Archives du mot-clé un mois au Japon

Nouveautés manga #17 – avril 2017

Dans les bonnes résolution 2017 j’exprimais le souhait de présenter chaque dernier jeudi du mois ma sélection de sorties manga et puis… comme d’habitude T_T Le dernier numéro de Nouveautés manga date de janvier.

Les nouveautés d’avril

Le dernier envole du Papillon

Kan Takahama

Glénat

résumé : Kicho, la plus belle courtisane de Nagasaki, séduit tous les hommes sans exception. Cependant, du vieux marchand ivrogne au médecin étranger, elle continue à accepter tous les clients, même les plus méprisables.
Quel secret cache-t-elle derrière sa douce mélancolie ? Le jeune garçon qui nourrit une haine farouche envers elle détient peut-être les clefs du mystère… (source : Canal BD)

pourquoi ? une belle couverture, une histoire de courtisane, de quoi intriguer.


Sa majesté le chat

Akihiro Kimura

Doki doki

résumé : des histoires de chat. Encore…

Pourquoi ? Mimiko adore les manga de chat, elle les collectionne. Celui-ci viendra compléter sa collection.


Nos yeux fermés

Akira sasô

Pika

résumé : La vie n’est pas tendre avec Chihaya… Et elle le lui rend bien. Le bonheur ? Elle ne connaît pas. Son père alcoolique, sa mère partie, elle enchaîne les petits boulots pour pouvoir joindre les deux bouts. Un jour, son pied heurte accidentellement la canne d’Ichitarô, un non-voyant. À partir de cet instant, ce jeune homme à la joie de vivre communicative va tout faire pour entrer dans la vie de Chihaya et lui faire voir le monde autrement.

Dans ce conte moderne touchant, Akira Sasô nous invite à voir le monde autrement qu’avec nos yeux, un vrai hymne à la tolérance, à l’acceptation des autres et de leurs différences, mais aussi un hymne à la vie, dans ce qu’elle a de plus simple et de plus beau.
Les personnages s’animent sous le crayon de l’auteur, qui dépeint avec simplicité la vie quotidienne d’un trait doux qui invite à la réflexion et au calme. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? vous avez lu le résumé ? Que dire de plus.


Ryôma

Masaya Hokazono

Black Box

résumé : Suite à l’arrivée de l’amiral Perry et de ses « bateaux noirs » qui forcent le japon à s’ouvrir à l’Occident, le samouraï Ryôma Sakamoto se met à rêver à toutes les possibilités qui lui sont ouvertes, et décide d’aider à renverser le shogunat tokugawa et à créer un Japon moderne. Au gré de ses rencontres et de ses décisions inopinées, ce jeune homme extravagant va se frotter à différents courants en quête du pouvoir et laisser sa marque dans les débuts du Japon moderne. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? Pour compléter mon article Quand l’anime nous parle d’histoire #1 – La Bakumatsu 😉


 Gost & Lady

Fujita Kazuhiro

Ki-oon

résumé : Au XIXe siècle, le théâtre royal de Drury Lane est connu pour être hanté par un spectre terrifiant. L’homme, vêtu d’un long manteau gris et coiffé d’une perruque poudrée et d’un tricorne, n’apparaît que lors des premières de pièces vouées au succès !

L’homme en gris, ou Grey, comme il souhaite qu’on l’appelle, aime les pièces de qualité pour une raison bien particulière : c’est quand les gens sont captivés par le spectacle que les esprits enragés nés de leurs sentiments négatifs s’apaisent et se taisent enfin. Le silence, le calme, c’est à cela qu’il aspire !

