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Homo Deus , une brève histoire du futur [Audible]

C’est grâce à Audible que j’ai découvert ce livre, dans la version audio française lue par Philippe Sollier.

Couverture de Homo deus

Après avoir écrit Homo sapiens, une brève histoire de l’humanité, Yuval Noah Harari s’attaque avec ce nouvel essai aux défis qui attendent l’humanité dans un futur plus ou moins proche. En partant des avancées scientifiques, technologiques et philosophiques, l’auteur projette ce que pourrait être le monde de demain et ce que cela implique pour l’humanité. Progrès de la médecine et recherche de l’immortalité, intelligence artificielle, écologie, religion, fin du libéralisme… autant de sujets qui sont abordés de façon accessible à travers de nombreux exemples et explications. Des allées et venues entre passé et futures nous permettant de mieux appréhender les enjeux.

J’avais envie de commencer par le premier livre, celui qui retrace l’histoire de l’humanité, car je pensais qu’il éclairerait la lecture du second, finalement je n’ai pas eu le temps et je me suis directement plongée dans Homo deus. Le fait de ne pas avoir lu Homo sapiens ne m’a pas du tout empêché de suivre le fil de ce second livre, bien qu’il m’a donné très envie de le lire aussi. Parce que je dois avouer que j’ai adoré cet ouvrage. J’ai trouvé ça vraiment très intéressant et accessible.

N’ayant rien lu d’autre de l’auteur je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Le sujet me paraissait intéressant et le livre est un best-seller, c’est qu’il en a séduit plus d’un. Et je fais partie de cela. J’ai été complètement séduite par cet essai qui part un peu dans tous les sens et qui m’a fait réfléchir à plein de choses. Des choses sur lesquelles je m’étais déjà interrogée, mais aussi des sujets auxquels je n’avais pas vraiment réfléchi jusque là. J’ai adoré le parallèle fait avec la science-fiction, parce que la science-fiction d’hier pourrait bien devenir la science de demain. L’intelligence artificielle n’est plus un fantasme tout comme les voyages dans l’espace.

J’ai trouvé très intéressante la réflexion sur le clivage de classe auquel pourrait être confrontée l’humanité de demain et qui commence déjà aujourd’hui avec un accès aux soins et à la médecine inégalitaire. Le progrès de la génétique et les portes que cela ouvre.

J’ai passé un très bon moment et la lecture de Philippe Sollier est vraiment agréable. Je pensais que ce genre de livre en audio serait ennuyeux, mais j’avais tort, je ne me suis pas ennuyé un instant. La version audio a même un avantage, comme on peut faire autre chose au même temps, cala m’a parmi de découvrir un livre que je n’aurais peut-être pas pris le temps de lire si j’avais du passer par la version papier. Cela m’aurait en effet demandé beaucoup plus de temps et de concentration. D’un autre côté j’ai parfois regretté que la version audio ne permette pas de surligner ou prendre note. Je suis de celles qui aiment cornier les pages et surligner des passages, noter en marge les choses que je veux approfondir ou rechercher. Là je ne pouvais rien faire de cela et ça m’a manqué parce que Yuval Noah Harari nous livre tellement d’information que je n’arrivais pas à tout retenir, surtout que j’ai écouté le livre en faisant autre chose au même temps donc je n’étais pas très concentrée. J’aurais aimé que la version audio dispose d’un index avec la minute d’écoute menant directement au chapitre souhaité, car j’aimerais relire certains passages, mais je n’aurais pas le temps de tout réécouter, du moins pas dans l’immédiat. C’est le genre de livre sur lequel en aime revenir et un tel index permettrait d’y picorer des passages aux grès des envies. Un peu comme les plages d’un CD qui permettent d’écouter en boucle notre chanson préférée.

En tout cas, maintenant j’ai hâte de découvrir Homo sapiens, brève histoire de l’humanité, toujours chez audible, et toujours lu par Philippe Sollier.

