Shelock en bulles

Pour le rendez-vous BD du mois British Mysteries j’vais envie de présenter quelques adaptation du célébrissime Sherlock Holms en bande dessiné.

On commence avec une bd franco-belge Baker Street, tome 1 : Sherlock Holmes n’a peur de rien.

Nicolas Barral et Pierre Veys nous proposent une version humoristique et parodié du célèbre  détective et son acolite. Plusieurs petites intrigues sont présentées dans ce tome et Sherlock cherche toujours une solution un peu trop compliquée ! Très susceptible Sherlock n’hésite pas a se venger sur le pauvre Watson incapable accepter la moindre humiliation.

J’ai trouvé cette bd plutôt amusante. J’en ai surtout apprécié le côté espiègle des personnages. Sherlock y est délicieusement insupportable (ne l’est-il pas toujours ?). Quand aux intrigues elle sont un peu trop légères. Il n’y a pas vraiment de mystère à résoudre dans cette bd, on est surtout là pour se moquer de nos deux héros. Sympathique donc, mais sans plus.

sur le site de l’éditeur

Poursuivons avec une autre série franco-belge du rayon jeunesse. Les Quatre de Baker Street de Olivier Legrand, Jean-Blaise Djian et David Etien. Cette série me faisait de l’œil depuis un moment. La série comte plusieurs tomes, j’ai lu les deux premier : L’affaire du Rideau bleu et Le dossier Raboukine.

Dans cette série, ce n’est pas tant le célèbre détective privé qui est à l’honneur, mais un petit groupe de mômes, ses franc-tireurs de Baker Street, ces gosses des rue que Holmes à l’habitue d’employer pour surveiller en tout discrétion ses cibles. Qui remarque des enfants des rues dans le Londres de cette fin XIX ? C’est parmi les mendiants, les prostitues et les ouvriers épris de boisson que ce faufilent les quatre de Baker Street, trois mômes et un chat. S’ils sont les petits yeux de Shelock, les gamins se retrouve à mener leur propres enquêtes. Dans le premier tome c’est la fiancé de Black Tom qui s’est fait enlever juste sous ses yeux. Hors de question de rester les bras croisé et comme Sherlock Holmes est absent faut bien mener l’enquête seuls. Dans le deuxième volet, les mômes de rues se retrouvent impliqué dans une histoire opposant la police secrète tsariste à des anarchistes venu chercher asile à Londres. Holmes étant sur le continent, les gamins vont devoir aider la belle Katia en attendant le retour du maître.

Le trio et leur chat sont très sympathiques. J’ai beaucoup aimé le dessin et les couleurs. Le trait est très expressif et l’ambiance du Londres de l’époque est bien rendue. Le trait n’est pas particulièrement original mais je le trouve très plaisant et ça colle parfaitement à l’ambiance du récit. Celui-ci est bien rythmé, entre enquête et camaraderie, on suit avec grand plaisir les aventures de la bande sur qui vient se poser le regard bienveillant du célèbre détective. Ce dernier, s’il est rare, est très bien rendu. On reconnais ça personnalité ainsi que celle de son fidèle Watson. Bref une très chouette bd que je suis ravie d’avoir découvert. Je lirais sans doute la suite.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi l’avis de Lou (tome 1, tome 2), de Hilde (tome 1 et tome 2) et Yvan

 tome 1

 tome 2

Je poursuis mon enquête avec une autre bd, adulte cette fois : L’Ultime défi de Sherlock Holmes de  Olivier Cotte et Jules Stromboni, d’après le roman de Michael Dibdin.

Graphiquement c’est assez spécial, autant le style que la coloration rappellent le bande dessinée de la fin XIX, début XX. Imitant le piètre résultat du papier journal jauni. Autant le dire tout de suite, je suis pas vraiment fan du rendu. Au début ça m’a même perturbé. Finalement, une fois entrée dans l’histoire, je n’ai plus trop prêté attention au dessin mais là encore j’étais plutôt déçue. Je ne connais pas le roman de Michael Debdin et je ne sais donc pas si c’est l’histoire crée par ce dernier ou l’adaptation qui en est ici faite qui ne m’a pas plu, mais j’ai eu un peu de mal avec l’intrigue. La narration n’est pas fluide du tout. Et je serais tenté de croire que c’est du à l’adaptation. Il y a des passages qui manquent de développement et ça gâchent un peu l’ensemble.