Des monstres créés par des âmes torturées, il en a vu dans son existence de fantôme. Mais rien ne l’avait préparé à sa rencontre avec Florence Nightingale… La jeune fille de bonne famille débarque un jour à Drury Lane, avec sur ses épaules l’esprit le plus énorme et le plus terrifiant qu’il ait jamais vu ! Indifférent à son entourage, c’est l’âme de sa propre créatrice que ce dernier réduit en lambeaux à longueur de journée… Plus étonnant encore, Florence voit Grey ! Le pas décidé et le regard triste, elle lui lance une supplique : “Tue-moi…” Ces mots scellent le sort de ces deux êtres que tout oppose, pourtant liés par un destin plus fort que la mort… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? que ce soit la couverture sobre ou le résumé très kitsch, ça m’intrigue


Et pour vous , quelle nouveauté en avril ?


Les nouveautés de février-mars

Pays de Neige de Kawabata Yasunari  

  

  

Matsuo Bashô 1


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Hiroshima et le manga

Le thème d’aujourd’hui du challenge Un mois au Japon est Hiroshima, J’ai choisi d’en parler à travers le manga.

Dès que l’on pense à Hiroshima c’est la bombe atomique qui nous vient tout de suite à l’esprit. J’aurais pu aborder un tout autre aspect de la ville, parler de ses artistes, de la ville aujourd’hui, etc. Mais j’ai opté pour la vision historique et la tragédie à laquelle on associe cette ville.

Parmi les manga qui parlent de Hiroshima, le premier qui me vient à l’esprit c’est Le pays des cerises de Fumiyo Kouno publié chez Kana.

Ce manga ne met pas en scène le moment où la ville est frappé par la bombe mais, plusieurs années après que la guerre soit finie. La bombe a laissé des traces, des cicatrices et même des blessures ouverte dans les esprit et dans le corps des habitant qui doivent apprendre à vivre avec ce lourd fardeau. Le tome regroupe plusieurs histoires qui peuvent être lu indépendamment les unes des autres mais qui se trouvent relié par des liens familiaux qui unissent les personnages d’une histoire à l’autre.

C’est avec beaucoup de subtilité et de douceurs que Kouno aborde des sujets difficiles : la blessure de ceux qui ont connu l’horreur mais aussi le rejet de ceux-ci par les autres, ceux qui ont été épargné. Ce manga m’avait beaucoup fait penser à un film que j’avais vu à l’époque : Pluie Noire de Shôhei Imamura. Un film qui aurait mérité que je le présente ici, mais j’étais tellement bouleversée que je n’ai pas su trouver les mots.

Gen d'Hiroshima, Tome 2 : Le deuxième titre qui me vient tout de suite à l’esprit c’est Gen d’Hiroshima, un shônen mettant un scène un enfant espiègle qui vit le drame de plein fouet. Épargné par le souffle de la bombe il perd les membre de sa famille les un après les autres. Très courageux et volontaire il se bat pour survivre et aider à survivre ceux qui l’accompagnent. C’est certes un shônen mais surement pas un manga à mettre entre les mains des plus jeunes ou des plus sensibles ! Il y a des scènes très explicites où l’on voit les effet de la bombe que ce soit ses effets immédiats où la maladie qui en découle, il y a des images très chocantes. L’histoire est elle même terrible. Je n’ai lu que les premiers tomes et malgré mon âge (ou peut-être à cause de mon âge) ça ma vraiment remué, j’en étais malade tellement ça prends au tripes.

La série, crée en 1973 par Keiji Nakazawa, compte 10 tomes. La version française a été publié par Vertige Graphic. L’auteur s’inspire de sa propre expérience pour nous décrire la vie de cette famille de 1945 a 1953. En effet Nakazawa a perdu son père sa sœur et son frère dans le bombardement.

Dans ce manga il montre l’horreur de la bombe et des conséquences des radiation pendant les années qui suivent le bombardement, mais il fait aussi une âpre critique de a société japonaise. Tout d’abord une critique de la politique militaire et impérialiste de la période de guerre. Puis il critique la façon dont la société japonaise gère cet événement, le rejet que doivent subir les victimes, déjà fortement traumatisé par la bombe. Il est également question de ce rejet dans le manga de Konou Fimiyo.

