nouvelle enveloppe corporelle qui avec son âme douce et gentille ne dégage plus la même aura.

Sur ce départ déjà bien complexe ajoutez une bonne dose de romance à l’eau de rose, de la jalousie et de l’envie et vous obtenez Rouge éclipse.

Bien ? Pas bien ?

Alors, l’histoire d’amour est on ne peu plus banale, triangle amoureux, parallélépipède amoureux même. Un grand classique qui n’étonnera pas un instant. Mais cette histoire de corps inversés est bien trouvé. Non seulement ça donne une touche mystique et fantastique à ce school life, mais cela permet aussi de traiter certains sujet moins léger que les sempiternelles amourettes de lycéens. On aborde avec ce changement de corps l’importance donné à l’apparence (surtout à cet âge), le regards des autres, l’exclusions de certains élèves… Tout en restant très positifs dans ce premier tome. Ayumi est un personnage plein d’énergie qui ne se laisse pas abattre. Biens qu’elle est des faiblesse et que le preux chevalier vienne régulièrement à son secours ce n’est pas une de ses potiches pleurnicheuses qui ne savent rien faire d’autre que chialer. Elle essaye de rester positive. Elle prend à la fois conscience de ce que ça fait d’être dans le corps de quelqu’un qui est rejeté par les autres. Mais au même temps par son caractère avenant elle donne une nouvelle impulsion a ce corps considéré comme laid surtout par sa véritable propriétaire. Démontrant (peut-être de façon un peu simpliste) que si l’on est reclus cela n’est pas seulement de la responsabilité des autres mais aussi de celui qui se sent mis à l’écart et qui se renferme sur lui-même. Un cercle vicieux que Ayumi semble pouvoir briser.

Tout ça avec quelques rebondissement assez attendu mais qui ajoutent tout de même du piment à l’histoire. Si je devait faire un reproche à ce premier tome c’est d’aller assez vite en besogne et d’être peut-être un peu trop manichéen, les gentils d’un côté, les tordu de l’autre.

Malgré quelques aspects un peu trop simplifié, le manga est bien fait. Très agréable a lire et plaisant à voir. Le trait de Shiki Kawabata a une touche personnelle tout en restant dans un style classique.


Retrouvez Rouge éclipse sur le site de l’éditeur. Un extrait à lire ICI

le tome 2 est prévu pour le 10 octobre


mega challenge shojo : nouveauté 2016
challenge 1% : lecture 3 sur 6
challenge 1% : lecture 3 sur 6

Utena, la fille révolutionnaire

Je ne sais plus où j’ai entendu parler de se manga pour la première fois, c’était au détour d’un clic sur internet. Je ne sais pas trop pourquoi le titre m’était resté en tête. Quelques jours plus tard je tombe par hasard sur la série complète pour une bouchée de pain alors je n’ai pas hésité (j’ai quand même failli perdre le tome 2 que j’avais oublié d’acheter la première fois mais qui était, ouf! toujours là à mon deuxième passage au magasin). Et voilà un achat que je ne regrette pas ! J’ai dévoré cette courte série.

Utena est une jeune fille au caractère bien trempé. Elle vit seule avec sa tente depuis la mort de ses parents. Enfant, alors qu’elle venais de comprendre que ces parents ne reviendrais plus, elle manque de mourir noyée. Un prince lui apparaît et lui offre une bague ainsi que la « noblesse et grandeur d’âme ». Tous les ans elle reçoit une carte du mystérieux prince.

Depuis elle a grandi et alors qu’elle s’en va sur ses 16 ans elle reçoit une carte annonçant la rencontre proche avec son mystérieux prince. C’est ainsi qu’elle intègre une nouvelle école où le conseil des étudiants semble jouir d’étrange privilège. Bien malgré elle elle se retrouve mêlée à un engrenage de duels pour gagner l’épées de Dios et la fiancé des roses.

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La forte personnalité d’Utena, sa « noblesse et grandeur d’âme » font qu’aussi fort soit le désir de retrouver son prince, celui d’être elle même un prince volant au secoure de son amie l’amène à pleinement s’engager dans le processus de duels. Pour être un prince, pour sauver son amie, peut-être aussi pour se montrer fidèle à elle-même.

J’ai beaucoup aimé la personnalité de l’héroïne qui malgré tout hésite, vacille entre le désir d’être forte et celui d’être protégé. Utena est décidément une femme très moderne et ce genre d’héroïne dans un shôjo mettant en scène des lycéenne me plait beaucoup. Même si elle a ses moments de faiblesse, si elle tombe amoureuse et que ça lui fait perdre son discernement, Utena n’est vraiment pas une cruche. Non seulement elle est très courageuse, mais elle fait preuve d’une grande gentillesse et d’une grande empathie pour ses proches. Peut-être peut-on reprocher à la série de passer assez vite sur certains sentiments ne laissant pas assez de temps à l’intrigue pour bien asseoir les sentiments que l’héroïne éprouve. Non seulement la série ne fait que 5 tomes, mais ceux-ci sont très courts. Mais au moins on a pas le temps de s’ennuyer. Il ne nous reste qu’à broder autour de la ligne que nous donne l’auteur.

Quand à l’histoire je l’ai trouvé plutôt pas mal. Le côté mystique ce développe peu à peu, nous donnant diverses fausse pistes, on se laisse surprendre pas un dénuement assez énigmatique et très ouvert. Attention si vous aimez les vraies fins, vous risquez d’être frustré !

En tout cas moi j’ai beaucoup apprécié la lecture de se manga que j’ai dévoré en une nuit. Je me suis laissée prendre au jeu, je me suis laissée séduire par Utena qui fait un très bon prince. J’ai beaucoup moins accroché à son alter-ego, la fiancée des roses qui est trop distante et trop étrange pour qu’on s’y attache vraiment. La fin, bien que frustrante était bien tournée.

Quand au dessin avec son style années ’90 m’a plus. Romantique à souhait, contrastant avec le caractère de l’héroïne pour faire un ensemble plutôt bien équilibré.

Bref c’est la bonne découverte de ce début de printemps ! Publié par Pika, la commercialisation de la série a été stoppée mais si vous tombé dessu je vous conseille vivement.

Le manga a été adapté en anime (39 épisodes) (licencié chez Kazé) ainsi qu’en long métrage (licencié chez Dybex). Je n’ai vu aucun des deux

challenge shôjo 1/10

Black Rose Alice, du vampire à l’harem

Aujourd’hui je vais vu parler d’un manga de Mizushiro Setona : Black Rose Alice, série en 6 tomes édité par Kazé manga.

J’ai découvert Mizushiro Setona grâce à la semaine shôjo organisé chaque année par le Club Shôjo. Sa série L’infirmerie après les cours, que je n’ai pas encore fini me plait beaucoup. Du coup quand j’ai appris que la commercialisation de Black Rose Alice allait être arrêté je me suis précipité sur la série pour avoir le loisir de la découvrir avant disparition… J’ai été déçue !

Une histoire de vampire :

Tout commence à Vienne. Dimitri, jeune bohémien adopté par une famille noble et talentueux chanteur, est amoureux d’Agnezka, une belle jeune femme noble qu’il connait depuis l’enfance. Mais voilà, Agniezka est fiancé à Théo, le fils de la noble famille qui a adopté Dimitri. Même si Théo le considère comme un frère, ce dernier sais bien qu’il n’appartient pas à leur monde. Il noie son chagrin et sa frustration dans les femmes.

Seulement un jour, fout de colère contre Théo, il quite la maison précipitament et est victime d’un affreux accident. Il est mort. Enfin il aurait du l’être. Des mort suspectes se multiplient autour de lui et un étrange personnage se présente à lui. Dimitri ne le sais pas encore mais il est devenu un vampire.

C’est ainsi que commence cette histoire. Le premier tome qui raconte comment Dimitri devient vampire est pas mal du tout. La façon d’être et de se reproduite des vampires est très originale. J’ai vraiment apprécié le premier tome. Il ya cette touche d’originalité sur ce qu’est un vampire et la mise en place de l’histoire n’est pas mal. Une bonne dose de mélodrame bien maîtrisé (pas de vampire sans mélodrame).

Puis on fait un bon d’un siècle en fin de volume pour découvrir celle qui deviendra le personnage principal de l’histoire, un nouveau personnage qui s’annonce prometteur.

Le harem inversé, du déjà vu :

Malheureusement l’intrigue qui avait si bien commencé tombe dès le deuxième tome dans les cliché du genre. Alors que le premier tome avait su maîtriser le suspens et présenter des personnages intrigants. Le deuxième tome nous ramène au scénario de base d’histoires à à harem inversé. Alice, le personnage principale, se retrouve dans une somptueuse demeure qu’elle partage avec 4 beaux gosses. Elle a été élue pour devenir la compagne de l’un d’entre eux. A elle de choisir. Chacun d’entre eux fera son possible pour séduire la belle, qui se montrera capricieuse et hésitante. C’est que c’est tellement difficile de choisir… gnagnagna… Ouai… en attendant nous savons tous dès le début comment tout ça va se terminer. Tout ce foin autour du choix difficile qu’elle doit faire ce n’est que pour la forme. Il y a aucun suspens, aucune surprise.

Non seulement c’est (comme tous les manga harem) sans surprise, mais c’est surtout d’une incroyable banalité. Pourquoi Mizushiro qui avait si bien commencé sa série tombe dans un scénario aussi commun ?

