Luno – Kei Toume

Une histoire de mort-vivant étrange et originale. J’ai beaucoup aimé le scénario à la fois simple et efficace, qui nous offre une histoire originale sur le thème des morts-vivants, pourtant très commun. Kei Toume l’aborde d’ailleurs dans un autre de ses manga que j’aime beaucoup : Kuro Gane. Ces deux manga sont très différents l’un de l’autre, mais l’un comme l’autre apportentent une touche d’originalité sur un thème surfait.

Dans Luno, les personnages principaux sont deux enfants qui lient immédiatement une très forte amitié. On peu regretter la trop grande rapidité dans la naissance de tel sentiments, mais le format one-shot oblige à quelques raccourci. Du coup, Tito, le jeune garçon solitaire, et Zeta, la jeune fille qui vie sous les ponts deviennent les meilleurs amis du monde alors qu’ils viennent tout juste de se rencontrer. Ils sont même prêt à mourir l’un pour l’autre. Cette exagération enlève du réalisme à l’histoire et surtout aux personnages. Risquer sa vie oui, mais il faut au moins savoir pourquoi. Juste pour une promesse faite à une presque inconnue, aussi jolie soit-elle, c’est un peu exagéré. Exgérés sont aussi les réactions des personnages. On est dans un manga me diriez-vous. Quoi de plus normal ! Ce qui est troublant c’est peut-être l’ambiance très mature qui plane sur ce récit et qui contraste parfois avec les réactions simplistes et enfantines des personnages dans certains passages. Ce décalage on le retrouve souvent, je trouve, dans les manga de Kei Toume. L’ambiance y est toujours pesante et mature, alors que, si on s’attarde sur les details, qu’on pinaille sur tel ou telle expression, on découvre des personnages pas toujours très matures. Enfin, étant donné qu’ici les héros n’ont qu’une douzaine d’années, cela n’est pas vraiment dérangeant.

Au fait j’a du mal à exprimer avec exactitude mon sentiment. J’ai aimé cette histoire, l’ambiance qui s’en dégage et le scénario. Peut-être est-ce justement parce que je l’ai aimé que je resent une certaine frustration. Ce scénario aurait sans doute mérité d’être mieux travaillé, plus approfondi. Une histoire plus longue aurais sans doute laisse le temps à l’auteur de mieux construire ses personnages et leur donner la profondeur qui leur manque. Tout se passe trop vite.

Malgré tout il y a de très jolis passage et quelques répliques particulièrement bien placé. C’est ce que j’aime dans les manga de Kei Toume. Des dialogue très bien tourné.

Côté dessin, on reconnait le trait de l’auteur avec son aspect esquissé, mais ici, il est peut-être plus banal que dans d’autres de ses œuvres. Quant à l’impression, cet album nous offre une couverture cartonné et des planches couleurs (chez Kana). Personellement je me moque bien de la coureture cartoné. J’ai toujours préféré les livres de poche. Et quant au planches couleur… la cloration n’est pas vraiment le point fort de l’auteur. Je préfère, et de loin, ses dessins noir et blanc.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *