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Manga bingo, mes choix

Tout a commencé sur Twitter. J’ai vu passer quelques manga bingo et j’ai eu envie d’en faire un aussi. C’est sur ce site (merci Natth pour le lien !) que j’ai fait ma propre carte. Après l’avoir partagé sur mon profil twitter j’ai eu envie d’aller un peu plus loin et d’expliquer ici pourquoi j’ai choisi ces manga-là. Dites-moi lesquels vous avez déjà lus et lesquels vous aimerez découvrir.

Il ne faut voir dans l’ordre des cases une quelconque hiérarchie. Si j’ai choisi consciencieusement chaque titre, ils se sont placés d’eux même dans la grille et je n’ai pas cherché à les mettre dans un ordre précis.

Pourquoi ces manga là parmi tous ceux que j’ai lus ? Voici la réponse par titre en quelques mots.

L’enfant et le maudit

C’est une magnifique série. C’est son dessin , fin, subtil et très poétique, qui m’a particulièrement marqué dans ce manga. L’histoire est assez sombre et pas très claire. Il faut un certain temps pour comprendre de quoi il en retourne. Le manga débute comme une tranche de vie où l’on suit le quotidien d’une adorable petite fille qui vit avec un étrange monstre qu’elle ne doit en aucun cas toucher, risquant d’être contaminée. Nous ne savons pas pourquoi ni par quoi le monstre a été contaminé. Nous ne savons pas pourquoi la petite fille est là. Mais très vite on s’attache à cet étrange duo et on découvre l’histoire peu à peu. Sans doute l’un des manga les plus marquants que j’ai lus ces dernières années.

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À l’occasion de la sortie du premier tome, j’avais écrit cette chronique où je le mets en perspective avec un autre manga du même éditeur qui partage quelques points communs avec l’enfant et le Maudit, mais qui, malgré ses qualités, m’a moins marqué.

Danza

Je voulais citer l’un des manga de Ono Natsume qui ont été publiés aux USA, mais pas en France parce que j’aime beaucoup cet auteur (je n’arrête pas de le répéter) et que j’aimerais beaucoup voir d’autres manga traduits en français. J’aurais pu en citer un autre. J’en ai plusieurs dans ma collection et je les ai tous aimés. Celui-ci est facile d’accès, on est dans la tranche de vie. Un recueil de courtes histoires.

Le cortège des 100 démons

Une grande frustration, cette série ! J’ai vraiment adoré. Le dessin évaporé, l’ambiance douce et nonchalante, l’univers riche du folklore japonais, des personnages attachants et… la suite de la série jamais publiée en français T_T

Nous n’avons, dans la langue de Molière, que les 6 premiers tomes. Faudrait que je me renseigne pour savoir si la série n’a pas été publiée chez l’un des nos voisins européens ou aux USA, j’aimerais beaucoup la poursuivre, même si c’est dans une autre langue.  Moi j’ai eu beaucoup de chance, je suis tombé 2 fois sur les 6 tomes d’occasion. Et je tout raflé, les 2 fois. Une pour moi et une pour ma cousine adorée (qui m’avait fait découvrir un autre manga excellent sur le folklore japonais : Onmiyôji – celui qui parlait au démons, mais que je n’ai pas cité puisque je n’ai choisi que des manga que je possède)

Dans cette série on suit le quotidien d’un jeune exorciste. Le jeune homme a la faculté de voir les yôkai, des créatures fantastiques pas toujours bienveillantes. Il vit sous la protection d’un dragon qui a pris possession du corps de son père. Il est le seul à connaitre la vraie nature de ce « père ». À moins que sa mère (un personnage très effacé, mais que j’adore) ne fasse elle aussi semblant de n’avoir rien remarqué.

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J’en ai déjà parlé ici et là.

Goggle

Un très beau manga tranche de vie, Goggle m’a beaucoup touché. Ce tome regroupe 6 histoires différentes. Je l’ai trouvé très touchant, j’aime aussi son dessin simple et épuré.

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Je vous en avais déjà parlé ici.

Gente

Ono Natsume II. Gente est une courte série en trois tomes, spin off de Ristorante Paradiso. J’ai choisi Gente parce qu’il est plus long, pour moi les deux titres ne font qu’un. On y retrouve en effet les mêmes personnages et le même univers. J’ai beaucoup aimé ces deux manga, je les trouve touchants et drôles, les personnages sont hauts en couleur. Ça fleure bon l’Italie, la bonne bouffe, le bon vin et l’amitié.

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J’avais déjà évoqué le manga ici

Je ne suis pas mort

J’ai adoré le premier tome de ce manga. On y suit un vieil homme dépassé par la vie. Viré de son travail, quitté par son épouse, il craque et décide d’en finir. Il va en haut d’une montagne et accroche une corde à un arbre. Mais le destin en décide autrement. Il n’est pas mort. Commence alors pour lui une nouvelle vie, loin du monde moderne et de sa frénésie. Une histoire très touchante, qui commence bien tragiquement et qui se révèle en réalité pleine d’espoir et d’énergie. Elle m’avait fait un bien fou à l’époque.

Le deuxième tome est absolument inutile, d’ailleurs il tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, le premier tome ayant une vraie conclusion.

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J’en avais parlé il y a longtemps déjà ici.

Banana Fish

Banana Fish ne date pas d’hier, ça fleur bonne les années 80. Il n’est reste pas moins l’un de mes shojo préférés. Et pour cause, ça ne parle pas d’amour ! Enfin presque. Il y e bien question de sentiment, mais ce n’est pas l’unique point d’entrée dans l’intrigue. Il y a toute une aventure rocambolesque qui entraîne le héros dans le sillage d’un jeune homme qui le fascine. Vont suivre des embrouilles avec la mafia. Il y est question de trafic, de prostitution, de gang des rues…  On flirte avec le shonen-aï, mais là encore si les deux principaux personnages sont des jeunes hommes et qu’ils ne sont pas insensibles l’un à l’autre, on est surtout pris par l’aventure et on veut savoir comment les deux jeunes hommes vont bien pouvoir se tirer du pétrin dans lequel ils se retrouvent. Un véritable thriller.

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J’en ai longuement parlé ici.

Goyô

Encore Ono Natume ! Eh oui ! Encore. J’adore ces manga. Dans Goyô on suit le quotidien d’un samouraï venu à Edo pour trouver du travail. Le jeune homme est si timide qu’il est renvoyé de tous les postes qu’il arrive à trouver. Jusqu’à ce qu’il rencontre un homme énigmatique à la tête d’un groupe de hors là lois et qui décide de le prendre sous son aile.

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Il y a beaucoup de lenteur dans ce manga et cela n’est pas au goût de tout le monde, mais moi j’ai adoré l’ambiance et les personnages. J’en ai déjà parlé ici.

Forget me not

J’ai eu un coup de cœur pour ce manga dont j’ai adoré l’ambiance. On y suit une jeune femme à Venise. Elle est détective privé, en plus de son travail elle a aussi une énigme plus personnelle à résoudre. Mais, c’est plus un manga tranche de vie qu’un policier. J’ai beaucoup aimé le dessin et le personnage principal. Et finalement j’ai aussi aimé le sentiment de frustration que nous laisse la fin.

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J’en ai déjà parlé ici.

Furari

Je n’ai choisi qu’un seul manga de Taiguchi Jiro et c’est Furari. J’ai beaucoup aimé ce titre pour la poésie qui s’en dégage. On suis un cartographe qui arpente les rues de la ville d’Edo en comptant ses pas pour parfaire les cartes de la ville. Mais à chaque déambulation il se laisse importer par ce qu’il observe. On y retrouve l’art d’observer les petits riens que Taniguchi a souvent mis en avant dans d’autres manga, le côté historique en plus, puisque nous sommes à Edo, pas encore devenue Tokyo. Furari n’est peut-être pas le manga le plus marquant de l’auteur, mais il a une place importante dans ma bibliothèque.