Mais j’oublie de vous faire un bref résumé de l’histoire ! Difficile de ne pas trop en dire, disons que Sherlock se retrouve à enquêter sur Jack l’Éventreur et qu’il soupçonne Moriarty d’être se dernier. Mais qui est réellement Moriarty ? Une idée de départ intéressant mais que j’ai trouvé très mal développé dans cette bd et qui ne m’a pas vraiment donné envie de découvrir le roman.

⇒ à lire aussi l’avis de Champi

Il y a une autre BD jeunesse inspirée de l’univers de Sherlock Holmes que j’avais bien aimé il y a quelques temps : Sherlock Fox de Du Yu et JD Morvan. Depuis je désespère de voir un jour la suite publiée ! Et je crois que c’est en vain que j’espère parce que depuis 2014 il ne se passe rien. Je l’avais pourtant trouvé chouette, étrange que la suite ne soit pas publié. Peut-être que ce titre n’a pas trouvé son public.

Ici l’influence de Sherlock est très lointaine, mais on la retrouve tout de même dans le titre 😉 Disons que ce n’est pas lui qui mène l’enquête mais un inspecteur à qui l’on a donné le sobriquet de Sherlock Fox puisqu’il partage avec le célèbre détective un certain talent.

ma chronique

sur le site de l’éditeur


Challenge un max de BD en 2018 British mysteries 2016_2.jpg petit bac

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Basil et Victoria

Si les premières pages d’Alvin m’avaient choqué par leur ton cru que dire Basil et Victoria de Edith et Yann, sorti chez Les Humanoïdes Associées. De tout évidence cela faisait trop longtemps que je n’avais pas lu de BD jeunesse !

Basil et Victoria sont deux petits vagabonds qui arpentent les rues du Londres du XIX. Et pour les petits vagabonds la vie et loin d’être un long fleuve tranquille. Les bas fond sont malfamé et Basil et Victoria sont amené à fréquenter des gens peu fréquentables.

Couverture de Basil & Victoria -5- Ravenstein

J’ai découvert la série avec le tome 5 que j’ai emprunté à la bibliothèque. Cela faisait un moment que je la voyais dans le rayons jeunesse et après m’être lancé dans le challenge British Mysteries je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir.

Edith et Yann sont deux auteurs français mais cette série est tout à fait dans l’ambiance des British Mystéries, nous sommes à Londres, la reine Victoria est sur le trône et ce n’est pas les mystères qui manquent dans la vie des deux jeunes vagabonds. Dans le tome 5, c’est un étrange monstre qui prends la forme d’un grand corbeau qui inquiète les enfants. Victoria va tomber amoureuse d’un beau ramoneur/voleur et va rejoindra ça bande tandis que Basil va être engagé pour retrouver les corbeaux de la tour de Londres. L’avenir de l’empire britannique en dépend !

Bien qu’il s’agisse du cinquième tome, cela ne m’a pas empêché de suivre l’histoire qui est complète. Cela m’a même donné envie de lire les autres tomes de la série. Série de 7 tomes sorti de 1990 à 2007.

Comme j’avais bien aimé ce cinquième tome je suis retourné à la bibli et j’ai emprunté les premiers tommes. Cette fois je les ai lu dans l’ordre ^^

La première chose qui m’a frappé dans le tome 1 c’est le dessin, il n’est pas exactement pareil. Il a une patine très différente même si on reconnais tout de suite les personnages.

Couverture Basil et Victoria, tome 2 : JackDans le premier tome, on découvre Basil et Victoria et leur vie dans les bas fond londoniens. Il vivent de petits larcin et de chasse au rats. Et les rats ça ne manque pas ! Un gars très louche leur propose de se faire un bon paquet d’argent en lui ramenant une jeune fille hindou qui s’est échappée de chez elle. C’est para hasard que Basil tombe sur elle. Si leur projet est dans un premier temps de la ramener chez elle pour gagner du fric, ils changent d’avis quand il découvrent les raison de sa fuite. Sur les marmots plane l’ombre de Sherlock Holmes. On ne le verra pas, en revanche les enfants vont avoir à faire au Dr Watson (pas vraiment montré sous un très bon jour).

Si l’ombre de Holmes plane sur le scénario du tome 1, c’est Jack l’éventreur qui hante le deuxième tome. Faut dire que ce sont deux figures incontournables du Londres de la fin du XIX. Une autre figure fait fait une apparition : Dickens en personne !