Les personnages : peut mieux faire 

Si l’histoire s’ouvre sur Dimitri devenu vampire, ce n’est pas lui qui sera au centre de l’intrigue mais une femme. Cette femme on la découvre sur la fin du premier tome et elle s’annonce très intéressante. Jeune femme japonaise oscillant entre la vie et la mort après un grave accident, elle a eu une aventure avec l’un de ses élèves pour qui elle éprouve de fort sentiments mêlé de honte et de culpabilité due à leur différence d’âge. Un personnage complexe, à forte personnalité, d’une grande fragilité émotionnelle. C’est prometteur. Hélas, Mizushiro ne saura pas maîtriser la construction de son personnage et  (est-ce du à l’influence de l’éditeur, on peut se le demander tant le personnage se métamorphose) ce qui aurait pu être un personnage féminin charismatique se mue très vite en héroïne lambda de shôjo à la noie. Oui j’y vais un peu fort mais c’est vraiment ça. Quand nous rencontrons Azusa, elle a 28 ans et son cœur est prix dans une spirale infernal d’amour culpabilisant. Dimitri lui donnera une nouvelle vie, une nouvelle apparence (je ne veux pas trop vous en dire pour laisser le plaisir de la découverte, mais faut bien que j’explique en quoi le personnage est décevant). Elle devient Alice. Dans ce nouveau corps sa personnalité se métamorphose. On peut s’interroger sur l’influence du corps sur l’esprit. Pourquoi change-t-elle de personnalité ? On peut également s’interroger sur l’influence de l’entourage ou le deuil qu’elle doit faire de ce qu’était sa vie d’avant. Mais le problème n’est pas là. La métamorphose est légitime. Le problème réside dans ce qu’est Alice. Une gamine capricieuse et immature. Azusa était une femme intéressante, Dimitri l’as choisie pour sa force de caractère, Mizushiro en a fait une héroïne shôjo d’une banalité accablante maintes fois vue et revue. Sa force de caractère ? Envolée. Sa maturité ? Disparue.

Dimitri ne s’en sort pas mieux. On le voit changer son fusil d’épole sans que cela ne soit justifié. Ses sentiments changent mais nous ne comprenons pas pourquoi. C’est à cause de l’héroïne me direz-vous. Sauf que nous venons de voir que l’héroïne perd tout son charisme très rapidement, dans ces conditions le changement qu’elle induit sur les autres personnage est incohérent. L’ensemble manque de pertinence (ou de profondeur).

Et les autres beaux gosses ? Il y avait un peronnage qui aurait pu être très intéressant dans le premier tome. Hélas il n’en sera rien. disparu, il revient aussi insipide que la suite du manga. Et le mystère que l’auteur cherche à créer autour des personnages secondaires, notamment les jugeaux qui vivent avec Dimitri et Alice, ne fonctionne pas très bien. L’explication se fait trop attendre et tombe comme un cheveaux sur la soupe.

Bref les personnages ne sont pas maîtrisé et perdent tout leur potentiel au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire. Heureusement qu’il n’y a que 6 tomes.

que nous reste-il ?

Pas grand chose je le crain. La série se sauve par un bon rythme, il y a très peu de temps mort et on ne s’ennuie pas. L’esthétique de Mizushiro est agréable et malgré un scénario qui tombe lamentablement dans la banalité on enchaîne facilement les 6 tomes, que j’ai dévoré. Seulement voilà, le début était tellement prometteur qu’on reste sur sa fin, déçue, voir dégoûté de voir ainsi l’histoire tomber dans le piège de la facilité et de la trame mainte fois éprouvé. Je m’attendais à tellement mieux. C’est surtout après l’avoir fini qu’on est déçu. En le lisant j’ai passé un bon moment.

Vous pouvez lire aussi les avis de Mei-Amadis et Plumy qui se montrent beaucoup plus enthousiastes que moi 🙂

shôjo gothique

Banana Fish

Voilà déjà un moment que ce manga m’avait été conseillé. Et c’est par hasard que je suis tombé sur le premier tome d’occaz. Au début j’ai trouvé ça bizarre, un manga publié sur du papier jaune ? o_O

Mais finalement j’ai tout de suite accroché à l’intrigue et suis partie en quête des autres tomes. Je dis bien “en quête” parce que malheureusement la commercialisation de la série a été stoppées et le seul moyen de se la procurer est maintenant de chercher parmi les manga d’occasion. Moi qui adore chiner parmi les bouquin de deuxième main, j’ai pas eu de mal à me procurer une bonne partie de la série même s’il m’en manque encore quelques uns et que le tome 6 a mystérieusement disparu. Le monstre du bordel a encore frappé T_T


banana-fish

Un shôjo avec des flingues et sans filles !

On m’avait conseillé Banana Fish lorsque je disais vouloir lire d’autres shôjo que les habituelles histoires d’amour entre lycéens. Ben ouai ! J’ai passé l’âge ! Heu… je crois bien que je l’ai jamais eu cet âge là. Bref, les romances lycéennes ça va 5 minutes, mais très vite je m’ennuie. Du coup, alors que je faisais mes premiers pas au Club Shôjo, j’étais un peu perdue : moi lire du shôjo je veux bien, mais quel shôjo ?!

Avec Banana Fish je suis servie ! Pas de romance lycéenne, pas de lycée du tout d’ailleurs, pas même l’ombre d’une fille ! Mais des gangsters, des mafiosi, des flingues, une drogue mystérieuse, des complots politiques… Hé! Vous étes sure qu’il s’agit bien d’un shôjo là ? Mais bien sûr ma p’tit dame. Et ça se voit. ça se voit à la façon dont l’histoire est raconté, à la façon dont c’est mis en scène, la façon dont les sentiments des personnages sont traité où encore au type de relation qu’entretiennent les personnages entre eux. Si l’aventure aurait très bien pu servir pour un shônen, on sent bien dans ce récit la patte féminine dans le ton et le caractère des personnages.

Comme quoi, les filles ça ne parle pas que d’amour.

Un héros faut que ça souffre !

Je disais donc qu’on voit la patte féminin sur ce récit. Les traces sont visibles sur le backgroud des personnages et surtout sur the beau gosse de l’histoire : Ash. Les femmes se montrent particulièrement machiavéliques avec leur héros. Un héros faut que ça souffre ! Les hommes aussi sont dur avec leur perso, tout bon personnage de shônen à son lourd fardeau, mais disons que c’est moins psycho-dramatique. Ici Ash c’est pas un fardeau qu’il traîne mais tout une cargaison ! Rien ne lui est épargné ! Plus on avance dans le récit, plus son passé douloureux nous est dévoilé. C’est tellement terrible que c’est même un peu too much, mais disons que l’auteur maîtrise assez bien son machiavélisme dévoilant peu à peu le terrible passé (voire le terrible présent, parce que bon, la vie n’est pas rose et la merde c’est aussi aujourd’hui).

Par exemple, autre shôjo loin des romance lycéennes, Basara y va très fort des le premier tome côté psycho-drame. Et moi j’ai trouvé que c’était un peu trop. T’as à peine le temps de cerner un personnage que paf ! il est mort. J’ai décroché très vite. Avec Banana Fish c’est le contraire : quand ça devient too much c’est déjà trop tard, je suis prise par l’intrigue et laisse couler ce trop plein de drame.

banana fish 1

Mais c’est quoi l’histoire !?

Des flingues, du drames… tout ça ne vous dit pas de quoi parle ce manga ! Revenons au commencement ! Au tome 1 et au début de l’histoire.

1973, nous somme au Viet Nam. Un bande de soldats attend d’être démobilisé quand soudain l’un deux pète un câble et tire sur ses compagnons. Une fois désarmé celui-ci semble ne plus du tout avoir sa tête et répète : “banana fish”. Mais qui est Banana Fish ?

Retour au présent (enfin, le présent de l’époque : ) 1985, New York. Alors qu’une série de morts suspectes mobilise la police, un photographe japonais et son jeune assistant débarques pour faire un repartage au près des jeunes délinquants des rues. Charlie, un flic, va permettre à Ibe, le photographe, et Eiji, son assistant, de rencontrer la bande de Ash, un jeune chef de bande très respecté. C’est sans savoir que Ash c’est retrouvé bien malgré lui mêlé à une louche histoire de meurtre. Alors que les deux japonais sont en pleine interview, le repère de Ash est attaqué. Eiji et Ibe vont être embarqué dans une aventure trépidante où leur vie sera mise en danger. C’est ainsi que commence une longue histoire à la poursuite du Banana fish dans le New York des années 80. Aventure qui se prolonge sur 19 tomes.

banana fish 2

 

Et ça vaut le coup, ce manga jaune ?

Ouiii !! En tout cas moi j’aime bien 🙂

Le dessin, un peu moche dans le premier tome (on nous dit que Ash est un beau gosse, mais ça se voit pas tout de suite) évolue au fil des tomes pour devenir plus fluide et élégant, plus alléchant, mais peut-être aussi plus classique.

L’histoire quant à elle a sa dose de mystère et rebondissement qui font que je ne me suis pas ennuyé un seul instant en 15 tomes (j’ai pas encore trouvé la fin de la série). Si la dose d’émotion et de (bons) sentiments augmente au fil des tomes, il reste toujours l’aventure, l’action, les complots à déjouer, la mafia à doubler, Eiji à sauver… Ben oui, comme il y a pas de filles fallait bien un gentil garçon à sauver. Eiji il est mignon mais un peu trop naïf tout de même, la vraie godiche de l’histoire ! Mais que voulez-vous, difficile d’y échapper. Et si certaines fujoshi dans mon genre voit dans la relation qu’entretiennent Ash et Eiji de quoi faire un bon yaoi, cela reste tout à fait respectable et on peu aussi n’y voir qu’une amitié virile (enfin virile est un bien grand mot…).