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J’en ai plus longuement parlé ici.

Gangsta

On change complètement de style avec Gangsta, fini la non-challenge de Goyô ou l’émerveillement de Furari, avec Gangsta ça va saigner ! Je lis peu de manga d’action, en tout cas moins que de manga contemplatifs, mais j’aime aussi quand il y a de l’action. Et parmi les manga d’action que j’ai lus ces derniers temps, Gangsta est l’un de mes préférés. Tout d’abord pour son style graphique (à ce stade je crois que vous avez compris que le visuel est très important pour moi), j’aime beaucoup le dessin de Kohske avec ses traits anguleux et ses mecs sexy (ben quoi ! faut bien ce rincer l’oeil de temps à autre :p ). L’histoire aussi m’a plu avec ses intrigues politiques.

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J’ai brièvement parlé du premier tome ici.

Kuro gane

J’aime beaucoup le style de Kei Toume et je possède plusieurs de ses manga. Si j’ai choisi Kuro gane c’est parce que c’est le titre qui m’a fait découvrir l’auteur, mais aussi parce qu’il m’a beaucoup marqué avec son aspect fantastique. Les autres manga que j’ai lus sont plus encrés dans la réalité et les problèmes d’ados. Un vieux manga publié dans les années 90 et dont je n’ai pu lire que le premier tome.

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J’en ai brièvement parlé ici.

L’infirmerie après les cours

Mon préféré vrai shojo. Vrai au sens où on est vraiemnet dans les sentiments. Sentiments amoureux certes, mais pas seulement. Il est surtout question de quête de soi. Qui sommes-nous et qui voulons-nous être ? Ce qui me touche particulièrement c’est le personnage principal qui est mi-fille, mi-garçon, et qui se retrouve confronté au choix, que veut-il être, que préfère-t-il être ? Fille ou garçon ?

Je regrette en revanche le choix éditorial d’un tel titre. Peut-être est-ce la traduction littérale du titre japonais, mais… j’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’un titre coquin… vous voyez ce que je veux dire… ah ! le fantasme de l’infirmière est tellement un classique que j’ai tout de suite vu le « mal » et j’ai passé mon chemin direct. Je ne l’ai lu qu’après qu’il m’ait été chaudement conseillé par l’équipe du club shôjo. Et j’ai adoré.

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J’en ai brièvement parlé ici.

le clan du tengu

Encore un manga qui m’a marqué par son graphisme peu ordinaire. Un titre assez étrange où il est question de folklore japonais avec les tengu mais qui est surtout une critique de la société. Un titre intéressant qui vaut vraiment la peine d’être découvert.

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J’en ai déjà parlé ici.

The man of tango

The man of tango est un yaoi. J’ai beaucoup aimé ce titre (en un seul tome) parce que l’histoire est mignonne et il y a du tango. Mais s’il tire son épingle du jeu, c’est qu’il propose un dessin très différent des habituels éphèbes efféminés. Ici ce sont des hommes tout en muscle, plus virils les uns que les autres( même les femmes sont viriles, à moins que ce ne soit pas des femmes…). J’adore.

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J’ai acheté la version américaine.Il me semble qu’il n’est toujours pas publié en français.

Utsubora

Encore un manga que j’ai fait venir depuis les États-Unis. Seuls les yaoi de Asumiko Nakamura ont été publiés en France. Utsubora n’a rien à voir. C’est l’histoire d’une jeune femme qui entretient une relation très ambiguë avec un écrivain célèbre qui a perdu l’inspiration. C’est très prenant. L’intrigue est très bien ficelée. Et, encore une fois, ce manga se distingue par un très beau coup de crayon.

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Tango

Seul manga de Est Em paru en France. Mais pourquoi ?!! Son trait est magnifique, ces histoires sont très touchantes… J’aimerais tellement voir ses autres titres traduits. En attendant, je ne pouvais pas ne pas citer le seul disponible en français. Contrairement à ce que le titre indique, il n’y sera pas du tout question de Tango, mais d’amour. C’est un recueil de nouvelles yaoï assez courtes, mais particulièrement touchantes. Et que dire de ce dessin ! Sublime.

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J’en ai déjà parlé plusieurs fois, notamment ici.

Pour Sanpei

On change de registre avec une tranche de vie toute mignonne, mettant en scène un grand-père qui part vivre chez son fils après la mort de son épouse. Il n’a pas été un père très attentionné, mais il fait de son mieux pour être un bon grand père, aidé dans cette tâche par un journal que son épouse a rédigé pour lui y mettant tous les conseils dont il aura besoin dans la vie de tous les jours. Très touchant.

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J’en ai parlé ici.

Pluto

J’adore Naoki Urasawa. Je trouve qu’il a l’air de bien raconter des histoires. À chaque fois que je lis l’un de ses manga, je suis frappée par son talent de narrateur. J’ai hésité entre Pluto et Monster. Je n’ai terminé aucune des deux séries (je me demande bien pourquoi), mais je les aime toutes les deux beaucoup. Finalement, j’ai opté pour Pluto parce que j’avais vraiment été surprise en la découvrant.

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Plus forte que le sabre

Une courte série gekiga qui a pour héroïne une femme samouraï qui n’a rien à envier à son mari côté courage. Lui étant parti à la guerre, elle doit se charger de la protection de son fief et des femmes et enfants qui le peuplent (la plupart des hommes étant parti à la guerre avec leur seigneur). J’ai trouvé cette série très intéressante, on y apprend beaucoup de chose sur le quotidien des samouraïs, et plus particulièrement les petits samouraïs sans grande fortune. Et l’oeuvre ne faisant que 3 tomes, c’est un point de départ accessible pour se familiariser avec le genre du gekiga.

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J’en ai déjà parlé ici.

Petite forêt

Dans cette sélection, vous l’aurez compris, j’ai privilégié les manga au trait particulier, au dessin percutant ou sortant de l’ordinaire. Non pas que je ne lise que ça, mais j’ai un faible les titres qui sortent de l’ordinaire. Dans cette catégorie, Daisuke Igarashi est un auteur que j’apprécie. De ses manga, Petite Forêt est sans doute son oeuvre la plus abordable parmi celles que j’ai lues (Sorcières étant la moins). J’aime cette série parce qu’il y ai beaucoup question de nourriture (et j’adore les manga culinaires), mais aussi de la nature et de la capacité à vivre en harmonie avec elle. La série ne fait que deux tomes, et se déguste par petites touches délicates. Une série sur laquelle j’aime revenir régulièrement.

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J’en ai parlé ici (chez Manga Suki).

Les fils de la terre

Une autre série axée écologie, qui en revanche n’a rien de bien spécial côté graphisme. C’est plutôt classique. Mais j’ai adoré l’histoire qui en 3 petits tomes part à la découverte des différentes agricultures alternatives. Un sujet qui m’intéresse tout particulièrement et qui est ici exploré de façon très ludique. Et c’est aussi l’un des premiers manga que j’ai lu, celui qui m’a donné envie d’en lire d’autres. Il tient une place toute particulière dans ma bibliothèque. D’ailleurs, je l’ai découvert à la bibliothèque, mais j’ai fini par me l’acheter parce que j’avais envie de l’avoir chez moi.

