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Je suis un autre

Je suis un autrePeppo passe ses vacances d’été avec son frère Sylvio. Leurs parents sont ailleurs. Les journées se passent entre une partie de pèche et l’autre jusqu’à ce qu’une belle peintre s’installe dans une villa. Peppo est sous le charme et devient son amant. Mais Sylvio n’approuve pas cette relation et les deux frères se disputent. Quand Peppe retrouve son amante assassinée il soupçonne son frère mais… Sylvio ne peu pas être l’assassin ! Il est mort depuis 2 ans.

C’est d’abord la couverture qui m’a attiré vers cette bande dessiné alors que je faisait ma sélection des sorties de janvier. Je la trouve très belle et intrigante. Le pitch me faisait envie, cela annonçait une histoire intrigante. Et puis quand nous nous somme retrouvé au stand de Soleil édition au FIBD et qu’il n’y avait presque plus personne pour la dédicace, nous n’avons pas résisté, on a foncé et c’était sympa.

Je l’ai lu aussi tôt, sur le chemin du retour. Je l’ai trouvé très agréable à lire. J’avoue avoir été surprise, en commençant l’histoire, de découvrir que Peppo n’a que 15 ans. En lisant le pitch je m’était imaginé un jeune adulte, alors qu’il n’est encore qu’un enfant. Cela m’a fait tout drôle. Ainsi que la transition entre le première partie, sur l’île, et la seconde ou l’on retrouve Peppo dans un pensionnat. La transition est un peu abrupte et j’ai mis quelques pages à m’y retrouver. Ensuite cela devient plus fluide et plus clair aussi.

J’ai bien aimé le jeu de couleur pour montrer les différentes ambiances entre la chaleur des couleurs orangées pour l’île méditerranéenne et les bleus gris pour le ciel pluvieux du nord. Les trait anguleux des visages m’ont plu également.

Au niveau de la narration le début est un peu hésitant et confus mais au fil des pages cela devient plus agréable et j’ai beaucoup aimé la fin. Mais j’avoue que je m’attendais à quelque chose d’un peu plus percutant.

lire un extrait

sur le site de l’éditeur


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L’homme Montagne

C’est en lisant l’avis de Kiba-chan que j’ai eu envie de découvrir cette BD, il m’aura fallu plus de deux ans pour passer le cap et l’emprunter enfin à la bibliothèque. Je ne sais pas trop pourquoi, j’avais peur d’être déçue. Je l’ai feuilleté plusieurs fois mais je le reposait ou je l’empruntais sans le lire. Bref le moment n’étais pas encore venu pour moi de le lire.

Homme Montagne

Puis un beau matin je l’ai lu et je l’ai aimé. Les dessin sont d’une grande douceurs, j’ai beaucoup aimé les couleur. Le propos est aussi très touchant, et bien tourné. C’est je pense ce dernier aspect, plutôt philosophique, que je redoutais. Combien de contes philosophiques m’a-t-on conseillé ! Que de déception ! Mais pas ici, non. Les propos sont bien amené avec une touche onirique qui rend la réflexion très poétique.

On suis un enfant, dont le vieux grand-père ne peut plus voyager. Les hautes montagnes qui ont poussé sur son dos sont devenues trop lourdes. L’enfant part donc seul, pour la première fois, pour aller chercher le plus puissant des vents afin qu’il aide son grand-père dans son ultime voyage. En route il sera de belles rencontres, il s’interrogera sur ses racines et découvrira la beauté de l’amitié.

Un joli conte philosophique écrit par Séverine Gauthier et illustré par Amélie Fléchais, publié par Delcourt, dans sa collection jeunesse.

Ce conte philosophique ne déroge pas au défaut du genre et nous explique ce que nous aurions du comprendre tout seul (et ça, ça m’énerve) mais il amène une jolie réflexion, servi dans un très beau décor, avec de très belle illustration et suffisamment de subtilité pour que je lui pardonne l’ultime explication qui était à mon sens bien inutile (cf la dernière planche).

Une très jolie lecture, mais je n’irais pas jusqu’au coup de cœur.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Kiba-chan, Noukette, Moka et Jérome


challenge petit BAC 2018 Challenge un max de BD en 2018 

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Musée D’Agesci – Niort

Cela fait maintenant quelques années que j’ai aménagé à Niort et pourtant je n’avais encore jamais pris le temps de visiter le Musée D’Agesci. J’ai donc profité du premier dimanche de février (les musées sont gratuits le premier dimanche du mois) et je suis allée découvrir ce petit musée.

