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Microcosme – Manu Larcenet

Nous avions rapporté cette petite BD d’Angoulême il y a quelques années et puis je l’ai un peu oublié sur une étagère. Ce n’est que récemment, quand j’ai chamboulé toutes mes étagères que je suis tombé dessus et j’ai enfin pris le temps de la lire.

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La première impression qui nous avait poussés à acheter l’album s’est confirmée. C’est délicieusement cynique.

Dans cette étrange bd, il n’y a que des taches. Des Jean-Jacques et des Brigitte. À chaque page sa saynète. Leur univers est morbide. Il n’y a que cancer, pollution et post-apocalypse nucléaire, sans oublier une bonne dose d’obsédés sexuels. Un bien triste avenir que nous prédit Manu Larcenet !

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Si vous aimez le politiquement correct, cette bd n’est pas pour vous. Moi, elle me fait beaucoup rire.

sur le site des éditions Les rêveurs

Manu Larcenet sur facebook


 challenge petit BAC 2018

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L’Aliéniste

New York, fin XIX. Un tueur en série s’en prend à de jeunes prostitués travestis. La police, gangrénée par la corruption et des méthodes d’un autre temps, n’arrive pas à faire face à ces atroces homicides. Theodore Roosevelt, alors tout fraîchement promu à la tête de la police new-yorkaise, décide de demander l’aide de Laszlo Kreizler, un aliéniste. Kreizler sera aidé, dans son enquête, par John Moore, illustrateur habitué des scènes d’homicide, Sara Howard, la première femme à travailler pour la police de New York et les frères Isaacson, deux jeunes inspecteurs juifs férus de méthodes d’investigations modernes et scientifiques.

L'Aliéniste : Affiche

J’avais été frappé par le nom de Roosevelt me demandant pourquoi utiliser le nom d’un célèbre président pour un personnage de fiction. Honte à moi, le personnage fait bien référence à cette grande figure de l’histoire, puisque Rooosvelt, avant d’avoir été le vingt-sixième président des États-Unis, avait été le chef de la police de New York de 1895 à 1897. La série nous le montre comme quelqu’un d’intégré et progressiste qui lutte comme il peut contre la corruption et les idées archaïques qui animent une police qu’il a du mal à diriger puisque toujours sous l’emprise de l’ancien commandant.

Roosvelt (le vrai) et Brian, sa « doublure » dans L’Aliéniste

En dehors du personnage de Roosvelt, j’ignore si historiquement la série tient la route, mes connaissances du XIX siècle étant pour ainsi dire nulles, je saurais bien incapable d’en juger. Et tout cas, ça marche très bien, on y croit.

Kreizler est ce qu’on appelait à l’époque un aliéniste, autrement dit un médecin spécialisé dans les aliénés, c’est ainsi qu’on appelait les malades mentaux. Ce qui motive le docteur, plus encore que d’arrêter le meurtrier, c’est de comprendre ce qui pousse un homme à devenir un tueur d’une telle cruauté. Plus enclin à chercher à cerner la personnalité du meurtrier qu’à étudier les pistes et indices de l’enquête, Kreizler est un profiler avant l’heure. Tout comme les frères Issacson seraient des experts avant l’heure. Quant à Sara et John, ce sont finalement les seules à mener une enquête à l’ancienne, interroger témoins et archives en tout genre.

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Les différents membres de l’équipe sont très complémentaires, et tous à leur manière douée d’une forte personnalité. Ma préférence va à Sara qui doit faire preuve de beaucoup de courage et de sang-froid pour arriver à ce faire une place dans un univers uniquement masculin dans une société encore très misogyne. La place d’une femme est au foyer, pas au poste de police. Elle n’a que peu d’alliés, seul Roosvelt, dont elle est la secrétaire, et les frères Isaacson lui font confiance au sein de la police. Pour les autres, elle n’a rien à faire là. John, aussi, est très touchant, sans doute le plus humain de la bande, plein de faiblesses, mais d’une grande générosité, malgré son air de bourgeois égoïste. Kreizler est une tête à claque, toujours trop sûr de lui, hautain et très dur envers ses amis. Tous sont attachants à leur manière.

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J’ai beaucoup aimé cette série qui m’a vraiment tenu en haleine malgré peut-être une fin un peu bâclée. Le dernier épisode est sans doute le moins bon. Mais tout du long des 9 autres épisodes on ressent vraiment la tension monter, l’ambiance glauquissime des bas fonds, l’ambiance non moins pesante qui pèse sur Roosvelt et son équipe qui en plus de ce battre contre le meurtrier doit se battre contre la police et ses réticences.

J’ai trouvé que les acteurs sont plutôt bons et c’est bien filmé. Les gros plans sur les visages des personnages font ressortir toutes les émotions qui les habitent dans une société où il ne pas vraiment d’usage de s’exprimer librement.

La série a été réalisée par Hossein Amini début 2018. La première saison est terminée en 10 épisodes. Cette saison est l’adaptation du roman éponyme de Caleb Carr. Aucune suite ne semble prévue pour le moment.

L'Aliéniste par Carr

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Filatrocca – mano mano piazza

Pour moi, le mois italien c’est un peu comme une madeleine de Proust. L’Italie c’est le pays de mon enfance, alors, à chaque fois que je songe à ce que je pourrais présenter sur le blog pour le mois italien, j’ai plein de vieux souvenirs qui reviennent.

En mars, pour le mois des contes et légendes (une nouvelle session aura lieu en septembre, n’hésitez pas à vous manifester si vous souhaitez y participer) j’avais présenté l’un des contes italiens que nous racontait ma mère (qui la tenait elle-même de ses parents et ainsi de suite) : Prezzemolina.

