Rouge éclipse

Imaginez que vous fassiez voler votre corps. C’est ce qui arrive à l’héroïne de ce nouveau shojo, sorti le 25 août dernier chez Akata

Le nom de la mangaka, Shiki Kawabata m’était inconnu. Et la sortie de ce manga chez Akata n’avait pas attiré mon attention (voir ma sélection nouveautés de la rentrée). Pourtant une fois en librairie je n’ai pas pu résister à la couverture, belle et intrigante. J’ai feuilleté les premières pages et cela a suffit à me convaincre. ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de shojo.

L’histoire : 

Ayumi, jeune et jolie lycéenne mène une vie ordinaire et heureuse. Un joli physique, de bonnes copine, une famille aimante et un tout nouveau petit ami. Le rêve quoi ! Tout ce bonheur et ces petits cœurs attirent l’envie d’une de sa camarade de classe Zenko, laide et oublié de tous.

C’est le jour de la lune rousse et Ayumi s’apprête à se rendre à son premier rendez-vous avec son petit ami quand elle reçoit un coup de fil de Zenko. « Ne me quitte pas des yeux » lui dit-elle avant de se jeter dans le vide. Quand Ayumi se réveille la situation est bien plus terrible que ce qu’elle attend. Zenko n’est pas morte, mais elle ont échangé leur corps. La voilà maintenant dans le corps de la « moche » de la classe. Elle qui était si jolie et populaire… Elle va comprendre ce que ça fait d’être dans ce corps si disgracieux. Et si la laideur venais plutôt de l’intérieur ? Ayumi veut retrouver son corps et sa famille, mais en attendant elle doit composer avec cette nouvelle enveloppe corporelle qui avec son âme douce et gentille ne dégage plus la même aura.

Sur ce départ déjà bien complexe ajoutez une bonne dose de romance à l’eau de rose, de la jalousie et de l’envie et vous obtenez Rouge éclipse.

Bien ? Pas bien ?

Alors, l’histoire d’amour est on ne peu plus banale, triangle amoureux, parallélépipède amoureux même. Un grand classique qui n’étonnera pas un instant. Mais cette histoire de corps inversés est bien trouvé. Non seulement ça donne une touche mystique et fantastique à ce school life, mais cela permet aussi de traiter certains sujet moins léger que les sempiternelles amourettes de lycéens. On aborde avec ce changement de corps l’importance donné à l’apparence (surtout à cet âge), le regards des autres, l’exclusions de certains élèves… Tout en restant très positifs dans ce premier tome. Ayumi est un personnage plein d’énergie qui ne se laisse pas abattre. Biens qu’elle est des faiblesse et que le preux chevalier vienne régulièrement à son secours ce n’est pas une de ses potiches pleurnicheuses qui ne savent rien faire d’autre que chialer. Elle essaye de rester positive. Elle prend à la fois conscience de ce que ça fait d’être dans le corps de quelqu’un qui est rejeté par les autres. Mais au même temps par son caractère avenant elle donne une nouvelle impulsion a ce corps considéré comme laid surtout par sa véritable propriétaire. Démontrant (peut-être de façon un peu simpliste) que si l’on est reclus cela n’est pas seulement de la responsabilité des autres mais aussi de celui qui se sent mis à l’écart et qui se renferme sur lui-même. Un cercle vicieux que Ayumi semble pouvoir briser.

Tout ça avec quelques rebondissement assez attendu mais qui ajoutent tout de même du piment à l’histoire. Si je devait faire un reproche à ce premier tome c’est d’aller assez vite en besogne et d’être peut-être un peu trop manichéen, les gentils d’un côté, les tordu de l’autre.

Malgré quelques aspects un peu trop simplifié, le manga est bien fait. Très agréable a lire et plaisant à voir. Le trait de Shiki Kawabata a une touche personnelle tout en restant dans un style classique.


Retrouvez Rouge éclipse sur le site de l’éditeur. Un extrait à lire ICI

le tome 2 est prévu pour le 10 octobre


mega challenge shojo : nouveauté 2016
challenge 1% : lecture 3 sur 6
challenge 1% : lecture 3 sur 6

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Test/tag de la rentrée

Un tag sympa en ces temps de rentrée proposez par pocket jeunesse

Il faut citer 1 livre par catégorie et pas le droit de citer 2 fois le même !

1) Un livre qui se passe dans une école.

Hors-service. J’adore ce roman qui se déroule dans une école suédoise et plus précisément dans le local à photocopie ou cette prof au bord de la crise de nerfs se retrouve coincé pour le week-end

2) Un livre qui met en scène un professeur que vous aimez.

J’aurais bien cité Hors-service mais c’est déjà fait 😅

Un autre livre avec un prof que j’aime… blessures nocturnes, un manga qui s’inspire d’un vrais prof japonais a quitté l’enseignement traditionnel pour aller à la rencontré des enfants marginalisés dans l’espoir, parfois vain, de le remettre sur le droit chemin.

J’aurais pu aussi citer GTO mais j’ai pas vraiment aimé l’humour de la série, un peu trop sous la ceinture à mon goût (enfin j’ai quand même lu 10 tomes avant de me lasser ^^)

3) Un livre où le héros rentre dans la vie active.

Arte avec une jeune femme qui quitte sa famille pour entrer en apprentissage chez une peintre dans le Florence de la renaissance.

4) Un livre où certaines scènes se passent dans une bibliothèque/une librairie.

Le premier tome de Les fausses bonnes questions de Lemony Snicket à plusieurs scène dans une bibliothèque avec un drôle de bibliothécaire.

5) Un livre avec au moins un livre représenté sur la couverture.

Hein ?! Mais je me souviens pas des couvertures moi ! Faut que je cherche.

J’ai cherché et… il y a pas beaucoup de livres sur les couvertures des bouquins que j’ai lu ! Mais j’en ai déniché 1 : celle que je ne suis pas de Vanyda

Couverture Celle que..., tome 1 : Celle que je ne suis pas

6) Le premier livre que vous avez lu/que vous allez lire une fois vos vacances terminées.

Au retour des vacances j’ai lu le sixième dalaï-lama.

7) Un livre ‘one shot’ de plus de 500 pages.

Shôgun de Clavell, un gros pavé de 900 pages. J’ai adoré.

Couverture Shogun : Le roman des Samouraïs

8) Un livre que vous avez lu pour l’école et que vous avez aimé.

Des souris et des hommes lu au collège ou en seconde, je sais plus mais ça m’avait marqué. J’avais aimé ce qui était très rare pour un livre au programme.

Couverture Des souris et des hommes

9) Un livre avec une belle histoire d’amitiés.

Le garçon qui voulais devenir un être humain, ou l’histoire d’une très belle amitié entre un enfant viking et deux enfants inuits.

le-garcon-qui-voulait-devenir-un-etre-humain-T1.jpg le garçon qui voulait devenir un être humain T2 le garçon qui voulait devenir un être humain T3

10) Un livre avec un personnage ‘intello’.

Harry Potter avec Hermione.

Couverture Harry Potter, tome 3 : Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

11) Un livre qui est une réécriture d’un classique.

A l’origine des contes : Blanche Neige, qui réinterprète le célèbre conte de fée.

Couverture À l'origine des Contes : Blanche Neige

12) Un livre qui se déroule au 19e siècle.

Le protectorat de l’ombrelle (roman ou bd choisissez) dans un Londres victorien rempli de vampires, de loup-garou et de tasses de thé.

Couverture Une aventure d'Alexia Tarabotti, Le protectorat de l'ombrelle, tome 1 : Sans âme

13) Un livre avec une carte.

Le seigneur des anneaux bien sûr

Couverture Le seigneur des anneaux, tome 1 : La communauté de l'anneau / La fraternité de l'anneau

14) Un livre avec un titre en anglais

Edge of tomorrow, un light novel qui en français porte le titre de l’adaptation cinématographique américaine. Remarquez, la version japonaise aussi porte un titre anglais, mais c’est pas le même : All you need is kill. Il existe aussi en manga sous ce titre.

Couverture Edge Of Tomorrow : Aujourd'hui à jamais Couverture All you need is kill, intégrale


14/14 ! Yess! Bon pour certains j’ai du réfléchir un peu mais j’ai réussi à trouver un livre pour chaque catégorie. Et comme c’est un tag, je lance le défis à ma petite Yomu-chan. Trouveras-tu un livre pour toutes ces catégories ? 😉 Et pour plus de challenge, ne pas citer les même que moi :p ben ouais comme on pioche dans la même bibli ça complique les choses

Top Ten Tuesday #7

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Rendez-vous hebdomadaire créé par The Broke and the Bookish et repris par  Frogzine. 30Chaque semaine un top ten sur un thème imposé.


10 romans qui vous ont fait pleurer

Voilà un thème qui tombe pile poile avec le livre que je suis en train de lire et qui m’arrache des larmes toutes les trois pages.

1

C’est terrible et terriblement bien écrit.  On est tout remué et le pire c’est que ça raconter une tranche d’Histoire celle avec un grand H et qui fait mal. De quoi désespérer d’appartenir à l’espèce humaine. A ne surtout pas lire si on déprime.

2

Parce que j’aime me faire du mal j’ai lu cette année un roman jeunesse qui donne envie de se tirer une balle. Max ce n’est pas une histoire vraie mais c’est quand même la grande Histoire qui s’invite dans ce récit qui prend au tripes. Et j’ai pleuré.

3

Sur le même thème que le précédent, le nazisme et la deuxième guerre mondiale, ce roman jeunesse allemand m’à également fait pleurer.

4

Bon ce n’est par un roman, mais un manhwa, roman graphiques coréen qui retrace un épisode tragique de la guerre de Corée.

Je m’arrête là,  je n’ai aucun autre titre qui me vient à l’esprit. Vous l’aurez compris, pour me faire pleurer parlez-moi de guerre, surtout si elle est vraie, je deviens une vrai fontaine.

Et vous, quel genre de livre vous fait pleurer ?

C’est lundi que lisez-vous ? #50

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading?par One Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Qu’êtes-vous en train de lire ?
  3. Que allez-vous  lire ensuite ?

J’ai lu

Couverture Erased, tome 7

enfin j’ai lu le septième tome d’Erased. Un tome pas très efficace à mon avis. Où alors c’est moi qui était pas dans l’ambiance. Mais je commence à trouver qu’on tourne en rond. Il ne se passe rien de nouveau.

Couverture DanMachi : La légende des Familias, tome 1

Enfin fini ! Ma chronique sera en ligne cette semaine

 

deux petites bd pour enfant dont je vous reparle très vite promis.

J’ai également lu plein de livres de cuisine pour enfants que vous pouvez découvrir ICI

Je Lis

Couverture Les larmes interdites

L’Ahgkar, notre mère, est assoifféé du sang et de la cair de ses enfants.

Ames sensibles s’abstenir. C’est avec les yeux d’une enfant que Navy Soth racconte le génocide perpetré par Pol Pot, ce n’est est que plus terrible encore. Je n’ai lu que 60 pages et j’ai déjà pleuré.

Je lirais

Peut-être quelques chose de léger :)


 

C’est lundi on fait le point

Les 2 dernières semaines sur le blog

le top 10 des articles les plus vu

  1. In These Words – le tueur, le psychiatre et le sexe
  2. The Ancient Magus Bride – le tome 1
  3. T’choupi va à l’école
  4. Challenge 1% – La rentrée 2016
  5. C’est lundi que lisez-vous ? #49
  6. Des yôkai et des manga
  7. Romarine ~ des contes d’Italo Calvino
  8. La Violence dans le Manga / Dissertation ~by Yomu-chan
  9. Sword Art Online vs Log Horizon
  10. Le sixième dalaï-lama – tome 1

les années passées nous parlions de

2015

  

 

 

2014

 

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2013

totto-chan.jpg cochon porte bonheur

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2012

light novel

Roujin-Z.jpg l-homme-sans-talent.jpg

 

Je lis aussi des albums de cuisine

Pour ce mois de septembre le thème du challenge Je lis aussi des albums n’était point la rentrée scolaire mais la cuisine. Pour l’occasion j’ai fait une petite sélection de livres de recettes pour enfants découverts à la bibliothèque. Mais ne s’agit-il pas d’un challenge dédié aux albums illustrés, me diriez-vous. En effet, et certains des livres que je vais présenter ici sont si richement et joliment illustré qu’il peuvent aussi se lire comme des albums très gourmands. Mimiko adore feuilleter des livres de recettes (alors que cuisiner… c’est pas son truc ! XD )

Douceurs d’ici, saveurs d’ailleurs

On commence notre voyage par une virées sucrées. Ce livre de Corinne Albaut et illustré par Aurélie Guillery (acte sud junior) nous propose un tour d’Europe de desserts.

Joliment et richement illustré on reste dans le livre de recette classique avec liste d’ingrédients et méthodologie expliquée point par point. Les recettes sont claires et ça donne vraiment envie.

J’ai sélectionné plusieurs recettes qui ont l’air intéressantes. Pour l’instant nous n’avons testé que les croquets de Saint-Nicolas, une recette hollandaise que j’ai trouvé très sympa pour changer un peu des sablés.

