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Love my life ~ Ebine Yamaji

J’ai découvert cette mangaka avec Au temps de l’amour. J’avais été séduite par la finesse de son trait et de ses récits alors quand je suis tombée par hasard sur Love my life je ne me suis pas posée de questions, j’y suis allées les yeux fermés. Et ce fut une très jolie lecture.

Dans ce manga Ichiko Izumiya, jeune étudiante en anglais, nous parle de sa vie et de sa relation amoureuse avec Eriko, une jeune étudiante en droit. Tout commence avec le désir de Ichiko d’avouer son homosexualité à son père. Chaque chapitre commence par Ichiko qui s’adresse au lecteur puis une petite tranche de vie s’en suit. Des instants partagés avec son père, des moments doux ou sensuels avec son amie, des échanges avec un camarade, des rencontres du hasard, les doutes, les craintes, les espoirs… Toutes ces petites choses qui remplissent la vie de Ichiko.

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A travers les petites choses de la vie, la jeune femme réfléchi aussi sur sa condition de femme homosexuelle dans la société japonaise. Faut-il cacher son homosexualité aux autres ? Préférait-elle la vivre au grand jour ? Au delà de question de l’homosexualité et son acceptation, on a aussi celui de la femme dans une société encore très patriarcale. Si le père de l’héroïne est très moderne et ouvert d’esprit, le père de Eri c’est tout le contraire. Son désir de faire carrière dans le droit reflète bien plus de l’envie de montrer à son archaïque père qu’une femme peut faire aussi bien qu’un homme que de l’envie sincère de devenir avocate. Une réflexion intéressante qui enrichi encore plus ce manga.

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Au tout début j’ai trouvé qu’encore une fois ce manga en faisait trop, c’est pratiquement toujours le cas dans les yaoï (et par extension je dirais le yuri mais je n’en ai lu que très très peu alors je peux difficilement l’affirmer). Souvent je trouve que les histoires perdent en crédibilité en créant un univers entièrement homosexuel. Et en lisant le première chapitre j’ai cru que ça serait le cas ici. Finalement je me suis trompé. Si l’homosexualité reste le thème central (et aussi la tendance sexuelle de la majorité des personnages) ce récit m’a semblé réaliste dans sa réflexion. Les dialogues sonnes justes et vrais. Je n’ai pas eu le sentiment d’être dans un univers fantasmé comme dans beaucoup de yaoï que j’ai lu, mais de lire une histoire qui pourrait être celle de deux jeunes femmes homosexuelles dans la vraie vie. Il y a de l’authenticité dans ton.

Ce ton réaliste allié à la finesse du trait de l’auteur font de ce manga une très jolie référence dans la catégorie tranche de vie qui dépasse les frontière du yuri (manga mettant en scène les histoires d’amour entre femmes). Ce manga peut toucher tout le monde, que l’on aime lire des histoires d’amour homosexuel ou pas. C’est l’amour et la vie qui nous sont contés. Avec sensualité et délicatesse. Il y a beaucoup de scènes nu entre les deux jeunes femmes mais ce n’est jamais pornographique.

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J’étais surprise par ce ton réaliste après un premier chapitre un peu exagéré. Une fois refermé le manga j’avais la nette impression que l’auteur sait de quoi elle parle. C’est là que j’étais ravie de trouver la post face qu’offre cette édition pour en apprendre un peu plus sur l’auteur. Ebine Yamaji, est lesbienne ce qui explique ce sentiment d’autenticité que dégage le manga. « Les œuvres d’Ebine font beaucoup pour la reconnaissance et la compréhension profonde de l’homosexualité, beaucoup plus que tous les discours revendicateurs. » nous dit la post face et je partage assez ce point de vue.

Je ne retrouve pas ce ton réaliste dans les yaoi/yuri habituellement. Et même si la post face nous dit que Love my Life est le premier yuri publié en France, personnellement je ne l’aurais pas classé comme tel ce qui m’a poussé à faire quelques petites recherches. Love my life est paru pour la première fois dans le magasine Feel Young qui est classé comme magasine Josei. Autrement dit le magasine ne propose pas exclusivement des histoires homosexuelles, mais tout un tas de manga divers s’adressant à un public de jeunes femmes adultes. Tout comme je l’avais ressenti, ce manga ne s’adresse pas aux amateurs de yuri mais à tout le monde.

