Tous les articles par Bidib

Un mois en Italie 2019

Comme chaque année en mai Martine nous concocte un bon programme pour partir en Italie, lecture, cuisine, musique…  il y a de quoi faire !

Jeuditalie : Dans quelques jours, le Mois italien

Voici le programme (libre)

  • mercredi 1er : musique et cuisine
  • jeudi 2 mai : le voyage commence par la lettre A comme Silvia Avallone, que certaines souhaitent lire, l’Art de la joie que d’autres veulent apprécier, ou l’Amie prodigieuse, saga à découvrir ou à poursuivre
  • vendredi 3 mai : une première journée à Naples avec Maurizio de Giovanni
  • samedi 4 et/ou dimanche 5 mai : escale dans les îles, en Sardaigne ou en Sicile
  • lundi 6 mai : votre Italie en photos (souvenirs de vos voyages)
  • mardi 7 mai : une enquête à suivre, un roman policier à présenter
  • du mercredi 8 au dimanche 12 mai : le roman qui vous a fait découvrir cette littérature italienne ou l’écrivain dont vous ne manquez aucun roman,
  • lundi 13 mai : une bonne nouvelle (ou un recueil) à partager
  • mardi 14 mai : une pause à Venise avec Donna Leon et son commissaire Brunetti, ou autre
  • mercredi 15 mai : un fumetto ou une BD dont l’auteur et/ou l’illustrateur sont italiens ou dont l’histoire se passe en Italie
  • jeudi 16 mai : retour à la lettre A comme Silvia Avallone, que certaines souhaitent lire, l’Art de la joie que d’autres veulent apprécier, ou l’Amie prodigieuse, saga à découvrir ou à poursuivre
  • vendredi 17 mai : « Sangue Giusto » ou « Tous, sauf moi », ce roman de Francesca Melandri qui bouleverse le monde littéraire italien, en VO ou dans sa traduction française
  • samedi 18 et/ou dimanche 19 mai : à table ! Faites-nous saliver autour de votre spécialité culinaire italienne
  • lundi 20 mai : votre Italie en photos (souvenirs de vos voyages)
  • mardi 21 mai : à la rencontre d’Erri de Luca
  • mercredi 22 mai : un fumetto ou une BD dont l’auteur et/ou l’illustrateur sont italiens ou dont l’histoire se passe en Italie
  • du jeudi 23 au dimanche 26 mai : en lien avec le Festival du Premier roman de Chambéry : le premier roman italien que vous avez lu, un premier roman italien traduit en français ou un premier roman italien
  • lundi 27 mai : une bonne nouvelle (ou un recueil) à partager
  • mardi 28 mai : escale à Naples avec Maurizio de Giovanni et/ou Roberto Saviano
  • mercredi 29 mai : journée des enfants (album et/ou roman jeunesse)
  • jeudi 30 mai : une LC, Lecture Commune en VO proposée par Florence, du court roman de Domenico Starnone « Lacci », ou un roman d’Elena Ferrante
  • et vendredi 31 mai : on termine ce Mois italien comme on l’a commencé, en musiques!

Bien sûr tout autre idée est la bienvenue.

Envie de participer ? Allez vous faire un tour chez Martine

Jeuditalie : Dans quelques jours, le Mois italien

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C’est le 3 je balance tout – Mai 2019

Rendez-vous initié par Lupiot, et repris par Charmant Petit Monstre, conçu comme le « petit frère dérangé » du C’est lundi que lisez-vous. Entre le récap de lecture, le bilan et la revue de presse, Lupiot nous invite à tout balancer les 1er du mois.

  1. Top & flop lu le mois dernier
  2. Au moins une chronique lu le mois dernier ailleurs
  3. Au moins un lien qui a fait « wahou » le mois dernier (hors chroniques littéraires)
  4. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

c'est le 1er

Mes lectures d’avril

De jolis albums, un roman et deux jolies séries en BD/manga. Un mois de lecture très agréable. Cliquez sur les couvertures pour voir mes avis.

Sur la blogosphère

ces chroniques-là m’ont donné envie de lire

C’est Moka qui a fait grossir ma wishlist ce mois-ci :

Comment j’ai raté ma vie – Bertrand Santini & Bertrand Gatignol

Blandine quant à elle a fait pencher la balance en faveur de la fillette au drapeau blanc, un manga que j’avais repéré, mais que j’hésitais à acheter.

La souris des champs m’a fait craquer pour Ana Ana, petite soeur de notre bien-aimé Pico Bogue.

Ana Ana : Je ne veux pas être une princesse ! [Chut, les enfants lisent #43]

les geeks sont dans la place !

Le pays des merveilles nous propose une jolie sélection de livres pour enfants sur le thème de l’espace. Un thème qui avait beaucoup plu à Mimiko, je lui ai offert d’ailleurs de jolis livres sur ce thème.

4 livres pour enfants sur le thème de l’espace

Moka encore, avec un très bel hommage aux femmes de lettres qu’on trouve dans sa bibliothèque (j’avais oublié de vous mettre le lien le mois dernier 😅)

Mes femmes de lettres.

les rendez-vous blogo

Le club de lecture du VendrediLecture propose pour le mois de mai un thème qui ne pouvait pas nous laisser indifférents ! Le loup sera à l’honneur et Mimiko y participera. Au programme il y a déjà sa lecture du moment : la légende des 4. Et elle va compléter avec sa collection de livres-documentaire.

Club de Lecture – Mai 2019 – Loup

Mai c’est aussi le retour du mois italien avec Martine aux commandes

Prête pour le Mois italien!

Pendant ce temps-là sur le net

Avril et moi

Avril a été un super mois. Pour une fois nous étions tous en vacances au même temps nous avons pu en profiter jusqu’à épuisement (de ma patience). Nous avions prévu une virée dans la capitale belge, finalement c’est tombé à l’eau. On en a profité pour faire du tourisme, ça ne nous arrive pas souvent et à chaque fois je me dis qu’on devrait partir plus souvent visiter les villes de France. J’ai découvert (en expresse) Orléans et sa cathédrale, Blois et son centre-ville (nous nous sommes promis d’y retourner pour visiter le château, au grand dam de Mimiko qui déteste les châteaux et faire du tourisme avec ses vieux, préadolescence te voilà…).

 

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#streetart

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#monjardin

Avril c’est le printemps, et avec le retour de la pluie, le travail aux jardins n’a pas manqué.

Petite visite de mon jardin des fleurs :

Le potager aussi avance tranquillement.

Depuis ça bien avancé. Hier j’y ai passé la journée, mais ça, ce sera pour le mois de mai. 😉

#52livres2019

Le mot du mois : retard ! Chaque dimanche j’ai réfléchi au livre que je pourrais mettre en avant pour le #52livres2019ddl et… je n’ai pas pris le temps de le faire. Comme mon adage préféré c’est mieux vaut tard que jamais. Voici les thèmes du mois d’avril :

Le Récap du mois

En avril 28 articles publiés. Les rendez-vous habituels (clundiquelisezvous, TBTL) le retour du rendez-vous premières lignes, chroniques littéraires avec toujours beaucoup d’albums jeunesse, mais aussi un roman, des BD et manga… la cuisine était aussi de retour

Le mois d’avril était tourné vers le soleil levant avec le challenge de Lou et Hilde Un mois au Japon. J’avais peur de ne pas avoir assez de temps pour tout, finalement je ne m’en suis pas trop mal sortie. Des contes et légendes, du manga, de la musique et même de l’estampe étaient au programme ! J’ai enfin pris le temps de sortir du placard un article que je préparais depuis une éternité. Il me manquait encore des lectures pour le compléter, mais ça fera l’objet d’un autre article, qui sait, peut-être pour le challenge l’année prochaine.

Cette année encore j’en ai profité pour participer à la semaine shôjo organisée par le club shôjo. Pas encore eu le temps d’aller lire les chroniques de mes camarades, je me garde ça pour ce week-end.

petit bilan du challenge:

Contes & Légendes au Japon

On your mark, le clip réalisé par Miyazaki [musique]

Whispering, les voix du silence – tome 2 à 4 [manga]

Le Samouraï et les 3 mouches [album jeunesse]

Rétrospective J-musik sur le blog

La grand-mère qui sauva tout un royaume [album jeunesse]

Jotaro le petit Samouraï – Histoires vraies n°275 [magazine jeunesse]

La semaine Shôjo 2019 : La meilleure adaptation shôjo

Hokusai et le manga (partie 1)

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TBTL 2019 #8 – science fiction

Le Throback Thursbay Livresque est un rendez-vous initié par Betty Rose Books et repris par Carole de My BooksLe principe du rendez-vous est simple, remettre en lumière un livre lu il y a quelque temps et qui illustre les thèmes de la semaine. Thème qui nous est donné par Carole.