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j’en ai parlé ici

Éclat(s) d’âme

Éclat(s) d’âme est un titre récent que je découvre au fur à mesure des sorties (pour une fois que je suis l’actualité…) et je dois dire que ce titre à tout de suite conquis mon coeur. Tout d’abord par son thème : la tolérance vis à vis des différences sexualités et genre. La question du genre et de l’identité sexuelle me touche toujours et le manga est une façon légère d’aborder le thème et de me poser des questions. Aussi stupide que cela puisse paraitre, c’est en lisant des manga que je me suis mieux comprise moi-même, du moins de ce point de vue là. Non pas que j’y ai trouvé des réponses précises, mais les bonnes questions. Celles que je n’avais jamais osé me poser parce que « tu te marieras, tu auras des enfants et tu seras heureuse, ma fille ». Bref, dès que je vois un manga sur la question, et qui plus est un manga qui semble aborder la question intelligemment, je fonce. Et éclat(s) d’âme a été une très belle surprise. Non seulement parce que le sujet est bien traité et parce que c’est agréable à lire, mais aussi, j’aurais presque envie de dire surtout, parce que ce manga est magnifique. J’adore le dessin. Il y a quelques pages particulièrement belles qu’on se plait à observer seulement pour la beauté de l’art. Du bon et du beau, que demander de plus ?

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J’ai tellement aimé que les deux premiers tomes ont eu droit à chacun son petit mot, le tome 1 ici et le tome 2 là.

Blessures nocturnes

Pour finir, j’ai choisi un titre qui m’a été offert et qui m’a surtout marqué par son sujet. Il est ici question de jeunes à la dérive qu’un professeur, passionné, tente de repêcher grâce, entre autres, aux cours du soir. Ce n’est pas un titre facile, d’autant plus que c’est tiré de l’expérience réelle du dit professeur, mais c’est très intéressant. Ayant eu dans mon entourage proche beaucoup d’éducateurs spé, les discussions à propos de jeune en situation délicate, voir très difficile, ont longtemps animé nos soirées, ce titre me permettait d’aborder le sujet seul à seule avec moi-même (et le livre).

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Voilà, j’ai fait le tour de mon bingo. J’espère vous avoir donné envie de découvrir quelques uns de ces titres.

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The Ancient Magus Bride guide book – Merkmal

Je ne pouvais pas laisser filer le challenge Halloween sans en profiter pour vous présenter le guide tout juste sorti en septembre dernier de la série The Ancient Magus Bride (aux éditions Komikku).

Cette série de Koré Yamazaki est on ne peut plus halloweenèsque ! C’est en effet l’histoire d’une jeune adolescente au pouvoir magique particulier qui, après avoir été vendue dans un marché aux esclaves, devient la disciple (et future épouse) d’un mystérieux sorcier non humain. Des fées aux fantômes, l’univers fantastique de The Ancient Magus Bride est très riche.

Je vous ai déjà parlé de cette série (ici et ) et je ne rentrerais pas dans les détails ici. J’ai un peu de retard sur les sorties, je referais sans doute un billet quand j’aurais rattrapé mon retard (le tome 9 vient de sortir). En tout cas, si vous aimé les manga fantasy, les histoires de magie et de sorcellerie, ce manga est pour vous.

Mais aujourd’hui ce n’est pas de ce dernier tome que je vais parler, mais plutôt du guide/artbook qui vient de sortir : Markmal.

Au menu de ce guide :

Le guide s’adresse avant tout aux fans de la série. Celle-ci ne faisant pour l’instant que 9 tomes, on ne peux pas dire qu’un guide soit nécessaire pour si retrouver. Même s’il est vrai que les personnages secondaires y sont nombreux. Les fans de la série y trouveront tout un tas de détails complémentaire amusant et de nombreuses illustrations couleurs et noir et blanc. Envie de connaitre le plan exacte de la maison d’Elias, de savoir la taille de Chisé ? Vous aurez ici la réponse.

Pour ma part j’ai particulièrement apprécié le chapitre 5 avec les esquisses et les premiers story-board. C’est toujours intéressant de comparer les projets initiaux avec le résultat final. Et voir les story-board m’intéresse toujours, j’aime voir comment un auteur prépare sa bande dessinée.

Connaissez-vous cette série ? Avez-vous envie de la découvrir ? Dites-moi tout en commentaire 😉


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Your lie in April

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J’avais entendu parler de ce manga (que je croyait être un shôjo à cause de son dessin très féminin), mais les couvertures ne me donnaient pas plus envie que ça et je suis passé à côté de la sortie de cette série édité par Ki-oon. Puis l’autre jour je suis tombé sur les 3 premiers tomes à la bibliothèque et j’ai commencé à feuilleter le premier volume par curiosité. J’ai été très agréablement surprise.

Your lie in April est un énième manga sur une bande de lycéens, amour, amitié, dépassement de soi sont au rendez-vous. Jusque là rien d’étonnant. L’originalité viendrai-t-elle de la musique classique ? Toile de fond sur laquelle évoluent les deux personnages principaux ? Je ne serait dire s’il s’agit là d’une réelle originalité, mais une chose est sûre : l’ensemble marche très bien.

J’avais boudé le titre parce que souvent je ne me retrouve pas du tout dans la vie lycéenne que proposent les manga. Souvent trop accès sur l’amour fleur bleu, voir même emprunt d’un machisme très énervent. Ici il est aussi question d’amour, mais l’auteur sait aborder le sujet avec plus de subtilité que d’autres titres du genre. Il y est aussi beaucoup question d’introspection. Pourquoi sommes nous comme nous sommes ? Peut-on voir le monde autrement ? Ce sont les questions que se pose Kôsei, un jeune virtuose du piano qui a coupé tout lien avec la musique depuis que sa mère (dont l’éducation est plus que douteuse) est morte. Il a arrêté la musique comme pour repousser ce que sa mère lui a légué mais pourtant la musique fait toujours parti de lui. Sa rencontre avec la sulfureuse Kaori va bousculer son univers et le pousser à retrouver vers la musique.

Si la dynamique entre les personnages n’a rien de particulièrement nouveau, l’auteur arrive à bien doser entre romance et cheminement personnel du protagoniste. Il tombe amoureux mais il n’est pas que question d’amour. Il se remet en question. Il grandi. Les relation amicales sont aussi traité habilement, tout en étant, malheureusement très stéréotypées. Il y a le beau gosse extraverti, doué en sport et avec les filles, tout l’inverse de son ami Kôsei et puis il y a l’amie d’enfance qui nourris des sentiment ambigus tout en s’en défendant… Si tout cela manque d’originalité, l’auteur a su donner à ses personnages des personnalités assez bien travaillé et des dialogues plutôt pertinent.

Ce n’est dont pas une perle rare, il y a toujours du stéréotype à la pelle, mais Your lie in April sort du lot par une approche moins puérile de l’amour et l’amitié à l’adolescence.

Un scénario qui se tient bien et une lecture très agréable. A suivre.

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L’enfant et le Maudit vs The Ancient Magus bride

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J’ai été tentée par le manga L’Enfant et le Maudit de Nagabe dès que les premières images ont circulé sur les réseaux. J’étais attirée par ce trait particulier et l’étrange calme qui se dégage des illustrations malgré la présence d’un inquiétant monstre. Très vite, avec ses premières images, ont circulé les premières interrogations, est-ce que ce n’est pas un peu trop similaire à The Ancient Magus Bride, également publié chez Komikku ? C’est avec l’idée de répondre à cette question que j’ai eu envie de parler du premier tome de L’Enfant et le Maudit, sorti le mois dernier.