En tout cas, si Banana fish est pas un chef d’oeuvre d’inventivité il n’en reste pas moins un manga très agréable à lire, rythmé, offrant une aventure sympa et complexe, des personnages attachants. Et il a l’incontestable mérite de me démontrer une fois pour toute que le shôjo peut être aussi riche et varié dans le genre d’histoire qu’il a à offrir que son pendant masculin. Si vous avez en avez l’occasion, lisez-le.

Ah ! J’allais oublier de vous dire qui en est l’auteur ! Ce manga c’est l’oeuvre de dame Akimi Yoshida dont on peut actuellement suivre la très bonne série Kamakura Diary

un shôjo d’aventure

semaine shôjo : Le meilleur personnage feminin

Voilà une question bien difficile que nous pose le staff du Club Shôjo pour la semaine shôjo de 2015 (elles posent toujours des questions difficiles !). Quel est le meilleur personnage féminin du shôjo ? Généralement je trouve les personnages de shôjo caricaturaux, pétris de cliché et englués dans une vision archaïque et traditionaliste du monde : la femme aux fourneaux, jeunes filles fragiles qu’il faut sauver, jeunes femmes soumises au bon vouloir de l’homme qu’elle aiment… Par très en phase avec la femme du XXIème siècle, ou du moins pas du tout en phase avec ma vision de la femme. Combien de personnage de shôjo m’ont irrité pour ça !

Là, comme ça, sans réfléchir aucun personnage de shôjo fort s’impose à moi. Ne défilent sous mes yeux que des pleurnichardes. Il faut que je me replonge dans ma bibliothèque shôjo et que je gratte un peu sous cette première impression.

les enfants de la mer, Daisuke Igarashi (rien à voir avec les shôjo ! c’est juste pour illustrer ma plongée dans la mer shôjo)

Toru Honda, mon cliché préféré :

Je commence par vous dire que les héroïnes de manga cliché et rétrogrades m’agacent et voilà qu’en première place du meilleur personnage féminin shôjo je vous cité Toru Honda de Fruit Basket (Takaya Natsuki, série en 23 volumes, Delcourt) l’héroïne cliché par excellence !

Toru est douce et fragile, orpheline malmenée par la vie, abandonnée de tous, affrontant le destin avec courage, elle sera secourue par la famille Soma qui lui fera payer cher. Toru se retrouve aussi tôt derrière les fourneaux et devient la bonniche de ces messieurs pour qui même éplucher une patate est insurmontable. Toru va leur faire la popote, vider leur poubelles, laver leur linge, faire les courses… une vraie fée du logis ! Et tout ça avec le sourire bien sûr, parce qu’en parfaite jeune fille à marier Toru aime cuisiner et faire le ménage. Vous en connaissez beaucoup des lycéennes qui aiment faire le ménage ?! O_o

Bien sûr Toru ne se limite pas à jouer les petites épouses modèle, elle est aussi une mère pour tous ces Soma qui ont mal à l’âme. Elle les aime, les console, les rassure, les soutiens… une vraie sainte.

Toru a toute les qualité de la parfaite épouse soumise à l’autorité masculine que je devrait détester, et pourtant je l’aime (comme la plupart des personnages de Fruit Basket, d’ailleurs). Ce n’est pas tant son courage et sa persévérance (une bonne héroïne de shôjo se doit d’être d’un courage discret et d’une persévérance à tout épreuve) qui me la rendent sympathique, mais sa capacité à aimer tout le monde. Toru est un bisounours aboulant dispensant amour et gentillesses à tous ceux qui croisent son chemin. Et là est son originalité et sa force. Les héroïne prêtes à tous pour le beau gosse qu’elle aiment il y en a à la pelle, Toru elle, elle aime tout le monde ! Hommes, femmes, enfants, Toru éprouve une sincère affection pour tous ceux qu’elle rencontre et est capable d’une incroyable empathie, perçant par sa douceur et sa naïveté (car une bonne héroïne se doit d’être naïve, autre cliché que je pige pas) toutes les carapaces.

Si c’est cliché au possible, Toru possède une fraîcheur qui fait du bien.  Si Toru est un bisounours l’histoire de Fruit Basket en revanche y va de sa dose de psychodrames ! un contraste parfaitement réussi.

Je précise tout de même que je n’ai lu que la moitié de la série, je ne sais donc pas comment évolue le personnages dans la seconde moitié. (note pour plus tard : finir Fruit Basket !)

Toru Honda - Fruit Basket

Une femme à poigne : Yankumi

Bon Toru Honda c’est bien, c’est la parfaite caricature du personnage shôjo à laquelle on s’attache malgré tout. Mais y-a-t-il dans l’univers du manga féminin un personnage qui corresponde à ma vision de la femme moderne ? Je désespérais de trouver quand tout à coup cela m’est apparu comme une évidence : Yankumi, l’héroïne de Gokusen (Kozueko Morimoto, série en 15 tomes, version française toujours en cours chez Kazé Manga).

Pourquoi n’ai-je pas de suite pensée à elle ? Précisément parce que Gokusen ne correspond pas du tout au cliché du manga féminin. Il n’y a pas de romance, pas de jolie cœur, pas de jeunes filles en détresse, pas de larme, pas de mélodrame… Gokusen c’est l’histoire d’une prof pas comme les autres, héritière d’une petite famille de yakuza, qui se retrouve professeur principal d’une classe de bad boys. Un peu le Onizuka féminin (donc beaucoup moins vulgaire). Le manga est d’ailleurs publié en France dans une collection seinen.

Qu’est-ce que j’aime chez Yankumi ? Son caractère bien trompé, elle n’a pas froid aux yeux, c’est une championne des arts martiaux et n’hésite pas à se battre s’il le faut, mais sans aucune hystérie (contrairement à beaucoup de championnes en la matière sorties des shônen). Elle sais garder son sang froid, agir en fonction des circonstances. Assurer l’avenir de famille quand celle-ci à besoin d’elle tout en prenant ces distances et en vivant son rêve : devenir professeur. Elle sait choisir sa voie, sans renier les siens. Elle est drôle, pas spécialement belle et encore moins sexy, son côté femme ordinaire la rend d’autant plus attachante. Elle est déterminée, attentive aux autres et pleine de bonne volonté, ce qui pour un prof est indispensable, surtout quand on commence avec une classe pareil.

Yankumi est une femme moderne, elle sait s’affirmer, poursuivre son chemin, prendre soin des sien tout en gardant un petit cœur d’artichaut qui fait boum boum pour le bel avocat à qui elle ne sais pas faire sa déclaration.

Là encore je n’ai lu que les 3 premiers tomes de la série et je ne sais pas encore ce que la suite nous réserve. J’espère que Yankumi ne perdra rien de ce qui fait sa force.

Une mère comme je les aime :

Bon, je vous ai parlé de Toru, la championne des héroïnes shôjo cliché mais attachante, de Yankumi l’héroïne josei aux allures seinen, pour compléter le tour du manga féminin je pourrais citer un bon personnages féminin tiré d’un yuri et d’un yaoi. De Yuri je n’en ai lu que deux, impossible pour moi de parler du meilleur personnage. En revanche il y a un personnage féminin de yaoi que j’adore.

Les personnages féminins dans le yaoi sont très rares, voir quasiment inexistants, pourtant le peu de femmes qu’on peut y croiser sont souvent moins cliché et plus modernes que celle des shôjo ou josei (du moins c’est ce que en ressort de mes lectures personnelles).

Le personnage auquel je pense c’est la mère de Nao dans Otona no Mondai de Ima Ichiko.

Elle incarne parfaitement la femme moderne à mes yeux. Capable d’élever son enfant seule sans en faire un drame, parfaitement à l’aise avec son statut de femme divorcée, elle est dynamique, belle, forte et ouverte d’esprit. Je la trouve drôle et attachante. Une femme avec qui je pourrait être amie. Trop exubérante pour que je m’identifie à elle, j’ai trouvé sa présence dans le manga toujours agréable et m’identifierais facilement à l’une de ses amie (invisibles dans le manga). La façon dont elle titille sont Tangui de fils unique me fait beaucoup rire. Une chouette femme pour un chouette manga (que nous n’aurons jamais la chance de voir publié en France, je le crains).


C’est avec elle que je conclue mon tours des meilleurs personnages féminin du manga féminin. Et vous, quel est votre personnage féminin préféré ?

Pour découvrir les réponses proposées par les autres partenaires de la semaine shôjo, suivez les liens (les articles serons mis à jour au fur et à mesure de leur publication) :

petit panier de manga #13

J’ai commencé ce petit panier il y a un moment, et puis… je l’ai oublié dans un coin -_-‘

Voici donc mes dernières lectures manga, pas toutes très récentes 🙂


Barakamon – tome 1

Résumé :

Un jeune calligraphe pète un plomb lors de sa dernière expo et frappe le directeur de la galerie. Son père l’envoie se rafraîchir les idées sur une île paumée. Alors que le jeune maître Handa pensait profiter du calme de l’île pour s’adonner à son art, il fait la connaissance d’une petite fille aussi adorable que turbulente qui n’a aucunement l’intention de le laisser tranquille. Maître Handa va devoir s’y faire, la convivialité des villageois et les enfants du coin auront raison de son sérieux. Est-ce que justement son art ne sortira pas grandi de cette expérience campagnarde ?