⇒ sur Audible

⇒ sur Amazon

et pour en savoir plus sur l’auteur et le livre voici un extrait de la Grande Librairie

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Eden – tome 1 : le visage des sans-nom

Ce qui m’avait le plus attiré dans cette nouvelle série publiée par Rue de Sèvres, c’était la couverture et ses couleurs. J’aime beaucoup le dessin et l’ambiance qui s’en dégage.

Dans ce premier tome, on découvre un univers dystopique. La société est divisée en 2 castes. D’un côté il y a une caste privilégiée qui dirige la société. La sélection se fait par un examen que tous les adolescents doivent passer. Ceux qui réussissent, intègrent une école où on leur enseigne à diriger le monde, ceux qui échouent, rejoignent la caste des sans-noms (et sans pouvoir), les petites gens qui obéissent et triment. Cela peut sembler assez égalitaire puisque tout le monde passe ce fameux examen. Mais est-ce vraiment le cas ? Le jeune héros est sur le point de passer cet examen, il étudie auprès d’un vieil homme dans l’espoir de mettre un maximum de chances de son côté, mais tout le monde ignore en quoi consiste l’examen, difficile de s’y préparer. Mais il y a un espoir, après tout sa sœur ainée a réussi l’examen et vit maintenant avec la haute société.

Sauf que tout cela n’est qu’une immense mascarade pour faire croire aux gens du peuple qu’ils ont une chance de s’élever vers les castes supérieures. Une illusion pour mieux les contrôler. Mais cela ne semble pas si bien fonctionner. De plus en plus de gens se révoltent contre le pouvoir absolu le la caste privilégiée et différentes organisations tentent de se rebeller. Jonas, notre jeune héros se retrouve mêlé à ses rébellions bien malgré lui. Il découvre que les choses ne sont pas tel qu’il les avait imaginés et aussi bien sa sœur que son père sont mêlé à la rébellion, où plutôt à des rébellions.

Un premier tome qui pose le décor et nous fait découvrir cet univers inégalitaire. On fait connaissance avec Jonas et son entourage. Cet univers dystopique est plutôt classique, mais non sans intérêt. La lutte des classes est un grand classique qui ne se démode pas. Sans être particulièrement original, l’univers de cette bd jeunesse n’en est pas moins intrigant. On veut savoir comment le héros va se positionner après que la supercherie de l’ordre établi lui ait été dévoilée. Plusieurs pistes sont amorcées dans ce premier tome, plusieurs groupes semblent vouloir déstabiliser le pouvoir. Est-ce que ces groupes sont unis ? Est-ce que chaque groupe agit indépendamment ? Comment vont-ils pouvoir déstabiliser le pouvoir. Quelles sont les réelles motivations de chaque groupe. Quel rôle le héros et sa sœur vont pouvoir jouer ? Autant de questions qu’on se pose et qui donnent envie de lire la suite.

Un premier tome agréable qui fait beaucoup de promesses, la suite amènera-t-elle le pep qui manque un peu à ce premier tome ?

⇒ sur le site Rue de Sèvres

Carole Maurel (et son twitter)

Fabrice Colin (et son twitter)

→ à lire aussi l’avis de Noukette

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Challenge 1% 2018 challenge petit BAC 2018

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Orphée et la morsure du serpent – Yvan Pommaux

Le mois dernier, je vous présentais le petit album Thésée comment naissent les légendes de Yvan Pommaux, nous continuons notre exploration de la mythologie grecque en compagnie de l’auteur avec un second album : Orphée et la morsure du serpent. Je trouve que cet album colle très bien à la thématique des contes et légendes d’octobre avec son voyage aux enfers (même si nous sommes loin du folklore d’Halloween).

Orphée et la morsure du serpent

Orphée et la morsure du serpent est paru à l’école de loisir pour la première fois en 2009 dans la collection albums. En ce mois d’octobre 2018, c’est une version de poche qui remet le titre sur le devant de la scène. C’est cette dernière édition que j’ai lue.