Entre une référence et l’autre, on suis les aventures des enfants, toujours aussi débrouillard et mal éduqués.

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British mysteries 2016_2.jpg

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Des contes et légendes en BD

A l’occasion du mois des Contes et Légendes, j’ai fait un petit tour dans mes archives pour voir quels Contes et Légendes en bande dessinée j’avais déjà lu (et chroniqué).

  

Côté contes traditionnel, j’ai lu deux adaptation libres (voir très libres) des contes de Blanche Neige et La Belle et la Bête. Si le premier, Banche Neige, qui fait partie de la série A l’origine des contes, m’a plus, je ne peux pas en dire autant de la version que Sobral nous livre de La Belle et le Bête.

Dans la série A l’origine des contes, on part du principe que à chaque conte correspond un événement l’ayant inspiré. Evénement pour le moins sanglant, il n’y a qu’à voir la couverture avec cette Blanche Neige à la hache sanglante. Une couverture que j’aime beaucoup d’ailleurs. Après ce volume, j’avais envie de découvrir les autres tomes de la série. Honte à moi, je n’ai ai toujours pas lu d’autres !!

La Belle et la Bête en revanche m’avait déçu. Le titre manque de subtilité, utilise des recettes trop facile et j’avais pas vraiment accroché. Ça ne m’a pas tellement donné envie de lire Les Légendaires dont pourtant son fan mes filles.

Dans la catégorie conte traditionnel j’ai aussi casé le comics Château l’Attente que j’avais lu avec feu l’équipe K.BD. Une lecture dont je garde un bon souvenir. Ce n’est pas vraiment un conte en particulier qui est repris ici mais plutôt l’ambiance des contes qui y est caricaturé. A partir d’une adaptation de la belle au bois dormant, on s’éloigne peu à peu du conte tout en en gardant l’ambiance et les références.

  

Côté manga on joue sur le détournement et les références. Grimm manga reprends, vous l’aurez deviné, les contes des frères Grimm et en offre une version très typé manga si j’ose dire, tant du point de vu graphique que du point de vu du traitement des personnages. Il ya du fan service, les beaux gosses, les gros yeux et tout ce qui fait cliché dans le shôjo manga, mais j’y ai tout de même découvert des contes que je ne connaissais pas et ça c’est chouette. Avec Ludwig révolution on retrouve également les contes des frères Grimm auquel Kaori Yuki donne vraiment une allure glauque et gothique à souhait. Elle en fait des tonnes, mais c’est ça qui est drôle. Quand à Mär, il n’y a que l’inspiration qui se rattache à l’imaginaire des contes classiques. Pour le reste on est dans un shônen aventure classique, qui me m’a pas marqué.

Je vous propose également petite bibliographie des manga qui inspirant des contes et légendes. La liste est non exhaustive et vous pouvez la compléter en me laissant des références en commentaire.

  

Côté légende, il n’y en a qu’une : La légende de la ville de Ys. Une légende qui m’est chère et à laquelle j’avais dédié un article où j’y partageais plusieurs références et adaptations.

En bande dessinée je citais 4 titres. La cathédrale engloutie étant le premier que j’ai lu et celui qui m’a fait découvrir la légende. Une lecture qui remonte à 20 ans déjà !

Les autres séries, je les ai découvertes en faisant des recherches pour mon article. J’avais bien aimé le premier tome de Ys la légende malgré ses clichés. J’ai un peu moins accroché au premier tome de La Ville d’Ys et j’ai franchement été déçue par le premier tome de Merlin surtout parce que les auteur récupèrent le nom du personnage de la légende pour en faire quelques chose qui n’a absolument rien à voir. Du coup, ce n’est pas que la bd soit désagréable c’est juste que j’étais venu chercher une légende, et finalement elle n’était pas là. En revanche, comme le nom de la série l’indique, c’est Merlin l’enchanteur qui est ici à l’honneur. Aucune des séries ne m’avais franchement donné envie de les poursuivre même si je n’exclue pas de les lire un de ses jour, je n’ai pour le moment acheté aucune suite.

Voici pour ce qui est des archives du blog, une autres bande dessinée mettant à l’honneur les contes et légendes est prévue ce mois-ci : Les Cents Nuits de Héro. Rendez-vous le 17 mars 😉

Si vous avez d’autres suggestion lecture, laissez-les nous en commentaire 🙂


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Vies volées – Buenos aires Place de Mai

Vies Volées de Mats et Mayalen Goust, publié chez Rue de Sèvres (janvier 2018).