Comme tout les petits musée de province, cela tient autant du cabinet de curiosité que du musée, on y trouve de tout et c’est très amusant. Le musée accueillait pour le mois de Février une expo temporaire dédié à Clouzot, cinéaste d’origine niortais que je ne connais que de nom.

les œuvres, jouant sur les effet d’optique, étaient amusantes à voir. Mais j’avoue ne pas avoir été transporté par cette exposition. La partie dédié à Picasso (et au film que Clouzot à fait de son atelier) m’ayant laissé de marbre.

On pouvait aussi voir, dans le grand hall, quelques peintures de Marianne Clouzot.

Il y avait des travaux très différents par leur style.

Si les peintures m’ont laissé indifférentes, pour ne pas dire que je les ai trouvé moches, j’ai apprécié les dessins fait au pastel. Dont un avec des marin aux ton bleu que j’ai trouvé très beaux. Malheureusement dans le grand hall la lumière n’était pas très approprié et il était délicat de se placer de façon à ne pas être gêné par les reflets de la verrière. Impossible de prendre une photo du tableau que j’ai préféré. Ce kakemono avec l’arbres amoureux (ou les arbres, je ne sais plus) n’est pas mal non plus.

Au premier et second étage on pouvait profiter de la collection permanente que j’ai découvert pour l’occasion. J’ai commencé par l’aile Histoire naturelle. Il y avait là une collection impressionnante d’oiseaux naturalisé, quelques squelettes d’autres animaux ainsi que quelques fossiles.

J’ai poursuivi avec le Conservatoire de l’éducation et des objets scientifiques où on pouvait voir toutes sorte de machines, de vieux livres d’école, de vieilles cartes, etc. Je me suis beaucoup amusé devant la vitrine de vieux téléphones.

Enfin j’ai terminé par les Beaux arts sur 2 étages que j’ai visité dans le sens conseillé à savoir historique. Du Moyen-Age au XX° siècle.

Là je dois avouer que j’ai vu beaucoup de croûtes, mais il y avait aussi de jolies choses, en tout cas pour ce qui est de mes goût et j’assume pleinement mon ignorance en la matière.

Dans l’espace Beaux arts on pouvait aussi découvrir des salles dédié à l’artisanat d’art :  la faïencerie, lutherie et orfèvrerie.

Une jolie visite. Je reviendrais avec Mimiko.

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Premières lignes #1 La patience du Baobab

La vie, c’est pas facile, les vivants savent ça et les morts n’ont pas oublié.La vie est probablement plus vivable si tu respires au-dessus du seuil de pauvreté, même si ceux qui ont la chemise, la cravate et la veste, et l’épiderme blanc, disent que l’argent ne fait pas le bonheur. Ils disent ça avec la langue bien droite, alors que toi, avec tes deux oreilles grandes ouvertes, tu entends. Entendre c’est gratuit, rire aussi. Bon, tu écoutes en toute impunité, tu comprends dix sur dix, et tu ris jaune de toutes tes dents sans rien payer.

Couverture La patience du baobab


Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures. Les premières lignes de La patience du Baobab d’Adrienne Yabouza m’ont donné envie de sauter le pas et de participer à ce rendez-vous.

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C’est lundi que lisez-vous ? #89

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading?par One Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Qu’êtes-vous en train de lire ?
  3. Que allez-vous  lire ensuite ?

Les lectures de Bidib

J’ai lu

Couverture de Le Chardon et le Tartan (Outlander 1)

ou plutôt devrais-je dire « j’ai écouté ». J’ai enfin fini ce long audiolivre (plus de 26h d’écoute) commencé en décembre et mis de côté un temps par la force des choses (trop de choses à gérer au même temps). Bref une histoire sympa et une première expérience audiolivre pour moi. Je vous en dis plus dans quelques jours (le 16 pour être exact).

Couverture Mon Arbre

Nous avons lu Mon arbre ensemble avec Mimiko. ça m’a donné envie de me promener en forêt ! Je vous en reparle très vite plus en détail.

Couverture Darnand le bourreau français 1/3

J’ai lu le premier tome de cette nouvelle série tout juste sorti chez Rue de Sèvre. Je ne sais pas trop quoi penser de ce premier tome.

