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Le Mystère de Chalucet

Après une intrigue d’espionnage en Asie, j’ai enchaîné avec un mort à Limoge. Je suis dans le roman noir en ce moment XD

Le Mystère de Chalucet est un roman de Laurent Bourdelas, paru aux éditions Geste en 2016 que je découvre grâce à la dernière masse critique de Babelio.

Le roman me laisse une impression assez mitigée. D’un côté je suis surprise de l’avoir lu si vite, de l’autre je suis un peu déçue par l’ensemble.

Dans ce roman on suit deux histoires en parallèle, qui s’alternent à raison d’un chapitre chacune. La première se déroule dans année 1380. On y découvre une bande de bandit qui prennent possession du Châlucet. La seconde se passe de nos jours à Limoge. Le capitaine Vinoy doit enquêter sur la mort de l’ex-futur conservateur du Châlucet.

Les deux histoires ont en commun le site historique, mais le passage de l’une à l’autre ne m’a pas vraiment convaincue. J’ai d’ailleurs eu un sentiment très différents à lecture des deux. J’ai trouvé assez ennuyeux les passages moyenâgeux. On suit cette bande de bandit, la façon dont il prennent possession de Châlucet et comment ils vont en partir mais en réalité il ne se passe rien. A part nous donner un aperçu de ce que pouvait être la vie des habitants de la région au XIV siècle, ça n’a pas grand intérêt.

Quand à la partie contemporaine, je l’ai trouvé plus plaisant. Plus vivante peut-être. Je me suis attachée au capitaine Vinoy qui, bien qu’assez classique comme personnage, est touchant. Mais là encore, il ne se passe pas grand chose. On ne peut pas dire que l’enquête soit haletante. C’est plus le quotidien du capitaine et son attachement à la ville (et à la bonne bouffe) qui sont intéressant. On éprouve cet amour de Limoge avec lui au point de vouloir y vivre. Mais pour ce qui est du mort… pas vraiment de suspens. Dès que la raison du pourquoi du comment est esquissé on la comprends de suite, ainsi que le nom du meurtrier et finalement ça n’a presque pas d’importance. Toute cela n’est qu’un prétexte pour nous parler du Châlucet et de Limoge.

J’ai donc trouvé cette lecture plaisante, j’avais envie de poursuivre. Mais j’ai été déçue par le manque de suspens, et des parties moyenâgeuses pas assez intrigantes.


Si j’ai rendu le challenge des livres en cuisine annuel c’est parce qu’on a souvent la surprise de découvrir au détour d’un roman une passion pour l’assiette, alors même que ce n’est pas du tout le sujet. Et c’est exactement ce qui c’est passé avec Le mystère de Châlucet. On commence avec quelques vins, longuement décrit par le capitaine Vinoy, que l’on découvre amateur de bonne choses, et petit à petit on se rend compte que la nourriture prends une place importante dans le récit. On nous décrit souvent le menu du capitaine, lui en parle avec plaisir.

Décidément, on en découvre des vins dans ce roman : le mystère de Châlucet #romanpolicier #deslivresencuisine

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Découvrir un vin au detour d’une page, le plaisir #deslivresencuisine. Le mystère de Châlucet. #vin #lecturedujour

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Décidément, dans Le mystère du Chalucet on aime le vin ! #lecturedujour #romanpolicier #vin

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Mais le moment qui m’a décidé à choisir ce livre pour le challenge c’est quand sire de Tournemine nous livre sa recette de pâte de fois de volaille :

Des valets apportèrent les entrées : une soupe à jour de poisson – de la truite déposéee sur des tranches de pain grillé et recouverte d’une sauce au vin, aux épices et à la poudre d’amande – , suivi d’un merveilleux pâté de fois de volaille confits, dont Jean ne put s’empêcher de livres la recette à son cousin car, dit-il, il en surveillait lui-même l’élaboration, « la nourriture étant chose trop sérieuse pour la livres à des mains malhabiles !

– Tu utilises des fois de volaille ou de porc et tu les sales. Attention ! Pas n’importe quel sel ! Nous l’achetons aux moines d’Aubazine, une fois l’an. Quand les foies ont bien reposé, ils sont rincés à l’eau pure de notre puits et séchés dans un linge. Ensuite, je demande à la cuisinière de faire fondre la graisse de canard dans une marmite close, d’y plonger les foies avec un peu d’ail écrasé, du laurier, et de faire mijoter.

[…] il faut ensuite réaliser le pâté. Hacher les foies, moitié frais, moitié confits. Hacher aussi la gorge de porc, ajouter un peu de graisse de foies confits des oignons finement hachés, du pain trempé dans le lait, de l’ail écrasé, des herbes, des œufs battus en omelette, des épices, du miel, de l’eau-de-vie. Et tout brasser longuement pour rendre le mélange homogène. Ensuite, on tasse la pâte dans la terrine, et on noie dans la farce quelques foies confits entiers. Puis on laisse les terrines quelques jours au frais pour qu’elles s’améliorent, avant de les servir. C’est là que nous en sommes, cher cousin ! A ce moment de délice ! J’en connais point d’autre si ce n’est ceux que me procure ma chère Anne, dit-il alors en enlaçant celle-ci, qui posa la tête sur son épaule.


Le coin de curieux :

Si, comme roman policier, je ne l’ai pas trouvé extraordinaire, Le Mystère du Châlucet a cependant le mérite de nous communiquer l’amour du Limousin. A la lecture de ses pages j’ai vraiment eu envie de découvrir Limoges et ses four à porcelaine, de me balader dans les ruines du Châlucet.

Situé à 20 minutes au sud de Limoge, sur un éperon rocheux, les ruines de ce château médiévale nous invite au voyage dans le temps. Je prends note pour mes prochaine vacances !

Trouvez toutes les info sur le site du Châlucet

Quand aux four de porcelaine j’ai trouvé de belle photos sur le blog Limoge passionnément

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Sur les pas de Matteo Ricci, journal d’un jésuite lettré

quatrième de couverture :

Entre fiction et réalité, suivez les péripéties d’un journal écrit par un laowai, un certain Matteo Ricci, jésuite devenu lettré à la Cour de Chine du XVIe siècle. Mais qui donc était ce Matteo Ricci ? Qu’est-ce qui le poussa à quitter son Italie natale pour mourir si loin de chez lui, en Asie ? Le Seigneur du Ciel l’aidera-t-il à accomplir sa mission, celle d’évangéliser un peuple influencé par le bouddhisme et le confucianisme ?

Les aiguilles de votre horloge tournent à grande vitesse cher Père Ricci, il faut retrouver votre fameux cahier, coûte que coûte avant qu’il ne tombe entre de mauvaises mains !

Ce sont les éditions Asiatika qui m’ont fait découvrir ce roman jeunesse, classé dans leur catalogue comme light-novel, et que j’ai reçu au même temps que Cassandra. Le titre est d’ailleurs illustré par Marco Caselli, le même qui était au dessin pour Cassandra. Je remercie Asiatika pour cette découverte. Un roman jeunesse écrit par Franck Dumanche  qui ce lit rapidement mais qui nous apprends beaucoup de choses sur la Chine du XVIe siècle et les premières missions jésuites dans l’Empire du Milieu.