C’est tout d’abord la couverture qui m’a interpellé dans Vies Volées. Je la trouve très belle et intrigante. On a envie d’en savoir plus sur ces personnages qui nous regardent avec un regard à la fois tendre et triste.

Ce que nous en dit l’éditeur :

De 1976 à 1983, la dictature militaire qui régit l’Argentine fait disparaître près de 30 000 opposants politiques. Parmi eux, des jeunes femmes enceintes auxquelles leurs enfants seront arrachés à la naissance. Depuis 1977, leurs grands-mères recherchent ces 500 bébés volés …

En Argentine, de 1976 à 1983, sous la dictature militaire, 500 bébés ont été arrachés à leurs mères pour être placés dans des familles plus ou moins proches du régime. Plusieurs années après cette tragédie, les grands-mères de ces enfants ne cessent de se battre pour les retrouver. Interpellé par ce drame largement médiatisé, Mario, un jeune homme de 20 ans qui s’interroge sur sa filiation décide d’aller à la rencontre de ses grands-mères accompagné de son ami Santiago et décide de faire un test ADN, Les résultats bouleverseront les vies des deux jeunes gens et de leur entourage. À travers leur quête, on s’interroge sur l’identité, la filiation, la capacité de chacun à se confronter à ses propres bourreaux, à surmonter une trahison et parvenir à envisager un nouvel avenir.

En lisant cette bande dessiné on suit les histoires de deux jeunes homme et d’une jeune femme mais on découvre aussi un pan  de l’Histoire (celle avec un grand H) de l’Argentine. Je savais que l’Argentine avait vécu sous une dictature militaire et que de nombreux opposant avaient été éliminés mais je ne connaissais pas du tout le mouvement des grand-mères de la Place de Mai. C’est un épisode tragique et douloureux de l’histoire du pays qui n’a pas encore cicatrisé. Parmi les enfants volés, nombreux sont encore ceux qui n’ont pas été retrouvé et même pour ceux qui ont été retrouvé cela doit être extrêmement douloureux.

Ces sentiments complexes Matz et Mayalen Goust arrivent à très bien les mettre en scène. Le point par lequel on entre dans le mouvement de la Place de Mai montre déjà tout l’ambiguïté et la complexité du problème. Les deux amis qui se présenterons pour l’analyse ADN ont une approche complètement différente, l’un doute de ses parents, l’autre ne se pose même pas la question et pourtant, les résultats ne serons pas du tout ceux attendus et la vie des deux amis va en être bouleversé. Avec la vérité, arrivent tout un tas de sentiments : la colère, l’incompréhension, le sentiment de perte… un ras de marée qui peut emporter cette amitié. Pourtant de belles choses peuvent aussi ressortir de cette vérité révélée et non désirée.

Les personnages sont tous très attachant. Leurs histoires sont différentes, mais il se retrouvent tous confronté au problème d’identité et de filiation.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette bande dessinée. Et finalement je ne trouve pas les mots pour l’explique, j’ai plongé dans l’histoire et me suis laissé protée. J’ai adoré le dessin. Je le trouve très beau, expressif, on ressent la tension et l’émotion des personnages. Les dialogues sont aussi très agréables et naturels. S’il n’y a pas vraiment de surprise dans le scénario, cela emporte peu car on ne cherche pas tant à être surpris par les revirements de situation attendus que par voir la façon dont les personnages vont réagir.

J’ai trouvé cette lecture touchante, j’étais émue par les histoires personnelles tout comme par l’histoire du pays. Et c’est ce qui est particulièrement intéressant dans ce titre, non seulement c’est agréable à lire et à regarder mais on y apprends des chose. Du moins moi j’ai appris des choses que je ne savais pas et que j’ai envie d’approfondir.

Si je ne devait retenir d’un livre de mes lectures de février, ce serais sans doute celui-ci.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Mo’ et de Mes échappées livresques


 challenge petit BAC 2018


Le coin de curieux

Après avoir lu Vies volées j’ai eu envie d’en savoir plus sur ce mouvement des mères (et des grand-mères ) de la Place de Mai.