Tout comme dans l’album dédié à la légende de Thésée, ici l’histoire commence à notre époque. Nous sommes à un mariage et un jeune homme amoureux entraine l’épouse à l’écart. Elle se fait mordre par une vipère et le jeune homme affolé s’en veut énormément. Une jeune femme le console : « tu ne t’appelles pas Aristée, et la mariée ne s’appelle pas Eurydice ! ». Nous sommes aux XXI siècle et les morsures de serpent se soignent facilement. Mais le jeune homme est perplexe, Aristée et Eurydice ? La jeune femme lui raconte alors la légende d’Orphée, fils d’un roi et de la muse Calliope.

Orphée a hérité du don de sa mère et il devient un poète hors norme que tous admirent. Même les animaux, les arbres et les pierres cèdent devant la beauté de son chant. Toutes les femmes l’aiment, mais lui n’en aime qu’une : Eurydice. Ils se marient. Mais le jour même du mariage, Aristée, qui était secrètement amoureux d’Eurydice, entraîne celle-ci à l’écart. Cherchant à s’enfuir, Eurydice se fait mordre par une vipère, et meurt.

Orphée, inconsolable, ira la chercher jusqu’en enfer. Séduit par la beauté de son chant, Hadès, le dieu des enfers, lui accorde une chance de ramener Eurydice à la vie, mais à une condition : il ne doit pas se retourner ni parler à son épouse jusqu’à ce que celle-ci ne soit baignée par la lumière du soleil.

Sur le chemin du retour, Orphée se tourmente, est-elle bien derrière lui ? Quand enfin il sent le soleil sur sa peau, impatient, il se retourne. Mais, hélas, Eurydice, 10 pas derrière lui, est encore dans le noir. Elle disparait à jamais, laissant Orphée seul, inconsolable.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là, les femmes, ne supportant plus le deuil d’Orphée. Folles de rage et de jalousie, elles le mettent en pièces.

Je connaissais la légende d’Orphée dans ses grandes lignes, mais je n’avais rien lu à son propos depuis fort longtemps. J’ai abordé, donc, cet album sans aucune autre lecture en tête et je dois dire qu’il m’a plus plus que Thésée, comment naissent les légendes.

Ici l’épisode à conter est plus court, Yvan Pommaux peut donc prendre plus de temps pour nous le raconter en détail. Dans l’album consacré à Thésée il fallait dire plus de choses en autant de pages, il fallait donc résumer au maximum. Ici on prend le temps de découvrir Orphée et sa personnalité. J’ai trouvé cela plus agréable à lire.

Si l’album sur Thésée me donnait l’impression d’être une introduction qui demandait à être approfondie, Orphée et la morsure du serpent se suffit à lui-même et n’a pas besoin de lectures complémentaires. Ceci dit, au détour du Tartare, Yvan Pommaux prend soin de titiller notre curiosité en lâchant quelques noms qui donnent envie de lire davantage de légendes.

Tout comme dans le précédent album, celui-ci se termine par un petit lexique permettant d’aller plus loin.

Un album richement illustré qui ravira les jeunes amateurs de mythologie grecque (et les moins jeunes aussi). J’y ai pris, moi, beaucoup de plaisir.

sur le site de l’école des loisirs

et sa fiche pédagogique

 Yvan Pommaux sur le site de l’école des loisirs

⇒ à lire aussi Mon écrivain préféré « Yavn Pommaux »

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mon avis sur Thésée comment naissent les légendes


  

challenge petit BAC 2018

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Cache-cache surprise ! un album pour jouer

Cache-cache surprise ! est un album cartonné, sorti en septembre aux éditions l’école des loisirs  (collection Loulou & Cie) que l’on doit à Ramadier et Burgeau.

Cache-cache surprise !

Je ne suis pas fan du graphisme, mais j’ai trouvé cet album très amusant parce qu’il demande une réelle interaction avec les petits lecteurs. Il ne s’agit pas seulement de lire l’album, mais aussi d’y chercher les images.

