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Cent vues célèbre d’Edo – Hiroshige

Hilde et Lou nous invitent à rendre hommage à Tokyo pour le rendez-vous d’un mois au Japon. J’ai réfléchi à la façon de m’y prendre quand Hiroshige est offert à moi comme une évidence. Avec ces cent vue célèbres d’Edo  (1856-1858) il a magnifiquement rendu hommage à la ville avant qu’elle ne devienne Tokyo. Ce n’est qu’en 1868 que Edo deviendra Tokyo avec la restauration Meiji et le déplacement de la capitale impériale qui était jusqu’à lors situé à Kyoto tandis que le shogun gouvernait depuis Edo.

Les vue d’Edo capturé par Hiroshige sont donc celle de la ville avant qu’elle ne change de nom. Nous somme encore sous le pouvoir des shogun Tokugawa, c’est la fin de l’époque Edo qui commence en 1600 avec la prise de pouvoir de Tokugawa Ieyasu.

Andô Hiroshige (1797-1858) est né dans une famille samouraï, mais à la mort de ses deux parents il se dirige vers une carrière artistique. Il intègre à 14 ans l’atelier de Toyohiro Utagawa (1773-1828). C’est avec Cinquante-trois relais du Tôkaidô (1833-1834) qu’il devient célèbre.

Il prends de nombreux apprenti dans son atelier dont deux qui lui succéderons sous le nom d’artiste de Hiroshige II (Shigenobu, 1826-1869) et Hiroshige III (1842-1894).

Après cette brève introduction laissons place aux cents vues d’Edo dont j’ai fait ici une petite sélection très personnelle.

Nihonbashi yukibare
Eitaibashi Tsukudojima
Suruga-chô

Avec cette vue de Sugura-chô je vous renvoie au manga français Le voleur d’estampe de Camille Moulin-Dupré. Dans son manga, l’auteur reprends la composition de cette estampe pour en faire le décor de sa ville fictive. A la place du mont Fuji il place le château du gouverneur. Mais il y a la même structure et le même porteur avec ses 2 paniers.

Résultat de recherche d'images pour "le voleur d'estampes"

Ueno Kiyomizuda Shinobazu ni ike
Ueno Yamashita
Kawaguchi no watashi zenkôji
Sumidagawa Suijin no mori Massaki
Ohashi Atake no Yudachi
Shichi hanei tanabata matsuri
Ueno san nai Tsuki no natsu

il ne vous rappelle rien ce pin ?

Fukagawa kiba
Fukagawa Susaki Jûmatsu

Tout à l’heure je vous ai renvoyé au manga de Moulin-Dupré, cette fois je vous renvoie à un manga de Taniguchi : Furari, qui s’inspire énormément des estampes de Hiroshige. On y trouve plusieurs clin d’œil, le faucon étant sans doute la plus flagrante.

furari - le milan
Furari – Taniguchi
ôji Shôzoku enoki ômisoka no kitsunebi

J’adore celle-ci ! Taniguchi la reprends également dans Furari.


Vous retrouverez toute la série de Cent vues célèbres d’Edo dans le très beau livres édité par Taschen. Je ne me lasse pas de le feuilleter. Une autre édition au format plus grand permettent de mieux profiter des détails des estampes

Ando Hiroshige sur le site de la BnF


Hiroshige II, ou comment le genre fait concurrence au maître

En 1858, Hiroshige II, dissiple et genre de Ando Hiroshige, publie également une série de vues d’Edo dont voici un bref apperçu. Vous pouvez retrouver ses séries Edo meisho ici

Shiba Shinmei – 1858
Asakusa Kinryū-zan – 1858
Sannō matsuri -1858

Avec cette dernière estampe, je vous renvoie encore au manga Furari de Taniguchi ou l’une des histoires fait référence à cet éléphant (du moins je pense que c’est le même, les éléphant qui traversent les rue de’Edo à cette époque ne devaient pas être très fréquents !).


Tokyo en estampe

Si j’ai choisi de rendre hommage à la ville en parlant des cent vue d’Edo de Hiroshige c’est surtout parce que c’est mon maître d’estampe préféré et que l’occasion d’en parler était trop bonne. Ce n’est pas le seul a avoir immortalisé avec talent la ville. Des maître d’estampe contemporains lui ont également rendu hommage dans de très belle estampes voici quelques images.

Hasui Kawase – le temple Zojo-ji à Shiba sous la neige 1925
Hasui Kawase – Neige à Shiba Daimon, 1936
Shiro Kasamatsu – La grosse lanterne du temple Senso à Asakusa, Tokyo 1934
Shiro Kasamatsu – Soir de printemps à Ginza

 J’espère que ce voyage dans le temps et les couleurs de l’ukiyo-e vous aura plu.

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Kyoto vu par Takashi Yasui

Kyoto nobody #RECO_ig

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Ajourd’hui je vais vous parler d’un photographe Japonais que je suis sur istagram : Takashi Yasui.

Ume blossoms (梅) #Kyoto

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Sur son compte on peut voir de très jolie photos de différentes villes du Japon, comme le thème d’aujourd’hui est pour le challenge un moi au Japon est Kyoto, je n’ai choisi que les photo de cette ville mais vous y trouverais aussi des vue insolites de Tokyo et d’autres endroit aussi bien au Japon qu’ailleurs.

晩秋 – in late autumn #Kyoto

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Contrast #RECO_ig

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Everyone has a story #RECO_ig

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Kyoto station #2014

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Retrouvé Takashi Yasui sur instagram et facebook


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projet 52-2017 #semaine15 – jeu (nippon)

Encore une fois j’adapte le rendez-vous photographique de Ma au thème du mois d’avril du blog : le Japon. Aujourd’hui le mot d’ordre était jeu, c’est donc des photos d’un très joli jeu japonais que je vous propose : le hanafuda  (dans la version koï-koï édité par Robin Red Games)

#hanafuda

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Petite partie d’hanafuda #jeuxdesociete #hanafuda

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#hanafuda #jeuxdesociete

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Petite partie d’hanafuda #jeuxdesociete

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Le hanafuda est un jeu de carte qui se joue à deux. Les cartes sont divisée en 12 “familles” qui se distinguent par la fleur qui les illustre. 12 comme les 12 mois de l’année.

  1. janvier : pin
  2. février : prunier
  3. mars : cerisier
  4. avril : glycine
  5. mai : iris
  6. juin : pivoine
  7. juillet : lespédèze
  8. août : miscanthe
  9. septembre : chrysanthème
  10. octobre : érable
  11. novembre : saule
  12. décembre paulownia

aux cartes de base s’ajoutent les cartes poèmes, les cartes spéciales, les animaux, les ruban…

Le but du jeu est d’assembler les cartes pour former des combinaisons qui remportent un certain nombre de points. Il faut faire le plus de point possible avant l’adversaire sinon c’est lui qui remporte la manche et vous perdez tous vos point.

Je ne vais pas ici rentrer dans le détails des point, la façon de relancer, etc. ça serait trop long et les règles sont très bien expliqué dans le livret de l’éditeur 🙂

C’est un jeu que j’aime beaucoup. Un peu complexe au début (heureusement qu’il y a les petites cartes mémo pour se souvenir de toutes les compositions possibles) mais je le trouve vraiment très agréable et très beau à regarder. C’est plutôt tranquille, on est pas pressé par le temps mais ça demande un peu de réflexion, se souvenir des cartes qui sont déjà passées, tenter des stratégies, prendre des risque et voir ses point doubler ou au contraires réduit à néant. 

Eclat

Envie de jouer ? plus d’info sur ce jeu ici


Retrouvez d’autres jeux chez Ma


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Summer Wars

Aujourd’hui c’est cinéma avec le challenge un mois au Japon et comme la semaine dernière, je vous propose un film d’animation.

Summer Wars (サマーウォーズ,) est un film de Mamoru Hosoda, studio Madhouse, sorti au Japon en 2009.

Dans un monde légèrement futuriste où un système en ligne permet à la fois de jouer, communiquer, faire ses courses, ses démarches administratives… Tout est connecté à Oz. Kenji Koiso, un lycéen passionné de math, est engagé par une de ses camarades de lycée d’un an son aîné pour un petit job d’été. Comment refuser un service à la belle Natsuki. Le voici embarqué pour la campagne, dans la demeure familiale de Natsuki, une vielle famille samouraï ayant peut-être perdu de sa superbe, mais qui en garde tout l’esprit. La jeune fille a amené Kenji pour qu’il joue le fiancé devant son arrière grand-mère qui fête ses 90 ans. Mais alors que la famille prépare la fête d’anniversaire, un virus pirate Oz en commençant par l’avatar de Kenji. Le virus sème une sacrée pagaille, mais il en faut plus pour effrayer le clan Jinnouchi. Les voici parti en guerre contre Love Machine, un virus joueur et dangereux.