Disparition et témoignageJe commence ma découverte pas cet épisode de La Marche de l’Histoire de l’année dernière avec comme invité Alice Verstraeten, auteur de Disparition et témoignage. Réinventer la résistance dans l’Argentine des « Mères de la Place de Mai » (2013)

Avant de se lancer dans la lecture de son livre, on peut lire son article Les disparus argentins de deuxième génération : vies paradoxales dans les limbes du social disponible en ligne, publié dans la revue Frontières ( numéro 27 – 2015)

De fil en aiguille je suis arrivée sur le site des Abuelas de Plaza de Mayo sur lequel on peut lire en français l’histoire du mouvement.

Voici un reportage de France 24 sur le témoignage des enfants retrouvé. Le pendant réel de ce que nous raconte Vies volées qui se place également du point de vue de ses enfants devenus adultes et qui découvrent de pas être ce qu’ils croyaient être.

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Un bout de mer – Ingrid Chabbert et Guridi

-Dis, grand-grand-mère, as-tu réalisé tous tes rêves ?

C’est la question que pose Ali à son arrière grand-mère, inquiet de la voir faiblir. L’arrière grand-mène n’a pas de regret sauf un, celui de ne jamais avoir pris le temps d’aller voir la mer qui se trouve à deux jours de marche du village.

C’est décidé, Ali ira chercher la mer pour son arrière grand-mère trop faible pour marcher jusque là-bas. Avec son petit saut, Ali marchera deux jour pour découvrir la mer et un peu plus de deux jour pour revenir chez lui avec une toute petite goutte d’eau de mer. Le plus beau cadeau que grand-grand-mère ai jamais reçu.

C’est très joli album que nous proposent les éditions Frimoüsse, avec Ingrid Chabbert au texte et Guridi au dessin.

J’ai beaucoup aimé le dessin, minimaliste, graphique et pourtant très expressif. Le petit Ali est très touchant. Il aime beaucoup son arrière grand-mère et sans que jamais ces mots soit prononcé il lui fait la plus belle preuve d’amour qu’elle puisse attendre. L’arrière grand-mère est imposante, à l’image de l’importance qu’elle a dans la vie du petit garçon, habitué à passer ses journées à ces côté.

C’est aussi très agréable à lire, le texte est fluide et coule tous seul. Un vrais plaisir à lire à haute voix (et dieu sais que j’ai du mal avec la lecture à haute voix). Ici j’ai pris beaucoup de plaisir et ma langue n’a presque pas fourché. C’était un joli moment de tendresse partagé avec Mimiko, blottie contre mon épaule, qui aussi a aimé cet album.

Une jolie lecture, aussi agréable pour l’œil que pour l’oreille, pleine d’amour et de tendresse.

édition Frimoüsse

Ingrid Chabbert sur facebook

Guridi sur facebook

⇒ Achetez Un bout de mer sur Amazon ou Decitre


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Roule Galette… dans mon assiette

pour ce premier dimanche je n’avais pas trop d’idées. Heureusement les marmitonne sont là pour me remotiver. En lisant leur suggestion j’ai pensé au conte de la galette qui roule. Et pour illustrer mon propos je vous propose un petit court métrage réalisé par des enfants en pâte à modeler. J’adore.

Bon place aux fourneaux. Les histoires de galette c’est bien mais si on peut en manger une c’est encore mieux, non ?

La galette de ce conte rappelle fort la galette que le petit chaperon rouge rapporte à sa mère-grand. Galette dont on peut découvrir la recette ici (merci Enna <3)

Pour une version encore plus gourmande, j’y ai ajouté des pépites de chocolat.

ingrédients :
  • 250 g de farine de blé T80 c
  • 100 g de sucre de canne
  • 1 c-à-c de sucre vanillé (maison) (faut en mettre + ! )
  • 60 g de beurre salé
  • 4 c-à-s de lait
  • 1 oeuf
  • 1 pincée de sel
  • 1 pincée de cannelle en poudre
  • 1 jaune d’oeuf pour dorer

Sur mon plan de travail j’ai versé la farine, le sucre, le sucre vanille et le sel j’ai fait un puits et j’y ai mis 3 c-à-s lait (dose donné par la recette initiale) et l’œuf. J’ai travaillé ma pâte (une quatrième cuillère de lait a été nécessaire). Puis j’ai ajouté les pépites de chocolat et j’ai formé une belle boule que j’ai laissé reposer 30 minutes enveloppée dans un torchon à l’air libre.

Sur une plaque en silicone j’ai étalé ma pâte au rouleau à pâtisserie pour obtenir une épaisseur d’environ 2 cm environ.

Avec un couteau j’ai dessiné le décor puis je l’ai badigeonné d’un jeune d’œuf et d’une cuillère de lait mélangé.