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La planète dans l’assiette

Après avoir voyagé à travers les desserts européens on part à la découverte du monde avec ce grand livre à spirales de Nathalie Roques, illustré par Agathe Henning (mango jeunesse). 5 chapitres : Europe, Asie, Afrique et proche orient, Amérique, Océanie.

Chaque double page présente une recette avec quelques infos sur le pays et ses habitudes alimentaires. Plats, desserts et entrées se suivent sans respecter l’ordre logique du repas. Le chapitre Europe par exemple s’ouvre sur la France et sa fameuse tarte tatin.

Les illustrations y sont plus fonctionnelles et les recettes présentée selon un schéma classique, les petits encarts permettent cependant de s’évader et voyager pour un plaisir autre que celui de passer aux fourneaux. Il a eu cependant moins de succès auprès de Mimiko que le précédent.

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100% régional !

Après un tour d’Europe et un tour du monde, nous allons faire le tour de France en 100 recettes.

Grand livre à spirale il se lit à l’horizontal. Les recettes sont disposées en 3 chapitres : les entrées, les plats et les desserts. Une recette par page avec d’un côté la liste des ingrédients, de l’autre la méthode illustrée et au milieux le plat pris en photo et mis en scène par des dessins. A la fois pratique et ludique. Mimiko a adoré le feuilleter et choisir les recettes à réaliser. ça lui a même donné envie de se mettre aux fourneaux ! c’est dire XD

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Mimiko nous prépare de croque-monsieur #cuisine #jeudenfant

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Pirates à vos couteaux !

Pour finir en beauté cette sélection on part en voyage du côté de l’imaginaire. Ce livre est excellent. Et c’est tellement chouette qu’on peut l’apprécier comme album aussi.

Les recettes de Nathalie Le Foll sont illustrées avec beaucoup d’humour par François Lachèze (Librairie du Petit Jour).

Le livre s’ouvre avec quelques consignes de base, un lexique, des conseils pour dessiner un beau drapeau de pirate (faut bien décorer la table) et enfin les recettes regroupées en 4 chapitres : les entrées, les plats, les desserts et les boissons (les pirates ça boit l’apéro!)

Sur chaque double page la recette d’un côté (présentée de façon classique) et une illustration toujours drôle. En tout cas moi j’ai trouvé ça mortel (pour rester dans le ton). Mimiko quand à elle n’a pas trop accroché, faut dire que les pirates c’est pas trop son truc

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lecture 15/20
lecture 16 sur 20

projet 52-2016 #semaine 36 ~ Rayures

Cette semaine le thème du projet 52-2016 est rayures. Pas facile comme thème j’ai d’abord pensé aux ombres projeté par des persiennes, mais j’ai des volet plein chez moi… Puis je me suis souvenue de ce cliché que j’ai pris dans mon jardin : des insectes aux rayures noires et rouges que j’ai trouvé très beau. J’ignore de quoi il s’agit, par leur forme ils ressemblent à des punaises. En tout cas il adorent les fleures de persil, il s’y sont accouplé tout l’été.

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D’autres rayures à découvrir chez Ma

Sentiment 26 ~by yomu-chan

Bonjour bonjour,

aujourd’hui nous allons parler dystopie. C’est en effet un genre que j’affectionne assez, c’est pourquoi, à la bibliothèque, mon regard a été attiré par Sentiment 26 de Gemma Malley et sa quatrième de couverture plutôt prometteuse. Je cherchais à ce moment là un livre  pas trop prise de tête mais qui saurait me faire voyager. Après lecture je confirme que ce n’était VRAIMENT pas prise de tête… m’enfin je vous expliquerai tout ça après, voici d’abord un petit synopsis.