Connaissez-vous l’histoire de Matteo Ricci ? Ce missionnaire jésuite, originaire d’Italie qui parti en Chine pour tenter de convertir les chinois au christianisme ?

Si le nom ne m’était pas inconnu, je ne connaissais pas vraiment son histoire c’est pourquoi j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce court roman (seulement 152 pages).

Le roman, avec ses nombreux dialogues, son style abordable et ces nombreuses illustrations s’adapte parfaitement aux jeunes lecteurs mais il est tout aussi intéressant pour les adultes curieux d’en apprendre plus sur ce personnage et faire le temps de quelques pages un voyage dans la Chine du XVIe.

L’auteur a su rendre son récit historique très vivant et pas du tout ennuyeux par un jeu de chasse à la sourie. Au moment où le roman commence Ricci est mort. Mais on découvre son journal. Celui-ci passera de main en main. Et à chaque personnages qui met la main dessus, nous découvrons un nouveau passage du journal, une nouvelle tranche de vie du missionnaire. Les extraits du journal sont enrichi par les souvenir des personnages qui ont côtoyé le père Ricci avant sa mort. Ainsi tout en suivant l’aventure de ce journal qui se perd et que l’on cherche d’un bout à l’autre du roman on découvre une tranche d’histoire. On découvre un personnage historique intéressant.

De nombreuses notes en bas de page viennent donner quelques informations supplémentaires. Je sais que certains puristes n’aiment pas les notes en bas de pages et estiment que l’on devrait pouvoir inclure toutes les informations dans le récit. Moi je ne partage pas cet avis. J’aime avoir des notes explicatives que je lis si j’en ai envie et qui permettent ainsi de ne pas trop alourdir le récit avec des détails trop techniques.

J’ai lu ce roman très vite, j’y ai pris beaucoup de plaisir. Je le conseil aux jeunes et moins jeunes friand d’Histoire (celle avec le grand H) et/ou passionné par l’Empire du Milieu. Un roman qui serait aussi intéressant pour les bibliothèques et les CDI pour son coté instructif.

Sur les pas de Matteo Ricci, journal d’un jésuite lettré

Franck Dumanche

Marco Caselli

Editions Asiatika

8€


Petit Bac 2017
personnage célèbre


Le coin des curieux

Ce que j’ai aimé dans ce roman c’est que j’y ai appris pleins de choses et que ma curiosité était sans cesse titillé. De nombreux passages me donnaient envie d’en savoir plus. Où se trouve la ville natale de Ricci ? a quoi ressemble tel monument évoqué ? qui est tel autre personnage au quel on fait référence ?

Bref un livre qui m’a donné envie de faire des recherches et j’adore ça. Voici donc pour les plus curieux quelques notes qui viendrons s’ajouter et enrichir d’images, celles déjà proposées par l’auteur. Rien de bien poussé, juste de quoi illustrer le roman.  🙂

Il y a dans ce roman de très nombreuses références, il n’était pas ici question de tout illustrer, j’ai choisie quelques informations que j’avais envie d’approfondir pour moi-même.

En Italie

Ricciportrait.jpg
Portrait de Matteo Ricci par le frère chinois Emmanuel Pereira – 1610
Mappemonde de Ricci

Matteo Ricci est né à Macerata en 1552. Je ne connais pas du tout cette région et le peu qu’on nous en dit dans le roman m’a donné envie de savoir où se situe cette ville. Situé au centre-est du pays, dans la région de Marche. Si vous avez l’occasion de passer dans le coin, la ville semble être intéressante à visiter, riche en monument et en histoire. Le site de la mairie pour avoir un aperçu de ce qu’on peut visiter.

Après avoir découvert sa ville natale, nous découvrons où Matteo Ricci a fait son noviciat en tant que jésuite : à Saint André du Quirinal à Rome. « Quelle allure ! » fait dire L’auteur à Ricci dans son carnet en parlant de cette chapelle.

Roma - Chiesa di Sant'Andrea al Quirinale.jpg

La façade est en effet on ne peut plus imposante, mais je ne dirais pas que je trouve ça joli. Enfin c’est tout de même un bâtiment intéressant, premier noviciat jésuite à Rome.

En Chine

Les empereurs :

Le roman commence en Chine et c’est l’empereur Ming Wanli qui est au pouvoir. Il est le treizième empereur de la dynastie Ming, son règne dura de 1572 à 1620. Il est encore qu’un enfant quand il monte sur le trône. C’est sous son règne que Matteo Ricci arrive à Pekin. Comme on peut le voir dans le roman.

Ming Wanli

Quelques chapitres plus loin on retrouve le carnet de Ricci mais l’empereur n’est plus le même. On est en 1627 (chapitre V) et c’est l’empereur Ming Chongzhen qui vient d’accéder au pouvoir. Son règne se termine en 1644. Il fut le seizième empereur de la dynastie Ming. Il sera le dernier de sa lignée. Remplacé par la dynastie de Qing, les empereurs mandchou.

Ming Chongzhen

Le livre se termine avec un dernier empereur : Huang Taiji, empereur mandchou de la Chine du nord qui s’oppose au Ming. Sa dynastie prendra la pouvoir en remplaçant les Ming en 1644 sous le nom de dynastie Qing, dernière dynastie d’empereurs chinois. Mais Hang Taiji meurt un an plus tôt en 1643.

portrait de Huang Taiji
Hang Taiji

Parler d’art sans en avoir l’air :

Au détour du chapitre IX, l’auteur lâche quelques nom de peintres connus de l’époque. Sans nous donner plus de détails, je n’ai pas pu résister à l’envie d’aller voir leur travail.

Dong Qichang

Peintre calligraphe et critique d’art influent de la fin de la période Ming, il vecu de 1555 à 1636.

Voici 3 extrait de Huit scènes d’automne (1620) :

Dong Qichang. Eight Scenes in Autumn.3. Album leaf. 1620. Shanghai Museum..jpg

Shen Zhou

Peintre lettré ayant vécu de 1427 à 1509, il est l’un des « Quatre Grands Artistes de Wu » célèbre pour ces peintures de paysages de fleurs et d’animaux.

La grandeur du mont Lu – 1467

Dai Jin

Encore plus ancien que le précédent, ce peintre vécu de 1388 à 1462.

Voyageurs traversant des passes montagneuses

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi je trouve ça magnifique. Je ne connaissais pas du tout ces artistes. Je retiens surtout le nom de Dong Qichang !

Voilà, il y aurait beaucoup d’autres choses à explorer mais je m’arrête là pour aujourd’hui.

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Un fil rouge pour le Père Noël

L’album de Noël que je vais vous présenter pour le challenge Christmas Time nous vient de la Réunion.

Un fil rouge pour le Père Noël, paru aux éditions océan jeunesse, écrit par Joëlle Ecormier et illustré par Floàfleurs, nous raconte un Noël sous les tropiques.

Les parents d’Edouard ont décidé d’aller vivre dans une île, loin, à l’envers du monde, dans l’autre hémisphère, de l’autre côté de la Terre, là où il n’y a pas d’hiver.

C’est ainsi que commence cette aventure qui amènera Edouard à découvrir et apprivoiser un Noël loin des cliché qu’on s’en fait. Pour le petit Edouard Noël c’est la neige, le froid, les sapins… Il a peur que là-bas, de l’autre côté de la terre, il n’y ai pas de Noël et que le père Noël ne trouve pas le chemin jusqu’à sa nouvelle maison.