J’étais persuadé de pouvoir trouver d’autres manga sur ce sujet, finalement j’ai manqué de temps et je n’ai donc que ces deux titres à vous proposer. Si vous avez quelques références à me conseiller, laissez moi un commentaire je les ajouterais ici.


à lire aussi :


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La semaine Shôjo 2017

Semaine du shojo 2017 - club shojo

Chaque année le Club Shôjo, blog collectif entièrement dédié au manga féminin (shôjo, josei, yaoi, yuri) propose au mois d’avril la semaine shôjo. Durant cette semaine le club shôjo propose chaque jour un nouvel article pour vous faire découvrir ou redécouvrir l’univers du manga féminin, articles, jeu, quizz, il y en a pour tout les goût.

retrouvez le programme complet ici : La semaine du shôjo 2017 : le programme

En plus de leurs animations, le Club Shôjo organise un événement interblog auquel j’ai la chance de participer depuis 2013. Chaque année l’équipe du Club shôjo invite les blog partenaire de l’événement à répondre à une question imposé. Cette année le sujet est :

Quel shôjo (yaoi ou josei) a eu le plus d’impact dans ta vie et pourquoi ? 

Tout le monde est invité à répondre sur le forum du club shôjo, n’hésitez pas à y laisser vos commentaires 🙂

Pour ma part je dois encore réfléchir. Le sujet n’est pas si facile !

Les blog partenaires :

La semaine shôjo sur Ma petite Médiathèque

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Cent vues célèbre d’Edo – Hiroshige

Hilde et Lou nous invitent à rendre hommage à Tokyo pour le rendez-vous d’un mois au Japon. J’ai réfléchi à la façon de m’y prendre quand Hiroshige est offert à moi comme une évidence. Avec ces cent vue célèbres d’Edo  (1856-1858) il a magnifiquement rendu hommage à la ville avant qu’elle ne devienne Tokyo. Ce n’est qu’en 1868 que Edo deviendra Tokyo avec la restauration Meiji et le déplacement de la capitale impériale qui était jusqu’à lors situé à Kyoto tandis que le shogun gouvernait depuis Edo.

Les vue d’Edo capturé par Hiroshige sont donc celle de la ville avant qu’elle ne change de nom. Nous somme encore sous le pouvoir des shogun Tokugawa, c’est la fin de l’époque Edo qui commence en 1600 avec la prise de pouvoir de Tokugawa Ieyasu.

Andô Hiroshige (1797-1858) est né dans une famille samouraï, mais à la mort de ses deux parents il se dirige vers une carrière artistique. Il intègre à 14 ans l’atelier de Toyohiro Utagawa (1773-1828). C’est avec Cinquante-trois relais du Tôkaidô (1833-1834) qu’il devient célèbre.

Il prends de nombreux apprenti dans son atelier dont deux qui lui succéderons sous le nom d’artiste de Hiroshige II (Shigenobu, 1826-1869) et Hiroshige III (1842-1894).

Après cette brève introduction laissons place aux cents vues d’Edo dont j’ai fait ici une petite sélection très personnelle.

Nihonbashi yukibare
Eitaibashi Tsukudojima
Suruga-chô

Avec cette vue de Sugura-chô je vous renvoie au manga français Le voleur d’estampe de Camille Moulin-Dupré. Dans son manga, l’auteur reprends la composition de cette estampe pour en faire le décor de sa ville fictive. A la place du mont Fuji il place le château du gouverneur. Mais il y a la même structure et le même porteur avec ses 2 paniers.

Résultat de recherche d'images pour "le voleur d'estampes"

Ueno Kiyomizuda Shinobazu ni ike
Ueno Yamashita
Kawaguchi no watashi zenkôji
Sumidagawa Suijin no mori Massaki
Ohashi Atake no Yudachi
Shichi hanei tanabata matsuri
Ueno san nai Tsuki no natsu

il ne vous rappelle rien ce pin ?