Mon avis :

J’ai bien aimé ce premier tome qui tout en restant très classique, met de bonne humeur. La petite Naru est adorable, pleine d’énergie et drôle. Maître Handa, beau gosse taciturne, est aussi amusant. Un petit manga, sans prétention qui est là pour communiquer sa bonne humeur et nous détendre. Chose qu’il a parfaitement réussi à faire avec moi. Mimiko me l’a emprunté et même toute seule (elle ne sait pas encore lire) elle se marre. Un manga pour toute la famille 🙂

 Barakamon

Satiki Yoshino

2010

type : shônen

genre : comédie, tranche de vie

éditeur VF : Ki-oon

nombre de volumes : 9/10 (toujours en cours au Japon)


Le maître des livres – tome 2

Résumé :

On retrouve la bibliothèque des roses trémières et sa clique de bibliothécaires, on retrouve Miyamoto et les enfants. Et on retrouve la littérature jeunesse, bien sûr !

Mon avis :

Si la littérature jeunesse est ici toujours très présente, elle n’est plus au centre du récit comme dans le premier tome. Ici elle passe au deuxième plan pour céder la place aux personnages. On en apprends plus sur eux. Personnellement, si je trouve ce tome agréable à lire, je n’ai pas éprouvé l’entousiasme que m’a procuré le tome 1. Mais il m’a fait découvrir des livres jeunesse japonais que je ne connaissez pas du tout (contrairement au tome 1 qui aborde des livres plus connus). Je ne suis pas déçue mais un peu moins emballée.

 Le maître des livres

Shinohara Umiharu

2011

type : seinen

genre : tranche de vie

éditeur VF : Komikku éditions

nombre de volumes (2/9 (toujours en cours au Japon)


L’académie Alice – tome 1 et 2

résumé :

Mikan est une petite fille de 10 ans, naïve et pleine de vie. Quand sa meilleure amie part pour Alice sans lui donner de nouvelles, Mikan craque. Elle part décidée à intégrer l’académie. Ce n’est qu’une fois acceptée dans cette mystérieuse académie qu’elle comprend de quoi il s’agit : dans cette étrange école sont renfermés, pourrait-on dire retenu prisonnier, tous les élèves ayant un “Alice”, soit un don extraordinaire comme celui de créer du feu, lire dans les pensées, etc. Mikan découvre alors qu’elle-même possède un Alice. Mais la façon dont la vie sociale s’organise ne plait pas à la petite fille qui n’a pas l’intention de se laisser faire.

Mon avis :

Dans ces deux premiers tomes l’histoires se met en place. On découvre Mikan, l’héroïne, puis ses nouveaux camarades de l’école et professeurs. Avec elle on découvre ce que sont les Alice et la façon dont la vie est organisée dans l’Académie. Une organisation extrêmement rigide et hyper hiérarchisé où les faibles sont discriminé et ou la violence sociale (brimades, exclusion du groupe…) semble être de mise. La petite Mikan en fait les frais dès son arrivée. Mais, en bonne héroïne shôjo, elle est bien décidé à ne pas se laisser faire. Plus naïve que la norme, Mikan n’en est pas moins pleines de vie et de ressource, pleurnicheuse mais courageuse, elle est bonne, juste et optimiste. Elle refuse de se soumettre à la discrimination et aux brimades qu’elle subi. Grâce à son bon cœur et à son sourire elle arrive petit à petit à se faire une place et des camarades. Mais rien n’a l’air d’être simple dans cette académie. La jeune Mikan n’est pas au bout de ses peines (et pour cause ! La série fait 31 tomes !).

Si le personnage de Mikan est extrêmement classique (j’ai pensé notamment à Toru de Fruit Basket), tout comme le graphisme et la mise en scène, l’ensemble n’est pas sans intérêt. Je ne dirais pas que ces deux premiers tomes m’ont particulièrement marqué, mais ils ont su me séduire et me donner envie de suivre les mésaventures de la jeune et naïve Mikan dans ce monde de brutes. Un sourrir contre la douleur, je retrouve ce qui m’avait séduite dans Fruit Basket (que j’ai toujours pas fini -_-’ ). C’est le genre de personnages qui me donnent du courage. Peut-être suis-je moi-même trop naïve 😀

 

L’Académie Alice

Higuchi Tachibana

2003

type : shôjo

genre : fantastique, scool-life

éditeur VF : Glénat

nombre de volumes : 31 (terminé)


Mushishi – tome 1 et 2

Résumé :

Ginko est un mushishi ambulant. Il parcour le pays à la recherche de mushi et propose ses services pour soigner les gens atteint par ces créatures fantastiques.

Mon avis :

Je tournait au tour de cette série depuis un moment. Son univers m’attirait mais j’avais quelques appréhensions. Finalement j’ai profité de la trouver à la bibliothèque pour la découvrir. Bénies soient les bibliothèques ! Parfois j’hésite, je ne suis pas sûre d’aimer et comme j’ai un petit budget… Heureusement que les bibliothèques sont là pour me faire découvrir de nouvelles séries 🙂

J’ai vraiment beaucoup aimé ces 2 premiers tomes. Le dessin n’est pas très raffiné, mais l’auteur à su créer une ambiance et un personnage vraiment intéressant. S’inspirant du folklore nippon riche en esprit en tout genre, Yuki Urushibara a crée un univers mystique très original ou les mushi, sorte de créatures spirituelles vivent aux côté des autres créatures vivantes le plus souvent en harmonie. Mais il arrive qu’au contacte de certains mushi des hommes soient infectés et tombent malades, c’est là qu’entrent en jeu les mushishi, des spécialistes des mushi à mi chemin entre le docteur ambulant et le chaman. Il peuvent voir ce qui est invisible au commun des mortel et interagir avec ses étranges créatures. Ginko, le personnage principal me fait penser à l’apothicaire de Mononoke. En dehors de leur métier similaire, les deux hommes partagent le même mystère et une certaine nonchalance que j’aime beaucoup.

Pour peu qu’on aime les histoires d’esprits et la contemplation de paisibles paysages ruraux, on devrait être séduit par cette série portée par un personnage charismatique au charme désabusé. Moi j’adore.

 Mushishi

Urushibara Yuki

2000

type : seinen

genre : fantastique

éditeur VF : Kana

nombre de volumes : 10 (terminé)


Neige Rouge

Résumé :

Recueil d’histoires courtes, du Japon rural et fantastique.

Mon avis :

Autre paysage rural, autre charme. Un charme auquel je ne suis nullement sensible ! On a là ce que j’appelle un “manga d’intélo”. Une très belle édition pour des histoires à mourir d’ennuie. J’ai pas compris l’intérêt de ce manga, tout simplement.

 Neige rouge

Katsumata Susumu

2005

type : seinen

genre : tranche de vie

éditeur VF : Cornelius

one-shot


Kamakura diary – tome 1 :

Résumé:

 Trois sœur vivent ensemble dans la demeure familiale. Elles ont été élevées par leur grand-mère après que la mère soit partie pour se remarier. Quant au père, elle ne l’ont pas revu depuis leur enfance, depuis le divorce de leurs parents. Le jour des funérailles de leur père elle rencontrent leur demie soeur, une jeune collégienne devenue orpheline et lui proposent de venir vivre avec elles.

Mon avis :

J’ai beaucoup entendu parler de ce titre dès sa sortie mais, étrangement, je n’avais pas envie de le lire. Je ne sais pas, j’avais quelques à priori. Finalement je l’ai emprunté et j’ai trouvé ce premier tome très bien. L’histoire est loin d’être l’histoire mielleuse que j’attendais. Les personnages sont intéressant et l’ensemble est bien traité. Certes les 4 sœurs n’ont pas eu une vie facile, abandonnées par leurs parents ou orphelines, on pourrait s’attendre à beaucoup de larmes et de pathos, mais il n’en est rien. Malgré leurs difficultés elle affrontent la vie avec énergie. Et ce titre de manque pas d’humour, bien qu’on se rende à un enterrement. Une bonne pioche, à suivre.

Kamakura diary

Yoshida Akimi

2007

type : josei

genre : tranche de vie

éditeur VF : Kana

nombre de volumes : 5/6 (toujours en cours au Japon)

Il était une fois Ludwig, le prince nécrophile

 

Il était une fois, dans un pays lointain, une très beau prince du nom de “Ludwig”. Ses traits étaient tellement fins qu’on aurait dit une chanteur de “visual rock”. Il était aussi très vaniteux et très coureur…

Le roi, qui se faisait du souci pour Ludwig, le mit à la porte, en le sommant de ne pas revenir avant d’avoir trouvé une princesse digne de devenir son épouse.

Ainsi commence Ludwig révolution de Kaori Yuki. Un conte à la fois “traditionnel” et complètement disjoncté. Traditionnel par son entré en matière : un prince en âge de se marier quitte le château du roi, son père, pour aller chercher une épouse. Plus traditionnel encore par la suite puisque Ludwig n’est que le messager qui permettra à Kaori Yuki d’explorer l’univers des contes des frères Grimm. Dans sa quête d’épouse, Ludwig va rencontrer toutes les princesses issues de nos contes traditionnels. Pourtant… c’est princesses n’ont rien de traditionnel !

 

Déjà avec l’introduction on comprends la tournure disjoncté que va prendre le récit. Ludwig est certes prince, mais il se caractérise surtout par son allure de chanteur visual kei et son caractère sadique. Pire! Il est nécrophile ! Dans sa cave il collectionne les jolies princesses endormies (du plus profond des sommeil !).

Les autres personnages n’ont rien à envier à Ludwig, puisque à chaque étape de son voyage on entre de plein fouet dans un conte qui, en quatre coups de crayon, est complètement détourné et perverti. Oui, perverti ! Les contes traditionnels, bien que loin des versions guimauve de Walt Disney, sont tout de même là pour inculquer une morale, apprendre aux jeunes gens comment se comporter dans la vie. Il défendent des valeurs tel que le courage et la bravoure, la patience, l’intelligence, la gentillesse…. bref, les héros et héroïnes y sont mis à rudes épreuve mais grâce aux merveilleuses vertus de leur cœur, ils s’en sortent toujours. Kaori Yuki dépouille tous les contes de leur vertu et les remplace par des vices bien plus grand encore : la vanité, la luxure, l’obsession, le mensonge… tout les coups sont permis dans ce vil monde où notre beau prince nécrophile fini par avoir l’air d’un saint.