 

Je Lis

La patience du baobab par Yabouza Couverture Mon père est parti à la guerre

Je lirais

Couverture Vies volées

Les lectures de Yomu-chan

J’ai lu

Je lis

Je lirais

Les lectures de Mimiko

J’ai lu

Couverture Charlotte et moi

Je lis

Couverture La longue marche des dindes

Je lirais


C’est lundi on fait le point

La semaine dernière sur le blog

Le top 10 des articles les plus vu

  1. FIBD 2018 – mes pérégrinations, épisode 1 
  2. SAO – Alicization beginning (tome 5)
  3. In These Words – le tueur, le psychiatre et le sexe 
  4. Des yôkai et des anime
  5. Des yôkai et des manga
  6. La Reine des Neiges
  7. Les Maya expliqués aux enfants
  8. Sword Art Online vs Log Horizon
  9. Brésil la cuisine de ma mère de Viviane Tronel (et sa feijoada)
  10. D’un t-shirt je fais un tapis
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Jambalaya

A l’occasion du African American History Challenge, j’ai eu envie d’explorer la cuisine du sud des Etats-Unis et ai choisi un plat aux multiples influences : le Jambalaya. Il en existe diverses variantes, j’ai choisi le Jambalaya rouge (aussi appelé Jambalaya créole) ou l’influence des esclaves noirs venu d’Afrique se fait le plus ressentir. Mais ce plat a aussi des origines française, débarqué en Louisiane avec les colons français.

Le Jambalaya est un plat à base de riz, légumes et viandes pouvant rappeler la paella. Je me suis inspirée (très librement) de cette recette (en anglais).

Ingrédients :

  • oignons, céleri, poivrons (trio de base pour cuisine cajun, qu’ils disent)
  • ail
  • épices cajun
  • sauce tomate
  • blanc de poulet
  • saucisse (aucune idée du type de saucisse, de toute évidence andouillette ne désigne pas la même chose ici que là-bas, moi j’ai choisit une saucisse de Montbéliard, le goût était trop prononcé)
  • crevettes (moi je n’en met pas, Mimiko ne supporte pas)
  • gombo (je n’en met pas non plus, je déteste ça)

Oui, vous avez bien remarqué que sur la photo il y a une aubergine et qu’elle ne figure pourtant pas dans ma liste d’ingrédients. Et pour cause, elle ne fait pas parti des ingrédients de la recette d’origine, mais, comme elle était abîmée le marchant de légumes me l’a offerte et j’ai décidé de l’ajouter à la recette pour ne pas gâcher (j’aurais pas pu faire grand chose avec une demi-aubergine).

J’ai coupé tous les légumes en morceaux d’un/deux cm environ. Nous sommes 3, je n’ai pas donc tout utilisé. J’ai mis 2 oignons (que j’ai choisi rouges parce que je les trouves meilleurs), un demi poivron de chaque couleur, la demi aubergine, 2 gousses d’ail écrasées, 1 branche de céleri. J’ai tout fait revenir dans 2 cuillerée d’huile de tournesol.

J’ai utilisé une cocotte mais c’est pas terrible, si vous avez, je vous conseille d’utiliser une sauteuse ou un wok. Ma cocotte n’était pas assez large pour bien faire revenir, mais j’ai rien d’autre, la poêle n’aurais pas eu les bords assez haut.

J’ai ajouté la viande coupée également en morceaux et j’ai fait revenir le tous saupoudré d’épices cajun. ET là, première intervention de Chéri et… première erreur. En suivant ses conseils j’ai couvert et laissé mijoter les légumes et la viande un bon quart d’heure avant d’ajouter le riz. Or je pense que quelques minutes à feu vif aurait été plus judicieux. Car à la fin les légumes étaient beaucoup trop cuits.

Ensuite j’ai rajouté du riz (j’ai choisit le riz thaï, une autre variété de riz aurait sans doute été plus adaptée), une demi bouteille de coulis de tomates et  un grand verre d’eau. J’ai bien mélangé, couvert et laissé mijoter à feu doux.

Là j’ai encore du faire une erreur. Peut-être aurais-je du remuer plus souvent mais je ne voulais pas casser le riz. Ou alors est-ce du à la qualité du riz, à la forme de la casserole, pas assez d’eau? Je ne serais pas trop dire pourquoi, mais ma préparation à commencé à coller au fond avant même que le riz soit complètement cuit. Pour éviter que ça ne crame carrément j’ai éteint et laissé finir de cuire à couvert encore un bon quart.