Ce sera un Noël rouge, tu verra, lui dit-on.

C’est ainsi que le petit Edouard par à la recherche de tout ce qui est rouge sur l’île pour créer un fil rouge qui aidera le Père Noël à retrouver sa maison. C’est parti pour la découverte : flamboyant, cardinal(un petit oiseau rouge), volcan, piment, litchi, langoustes et pétard viennent compléter cette guirlande rouge. Cela suffira-t-il a faire venir le Père Noël ?

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Un joli album en noir, blanc et rouge qui nous fait voyager pour un Noël sans neige. L’histoire et rigolote et les dessin sont mignon, ça marche très bien. Un joli voyage qui l’espace de quelques pages nous fait découvrir l’île de la Réunion. A la fin de l’album une petite explication replace les éléments découverts par Edouard dans la tradition de Noël de l’île.

à lire aussi l’avis de Blandine


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lecture 18 sur 20


Le coin de curieux :

J’avais envie de savoir à quoi rassemble un cardinal en vrai, le voici :

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Pour voir plus de photo je vous invite à aller voir cet article de Yabalex

Mais revenons à notre livre, j’ai découvert cette émission sur France inter où Joëlle Ecormier y est interviewé avec un autre romancier de la Réunion.

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Trois langues dans ma bouche

Trois langues dans sa bouche, six dans la mienne. Il n’en fallait pas plus pour que j’ai envie de lire ce roman, le premier de Frédéric Aribit que j’ai lu grâce à la dernière Masse Critique (j’en profite pour remercier Babelio et Belfond, l’éditeur).

Trois langues dans ma bouche il n’en a pas fallu plus pour les sourires entendu du contrôleur lisant le titre du livre posé sur la tablette pendant que je fouille mon sac à la recherche de mon titre de transport. Trois langues dans ma bouche suis-je donc si naïve que pas un seul instant le titre n’a évoqué en moi ces images qui ont fait sourire le contrôleur ?

Les langues de Frédérique Aribit sont le basque, langue maternelle « morte dans sa bouche et recrachée ». Puis il y a le français. Langue adroitement utilisée, avec laquelle l’auteur joue à m’en faire perdre mon latin !

Trois langues dans ma bouche fiction, autofiction, vécu ? Je ne sais pas mais chaque mot sonne vrai. Je me suis identifié à ce « je » qui nous parle. Qui vagabonde plus qu’il ne raconte. Je m’identifie car certains points communs nous rapprochent : l’enfance à la campagne, les langues qui se croisent et décroisent, se marient et finalement se séparent… Le deuil aussi, peut-être. Pas seulement le deuil des gens aimés qui nous quittent, mais celui de la perte de cette langue primitive qui a vu naître nos premiers mots et qui nous quitte. Les point communs que je partage avec « je » sont pourtant aussi nombreux que nos différences.

Dans le flot de paroles déversées chapitre après chapitre dans un foutoirs qui passe du coq à l’âne, du basque au français, de l’enfance au présent j’ai parfois cru perdre le fil. Pourtant il y en a un de fil ! Et il nous tiens, me tient. Je l’ai suivi, exploré souvenir après souvenir, idée après idées, la conscience et peut-être même l’inconscience de « je ». Que la suite d’idée ne soit pas logique importe peu, est-ce que notre pensée suit toujours le chemin de la logique ? Ne se perd-t-elle pas dans les recoin de notre cerveau, dans la forêt de nos souvenirs ?

C’est peut-être en cela que je me suis reconnue : un bouillonnement d’idées et de souvenir qui émergent sans crier gare dans l’océan de notre conscience.

Le style très particulier, pas toujours facile à suivre, renforce ce sentiment de plongée abyssale dans la pensée du protagoniste. Les phrases sont très longues et les points sont presque inexistants. On plonge, on retiens son souffle, on s’enfonce, on peut plus respirer, arriverons nous au bout, ça y est on est perdu et… ouf ! J’ai compris. J’ai compris ? Pas sûr, mais j’ai ressenti.

Un style étrange auquel je ne suis pas habituée qui m’a parfois troublé, parfois perdu, mais qui finalement m’a séduite. Je ressors de cette lecture ravie. Je fini à peine le roman. Il va va maintenant falloir le digérer. Et j’ai le sentiment qu’il m’en restera quelque chose, pas seulement le souvenir une bonne lecture.

 Mais si je dois être tout à fait honnête, à la lecture de ce roman j’ai éprouvé du plaisir, de l’intérêt mais aussi de la jalousie ! Aribit semble trop érudit pour moi. Les nombreuses références je ne les ai pas toutes comprises. Et les mots savant qui parsèment le texte, je ne les ai pas mieux compris que les citations en basque ! Pourtant je n’ai pas eu le sentiment (comme ça m’arrive souvent quand je lis des auteurs français) qu’il étale son savoir. Cela à plutôt éveillé ma curiosité.

Là il est temps que j’arrête mes bavardages pour laisser parler le texte de lui même. J’ai choisit un extrait que je trouve très représentatif du style :

Les matraques se mirent à pleuvoir sur les cheveux long, brun, blond ou blanc, averse de cailloux réglementaires sur crânes nus, belle bastonnade bleue, et ça cognait de tous côté alors qu’on ouvrait les portes pour faire dégager tout le monde, Erik m’avait attrapé le bras tandis que j’essayais de me protéger la tête devant les premiers flics qui approchaient, leur bâtons luisants à la main, il m’entraîna vers la sortie en esquivant les coup qui pleuvaient, haie d’honneur barbare, de part et d’autre de la double porte, mais j’eus le temps de voir cette femme, elle était coincée entre l’un des battants de la porte ouverte et le mur, sans doute elle avait cherché la sortie et deux flics l’avaient stoppée net dans cet étroit corridor, quel âge avait-elle je ne sais pas, plus vieille qu’Amitxi en tout cas, oui, était-ce la grand-mère de Pantoxoa, son visage ruisselait de sang sous les coups des deux représentants des forces de l’ordre casqué, bottés, gantés de cuir, qui n’avaient pas de grand-mère, n’en avaient jamais eu, n’en auraient plus jamais, et elle qui hurlait pleurait se débattait devant leur équipements, leurs heures d’entraînement, leur fière soldatesque indifférente et tous camps confondus qui avait déjà emmuré Antigone et allait bientôt violer Nawal Marwan, le sang coulait entre ses yeux et sa bouche, les coups n’en finissaient pas de tomber dans la cohue ahurie, ils visaient maintenant le bas-ventre, frappant consciencieusement, de haut en bas, de bas en haut, comme sur les schémas du manuel, comme sur les mannequins en plastique du stage de perfectionnement, de bas en haut, de haut en bas, et de toute la force légale de leurs bras d’hommes légaux au beau milieu des cris et du tumulte, mais Erik me poussa une dernière fois et enfin je.


Le coin des curieux :

Ah ! ça fessait un moment que je n’avais pas pris le temps de m’offrir un petit coin pour les curieux de mon espèce. Dans le livre il y a tant de choses qui mériterais de figurer ici. Tant de mots, tant de références… Je me contenterais de partager quelques basqueries découvertes grâce à cette lecture.

Txalaparta

Ce qui suivent ce blog connaissent mon goût pour la musique du monde, alors quand il a été question d’un instrument de musique basque j’ai tout de suite eu envie de savoir à quoi ressemble cet instrument.