Le thème de la semaine dernière ne m’avait pas inspiré, mais celui de cette semaine me plait bien. Ça fait longtemps que je n’ai pas lu de SF, mais quand j’étais ado c’était mon genre préféré. J’en lisais pas mal.

Plusieurs titres m’ont marqué. Le plus difficile c’est d’en choisir un. J’aurais bien pris 1984, qui est sans doute celui qui m’a le plus marqué, mais comme j’aimerais le relire bientôt, je me garde ce titre pour plus tard.

Au lieu de parler d’un des livres qui ont marqué mon adolescence je vais choisir un titre lu il y a une dizaine d’années : La stratégie de Ender, tome 1 de la saga Le cycle d’Ender de Orson Scott.

Couverture Le cycle d'Ender, tome 1 : La stratégie Ender

C’est un ami qui m’avait prêté ce livre et j’ai adoré.

Ender, un jeune enfant surdoué entre dans une école militaire. Stratège hors pair, il devient très vite la pièce maîtresse de la guerre qui oppose les humains aux doryphores.

Ce dernier tome m’avait beaucoup plus. Le personnage de Ender est très intéressant, ainsi que la façon dont les enfants-militaires se font exploiter par le système.

Le cycle de Ender compte plusieurs tomes. Je ne me souviens plus combien j’en ai lu exactement, mais je me souviens que la suite m’avait beaucoup déçu. J’avais beaucoup aimé Ender enfant. Ender homme m’a paru sans saveur. Heureusement la stratégie de Ender se suffit à lui même et la suite n’est pas nécessaire. Je vous conseille donc de lire ce premier tome, la suite, à vous de voir.

Le roman est adapté au cinéma, mais je n’ai pas encore vu le film, j’ai trop peur d’être déçue.

Avez-vous le cycle de Ender ? Vu le film ?

Le thème de la semaine prochaine sera la maltraitance.

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Requins [album jeunesse]

Je vous ai déjà parlé de Requin de Sarah Sheppard, sortit aux éditions l’école des loisirs sur instagram. Mais je n’avais pas encore pris le temps de lui dédier un petit billet sur le blog. Il était temps de s’y mettre. D’autant plus que j’adore ce type d’album documentaire.

Requins

Les illustrations sont simples, avec une petite touche d’humour, mais très ressemblante aux requins qu’elles représentent. Avec Mimiko nous nous sommes amusées, tout le long de la lecture à aller voir à quoi ressemblent en vrai les requins que nous découvrions pour la première fois dans cet album. Parce que si on retrouve les plus connus, Sarah Sheppard prend aussi le temps de nous présenter les espèces dont on entend rarement parler.

Avec cette lecture j’ai appris plein de petites anecdotes amusantes sur les requins, mais aussi l’existence d’espèces que je ne connaissais pas comme le requin-lutin capable de projeter ses dents en avant.

Le côté humoristique du dessin avec des grands yeux ronds rend les requins plus mignons qu’effrayants et donne une image très positive de l’animal. Malgré quelques anecdotes à faire froid dans le dos, on ressort de cette lecture avec l’envie de protéger ce bel animal.

Nous l’avons lu à 2 voix avec Mimiko, quelques pages par soir et nous avons toutes deux aimée. Il arrive encore souvent à Mimiko de le citer.

Un bel album qui vient compléter notre collection d’albums documentaire, un genre que Mimiko apprécie particulièrement.