Le récit prend racine dans un univers post-apocalyptique où, après les « horreurs », les quelques humains encore « sains » se sont regroupés dans une ville (entourée de murs et de grands portails bien bien fermés évidemment) aux codes bien particulier. D’abord chaque individu se voit jugé et attribué une étiquette (cela ne vous rappelle rien ? ). Ces étiquettes vont de A à E et elles déterminent en quelque sorte votre « pureté ». En effet suite aux « horreurs » durant les quelles les Hommes sont devenus fous et violents, il a été décidé par « le frère » et un autre grand gourou, dont j’ai oublié le patronyme,  que tout le monde se verra amputer d’une partie de son cerveau soi-disant à l’origine du mal dans l’esprit des gens. C’est dans ce contexte que l’on fait la connaissance d’Evie, 16 ans. La jeune fille est tourmentée car elle rêve. Et ça, le système l’interdit , le fait de rêver signifie que tu refoule des sentiments mauvais et que donc tu es mauvais. Malheureuse comme tout elle doit pourtant faire bonne figure pour conserver son rang dans cette société faite de castes; de plus elle va bientôt se marier avec Lucas, le garçon le plus vertueux de la ville, le parfait model du système. Mais oh damn ! En fait Evie est amoureuse depuis toujours de Raffy, le petit frère de Lucas, qui lui est tout le contraire de ce que revendique le grand gourou, c’est un déviant ! Vient le jour où celui-ci crois avoir découvert une faille dans le système et se voit alors rétrogradé au rang de E. Evie qui découvre les conséquences que cela implique décide de fuir avec son amoureux. Commence alors une épopée au cœur de ce monde à la dérive où les jeunes gens essaient de se battre contre ceux qui les ont manipulés toute leur vie.

Bonnnnn. A ce stade vous avez compris que sentiment 26 n’est pas un grand chef d’oeuvre de littérature et qu’il emprunte un chemin déjà bien tracé, avec une recette déjà réutilisée 300 fois. La ville fermée et divisée par des castes, l’héroïne différente et qui ne rentre pas dans les codes établie par la citée, qui cache un secret qui va bouleversée les fondements de celle-ci, et n’oublions surtout pas l’histoire d’amour tourmentée qui ne fait que rebondir entre « je t’aime » et « moi non plus » ! Je n’ai rien contre ces schémas narratifs un peu bateau que l’on retrouve souvent, j’avais beaucoup aimé divergente (les deux premiers tomes seulement , et je ne veux même pas entendre parlé de ces films au caca qui servent d’adaptation, j’ai regardé le premier et ça m’a suffit), je vous avais  aussi parlé de les 100, que j’ai lu cet été et qui savait nous maintenir dans son univers malgré un scénario peu originale, car la structure du récit et les personnages rendaient le tout sympa. Le problème avec sentiment 26 c’est qu’il allie une atmosphère déjà vue, avec des personnages vides aux quels on ne s’attache pas, et un dénouement privé de toute surprise.

Histoire de ne pas malmener ce livre sans arguments valables je vais approfondir chacun de ces points. D’abord son scénario, le squelette du récit. Comme je l’ai déjà dit l’essence d’une telle histoire n’a rien d’originale, elle suit un schéma type, sans surprise donc pour le lecteur. Et c’est dommage, car, comme souvent, l’idée de base aurait pu avoir un petit quelques chose de sympa, si elle avait été exploitée correctement. Effectivement cette histoire d’amygdale que l’on doit amputer de notre cerveau et qui permettrai de contrôler le mal chez les individus, ça a de la gueule ! Mais selon moi l’auteure n’a pas su faire mûrir son idée et au final elle ne fait que donner un nouveau déguisement à un système de caste. En avançant un peu dans l’histoire on voit bien qu’elle tente de donner un peu plus d’importance à ce phénomène mais sans arriver pour autant à décoller. De plus ce squelette narratif reste très pauvre de par sa forme. C’est à dire qu’il n’y a aucun procédé littéraire pour venir étayer le récit. Une structure des plus basique, avec une narration chronologique toute simple, durant laquelle on suit tout le temps les mêmes personnages. Ah non, je suis mauvaise langue ! Il y a deux passages durant lesquels on s’éloigne d’Evie pour retourner mettre notre nez dans cette ville, voire ce qu’il s’y passe. Mais on sent bien que l’auteur utilise cela uniquement pour rapporter un fait que l’on aurait eu du mal à raconter autrement, un pur arrangement pratique et non un véritable procédé stylistique. Je veux dire qu’il aurait été possible avec les éléments mis en place d’aller chercher une narration un peu moins linéaire afin de redonner un peu de peps à tout ça.