La txalaparta est une sorte de xylophone en bois qui se joue à deux en tapant sur les planches de bois avec des sortes de pilons.

J’ai cherché quelques vidéo et je suis tombé sur un duo assez bleffant. J’ai visionné bien d’autres vidéo où le résultat final relevait bien plus de la cacophonie que de la musique mais ici j’aime beaucoup !

Bertsulari

Pour savoir ce que c’est, je vous laisse regarder cette vidéo qui explique plutôt bien 🙂

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Kasane de Gou Tanabe

Je découvre Gou Tanabe avec cette série en 2 tomes : Kasane, un récit fantastique dans la plus pure tradition d’histoires de fantômes à la japonaise. Passion, meurtre et esprits vengeurs sont au rendez-vous !

L’histoire :

Shinkichi commence à travailler comme vendeur de tabac ambulant quand il fait la connaissance de Mme Toyoshiga une joueuse de shamisen réputée qui attire de nombreux disciples. Il commence par travailler comme vendeur de tabac dans son salon et fini par devenir son serviteur privé. Sa jeunesse et sa beauté auront raison de l’austère Mme Toyoshiga qui se révèle une maîtresse trop possessive. Dévorée par la passion et la jalousie cette dernière voit son beau visage se déformer. Dans une maison hanté, elle persécute le beau jeune-homme qui tente de lui échapper. Mais c’est en vain qu’il cherche à s’éloigner d’elle car même la mort ne pourra les séparer.

Moi, je ne suis pas une passionnée des histoires de fantôme mais comme je suis curieuse, j’avais envie de découvrir cette histoire inspirée par une légende nippone connue. Et je dois dire qu’avec ce manga je n’ai pas été déçue. J’ai tout particulièrement apprécié le coup de crayon de Gou Tanabe. Je trouve son dessin très beau. Classique mais beau. Le trait et les décors sont réaliste et c’est très bien mise en scène. Avec Kasane on plonge dans le quotidien de l’époque Edo et les instantané de vie sont aussi (voir plus) intéressants que les histoires de revenants.

Dans le premier tome on a la mise en place du récit et des deux personnages principaux, le jeune Shikichi et la possessive Mme Toyoshiga. On voit comment leur relation se crée et comment elle se détériore. Le tome deux est le tome de la vengeance, au récit de nos deux héros se superpose celui de la légende qui l’inspire.

Un beau dessin, un scénario qui se tient, des légendes et du folklore… un titre et un auteur que je retiens !

Auriez vous d’autres titres inspiré du folklore japonais à me conseiller ?


Le coin des curieux :

Comme je l’ai dit plus haut, Kasane est une légende populaire de l’époque Edo. C’est l’histoire d’une femme défigurée nomée Ryu (qui peut également se lire Kasane) que son mari Yoemon assassine. Le fantôme de Ryu se vengera en apportant le malheur sur tous les mariages successifs de son mari jusqu’à ce qu’un moine bouddhiste vienne libérer le fantôme.

Actor as the Ghost of Kasane from the series « Mitate sanjurokkasen no uchi” Utagawa Kunisada (1786 – 1864) 1852, 9th month Oban tate-e

Cette légende a inspiré de nombreuses pièces de Kabuki dont certaines sont encore jouée aujourd’hui. Parmi celle-ci on trouve Kesakake Matsu Narita no Riken écrite par Tsuruya Namboku IV en 1823 et connue surtout pour danse Iromoyô chotto Karimane appelé couramment Kasane.

Cette légende a également inspiré à Sanyûtei Encho III l’histoire de Shinkei Kasane-ga-fuchi. C’est cette pièce que Gou Tanabe et Hiroaki Takeda adapte en manga.

 Gou Tanabe n’est pas le seul à avoir été inspiré par le texte de Sanyûtei Encho III. Il existe également un film de Nobuo Nakagawa qui reprends cette histoire dans un film intitulé Kaidan Kasane ga fuchi (The Goste of Kasane) réalisé en 1957.

Tenger, il faut qu’on se trouve ça pour notre prochaine soirée cinéma !!

Une dernière petite estampe pour finir :

Yoemon and His Wife Kasane, from the series Sixty-nine Stations of the Kisokaidô Road – Utagawa Kuniyoshi 1852
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Noragami


Noragami

ノラガミ

2014

12 épisodes

Studio Bones

réalisateur : Tamura Kotaro

site officiel

anime non licencié en France

 

L’anime est tiré du shônen manga éponyme de Adachi Toka, commencé en 2010. Il compte 10 tomes et est toujours en cours de publication (non licencié en France maintenant si, voire mon avis sur le tome 1).

Synopsis :

Yato, dieu mineur de la guerre, rêve de devenir un jour un grand dieu populaire, adoré de tous. Mais pour cela il faut de l’argent ! Alors, à l’aide de son arme spirituelle, il exauce tous les vœux pour seulement 500 yen. Mais fatiguée par cette vie de vagabonds son arme spirituelle le quitte et il se retrouve à devoir recherché un chat perdu pour gagner de quoi manger. En recherchant ce chat, il manque de se faire renverser. Hiyori, une jeune lycéenne, le remarque et vient à son secours en se faisant renverser à sa place. Mais voilà, dans l’accident son âme se détache de son corps. Dès lors, son âme, devenue mi-ayakashi, quittera son corps aux moments les plus inopportuns, laissant son corps profondément endormi gésir au coin de la rue. Elle demandera alors à Yato de l’aider à retrouver sa forme normale, souhait que Yato s’empresse d’accepter. Petit problème : il n’a aucune idée de comment faire ! C’est ainsi que Hiyori va se trouver mêlée aux aventures de cet étrange dieu.

Au menu aventure et action, combats contre ayakashi en tout genre, beaucoup d’humour, mais aussi du sentiment et un soupçon de tragédie.

Mon avis :

Ce que m’a tout de suite séduit dans les premiers épisodes de l’anime c’est son humour et le personnage de Yato, dieu clochard porté sur l’alcool aux rêves irréalisables. Il est très drôle, décalé et attendrissant. Le personnages de Hiyori est intéressant aussi. On n’a pas à faire à l’habituelle godiche qu’il faut sans cesse sauver et qui ne sait que chialer. Bon… Hiyori aussi il faut la sauver, et puis elle est innocente, gentille, naïve, pleine de bonne volonté… bref c’est une héroïne de manga ! Mais elle a quelque chose de plus, une personnalité forte, sans être une des héroïnes gueulardes qui tapent d’abord et réfléchissent après. Elle est pleine de tendresse et naïve, surtout quand il est question de sentiment amoureux, mais elle a une réflexion mature et son courage se manifeste surtout dans les décisions qu’elle prends plus que dans les risques ou la bagarre. Ce n’est encore qu’une jeune fille, mais on sent qu’elle peut devenir une femme forte, pas une midinette. Elle est aussi attachante et bien moins caricaturale que de nombreuses héroïnes d’anime tout en restant très classique comme personnage.

Le personnage de Yukine, nouvelle arme spirituelle que Yato prends à son service après quelques épisodes aurait pu être touchant lui aussi, mais ce n’est pas si bien réussi. Yukine est un adolescent dont le sort fut tragique, mais ses réactions, bien que compréhensibles et plutôt réaliste pour un ado, le rendent plus agaçant que touchant. Hiyori se montre bien plus mature que lui.