J’aime beaucoup ce film, il y a de l’émotion, du suspens, de l’humour et une très bonne ambiance. La famille Jinnouchi est excellente et on a vraiment envie d’aller s’incruster dans cette fête d’anniversaire.  La famille est nombreuse et chacun à son caractère. Pour parler comme les vrais, le chara design est très bien réussi. Ce que j’aime dans ce film, c’est vraiment l’ambiance générale. L’animation et la détermination du clan est un régal.

L’histoire est aussi intéressante. En dehors de la guerre à proprement parler contre le virus, on s’interroge sur le risque d’un monde ultra connecté. Si Oz n’existe pas encore, notre réalité n’est finalement pas très loin que ça de ce système. Avec internet, les réseaux sociaux, les déclarations en ligne, les gps jusque dans nos téléphone… Le risque qu’une Love Machine vienne nous attaquer n’est finalement pas de la science fiction.


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O’hanami 2017

Le o’hanami est une fête traditionnelle japonais où l’on rends hommage aux floraisons printanières, et plus particulièrement à celle du cerisier, par des balades et des pic nic sous les arbres en fleurs. J’en avait déjà parlé sur le blog il y a quelques années.

J’aime beaucoup l’idée de célébrer les floraisons et toutes les occasions sont bonnes pour se retrouver entre amis 🙂

Aujourd’hui c’est sur Ma petite Médiathèque que je fête avec vous le o’hanami 2017 et partageant la floraison de mes arbres fruitiers qui en se succédant m’offrent un mois d’enchantement. Je les remercie en les photographiant à la moindre occasion.

C’est le pécher qui le premier nous enchante avec ses douces fleures roses

#printemps #fleurs #monjardin #urbangarden

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Puis vient le prunier avec ses fleures délicates et blanches. Le même prunier qu’illustrait le projet 52-2017 de la semaine 11

#fleurs #prunier #monjardin #urbangarden

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Suivi de près par le poirier. Un tout petit arbre planté l’année dernière qui nous offre cette année sa première floraison

Fleurs de poirier #printemps #monjardin #urbangarden

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Enfin les cerisiers sont en fleurs. Deux cerisier semi sauvages qui ne font pas de gros fruit mais que j’aime bichoner et voir grandir. Leur floraison faisant un modeste écho à l’imposant cerisier du voisin

Cerisier en fleur #monjardin #urbangarden #printemps

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Fleurs de cerisier #monjardin #urbangarden #printemps

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Plus forte que le sabre

Aujourd’hui la thématique du challenge un mois au Japon était le Japon historique. Moi je vous ai promis du manga tous les mercredis. Qu’à cela ne tienne ! J’ai ce qu’il me faut pour être dans le thème et respecter ma promesse 😉

Je vais vous parler d’un gekiga de Hiroshi Hirata, une référence en la matière. Sa spécialité : les manga de samouraï, mais pas ceux fantasmés, beaux comme des jeunes filles et super classe, non la spécialité de Hirata c’est le vrai samouraï, celui qui transpire et qui pue sur le champ de bataille. Le gekiga est en effet une sorte de manga dramatique réaliste. Pas de têtes déformées, de yeux comme des soucoupes ou des gag à répétition. Ici c’est du sérieux !

Résultat de recherche d'images pour "Plus forte que le sabre"

Plus forte que le sabre commence avec l’arrivée de Hisa jeune femme samouraï de 15 ans qui intègre la famille Shimizu en épousant le fils aîné et héritier Tarôzaemon no-jô Yasuhide. Les Shimizu sont vassal de la famille Hôjô et gouvernent la péninsule de Izu.

Si Hisa est le personnage principale qui donne son titre à la cette courte série de 3 tomes, nous ne suivons pas que son parcours mais celui de toute sa famille sur plusieurs années. Le tome 1 s’ouvre sur mariage alors qu’elle n’a que 15 ans. Le tome 3 se termine alors qu’elle en a 60. Avec cette famille ce sont les coutumes et le mode de vie des samouraïs du XVI° siècle que l’on découvre.

Yasuhide, l’héritier de la famille Shimizu est une grosse brute, son tempérament sera temporisé par sa femme qui en revanche à un très grand cœur et tient à protéger le peuple tout en protégeant sa famille, mais pas au pris d’être déshonoré en ayant recours à des méfaits tel que le piratage. A la manière de samouraï, les disputes entre époux prennent toujours un ton très dramatique, sabre à la main.

Si pour vous être bushi c’est tuer et massacrer, alors mourez ici et maintenant !