Un livre que je conseillerais à tous les petits curieux de la nature, à toutes les bibliothèques et aussi à ceux qui font l’école à la maison. C’est un joli matériel pédagogique, car très riche en information, mais facile et ludique à lire, avec des textes courts, des encadrés, des bulles… cela amène un bon rythme, ce n’est jamais ennuyeux. Avec Mimiko nous nous étions partagé les tâches, moi je lisais le texte et elle toutes les infos complémentaires qu’on trouve sur les planches du dessin.

sur le site de l’école des loisirs

Sarah Sheppard

⇒ sur Amazon ou chez votre libraire préféré


chut les enfants lisent

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Hokusai et le manga (partie 1)

extrait de Hokusai Manga

Nombreux sont les auteurs qui attribuent l’invention du mot « manga » à Hokusai. Mais ce n’est pas tout à fait vrai ! Si Hokusai a bel et bien utilisé ce terme, ce n’est pas lui qui l’a inventé. Jean-Marie Bouissou nous apprend dans son livre Manga Histoire et univers de la bande dessinée japonaise que le mot manga avait déjà été utilisé pour désigner des esquisses ou des caricatures avant qu’il ne soit popularisé par Hokusai (en 1771 par Kankei Suzuki puis en 1798 par Kyôden Santô).

Si Hokusai n’est pas l’inventeur du terme, il a largement contribué à le populariser en publiant des carnets de dessins et esquisses sous le terme de Hokusai Manga (北斎漫画). Ce que l’on nomme communément LA manga de Hokusai. Pourquoi au féminin et au singulier ? Cela reste un mystère pour moi, néanmoins cela nous permet tout de suite de savoir si on parle des carnets de dessins de Hokusai ou d’un manga au sens moderne du terme, cet à dire une BD. Car oui, le terme manga dont la traduction littérale pourrait être « images dérisoires » désigne tout simplement la bande dessinée au Japon. Tintin est un manga. Mais chez nous en francophonie LE manga (cette fois au masculin et même qu’on peut le mettre au pluriel) désigne la bande dessinée venue du pays du soleil levant, et, dans de rares occasions, d’autres bandes dessinées qui bien que non nippone sont si fortement influencé par le manga qu’elles y sont assimilées (là je parle de ce qu’on appelle aussi global manga). Sous ce terme générique, les non-initiés mettent aussi la bande dessinée chinoise (manhua) et coréenne (manhwa).

Mais où est-ce que je veux en venir avec cette longue introduction ? Et bien, il y a quelque temps (il y a trèèèès longtemps) je vous avais proposé un article où il était question d’Hokusai et d’albums jeunesse, aujourd’hui je vous propose un deuxième article sur le grand maître de l’estampe japonaise à travers cette fois l’univers du manga.


LA manga d’Hokusai :

Comme on l’a vu plus haut, Hokusai a publié de son vivant de nombreux carnets de dessin auxquels il donna le nom de manga. Il semblerait que le maître poussé par un grand nombre de disciples désireux d’apprendre son style ait publié ces carnets comme autant de cours de dessin (j’ai lu ça quelque part et je n’irais pas vérifier). Quoi qu’il en soit ces carnets eurent un grand succès et sont toujours disponibles pour les amateurs dans une édition complète et commentée publié par les éditions Hazan (900 pages, 57€).

Dans ces carnets on retrouve de nombreux dessins mettant en scène le quotidien de l’époque, des personnages, des outils, mais aussi des fleurs et des animaux. Le surnaturel s’y invite également avec de nombreux mythes de fantômes dans les Japonais étaient déjà fervents amateurs à époque.

Hokusai manga 1

Les éditions de la BnF proposent également un ouvrage sur la manga d’Hokusai regroupant une soixantaine de planches sélectionné parmi les volumes de la manga conservé à la Bibliothèque nationale de France. Si vous ne pouvez pas y profiter de l’intégralité des dessins, l’ouvrage est plus accessible que le précédent (24.50€, 159 pages).

Le plus dur va être de choisir entre les deux ^^

J’ai aussi trouvé un livre proposé cette fois par Galimard (120 pages, 19 €), et un autre par les éditions La Martinière (696 pages, 42 €)

 

Enfin, si vous ne voulez pas dépenser un sou, vous pouvez visionner les carnets de croquis numérisé sur le site de l’INHA.

Vous avez là de quoi satisfaire votre curiosité !

