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13 reasons why

Couverture Treize raisons / 13 reasons why

En rentrant du lycée Clay trouve devant ça porte un colis qui lui est adressé, sans aucune indications quant à l’expéditeur. A l’intérieur il trouve sept k7 audio. Qui peut bien envoyer des k7 ? Qui en utilise encore ? Curieux, Clay se rend dans le garage où le vieux poste de son père permet encore de lire des k7. Mais là, horreur ! C’est la voix d’Hannah qui s’adresse à lui. Hannah s’est suicidé quelques semaines plus tôt, et ces sept k7 sont sa lettre d’adieux. Elles les adresse à ceux qu’elle croit responsable, d’une façon où d’une autre de sa chute. A chaque face un nouvel accusé. Elle y raconte les incidents qui ont, les uns après les autres, détérioré son état d’esprit et son estime d’elle même au point d’en arriver à cette décision fatale.

Ce court roman nous donne deux points de vue, celui de Clay, qui découvre avec stupeur les petites boules de neige qu’Hannah raconte et qui les unes s’additionnant aux autre ont provoqué une avalanche. Une avalanche de sentiment submerge le garçon qui n’avait rien vu, rien compris de tout cela, ou qui n’avais pas voulu voir, comme c’est souvent le cas. La deuxième voix est celle d’Hannah elle-même qui se raconte, qui tente d’expliquer pourquoi et comment elle en est arrivé là et qui, surtout, cherche à faire peser sur chacun de ses camarades une part de responsabilité. Elle veut qu’il prennent conscience de la gravité de leurs actes. Elle veut qu’il comprenne que tout ce que l’on fait porte à conséquences. Une stupide blague potache peut dégénérer et peser bien lourd dans l’équilibre fragile d’une adolescente en détresse.

C’est en cela que j’ai trouvé ce roman intéressant. Si les anecdotes raconté par Hannah peuvent paraître parfois très superficielle et qu’elle ne suffisent pas en elle-même à conduire au suicide, cela permet au lecteur de se questionner sur son propre comportement. Ce n’est pas parce que je ne pense pas à mal que je ne fait pas de mal. Ce que je prends pour une blague, peut blesser l’autre de façon parfois très violente. Bien sûr, le suicide est une décision définitive qui relève plus de la fragilité personnelle que d’une attitude, même déplacée et violente des camarades, mais quand on se retrouve en grande fragilité, un mots de travers et tout bascule.

Si Hannah cherche à faire peser la culpabilité sur ses camarades c’est sans doute pour s’amputer une part de sa propre responsabilité et rendre sa décision plus acceptable pour elle-même. Elle cherche à se justifier. Et peut-être, sans doute même, à se venger et faisant culpabiliser ceux qui l’ont blessé. C’est une démarche qui se comprend. Cela ne veut pas dire qu’ayant écouté tout le discours d’Hannah, nous lecteurs arrivions à la même inéluctable décision. La plupart des adolescent ayant subi une situation similaire prendront une tout autre décision, et rare sont ceux qui en arrivent là. Mais je trouve ça bien de faire prendre conscience au jeune lecteur que tout a une conséquence. Et si les conséquences ne sont pas toujours aussi graves, il faut toujours se poser la question, suis-je en droit de faire subir tel ou telle humiliation à un(e) camarade ? Est-ce que la soit-disant plaisanterie peut tout excuser ?

J’ai trouvé, moi, qu’Hannah se fait une montagne de pas grand chose et que son incapacité à réagir aux premiers incident sont autant la cause des incidents suivant que le manque de discernement et les conduites inappropriés (voir inacceptables) des camarades incriminés. Mais finalement n’est-ce pas le propre de l’adolescence de se faire une montagne de rien ? La seule et unique responsable du suicide d’Hannah est et restera Hannah. Mais une main tendue au bon moment, un peu plus de délicatesse, un peu moins égoïsme et d’égocentrisme de chacun aurait pu changer les choses.

Le message est finalement très salutaire. Restez vigilant, vos actes ont des conséquences. Pensez à l’impact de ce que vous faite sur les autres avant d’agir stupidement. Un livre qui pour cette raison aurait sa place à l’école, notamment dans le cadre d’un travail sur le harcèlement à l’école.

