Max, le livre qu’ « on adore détester »

Cela fait plusieurs semaines que j’ai fini ce roman mais je n’arrivais pas a en parler. Je ne suis pas sure de trouver les mots juste et je serais assez brève mais je pense que ce livre mérite que j’y consacre quelques lignes.

Je l’ai acheté après l’avoir aperçu dans plusieurs c’est lundi que lisez-vous à droite et à gauche. Tout le monde semblait enthousiaste et je cherchait un roman pour mon neveu. Mais avant de lui offrir j’ai voulu le lire et… je ne lui ai jamais donné.

Pourquoi ? Parce que je l’ai trouvé beaucoup trop dur ! La vie est déjà assez compliquée comme ça sans qu’on vienne leur faire perdre tout espoir en l’espèce humaine avant même qu’il aient pu quitter le nid. Pourtant il s’agit d’un très beau roman.

l’histoire :

L’histoires nous est racontée à la première personne par un enfant née dans un lebensborn, sorte de maternité crées par les nazi où on met au monde des enfants soumis à une sélection raciale drastique pour crées les élites de demain. L’histoire commence à quelques heures de l’accouchement, le héros nous raconte comment il est venu au monde, comment il a passé avec sucés toutes les sélections raciales, ses premiers mois de vie auprès de sa mère, puis auprès des nourrices avant être envoyé en Pologne pour une nouvelle mission : recruter des enfants polonais répondant aux critères raciaux afin d’être arraché à leur familles et germanisé dans des écoles spéciales.

Endoctriné dès le berceau, le héros est tiraillé toute son enfance durant entre les sentiments humains qu’il éprouve et la croyance en une idéologie inhumaine. La rencontre avec un jeune polonais va bouleverser sa vie.

Pourquoi je n’offrirais pas ce roman à mon neveu ?

Au début je n’ai pas trop accroché au récit. Toutes la partie se déroulant au lebensborn était assez ennuyeuse et j’ai du me forcer pour continuer. Puis le récit s’intensifie et devient de plus en plus passionnant avec le départ de Konrad pour la Pologne. Là j’étais prise par le roman mais je ne cessais de me poser une question : pourquoi écrire ça ?

Le récit est terrible. C’est dur. Ce roman ne m’a pas seulement arraché des larmes il m’a donné la nausée. Et si j’ai trouve, en le refermant, qu’il était très bien écrit je n’ai pas envie de donner la nausée à mon neveu. Je m’interroge sur le but et l’utilité d’un tel roman. C’est douloureux à lire et assez désespérant. Je comprends la nécessité de ne pas oublier les atrocités commises par le parti nazi, mais là j’ai trouvé le récit tellement dur que l’humanité parait monstrueuse et il y a peu de place pour l’espoir. C’est à vous faire regretter d’appartenir à l’espèce humaine. Je souviens enfant avoir pris conscience de ce qu’il y a de pire en l’être humain et avoir pleuré parce que j’en était un moi-même. Ce livre m’a replongé dans cet état d’esprit et ce n’est pas une chose que je souhaite communiquer à mes enfants, neveux et nièces. Je veux leur transmettre de l’espoir, leur faire croire que tout est possible, qu’il peuvent être les acteurs d’un monde meilleur. En leur faisant lire ce livre j’aurais l’impression de leur dire « regarde à quelle espèce immonde tu appartient ».

Ce livre m’a vraiment mis très mal à l’aise. Et c’est là aussi sa force. Dans la quatrième de couverture on peut lire « on adore détester Max et on ne déteste pas l’adorer ». Après les premiers chapitres je ne comprenais pas. Après avoir fini le roman non seulement je comprends, mais j’adhère complètement. C’est un très beau livre, très bien écris qui vous bouleverse mais qui raconte des choses détestable qu’on préférerais ne pas entendre.

J’ai donc décidé de ne pas l’offrir à mon neveu qui n’a que 12 ans mais je vais le laisser là dans mon étagère roman jeunesse mis à leur disposition pour que, le jour où il le désire, il puisse le lire.

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2 réflexions au sujet de « Max, le livre qu’ « on adore détester » »

  1. Je comprends ton ressenti, sur le coup je me suis aussi sentie mal à l’aise face à la bêtise de l’homme.

    Peut-être qu’en effet ce n’est pas un roman à mettre entre les mains des plus jeunes, mais je trouve qu’il ne faut pas chercher une justification à sa raison d’être.

    Chouette chronique !

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