Si vous voulez profiter des dessins d’Hokusai tout en lisant de la poésie j’ai un dernier ouvrage à vous conseiller : Haïkus des quatre saisons Estampes d’Hokusai (édition Seuil)

Rien d’autre aujourd’hui

que d’aller dans le printemps

rien de plus

BUSON

Celui-ci je l’ai dans ma bibliothèque, mais… les haikus faut aimer ! Moi la plupart du temps je reste là à essayer de comprendre pendant des heures. Enfin, c’est un peu près l’effet que me fait la poésie en général. 🙂

⇒ sur Amazon ou chez votre libraire préféré

Mais, je ne vous avais pas promis du manga, moi ? Celui au masculin, avec des vignettes dedans ! Pas de panique j’y viens 😉


Hokusai en manga :

Hokusai a publié des manga, il a popularisé ce terme et finalement il a fini par y entrer (dans les manga) puisque plusieurs mangaka contemporains lui ont rendu hommage en retranscrivant sa vie en manga. Loin de tous les connaitre, je vais vous en présenter 2.

 Hokusai ~ Ishinomori Shotaro

Ce manga traînait depuis des années sur mon étagère. Je l’avais acheté pour son sujet, mais graphiquement il n’était pas trop à mon goût et je l’ai finalement oublié là en attendant d’être assez motivée pour m’attaquer au gros pavé. Même en BD les gros pavés me font peur. Et ça tombe bien ! Ce manga s’inscrit pleinement dans le parcours de découvert du grand maître que j’ai entamé avec le précédent article  : Sous la grande vague d’Hokusai avec un regard d’enfant.

Il est vrai que le dessin d’Ishinomori ne me plait pas beaucoup, un peu trop caricatural et burlesque ici, mais beaucoup plus personnel et émancipé de l’influence de Tezuka que dans Kamen Rider (que je n’ai vraiment pas aimé).

Pourtant, une fois rentrée dans l’histoire, j’ai été happé par le récit et j’en ai oublié mes a priori sur le dessin. Le côté burlesque colle parfaitement au personnage d’Hokusai tel que nous le présente Ishinomori : un artiste de grand talent, un peu fou, qui sans cesse se remet en question et qui jamais ne se satisfait de son art. Mais aussi un homme du peuple qui aime le plaisir de la chair. Je ne sais pas à quel point Ishinomori a pris des libertés, mais il a su rendre son personnage très sympathique et vivant.

Quant à la structure du récit, elle est très particulière, car elle ne suit pas l’ordre chronologique de la vie du maître, mais elle la déconstruit. Chaque chapitre indique l’âge du maître au moment où il parle, mais à l’intérieur de chaque chapitre Hokusai se remémore des époques intérieures. Ce qui fait qu’on ne cesse d’aller et venir dans les différentes époques de sa vie, qui fut longue, surtout pour l’époque.

Graphiquement, une fois le dessin caricatural apprivoisé, il devient même agréable. Et le récit est parsemé de reproduction d’estampes du maître très plaisantes à voir.

Vous aurez même droit à plusieurs scènes de sexe (jamais choquant je vous rassure) ce qui ne surprendra pas ceux qui connaissent les Shunga du maître (vous pouvez voir dans l’extrait ci-contre la reproduction de son célébrissime rêve de la femme du pêcheur).

Ce manga de 1987 est disponible en France dans la collection Seinsei de Kana.

sur le site de l’éditeur

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Folles Passions ~ Kazuo Kamimura

 Je connais Kamimura surtout pour La Plaine du Kantô. Au moment où j’ai commencé à faire des recherches pour cet article on ma conseillé Folles Passion dont le titre ne laisse pas deviner le lien avec le grand maître de l’estampe. Pourtant c’est bien autour du personnage de Hokusai que s’articule cette série.

résumé de l’éditeur : Époque d’Edo, un jeune dessinateur, Sutehachi, arrive chez Katsuhika Hokusai, le génie de l’estampe et sa fille O-ei. Si la passion du garçon pour le dessin ne le cède en rien à celle du maître, hanté tout comme lui par la passion de l’estampe, il est aussi très attiré par le monde des plaisirs.

La série publié chez Kana dans la collection Seinsei fait trois tomes. N’en ayant lu qu’un seul, je vous reparlerais plus en détail de ce titre quand je l’aurai fini.

sur le site de l’éditeur

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Connaissez-vous d’autres manga où il est question d’Hokusai ?