Au four, préalablement chauffé à 200°C, j’ai fait cuire 20 minutes.

Le petit déjeuner est prêt !

Verdict : hier soir je me suis dévoué, il fallait bien goûter XD un petit bout de galette pour accompagner un verre de moelleux. mmmm! le mariage était réussi 🙂

Ce matin j’ai fait plus classique, accompagné d’un café et de miss piplette (Mimiiko pour les intimes). Et je dois dire que la galette mériterais quelques amélioration. J’avais peur que ce soit trop dur mais elle était cuite comme il faut elle reste très friable, mais c’est quand même très sec. Peut-être qu’avec une pincée de levure on aurait quelques chose de plus moelleux (parce que bon là c’est un sablé géant, un peu étouffe chrétiens comme dit ma mère). Mimiko a trouvé ça trop sec. Pour ce qui est du goût, je trouve qu’elle n’est pas trop sucré, j’aime bien ça, en revanche je l’ai trouvé un peu fade, j’aurais du mettre plus de sucre vanillé ou carrément de l’essence de vanille, et aussi plus de chocolat (sur ce dernier point Mimiko n’est pas d’accord avec moi, elle la trouve bien chocolaté). Et peut-être faire un peu moins épais.

Galette du chaperon rouge au petit dejeuner #lemoisdescontesetlegendesmpm

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le


 

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Les trois petit quoi ?

Les trois petits cochons est sans doute le premier contes qu’on apprends enfant dans nos contrait. Je ne compte plus les adaptation et détournement que j’ai pu rencontrer. Celle dont je vais vous parler aujourd’hui est tout récente, sortie en février dernier aux éditions l’école des loisir. Raphaël Fejtö nous propose ici une version « à deviner » cartonnée à lire avec les tout petits. On ne fait pas qu’écouter et regarder l’histoire, on joue avec.

On retrouve ici l’histoire classique des 3 petits cochons avec la maison de paille, de bois et de briques, mais à chaque étape de l’histoire, l’enfant doit choisir entre 3 possibilité, que répond le cochon, que dit le loup, etc… Il y a même un labyrinthe pour aider le premier petit cochon à rejoindre son frère.

Graphiquement c’est très simple et classique. Je ne suis pas vraiment fan de ce genre d’illustrations. Au même temps elle sont très claire pour lire avec un très jeune enfant c’est pas mal. Il y a pas trop de détails et l’histoire et très facile à suivre. Et j’aime bien l’idée d’interagir avec le livre, de faire participer l’enfant pour qu’il ne soit pas passif durant la lecture. J’ai aussi apprécié le petit clin d’œil au Petit Chaperon rouge, un autre grand classique que l’on découvre des le plus jeune âge.

sur le site de l’éditeur

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C’est le 1er (enfin presque) et je balance tout

Rendez-vous initié par Lupiot, conçu comme le « petit frère dérangé » du C’est lundi que lisez-vous. Entre le récap de lecture, le bilan et la revue de presse, Lupiot nous invite à tout balancer les 1er du mois.

  1. Top & flop lu le mois dernier
  2. Au moins une chronique lu le mois dernier ailleurs
  3. Au moins un lien qui a fait « wahou » le mois dernier (hors chroniques littéraires)
  4. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

c'est le 1er


Mes lectures de Février 2018

Les trois petits quoi ? par Fejtö Mon père est parti à la guerre (Folio Junior) Couverture de Le Chardon et le Tartan (Outlander 1)

  

Couverture La patience du baobab Couverture Vies volées Couverture Basil et Victoria, tome 5 : Ravenstein

Couverture Un bout de mer Résultat de recherche d'images pour "Du Bon côté de Marido Viale et Stéphanie Marchal" Couverture Blanche neige (Rossi)

 

 

Top & Flop

Pas vraiment de flop dans mes lectures de février. Mes sentiment sont mitigé concernant le roman La Patience du Baobab et le premier volet de Darnand le bourau français, mais malgré quelques réticence, ces deux lectures étaient plutôt intéressantes.

Le coup de cœur du mois c’est sans doute Vies Volées, j’ai beaucoup aimé cette BD qui a su à la fois me charmer par ses sublimes dessin, m’émouvoir et m’enseigner des choses que j’ignorais. Que demander de plus !