Des petits animaux jouent à cache-cache et à chaque page il saut trouver de nouveaux joueurs : 6 petits cochons, 6 moutons, 4 chèvres, 10 lapins… Mais ce n’est pas tout. Non seulement il faut trouver les animaux qui se cachent dans le paysage en double page, qui derrière une porte, qui derrière un arbre, il faut également retourner le livre et voir dans les formes et les couleurs de l’image si l’on distingue le loup. J’ai trouvé l’idée de la double cache-cache et du retournement du livre très original et ludique. De quoi passer un très bon moment avec les tout petits lecteurs. Son format cartonné permettant de multiples manipulations mêmes par des petites mains inexpérimentées.

sur le site de l’école des loisirs

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 chut les enfants lisent 

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Darnand, le bourreau français 2/3

Aujourd’hui je vous propose une bd historique avec le second tome de Darnand, le bourreau français, bd historique de Patrice Perna et Fabien Bedouel, publié chez Rue de Sèvres.

J’avais été déçue par le premier tome de cette trilogie parce que je n’avais pas eu ce que j’attendais. De ce second tome je n’attendais donc rien de particulier et je l’ai mieux apprécié que le précédent.

Dans ce deuxième volet la Première Guerre est désormais loin derrière. La Deuxième Guerre bat son plein. Nous sommes en 1943 et la France est divisé en deux, d’un côté il y a la France occupée de l’autre la France libre. D’un côté il y a la France de De Gaule et la résistance, de l’autre il y a la France de Pétain et la collaboration.

Ange est recruté par la résistance pour s’infiltrer auprès de Darnand, chef de la milice française. Son premier objectif : le « retourner », mais quand il devient clair que Darnand ne changera pas de camps, Ange est chargé de l’éliminer.

Espionnage et contre espionnage sont au menu d’un second tome que j’ai trouvé plus intrigant et intéressant que le premier. Est-ce parce que le scénario est mieux mené ou juste parce que je n’avais pas d’attente particulière ? Je ne serais le dire, mais je dois avouer avoir lu ce deuxième volet d’une traite et je l’avoir trouvé intéressant. Il y a beaucoup de tension, pas forcement de suspens, mais de la tension dans les personnages, parce que tous semblent animés de nobles intentions, tous pensent faire ce qu’il y a de mieux pour leur patrie qu’ils aiment et pourtant ils empruntent des chemins très différents les uns des autres. Comme quoi avoir de bonnes intentions ne suffit pas.

Et puis nous sommes sous l’occupation, la France se déchire entre deux camps, comme je le disais récemment à propos d’une autre lecture (ou bien était-ce à propos de cette lecture-ci dans la chronique que j’étais pourtant sure d’avoir déjà écrite ?) les guerres civiles m’interpellent tout particulièrement parce qu’elles n’opposent pas deux pays étrangers, mais des membres d’une même famille ou d’anciens camarades comme ici Ange et Darnand. Les sentiments que ce genre de conflit fait ressentir sont bien différents que ceux que l’on éprouve face à un ennemi qu’on ne connaît pas vraiment. On retrouve dans ce tome cette tension particulière chez Ange qui d’un côté doit la vie à Darnand, mais qui ne peut accepter le chemin que ce dernier emprunte.

Un deuxième tome réussi qui donne envie de lire le troisième et dernier volet de cette histoire

sur le site de Rue de Sèvres

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Grendel – tome 2

Le premier tome m’avait beaucoup plus. Si l’histoire en elle-même était assez classique, j’avais été charmé à la fois par l’aventure efficacement mise en scène et par le dessin que je trouve très beau. J’en attendais beaucoup de ce deuxième tome et je n’ai pas été déçue.

Couverture Grendel tome 2

Tout comme dans le tome précédent nous restons dans le classique de la fantasy et du manga initiatique. Le groupe précédemment formé de l’enfant dragon et de la chevalière se renforce avec un nouveau membre des plus énigmatiques. Un magicien qui cache son visage. On ne sait pas trop quelles sont ses réelles intentions, néanmoins il vient en aide à nos deux héros et leur propose de les accompagner dans la suite de leur voyage.