Je n’ose pas trop vous montrer le résultat final parce que ce n’est pas très joli ^^’ Mon riz était trop pâteux et les légumes trop cuits. En revanche j’ai beaucoup aimé le goût. Les épices cajun réchauffent sans brûler en bouche, idéal pour nous qui ne sommes pas habitué aux piment, mais déjà trop piquant pour Mimiko qui n’a pas du tout aimé ce plat.

A améliorer pour ma prochaine tentative : me procurer une sauteuse. Faire revenir les légumes et la viandes à feu vif quelques minutes seulement avant d’ajouter le riz. Utiliser peut-être des tomates concassées en conserves plutôt que du coulis. Pour ce qui est de la saucisse, faudrait que je tente avec autre chose, le gout de la Montbéliard est trop prononcé. J’y aurais bien ajouté aussi un peu de persil frais haché pour décorer l’assiette et ramener un peu de fraîcheur. Quand à l’aubergine, elle se marie très bien avec la recette.

Si ma prochaine tentative est mieux réussi, je viendrais éditer le billet 😉


 

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Mars, le mois des contes & légendes

C’est une idée qui me trottait dans la tête depuis un moment. J’avais déjà fait un mois spécial conte sur le blog mais toute seule, j’avais envie de partager ce moment avec d’autres blogueurs. Mais je n’avais pas envie de me lancer dans nouveau challenge annuel. C’est donc un mois à thème que je vous propose.

Au mois de MARS mettons à l’honneur les contes d’ici et d’ailleurs. 

Je vous propose un jeu en 10 pistes. Un seul article par piste sera cependant accepté, à vous de choisir dans quelle catégorie vous voulez le glisser.

  1. présenter un conte détourné (album, roman, film… peu importe le support pourvu qu’il s’inspire d’un conte connu et en détourne les codes)
  2. un conte dont le héro est une femme (parce que bon il y a pas que les princes charmant dans la vie ! présentez un conte qui met en scène une héroïne)
  3. un conte d’Europe (Perrault, Grimm ou les vieux contes de vos grand-mères, pourvu qu’il vienne d’Europe)
  4. un conte d’ailleurs (Asie, Amérique, Afrique, Océanie, choisissez votre destination et faite nous voyager)
  5. souvenir d’enfance (quel est le(s) conte(s) qui vous a le plus marqué quand vous étiez enfant)
  6. une légende de votre région (partez à la découverte des légendes locales et partagez-les avec nous)
  7. soirée cinéma (un film ou un dessin animé tiré d’un conte, célèbre ou non)
  8. dites-le avec des bulles (des contes en BD/manga/comics)
  9. on est des bêtes (présentez un conte dont au moins un des personnages principaux est un animal)
  10. d’un contes 3 coups (présentez un même contes sous 3 formes différentes : 3 albums, 2 album et 1 film…)

Vous pouvez participer à ces rendez-vous communs ou librement selon votre inspiration. Contes traditionnels ou revisité, albums ou romans, film et pourquoi pas des recettes inspirées. Tout est permis pourvu qu’il y est du conte au menu !

Envie de participer ? Inscrivez-vous en commentaire et laissez-moi vos liens ici. Je ferais une récap de toutes les participations fin mars.

Vous pouvez aussi nous rejoindre sur facebook pour partager vos liens et plus encore ⇒ groupe facebook  (il y a un petit questionnaire à remplir pour accéder au groupe, c’est pour éviter les « fausses » inscription, merci de jouer le jeu 😉 )

Pour les plus gourmands, je propose le défi culinaire Des contes en cuisine en collaboration avec Les Gourmandises de Syl : inspirez vous des contes et légendes pour concocter de bons petits plats


Malheureusement j’avais fixé la date avec quelques blogueuses intéressées avant de découvrir que mars était également le mois que Lou a choisi pour les British Mysteries. Je suis confuse, d’autant plus que je me suis aussi inscrite à son challenge et qu’elle propose un mois très chargé et super sympa. Mais bon, comme la date était déjà arrêtée, je vais rester sur le mois de mars pour cette session 2018. On changera pour l’année prochaine. Mais c’est compliqué parce que en février c’est l’African American History Month, en avril c’est le moi du Japon, en mai le moi italien. En juin ? Est-ce que juin pour 2019 ça vous irait ? Pour ceux qui aimerez renouvelle le rendez-vous l’année prochaine, votez pour votre mois préféré (ceux barré sont déjà pris par d’autres rendez-vous auquel je participe) en commentaire 🙂 Je vais essayer de bloquer le mois qui arrange un max de participant

  1. janvier
  2. février
  3. mars 
  4. avril
  5. mai
  6. juin
  7. juillet
  8. août
  9. septembre
  10. octobre
  11. novembre
  12. décembre

J’ai aussi ouvert un sondage sur le groupe facebook, n’hésitez pas à voter sur les deux support pour que les résultat soit le plus cohérents possibles 🙂 merci

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Vipère au poing

Aimer, c’est s’abdiquer. Haïr, c’est s’affirmer. Je suis, je vis, j’attaque, je détruit. Je pense, donc je contredis.