Mes lectures en cours

On se revoit quand ? par Lagercrantz Couverture Le célèbre catalogue de Walter & Dawn

Nous lisons On se revoit quand ? avec Mimiko en lecture du soir. Et j’ai plongé dans Le célèbre catalogue Walker & Dawn seule. L’épesseur du tome a effrayé Mimiko mais je pense qu’elle y viendra aussi 🙂

Sur la blogosphère

des chroniques lectures

Pax et le petit Soldat chez Hilde. Un livre que Yomu-chan a acheté l’année dernière et qui depuis me fait de l’oeil. J’ai très envie de le découvrir et l’article de Hilde ne fait que me conforter dans cette envie. Le problème ça va être de trouver le temps. J’ai d’autres livres à lire avant.

Une autre chronique qui me conforte dans le choix de mes futures lectures, c’est celle des Blandine sur Sherlock, Lupin et moi. Un livre que j’avais commencé avant de me le faire chiper par ma petite nièce et que je n’ai pas eu le temps de reprendre depuis (au même temps j’étais à la page 2 seulement).

Par le biais du African American History Month Challenge j’ai aussi découvert la chronique de Karine sur un livre qui apparemment a fait du bruit mais dont je n’avais encore jamais entendu parler : The Hate U Give. Sa chronique m’interpelle et me donne envie de découvrir ce roman jeunesse. Ainsi que la chronique de Shangrila sur le roman No Home qui m’était tout aussi inconnu et qu’elle me donne envie de lire (du coup je l’ai acheté ^^).

Analyses et thématiques de geek

Vous avez dis geek ? A mais on va parler de Nostroblog ! Ben oui, ça deviendrais presque un incontournable de ce rendez-vous mensuel XD Mais que voulez-vous, j’adore leurs articles 🙂

Kids on the slope : la relation Sen / Bon

Kids on the slope est une série que j’aime beaucoup et cet article m’a donné envie de la relire.

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Dans la famille des geek je demande les shojoaddict ! C’est l’article de Nico que j’ai envie de partager :

10 shôjo que je ne souhaite plus continuer

Je ne connais pas toutes les séries évoquées, mais j’en ai aussi arrêté quelques unes pour les mêmes raisons.

Les événements et rendez-vous blogo

J’avais déjà parlé du African american History Month Challenge d’Enna, aujourd’hui je vous donne l’adresse de son récap ou vous découvrirez toutes les participations :

African American History Month Challenge : Billet recap’

Je profite également de l’occasion pour (re)faire une petite pub pour la tout fraîche page facebook du blog Bar à BD de Mo’.

Février 2018 est aussi le mois des anniversaires !

Ce sont les 10 ans du Club Shôjo !! Pour leur 10 ans, les membre de l’équipe ont préparé plusieurs choses, je laisse les découvrir ici

Aiko, notre mascotte fête les 10 ans de Club Shôjo !

Fortezza nascosta, le blog pour les japanophiles italophones mordu d’histoire, fêtais ses 4 ans :

Quarto anniversario: siamo ancora qui a saltare squali e scalciare cavalli morti!

4 ans que j’aimerais avoir le temps de traduire quelques uns de ses articles. Un jour viendra…

Pendant ce temps là, sur le net

En février commençait un mooc d’initiation au chinois pour ceux qui auraient envie de s’initier aux langues orientales.

Et pendant ce temps là sur Ulule de jolis projets n’attendent que vous 😉

C’est sur facebook que j’ai découvert la campagne de financement participatif de la maison d’éditions Le buveur d’encre

Et c’est par cette campagne que je découvre cette maison d’édition. J’ai craqué pour leur catalogue qui fait vraiment envie. J’ai pas réfléchi 2 fois avant de participer à cette campagne et de choisir l’option 2 albums (c’était trop dur d’en choisir qu’un !) La campagne se termine le 19 mars, allez vite jeter un coup d’oeil !

Et puisque j’étais sur Ulule j’en ai profité pour jeter un oeil aux projets en cours, j’en ai retenu 2 autres :

  • Yann, fées et légendes : une BD colletive autours des légendes du Mont Saint Michel (vous me connaissez, moi dès qu’il s’agit de contes et légendes…) la campagne se termine le 29 mars
  • Sombre Campagne : un livre de photos qui a l’air très beau. La comapagne se termine le 6 mai

Je m’envoie des fleurs

Bon, comme vous avez pu le voir hier (j’en avais déjà parlé en février) je me suis enfin décidé à lancer mon mois des contes et légendes. Pour cette première session je proposé un jeu en 10 point plutôt qu’un calendrier, je ne sais pas si ça va plaire aux participants, j’espère qu’on va bien s’amuser 🙂