Je me suis entre temps acheté Hokusai  X Manga. Je n’ai pas encore eu le temps de m’y plonger. Mais il était temps que je publie cet article qui attendais depuis… une éternité dans mes brouillons que je veuille bien le publier. Une partie 2 devrait voir le jour, je n’ose pas dire bientôt, où je vous présenterais quelques livres que je me suis acheté depuis.


Concours Sama Awards

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C’est lundi, que lisez-vous ? #115

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading? par One Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane. et maintenant pas I Belive in Pixies Dust.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Qu’êtes-vous en train de lire ?
  3. Qu’allez-vous  lire ensuite ?


Les lectures de Bidib

J’ai lu

Couverture Requins

Je lis

Couverture La fille sans nom Le potager d'Olivier: Nourrir sa famille, nourrir son esprit. par [Puech, Olivier] Couverture Le voyage à Lilliput

Les lectures de Mimiko

J’ai lu

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Je lis

Les lectures de Yomu-chan

J’ai lu

Décidément j’adoooooooore cet auteur !! Ces dessins sont incroyable, et il sait nous faire voyager dans les tréfonds de l’esprit humain. Je l’aime, je l’adore !  (même si ce titre n’est pas tout à fait au même niveau que Ces jours qui disparaissent).

Un titre complètement incongru mais vraiment pas mal ! Ce genre de manga what-the-fuck qui pourtant fonctionne très bien. A partir d’un scénario complètement étrange, un homme japonais tout à fait banal meurt et se réincarne en slime (petit organisme sphérique et gélatineux) dans un monde fantasy, les auteurs parviennent à créer un manga très agréable.  C’est drôle et c’est étonnamment intelligent.

Je lis

Rien du tout, je vais devoir me plonger dans mes révisons…

Je lirais (peut-être)


C’est lundi on fait le point

La semaine dernière sur le blog

Les années passées nous parlions de

2018

Gâteau sans oeufs

Tine & Junior – Les géants de pierre

Ultraviolette se rebiffe

Semaine shôjo 2018 – Le shôjo qui m’a le plus émue

Chère Ijeawele, ou le manifeste pour une éducation féministe

2017

projet 52-2017 #semaine16 – Végétal

Cent vues célèbre d’Edo – Hiroshige

La semaine Shôjo 2017

Hiroshima et le manga

La littérature de l’exil du Chili ~by Yomu-chan

2016

Yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent les manga

Des yôkai et des manga

Des yôkai et des anime

Utena, la fille révolutionnaire

2015

semaine shôjo : Le meilleur personnage feminin

A table ! aujourd’hui c’est menu manga

musique ~ Soil & « Pimp » sessions et Ringo Shiina

La vie d’un idiot de Akutagawa

2014

Shôjo : la meilleure mangaka

Naufrages

2013

Du shôjo, mais oui, pourquoi pas !

Petit panier de manga – spécial shôjo

2012

Chihayafuru

 

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Premières lignes #15 – Gulliver Voyage à Lilliput

Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Cette semaine, j’ai choisi un classique : Gulliver – Voyage à Lilliput de Jonathan Swift, dans la version abrégé récemment sortie aux éditions l’école des loisir.

Chapitre I

l’auteur fournit quelques renseignements sur sa naissance, sa famille et les premiers motifs qui le portèrent à voyager. Il fait naufrage et parvient à la nage dans le pays de Lilliput. On l’enchaîne et on le transporte à l’intérieur des terres.

Mon père avait un petit bien dans le comté de Nottingham. J’étais le troisième de ses cinq fils. Quand j’eu quatorze ans, il m’envoya au collège Emmanuel, à Cambridge, où pendant trois années, j’étudiai avec application. Ma pension étant trop lourde, on me mit ensuite en apprentissage, à Londres, chez M. James Bates, chirurgien célèbre, auprès de qui je demeurais quatre ans. De temps en temps, mon père m’envoyait un peu d’argent, et je l’employais à étudier la navigation, ainsi que diverses connaissances mathématiques nécessaires à ce qui se proposent de voyager sur mer, car je prévoyais que telle serait tôt ou tard ma destinée.

Couverture Le voyage à Lilliput

Ce premier paragraphe ne m’a guère donné envie, je m’attendais à m’ennuyer. Finalement c’est plutôt une agréable surprise. Enfin, heureusement quand même que c’est une version abrégée !