Dans ce premier tome, on découvre Sheeva, une toute petite fille qui vit avec une étrange créature qu’elle appelle professeur. Ils vivent seuls dans la forêt, non loin d’un village abandonné. Le professeur n’aime pas que la fillette se promène dehors, car il a peur pour elle. Dehors, il y a le danger. Le danger que représentent les êtres de l’extérieur, ceux qui ont été touché par la malédiction et sont devenu d’hideux monstres. S’ils vous touchent vous serait à votre tour victime de la malédiction. Mais il y a un autre danger dont le professeur veut protéger la petite fille : les humains. Ces derniers, effrayés par la malédiction se montrent sans pitié envers tous ceux qu’ils soupçonnent d’être contaminés.

L’Enfant et le Maudit est surtout intéressant par la façon dont l’histoire est contée, car finalement, les bases de son univers ne sont pas nouvelles. Il y a en effet déjà des histoires du même goût. Ce que j’ai trouvé très intéressant ici, c’est l’approche. Nous avons un univers fantastique très intrigant. On se pose des questions : quelle est l’origine de cette malédiction ? Peut-elle être guérie ? Pourquoi cette petite fille ce retrouve chez un être de l’extérieur ? Qui est-elle ? … Bref, ce n’est pas le suspens et les interrogations qui manquent dans ce premier tome ! Seulement le tout ne nous est pas raconté comme un manga d’aventure, mais à la façon d’un manga tranche de vie. Les informations sur cet étrange univers nous sont distillées au travers de scènes de vie où l’on voit la fillette et son étrange gardien évoluer au quotidien. Prendre le soleil au jardin, partir glaner quelques miches de pain dans le village abandonné, tenter de préparer une tarte aux pommes, dire des mensonges qui rassurent, raconter des histoires au coucher… C’est un faux-semblant de vie très ordinaires qui nous ai montré, un quotidien qui contraste et interpelle avec l’étrangeté du couple de personnages principaux et l’univers inquiétant dans lequel ils évoluent.

Ce contraste est dans ce couple de personnages : d’un côté, une fillette de très jeune âge qui aborde le monde avec une naïveté et une légèreté propre aux enfants, de l’autre son gardien qui tente de retarder le moment où elle prendra conscience de la cruauté de la situation en encouragent le regard naïf et joyeux de la petite fille. Une présence qui lui ai aussi très précieuse, grâce à elle, il se raccroche à son humanité pas tout à fait encore perdue.

Cette approche originale d’un univers fantastique est accompagnée un coup de crayon particulier, doux, tendre, invitant à la contemplation plus qu’à l’action. C’est très beau à regarder. Très apaisant malgré un côté très sombre et triste de l’histoire. J’ai vraiment hâte de découvrir la suite. Il se dégage quelque chose de ce titre. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti un tel plaisir à découvrir un nouveau manga.

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The Ancient Magus Bride, série fantastique publiée par le même éditeur, partage quelques points communs avec L’Enfant et le Maudit, mais dès la couverture on peut sentir la différence de ton.

J’avais déjà présenté le premier tome à sa sortie en 2015. La série compte aujourd’hui 6 tomes et est toujours en cours. Je suis en train de lire le quatrième en ce moment.

Revenons rapidement sur l’intrigue de la série. Elias, un sorcier non-humain achète aux enchères une jeune esclave de 15 ans, Chisé. En l’amenant chez lui, il annonce à la jeune fille qu’il veut faire d’elle son apprentie et son épouse. Déstabilisée et craintive dans un premier temps, Chisé va peu à peu apprendre à connaître son maître et à se sentir chez elle dans cette maison. Chisé à la particularité d’être très sensible et très réceptive à la magie. Elias de son côté, après une entrée en scène plutôt glaciale, surtout due à son apparence très inquiétante, se révèle être quelqu’un d’attentionné qui veut mettre la jeune femme à l’aise. Loin de vouloir en faire son esclave servile (ce qu’aurait pu faire craindre l’histoire de mariage) il veut qu’elle se libère non seulement des chaînes qu’on lui a mises mais aussi de celles qu’elle se met elle-même. En prenant confiance en Elias, la jeune fille prend peu a peu confiance en elle-même et se révèle notamment grâce à sa relation privilégiée avec les être magiques et son bon cœur.

L’humaine et son monstre:

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Le premier point commun qui frappe est la composition du couple de personnages principaux autour duquel les deux intrigues tournent. Nous avons des deux côtés une jeune humaine sous la protection d’un monstre dont les têtes se ressemblent qui plus est. Le professeur comme Elias ont les faciès rappelant le crâne d’un bouc.

On peut s’interroger sur la symbolique d’un tel couple, d’un côté le féminin représenté par des jeunes filles, voir très jeune avec Sheeva qui ne doit pas avoir plus de 6 ans, elles incarnent la naïveté, l’innocence, la fragilité et au même temps une force tranquille, la force de l’amour. Sheeva voit le monde avec amour et ne se doute même pas de la cruauté qui l’habite, tandis que Chisé frappé en plein cœur par cette cruauté garde en elle beaucoup d’amour qu’elle communique malgré elle aux êtres qu’elle rencontre. Elle a beaucoup de compassion. Face à cette vision idéalisée de la féminité, on a deux mâles qui ne sont même plus humains. Pourtant sous leurs airs de monstres, ils se révèlent plus humains que les Hommes. Ils ont une grande sensibilité qui ne demande qu’à s’exprimer, mais qui ne peut, finalement, s’extérioriser qu’à travers leur alter ego féminin. Leur bestialité est transcendée par l’innocence et l’amour qui leur fait face.

Malgré un certain point commun, les deux couples sont très différents dans leur traitement. Avec The Ancient Magus Bride, on a une héroïne déjà adolescente. Elle est encore très naïve (comme une héroïne de manga se doit d’être, -_-‘) mais elle est sexuée. Je ne parle pas de fan-service avec petites culottes et décolleté extravagant, je parle du fait qu’elle se pose des questions sur sa féminité, quelle est sensible aux attentions que lui porte Elias comme une femme est sensible aux attentions d’un prétendant. De plus, au début du tome 1, il est question de mariage. Dans les tomes suivant la relation entre le sorcier et la jeune femme semble évoluer dans ce sens, ils éprouvent l’un pour l’autre une affection grandissante plus proche de celle de deux amoureux que de celle d’un maître envers son apprenti.

A contrario, Sheeva et le professeur ont une relation plus proche d’un père avec son enfant. Le fait que Sheeva soit une fille joue un rôle symbolique, pour souligner le côté immaculé du personnage. Mais, dans sa relation au professeur, elle est un enfant avant tout. La relation qu’elle entretien avec lui ne dépend pas de son sexe, cela aurait pu très bien fonctionner avec un petit garçon. Sa féminité joue vraiment un rôle symbolique, on éprouve de ce fait plus d’empathie à son égard, elle symbolise l’innocence, la pureté, la fragilité. Alors qu’on aurait tendance à attendre plus d’indépendance et d’autonomie d’un petit garçon (à tort bien sûr !).

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Quant aux deux monstres, malgré leur aspect très proche, ils ont une personnalité assez différente. Elias est dans l’action, c’est un sorcier puissant. Il fait même étalage de cette puissance prenant virilement la défense de sa belle. Il en devient effrayant. C’est d’ailleurs la tendresse de Chisé qui calme le monstre qui est en lui pour pas qu’il dépasse les bornes.

Tandis que le professeur est beaucoup plus passif. On ne sais pas s’il a un pouvoir particulier ou s’il est simplement une créature à l’aspect monstrueux. Il est maladroit et tendre. Il cherche à prendre soin de cette petite fille qu’il a recueillie, mais ne sais pas trop comment s’y prendre. En lui aussi, se cache une puissance inquiétante, les flèches le touchent, mais ne semblent pas l’atteindre, mais sa façon d’agir est différente. Même en déployant sa monstruosité pour protéger la fillette, il reste passif et subit la violence des autres. La violence vient paradoxalement des humains et non de lui. Elias semble se battre contre lui-même pour ne pas laisser sa bestialité prendre le dessus, tandis que le professeur semble accepter avec un fatalisme troublant la malédiction qui le touche.