En tout cas moi, j’ai profité de février pour préparer une pile de livres à lire et quelques idées de billets. Bon par contre arriver à tout lire et tout caser au même temps que le mois des British Mysteries, c’est pas gagné ! J’ai déjà commencé à prendre un peu d’avance XD

En Février j’ai aussi fini mon premier audiolivre. J’avais l’habitude des album-cd pour enfant mais je n’avais jamais écouté d’audiolivre pour adultes. Si j’ai mis un peu de temps à m’habituer à cette façon de « lire »,  j’ai finalement bien aimé l’expérience. A refaire !

C’est aussi en février que j’ai enfin pris le temps de découvrir le musée de Niort. Depuis que nous avons emménagé dans la ville je voulais le visiter mais je n’avais jamais trouvé le temps. Voilà, c’est chose faite 🙂 J’y retournerais sans doute avec Mimiko.

Petit récap mensuel

Un mois de février de fous ! 31 articles publié, soit plus de un par jour.

Sur les 31 articles, 9 étaient des chroniques littéraires (1 album, 3 romans et 4 BD et 1 livre d’art).

La cuisine a fait un retour en force avec 4 recettes, soit une par semaine. Toujours un bon moment d’échange avec la brigade des Gourmandises 🙂 (retrouvez toutes les recettes dans le coin cuisine, une page index verra bientôt le jour)

Un seul film avec Ferdinand. Un soupçon d’art et de musique.

L’arrivée d’une nouvelle rubrique avec Les dessins de Kitsune. Qui se mois-ci nous a fait une petite BD sur Le Réveil.

Un nouveau rendez-vous avec Les premières lignes. Toujours le petit récap hebdomadaire de lecture avec C’est lundi que lisez-vous ? Le retour des achat livresques, le top ten tuesday et plein d’autres blabla. Je ne vais pas lister ici les 31 articles se serait trop long. A la place j’ai envie de partager avec vous mes 5 chouchou du mois, les 5 articles qui m’ont procuré plus de plaisir à écrire.

mes 5 chouchou de février :

Le mois de mars s’annonce tout aussi intense avec 2 mois à thèmes : Les British Mysteries et le Mois des contes et légendes.

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Le mois des contes & Légendes 2018

ça y est, c’est parti !

Sortez vos vieux grimoires, asseyons nous autours du feu et commençons à conter.

Comme annoncé en février, cette année je vous propose un mois contes et légendes. Et espère renouveler ce rendez-vous tous les ans.

Pour cette première édition je vous propose un jeu en 10 pistes et un défi culinaire. Vous pouvez participer en suivant ces pistes ou nous proposer tout autre chose. Un article ou 100 à vous de voir. Des livres, des films, des illustrations… tout est permis pourvu qu’il y ai des contes & légendes au menu.

Le jeu en 10 pistes :

  1. présenter un conte détourné (album, roman, film… peu importe le support pourvu qu’il s’inspire d’un conte connu et en détourne les codes)
  2. un conte dont le héro est une femme (parce que bon il y a pas que les princes charmant dans la vie ! présentez un conte qui met en scène une héroïne)
  3. un conte d’Europe (Perrault, Grimm ou les vieux contes de vos grand-mères, pourvu qu’il vienne d’Europe)
  4. un conte d’ailleurs (Asie, Amérique, Afrique, Océanie, choisissez votre destination et faite nous voyager)
  5. souvenir d’enfance (quel est le(s) conte(s) qui vous a le plus marqué quand vous étiez enfant)
  6. une légende de votre région (partez à la découverte des légendes locales et partagez-les avec nous)
  7. soirée cinéma (un film ou un dessin animé tiré d’un conte, célèbre ou non)
  8. dites-le avec des bulles (des contes en BD/manga/comics)
  9. on est des bêtes (présentez un conte dont au moins un des personnages principaux est un animal)
  10. d’un contes 3 coups (présentez un même contes sous 3 formes différentes : 3 albums, 2 album et 1 film…)

Un seul article par catégorie accepté 😉

Le défi gourmand :

Inspirez-vous des contes et légendes pour concocter de bon petits plats

Pour participer rien de plus simple : laissez-moi un commentaire.

Pour partager vos lien, ici en commentaire en précisant dans quelle catégorie, ou sur le groupe facebook en modifiant le fichier récapitulatif.

Les participants

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