Face à la détermination sans faille de sa femme, Yasuhide évolue et devient un meilleur seigneur. Mais cela ne l’épargne pas de décisions cruelle due à son rang. Quand l’un de ses fils désobéi au lois de leur seigneurs il ne peux que le condamner à mort.

Dans le premier tomes on suit Hisa qui en 5 ans met au monde 4 enfants et forme une marine féminine pour défendre le fief en l’absence des hommes parti avec son mari livrer bataille pour leur seigneur. Pendant ce temps-là on suit Yasuhide sur le champ de bataille. On y découvre avec beaucoup de détails comment fonctionnent les campagnes militaires de l’époque, qui paye quoi, comment sont ravitaillées les troupes, comment se nourrissent les soldats, etc. C’est très intéressant.

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Dans le deuxième tome, nous suivons l’un des fils de Hisa, Shinhachiro, qui n’arrive pas à contrôler ses pulsions sexuelles et viole les femmes du village. Hisa va devoir prendre les choses en main et « dresser » son fils. Puis c’est au tour du fils aîné, Matatarô d’être au centre du récit. Alors qu’il est héritier du titre, Matatarô ne s’intéresses qu’aux arts. Il ne veux pas tuer et incompris de son père décide de quitter le foyer familial. On continue de suivre Matatarô dans le troisième et dernier tome. D’abord dans ses pérégrinations puis dans son retour au pays.

Dans ce troisième tome, Hirata fait rencontrer son personnage et un célèbre samouraï de l’époque : Kôizumi Ise-no-Kami Nobutsuna, ensemble il évoquent un épisode de la vie de ce dernier qui est raconté dans Honchō bugei shōden, un recueil d’histoires de samouraï publié à l’époque Edo. J’ai retenu cette apparition car Kurosawa, le célèbre cinéaste Japonais qui a fait de très beaux films sur les samouraï, reprend également cette épisode dans son film Les sept Samouraïs.

La vie de la famille Shimizu se termine comme se termine la vie des samouraïs dans une époque de conflit. Les guerres et les morts y sont nombreuses. Mais ce manga n’est pas seulement un documentaire sur la vie des samouraïs. Paradoxalement tout en rendant hommage aux code d’honneur des bushi, Hirata nous livre avec cette trilogie une ode à la paix. Par la voie pleine de sagesse de Hisa, c’est un message de paix et d’amour qui ressort de ce récit. Message repris par le fils Matatarô qui avec la même noblesse d’esprit que le bushi prêt à se faire seppuku plutôt qu d’être déshonoré, refusera de tuer jusqu’au bout. Hisa est un personnage très positif dont on peut tirer enseignement : droite et intègre, courageuse et forte, elle ne baisse jamais les bras et ne se laisse pas submerger par ses émotions trouvant toujours la force d’aller de l’avant. Fidèle, elle n’hésite pas à remettre en cause l’autorité de son mari quand elle juge cela nécessaire, mais elle ne le contourne pas, elle l’affronte, d’égale à égale. J’ai beaucoup aimé la scène de la nuit de noce

Déshabille toi !

Je ne suis pas votre servante… Je suis venue ici pour devenir votre épouse ! Et ce n’est pas en recevant un tel ordre que je le deviendrai !

[…]

Ma grand-mère m’a appris qu’une vie de couple se construit en inspirant et expirant chacun la même quantité d’air. L’incident de tout à l’heure vous a … disons… exalté, et soumettre sous votre puissance de mâle ma faiblesse de femme vous permettrait de trouver le repos… Je le conçois. Néanmoins, ceci est également ma nuit de noces ! Celle où vous est moi nous unissons pour la première fois en tant que couple. Veuillez faire face à votre épouse le cœur pur et vide, comme un époux et non pas comme un batailleur.

Un manga donc très intéressant si on s’intéresse au Japon historique et plus particulièrement à l’époque Sengoku (époque des provinces en guerre). Néanmoins attendez-vous à beaucoup lire ! Contrairement à la plupart des manga, ce gekiga est riche en texte. Les personnages font de longues tirades philosophiques sur le rôle, le devoir du bushi (guerrier), sur la guerre, etc. De longues explications nous également données pour comprendre le contexte dans laquelle se déroule l’histoire, il y a même des petites cartes pour montrer les déplacements des troupes. J’avoue avoir zappé quelques petits passages trop… historiques ^_^’



 

Petit Bac 2017

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Urashima

Alors que le mois au Japon était déjà commencé je suis tombée par hasard sur ce petit album pour trois fois rien, j’ai pas réfléchi longtemps avant de l’embarquer. Justement je manquais de titre jeunesse à présenter !

