Grands et petits écrans

Grands et petits écrans #15 – quand les femmes mènent l’enquête

Toujours pas de bilan cette semaine, mais un nouveau numéro spécial. La semaine dernière j’avais dédié tout un article à une série policière que je viens juste de terminer : Miss Fisher. Aujourd’hui je vous propose un nouvel article spécial mois du polar. Il sera ici question de séries policières bien sûr, mais pas n’importe lesquelles, j’ai choisi quelques titres où se sont les femmes qui mènes l’enquête.

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Enquêtes codées

Affiche Enquêtes codéesSynopsis : Angleterre, 1952. La guerre est finie et Susan, Millie, Lucy et Jean ont repris le cours de leur vie. Mais elles ont bien du mal à retourner dans le rôle que la société des années 50 veut donner aux femmes. Elles qui ont travaillé pour les renseignements pendant la guerre, elles, si intélligentes et spécialistes des codes secrets, les voilà redevenues mères de familles, hôtesses d’accueil ou bibliothécaire. Susan découvre un code caché derrière une série de meurtres, mais bien sûr la police ne la prend pas au sérieux, que peut bien comprendre une femme à ces histoires de crime. C’est donc vers ses amies qu’elle se retourne. L’équipe se lance dans l’enquête, dans le plus grand secret. Personne ne les soutient, personne ne les écoute, mais elles ne se laissent pas décourager.

Mon avis: j’ai beaucoup aimé cette courte série. L’ambiance années 50, avec ces femmes à contre-courant, leur passé dans les services secrets et leur don pour déjouer les codes font de cette série une série policière originale. Les personnages sont touchants, tiraillés entre l’envie d’une vie normale et cette d’une vie plus palpitante, entre la peur et l’envie de résoudre les meurtres. La série est très courte. 2 saisons de 3 et 4 épisodes chacune. Dans la première saison, le groupe se reconstitue pour traquer un tueur en série. Dans la saison c’est une de leurs anciennes collègues qui se retrouve accusée de meurtre. Elles sont bien décidées à prouver son innocence même si celle-ci ne veut pas de leur aide. La seconde saison est tout aussi chouette que la première. J’ai beaucoup aimé les personnages, des femmes extraordinaires, qui peinent à trouver leur place dans une société qui n’attend rien d’autre des femmes qu’elles soient de bonnes ménagères.

Enquêtes codées : San Francisco

Affiche Enquêtes Codées : San FranciscoSynopsis : Millie et Jane, deux des héroïnes d’enquêtes codées, décident de se rendre aux États-Unis après avoir vu dans le journal la photo d’un fait divers. Une femme a été assassinée à San Francisco, sur la photo un détail les interpelle : les mêmes marques que sur le corps d’une de leur collègue morte assassinée pendant la guerre. Des soldats américains étaient sur les lieux, l’assassin serait-il un ancien soldat ? Sur place elles rentrent en contact avec leur ancien contact des renseignements américains.

Mon avis : toujours les années 50, mais cette fois en Amérique. Si la problématique de la place des femmes dans la société des années 50 est toujours là, une seconde problématique s’ajoute ici, celle de la place des Afro-Américains dans la société. L’une des nouvelles héroïnes est noire et dans plusieurs épisodes on voit son fils aller manifester. Sa mère est tiraillée entre la peur qu’il soit blessé et la fierté de le voir s’affirmer. On aborde aussi le sujet de la place des homosexuels dans cette Amérique des années 50, où l’homosexualité est interdite. Il n’y a qu’une saison, mais elle fait 8 épisodes et notre groupe de femmes doit faire face à plusieurs affaires différentes.

Hierro

Résultat de recherche d'images pour "Hierro"Synopsis : La juge Candela est mutée sur l’île de Hierro, petite île pommée des Canaries. À peine est-elle arrivée qu’un jeune homme est trouvé mort. Femme au caractère bien trompé qui n’aime pas qu’on lui dise quoi faire, la juge va être confrontée à plusieurs difficultés dans son enquête surtout que personne ne va lui féliciter la tache dans cette île où tout le monde se connaît et où son franc-parler et son caractère un peu brut ne vont pas lui valoir que des amis. Elle se fera quand même quelques alliés, notamment une femme flic.  La juge va devoir se heurter à beaucoup de préjugé et d’idées préconçus, faut dire qu’il y a un suspect tout désigné et qu’elle est la seule à croire en son innocence.