Bref, si vous aimé les manga tranche de vie je vous le conseille vivement.

shôjo dont le titre comporte le mot amour/love

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Candy – mon premier yuri

Ce matin, enfin, j’ai pris le temps de lire ce manga qui traînait sur mon étagère depuis plusieurs mois en criant “lis moi ! lis moi!”. Je cherchait une petite lecture légère pour compenser le roman plutôt rébarbatif que je suis en train de lire, et Candy m’a semblé tout approprié.

Tout d’abord deux mots pour expliquer la présence de ce yuri sur mon étagère : je l’ai gagné ! J’aimerais ici profiter pour remercier les initiateur du concours grâce au quel j’ai pu profiter de cette lecture, mais je n’arrive plus du tout à me souvenir comment je l’ai gagné. En automne dernier, alors que j’étais en plein déménagement, je participais à un concours et aussitôt j’oubliais. Ce souvenir vague d’avoir participé à ce concours me revint au moment de recevoir le manga dans ma boite au lettre. Honte à moi ! je ne vais même pas pouvoir remercier comme il ce doit ce qui m’ont fait ce jolis cadeau.

Et puis voilà, le manga a trouvé une place sur une étagère et à rejoint ma PAL. Le temps est venu de m’attaquer à la dite PAL et je commence par Candy. Un yuri, donc, mon premier. Mais qu’est-ce donc un yuri ?

Le yuri :

le yuri est un sous-genre du shôjo manga, autrement dit un manga qui se destine avant tout à un public féminin adolescent. Il est le pendant féminin du yaoi (ou boys-love) autre sous-genre du shôjo. Si le boys-love met en scène des romances entre hommes, le yuri nous parle d’amour entre femmes. Il en existe de plus ou moins soft, de plus ou moins explicites. Quand il est question de romance platoniques on parle plutôt de shôjo-ai.

Je m’arrête là pour les explications techniques, pour en savoir plus sur les différents genres de manga, je vous invite à aller lire Le Manga, un article d’introduction à la BD japonaise.

Mais c’est quoi ! tous ce blabla !! On est la pour parler de Candy !!

J’y viens, un peu de patience 🙂

L’histoire :

Kanon Miyamoto est une idole admirée par de nombreuses jeunes filles de son lycée féminin. Joviale et excellente au tir à l’arc elle attire l’attention des jeunes filles aux hormones bouillonnantes qui voit en elle un substitut du beau gosse. Plus par jeux que réellement par amour, les jeunes filles sont nombreuses à lui tourner au tour. Elle a l’habitude des déclarations, pourtant, le jour où la belle Chiaki Bessho lui déclare sa flamme, elle est toute chose. “Pourquoi moi? “ ne cesse-t-elle de se demander. (Mais parce que tu es drôle et belle, et que t’a la classe en tenue de kyûdô !)

Enfin bref, après quelques questionnements habituels, elle fini par ce rendre compte qu’elle aussi nourrit de doux sentiments pour sa douce compagne. Oui mais voilà! Dans un lycée de fille une simple rumeur peut s’embraser et tout emporter sur son passage. Comment faire alors pour s’aimer sans pour autant ruiner sa scolarité ?

Vous l’aurez compris, l’histoire n’a rien de particulièrement innovant, original ou extraordinaire. C’est une amourette de lycéenne comme il y en a tant. Et, à cet âge là on se fait une montagne de pas grand chose, c’est bien connu.

Mais, l’intérêt de se manga n’est pas tant dans son histoire que dans l’ambiance. Le dessin, s’il est tout aussi classique que l’intrigue est très agréable et l’ensemble dégage une fraîcheur revigorante. ça donne la pêche, ça fait sourire et on passe un agréable moment avec ces jeunes femmes.

On est dans le classique, voir même dans le cliché, mais on s’en fou ! On est pas en cours de philo, juste en train de lire un petit manga. Oui c’est un petit manga, mais un petit manga sympatoche.

Candy T1-Kanon et Chiaki

du cliché en veut tu en voilà : la virile Kanon ressemble à un mec alors Chiaki est petite, douce, intelligente, belle… bref la fille parfaite (il y en a toujours une).

Après les premiers chapitres je me disais que c’est pas nul mais bon de là à m’acheter la suite… finalement j’ai fini par me prendre au jeu et avoir envie de lire la suite.

Candy

Suzuki Yufuko

Taifu comics

série terminé en deux tomes

anime manga aggregator sama Sama It!

 

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