Fukagawa kiba
Fukagawa Susaki Jûmatsu

Tout à l’heure je vous ai renvoyé au manga de Moulin-Dupré, cette fois je vous renvoie à un manga de Taniguchi : Furari, qui s’inspire énormément des estampes de Hiroshige. On y trouve plusieurs clin d’œil, le faucon étant sans doute la plus flagrante.

furari - le milan
Furari – Taniguchi
ôji Shôzoku enoki ômisoka no kitsunebi

J’adore celle-ci ! Taniguchi la reprends également dans Furari.


Vous retrouverez toute la série de Cent vues célèbres d’Edo dans le très beau livres édité par Taschen. Je ne me lasse pas de le feuilleter. Une autre édition au format plus grand permettent de mieux profiter des détails des estampes

Ando Hiroshige sur le site de la BnF


Hiroshige II, ou comment le genre fait concurrence au maître

En 1858, Hiroshige II, dissiple et genre de Ando Hiroshige, publie également une série de vues d’Edo dont voici un bref apperçu. Vous pouvez retrouver ses séries Edo meisho ici

Shiba Shinmei – 1858
Asakusa Kinryū-zan – 1858
Sannō matsuri -1858

Avec cette dernière estampe, je vous renvoie encore au manga Furari de Taniguchi ou l’une des histoires fait référence à cet éléphant (du moins je pense que c’est le même, les éléphant qui traversent les rue de’Edo à cette époque ne devaient pas être très fréquents !).


Tokyo en estampe

Si j’ai choisi de rendre hommage à la ville en parlant des cent vue d’Edo de Hiroshige c’est surtout parce que c’est mon maître d’estampe préféré et que l’occasion d’en parler était trop bonne. Ce n’est pas le seul a avoir immortalisé avec talent la ville. Des maître d’estampe contemporains lui ont également rendu hommage dans de très belle estampes voici quelques images.

Hasui Kawase – le temple Zojo-ji à Shiba sous la neige 1925
Hasui Kawase – Neige à Shiba Daimon, 1936
Shiro Kasamatsu – La grosse lanterne du temple Senso à Asakusa, Tokyo 1934
Shiro Kasamatsu – Soir de printemps à Ginza

 J’espère que ce voyage dans le temps et les couleurs de l’ukiyo-e vous aura plu.

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Kyoto vu par Takashi Yasui

Kyoto nobody #RECO_ig

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Ajourd’hui je vais vous parler d’un photographe Japonais que je suis sur istagram : Takashi Yasui.

Ume blossoms (梅) #Kyoto

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Sur son compte on peut voir de très jolie photos de différentes villes du Japon, comme le thème d’aujourd’hui est pour le challenge un moi au Japon est Kyoto, je n’ai choisi que les photo de cette ville mais vous y trouverais aussi des vue insolites de Tokyo et d’autres endroit aussi bien au Japon qu’ailleurs.

晩秋 – in late autumn #Kyoto

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Contrast #RECO_ig

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Everyone has a story #RECO_ig

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Kyoto station #2014

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Retrouvé Takashi Yasui sur instagram et facebook


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projet 52-2017 #semaine15 – jeu (nippon)

Encore une fois j’adapte le rendez-vous photographique de Ma au thème du mois d’avril du blog : le Japon. Aujourd’hui le mot d’ordre était jeu, c’est donc des photos d’un très joli jeu japonais que je vous propose : le hanafuda  (dans la version koï-koï édité par Robin Red Games)

#hanafuda

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Petite partie d’hanafuda #jeuxdesociete #hanafuda

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#hanafuda #jeuxdesociete

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Petite partie d’hanafuda #jeuxdesociete

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Le hanafuda est un jeu de carte qui se joue à deux. Les cartes sont divisée en 12 “familles” qui se distinguent par la fleur qui les illustre. 12 comme les 12 mois de l’année.