J’aurais voulu vous parler de la série complète, qui s’achève en 4 tomes, à l’occasion de sa mise à l’honneur sur k.bd en ce mois dédié aux contes traditionnels. Mais… je me suis laissé déborder par le temps et je n’ai pas eu le temps de me procurer le tome 3 (dont le prix s’est envolé comme feuilles au vent) celui-ci étant en cours de réédition. Selon le libraire il devrait être à nouveau disponible en novembre (alors ceux qui mettent leur vieux tome en vente à des prix prohibitifs ils se feront du flous sur le dos de quelqu’un d’autre !!). Moi j’ai assez à dire avec les 2 tomes en ma possession ! Na ! 😛

J’avais déjà brièvement parlé du tome 1 dans le petit panier n°7, je voulais vous en dire un peu plus long sur ce manga qui sied si bien à notre thème du mois.

Le manga en lui même n’est pas original, en disant cela je pense à ceux qui n’aiment pas les manga ou seulement les manga d’auteur affranchi de tous les codes du genre (mais à qui est-ce que je pense ? le Champi là au fond de la salle. Oui, oui, c’est bien à toi que je pense 😉 ). Kaori Yuki exploite tous les codes du shôjo, elle les surexploite même ! Elle en fait des tonnes. Son dessin est très typé, pas particulièrement original. Tout comme ses personnages qui sont toujours dans l’exagération. Mais ici cette exagération est pleinement assumée et tournée en dérision. Et c’est justement cette dérision qui m’a interpellé dans Ludwig révolution. Avec ce titre Kaori tourne en dérision à la fois nos contes traditionnels avec leur morale et le shôjo manga avec ses canons. A chaque situation dramatique vient s’ajouter un détail faisant basculer la scène dans le ridicule. Rien n’est prix au sérieux. Sans faire de ce manga un chef d’oeuvre, je trouve que l’exercice est intéressant, d’autant qu’il touche à des référence que nous connaissons très bien contrairement à d’autres manga très ancré dans la culture nippone.

Ce sabotage systématique des contes de fée fonctionne très bien, mais ne risque-t-il pas de devenir lassant au bout que plusieurs tomes ? Je ne serait vous dire, puisque sur les 4, je n’en ai lu que deux pour le moment. Ayant lu les deux à plusieurs mois d’intervalle, je n’ai éprouvé aucune lassitude. Si certains cœurs romantiques ont préféré l’histoire de la princesse ronce, c’est pour ma part celle que j’aime le moins parce que justement c’est celle qui est le moins tourné en ridicule. Le ton y devient plus sérieux et plus typiquement shôjo mélodramatique. Moi j’ai préféré une Blanche neige perfide et lubrique ou un petit chaperon meurtrier. Des personnages tellement décalé que pas un instant on ne peut les prendre au sérieux.

 

Dès le deuxième tome on voit poindre en arrière plan une histoire de complot touchant directement le prince Ludwig, si je comprend l’apparition de ce fil rouge pour séduire et fidéliser les jeunes lectrices dans un système de publication par épisode en magazine, j’avoue que personnellement ce fil rouge ne m’intéresse guère car je ne cherche pas ici le mélodrame mais la dérision. Kaori réussira-t-elle à marier ces deux aspect contradictoires du récit sans un délaisser un au profit des autres ? La réponse vous l’aurez en lisant Ludwig révolution (ou dès que j’aurais réussi à mettre la main sur les deux tomes suivants).

En attendant je conclurais en disant que ce manga vaut le détour et mérite d’être cité par son approche originale du conte de fée. Mais que le titre s’adresse à un public de mangaphiles amateur de shôjo. Je ne conseillerais pas ce titres à ceux qui ne lisent pas de manga au risque de les choquer ou pire les dégoûter. Après, tout les goût sont dans la nature, il se peut que certains ai le coup de foudre pour ce titre alors même qu’il n’ont ouvert aucun autre manga. Personnellement je pense que si on m’avais donné ce titre à lire il y a 10 ans, j’aurais fui 🙂

Et pour me faire pardonner de n’avoir lu que les deux premier tomes avant d’écrire cet article, je vous ai dégoté ce joli AMV de Nilettee, enjoy !

Petit panier de manga #12

 Ce nouveau petit panier commence avec une déception, déception que je ne m’explique pas totalement… Et comme écrire des critiques négatives c’est peut-être drôle à faire, mais pas trop dans mon état d’esprit, j’ai souhaité la contrebalancer par des lectures qui ont plu.

Bonne lecture et n’hésitez pas à laisser vos avis 🙂


Fate/Zero – tome 1 :

résumé :

Il y a de cela deux cents ans, trois familles ont décidé d’unir leurs pouvoirs pour atteindre l’ « autre côté du monde ». Les Einzbern, Les Makiri et les Tôsaka. Ils unissent leurs forces et leurs connaissances secrètes pour recréer le Saint Graal et fabriquer le « Récipient ultime ». Cependant ce calice ne peut réaliser le vœu que d’un seul être humain. La collaboration entre les magiciens se transforme alors en conflit violent et sanglant.

Après trois défaites consécutives dans sa conquête du Saint Graal, la famille Einzbern est bien décidée à vaincre cette ultime bataille.

Elle engage le redoutable Emiya Kiritsugu, plus connu sous le nom de Tueur de Mages, et lui confie une relique qui lui permettra d’invoquer le plus puissant des Servants parmi les Esprits héroïques : Saber…

(source : Manga News)

mon avis :

Ce manga je l’ai lu il y a des mois (merci à Manganime pour le concours qui m’a permis de le gagner). Depuis je suis en proie à un dilemme cornélien : écrire ou ne pas écrire une chronique sur Fate/Zero ? Là est la question (heu… ça c’est plutôt un dilemme shakespirien, mais bon… vous avez compris ce que je veux dire).

Le problème c’est que j’ai pas aimé. Mais alors pas du tout ! Sauf qu’à l’idée d’écrire une chronique sur un manga pour le démolir me fait culpabiliser un peu, d’autant plus que ce manga je l’ai gagné. Depuis des mois je laisse donc traîner cette chronique d. Et finalement j’ai trouvé un bon compromis, dans l’anonymat d’un petit panier de manga, mon avis négatifs heurtera moins les susceptibilités et se trouvera contrebalancé par des avis positifs (sur d’autres manga, mais c’est déjà ça ^^)

Ma première erreur a été de vouloir lire ce manga avec une attention particulière. S’il avait été laissé sur une table, comme ça, devant moi. Je l’aurais peut-être lu distraitement, rapidement, et j’airais conclu par un « convenu mais amusant”. Or je me suis dit, si les éditeurs en partenariat avec certains sites mettent en jeu des manga, c’est pour en faire la promotion, pas pour nous faire plaisir. Vu que je reçois ce manga gratuitement, je me dois de le lire attentivement afin de pourvoir donner un avis construit… Noooonnn ! Trop tard !! Je n’ai compris mon erreur qu’en refermant le tome une grimasse de dégoût au visage. Ce manga ne mérite pas tant de haine ! Mais il mérite encore moins qu’on le lise attentivement ! C’est un de ces manga qu’on doit survoler en laissant le cerveau au vestiaire de façon à profiter du défouloir qu’il peut être. Moi je me suis attardé sur les dialogues, sur le scénario, sur le découpage des case, le rythme de narration…. Bref, en lisant Fate/Zero avec une loupe d’enquêtrice, ses petits défauts me sont apparu comme des énormités. Le côté un peu débile à complètement noyé le côté amusant que je cherche encore.

C’est bien joli de dire qu’on aime pas, mais va falloir argumenter ! Bon je vais tenter d’exposer mon point de vue de façon constructive, mais c’est pas facile d’être constructif quand on a le sentiment d’avoir lu le navet de l’année T_T

(Hé les fans ! pas la peine de lancer des tomates, j’ai mon super bouclier anti-tomates-pourries)

Commençons donc par parler du dessin. Il est bien réalisé, plutôt agréable à regarder, mais il n’a a mes yeux aucune personnalité. Il est certes bien exécuté, on voit que l’auteur à une bonne maîtrise, mais il me laisse assez indifférente, un dessin comme on en a déjà vu mille, tout calibré pour l’adaptation en anime. Quand le dessin ne dégage rien de particulier, on mise tout sur le scénario. Enfin, moi en tout cas, je m’accommode bien de n’importe quel dessin, même un peu moche si l’histoire est intéressante. Problème ! Le scénario tient dans un mouchoir de poche. Et d’ailleurs je me suis demandé si l’auteur n’avait pas oublié de se relire tant les propos d’une page viennent contredire ceux de la page précédente.

Commençons par le commencement. Au tout début on nous présente le héros. Un fous furieux qui pour “sauver” le monde s’est investi lui-même de la mission exterminer la vermine et si, au passage, il faut tuer quelques âmes innocentes, aucune culpabilité ne viendra obscurcir son cœur déshumanisé. Déjà là, tu fait une petite pose contemplative : “Waa! quelle originalité ! un héros qui se croit aux dessus de ses semblables et décide de sauver le monde qui lui a rien demandé. ça faisait longtemps, tiens. En plus celui-ci semble avoir été dépourvu d’une qualité indéniable de ses collègues : un cerveau !” Mais ne restons pas sur ces préjugés négatifs, replongeons-nous dans la lecture attentive du scénario.