Deux univers fantastiques :

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Kore Yamazaki nous offre un univers fantastique très riche où la magie s’incruste sur un décor très contemporain. Le mobilier et l’habillement nous rappellent l’occident moderne, mais il est peuplé de toutes sortes de créatures sorties du monde des contes et légendes que nous associons spontanément à un univers de style moyenâgeux. Ici les deux ambiances semblent cohabiter. D’un côté, nous avons des aspects très modernes, d’un autre Elias vit reclus dans une campagne assez intemporelle au milieu des créatures magiques semblant remonter d’un autre temps.

Malgré un décor contemporain, l’omniprésence de la magie et la réclusion dans laquelle vivent nos deux héros font qu’on a quand même du mal à situer l’histoire racontée dans une vision alternative de notre présent. J’ai du refeuilletter les albums pour me faire une idée précise de l’époque à laquelle évoluent les personnages. Inconsciemment, j’avais situé l’intrigue dans une Angleterre victorienne (peut-être aussi à cause l’accoutrement extravagant d’Elias et de sa fée du logis assez anachroniques).

Cet univers est très riche, on nous donne beaucoup de détails sur la magie et son fonctionnement, on rencontre de très nombreuses créatures. Beaucoup de figurants et personnages secondaires sont présents malgré l’isolement dans la campagne profonde des deux tourteaux.

En revanche, l’univers proposé par Nagabe reste, dans ce premier tome, beaucoup plus mystérieux, plus secret. On nous donne des informations à dose homéopathique, on ne sait pas où l’on se trouve, à quelle époque, on ne sait pas vraiment ce qui se passe, ni pourquoi. Les explications sont très rares et données de façon détournée. A nous de recomposer le puzzle à partir des indices qu’on nous livre. Là encore, c’est assez difficile de situer cet univers dans le temps : les constructions et les visages des humains nous ramènent à un décor occidental, les habits du professeur et de la fillette me font penser à la fin du XIX siècle, tandis que les armures des soldats sont très moyenâgeuses. Comme vous pouvez le voir dans l’image ci-dessus, un parapluie tout ce qu’il y a de plus moderne cohabite avec un soldat armé de flèches. Cet assemblage de décors rappelant des époques différentes ajoute au côté étrange et mystérieux de l’univers proposé.

Alors que dans The Acient Magus Bride la magie est omniprésente, ici le fantastique s’exprime à travers une malédiction qui transforme les hommes touchés en créatures monstrueuses. On ne connaît pas l’origine de cette « malédiction ». Est-ce une maladie ou un sort ? Nous en serons peut-être plus dans les prochains tomes.


Voilà, je m’arrête là, ça commence à devenir très long 🙂 J’espèce avoir clairement mis l’accent sur les ressemblances et les différences des deux titres et surtout vous avoir donné envie de les découvrir  🙂

L'Enfant et le Maudit 1L’enfant et le Maudit
Nagabe
(2015)
2017 pour la version française
éditions komikku
1/2 (toujours en cours au Japon)

 

The Ancient Magus Bride 1The Ancient Magus Bride
Kore Yamazaki
(2013)
2015 pour la version française
édition komikku
6/7 (toujours en cours au Japon)

 



Concours Sama Awards

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The Ancient Magus Bride – le tome 1

C’est la couverture (que je trouve très jolie) qui m’a attiré dans ce manga. J’ai tout de suite voulu en savoir plus. Je m’attendais à un shôjo du genre La fleur millénaire, mais j’ai découvert qu’en réalité c’est un shônen, ce qui me faisait craindre un scénario basé sur les combat entre magiciens et sorcier… Après avoir lu quelques avis positifs (je sais plus où, désolé), j’ai décidé de voir par moi-même et j’ai plutôt apprécié.

Contrairement à mes craintes, ce premier tome ne propose pas de combats magiques. Il plante le décor en faisant rencontrer les deux personnages principaux : Chisé Hatori, une jeune esclave de 15 ans, et Elias Ainsworth (ils ont toujours des nom à coucher dehors les personnages non-japonais !) un sorcier non-humain qui l’achète pour en faire son apprentie et son épouse.

Son épouse, oui ! Mariage dont l’intrigue (à priori) aurait pu se passer mais que voulez-vous, cela doit stimuler l’imagination et les fantasmes de quelques uns… Pas d’inquiétudes ! Dans ce premier tome le mariage en question est traité avec humour et dérision. Elias n’est pas encore un vieux pervers.

Revenons à l’intrigue ! Une fois les présentations faites (personnages et univers) on rente un peu plus dans le vif du sujet avec quelques missions qu’Elias s’est vu confier par l’Eglise. Quelle église on ne sais pas puisque le prêtre est aussi le pasteur… -_-‘ Encore une fois je m’interroge sur la pertinence d’un tel élément dans le scénario. Je ne pense pas qu’un prêtre Shintô puisse aussi être moine bouddhiste, mais il est vrai que le Japon est le champion du syncrétisme religieux. N’empêche qu’un chose est sure : on ne verra jamais de prêtre-pasteur ! D’où mon interrogation, cet amalgame fait entre catholiques et protestants est-il provocateur ? Ou témoigne-t-il simplement de l’ignorance de l’auteur quant à la spiritualité occidentale ?  Que la réponse soit l’une où l’autre de ces deux hypothèses, je trouve cet amalgame plutôt mal trouvé dans la mesure où cela enlève le peu de vraisemblance que cette histoire riche en éléments fantastiques pouvait avoir. Le prêtre-pasteur ne faisant qu’une brève apparition, difficile de me faire une opinion plus construite sur sa nature.

Exception faite de cet amalgame religieux (qui plus est en Angleterre, pays anglican s’il en est) je trouve que l’univers que nous propose Kore Yamazaki est plutôt réussi. Fortement inspiré de nos contes et légendes on y voit pulluler tout un tas d’êtres magiques que nous connaissons bien : fées, magiciens, sorciers, dragons… La façon dont l’auteur explique la différence entre sorciers et magiciens est aussi assez amusante, surtout quand Elias utilise l’informatique comme exemple pour mieux se faire comprendre.

Pas beaucoup d’action, on prends le temps des présentations, bien que, à la fin du tome il reste encore beaucoup de mystère autours de Chisé et Elias.

Personnellement j’ai bien aimé le vieux sorcier, sa façon d’être, son charisme. Il est entouré de beaucoup de mystère, ne serait-ce qu’à cause de son apparence, mais il a une façon d’agir et de parler très simple et naturelle, décontracté. Ce qui contraste avec Chisé qui au contraire est toujours tendue. Vous me direz que vu les circonstances cela peu se comprendre. M’ouai… Je sais pas trop. Moi je n’ai pas tellement accroché au personnage que je trouve très quelconque, ayant beaucoup des défaut habituels des héroïne de manga. Elle est très stéréotypé autant dans son chara-design que dans son comportement. Son caractère est peu intéressant, elle se pose beaucoup en victime, et avec les flash back sur son passé et sa condition d’esclave on tombe facilement dans le mélo. Néanmoins le duo marche assez bien. On ne peu qu’espérer voir Chisé évoluer et prendre de l’envergure.

D’une manière générale, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’intrigue, mais cela est dû en partie au fait que ma lecture aie dû être interrompue à plusieurs reprise, créant ainsi une distance supplémentaire avec l’univers proposé. J’ai tout de même pris plaisir à lire ce premier tome. Et la chute, avec un cliffhanger bien amené, fait qu’à la fin du volume on n’a qu’une envie, découvrir la suite.