Au fils des épisodes, le côté humoristique laisse place à plus d’action, puis plus de tragédie. Les larmes commencent à couler et c’est Hiyori qui devient d’abord le héros qui sauve, puis la jouvencelle qu’il faut sauver. cette dernière partie et sans conteste la moins intéressante de toute l’anime. Tout d’abord pour son manque d’originalité : le méchant super-fort-boss final qui menace la belle au cœur pur et sans défense. Le héros beau et fort qui est prêt à mourir pour la sauver… sortez les violons, les cymbales et toutes l’orchestre, c’est du lourd. Oui, un peu trop lourd justement. Alors que l’anime se distinguais par des héros sortant un peu de l’ordinaire, on retombe dans du très classique où tout les personnages ont perdu leur attrait premier. Mais heureusement pour nous cette phase n’est pas trop longue et l’anime se termine avant de nous avoir assommé de banalité.

En conclusion une anime très sympa, court et dynamique, avec de bons personnages qui savent sortir de l’ordinaire tout en restant classique. C’est pas inoubliable mais j’ai pris beaucoup de plaisir à le regarder.

Opening:

Hello Sleepwalkers

Ending :

Tia

-_-_-_-_-

Le coin des curieux

Ayakashi, ça va faire mal !

Nous avons déjà vu apparaitre les ayakashi avec l’anime Mononoke (si vous ne l’avez pas encore vu, remédiez immédiatement à cet impaire !) et Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi.

Dans Noragami, les ayakashi sont des esprits malveillants nés des émotions négatives des êtres humains. Ces émotions négatives se condensent et prennent vie. L’ayakashi ainsi né va à son tour influencer les humains et laisser ses émotions négatives l’envahir et lui faire perdre le contrôle, le faire passer de l’autre côté de la barrière. Leur forme varie, mais leurs intentions sont toujours mauvaises.

téléchargement (1) téléchargement

Plus généralement, le mot ayakashi, désigne les yokai (esprit divers et varié appartenant au folklore japonais) qui apparaissent au bord de l’eau. Les ayakashi sont aussi appellé mononoke. Je n’ai pas vraiment réussi à saisir la différence exacte entre un mononoke, un ayakashi, un yokai ou encore un youi (voir Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi). J’ai le sentiments que plusieurs nom peuvent désigner une même sorte d’esprit et qu’inversement divers types d’esprit peuvent se regrouper sous un même nom. C’est un peu confus, va falloir que j’approfondisse.

Caché ce dieu que je ne serais voir

Ce qui est amusant aussi, dans cet anime, c’est de côtoyer quelques uns des dieux du panthéon japonais.

Tenjin

TenjinTenjin (天神) est le dieu shinto des lettre et des études. Ce dieu est assimilé à Sugawara no Michizane, lettré et poète de l’ère Heian, mort de désespoir après avoir été accusé de trahison contre l’empereur. Juste après sa mort, la capitale fut frappé par de violents orages. On attribua alors ces événement à l’esprit de Michizane en colère. L’empereur, pour apaiser son esprit, rétablit son nom et fit construire un temple afin qu’il y soit vénéré sous le nom de Tenjin, dieu du ciel. D’abord considéré comme un dieu des catastrophes naturelles, on le considérera comme patron des érudits durant la période Edo puisque, de son vivant, Michizane était connu pour son talent de poète. Il est coutume, de nos jours, d’aller prier au temple de Tenjin avant les résultats d’examens.

On associe à Tenjin le prunier (ume) et le taureau.

Le Tenjin de l’anime reste très proche de son modèle.

Sugawara no Michizane par Kikuchi Yôsai

(sources : Kami)

Bishamon

BishamonBishamon (毘沙門) est une divinité bouddhique appelé Vaiśravaṇa en sanskrit. Bishamon est une des 4 divinité des horizons, dieux protecteurs de la loi bouddhique. Il est le roi protecteur du nord. Au Japon il est considéré comme le dieu des guerriers et est assimilé à l’un des trois kami shinto de la guerre, il est aussi appelé Tamon.

Bishamon fait partie des 7 divinités du Bonheur (七福神). Celle-ci arrivent à la nouvelle année pour distribuer des présents aux personnes méritantes. Les sept divinités du bonheur sont souvent représentées sur Takarabune , le navire aux trésors.

Contrairement à Tenjin, ici Bishamon n’a presque plus rien de son modèle si ce n’est qu’elle (parce que dans l’anime Bishamon devient une femme, super sexy en plus) est une grande guerrière.

Bishamon au temple de Tôdai-ji

(source : Vaiśravaṇa)

Ebisu :

KofukoEbisu est le dieu des pêcheurs, des marchands et de la prospérité. C’est aussi un des sept dieux du bonheur.

Dans l’anime Kofuko, déesse de la pauvreté, se fait passer pour lui, mais n’attire que la disgrâce atours d’elle.

statue de Ebisu à Kensen-numa

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Shion no ou

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas parlé d’anime ! Ces derniers temps j’ai du mal à trouver une série qui me convienne. J’avais remarqué ce titre lors de sa sortie en manga (King of shôgi). Mais je l’ai laissé de côté jusqu’à récemment. Fatigué de la lecture, j’avais envie de regarder une série et je me suis souvenue de ce titre. Bonne pioche !

L’histoire :

Shion, jeune fille de 13 ans, est une surdoué du shôgi, jeu d’échec japonais. Elle devient professionnel, mais, avec sa promotion, son douloureux passé resurgit. Alors qu’elle n’était âgée que de 4 ans, ses parents ont été assassinés devant elle. Depuis elle a perdu l’usage de la parole. Adopté par son maître de shôgi, elle a grandi entouré d’amour. Mais ses douloureux souvenir resurgissent à cause des menasses qu’elle reçoit. Le meurtrier de ses parents est toujours en liberté. Alors que Shion s’apprête à livrer bataille sur l’échiquier (ou plutôt le shôgiban) lors d’un tournois ouvert à tous, les inspecteurs de polices poursuivent leur enquête pour retrouver le meurtrier.

Mon avis :

22 épisodes pour découvrir que j’avais tout compris à l’épisode 2 ! Enfin… pendant un moment ils ont tout de même réussi à me faire douter de mes conclusions hâtives. En tout cas, cela n’a pas gâché mon plaisir.

En bon anime de sport, les parties de shôgi prennent des allures de véritables terrains de guerre où affrontent de puissants stratèges. La tension des match est très bien rendue. Et j’avais beau ne rien y comprendre, je suivait avec passion le déroulement des parties. Mais l’anime ne s’arrête pas au sport lui même, il réussi un bon mélange entre entrigue sportive et intrigue policière. On suit l’enquête. Et on découvre peu à peu le passé douloureux de Shion. Mais qui est le meurtrier ? Pourquoi a-t-il tué ses parents ? La question que l’on se pose c’est surtout pourquoi.

Ce n’est pas le mystère du sciècle tous les indices sont donné et avec un peu de déduction on comprends tout. Le qui, le comment et le pourquoi. Mais celà reste amusant de voir les différents personnages arriver à ces conclusions. D’épier leur réactions.