Je me souviens maintenant pourquoi j’avais tant aimé ce livre quand j’avais 15 ans. L’état d’esprit de Jean était alors le mien. Et si mon dictateur n’avais ni la cruauté ni la constance du sien, j’étais une révoltée. Et la résistance, qui depuis longtemps n’était plus passive, était mon mode de vie. En Jean Rezeau je reconnaissait un maître à penser. Dans ce livre je trouvais des beaux mots pour dire ces sentiments.

La haine, beaucoup plus que l’amour ça occupe.

Et j’étais très occupée à haïr le monde.

Couverture Vipère au poing

Jean, dit Brasse-bouillon, est né dans la campagne craonnaise, dans une vieille famille de la haute bourgeoisie, qui de haut n’a plus que l’estime d’elle-même. Un père effacé, Jacques, une mère cruelle et tyrannique, surnommé par fils Folcoche, deux frère, un aîné, Chiffe, et un cadet, Cropette, des percepteurs qui ne cessent de se suivre et la cuisinière muette, Fine, forment le tableau de son enfance. Plus prompte à la révolte que ses frères, il en devient le chef de bande, celui qui n’a pas peur d’affronter la rage maternelle. C’est dans la vielle propriété familiale, à l’ombre de la gloire passé et étouffé par une fois chrétienne qui n’a gardé que le pire que Jean grandi brandissant l’étendard de la révolte et de la haine. Car sa mère le haie (qui ne haie-t-elle pas ?) et Jean le lui rend bien.

J’avais aimé Vipère au poing parce que j’étais Jean (en plus modeste). Je l’ai aimé à nouveau parce Hervé Bazin a les bons mots et l’art de raconter cette révolte, qu’il rend si vivante, si remarquable. Alors même qu’il ne se passe pas grand chose dans cette campagne, ses mots savent me tenir en haleine.

Si les sentiments qui habitent Jean à la fin du roman ne sont plus les miens, j’ai relu ce livre avec la même excitation étrange que lors de notre première rencontre. Vipère au poing a ravivé en moi le souvenir d’anciennes résistances, et c’est avec amusement et détachement que j’ai vu se superposer mes souvenirs et ceux de Jean, avec tout ce que ces deux histoires ont de différente et d’étrangement semblable. J’y ai reconnu le sentiment de révolte, mais aussi ce mélange de haute estime de soi-même, d’autocritique et de cynisme dont Jean fait preuve vis-à-vis de sa famille.

Le regard impitoyable et lucide que Jean jette sur sa famille et sur la vielle bourgeoisie qu’elle représente m’a beaucoup amusé, surtout qu’il avoue en avoir hérité des traits, et pas forcement les meilleurs.

Un coup de cœur à 15 ans. Un coup de cœur aujourd’hui. Un vrai classique qui, malgré le temps qui passe, garde toute son mordant.


challenge petit bac 

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MOOC La sculpture grecque d’Alexandre à Cléopâtre (Partie II)

Je vous avais parlé du mooc La sculpture grecque d’Alexandra à Cléopâtre Partie I. J’avais suivi ce mooc avec grand intérêt et j’avais hâte de commencer la deuxième partie de ce cour d’histoire de l’art. C’est avec le même plaisir que j’ai suivi cette seconde partie du cours. Dont j’aurais voulu vous parler plus tôt mais… impossible de trouver un trou dans l’emplois du temps surchargé du blog XD

La sculpture grecque d’Alexandre à Cléopâtre (Partie II)

Si vous aimez la sculpture grecque et l’histoire de l’art, les inscription au mooc sont ouverte jusqu’au 23 février 😉

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FIBD 2018 – mes pérégrinations, épisode 1

Comme chaque année j’ai un peu de mal à rassembles mes idées et mes souvenir pour vous faire un récit du festival. J’avais pensé faire des petits compte rendu au jour le jours mais pensez-vous, je n’ai pris des notes que le premiers soir.