Pour ceux qui se rendrait à la Japan expo de Paris (c’est très bientôt) sachez que l’auteur sera l’invité de Komikku. Quant au tome 2, il sort début juillet.

Vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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Food wars !

J’avais repéré ce manga culinaire alors que je faisais mon repérage manga pour le chalenge 1%. Je l’ai acheté et lu très rapidement mais… j’ai toujours pas pris le temps de publier mon petit commentaire ! Comme on dit mieux vaut tard que jamais 🙂 Le temps est venu de vous livrer mes impressions.

Food wars ! quand la baston se fait à coup de petits plats cuisinés :

A la sortie de ce nouveau titre culinaire (le tome 1 est sorti en septembre dernier) certains étaient septiques. Je ne serais plus vous dire qui, quand, où exactement, trop d’eau à coulé sous les ponts depuis, mais je me souviens avoir lu quelques avis pas très positifs juste après sa sortie. Moi j’ai tout de suite accroché. J’ai adoré le premier tome.

Avec Foods wars ! on a un vrais shônen qui tache. Des personnages hystériques et exaltés, de la baston (psychologique certes mais baston quand même), un héros au sang chaud prêt à tout pour devenir le numéro 1, une compétition acharné, une sélection drastique et sans pitié, du fan service en veux-tu en voilà… Bref, tout les ingrédients du shônen de base sont là. Autrement dire tous les ingrédients pour me déplaire, ou du moins pas une recette pour moi.

Et bien, moi j’aime bien quand ça tâche. Pas toujours mais quand c’est bien dosé et que le fan service et l’hystérie générale est servie avec une bonne dose d’humour, ça me déplaît pas. Et c’est justement une des qualité de ce manga. C’est vrais que toutes les ficelle de la recette shônen sont utilisées, mais le tout m’a semblais pleinement assumé et pris à la légère avec ce soupçon d’autodérision qui rend la sauce plus digeste. Par exemple, alors que le fan service dans Spice & Wolf m’avait particulièrement agacé, celui beaucoup ostentatoire, grossier et ridicule de Food wars! m’a fait sourire. Pourquoi ? Tout simplement parce que Spice & Wolf avait un côté plus sérieux et mature en total contraste avec cette scène de pur fan service qui tombait sur l’intrigue comme un cheveux dans la soupe. Alors qu’ici le ton décalé est donné des le début avec Sôma qui s’exalte pour la cuisine populaire comme s’il nous parlait du plus précieux des trésors. Le fan service y est un peu comme un dessert un peu trop sucré à la fin d’un repas bien arrosé. C’est too much, mais ça passe.

Mais qu’est-ce qui m’a autant plus dans ce manga ? Et bien là cuisine tout simplement. Si le côté aventure culinaire à la légèreté d’un troupeau d’éléphants, ce titre à le mérite de nous proposer de vrais recettes suffisamment expliqué et/ou montrées pour que nous puissions les reproduire. Et ça c’est la principale qualité, selon moi, d’un bon manga culinaire : permettre au lecteur de cuisiner. Une qualité qui me fait facilement pardonner tous les autres défauts.

Les personnages sont plutôt sympa mais pas spécialement originaux, tout comme l’intrigue et le côté compétition qui sent le plat réchauffé. Mais les plats qui nous sont présenté sont des plats de tous les jours, des choses que nous pouvons préparer et manger un vendredi soir comme les autres. C’est un moyen amusant, car le manga est léger et se laisse lire facilement faisant même parfois sourire, de découvrir la cuisine populaire japonaise. Souvent les manga gastronomiques nous parlent de choses hors de notre portée, je pense notamment aux vins proposés dans Les gouttes de Dieu ou Sommelier, ou alors sont montré de façon sommaire de façon a vous faire saliver tout en étant incapable de tenter le coup. Dans Food wars! à chaque fois que Sôma propose un plat, il l’explique de façon à le rendre réalisable. Dans le deuxième tomes on a même des recettes détaillées avec doses exactes et tout.

En dehors de l’aspect culinaire du manga, j’ai trouvé le premier tome plus agréable que le deuxième, peut-être parce que plus axé sur Sôma, le personnage principal, et moins sur l’école. Ecole qui, soyons clair, n’a rien de vraisemblable, on y crois pas un seul instant et ça c’est un peu dommage. Les auteurs en font un trop et ça gâche le plat. Malgré tout j’ai envie de continuer cette série et découvrir de nouveaux plat à tester.

Retrouvez un plat tiré du tome 1 dans mon article A table ! aujourd’hui c’est menu manga.

La version française de ce manga nous est proposé par TonKam et 4 tomes sont actuellement disponibles. Au Japon la série est toujours en cours avec déjà 13 tomes à son actif.


L’adaptation animé est aussi disponible pour le public francophone en streaming sur adn (premier épisode gratuit, après il faut raquer !)

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Noragami – le tome 1

Je vous ai déjà parlé de la série animé, aujourd’hui je vais vous parler du premier tome du manga, sorti en janvier. Merci à Mei-Amadis du blog L’Antre de la louve et aux éditions Pika pour le concours qui m’a permis de remporter ce premier tome. Ah! C’est malin ! Maintenant à cause de vous j’ai une nouvelle série en cours !

Revenons à nous moutons !

L’histoire de départ :

Yato est un petit dieux guerrier, situé tout en bas de la hiérarchie divine nippone qui compte des milliers de dieux. Son rêve : être vénéré par des milliers de disciples. Pour y arriver il est prêt à tout ! Il note son numéro de portable partout : “En cas de problème appelez Yato au xx xx xxx”. Seul certaines personnes, celle qui se trouvent à la frontière entre le monde des morts, le higan, et le monde des vivants, le shigan, sont capable de voir ce numéro.

Armé d’un shinki, attribut divin, il se bas contre les ayakashi, créatures peuplant les angles mort, cet espace entre le shigan et higan, fait d’émotions et de malédictions. Les ayakashi sont partout et cherchent à s’emparer des esprits les plus fragiles pour les faire basculer du mauvais côté.

En tant que divinité guerrier, la seule chose que Yato sache faire c’est se battre. Ses shinki deviennent des armes grâce aux quelles il peut détruire les ayakashi.

Tout irais bien pour ce dieu s’il n’avait pas un sale caractère ! Ses shinki le lâchent les uns après les autres et il en est réduit à accepter de bien basses besognes. C’est en courant après un petit chat qu’il fait la rencontre de Hiyori, une jeune lycéenne très sensible, capable de le percevoir. A partir de là le destin de la jeune fille tout comme celui du dieu le moins populaire du Japon vont basculer. Qui vient en aide à l’autre ?

 

Avec ce premier tome le décor est planté. Nous somme dans le Japon contemporain. Comme souvent le fantastique et le réel se chavauchent. Le monde des dieux et des démons se confond dans celui des humain, qui les côtoient sans les voir. La plupart d’entre eux du moins, car ceux qui sont proche de craquer, prêt à basculer dans l’au-delà, se tenant à la frontière entre la vie et la mort peuvent voir ces créatures spirituelles. C’est ainsi que ceux qui ont besoin d’aide peuvent apercevoir les messages laissé par Yato et l’appeler à l’aide.

Yato est sans doute le meilleur personnage de la série, drôle et disjoncté, ce dieu sdf est à l’antipode de l’image qu’on peut se faire d’un dieu et c’est précisément en ça qu’il est original et que sa prestance fait mouche. Il est attachant et drôle avec son allure de loser. Ce qui ne l’empêche pas d’être sérieux et fort. C’est qu’une arme à la main il a la classe Yato ! Peut-être que le côté loser n’est pas assez accentué, du moins dans sa version papier. J’avais l’impression que cet effet était plus efficace dans l’anime.