Les épisodes ont un bon rythme et on les enchaîne avec plaisir, sans se lasser, sans temps morts. Les personnages sont intéressants et le graphisme plutôt agréable, sauf peut-être pour le personnage principal, Shion, qui a des drôles de proportions. Ses yeux sont trop grands. Mais peut-être, privé de parole, ses yeux sont devenu sa façon de pouvoir s’exprimer c’est pourquoi ils sont si grands.

Une bonne série, excellente façon de découvrir le shôgi. Si cela ne ma pas vraiment donné envie de m’y mettre (les règles ont l’air vraiment trop compliquées pour moi) j’ai néanmoins été ravie d’en apprendre plus sur ce jeu et sur son organisation au Japon.

Le Staff :

titre original :  しおんの王

Réalisateur : Kawase Toshifumi (Ueki no Housoku, Tenjou Tenge)

Chara designer : Numata Seya

Musique : Yamashita Kosuke (Chihayafuru, Ozuma)

Studio : Studio Deen

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Le coin des curieux :

Le manga  etc. :

Avant d’être une série animé, Shion no Ou est un manga dessiné par Jiro Ando et écrit par Masaru Katori. Le manga est disponible en français chez Pika, dans la collection seinen, sous le titre King of Shôgi. La série est terminé en 8 volumes. Elle fut prépublié dans la revue Gekkan Afternoon de 2004 à 2008.

Personnellement je n’ai pas lu le manga et le dessin de Ando n’est pas vraiment pour me plaire. Ceci dit, la critique parue chez Paoru.fr donne envie 🙂

Avec l’adaptation en anime en 2008, Shion no ou, a aussi eu droit à son jeu vidéo pour nintendo DS.

Le shôgi, c’est quoi ?

On parle de jeu et à ce stade vous vous demandez peut-être ce qu’est le shôgi exactement. Voici quelques info pour les plus curieux 😉

Le shôgi (将棋) est un jeu de société traditionnel japonais s’apparentant aux échecs. Deux joueurs s’affrontent sur un plateau de jeu, le shôgiban, dans le but de prendre le roi de l’adversaire. Les joueurs jouent chacun leur tour, en déplaçant leur pièces ou en parachutant une pièce prise sur le plateau. Chaque pièce a un mouvement préci. Quand une pièce s’arrête sur une case occupé, la pièce de l’adversaire est capturé et déposé à côté du plateau. Contrairement au jeu d’échec, les pièces prises peuvent être parachuté sur le plateau à tout moment. Le jeu s’arrête quand le roi de l’un des deux joueurs est échec et mat ou que, sentant la défaite inéluctable, l’un des adversaires abandonne et avoue vaincu.

Très populaire au Japon (on le voix d’ailleurs souvent apparaître au détour d’une page ou d’une scène dans les manga/anime) le jeu est peu rependu en France. Il existe pourtant une fédération du Shôgi française et si vous voulais en savoir plus sur ce jeu, je vous invite à visiter leur site.

shôgiban - shion no ou

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Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi

Ah ! ça fait du bien des vacances ! J’ai enfin le temps de regarder quelques animes. C’est que ça commençait à me manquer !

Histoire de ne pas trop être désorientée, je reprends avec un genre que je connais bien : histoires fantastiques et chasseur de démons s’inspirant du folklore japonais. Aujourd’hui se sera Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi, une série des studios Bones.

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Synopsis :

Edo, ère Tenpô. Ryûdô Yukiatsu, samouraï devenu vagabond, se fait enrôler dans le Bansha Aratamesho, un groupe bien étrange qui, sous les ordre de Ogasawara, débarrasse la ville des Yôi (妖夷), sorte des démons qui s’en prennent aux humains. Ryûdô Yukiatsu possède le pouvoir d’extraire le ayagami de toute chose, autrement dit il peut extraire le vrai nom des chose (sinogramme les représentant) et s’en servir.

Les membres du Bansha Aratamesho se font appeler les ayashi (奇士). La troupe est formée de Ogasawara Hôzaburô, leur chef, jeune samouraï ayant étudié les sciences occidentales et luttant pour le réhabilitation du Rangaku. Edo Genbatsu, prêtre shinto à l’allure féminine. Abi, guerrier des montagnes. Saizô, jeune fille d’un directeur de théâtre travestie en garçon pouvant exécuter une danse divine. Et enfin, dernier à être recruté, Ryûdô Yukiatsu, vagabond de plus de 40 ans doté d’un grand pouvoir (et des superbes yeux).

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La série fait 25 épisodes et je les ai enchaînés assez rapidement. Chaque épisode se terminant sur un moment de suspense, difficile de décrocher et d’aller se coucher. L’ensemble est pourtant assez répétitif : un nouveau yôi apparaît, les ayashi arrivent, tentent de le détruire et c’est bien sûr Yukiatsu qui réussi à le tuer. C’est un peu près la trame de tous les épisodes ce qui fait que… on évite tout de même les nuits blanches car on finirait par s’ennuyer à tout regarder d’un coup.

Evidemment, à côté de cette trame principale, on a un développement qui nous permet de mieux connaitre les personnages et leur passé, ainsi que celui de plusieurs personnages secondaires dont une jouant un très grand rôle : Atoru, jeune fille aztèque ayant le pouvoir de créer des yôi.

Dans son ensemble la série est bien construite alliant scènes d’action, humour et émotion. Le côté émotion aurait cependant mérité un meilleur traitement, à force de voir Atoru pleurer, elle commençait à me gonfler et la scène finale (enfin avant épilogue)… bref, on retombe toujours sur les mêmes choses et ici ça marche pas terrible. Ce qui est sympa c’est le caractère des différents personnages, et les combats contre les monstres. L’idée d’extraire le vrai nom des choses et de le transformer en pouvoir est intéressante. Ce n’est pas la première fois que je la voie mais c’est bien exploité. Et si on aime les kanji (petit clin d’œil à Lili) c’est intéressant de voir que les sinogrammes qu’il extrait ont une forme archaïque. Heureusement Ogasawara est là, avec son petit carnet, pour nous traduire, expliquer et montrer le kanji moderne qui en découle.

Graphiquement je l’ai trouvé très sympa, j’aime beaucoup le dessin des yeux que je trouve expressif et charmant, surtout ceux du beau Yukiatsu <3 Et oui, j’ai craqué ! Pour une fois que le héro n’est pas un jeune éphèbe, faut bien que j’en profite ; )

Pour conclure une anime bien sympa. Qui ne me laissera pas un souvenir impérissable mais qui m’a fait passer un bon moment tout en émoustillant ma curiosité.


Fiche technique:

Titre original : 天保異聞 妖奇士

Studio : Bones

Année de production : 2006

Réalisateur : Hiroshi Nishikiori (Jyu Oh Sei)

Idée originale et Scénario : Aikawa Shô (Fullmetal alchimiste)

Chara design : Kawamoto Toshihiro (Cowboy Bebop, Wolf’s rain)

Musique : Otani Ko

Site officiel

Anime non licencié en France, pour une fansub voire ici

Opening 2 de Captain Straydum:

La série a été adapté en manga par Ninagawa Yaeko, à en juger par la couverture, je préfère le chara design original, le personnage sur la couverture manque de personnalité.

 ghost-slayers-ayashi.jpg


Le coin des curieux :

Et oui, dans cet anime il y a matière à émoustiller ma curiosité ! A commencer par les yôi.