  1. janvier : pin
  2. février : prunier
  3. mars : cerisier
  4. avril : glycine
  5. mai : iris
  6. juin : pivoine
  7. juillet : lespédèze
  8. août : miscanthe
  9. septembre : chrysanthème
  10. octobre : érable
  11. novembre : saule
  12. décembre paulownia

aux cartes de base s’ajoutent les cartes poèmes, les cartes spéciales, les animaux, les ruban…

Le but du jeu est d’assembler les cartes pour former des combinaisons qui remportent un certain nombre de points. Il faut faire le plus de point possible avant l’adversaire sinon c’est lui qui remporte la manche et vous perdez tous vos point.

Je ne vais pas ici rentrer dans le détails des point, la façon de relancer, etc. ça serait trop long et les règles sont très bien expliqué dans le livret de l’éditeur 🙂

C’est un jeu que j’aime beaucoup. Un peu complexe au début (heureusement qu’il y a les petites cartes mémo pour se souvenir de toutes les compositions possibles) mais je le trouve vraiment très agréable et très beau à regarder. C’est plutôt tranquille, on est pas pressé par le temps mais ça demande un peu de réflexion, se souvenir des cartes qui sont déjà passées, tenter des stratégies, prendre des risque et voir ses point doubler ou au contraires réduit à néant. 

Eclat

Envie de jouer ? plus d’info sur ce jeu ici


Retrouvez d’autres jeux chez Ma


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Summer Wars

Aujourd’hui c’est cinéma avec le challenge un mois au Japon et comme la semaine dernière, je vous propose un film d’animation.

Summer Wars (サマーウォーズ,) est un film de Mamoru Hosoda, studio Madhouse, sorti au Japon en 2009.

Dans un monde légèrement futuriste où un système en ligne permet à la fois de jouer, communiquer, faire ses courses, ses démarches administratives… Tout est connecté à Oz. Kenji Koiso, un lycéen passionné de math, est engagé par une de ses camarades de lycée d’un an son aîné pour un petit job d’été. Comment refuser un service à la belle Natsuki. Le voici embarqué pour la campagne, dans la demeure familiale de Natsuki, une vielle famille samouraï ayant peut-être perdu de sa superbe, mais qui en garde tout l’esprit. La jeune fille a amené Kenji pour qu’il joue le fiancé devant son arrière grand-mère qui fête ses 90 ans. Mais alors que la famille prépare la fête d’anniversaire, un virus pirate Oz en commençant par l’avatar de Kenji. Le virus sème une sacrée pagaille, mais il en faut plus pour effrayer le clan Jinnouchi. Les voici parti en guerre contre Love Machine, un virus joueur et dangereux.

J’aime beaucoup ce film, il y a de l’émotion, du suspens, de l’humour et une très bonne ambiance. La famille Jinnouchi est excellente et on a vraiment envie d’aller s’incruster dans cette fête d’anniversaire.  La famille est nombreuse et chacun à son caractère. Pour parler comme les vrais, le chara design est très bien réussi. Ce que j’aime dans ce film, c’est vraiment l’ambiance générale. L’animation et la détermination du clan est un régal.

L’histoire est aussi intéressante. En dehors de la guerre à proprement parler contre le virus, on s’interroge sur le risque d’un monde ultra connecté. Si Oz n’existe pas encore, notre réalité n’est finalement pas très loin que ça de ce système. Avec internet, les réseaux sociaux, les déclarations en ligne, les gps jusque dans nos téléphone… Le risque qu’une Love Machine vienne nous attaquer n’est finalement pas de la science fiction.


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O’hanami 2017

Le o’hanami est une fête traditionnelle japonais où l’on rends hommage aux floraisons printanières, et plus particulièrement à celle du cerisier, par des balades et des pic nic sous les arbres en fleurs. J’en avait déjà parlé sur le blog il y a quelques années.