Ceci dit l’anime est très proche de ce premier tome, je n’ai noté aucune dissonance ni dans le récit ni dans le caractère des personnages.

La lecture est très agréable. L’univers folklorique est abordé de façon originale et le tout est traité avec une bonne dose d’humour sans pour autant tomber dans la farce ou la parodie. Des sujets très graves y sont abordés comme par exemple le harcèlement à l’école et le suicide.

La façon dont le harcèlement est traité est d’ailleurs intéressante. Tout en mettant l’accent sur la difficulté et la souffrance de la victime, on souligne également sa responsabilité. Se poser en victime n’est-ce pas une façon d’aggraver la situation ? Dit comme ça cela peut paraître simpliste, mais je suis partisan d’un mode de pensée qui nous rend responsable des situations que nous vivons. Mais là je m’égare ! C’est pas un cours de philo, c’est un manga qui trouve un juste équilibre entre humour et sérieux, entre fantastique et réalité.

J’ai pourtant un reproche à faire à ce premier tome : il est peut-être un peu trop lisse, trop bien calibré. C’est bien fait, bien dessiné, bien dosé, humour, action, fantastique et jolies lycéennes… ça sent la recette du “bon manga” à plain né ! Il lui manque une petite touche d’originalité, de folie… ce petit quelque chose qui fait qu’on s’en souviens, que sa nous marque. Là, je n’ai rien senti de tout cela. J’ai juste trouvé que l’idée et les personnages sont sympa et que la recette est bien appliqué. Il faut maintenant que la mangaka se lâche et sorte des sentier battu.

A la lecture du petit bonus en fin de tome on apprends que la mangaka avait l’habitude de travailler avec un scénariste et que c’est son premier titre en solo, ce qui apparemment n’est pas sans stress. C’est peut-être cette peur de ne pas bien faire, ou le fait de ne pas trop savoir comment mener sa barque tout seule qui donne ce résultat : un bon scénario mais trop de retenue. ça me fait penser à un commentaire que quelqu’un avait fait sur un autre manga : on sent que c’est calibré pour l’adaptation en anime. Je sais plus qui avait dit ça, ni dans quel contexte (si le coupable se reconnait, qu’il se dénonce) mais c’est tout à fait ça !

A voir si l’auteur arrive à se lâcher dans les tomes suivants. Et tout cas les ingrédients sont là pour faire une bonne série.

En revanche, la chute du premier tome manque de punch. C’est pas assez percutant pour que l’envie irrépressible de lire la suite nous affecte. Je lirais volontiers la suite, mais je vais pas me précipiter en librairie.

 

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petit panier de manga #13

J’ai commencé ce petit panier il y a un moment, et puis… je l’ai oublié dans un coin -_-‘

Voici donc mes dernières lectures manga, pas toutes très récentes 🙂


Barakamon – tome 1

Résumé :

Un jeune calligraphe pète un plomb lors de sa dernière expo et frappe le directeur de la galerie. Son père l’envoie se rafraîchir les idées sur une île paumée. Alors que le jeune maître Handa pensait profiter du calme de l’île pour s’adonner à son art, il fait la connaissance d’une petite fille aussi adorable que turbulente qui n’a aucunement l’intention de le laisser tranquille. Maître Handa va devoir s’y faire, la convivialité des villageois et les enfants du coin auront raison de son sérieux. Est-ce que justement son art ne sortira pas grandi de cette expérience campagnarde ?

Mon avis :

J’ai bien aimé ce premier tome qui tout en restant très classique, met de bonne humeur. La petite Naru est adorable, pleine d’énergie et drôle. Maître Handa, beau gosse taciturne, est aussi amusant. Un petit manga, sans prétention qui est là pour communiquer sa bonne humeur et nous détendre. Chose qu’il a parfaitement réussi à faire avec moi. Mimiko me l’a emprunté et même toute seule (elle ne sait pas encore lire) elle se marre. Un manga pour toute la famille 🙂

 Barakamon

Satiki Yoshino

2010

type : shônen

genre : comédie, tranche de vie

éditeur VF : Ki-oon

nombre de volumes : 9/10 (toujours en cours au Japon)


Le maître des livres – tome 2

Résumé :

On retrouve la bibliothèque des roses trémières et sa clique de bibliothécaires, on retrouve Miyamoto et les enfants. Et on retrouve la littérature jeunesse, bien sûr !

Mon avis :

Si la littérature jeunesse est ici toujours très présente, elle n’est plus au centre du récit comme dans le premier tome. Ici elle passe au deuxième plan pour céder la place aux personnages. On en apprends plus sur eux. Personnellement, si je trouve ce tome agréable à lire, je n’ai pas éprouvé l’entousiasme que m’a procuré le tome 1. Mais il m’a fait découvrir des livres jeunesse japonais que je ne connaissez pas du tout (contrairement au tome 1 qui aborde des livres plus connus). Je ne suis pas déçue mais un peu moins emballée.

 Le maître des livres

Shinohara Umiharu

2011

type : seinen

genre : tranche de vie

éditeur VF : Komikku éditions

nombre de volumes (2/9 (toujours en cours au Japon)


L’académie Alice – tome 1 et 2

résumé :

Mikan est une petite fille de 10 ans, naïve et pleine de vie. Quand sa meilleure amie part pour Alice sans lui donner de nouvelles, Mikan craque. Elle part décidée à intégrer l’académie. Ce n’est qu’une fois acceptée dans cette mystérieuse académie qu’elle comprend de quoi il s’agit : dans cette étrange école sont renfermés, pourrait-on dire retenu prisonnier, tous les élèves ayant un “Alice”, soit un don extraordinaire comme celui de créer du feu, lire dans les pensées, etc. Mikan découvre alors qu’elle-même possède un Alice. Mais la façon dont la vie sociale s’organise ne plait pas à la petite fille qui n’a pas l’intention de se laisser faire.

Mon avis :

Dans ces deux premiers tomes l’histoires se met en place. On découvre Mikan, l’héroïne, puis ses nouveaux camarades de l’école et professeurs. Avec elle on découvre ce que sont les Alice et la façon dont la vie est organisée dans l’Académie. Une organisation extrêmement rigide et hyper hiérarchisé où les faibles sont discriminé et ou la violence sociale (brimades, exclusion du groupe…) semble être de mise. La petite Mikan en fait les frais dès son arrivée. Mais, en bonne héroïne shôjo, elle est bien décidé à ne pas se laisser faire. Plus naïve que la norme, Mikan n’en est pas moins pleines de vie et de ressource, pleurnicheuse mais courageuse, elle est bonne, juste et optimiste. Elle refuse de se soumettre à la discrimination et aux brimades qu’elle subi. Grâce à son bon cœur et à son sourire elle arrive petit à petit à se faire une place et des camarades. Mais rien n’a l’air d’être simple dans cette académie. La jeune Mikan n’est pas au bout de ses peines (et pour cause ! La série fait 31 tomes !).