Avec Mimiko nous connaissions déjà l’histoire d’Urashima pour en avoir lu la version de Tomonori Taniguchi dans l’album bilingue 7 contes japonais (super album, je vous le conseille). La version que nous offrent Margaret Mayo et Jane Ray est un peu différente, mais c’était amusant de retrouver la même histoire et de voir Mimiko faire le lien entre les deux version.

Les illustration sont très jolie et le texte est agréable à lire. Nous avons partagé un beau moment de lecture partagé.

Urashima, un jeune pécheur, trouve un jour une tortue sur le dos abandonnée sur la place. Tout de suite il s’empresse de sauver l’animal et le remet à la mer. Le lendemain, alors qu’il part avec son bateau pécher, une voix l’appelle. C’est la tortue qui est venu le chercher. Pour le remercier elle veut l’amener dans le palais de son père, le dragon de sous la mer. Là la tortue se transforme en magnifique princesse et les deux jeunes gens se marient. Après 3 jours, Urashima a la nostalgie de chez lui, il veut revoir ses parents, les rassurer pour qu’il ne pense pas qu’il s’est noyé en mer. Mais voilà 3 jours au pays de l’éternelle jeunesse et déjà 300 ans ont filé au pays des hommes ! Le choc est trop grand pour Urashima qui, sous le coup de l’émotion, trahi la promesse faite à sa femme. Les amoureux seront séparé à jamais.

Un beau conte avec une fin triste.


 

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Souvenirs de Marnie

Sortez vos mouchoir ! Le films dont je vais vous parler aujourd’hui va vous arracher une petite larme ou deux. En tout cas moi j’en avais plein les yeux.

Souvenirs de Marnie (思い出のマーニー) est un film des studio Ghibli sorti en 2014 et réalisé par Hiromasa Yonebayashi. Le film s’inspire du roman jeunesse When Marnie Was There de Joan G. Robinson, l’un des 50 livres jeunesse recommandés par Miyazaki (lien).

Anna, une jeune fille adoptée à beaucoup de mal à s’intégrer aux autres et se referme de plus en plus sur elle-même. Sa mère adoptive, inquiète pour elle à cause de ses crises d’asthmes, décide de l’envoyer au bord de la mer chez un couple d’ami. Des gens simple et généreux qui accueillent Anna a bras ouvert. Sur le bord de la mer elle peut profiter du grand air et profiter de la solitude. Dans le paysage, un vieux manoir à l’abandon attire son attention. Là elle rencontre Marnie, une jeune fille de son âge, aux yeux bleu et aux cheveux blond. Leurs rencontres doivent rester secrètes. C’est ainsi que chaque jour elle se rencontrent pour passer de bon moments ensemble. A moins que… Marnie n’existe pas ! Amie imaginaire, fantôme ? Nous ne saurons pas le fin mot de l’histoire avant la fin du film.

J’ai beaucoup aimé ce film, surtout après l’avoir vu plusieurs fois. La première fois ne sachant pas de quoi il en retourne, j’étais moins émue, je cherchais à comprendre. Quand nous l’avons re-regardé, j’ai pu en apprécier tous les non- dit. Ce film me touche beaucoup, l’histoire est émouvante, mais au delà de l’histoire en elle même (« qui est donc Marnie ? ») c’est le portrait d’une préadolescente en plein conflit intérieur que nous livre Hiromasa Yonebayashi. Tiraillé entre ses sentiments envers sa mère adoptive et le doute, le manque de confiance en soi et la peur de l’abandon. Des sentiments qu’éprouvent tous les enfants à un certain âge. Anna se réfugie dans l’imaginaire et dans la solitude, pourtant c’est son imaginaire et sa relation avec cette jeune fille qui semble ne pas exister qui va lui permettre d’enfin s’ouvrir aux autres. Une histoire à la croisée des chemins entre introspection et récit de fantôme avec une chute pour le moins inattendue.

Une chouette histoire et un beau film, mais pas pour les tout petits, s’ils peuvent en apprécier l’esthétique, l’histoire est assez complexe à comprendre.

pour aller plus loin : un dossier très complet sur Buta connexion

En tout cas moi j’ai eu envie de lire le roman (je viens de le commander j’espère arriver à le glisser dans ma prochaines lectures assez rapidement).

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Et vous, avez-vous vu ce film ? Qu’en pensez-vous ?

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