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Rouge éclipse

Imaginez que vous fassiez voler votre corps. C’est ce qui arrive à l’héroïne de ce nouveau shojo, sorti le 25 août dernier chez Akata

Le nom de la mangaka, Shiki Kawabata m’était inconnu. Et la sortie de ce manga chez Akata n’avait pas attiré mon attention (voir ma sélection nouveautés de la rentrée). Pourtant une fois en librairie je n’ai pas pu résister à la couverture, belle et intrigante. J’ai feuilleté les premières pages et cela a suffit à me convaincre. ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de shojo.

L’histoire : 

Ayumi, jeune et jolie lycéenne mène une vie ordinaire et heureuse. Un joli physique, de bonnes copine, une famille aimante et un tout nouveau petit ami. Le rêve quoi ! Tout ce bonheur et ces petits cœurs attirent l’envie d’une de sa camarade de classe Zenko, laide et oublié de tous.

C’est le jour de la lune rousse et Ayumi s’apprête à se rendre à son premier rendez-vous avec son petit ami quand elle reçoit un coup de fil de Zenko. « Ne me quitte pas des yeux » lui dit-elle avant de se jeter dans le vide. Quand Ayumi se réveille la situation est bien plus terrible que ce qu’elle attend. Zenko n’est pas morte, mais elle ont échangé leur corps. La voilà maintenant dans le corps de la « moche » de la classe. Elle qui était si jolie et populaire… Elle va comprendre ce que ça fait d’être dans ce corps si disgracieux. Et si la laideur venais plutôt de l’intérieur ? Ayumi veut retrouver son corps et sa famille, mais en attendant elle doit composer avec cette nouvelle enveloppe corporelle qui avec son âme douce et gentille ne dégage plus la même aura.

Sur ce départ déjà bien complexe ajoutez une bonne dose de romance à l’eau de rose, de la jalousie et de l’envie et vous obtenez Rouge éclipse.

Bien ? Pas bien ?

Alors, l’histoire d’amour est on ne peu plus banale, triangle amoureux, parallélépipède amoureux même. Un grand classique qui n’étonnera pas un instant. Mais cette histoire de corps inversés est bien trouvé. Non seulement ça donne une touche mystique et fantastique à ce school life, mais cela permet aussi de traiter certains sujet moins léger que les sempiternelles amourettes de lycéens. On aborde avec ce changement de corps l’importance donné à l’apparence (surtout à cet âge), le regards des autres, l’exclusions de certains élèves… Tout en restant très positifs dans ce premier tome. Ayumi est un personnage plein d’énergie qui ne se laisse pas abattre. Biens qu’elle est des faiblesse et que le preux chevalier vienne régulièrement à son secours ce n’est pas une de ses potiches pleurnicheuses qui ne savent rien faire d’autre que chialer. Elle essaye de rester positive. Elle prend à la fois conscience de ce que ça fait d’être dans le corps de quelqu’un qui est rejeté par les autres. Mais au même temps par son caractère avenant elle donne une nouvelle impulsion a ce corps considéré comme laid surtout par sa véritable propriétaire. Démontrant (peut-être de façon un peu simpliste) que si l’on est reclus cela n’est pas seulement de la responsabilité des autres mais aussi de celui qui se sent mis à l’écart et qui se renferme sur lui-même. Un cercle vicieux que Ayumi semble pouvoir briser.

Tout ça avec quelques rebondissement assez attendu mais qui ajoutent tout de même du piment à l’histoire. Si je devait faire un reproche à ce premier tome c’est d’aller assez vite en besogne et d’être peut-être un peu trop manichéen, les gentils d’un côté, les tordu de l’autre.

Malgré quelques aspects un peu trop simplifié, le manga est bien fait. Très agréable a lire et plaisant à voir. Le trait de Shiki Kawabata a une touche personnelle tout en restant dans un style classique.


Retrouvez Rouge éclipse sur le site de l’éditeur. Un extrait à lire ICI

le tome 2 est prévu pour le 10 octobre


mega challenge shojo : nouveauté 2016
challenge 1% : lecture 3 sur 6
challenge 1% : lecture 3 sur 6
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Candy – mon premier yuri

Ce matin, enfin, j’ai pris le temps de lire ce manga qui traînait sur mon étagère depuis plusieurs mois en criant “lis moi ! lis moi!”. Je cherchait une petite lecture légère pour compenser le roman plutôt rébarbatif que je suis en train de lire, et Candy m’a semblé tout approprié.