Grendel, qui nous avait dévoilé un nouveau visage, terrifiant, à la fin du tome précédent, retrouve après un épisode d’une extrême violence son apparence inoffensive. Le voyage reprend, mais de nouveaux dangers attendent nos voyageurs.

Dans ce tome ils feront la connaissance d’une jeune femme âgée de 500 ans qui leur contera sa triste histoire, puis ils feront la rencontre d’un marionnettiste cruel qui en veut à Grendel.

Camélia est encore très gravement blessée, ce qui oblige le jeune Grendel à prendre une terrible décision, son amie va-t-elle changer à cause de cela ?

Suite au prochain épisode !

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J’ai pris beaucoup de plaisir à lire les aventures de Grendel. Le dessin est toujours aussi agréable, et l’histoire est efficace. Le personnage du magicien est intéressant, on se demande ce qu’il attends exactement ce cette alliance. Il apporte une petite touche de mystère supplémentaire.

Dans ce tome Camélia est un peu en retrait et on en apprend davantage sur les dragons et leur histoire, Grendel en apprend davantage sur lui-même.

Une lecture ludique, facile et dépaysante qui nous amène au pays des dragons et des princesses, à ne pas mettre dans les mains des plus jeunes parce le sang y coule à flots. Surtout au début de ce tome.

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Sauveur & fils – saison 1 – Marie-Aude Murail

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman à sa sortie. Tout le monde semblait enthousiaste et les nombreuses critiques élogieuses m’avaient donné envie de le lire. Mais, comme à chaque fois que je lis trop de bonnes critiques, j’ai peur. Peur d’être déçue, de m’être fait une mauvaise idée du roman ou d’attendre autre chose. Bref, j’avais gardé le titre dans un coin de ma tête, mais je n’avais pas donné suite. Quand l’école des loisirs m’a proposé de découvrir le roman, qui venait de sortir en format poche, je me suis dit que c’était l’occasion d’enfin me faire mon propre avis. Et les critiques que j’avais lues étaient loin derrière moi, je ne me souvenais que d’une chose, ce livre avait remporté un franc succès. Je me suis donc élancé dans cette lecture juste après La Combe aux loups (qui m’avait un peu déçu) sans trop d’à priori, sans rien attendre de particulier. ET surprise : J’ai A-DO-RE !! Bon ok, ça ne sera pas une surprise pour tous ceux qui connaissent le roman, comment ne pas l’aimer ? Il est excellent. Mais moi j’ai été vraiment surprise, parce que même si le livre me faisait envie, je ne m’attendais vraiment pas à le lire si vite et l’aimer autant.

Couverture Sauveur et fils, tome 1

Sauveur est psy. Il travaille dans un cabinet installé au rez-de-chaussée de sa jolie maison à Orléans, où il reçoit beaucoup d’enfants qui souffrent. Son fils, Lazarre, a pris l’habitude, en rentrant de l’école, de se glisser près de la porte qui donne sur le cabinet. Il écoute les histoires des patients et s’interroge sur leur malêtre, faisant à l’occasion d’étranges recherches sur internet pour un enfant de huit ans. Scarification, phobie scolaire… il vaut comprendre mais ne peux pas poser de question à son père. Après tout il n’a pas le droit de s’approcher du cabinet. Sauveur vit seul avec son fils, orphelin de mère. Bon psychologue et père affectueux, il n’en ai pas moins trop occupé pour voir ce qui se passe dans la petite tête de son fils si sage.

Sauveur et Lazarre sont tous deux très attachants. On les aime dès les premières pages. Et ils sont entouré de très nombreux personnages : les patients de Sauveur que l’on suit séance après séance, au fil des semaines, Paul le meilleur ami de Lazarre et sa famille, la maîtresse, la nounou, Gabin l’un des patients de sauveur qui s’installe chez lui le temps de l’hospitalisation de sa mère… Ce roman est vraiment très riche en personnages.