Mon avis : série espagnole en 8 épisodes, Hierro prend le temps de dérouler l’enquête avec de multiples rebondissements. C’est en effet une seule et même enquête qui occupe les 8 épisodes. Cette série propose un personnage féminin fort, non seulement elle est juge et elle mène l’enquête, mais elle est aussi mère célibataire d’une enfant handicapée. Pas le genre de femme à se laisser dépasser par les événements. C’est aussi sympa de découvrir des séries espagnoles et les îles Canaries. Mais il y a peut-être quelques longueurs. Une série sympa, mais pas incontournable, que j’ai découverte sur Arte.

Cold Case : affaires classées

Affiche Cold Case : Affaires classéesSynopsis : Lilly Rush travaille pour la brigade criminelle de Philadelphie dans un département bien particulier. Elles et ses collègues sont en effet spécialisé dans les affaires classées. Des histoires de meurtres jamais résolus. Quand un nouvel élément fait surface, même des années plus tard, les affaires classées peuvent être rouvertes. C’est la que Lilly et ses équipiers mènent l’enquête. Il n’y a plus beaucoup de preuves matérielles à découvrir, c’est dans les témoignages qu’ils cherchent des brèches.

Mon avis : une vieille série que j’ai vue et revue, dans le désordre (c’est toujours comme ça à la télé, je ne comprends pas pourquoi), mais c’est une série qu’on a beaucoup aimée avec Chéri. J’aime le personnage de Lilly, forte et fragile à la fois. Avec une histoire personnelle très compliquée, elle est blindée pour faire face aux enquêtes même les plus sordides, pourtant elle est d’une grande sensibilité. Une série très longue aux nombreuses saisons (7), je ne suis pas sûre d’avoir tout vu.

I Zombi

Affiche iZombieSynopsis : une jeune femme, étudiante en médecine, se destine à une carrière de chirurgien. Mais tout bascule le jour où elle est transformée en zombi lors d’une fête. Elle trouve alors un travail dans une morgue où elle devient l’assistante du médecin légiste. La morgue c’est l’assurance d’avoir des cerveaux toujours à disposition. Mais en mangeant les cerveaux, Liv récupère aussi la mémoire de leur propriétaire. C’est ainsi qu’en se faisant passer pour une médium, elle va épauler l’inspecteur Clive dans ses enquêtes.

Mon avis : je vous ai parlé à plusieurs reprises dans les bilans hebdomadaires de cette série. J’avais envie de la citer ici parce que c’est une femme qui occupe le rôle principal et parce que c’est un concept plutôt original, mêlant série de zombis et série policière. J’ai aimé la première saison qui est très accès sur les enquêtes policières, mais j’ai lâché l’affaire avec la saison suivante où les enquêtes policières deviennent vraiment secondaires au profit d’une intrigue politico-zombiesque. Les zombis ce n’est pas ma came, ça ne m’amuse pas plus que ça. Mais, je trouvais l’idée de départ très amusante, surtout qu’en ingérant les cerveaux Liv récupère des souvenirs, mais aussi des traits de caractère des victimes, sa personnalité change au grès de ses repas.

Il y a beaucoup d’autres séries policières avec des femmes comme personnages principaux, je n’en ai cité ici que quelques-unes de celles que j’ai regardées récemment (sauf cold case, ça fait longtemps, mais je l’aime bien). Il y a une série que je nommerais rapidement avant de vous quitter : Elementary qui transpose Sherlock Holmes de nos jours et à New York, si l’enquêteur c’est Sherlock, il est ici secondé par une femme. Petite touche d’originalité, dans ce Sherlock des temps modernes, le Dr Watson est une femme. Je reparlerais de cette série un jour, pour un  numéro spécial Sherlock Holmes.

Affiche Elementary

À bientôt pour un bilan des visionnages récent (promis !)

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Commentaires

28 février 2020 à 18:37

Merci pour ta participation.
Pour ma part, j’étais une grande fan de Cold Squad, la série canadienne qui a inspiré Cold case



29 février 2020 à 20:21

Plusieurs sont très tentantes, Bidib, mais je me connais : IL NE FAUT PAS que je commence trop de séries car je suis faible et ne sais pas m’arrêter… 😉



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