Youi :

J’ai l’habitude des créatures mythologiques japonaises et pourtant je ne cesse d’en découvrir. Il y a les youkai qu’on a pu voir dans Natsume no yuujinchou, les mononoke et ayakashi dans Mononoke, les mouryou dans Mouryou no hako et voilà que maintenant on me parle de youi, des soit disant démons qui peuplent les terres japonaise.

Que sont donc ces démons ? Et ben à vrai dire, je n’ai pas trouvé grand chose à ce sujet. Au fait j’ai rien trouvé du tout, si ce n’est la façon dont ça s’écrit sur wikipedia : 妖夷

Faute de trouver autre chose je me suis alors concentré sur ces deux kanji :

妖 (you) est le même sinogramme que l’on trouve dans youkai, peut se traduire par « attractif ». Se kanji peut aussi se lire ayakashi.

夷 (i)  signifie barbares

Tenger me propose une autre écriture : 妖異, mot utilisé comme synonyme de youkai. On y retrouve 妖 suivi cette fois du kanji 異 qui signifie étrange, bizarre. Ce qui colle bien avec leur nature. J’ai d’ailleurs retrouvé ce mon dans le dictionnaire en ligne Denshi Jisho ou l’on nous donne comme traduction « mysterious occurrence » (pour voir le détail des kanji cliquer ici)

ayakashi-ayashi-5594.jpg

Ayashi :

Les membres du Bansha Aratamesho se font appeler ayashi : 奇士

士 (shi) signifie samouraï, quant au caractère 奇 (aya) signifie étrange. Un nom bien trouvé pour ses guerriers de l’étrange qui chassent et pourchassent démons en tout genre. Et, chose amusante, que je vois pour la première fois : les mangent ! Et oui, ces messieurs-dames raffolent de la chair de youi. Une fois le youi détruit celui-ci se transforme en un gros tas de chair dont les ayashi s’empressent de faire ragoût et sushi. La viande de youi aurait, semble-t-il, un goût exquis effaçant toute nourriture terrestre.

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Kawanabe Kyôsai :

kawanabe-kyosai.jpgPersonnage secondaire, le jeune peintre apparaît un peu comme témoin des exploits de nos héros (et soupirant de la belle Atoru). En réalité Kawanabe Kyôsai est un artiste ayant réellement existé. Il est né en 1831 et mort en 1889, peu après la restauration Meiji.

Durant les troubles du Bakumatsu, il se fait un nom en tant que caricaturiste et est même arrêté plusieurs fois par les autorités shogunales. Il est également connu pour ses desseins s’inspirant du folklore japonais.

Ici il n’est encore qu’un jeune apprenti.

Pour voir quelques une de ses peintures cliquez ICI

Ere Tenpô et rangaku :

L’ère Tenpô va de 1830 à 1844. L’anime se déroule durant la 14ème année de l’ère Tenpô, autrement dit la dernière.

Le pays est déjà divisé entre ceux qui veulent assurer l’isolationnisme du Japon et ceux qui veulent ouvrir le pays aux sciences venues d’ailleurs et au commence international.

Ogasawara veut faire reconnait l’utilité du Rangaku. Le rangaku c’est l’étude des sciences occidentales permis par les échanges avec les hollandais, seul à pouvoir commercer avec le Japon durant la période Edo.

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Romance d’Outre-Tombe

 romance-d-outre-tombe.jpg

One-shot de Natsuki Sumeragi regroupant 3 contes :

L’histoire du Temple Shuzen (après l’histoire originale de Kidô Okamoto) :

La fille d’un sculpteur de masques rêve d’entrer au service d’un noble. Son rêve se réalise quand le Shogun Yori-ié Minamoto l’amène avec lui. Mais le rêve sera de courte durée, le Shogun, victime de complot, connaîtra une fin tragique.

L’ogre de Sôzudono :

Le frère cadet d’un dignitaire de la cour utilise une légende locale qui prétend qu’un ogre vit à Suzudono pour assassiner son frère aîné et hériter de son poste. Mais le fils de ce dernier n’est pas dupe.

Romance d’outre-tombe (d’après Liang Sha-bo et Zhu Ying-tai) :

Ying-tai, jeune fille de bonne famille veut partir étudier, mais cela est impossible pour une femme. Sa ténacité finira par convaincre son père de la laisser partir, déguisée en homme, mais pour un an seulement. A l’école elle se liera d’amitié avec un jeune homme. Leur amitié va se muer en amour, mais ce n’est pas ce que la famille de Ying-tai avait prévu pour elle.

De la romance oui, mais d’outre-tombe…

 Le dessin de Natsuki Sumeragi est superbe. Elle nous amène dans le Japon des « samouraïs de l’Est », à la cours de Heian et même dans la Chine des Tang. Un voyage réussi. Les histoires sont classiques, mais très bien réalisées. C’est beau, émouvant et même terrifiant (l’histoire de Yori-ié est vraiment terrible!).

Une lecture très agréable qui ouvre une porte vers la culture classique japonaise et chinoise et donne envie d’en savoir plus. Le dessin, à l’instar des histoires, est très classique. Cependant il est très beau, très doux, les visages androgynes et les tenues sont d’une très grande élégance. Si la première et la dernières histoires s’inspirent de récits existant, l’ogre de Sôzudono est une création de Natsumi Sumeragi et je la trouve très bien construite. Bien que très courte, la chute est excellente.

La première lecture de ce manga (il y a longtemps, alors que je découvrait à peine les manga) ne m’avait pas spécialement marqué. J’en gardais un souvenir assez vague. A la relecture, je l’ai beaucoup plus apprécié et ai très envie de découvrir les autres manga de l’auteur.

natsuki_sumeragi.jpgNatsuki Sumeragi



Le coin des curieux :

L’histoire du temple Shuzen :

Ici la mangaka s’inspire directement d’une pièce de kabuki : Shuzenji monogatari (修善寺物語). Cette pièce, écrite en 1908, eu un grand succès et fit connaître son auteur, Kidô Okamoto (岡本 綺堂) (1872-1939) qui, par la suite écrivit de nombreuses pièces de kabuki mais également des roman policier. Il est connu pour sa série Les enquêtes de l’inspecteur Hanshishi, ambienté dans le Japon féodal d’Edo.

De cet auteur très prolifique, les Éditions Philippe Picquier, proposent Fantômes et kimonos et Fantômes et samouraïs. Pour en savoir plus, aller sur le site de l’éditeur : link

La pièce de Kidô, Shuzenji monogatari, s’inspire à son tour de la vie de Minamoto Yoriie (源 頼家(1182-1204), deuxième shogun du bakufu de Kamakura. Celui-ci avait été envoyé en exil au Temple de Shuzen ou il fut assassiné en 1204, alors qu’il n’était âgé que de 22 ans. Le meurtre fut commandité par son propre grand-père qui usurpa le pouvoir de shogun. Dans le musé du Temple (toujours existant de nos jour) on peut voir un masque qui, selon la légende, représente le visage de Yoriie déformé par la mort, il fut empoisonné.