Des sujets très graves y sont abordés, après tout si on va voir un psy c’est qu’on a des problèmes, et parmi les patients de Sauveur il y a des gamins avec de gros problèmes. Mais tous ces sujets sont abordés avec finesse et humour.

J’ai adoré ce roman parce qu’il aborde avec intelligence de sujet grave et très divers tel que le racisme, l’homophobie, la pédophilie, la phobie scolaire tout en proposant des personnages drôles et attachants et offrant un récit très prenant. J’ai lu avec une étonnante rapidité ce roman (étonnante pour moi hein, parce qu’une personne normale mettra 3 fois moins de temps), mais à chaque fois j’étais étonnée de lire si vite. J’ai ri, j’ai eu les larmes aux yeux, le tout avec une facilité de lecture très agréable. Le style est fluide et l’histoire captivante. On a envie de savoir, savoir ce qui va arriver aux patients, savoir si Sauveur va enfin se rendre compte que Lazarre espionne les séances, savoir qui est ce mystérieux personnage qui semble menacer la famille Saint-Yves. Bref il y a plein de pistes, plein d’histoire dans l’histoire, plein de personnages et on ne s’ennuie jamais.

J’ai très envie de découvrir la suite !

pour aller plus loin :

premières lignes

sur le site de l’école des loisirs

⇒ à lire aussi les avis de Moka, Jérôme, Za, Mo

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Minusculette en automne

Minusculette est une petite fée des jardins. En cette froide journée d’automne, elle rencontre une étrange souris. C’est Maurice le muscardin. Il s’est perdu et ne retrouve plus ses frères et sœurs. Minusculette décide de l’aider à retrouver sa famille avec l’aide de Gustave l’écureuil.

Couverture Minusculette en automne

Un petit album tout mignon, avec une histoire simple, écrit par Chhristine Davenier et illustré par Kimiko, sorti la semaine dernière aux éditions l’école des loisirs.

J’ai beaucoup aimé les illustrations tendres aux chaudes de l’automne. L’album, au format carré, a un autre avantage : la qualité du papier qui est très épais et résistera aux assauts répétés des petites mains.

À la maison il n’y a plus d’enfants en âge de lire et relire ce type d’album, mais ça ne nous a pas empêchés de profiter de ce joli livre. Les belles illustrations font toujours plaisir, même si on a passé l’âge. 🙂

Une lecture de saison qui fleure bon les feuilles mortes, les noisettes et les bons sentiments.

À la fin de cet album, l’auteur fait un petit clin d’œil à une autre aventure vécue par la petite fée en hiver. De quoi donner envie aux enfants de retrouver la petite fée et ses amis du jardin. Et ça tombe bien, trois autres albums sont disponibles dans la série :

Minusculette, la fée du jardinMinusculette en hiverMinusculette en été

sur le site de l’école des loisirs

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Christine Davenier

Kimiko


 chut les enfants lisentchallenge petit BAC 2018 Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018

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Trace, experts en science médicolégale – tome 1

Je ne sais pas vous, mais moi j’adore les séries TV policières. J’y ai pris goût j’étais encore qu’une gamine, j’aimais en regarder avec ma grand-mère . Puis je m’y suis remise quand j’ai eu l’âge  d’avoir mon appart et ma télé. J’ai regardais je ne sais pas combien d’épisodes des experts and Co. Mais je n’ai lu que très peu de manga policiers. Alors quand j’ai eu connaissance de la nouvelle série policière sortie en cette fin d’été chez Komikku et prenant comme cadre un laboratoire de la police médico-légale japonaise, j’ai eu très envie de découvrir la série. Et voilà que c’est chose faite. J’ai lu le tome 1 de Trace, et j’ai bien aimé.