Ensuite les personnages. Même une histoire fade peut s’avérer alléchante pour peu qu’elle soit vécue par un personnage attachant ! Mais même là Sentiment 26 fait un flop.  Effectivement déjà handicapée par le fait de mettre en scène une héroïne type, Gemma Malley n’a pas su faire d’Evie un personnage sympa. Bien sûr cela ne reste que mon point de vue personnel, car l’identification aux personnages d’un roman est très subjective, mais je n’ai trouvé dans Evie aucune caractéristique attachante. C’est vrai quoi, ça commençait plutôt bien, cette jeune fille qui fait des rêves dans une citée où c’est interdit !  Moi qu’on m’interdise de faire des rêves ça me scandalise, je m’attendais à une héroïne forte et intelligente qui allait comprendre que les habitants étaient manipulés et qui essaierait de se battre contre ce système. Mais non. Evie ne fait que culpabiliser. Certes on lui a apprit depuis sa plus tendre enfance que rêver c’est mal alors bien sûr il lui faut du temps pour réagir mais bon dieu faites qu’elle réagisse à un moment donné ! Non elle pleurniche, culpabilise, pleurniche et ainsi de suite. Elle ne trouve aucune réponse par elle même, cela vient toujours des autres, elle ne fait que suivre un mouvement, et ne prend quasiment aucune décision. Elle m’énèèèèrve ! Enfin je veux dire, elle n’a pas l’étoffe d’un héro. Dans ce genre de livre le héro doit être précurseur d’un mouvement de rébellion, je sais pas moi, avoir un minimum de caractère.  S’ajoute à cet insipide personnage son insipide histoire d’amour. Premier défaut c’est nian-nian , mais ça à la limite c’est pas grave, on adooore les amours nian-nian pour peux que ce soit un peu profond et recherché. Là on ne comprend même pas pourquoi les personnages sont amoureux. On sait juste qu’ils s’aiment depuis l’enfance. Peut-être est-elle attirée par son côté rebelle, mais elle passe son temps à vouloir l’assagir. Peut-être est-il attiré par elle car il lui trouve quelque chose de spécial, mais j’aimerais bien savoir quoi, je pense que l’auteure elle-même n’a pas réfléchi aussi loin. En plus on apprend leur relation de façon assez bizarre. Personnellement j’ai trouvé que ça venait un peu comme un cheveux sur la soupe.  Enfin je veux dire, il ne suffit pas d’embrasser tout les soirs une personne que l’on trouve belle pour vivre une relation passionnelle. Quand on est amoureux ça se ressent dans les choix de vie que l’on fait.  Mais non là, on se contente de nous dire qu’ils s’aiment trop, et voilà. Et puis franchement le coup du brun mystérieux trop rebelle et impulsif VS le blond calme et intelligent, ça va quoi. L’héroïne on ne sait même pas à quoi elle ressemble, on sait juste qu’elle hésite entre un brun et un blond. C’EST UN PEU TROP FACILE ! Tout de même un personnage se doit d’être un peu travaillé !

Enfin bref  je vais m’arrêter là dans l’étude de ce livre qui, vous l’aurez compris, ne m’a pas plu. Je crois qu’il y a une suite, mais je ne prendrais pas la peine de la lire, d’abord parce que je n’apprécie pas le style d’écriture mais aussi parce que je croyais l’histoire terminée et que je me demande bien ce qu’il pourrait bien y avoir à raconter d’autre à propos de cette histoire.

  

Bien sûr il ne s’agit là que de mon avis personnel. Peut-être suis-je trop vielle pour lire ce genre de roman, qui s’adresse sans doute plus à des jeunes filles pré-ados. Mais je reste persuadée qu’on peut trouver de jolies pépites dans ce style de littérature, si vous en avez à me conseiller je suis toute ouïe !

Le sixième dalaï-lama – tome 1

Après la Soupe aux cailloux c’est à une autre nouveauté des éditions Fei de faire la une : Le sixième dalaï-lama de Guo Qiang (scénario) et Zhao Ze (illustrations).

La couverture est magnifique. Le trait de Zhao Ze tendre et délicat donne envie de découvrir cette histoire, surtout qu’il s’agit de la vie du sixième dalaï-lama, Tsangyang Gyatso, ayant réellement existé à la fin du XVII.

L’histoire commence en 1694 à Tawang, au sud du Tibet de l’époque. Lobsang Rinchen vit avec ses parents, paysans-esclaves. Il y mène une vie paisible. Il fait la connaissance de la fille du chef du village, Makye Ame, et de sa servante. Les trois jeunes gens se lient d’amitié et peu à peu les sentiments de Lobsang et Makye évoluent. Pendant ce temps, l’empire de Chine, qui tient le Tibet sous sa coupe, découvre la mort du 5ème Dalaï-lama, celui-ci doit être au plus vite remplacé par sa réincarnation sous peine de voir un conflit armé éclater. C’est ainsi que Depa Sangyé Gyatso, régent du Tibet ayant assuré le pouvoir depuis la mort du dalaï-lama survenue il y a déjà 15 ans, part à sa recherche vers le sud. Il tombe sur Lobsang qu’il identifie comme étant la réincarnation du précédent dalaï-lama. La vie des trois jeunes gens va s’en trouver bouleversée. Mais l’aventure ne fait que commencer, Lobsang ne sait encore rien des épreuves qu’il aura a affronter.