Yoriie-s-mask.jpgMasque de Minamoto Yoriie

Sources : Shuzenji Temple

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Brendan et le secret de Kells

Le cadeau que je nous ai offert à Mimiko et moi-même pour nos anniversaires (^_^)

brendan et le secret de kells

Titre original : The secret of Kells

Réalisateur : Tomm Moore

Co-réalisateur Nora Towmey

Scénario de Fabrice Zidkowski, d’après l’oeuvre originale de Tomm Moore

Musique de Bruno Coulais

Co-produit par Cartoon-Saloon (Irlande), les Armateurs et France 2 Cinéma (France), Vivi Film (Belgique)

2009

durée : 75 minutes

site officiel

Synopsis :

Brendan, jeune moine, vit a Kells sous la tutelle de son oncle, l’abbé Cellach. Ce dernier ne pense qu’à une chose : construire des remparts assez solides pour protéger Kells des terrible vikings qui ravagent l’Irlande à cette époque (9ème siècle). C’est ici que frère Aidan, grand enlumineur et gardien d’un livre inachevé, vient se réfugier. Le vieux moine prendra Brendan sous son aile et l’initiera à son art. Poussé par Aidan, Brendan va quitter pour la première fois la forteresse et pénétrer dans la forêt où il rencontrera Aisling, un (ou plutôt une) esprit de la forêt qui l’aidera dans sa quête.

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Ce que nous en avons pensé, Mimi-chan et moi :

C’est un très beau film dont le graphisme original m’a rapidement séduite. Le dessin est très stylisé, avec des personnages très géométriques et anguleux qui contrastent avec le décor, surtout
celui de la forêt où les rondeurs, nœuds et arabesques rappellent les dessins celtiques. C’est surtout dans la forêt que la richesse du décors s’exprime, c’est très beau et l’abondance de la nature y est très bien rendue. Elle peut paraître à la fois hostile et accueillante, dangereuse et paisible.

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 Outre son dessin beau et original, Brendan et le secret de Kells possède de jolis personnages : Brendan, jeune moinillon curieux que la soif de connaissance va pousser au plus grand des courages. Aisling, l’esprit de la forêt, est aussi très attachante, vive, insaisissable comme un courant d’air, elle se prend d’affection pour le jeune Brendan en qui elle trouve un ami.

Aidan, artiste un peu fou, sage et espiègle, apporte à Kells et à Brendan l’air d’aventure et de fantaisie qui lui manque. Tout le contraire de l’abbé Cellach, qui est toujours sérieux et dur. Mais derrière cette façade se cache une grande générosité et amour de son prochain qu’il veut protéger de la barbarie des Viking. Les viking parlons-en ! J’ai rarement vu des méchant aussi effrayant et inquiétant que cela. Ils nous donnent vraiment la chair de poule.

A Kells on rencontre d’autres moines, tous bien amusants, bien que l’anachronisme de leur présence nous surprenne. Qu’un moine italien, anglais ou allemand se trouve à Kells au 9ème siècle, soit. Mais le noir et le chinois, c’est tout de suite moins crédible.

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On retrouve dans cette histoire tous les éléments du conte de fée et de la quête initiatique et ça marche. Il y a un bon équilibre entre humour et suspens, action et réflexion, joie et tragédie.
Et tout est bien qui fini bien pour la plus grande joie des petits. Certaines scènes sont vraiment dures et angoissante, j’ai même eu peur que cela soit trop pour Mimi-chan. Mais non ! ça fait peur comme un bon conte de fée se doit de faire peur. D’ailleurs, je parle, je parle, mais qu’en a pensé la petite Mimi ? Et bien, elle adore. Elle l’a déjà vu et revu. ça l’intrigue beaucoup, ça l’impressionne sans pour autant lui faire vraiment peur, bref elle est captivé.

brendan-et-le-secret-de-kells---l-abbe-de-kells.jpg

Et pour son plus grand bonheur, le DVD offre des petit bonus sympa pour les enfants : des jeux et même des coloriages. On y trouve également la version en breton, mais, ça on n’a pas essayé.

brendan et le secret de kells - brendan et aisling

La bande annonce :

 

– Tout ne s’apprend pas dans les livres, vous savez, frère Aidan

– Hehe… J’ai déjà lu ça quelque part

J’adore 🙂

Voilà un cadeau réussi ! Mère et fille sont ravie. Si vous ne connaissez pas ce film je vous le conseille vivement. Et si vous l’avez déjà vu, je vous invite à partager vos impressions en laissant un petit com’  😉



Le coin des curieux :

Hein, quoi ?! C’était pas fini ? Ben non, pour les plus curieux il y a du rab 😉

Le livre de Kells :

Le fameux livre enluminé dont il est question dans ce film existe vraiment. Il s’agit du Livre de Kells (Book of Kells), également connu sous le nom de  Grand Evangéliaire de Saint Colomban. C’est un manuscrit enluminé réalisé par des moines de culture celte au IX siècle. Il Tient son nom de l’Abbaye de Kells ou il a était gardé jusqu’au XVII siècle.

Le livre, resté inachevé, contient les 4 évangiles du nouveau testament ainsi que des notes explicatives écrit en latin. Il est très richement illustré. La qualité de ses enluminures en font un véritable chef-oeuvre. La traditions veut que le livre ai été commencé par Saint Colomban lui-même, mais cette théorie à été démentie par des analyses paléographiques. La véritable origine de ce livre reste mystérieuses et plusieurs hypothèses existent toujours. Une chose est certaine, c’est que le livre est intimement lié à la Communauté religieuse fondé par Saint Colomban, l’Abbaye de l’île de Iona et l’Abbaye de Kells.

Pour la petite anecdote, la couleur verte des enluminure ne vient pas de baie comme on le raconte dans le film mais de malachite broyé, il s’agit d’un minerais.

Aujourd’hui le livre est exposé à la bibliothèque du Trinity College de Doublin.

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L’Abbaye de Kells :

L’Abbaye de Kells a été fondé au IX siècle par des moines originaires de l’île de Iona, une des îles Héberides sur la côte ouest de l’Ecosse où se trouvait une communauté religieuse fondé par Saint Colomban. Les ravages causé par les raids vikings ont rendu l’île trop dangereuses et les moines se sont retiré a Kells, dans le comté de Meath en Irlande. C’est en 814 que Cala, l’abbé de Iona, quitte l’île pour Kells. Les vestiges de la tours monastique ronde sont encore visibles.

Comme dans le film, l’Abbaye de Kells fut attaqué à plusieurs reprises par les vikings. le Livre de Kells y fut volé en 1006 et restitué deux mois plus tard sans sa couverture.

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Les enluminures :

Je vous parle de livres enluminé, d’enlumineurs… Mais savez-vous ce que sont les enluminures ? Il s’agit des peintures ou dessins que les moines enlumineurs exécutaient sur les livres manuscrit rédigés par les moines copieurs du Moyen Âge. Il peut s’agir de simples lettrines comme d’illustration plein page. Les moines enlumineurs devaient maîtrises l’art du dessin , de l’élaboration des pigments et de la coloration.

Tomm Moore :

Co-fondateur et directeur de Cartoon Saloon, il a travaillé sur plusieurs projet d’animation avant de signer ici son premier film en tant que réalisateur.

Vous pouvez suivre son actualité sur ses blogs The Blog of Kells ou Song of the Sea, son prochain film.

Brendan et le secret de kells c’est aussi une BD :

Après le film, Tomm Moore en a fait une BD de deux tomes. Et elle est dispo chez Glénat : link

Cette fois, c’est la vrai fin.

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