Dans ce premier tome, on suit une jeune employée du laboratoire médico-légale qui va devenir l’assistance du docteur Mano, un jeune expert auprès duquel elle doit parfaire son apprentissage. Mano est assez froid et distant et leurs premiers contacts ne sont pas faciles, mais sa rigueur au travail impressionne la jeune femme.

Nous suivons donc les deux experts pendant leurs analyses qui se déroulent au sein du labo. Il y a beaucoup de preuves à analyser et nos laborantins ne se mêlent pas des enquêtes, leur travail consiste à révéler la vérité qui se cache derrière les preuves. Traces de sang, analyse ADN et blouse blanche, pas de flingues, d’enquêtes, de courses-poursuites ou de machiavéliques tueurs en séries à traquer. Le quotidien des experts médico-légaux est bien loin de l’action et du glamour des séries télé, au grand dam de notre héroïne qui s’ennuie dans le labo. Mais c’est justement ce côté réaliste et trivial que j’ai aimé. L’auteur donne d’ailleurs pas mal d’explications sur les analyses auxquelles procèdent les personnages.

Mais si nous n’avions eu que des analyses au labo, cela aurait pu devenir ennuyeux. Ne vous inquiétez pas, l’auteur a pensé à tout . Mano a un sombre passé à élucider. Sa famille a été assassinée et l’affaire n’est toujours pas résolue. Mano veut faire éclater la vérité.

Sans être particulièrement marquant, que se soit dans sons synopsis ou dans son graphisme, ce premier tome de Trance n’en est pas moins agréable et se lit rapidement. À la fin, l’envie de lire la suite était là. J’ai hâte de lire la suite.

Et puisqu’on parle manga policier, j’en profite pour vous demander quelques conseils lectures. Quelles séries me conseillerez-vous?


 

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Le prince et la couturière – un conte moderne

Tout commence avec un bal donné en honneur du jeune héritier du Royaume de Belgique en visite à Paris. Le prince fête ses 16 ans et le roi et la reine aimeraient qu’il se choisisse une fiancée. Toutes les jeunes femmes éligibles sont invitées.

Et là, vous vous attendez à Cendrion qui serait devenue, pour l’occasion, une couturière et se serait conffectionné la plus belle des robes pour éblouir le prince. C’est presque ça, mais pas tout à fait !

Le prince sera ébloui, oui, mais par une robe. La robe que Francès, une jeune couturière a fabriquée pour l’une des invitées. La robe fait scandale et tandis que Francès se fait remonter les bretelles par son patron, un homme lui propose de travailler comme couturière privée pour une mystérieuse cliente. Cette mystérieuse cliente n’est autre que le prince en personne.

Le prince aime les robes et ne sent vraiment lui-même que quand il porte une des magnifiques créations de sa couturière devenue également son amie et confidente.

Couverture Le prince et la couturière

Un conte moderne qui commence comme ces contes d’autrefois et qui prend une drôle d’allure quand Francès se retrouve face au prince. Mais sa surprise sera de courte durée, cela ne la dérange pas du tout, bien au contraire, elle tient là une occasion d’enfin laisser libre cours à sa créativité et elle compte bien la saisir. Partageant ce secret, la couturière et le prince deviennent vite plus qu’employé et patron, ils deviennent de véritables amis. Mais la situation n’est pas simple. Ni pour le prince qui craint de décevoir ses parents ni pour Francès qui ne veut pas vivre dans l’ombre.

Nous sommes dans un conte moderne, mais dans un conte tout de même, tout est bien qui finit bien. Et ils vécurent heureux.

Une très jolie histoire sur la tolérance, très positive. Le happy end, les belles couleurs et le dessin tout en rondeur en font une lecture joyeuse et agréable, c’est mignon et les personnages sont attachants. Le sujet du travestisme est abordé de façon très légère, ce qui a mon sens renforce davantage le message de tolérance. Un conte moderne à mettre dans toutes les mains.

sur le site d’Akileos

⇒ Jen Wang (twitter et instagram)


 

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