Ce premier tome prends le temps de planter le décor, on voit l’amitié liant Lobsang et Makye naître et évoluer tandis que loin de leur village l’équilibre politique du Tibet s’ébranle. On comprend à travers les différentes planches le système complexe où le pouvoir spirituel et administratif de Lhassa doit composer avec le pouvoir militaire du Khan, roi du Tibet mongol,  et l’influence de l’empire de Chine (pour mieux se repérer une carte est proposé).

C’est un très bon premier tome qui nous permet de découvrir la société de l’époque et de s’attacher aux personnages. C’est une mise en bouche magnifiquement illustrée qui donne envie de connaitre la suite. Alors que l’album se termine avec le départ de Lobsang, on se demande ce qui l’attend a Lhassa. Comment réagira le khan ? Et l’empereur de Chine ?

J’aime les lectures qui joignent l’agréable à l’utile. Avec cette bande dessinée on prend du plaisir, c’est beau et léger. L’histoire de ce premier tome n’est en soi pas particulièrement palpitante mais tout ce qu’elle nous apprend sur le Tibet du XVII siècle est intéressant. Une lecture qui plaira aux jeunes (une histoire d’amour contrarié et des menaces qui pèsent sur le jeune héro) mais aussi aux plus vieux qui pourront en apprendre plus sur la structure politique de l’époque tout en profitant des illustrations de Zhao Ze qui propose de très belle planche et une superbe coloration. De quoi bien commencer votre rentrée 2016 😉

Un mot sur le format : couverture cartonnée, 19 x 27 cm, nous sommes dans un format BD et non manga, ce qui permet de bien profiter des couleurs. J’aime particulièrement les paysages.


Un grand merci aux éditions Fei qui nous ont permis de découvrir ce beau manhua qui a ravis toute la famille. Je le conseille au jeunes et moins jeunes lecteurs intéressés par l’extrême-orient, les aventures épiques et les beau paysages. Je le conseille également aux bibliothèques et CDI pour son caractère instructif.

⇒ sur le site de l’éditeur vous pouvez lire un extrait

Et si vous en avez l’occasion, faites un tour à l’exposition Le sixième Dalaï-lama de Zhao Ze qui se tiendra à la librairie-galerie Fei du 3 novembre au 6 décembre 2016 (1, rue Frédéric Sauton, 75005 Paris). Vernissage en présence de l’auteur le 3 novembre.


lecture 2 sur 6

Le coin des curieux :

Tsangyang Gyatso

Si ce premier tome est très agréable à lire il m’apparaissait évident que Guo Qiang livre une version très romancée de la  vie du 6ème Dalaï-lama. J’ai eu envie d’en savoir plus sur ce personnage historique et je suis allée chercher un livre très intéressant : Histoire des Dalaï-lama Quatorze reflets sur le Lac des Visions de Roland Barraux pour y lire la vraie histoire de Rigdzin Tsangyang Gyatso (1683-1706).

[ne pas lire la suite si vous voulez garder tout le suspens de la série

risque de spoiler]

Sangyé Gyatso est nommé régent du Tibet par le 5ème Dalaï-lama en 1679. A la mort de ce dernier Sangyé Gyatso envoie plusieurs troupes rechercher l’incarnation du dalaï-lama mais garde la mort de ce dernier secrète.

C’est en 1685 que l’un de ces groupes rapporte la naissance surnaturelle d’un enfant dans une famille influente du sud du Tibet, dans le pays de Moeun (actuellement en Inde). L’enfant est alors âgé de 3 ans et après avoir passé avec succès les épreuves d’identification est envoyé avec sa mère dans le plus grand secret dans le monastère de Tsöna où il reste 12 ans. L’éducation religieuse qu’il y reçoit est assez médiocre notamment à cause du grand secret dans laquelle elle doit se faire.

C’est en 1697, alors que le jeune dalaï-lama a 15 ans, que son existence est officiellement révélée et qu’il prononce ses vœux de premier degré (getsul). Il reçoit le nom religieux de Lobsang Rigdzin Tsangyang Gyatso.

Dès son intronisation en tant que 6ème dalaï-lama le jeune Lobsang se désintéresse des enseignements religieux et du pouvoir temporel, leur préférant la poésie et la musique. Ses poèmes sont les plus populaires de l’anthologie tibétaine et il est le premier auteur de poésies amoureuses.

