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L’édition généraliste au XX° siècle : Les éditions de Minuit ~ by Yomu-chan

Salut !

Encore un article dans la série consacrée à l’édition française du XX° siècle 🙂 Aujourd’hui nous allons parler des éditions de Minuit !


A- Une naissance dans la clandestinité

1. 1940, Pierre de Lescure et Jean Bruller

Les éditions de Minuit voient le jour durant l’occupation allemande. C’est une maison d’édition clandestine qui est née de la volonté de continuer à produire une littérature française, d’un refus des productions imposées par les allemands. Ainsi elles vont publiés des textes invoquant des valeurs interdites par l’occupant. La naissance des éditions de Minuits a vocation d’acte de résistance, on y voit une forme de patriotisme.

C’est Pierre De Lescure, un écrivain lié à la maison Gallimard et Jean Buller, un artisan du livre, qui décident de créer cette maison d’édition clandestine. Se sont deux acteur du monde littéraire, qui y ont leur place mais qui ne sont pas particulièrement connu.

Pierre De Lescure

2. Vercors

Le 1° livre qu’ils publie est Le silence de la mer, de Vercors (qui est en fait le pseudonyme de Jean Bruller qui se convertit à l’écriture), c’est un livre qui raconte l’installation des des allemands en France. Il commence à être publié et diffusé vers l’étranger (au Canada, aux USA et au Royaume-Uni). Les livres sont confié à quelques personnes de confiances et distribué de la main à la main. C’est un succès et les français commence à entendre parler de ce livre alors qu’ils n’ont pas pu le lire.

Jean Bruller : Vercors

3. Diffusion et impression clandestine

Grâce à l’écho créer autour de Le silence de la mer, les gens commence à entre parler des éditions de Minuit. Et cela facilite leur prochaine opération. De nombreux auteurs rattachés à Gallimard publieront chez eux.

Ils réussissent à confier leurs textes à un imprimeur de confiance. Les relectures étaient faites dans l’imprimerie pour qu’ensuite les feuillets soient répartis dans les appartements des amis de la cause pour être brochés. Le papier provenait des chutes de papier des autres éditeurs, chaque cahier avait un papier différent. Ce qui fait qu’en terme d’objet ce n’était pas de très beaux livres. Ils ont tous été republié après la guerre pour palier à ce manque d’esthétisme et car ils étaient tous imprimés en très peu d’exemplaires.

En 1943 certains libraires commence même à diffuser certains livres des éditions de Minuits à des personnes de confiance.

B- Au tournant de la 2° GM

1. A la libération

En 1944 le succès est énorme, Vercors se fait connaître et devient une figure de la résistance. Il est nommé à l’épuration des lettres et cherchera à faire tomber Gallimard, sans succès.  Les éditions de Minuit sont vu comme celles qui ont sauvé la littérature française sous le joug de l’occupant allemand.

Après la guerre ils continuent a publier des livres dans cette veine de résistance, des textes d’héroïsme dans les maquis, etc. Mais suite aux horreurs de la guerre les gens n’ont plus forcément envie de lire ça, ils ont envie des livres anglo-saxon, d’une littérature de divertissement. La maison d’édition décline un peu.

2. Recherche de fonds et arrivée de Jerôme Lindon

Entre Jean Bruller et Pierre De Lescure rien ne va plus. Le premier voit grand alors que le second avait imaginé cette maison d’édition en réponse à la nécessité de résister, la guerre étant finie il ne voit plus l’intérêt de continuer. De Lescure quitte alors les éditions de Minuit. Et Bruller n’arrive pas à les relancer.

Après ça Bruller embauche un jeune typographe : Jérôme Lindon. Ce dernier est issu d’une riche famille juive de résistant. Il prend de plus en plus de place dans l’entreprise. A un moment de difficulté financière Bruller lui demande si sa famille ne serait pas intéressée pour acheter des parts. Finalement ils en viennent à en posséder la plus grosse partie, et à un moment de désaccord Br uller se voit obligé de partir. Lindon se retrouve donc dirigeant des éditions de Minuit à 20 ans à peine.

C- Les années 50-60

1. Changement de ligne éditoriale et Beckett

Le jeune Lindon décide de changer de ligne éditoriale. Il décide de miser sur une littérature avant-garde. 

Un jour il reçoit un manuscrit, un de ces manuscrit qui change la vie : un texte de Samuel Beckett. Ainsi les éditions de Minuit deviennent l’éditeur de Beckett en France. Inutile de dire que c’est un succès.

2. Le Nouveau Roman

Dans  les années 1953-54 Lindon défend un nouveau mouvement littéraire : le nouveau roman. Il publie Alain Robbe-Grillet. Il prône ainsi une nouvelle esthétique pour le roman, se sont des livres sans intrigue . Il publiera aussi Samante et Dumas.  Effectivement aujourd’hui les éditions de Minuits sont connue comme le « laboratoire » du nouveau roman, et on associe les travaux de cette maison d’édition à ce mouvement littéraire.

 

D- Les années 1980

1. La relance

Dans les années 80 la maison connaît une relance spectaculaire : Lindon reçoit de nouveaux manuscrits comme Le méridien de greenwich en 79, qui remettent  au goût du jour l’intrigue et trame policière (jean echnoz). Il publie aussi J-P Toussaint. Se sont des  livres jugés  plus lisibles que les autres autant avant-gardistes que le nouveau roman.

2. Marguerite Duras et L’amant

Gros succès  avec la publication de l’amant de Duras, qui  obtient un Goncourt et qui se vend à 1 million d’exemplaires, ce qui engendre beaucoup d’argent.

3. Les combats de Lindon

Lindon se fait plus militant dans les années 80. Il fait du combat  du prix unique du livre son cheval de guerre. Cela attire bonnes relations avec les libraires.

On peut dire que les éditions de Minuit se sont illustrer par leur réussite dans les nombreux combats qu’elles ont mené. Et qui est a félicité pour son choix de ne pas se développer et qui occupe un rôle de figurant à côté des grosse entreprise d’édition comme Gallimard. Elle reste une maison d’édition très attaché au patrimoine culturel de la France. 

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