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La semaine Shôjo 2019 : La meilleure adaptation shôjo

Comme chaque année depuis sa création, je participe à la semaine shôjo organisée par le Club Shôjo.

Cette année, le thème qu’elles nous imposent pour cet événement interblog est : la meilleure adaptation shôjo.

La question n’est vraiment pas facile, surtout que je ne regarde plus trop d’anime, et encore moins de drama.

Pour ce qui est des drama, je dirais même que ça n’a jamais vraiment été ma tasse de thé. J’en ai regardé quelques-uns, j’en ai apprécié certains, mais j’ai un peu de mal avec la façon de surjouer des acteurs des séries télévisées japonaises, surtout quand il s’agit d’adaptation manga se déroulant dans un lycée. Si voir un personnage animé ou de papier en faire des tonnes me fait rire, voir un acteur de chair et d’os agir comme un personnage de manga me laisse perplexe. J’écarte donc d’emblée les adaptations live, que je ne connais pas et ne regarde pas.

Il me reste les animes. Et là, ce n’est pas beaucoup plus facile, ça fait des années que je ne suis plus branchée anime. Je ne regarde presque plus que des longs métrages, très rarement des séries. Et des séries shôjo encore moins.

J’ai pensé faire le tour de ma MAL pour  raviver mes souvenirs passés et voir quelles séries pourraient figurer ici. Mais une série n’arrêtait pas de taper au carreau de ma mémoire en criant : « Parle de moi ! Parle de moi ! »  Je me suis posé la question : mérite-t-elle le titre de « meilleure adaptation » ? Franchement, je ne saurais pas répondre, parce que je ne m’y connais pas assez. Mais c’est la série qui m’a donné envie de lire du shôjo, de regarder du shôjo et peut-être même au-delà du shôjo, c’est une des premières séries que j’ai vues, que j’ai aimées et qui m’ont donné envie de m’engouffrer dans l’univers des manga et des animes.

Vous vous demandez sans doute de quelle série je parle ? Je ne vais pas être très originale ! J’ai choisi Fruit Basket.

Et je parle de la première adaptation, celle de 2001. J’ai découvert cette série avec ma fille aînée qui était, déjà à l’époque, une fan de manga et d’anime. Et elle m’a transmis le virus. C’est avec elle que j’ai regardé mes premières séries. Et c’est avec elle que j’ai découvert ma première série shôjo. J’avais beaucoup aimé l’aspect fantastique de la série, avec les signes du zodiaque chinois incarnés dans les membres de la famille Soma. J’avais aussi aimé les personnages, malgré le côté agaçant de l’héroïne Toru, trop « gentille fille ».

Un pitch vite fait pour ceux qui ne connaissent pas encore la série : Toru Honda, se retrouve seule après la mort de sa mère et le déménagement de son grand-père. En bonne héroïne de manga, elle ne veut pas peser sur sa famille et décide de s’en sortir toute seule alors qu’elle est encore au lycée. Elle campe dans une forêt où vivent deux membres de la famille Soma. Après avoir perdu son abri de fortune sous une coulée de boue, elle est invitée par les Soma à vivre chez eux, logé et nourri en échange de travaux ménagers. N’ayant pas peur du travail, elle accepte, mais elle est loin de se douter de l’étrange malédiction qui touche les membres de la famille Soma. Dès qu’une personne du sexe opposé les enlace, ils se transforment en animaux, et pas n’importe lesquels ! Ils se transforment en signe du zodiaque chinois.

Avec cette série j’ai ri et j’ai pleuré. Elle commence sur un ton très léger, puis devient de plus en plus sombre avec des derniers épisodes assez durs et poignants. (Je vous dis tout ça de mémoire, j’ai vu la série il y a 10 ans !)

Mais pour être qualifié de « bonne adaptation », il ne faut pas être juste une bonne série, encore faut-il être fidèle au manga qu’on adapte ! Et là, forcément ça se complique. Deux raisons, la première est que je n’ai pas lu les 23 volumes que compte le manga, mais seulement une dizaine. Je ne connais donc pas la fin du manga et je ne peux pas comparer. La seconde raison est bien plus importante, le manga a été publié jusqu’en 2007 alors que l’adaptation date de 2001. Autrement dit, l’adaptation s’est faite avant que le manga ne trouve sa conclusion. Les adaptateurs ont forcement changé la fin. Je parle là d’un point de vue théorique puisque je n’ai pas lu la fin du manga, mais je ne vois pas comment il aurait pu être fidèle à quelque chose qui n’était pas encore écrit.