J’aime beaucoup l’idée de célébrer les floraisons et toutes les occasions sont bonnes pour se retrouver entre amis 🙂

Aujourd’hui c’est sur Ma petite Médiathèque que je fête avec vous le o’hanami 2017 et partageant la floraison de mes arbres fruitiers qui en se succédant m’offrent un mois d’enchantement. Je les remercie en les photographiant à la moindre occasion.

C’est le pécher qui le premier nous enchante avec ses douces fleures roses

#printemps #fleurs #monjardin #urbangarden

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Puis vient le prunier avec ses fleures délicates et blanches. Le même prunier qu’illustrait le projet 52-2017 de la semaine 11

#fleurs #prunier #monjardin #urbangarden

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Suivi de près par le poirier. Un tout petit arbre planté l’année dernière qui nous offre cette année sa première floraison

Fleurs de poirier #printemps #monjardin #urbangarden

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Enfin les cerisiers sont en fleurs. Deux cerisier semi sauvages qui ne font pas de gros fruit mais que j’aime bichoner et voir grandir. Leur floraison faisant un modeste écho à l’imposant cerisier du voisin

Cerisier en fleur #monjardin #urbangarden #printemps

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Fleurs de cerisier #monjardin #urbangarden #printemps

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Plus forte que le sabre

Aujourd’hui la thématique du challenge un mois au Japon était le Japon historique. Moi je vous ai promis du manga tous les mercredis. Qu’à cela ne tienne ! J’ai ce qu’il me faut pour être dans le thème et respecter ma promesse 😉

Je vais vous parler d’un gekiga de Hiroshi Hirata, une référence en la matière. Sa spécialité : les manga de samouraï, mais pas ceux fantasmés, beaux comme des jeunes filles et super classe, non la spécialité de Hirata c’est le vrai samouraï, celui qui transpire et qui pue sur le champ de bataille. Le gekiga est en effet une sorte de manga dramatique réaliste. Pas de têtes déformées, de yeux comme des soucoupes ou des gag à répétition. Ici c’est du sérieux !

Résultat de recherche d'images pour "Plus forte que le sabre"

Plus forte que le sabre commence avec l’arrivée de Hisa jeune femme samouraï de 15 ans qui intègre la famille Shimizu en épousant le fils aîné et héritier Tarôzaemon no-jô Yasuhide. Les Shimizu sont vassal de la famille Hôjô et gouvernent la péninsule de Izu.

Si Hisa est le personnage principale qui donne son titre à la cette courte série de 3 tomes, nous ne suivons pas que son parcours mais celui de toute sa famille sur plusieurs années. Le tome 1 s’ouvre sur mariage alors qu’elle n’a que 15 ans. Le tome 3 se termine alors qu’elle en a 60. Avec cette famille ce sont les coutumes et le mode de vie des samouraïs du XVI° siècle que l’on découvre.

Yasuhide, l’héritier de la famille Shimizu est une grosse brute, son tempérament sera temporisé par sa femme qui en revanche à un très grand cœur et tient à protéger le peuple tout en protégeant sa famille, mais pas au pris d’être déshonoré en ayant recours à des méfaits tel que le piratage. A la manière de samouraï, les disputes entre époux prennent toujours un ton très dramatique, sabre à la main.

Si pour vous être bushi c’est tuer et massacrer, alors mourez ici et maintenant !

Face à la détermination sans faille de sa femme, Yasuhide évolue et devient un meilleur seigneur. Mais cela ne l’épargne pas de décisions cruelle due à son rang. Quand l’un de ses fils désobéi au lois de leur seigneurs il ne peux que le condamner à mort.

