le carnet de bord de Bidib, mercredi 2 septembre 2026

Tels ces marins tentant de regagner péniblement la rive face à la mer qui gronde, je tente de regagner les rives de ce blog en cette rentrée 2026. Comme chaque année à cette période, j’ai un regain d’énergie, d’envie de faire et de partager. Pourvu que ça dure.
Je reviens aujourd’hui pour vous partager ma dernière lecture : Sagesse celtique de Thierry Jigourel publié aux éditions hachette, dans la collection hachette pratique. Je suis tombé sur ce livre par hasard en flânant sur Vinted à la rechercher de quelques livres me permettant d’approfondir certains domaines ésotériques et spirituels. Parmi autre choses j’avais envie d’explorer la mythologie celtique et la couverture de ce livre m’a attiré. Je ne regrette pas mon achat. Une lecture intéressante et enrichissante.

Les Celtes aiguisent notre imaginaire tant leurs légendes et leur mythologie nourrissent encore les romans fantastiques contemporains et les scénarios de films de fantasy. Leur culture s’est étendue dans toute l’Europe de l’Ouest et plus particulièrement en Irlande, en Grande et Petite Bretagne, ainsi qu’en Galice. Au-delà de la fiction, c’est la sagesse de ce peuple intimement lié à la nature qui nous inspire : la figure emblématique du druide, détenteur du savoir, la symbolique de la forêt comme lieu de refuge et de renaissance, le culte des animaux, de la terre, de l’eau et des pierres. En dressant un panorama de la culture celte, Thierry Jigourel vous invite à trouver des attitudes, des manières d’être, une vue du monde qui peuvent vous permettre de mieux appréhender votre vie présente.
Ce que j’ai aimé dans ce livre c’est avant tout le ton et l’honneteté intellectuelle de l’auteur qui nous expose à sagesse celtique à l’aune de ce que la recherche histoirique nous permet d’en savoir, n’hésitant pas à faire la différence entre les celtes historiques, les cultures dites celtes modernes et les croyances néodruidiques. Si le livre n’est pas exempte de quelques cliché ou visions idéalisé, il aborde la question avec sérieux et remet les choses en perspective. Des celtes et de leurs croyances nous ne savons au fond que peu de choses étant donné l’abscence de source directe écrites. Les principales source dont nous disposons ce sont les écrit antiques des grecques et des romans qui étaient leur énnemis, et plus tard les récit mythologiques rencencé par des moines du Moyen Age chrétien. J’ai aimé que l’auteur soit honnête vis à vis de l’incertitude de ces sources.
J’y ai trouvé ce que j’étais venues chercher, des informations sur les dieux et héros celtes, sur la symboliques (animaux, plantes, symboles) mais bien plus encore. Au delà des celtes de l’antiquité, l’auteur étand son propos vers les société qui leur ont succédé et qui ont été imfluencé par la culture celte. Il nous parle par exemple de la chrétienté celte, du roi Arthur, des société paysannes modernes et même du néodruidisme. Un tour d’horison riche et intéressant qui m’a appris beaucoup de choses.
Néanmoins je n’adhère pas au discourt qui consiste à faire des irlandais, bretons et ecossais modernes des « celtes ». Ils sont aussi celtes que les italiens sont romain. Les celtes sont des peuples très divers ayant occupé une grande partie de l’Europe durant l’antiquité. Leur zone d’influence s’étant bien au delà des région où on parle encore des langues celtiques. Et les zones aynt conservé des langues celtiques n’en ont pas moins été influencé par les peuplement qui ont suivi les celtes. S’il est intéressant de se poser la question de quelle influence les celtes ont laissé dans la culture moderne, je n’ai pas faire l’amalgame entre les celtes historiques et les cultures modernes dites celtiques.
Un autre point m’a fait tiquer. dans le chapitre concernant « la sagesse clanique, paysanne et populaire » j’ai trouvé que l’auteur donnait une image très idéalisé des paysans bretons de l’époque moderne. Ceci dit il a l’honneteté de le souligner lui-même précisant qu’il cherche à mettre en avant les trait de sagesse comme source d’inspiration qui peut nous être utile aujourd’hui quitte à donner une image idéalisé.
En conclusion je conseille ce livre qui est agréable à lire, bien écrit, intéressant et honnête à tous ceux qui s’intéressent aux celtes et à leur culture mais aussi au sorcières et sorciers modernes qui souhaitent nourir leur imaginaires et leurs sources d’inspiration. C’est cela que nous offre ce livre, plus que des données scientifiques, une inspiration pour apporter dans nos vies moderner un peu de sagesse celtique, plus en lien avec le vivant et la nature, avec les cycles des saisons et de la vie.

Je vais compléter cette lecture par un dossier beaucoup plus historique et scientifique parru dans le dernier numéro du magazone L’Histoire, je vous en reparlerais quand je l’aurais fini.