Si le personnage de Mikan est extrêmement classique (j’ai pensé notamment à Toru de Fruit Basket), tout comme le graphisme et la mise en scène, l’ensemble n’est pas sans intérêt. Je ne dirais pas que ces deux premiers tomes m’ont particulièrement marqué, mais ils ont su me séduire et me donner envie de suivre les mésaventures de la jeune et naïve Mikan dans ce monde de brutes. Un sourrir contre la douleur, je retrouve ce qui m’avait séduite dans Fruit Basket (que j’ai toujours pas fini -_-’ ). C’est le genre de personnages qui me donnent du courage. Peut-être suis-je moi-même trop naïve 😀

 

L’Académie Alice

Higuchi Tachibana

2003

type : shôjo

genre : fantastique, scool-life

éditeur VF : Glénat

nombre de volumes : 31 (terminé)


Mushishi – tome 1 et 2

Résumé :

Ginko est un mushishi ambulant. Il parcour le pays à la recherche de mushi et propose ses services pour soigner les gens atteint par ces créatures fantastiques.

Mon avis :

Je tournait au tour de cette série depuis un moment. Son univers m’attirait mais j’avais quelques appréhensions. Finalement j’ai profité de la trouver à la bibliothèque pour la découvrir. Bénies soient les bibliothèques ! Parfois j’hésite, je ne suis pas sûre d’aimer et comme j’ai un petit budget… Heureusement que les bibliothèques sont là pour me faire découvrir de nouvelles séries 🙂

J’ai vraiment beaucoup aimé ces 2 premiers tomes. Le dessin n’est pas très raffiné, mais l’auteur à su créer une ambiance et un personnage vraiment intéressant. S’inspirant du folklore nippon riche en esprit en tout genre, Yuki Urushibara a crée un univers mystique très original ou les mushi, sorte de créatures spirituelles vivent aux côté des autres créatures vivantes le plus souvent en harmonie. Mais il arrive qu’au contacte de certains mushi des hommes soient infectés et tombent malades, c’est là qu’entrent en jeu les mushishi, des spécialistes des mushi à mi chemin entre le docteur ambulant et le chaman. Il peuvent voir ce qui est invisible au commun des mortel et interagir avec ses étranges créatures. Ginko, le personnage principal me fait penser à l’apothicaire de Mononoke. En dehors de leur métier similaire, les deux hommes partagent le même mystère et une certaine nonchalance que j’aime beaucoup.

Pour peu qu’on aime les histoires d’esprits et la contemplation de paisibles paysages ruraux, on devrait être séduit par cette série portée par un personnage charismatique au charme désabusé. Moi j’adore.

 Mushishi

Urushibara Yuki

2000

type : seinen

genre : fantastique

éditeur VF : Kana

nombre de volumes : 10 (terminé)


Neige Rouge

Résumé :

Recueil d’histoires courtes, du Japon rural et fantastique.

Mon avis :

Autre paysage rural, autre charme. Un charme auquel je ne suis nullement sensible ! On a là ce que j’appelle un “manga d’intélo”. Une très belle édition pour des histoires à mourir d’ennuie. J’ai pas compris l’intérêt de ce manga, tout simplement.

 Neige rouge

Katsumata Susumu

2005

type : seinen

genre : tranche de vie

éditeur VF : Cornelius

one-shot


Kamakura diary – tome 1 :

Résumé:

 Trois sœur vivent ensemble dans la demeure familiale. Elles ont été élevées par leur grand-mère après que la mère soit partie pour se remarier. Quant au père, elle ne l’ont pas revu depuis leur enfance, depuis le divorce de leurs parents. Le jour des funérailles de leur père elle rencontrent leur demie soeur, une jeune collégienne devenue orpheline et lui proposent de venir vivre avec elles.

Mon avis :

J’ai beaucoup entendu parler de ce titre dès sa sortie mais, étrangement, je n’avais pas envie de le lire. Je ne sais pas, j’avais quelques à priori. Finalement je l’ai emprunté et j’ai trouvé ce premier tome très bien. L’histoire est loin d’être l’histoire mielleuse que j’attendais. Les personnages sont intéressant et l’ensemble est bien traité. Certes les 4 sœurs n’ont pas eu une vie facile, abandonnées par leurs parents ou orphelines, on pourrait s’attendre à beaucoup de larmes et de pathos, mais il n’en est rien. Malgré leurs difficultés elle affrontent la vie avec énergie. Et ce titre de manque pas d’humour, bien qu’on se rende à un enterrement. Une bonne pioche, à suivre.

Kamakura diary

Yoshida Akimi

2007

type : josei

genre : tranche de vie

éditeur VF : Kana

nombre de volumes : 5/6 (toujours en cours au Japon)

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Les mini chroniques de Timboy ~ Dragon Quest

Roulement de tambour ! Tan ta ta tan ! Aujourd’hui est un grand jour : Timboy fait son entrée dans Ma petite Médiathèque ! Le plus jeune de nos chroniqueurs après Mimiko, Timboy est un dévoreur de livres (je vous l’ai dit, c’est une maladie génétique dans la famille :D) de 10 ans. Amateur de romans et… de manga ! (otak’tata a encore frappé 😈 hihihi manga power !) Trêve de bavardages, place à la mini-chronique !

logo dragon quest

C’est un livre bien. C’est un petit garçon sur une île de monstres gentils avec son grand-père adoptif monstre. Il est le seul humain sur l’île. Il veut devenir héro et il fait  fait une bataille contre le roi du mal.

Dragon Quest – La quête du Dai

dessin : Inada Kôji

scénario : Sanjô Riku

1990

type : shônen

genre : aventure, fantastique

éditeur VF : Tnkam

nombre de volumes : 37 (terminé)

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Mär des contes !

Vous en avez assez des contes de fée ? Et si on se faisait un ‘tit shonen dans la plus pure tradition nekketsu ? ça vous dit ? Et bien j’ai ce qu’il faut : Mär de Nobuyuki Anzai !

Ginta, le héro, n’est pas grand, pas sportif, pas très doué en classe… Bref c’est la caricature de l’ado moyen. En classe il ne cesse de dormir et rêver à un monde féerique ou la magie est de mise et où il vit des aventures extraordinaire. Il aimerait tellement s’y rendre…

Peter Pan ! Tu ne peux pas m’emmener au pays imaginaire comme Wendy ?

Il n’y avait qu’a demander ! Un portails s’ouvre et le voilà parti dans ce monde féerique. Là il fait la connaissance d’une sorcière qui lui apprends l’ existence des “ärm”, artefacts magiques très convoités. Elle l’amène dans une grotte où se cache un ärm très rare : Babbo. C’est le petit Ginta qui s’empare de Babbo, un ärm vivant au mauvais caractère. Mais la sorcière le met en garde : nombreux seront ceux qui le pourchasserons pour s’approprier Babbo. Que l’aventure commence. Ginta va arpenter ce monde, se faire des amis, des compagnons de route, mais aussi des ennemis qu’il va devoir affronter et qu’on imagine de plus en plus puissant. Il va devoir trouver un artefacte qui lui permette de rentrer chez lui.

La structure est classique : un héros, une quête, des compagnons de route gagnés à la bondé de cœur et des ennemis à affronter. L’univers dans lequel évolue le protagoniste se veut inspirée des contes de fées (ha ha ! je vous ai bien eu ! Il y a toujours du conte de fée dans l’air 👿 ) mais il me fait plutôt penser aux jeux vidéo heroic fantasy.

Si ce premier tome (je n’ai lu que le premier) ne casse pas des baraques et n’offre pas une intrigue très originale, il n’en reste pas moins sympathique, agréable à lire et plutôt divertissant. J’ai bien aimé la personnalité du personnage principal plutôt simplet et le duo qu’il forme avec son ärm vivant. Un duo classique mais drôle.

La série fait 15 tomes et est publié chez Kana. Pour la petite anecdote, le titre, Mär, vient de « märchen », conte de fée en allemand. Il est aussi l’acronyme de « märchen awaken romance », le  sous-titre du manga.

Le manga a été adapté en anime (102 épisodes)

 

Connaissez-vous cette série?

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