Le héros fait apparaître un “héros légendaire » qui lui servira d’arme dans un combat à mort contre d’autre combattant armé de héros légendaire tout ça pour gagner le graal pour une obscure organisation qui semble aussi pourrie sinon plus que ses ennemis et qui veut entrer en possession du saint graal grâce au quel elle va pouvoir gouverner le monde. (reprends son souffle) Vous avez là le mouchoir de poche autour duquel se construit cette histoire qui plus qu’une histoire à des allures de jeu vidéo avec des combats à venir entre les différents “héros légendaire” les uns plus fort que les autres. On voit déjà se profiler le combat contre le boss final et la trahison du héros de son clan parce que justement eux aussi c’est des pourris qui courent après le pouvoir et… non j’arrête là les spéculation. Mais c’est vrai qu’on lisant ce manga, j’avais l’impression de regarder la cinématique d’un vulgaires jeu de combat avec zéro originalité. Normal ! A l’origine c’est un visual novel !

Ah! si ! il y a une originalité, amusante mais pas exploité : le héros légendaire qu’invoqué par Emiya Kiritsugu est le roi Arthur qui, surprise ! est une femme. L’idée est amusante mais… ben… rien ! Le héro, gros macho, fait la gueule parce que c’est une femme. La honte, quoi! il va devoir se battre en se servant d’une femme. L’épouse du héros cherche alors à rassurer Athurine : « ça se voit pas mais c’est un homme tellement bon » (plein de petit cœurs)…

Excusez-moi Madame, mais vous avez pas lu le premier chapitre ? Celui où on nous explique que votre mari est un fou-furieux assassin sanguinaire et sans pitié ? Non ? Ah bon? Vous êtes une femme lobotomisé ? Ah, oui, d’accord, je comprends mieux. Un femme dans un manga, quoi. Ben oui, excusez-moi, j’avais oublié…

Non mais sérieux ! Qui m’a mis une godiche pareille dans le scénario, et comble du comble cette idiote d’Arthurette s’entiche de cette femme délicate et… débile.

On se calme l’hystérique, tu vas tout de même pas te faire pousser les poils sous les bras et les fleurs dans les cheveux pour défiler les seins à l’air contre la représentation de la femme dans le manga pour jeune boutonneux ! (et je plaisante hein ! tous les amateur du genre sont pas boutonneux, il y a aussi ceux qui ont passé l’âge :p )

Ah, oui c’est vrai. Pardon, je me calme.

Donc un dessin banal, une histoire de jeu vidéo est des personnages dont le charisme… Quel charisme? Donc des personnages sans charisme, il nous reste…. qu’est-ce qu’y nous reste ? Rien ! Rien du tout. J’ai rien trouve qui veille la peine dans ce premier tome qui m’a fait tomber les bras de déception toutes les trois pages. Je ne me suis pas amusé, je n’ai ni ris, ni pleuré, je n’ai éprouvé aucune empathie pour aucun des personnages et j’ai même envie que le héros perde parce que c’est un con. Il perd, hein ? Dites moi qu’il perd dès le tome deux et qu’on rencontre enfin des personnages qui valent le coup !

Je crois que sur ce coup là, je me suis complètement planté. Non seulement je ne suis pas du tout la cible de ce manga, mais je peux même pas faire semblant.

Est-ce mes argument étaient vraiment constructifs ? Je sais pas, mais quand on aime pas, on aime pas ! Et moi, je ne me suis pas du tout prise au jeu de Fate/Zero. Pourtant il m’est arrive de lire des manga tout aussi débiles et de trouver ça génial. Mais comme je suis fairplay, je vais faire circuler le manga et l’offrir à quelqu’un qui est plus dans le public cible histoire de donner une seconde change à ce tome 🙂

à lire aussi l’avis de sweetmadonna

Fate/Zero

dessin : Shinjiro

scénario : Type-Moon

2010

Type : seinen

Genre : fantastique, aventure

Editeur VF : Ototo Manga

nombre de volumes : 4/7 (toujours en cours)


Petite dédicace pour Tenger : Je comprends pourquoi tu aime autant faire des critiques négatives !! C’est vrai que ça défoule ! XD Tu as une mauvaise influence sur moi, je trouve 😉


Samourai deeper kyo – tome 1 :

résumé :

Nous sommes dans le Japon médiévale, juste après la guerre de Sekigahara et le début du règne des Tokugawa. Kyoshiro, un jeune pharmacien insouciant arpente les rues du pays lorsqu’il tombe sur une chasseuses de prime en mini-kimono (quoi ça existe pas ça ? ben on s’en fous on est dans un shônen !) qui le prend pour Kyo le démon, un assassin recherché ayant sévi pendant la guerre.

Mon avis :

… un shônen, quoi ! Bon, l’héroïne qui en fait des tonnes et tape sur le héros dès que l’occasion se présente, un héros qui a l’air idiot (assurant ainsi le côté comique de l’histoire) mais qui est super fort quand l’autre  se réveille, un peu d’érotisme histoire de, pas mal d’humour, des scènes de combat sanglantes… tous les ingrédients sont là. Pourtant ce premier tome ne m’a pas tellement donné envie. Tout comme le début de la série animé issue du manga que j’avais commencé il y a une éternité et que je crois n’avoir jamais fini (ou alors si je l’ai fini ça m’a pas marqué…)

Samourai deep Kyo

Kamijô Akimine

1999

Type : shônen

genre : samourai, aventure

éditeur VF : Kana

Nombre de tomes : 38 (série terminée)


Soil – tome 1 :

Résumé :

Dans une des ces new town japonaises où les pavillons identiques s’enchaînent, là où les habitant de Soil Town sembles vivre dans une paix bien trop harmonieuse pour être authentique, une famille à disparu. La polisse locale, dépassée, fait appel à des inspecteurs de la ville qui viennent leur prêter main forte dans une enquête officieuse.

Mon avis :

Cette série m’avait été fortement conseillé, et c’est par hasard que je suis tombé sur le tome 1. Je cois bien que ceux qui me l’avaient conseillé étaient dans le vrai ! J’ai beaucoup aimé ce premier tome et j’ai bien envie de continuer la série.

Le tome 1 s’ouvre sur un paysage, toujours le même à différentes époques. Puis la ville, une maison, une famille. Ces trois dernière sont représenté plein page, pourtant le dessin est coupé en 4 cases de taille identique. Ce découpage semble indique que cette maison, cette famille est identique à toutes les autres. Nous somme dans une “new tows” japonaise, une de ces nouvelle villes dortoir ayant vu le jour durant la grande croissance économique. Formé de pavillons identiques, une très grande harmonie semble y régner. Une harmonie qui sonne faut dès les premiers pas. Cette ville cache quelque chose de louche et la disparition soudaine d’une famille et d’un agent de police viennent mettre le doigt sur ce malaise.

Entre le vieil inspecteur macho qui ne peu pas sortir une phrase sans tomber dans le harcèlement sexuel, la fliquette timide et importée qui n’est pas prête de faire évoluer l’image des femmes, le bellâtre bizarre et les habitants plus suspects les uns que les autres, les protagonistes sont antipathiques et pathétique à souhait. L’ambiance est pensante et mystérieuse. Le tout est traité avec un humour décalé et un trait particulier propre à l’auteur et reconnaissable au premier coup d’œil. Que l’on trouve cela beau ou pas, j’aime les mangaka au très unique, Atsushi Kaneko fait parti de ceux là.

J’ai tout de suite aimé la façon dans l’intrigue est traité. L’ambiance rappelle celle de film noirs, des enquêtes policières avec des flics pathétiques… je pense notamment à quelques bons films policier coréens que j’ai vu récemment où l’on trouve le même genre de flics désabusé et où le mystère et le suspens se mêlent à un humour décalé.

Cette serie laissera cependant quelques lecteurs aux bord du chemin, surtout les plus jeunes. Ici pas de beaux gosses, de jolies fille, pas de rythme effréné, pas de prise de tête excessive… Contrairement au seinen qui n’ont de seinen que le nom, ce manga s’adresse à un public assez mature, non pas à cause de la présence de scène violente ou de sexe (il y en a pas) mais par son ambiance particulière. Un ambiance qui moi me séduit au point de non seulement vouloir lire la suite mais de vouloir me la procurer pour ma bibliothèque personnelle. Chose que je devrait faire sans tarder puisque la commercialisation est (ou sera très prochainement) arrêté.

Soil

Atsushi Kaneko

2004

type : seinen

genre : policier, sf

éditeur VF : Ankama

nombre de volumes : 11 (série terminée)


Erased – tome 1 :

résumé :

Satoru Fujinuma, jeune mangaka peinant à percer et travaillant comme livreur de pizza, a un don exceptionnel. Il peut remonter dans le temps quelques minutes afin éviter des accidents. Après avoir sauvé la vie d’un enfant il finit à l’hôpital. Sa mère vient lui rendre visite et de vieux souvenir d’éventements traumatisants refont surface, alors qu’il avait tout oublié. Pourquoi avait-il tout voulu oublié ? Pourquoi ces souvenirs font-il surface maintenant ?

Mon avis :

La suite ! Vite !

J’avais beaucoup aimé l’Ile de Hôshin, du même hauteur. Si dans Erased il y a moins de suspens, moins de mystère, ce premier tome m’a fait une excellente impression. J’ai aimé le lire, j’ai aimé l’histoire et les personnages. Et le cliffhanger de la fin ne peut que donner envie d’en savoir plus ! Le scénario est plutôt bien construit, oscillant entre triller psychologique et fantastique, il ne nous tiens peut-être pas en haleine (le rythme est plutôt lent) mais il a piqué au vif ma curiosité.

Bref un très bon premier tome, reste à voir si la suite sera à la hauteur.