Et c’est là que rentre en jeu la seconde série dont je vais parler : Fruit Basket ! L’adaptation de 2019.

Si au premier coup d’oeil on voit que le graphisme de cette deuxième adaptation est plus moderne et colle au standard actuel, ce qui m’intéresse c’est à la fois de comparer les deux séries et de voir comme cette seconde adaptation va coller au manga. Celui-ci étant fini depuis longtemps cette nouvelle adaptation devrait sans doute être plus proche de l’original.

Et moi qui ne regarde plus trop d’anime, ça me fait plaisir de replonger dans l’univers de Fruit Basket. Retour aux amours passées, retour aux sources, en quelque sorte.

Mais alors, ce titre de meilleure adaptation ? C’est mérité ou pas ? Ben, il est trop tôt pour le dire, la nouvelle adaptation est en cours, faut attendre la fin pour se prononcer. Disons que je prends le pari de ne pas être hors sujet. Réponse dans quelques mois.

La série est disponible sur Wakanim et ADN

L’occasion pour moi de me replonger aussi dans le manga et d’enfin le terminer. Je me lance le challenge de le lire d’ici la fin de l’année. Ça vous dit de vous lancer aussi pour une lecture commune ?

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Les blogueurs participants :


Les thématiques des années passées :

La semaine shôjo sur Ma petite Médiathèque

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Jotaro le petit Samouraï – Histoires vraies n°275 [magazine jeunesse]

J’aime bien la revue Histoires vraies. Elle allie le plaisir de la lecture et celui des connaissances historiques. Deux domaines que j’affectionne et que j’aurais aimé partager avec Mimiko. Je lui ai proposé cette revue plusieurs fois en vain. Si la lecture lui plait, l’histoire ne l’intéresse vraiment pas . C’est donc toute seule que j’ai lu ce numéro, et je profite du challenge Un Mois au Japon pour présenter la petite nouvelle qui a attiré mon attention et qui donne à ce numéro une très jolie couverture.

Dans ce court récit, on suit Jotaro alors qu’il s’apprête à passer la cérémonie qui fera de lui un samouraï à part entière. Nous sommes en 1640 à Edo. Jotaro a 12 ans.

Le récit est très court, mais bien mené. En quelques pages on découvre toutes les caractéristiques du samouraï et même moi j’ai appris quelque chose ! Malgré toutes mes lectures sur les samouraïs, j’ignorais qu’on ne pouvait pas être samouraï si on est gaucher.

J’aime beaucoup les illustrations aux couleurs très douces.

⇒ texte de Geraldine Maincent

⇒ illustrations de Vincent Dutrait (facebook)

2 albums sur les samouraïs

Yasuke par Marais

Yasuke, un album assez particulier dont les couleurs ne m’ont pas convaincue, mais qui raconte l’histoire étonnante d’un samouraï noir ayant réellement existé.

ma chronique est ici

Le samouraï et les 3 mouches par Dedieu

Le samouraï et les trois mouches reprend un petit conte bien connu pour nous le raconter en haïku.

ma chronique est ici


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Poils de loup [album jeunesse]

Il était une fois… un loup.
Un P’tit Loup…
Un drôle de P’tit Loup qui n’aimait personne.
Non !
Lui, ce qu’il aimait, sa passion, c’était les mutons !
Il adorait les moutons ! (Normal pour un p’tit loup…)
Mais vous ne devinerez jamais pourquoi !

Un album tout mignon avec un P’tit loup tricoteur. À la maison on a passé l’âge, mais peu importe ! Moi, j’ai adoré ce petit album. Je trouve les dessins adorables, l’histoire est drôle et le texte de la bonne longueur, ni trop ni trop peu. Un bon album pour le coucher.

Jean-Marc Derouen

Maurèen Poignonec (instagram, facebook)

éditions Frimoüsse

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chut les enfants lisent

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