Cette année, comme toujours, je n’ai pas échappé à la petite crise d’angoisse, « je veux plus y aller ». Puis comme chaque année, j’étais ravie d’y être. De rencontrer mes camarades blogueurs et blogueuses, de faire les expos, de rencontrer des auteurs et découvrir de nouvelles BD… Finalement cette année comme l’année dernière je n’ai assisté à aucune rencontre, j’avais plutôt envie de flâner tranquillement que de courir pour être à l’heure et faire la queue. Je n’ai pas chaumé pour autant. et je ne suis pas revenue les mains vide. J’ai un peu de lecture devant moi !

une partie du butin, l’autre étant avec Yomu-chan

Quelques unes des dédicaces recueillies :

Je suis un autre, une bd qui justement figurait dans ma sélection des sorties de janvier 2018. Nous avons eu la chance de rencontrer les auteurs in extremis. Lecture qui m’a accompagné dans mon trajet de retour, j’en reparlerais très bientôt.

Santa Maria 1907, une bd chilienne. L’auteur était présent et son enthousiasme a vite eu raison de ma volonté de rester raisonnable dans mes achats. L’histoire à l’air très intéressante et lire en espagnol ne me fera pas de mal.

Le sixième Dalaï-lama. Comment résister, surtout quand Yomu-chan me fait des yeux de biche.

Et enfin, Spectre 2, revue du collectif les Siffleurs.

Mes avant d’acheter, j’ai visité, en commençant par l’expo Alix l’art de Jacques Martin. J’avoue ne pas connaître la série. Enfin, de nom oui, mais je n’ai jamais lu la bd, ou alors je m’en souviens pas. En tout cas je l’avais déjà vu, on la trouve dans toutes les bibliothèques ou presque. L’expo n’était extraordinaire. Disons qu’il n’y avait aucune mise en scène et c’est dommage, le lieu s’y prêtant très bien. Mais découvrir des planches originales est toujours très intéressant. Ce que j’avais regarder c’est surtout la mise en page, comment l’auteur structure son histoire. Alix c’est très classique, mais les planches étaient intéressantes. Je ne lirais pas la série pour autant.

Au musée de la bd on pouvait aussi voir une expo dédié à la nouvelle bd arabe. L’expo en elle même n’était pas remarquable par sa mise en scène, mais cela donnait un aperçu très large et j’ai repéré quelques trait intéressants. J’ai pris quelques noms en note pour aller voir leur travail de plus prêt. Il y avait beaucoup d’auteurs cité et je n’ai noté que ceux dont les dessins m’ont marqué : Abdullah Habia, Mazen Kerbaj, Fouad Mezher et Jorj A Mhaya.

C’est Titeuf qui tenais l’affiche devant la mairie. Une petite expo très sympa qui m’a donné un autre aperçu du jeune homme à la mèche blonde.

J’ai aussi profité du jeudi pour visiter l’expo Osamu Tezuka mango no kamisama. Une très belle expo avec un nombre impressionnant de planches originales. Je l’ai trouvé tellement intéressante que je me suis même acheté le catalogue de l’expo ! Encore une fois je me suis émerveillé devant les planches et j’ai prêté une attention toute particulière à la mise en page. Le jeu de Tezuka avec les case qu’il détourne, détruit et manipule à loisir est très intéressant. On se rends bien mieux compte de ce travail en voant les planches originales qu’en lisant les manga, du moins, c’est le cas pour moi, qui, une fois lancée dans la lecture, accorde plus d’importance au fond qu’à la forme. Là j’ai vraiment pu prendre le temps d’étudier en détail sa mise en page.

L’expo reste en place jusqu’au 11 mars et si vous passez à Angoulême ça vaut vraiment le détour !

   

Du manga à Venise il n’y avait qu’un pas, enfin quelques marches pour être précise. C’est au dernier étage du musée que les illustrations côtoyait la peinture du XVIII pour nous faire voyager dans la ville de Casanova, même si j’ai pas bien compris ce que ce dernier venait faire là si ce n’est pour avoir un titre racoleur (Venise sur les pas de Casanova). Car de Casanova pas grand chose mais de Venise beaucoup. J’ai beaucoup aimé la juxtaposition des peintures classiques et des illustrations récentes. J’ai d’ailleurs aussi craqué pour le catalogue.

C’est loin d’être fini, mais je trouve ce billet déjà bien assez dense. La suite de mes aventures au FIBD dans le prochain épisode. Nous parlerons encore expos ! Il y aura du beau monde au menu 😉

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