Erased

Sanbe Kei

2012

type : seinen

genre : suspens, fantastique

éditeur VF : Ki-oon

nombre de volumes : 2/4 (série toujours en cours)


Mon histoire – tome 1 :

Résumé :

Il n’avait rien pour plaire, et pourtant…

Takeo Gôda est un lycéen pataud bâti comme une armoire à glace. Les filles dont il tombe amoureux s’éprennent toutes de son ami d’enfance : le beau Sunakawa. Mais un jour il sauve une jeune fille des griffes d’un pervers. Et, pour la première fois, il semble qu’une fille craque pour lui !

(source : Manga News)

Mon avis :

Et bien, ce premier tome m’a plutôt plus. Il est pas d’une grande innovation, on a une trame on ne peut plus classique du shôjo school life avec sa dose de romance et de triangle amoureux. Mais c’est traité avec beaucoup d’humour et une pointe d’originalité : le héros et jolis cœur est moche. Et oui, fini les tombeurs de ses dames, les beaux gausses à vous donner la nausée ! Ici le héros est trop grand, trop costaud, trop niai et pas franchement beau. Pourtant c’est pour lui que craque la jolie fille. Mais faut pas exagérer, il a quand même un beau gosse pour meilleur amis.

Le trio fonctionne plutôt bien, c’est sympatrique. Une lecture détente sans prétention. Est-ce que les tomes suivants seront garder le même intérêt une fois l’effet surprise passé ? J’ai bien envie d’essayer pour voir.

Mon histoire

dessin : Aruko

scénario : Kawahara Kazune

2012

type : shôjo

genre : romance, school life, comédie

éditeur VF : 3/6 (série toujours en cours)


Seton – livre 1 : Lobo, le roi des loup

résumé :

Ernest Thomson Seton, célèbre naturaliste américain de la fin du XIXe siècle, se lance à la poursuite d’une meute de terrifiants loups cendrés semant la panique parmi le bétail. Il répondra à l’appel des grands espaces et de la nature vierge et sauvage…

(source : Manga News)

mon avis :

On y retrouve la dextérité de Taniguchi a dessiner les grands espaces et les loup. Néanmoins je n’ai pas était particulièrement touché par ce volume que j’ai trouvé beau sans être émouvant.

Seton

dessin : Taniguchi Jirô

scénario : Imaizumi Yoshiharu

2005

type : seinen

genre : aventure

éditeur VF : Kana

nombre de volumes : 4


Lady détective – tome 1 :

résumé :

Un homme meurt…Le cadavre arbore le même costume que le héros des « Souffrances du jeune Werther ».
Une arme à feu est retrouvée sur la scène de crime…Tout semble indiquer un suicide.
Et voilà qu’Elisabeth Newton alias Lizzy entre en scène !!
la célèbre auteur de polars reprend l’enquête en main pour prouver que la victime a été assassinée !!
Épaulée par son majordome Edwin qui se trouve être un as du barreau aux 30 victoires consécutives, Lizzy est déterminée à faire toute la lumière sur cette ténébreuse affaire !!
Meurtre, complot, mystère…
Voici un thriller ésotérique au parfum de souffre dans l’Angleterre du XIXème siècle !

(source : Manga News)

mon avis :

Moins élégants que Le protectorat de l’ombrelle, moins subtile dans le langage et le jeux des personnages mais tout aussi distrayant. Ici point de loup-garou ou de vampires mais des crimes à résoudre. La protagoniste est un brin trop hystérique, surtout pour une héroïne de l’époque, elle manque d’élégance mais son flair pour les enquêtes est digne de celui du fameux Sherlock. Dommage qu’elle n’ai pas sa finesse. Quant à son majordome-fiancé-ami d’enfance… les ficelles sont trop grosse pour que je trouve leur relation intrigante, j’irai même jusqu’à dire qu’elle est téléphoné, mais j’attends pour l’affirmer de lire la suite.

Lady détective

dessin : Lee Ki-ha

scénario : Jeon Hey-jin

2011

type : sunjung manhwa

genre : policier, romance

éditeur VF : CLair de lune

nombre de volumes : 6


Baby-sitters – tome 1 :

quatrième de couverture :

Ryuichi et son petit frère Kotaro, qui est encore tout petit, ont perdu leur parents dans un accident d’avion. Ils sont tous deux recueillis par la directrice de l’Académie Morinomiya, mais à une condition : que Ryuichi soit baby-sitter à la crèche de l’établissement ! Que va-t-il faire, confronté à de très énergiques bébés ?!

mon avis :

On fait le plein de kawaï avec des bébé trop’gnon aux joues rebondies… Genre, mais qu’est-qui ma pris d’acheter ce manga ?! Moi, un shôjo plein de bébé ?! Parfois je me surprends moi-même. Et ce qui est plus surprenant encore c’est que j’ai aimé !! J’ai complètement craqué pour ces bébés aux bouilles rondes pas toujours réaliste (des vrais héros de manga qui affrontent l’adversité avec courage sans jamais se plaindre). C’est mignon. Il ne se passe pas grand chose, on enchaîne des petites scènes de vie tendre dans la crèche de l’école. Ryuichi et Kotaro sont deux personnages on ne peut plus classiques (pour être un bon héros de shôjo, faut être orphelin !) mais attachant. Et pour changer un peu, les héros de ce shôjo sont des garçon 🙂 Bref, je suis tombé sous le charme de cette bouffé de tendresse sans prétention.

Baby-sitters

Tokeino Hari

2009

Type : shôjo

genre : comédie, tranche de vie

éditeur VF : Glénat

nombre de volumes 5/9 (série toujours en cours)

Petit panier de manga #11

Voici un nouveau panier. Bien garni et varié 🙂


Nanja Monja ~ tome 2 :

Résumé:

C’est un véritable village de mini-humain qui se cache sous la maison de Taro. On en apprends un peu plus sur eux et les circostance de leur apparition. Sora et Taro arriveront-ils à se retrouver dans ce tome ? En tout cas c’est pas les complications qui manquent !

Mon avis :

Un deuxième tome agréable. Je regrette cepandant que l’intrigue n’avance pas plus vite. Comparé au tome précédent, il y a moins d’humour aussi. Il ne se passe pas grand chose mais on en apprends plus sur ce qui s’est déjà passé. Un deuxième tome qui, sans être extra, donne envie de lire la suite.

Nanja Monja

auteur : Itô Shizuka

2009

type : seinen

genre : fantastique, comédie

éditeur VF : Glénat, collection shônen

éditeur VO : Kôdansha

Nombre de volumes : 6 terminé


Survivant ~ tome 2 à 4

Résumé:

Toujours sur son île déserte, Satoru va faire une rencontre inattendue, une jeune femme échue sur son île en bateau. Heureux de n’être plus tout seul, Satoru va faire de son mieux pour prendre soin d’elle. Puis il décide de partir à la recherche d’autres survivants.

Mon avis :

Le premier tome m’avait fait forte impression. L’auteur arrive à tenir tout un tome avec un unique personnage, et, malgré le long monologue, je ne m’étais pas ennuyé. Le thème de la survie n’a rien d’original, mais j’avais aimé la façon dont l’auteur traite le sujet avec une approche très didactique. Comment faire du feu, chasser, quelles plantes manger…

C’est donc avec impatience que j’avais envie de découvrir la suite. Si j’ai mis tant de temps à me la procurer, c’est que j’ai été conforté à incompétence

– je voudrais réserver la suite de Survivant
– nous n’avons pas ce titre
– si, si, j’ai déjà emprunté le tome 1, et il y avais plusieurs tomes
– mais puisque je vous dit que nous n’avons rien sous ce titre
– ….

Bref… j’ai quand même réussi, au bout de quelques mois, à retrouver la suite. Sur les 10 tomes, la bibliothèque n’en possède que 4. Et, après tant d’acharnement à me les procurer, je dois dire que je suis plutôt déçue.

L’auteur garde une approche didactique de la survie, en profite pour lâcher quelques critique sur notre société de consommation ou sur le réchauffement climatique, critiques qui restent d’actualité bien que le manga date des années 80. Ce qui est, d’ailleurs, particulièrement déprimant ! ça m’a donné l’impression que depuis nous n’avons pas avancé d’un iota !

Sur un autre point en revanche on sent bien le côté vieillot du manga. Lassé de laisser son héros seul, l’auteur lui procure une compagne. Il nous la joue Adam et Eve le retour ? Non, Eve n’était pas une gourde pareille !! Le personnage féminin est tellement insupportable qu’au bout de 20 pages à peine on n’a envie que d’une chose, la rejeter à la mer. Et Satoru lui se plie en 4 pour satisfaire tous ces caprices… J’ai trouvé tout cet épisode extrêmement sexiste. J’en étais dégoûtée. Vous me dirais, si c’était vraiment sexiste, le héros lui aurais sauté dessus pour en faire son affaire, pas tout fait pour la satisfaire… J’ai dit sexiste et pas primitif. Oui Satoru se comporte comme un gentleman. Elle ne veut plus manger de poisson, il part a la chasse, elle ne veux plus la viande, il cherche des légumes…. ça rends le personnage féminin d’autant plus agaçant ! Cela veut dire quoi ? Qu’une femme n’est bonne qu’à faire la cuisine, à devenir une épouse (car, oui, le héros se demande si elle aurait fait une bonne épouse). Elle ne fait rien d’autre que se plaindre. Alors que l’homme, lui, est courageux, serviable, téméraire… Bref cet épisode m’a complètement dégoûte et manque cruellement de réalisme. Admettons que les femmes soient en effet des être capricieux (postulat de départ de l’auteur), en situation de survie, alors qu’on risque de mourir de faim, elle continuerais à faire la fine bouche ? Faut pas exagérer ! Quand on a vraiment faim on mange n’importe quoi, pourvu que ça se mange, même si on est une godiche du Japon des années 80.