La pluie délave
Les chants d’amour
Ecrit à l’encre noire ;
Mais l’amour dans le cœur
Sans nulle trace d’écriture
Reste à jamais gravé

Plusieurs de ses chants font allusion à une jeune fille de son pays natal, c’est sans doute dans ces chants que Guo Qiang puise l’inspiration pour créer le personnage de Makye Ame.

S’éloignant de plus en plus des enseignements religieux, Lobsang s’adonne à la débauche dans les tavernes de Lhassa où il boit en compagnie de ses amis et rencontre de nombreuses maîtresses

Si la servante vit à jamais
Le flot de vin ne s’épuisera.
La taverne est mon refuge,
Avec du vin je suis content.

Le régent fait pression sur Lobsang pour qu’il  prononce ses vœux définitifs (gelong) mais celui-ci refuse et revient même sur ses premiers vœux, redevenant ainsi un laïc. Malgré la renonciation aux vœux monastiques, Lobsang n’en reste pas moins la réincarnation du dalaï-lama. Il continue de vivre au Potala.

palais du Potala

Le 6ème dalaï-lama se désintéressant du pouvoir politique, c’est toujours Sangyé Gyatso qui dirige le Tibet. Ses manœuvres politiques déplaisent à Lhabsang Khan qui le fait prisonnier puis le fait décapiter en 1706. Après s’être débarrassé du régent le khan cherche à évincer le dalaï-lama. Il tente de le destituer mais sa première tentative échoue. Il réussi à le faire prisonnier pour le conduire en Chine sous ordre de l’empereur de Chine, mais alors qu’il quitte Lhassa escorté par les soldats mongoles, les moines et les laïques qui l’escortent se révoltent et s’enferment dans le monastère. Le monastère est assiégé et Lobsang conscient de l’inégalité du combat décide de se rendre. Cette fois il part vers la Chine sans opposer de résistance et disparaît au bord du lac Gunganor, au sud du Kokonor. Si on ne retrouve plus de traces écrites de lui après le 14 novembre 1706, les légendes prennent le relais. Certains prétendent qu’il aurait succombé à la maladie, d’autres qu’il aurait été assassiné. Enfin d’autres espèrent que sa vie aurait longtemps continuée, qu’après une vie de débauche à Lhassa il se soit racheté en amenant la bonne parole bouddhique en Inde et au Népal et qu’il ne soit mort qu’en 1746.

Lobsang fut le seul dalaï-lama a avoir renoncé aux vœux monastiques et à ne pas recevoir de sépulture. Il a laissé son emprunte dans le cœur des tibétains notamment grâce à sa poésie qui est toujours chanté de nos jours.

Barraux conclue son chapitre sur  Rigdzin Tsangyang Gyatso en rapportant une légende qui dit qu’en quittant sa région natale Lobsang aurait planté 3 santals en disant que le jour où les 3 arbres auraient la même taille il reviendrait dans son pays. En 1959 les habitants de la régions remarquèrent que les 3 arbres avaient la même taille et une forme identique. Les trois arbres prirent feu et peu après les habitants apprirent les troubles qui agitaient le Tibet. Le dalaï-lama revint dans la région en la personne de Tenzin Gyatso, quatorzième dalaï-lama en route pour son exil en Inde.

Bien que la version de Guo Qiang soit beaucoup plus romantique que ce que j’ai pu lire dans Histoire des Dalaï-lama, je suis curieuse de savoir comment l’auteur va mettre en scène la suite de la vie de ce personnage à la fois historique et mythique. Et j’ai hâte de retrouver les somptueux paysages de Zhao Ze.

Challenge 1% – La rentrée 2016

C’est ma troisième rentrée littéraire 1%, challenge initié par Hérisson sur Délivrer des Livres.

Cette année le challenge évolue. Il s’agit toujours de lire les livres de la rentrée (soit tous ceux sorti entre le 15 août et le 15 octobre) et de les chroniquer avant la rentrée prochaine. La nouveauté cette année c’est qu’on peut choisir la catégorie dans laquelle on souhaite jouer. Pour ma part je me lance dans le challenge Testeur : lire 6 livres toutes catégories confondues

Vous voulez participer ? Rien de plus simple. Inscrivez-vous sur Délivrer des livres !

Mes pré-sélection :

Mes lectures de la rentrée 2016

littérature jeunesse

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Manga, BD et associés

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