Tout d’abord deux mots pour expliquer la présence de ce yuri sur mon étagère : je l’ai gagné ! J’aimerais ici profiter pour remercier les initiateur du concours grâce au quel j’ai pu profiter de cette lecture, mais je n’arrive plus du tout à me souvenir comment je l’ai gagné. En automne dernier, alors que j’étais en plein déménagement, je participais à un concours et aussitôt j’oubliais. Ce souvenir vague d’avoir participé à ce concours me revint au moment de recevoir le manga dans ma boite au lettre. Honte à moi ! je ne vais même pas pouvoir remercier comme il ce doit ce qui m’ont fait ce jolis cadeau.

Et puis voilà, le manga a trouvé une place sur une étagère et à rejoint ma PAL. Le temps est venu de m’attaquer à la dite PAL et je commence par Candy. Un yuri, donc, mon premier. Mais qu’est-ce donc un yuri ?

Le yuri :

le yuri est un sous-genre du shôjo manga, autrement dit un manga qui se destine avant tout à un public féminin adolescent. Il est le pendant féminin du yaoi (ou boys-love) autre sous-genre du shôjo. Si le boys-love met en scène des romances entre hommes, le yuri nous parle d’amour entre femmes. Il en existe de plus ou moins soft, de plus ou moins explicites. Quand il est question de romance platoniques on parle plutôt de shôjo-ai.

Je m’arrête là pour les explications techniques, pour en savoir plus sur les différents genres de manga, je vous invite à aller lire Le Manga, un article d’introduction à la BD japonaise.

Mais c’est quoi ! tous ce blabla !! On est la pour parler de Candy !!

J’y viens, un peu de patience 🙂

L’histoire :

Kanon Miyamoto est une idole admirée par de nombreuses jeunes filles de son lycée féminin. Joviale et excellente au tir à l’arc elle attire l’attention des jeunes filles aux hormones bouillonnantes qui voit en elle un substitut du beau gosse. Plus par jeux que réellement par amour, les jeunes filles sont nombreuses à lui tourner au tour. Elle a l’habitude des déclarations, pourtant, le jour où la belle Chiaki Bessho lui déclare sa flamme, elle est toute chose. “Pourquoi moi? “ ne cesse-t-elle de se demander. (Mais parce que tu es drôle et belle, et que t’a la classe en tenue de kyûdô !)

Enfin bref, après quelques questionnements habituels, elle fini par ce rendre compte qu’elle aussi nourrit de doux sentiments pour sa douce compagne. Oui mais voilà! Dans un lycée de fille une simple rumeur peut s’embraser et tout emporter sur son passage. Comment faire alors pour s’aimer sans pour autant ruiner sa scolarité ?

Vous l’aurez compris, l’histoire n’a rien de particulièrement innovant, original ou extraordinaire. C’est une amourette de lycéenne comme il y en a tant. Et, à cet âge là on se fait une montagne de pas grand chose, c’est bien connu.

Mais, l’intérêt de se manga n’est pas tant dans son histoire que dans l’ambiance. Le dessin, s’il est tout aussi classique que l’intrigue est très agréable et l’ensemble dégage une fraîcheur revigorante. ça donne la pêche, ça fait sourire et on passe un agréable moment avec ces jeunes femmes.

On est dans le classique, voir même dans le cliché, mais on s’en fou ! On est pas en cours de philo, juste en train de lire un petit manga. Oui c’est un petit manga, mais un petit manga sympatoche.

Candy T1-Kanon et Chiaki

du cliché en veut tu en voilà : la virile Kanon ressemble à un mec alors Chiaki est petite, douce, intelligente, belle… bref la fille parfaite (il y en a toujours une).

Après les premiers chapitres je me disais que c’est pas nul mais bon de là à m’acheter la suite… finalement j’ai fini par me prendre au jeu et avoir envie de lire la suite.

Candy

Suzuki Yufuko

Taifu comics

série terminé en deux tomes

anime manga aggregator sama Sama It!

 

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