Après ce long moment de sexisme ou l’on arrive à en détester cette pauvre fille qu’on désire voire morte, Satoru fini par quitter son île pour aller à la recherche d’autres survivants. Décisions plus que critiquable d’un point de vue de survie, mais compréhensible. Il arrivera dans une Tokyo dévaste où il rencontre une homme aussi cruel que stupide. Et c’est reparti pour un tour ! Bon, déjà que il ne reste pas grand monde en vie, est-ce que Satoru est le seul survivant doté d’un cerveaux ?

Une suite assez décevante par son contenu, mais qui se lit facilement, gardant un bon rythme narratif.

Survivant

auteur : Saitô Takao

1988

type : seinen

genre : sf, aventure

éditeur VF : Milan, collection Kankô

éditeur VO : Leedsha

Nombre de volumes : 10 (terminé) commercialisation stoppée


Démons et Chimères – tome 1 :

Quatrième de couverture :

Démons et chimères est le récit d’un destin hors du commun : celui de deux adolescents réunis par la magie et l’amour, aux prises avec un monde d’illusions. Tamaki Otoya, héritier d’une longue lignée d’exorcistes, vient en aide aux hommes et femmes possédés par l’esprit du Mal. Une terrible mission, qu’il tente d’assumer en dépit des souffrances qu’elle lui causent. Toujours présente à ses côtés, sa petite amie Asahi ignore encore qu’elle dispose elle aussi d’un don très particulier…

Mon avis :

J’ai choisi cette série après avoir lu l’article que Luthien avait publié durant la semaine shôjo. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai écouté ses conseils puisque j’ai choisi la série qui lui avait moins plus mais je cherchais des séries courtes et celle-ci ne fait que 5 tomes…

Bref, ce premier tome ça donne quoi ?

A la page trois j’ai failli avoir une attaque ! Ah! c’est quoi ce truc ! ai-je écrié en lisant ce passage

– Asahi ! Tamaki t’a encore frappée ?!

– Comment tu as deviné ?!

– Tu as des pansement plein la tête. Enfin c’est monstrueux ! Pourquoi tu reste avec lui ?!

– Ne te fie pas aux apparences… Je peux t’assurer… que c’est quelqu’un de réellement merveilleux

J’ai repris mon souffle, j’ai tenté de me calmer… ce n’est qu’un manga, ce n’est qu’un manga…. Et puis à vrais dire, à la page précédente j’avais pas vu un mec qui taper sa nana mais un jeune homme qui bouscule rudement sa copine parce que c’est ça façon de manifester son affection. La scène n’est pas plus violente que… moi en train de “câliner” mon chéri, voir même mes enfants… ouai, je suis rude! ça pause problème ?

Bref c’était pas tellement l’attitude du garçon qui me choquait, d’autant plus que c’est d’une absolue banalité dans le manga, mais plutôt celle des filles. Comme toujours…

J’ai donc décidé de faire abstract et ai continué ma lecture. Et finalement, arrivé à la fin du premier tome, je ne regrette pas d’avoir acheté cette série. On y retrouve tout le talent de l’auteur : prendre des personnages assez niai, les mettre en scène dans une vision très arquétypée et rétrograde de la société, surtout dans la distribution des rôles hommes/femme… sans que j’arrive à la détester. Rien que pour ça elle est trop forte ! Je ne peux m’empêcher d’éprouver de l’affection pour ses imbéciles des personnages, c’est comme ça. Ici mon personnage préféré est la mère qui a toujours une petite pique sanglante pour son fils adoré. Enfin une mère qui me rassemble 🙂
Les personnages de cette série me rappellent beaucoup ceux d’une autre série de l’auteur : Fruit Basket, mais j’expliquerais dans un autre article pourquoi.

Un shôjo classique par certains aspects (dessin, personnalité des personnages, structure sociale…) mais qui offre une instigue fantastique appétissante. A suivre

Démons et chimères

auteur : Takaya Natsuki

1996

type : shôjo

genre : fantastique

éditeur VF : Delcourt, collection Sakura

éditeur VO : Hakusensha

Nombre de volumes : 5 tomes (terminé)


Gangsta – tome 1 :

quatrième de couverture :

Liée par un sombre passé, Nick et Warwick sont deux tueurs à gages aux personnalités radicalement opposées : le premier est taciturne et secret, alors que le second est vantard et coureur de jupons. Ils officient à Ergastulum, une ville entièrement contrôlée par la mafia et les gags, avec lesquels ils entretiennent des rapports tantôt cordiaux, tantôt conflictuels. Alex, une jeune femme qui tente d’échapper à la pègre, croise la route de ces antihéros et découvre que Nick appartient à une espèce à part : les indexés, aussi appelés « les crépusculaires »…

Mon avis :

voici la bonne surprise de la saison ! Si j’ai eu envie de découvrir ce manga c’est avant tout parce que j’ai été attiré par le dessin de Kohske. Mais j’avais quelques appréhension. J’avais peur de tomber sur de la baston et de la violence gratuite, du genre tout dans les poing rien dans le cerveau (ou plutôt dans le scénario). Finalement ce premier album m’a enchanté. Il y a bien de la baston, mais aussi un scénario digne de ce nom et un dessin qui sort du lot.Dans ce premier tome on découvre les deux personnages principaux Nick et Warwick. L’un brun et ténébreux, l’autre bond et exubérant. Jusque là, vous me dirais, ça fait un peu cliché. Mais les personnages sont bien construit leur duo marche très bien et très vite on s’attache à eux. L’environnement dans lequel évoluent les personnages, dystopie où la pègre règne en maître, ne manque pas d’intérêt et l’existence des indexés, humais doué d’une force surhumaine, intrigue. Bref un très bon premier tome qui donne très envie de lire la suite et en apprendre plus sur le passé des deux héros, sur cette société, sur les indexés.

Gangsta

auteur : Kohske

2010

type : seinen

genre : action, suspens, sf

éditeur VF : Glénat, collection seinen

éditeur VO : Shinchôsha

Nombre de volumes : 4/6 (toujours en cours au Japon)


Mokke – tome 1 :

résumé :

Mizuki et shizuru sont deux sœurs qui possèdent respectivement le don d’attirer les yokai et celui de les voir. Des talents particuliers qui n’ont pas que des avantages. Obligées d’aller vivre à la campagne avec leur grand-père, un exorciste, et ayant interdiction de parler à leurs camarades de leurs pouvoirs, les deux jeunes filles doivent composer avec ces dons que la nature leur a donné. Et tandis que Mizuki, sans jamais rien demander, se voit harcelée par certains esprits attirés par son aura spirituelle, Shizuru elle n’a d’ autre choix que d’observer ces entités surnaturelles de toutes natures. Des esprits souvent attachés aux humains en fonction de leur état mental ou physique et qui se nourrissent de certaines de leur obsession ou peurs. Une manière pour Shizuru et Mizuki d’observer leurs semblables, et d’en apprendre chaque jour un peu plus sur la vie…

(source : Manga News)

mon avis :

Un premier tome agréable sans être pour autant exceptionnel. Le dessin n’est pas particulièrement beau et très simple, mais il s’accorde bien avec la spontanéité des deux jeunes sœurs. Ce qui m’a plu c’est de côtoyer les différents yokai qui nous sont présenté dans l’histoire. On nous donne beaucoup de détails et c’est intéressant. Les personnages sont bien fait et chaque chapitre nous fait découvrir une nouvelle créature mythologique à travers le regards de ces deux soeurs au pouvoir extraordinaire : l’aîné peut les voir, la cadette se fait facilement posséder. Et le grand-père bougon, celui-là, je l’adore ^^

Mokke

auteur : Kumakura Takatoshi

2000

type : seinen

genre : fantastique, folklore, tranche de vie

éditeur VF : Pika, collection seinen

éditeur VO : Kôdansha

Nombre de volumes : 6/9 (terminé au Japon)


J’aime les sushi – tome 1 :

quatrième de couverture :

Dingue de sushi depuis qu’elle en a découvert les saveurs subtiles, Hanayu n’a plus qu’une seule idée e tête : devenir une spécialiste de la découpe de poisson ! Même ses parents, pâtissiers de renom, ne pourront l’arrêter…

Première étape de son projet séduire Hayato, son camarade de classe, fils d’un maître sushi. Mais Hanayu ignore que ce dernier rêve d’ouvrir… une pâtisserie ?!

Mon avis:

Cette quatrième de couverture spoile un peu l’histoire puisque dans ce premier tome il n’est question que du rêve de Hanayu, et non pas de celui de Hayato. Mais bon, à le voir s’émerveiller devant les gâteaux, on devine toute de suite le pot au roses.

Ce shôjo est très classique dans sa structure, ces personnages et le traitement de l’histoire. Il n’apporte rien de particulièrement originale mais il en est pas pour autant désagréable à lire. Les personnages sont sympathique et leur romance est traité avec légèreté et humour.

Ce qui fait le véritable intérêt du titre, c’est aspect gastronomique, entre 2 gags et un moment romantique on découvre des tas de petites choses sur la cuisine japonaise, la préparation les ustensiles, le vocabulaire spécifique… Bref, de quoi satisfaire l’appétit des japanophiles tel que moi 🙂

J’aime les sushi

auteur : Komura Ayumi

2005

type : shôjo

genre : comédie, romance, gastronomie

éditeur VF : Delcourt, collection Sakura

éditeur VO : Shueisha

Nombre de volumes : 8 tomes (série terminé)