Dans le premier tomes on suit Hisa qui en 5 ans met au monde 4 enfants et forme une marine féminine pour défendre le fief en l’absence des hommes parti avec son mari livrer bataille pour leur seigneur. Pendant ce temps-là on suit Yasuhide sur le champ de bataille. On y découvre avec beaucoup de détails comment fonctionnent les campagnes militaires de l’époque, qui paye quoi, comment sont ravitaillées les troupes, comment se nourrissent les soldats, etc. C’est très intéressant.

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Dans le deuxième tome, nous suivons l’un des fils de Hisa, Shinhachiro, qui n’arrive pas à contrôler ses pulsions sexuelles et viole les femmes du village. Hisa va devoir prendre les choses en main et « dresser » son fils. Puis c’est au tour du fils aîné, Matatarô d’être au centre du récit. Alors qu’il est héritier du titre, Matatarô ne s’intéresses qu’aux arts. Il ne veux pas tuer et incompris de son père décide de quitter le foyer familial. On continue de suivre Matatarô dans le troisième et dernier tome. D’abord dans ses pérégrinations puis dans son retour au pays.

Dans ce troisième tome, Hirata fait rencontrer son personnage et un célèbre samouraï de l’époque : Kôizumi Ise-no-Kami Nobutsuna, ensemble il évoquent un épisode de la vie de ce dernier qui est raconté dans Honchō bugei shōden, un recueil d’histoires de samouraï publié à l’époque Edo. J’ai retenu cette apparition car Kurosawa, le célèbre cinéaste Japonais qui a fait de très beaux films sur les samouraï, reprend également cette épisode dans son film Les sept Samouraïs.

La vie de la famille Shimizu se termine comme se termine la vie des samouraïs dans une époque de conflit. Les guerres et les morts y sont nombreuses. Mais ce manga n’est pas seulement un documentaire sur la vie des samouraïs. Paradoxalement tout en rendant hommage aux code d’honneur des bushi, Hirata nous livre avec cette trilogie une ode à la paix. Par la voie pleine de sagesse de Hisa, c’est un message de paix et d’amour qui ressort de ce récit. Message repris par le fils Matatarô qui avec la même noblesse d’esprit que le bushi prêt à se faire seppuku plutôt qu d’être déshonoré, refusera de tuer jusqu’au bout. Hisa est un personnage très positif dont on peut tirer enseignement : droite et intègre, courageuse et forte, elle ne baisse jamais les bras et ne se laisse pas submerger par ses émotions trouvant toujours la force d’aller de l’avant. Fidèle, elle n’hésite pas à remettre en cause l’autorité de son mari quand elle juge cela nécessaire, mais elle ne le contourne pas, elle l’affronte, d’égale à égale. J’ai beaucoup aimé la scène de la nuit de noce

Déshabille toi !

Je ne suis pas votre servante… Je suis venue ici pour devenir votre épouse ! Et ce n’est pas en recevant un tel ordre que je le deviendrai !

[…]

Ma grand-mère m’a appris qu’une vie de couple se construit en inspirant et expirant chacun la même quantité d’air. L’incident de tout à l’heure vous a … disons… exalté, et soumettre sous votre puissance de mâle ma faiblesse de femme vous permettrait de trouver le repos… Je le conçois. Néanmoins, ceci est également ma nuit de noces ! Celle où vous est moi nous unissons pour la première fois en tant que couple. Veuillez faire face à votre épouse le cœur pur et vide, comme un époux et non pas comme un batailleur.

Un manga donc très intéressant si on s’intéresse au Japon historique et plus particulièrement à l’époque Sengoku (époque des provinces en guerre). Néanmoins attendez-vous à beaucoup lire ! Contrairement à la plupart des manga, ce gekiga est riche en texte. Les personnages font de longues tirades philosophiques sur le rôle, le devoir du bushi (guerrier), sur la guerre, etc. De longues explications nous également données pour comprendre le contexte dans laquelle se déroule l’histoire, il y a même des petites cartes pour montrer les déplacements des troupes. J’avoue avoir zappé quelques petits passages trop… historiques ^_^’



 

Petit Bac 2017

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