De fil en aiguille, du conte je suis arrivée à la comptine, ces petits poèmes pour enfant, fait le plus souvent d’énumération. J’avais envie de vous en proposer quelques-uns en italien. Et puisque mercredi c’est le jour des enfants, ce sera mercoledì filatrocca.

La première filastrocca que j’avais envie de partager c’est Mano mano piazza, que l’on fait avec les mains et qui m’amusait beaucoup.

Il en existe de très nombreuses versions. Celle que je chantonnais enfant, est celle-ci :

Mano mano pazza,
qui ci passò una lepre pazza:
questo la vide,
questo l’ammazzò,
questo la spellò,
questo la mangiò.
E il povero mignolino?
Nemmeno un ossicino:
lecca lecca il tegamino!

Avec l’index on dessine un cercle sur la paume en récitant « mano mano piazza, di qui passò una lepre pazza« . Puis, en commençant par le pouce, on énumérer chaque action. Le pouce et celui qui l’a vu (le lièvre fou), l’index l’a tué, le médium l’a dépecé, l’annulaire l’a mangé et le pauvre auriculaire n’a plus eu qu’à lécher la casserole. Dans cette version on ne donne pas le nom des doigts, mais il en existe d’autres versions ou chaque doigt est nommé, permettant ainsi d’apprendre leur nom.

deux autres versions ici

Enfin, on retrouve la même comptine qui commence par « piazza, mia bella piazza« , en voici une version en vidéo

J’espère que cette première filastrocca vous aura amusé, on se retrouve mercredi prochain pour une nouvelle comptine.


C'est parti pour notre Mois italien

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Indiquer l’âge sur les romans jeunesse, bonne ou mauvaise idée ?

Indiquer l’âge du lecteur cible au dos des romans jeunesse, est-ce vraiment une bonne idée ? A priori, je dirais que cela peut être une aide précieuse pour l’adulte qui souhaite offrir un livre qu’il n’ a pas lu lui-même. Il m’est arrivé très souvent de chercher un roman à offrir sur une thématique précise pour un enfant de mon entourage et de n’en connaitre aucun personnellement. C’est là que l’aide du libraire devient précieuse, mais si l’âge est directement indiqué sur la quatrième de couverture je gagne du temps en présélectionnant des ouvrages susceptibles de correspondre aux capacités de lecture de l’enfant et à ses attentes. Sur un même thème, il est évident qu’on ne lira pas les mêmes choses à 8 ans qu’à 12. Trouver alors une notion d’âge sur la quatrième de couverture est une aide précieuse.

Mais il y a un effet pervers auquel je n’avais pas songé jusqu’à ce que Mimiko, inquiète, vienne me montrer la quatrième de couverture du petit roman qu’elle était en train de lire (et d’apprécier). Il était écrit « 6-8 ans ». Or, elle en a 10. Angoisse et désespoir ! Était-elle en train de lire un livre pour les petits ? La question de l’âge est un sujet très sensible dans ces périodes-là. Et j’ai bien vu que le spectre de la honte planait au-dessus de son plaisir de lecture. Je me suis, bien sûr, empressé de la rassurer. Que cela voulait seulement dire qu’on était capable de lire ce livre à partir de 6/8 ans, mais que rien n’empêche de l’apprécier à un autre âge. Regarde-moi, je lis bien des romans jeunesse. L’argument est-il vraiment rassurant ? Ça, c’est un autre sujet !

Sa remarque m’amène à me poser la question de la pertinence du « 6-8 ans » écris au dos livre. S’il y a un âge auquel tous les enfants apprennent à lire à l’école, chacun y va a son rythme, tous n’ont pas la même aisance et puis, un roman, s’il est bien fait, peut se révéler aussi amusant à lire à 6 qu’à 10 ans. Cette annotation m’est apparue comme étant trop précise et restrictive, interdisant presque l’accès au roman à ceux qui n’entreraient pas dans le créneau des 6-8 ans.

Ce n’est qu’une petite anecdote, mais cela m’amène à penser que les éditeurs devraient préférer des formulations plus vagues  tel que « à partir de 6 ans » comme on peut le voir sur de nombreux roman. Cela restera une indication précieuse pour l’adulte acheteur quant au niveau de langue du livre, mais n’enfermera pas le roman dans un cadre trop strict, laissant à chaque enfant la possibilité d’y prendre plaisir quelques soit son âge, sans qu’il se sente rabaissé.

En revanche, de nombreux éditeurs font le choix de ne pas indiquer l’âge sur les quatrièmes de couverture, et j’avoue qu’en l’absence d’information je me sens parfois un  peu perdue, tel enfant aura-t-il la maturité pour lire tel au tel roman ? Même après avoir lu un roman jeunesse, je ne sais pas toujours à partir de quel âge celui-ci peut être apprécié.

La question d’ailleurs peut également se poser par rapport aux bibliothèques. Est-ce mieux d’y trouver les romans classés par tranche d’âge du lecteur afin que celui-ci se dirige directement vers des livres qu’il est capable de comprendre et ne se perde pas dans une offre abondante, et pas forcement adapté à ces capacités ? Ou, au contraire, faut-il mélanger les genres et les âges pour ouvrir les horizons du jeune lecteur, et qu’il s’essaye à d’autres lectures peut-être un peu plus ardues ?

Quel est votre avis sur la question ? Faut-il indiquer un âge ou laisser le jeune lecteur choisir au grès de ses envies quitte à tomber sur un livre un peu trop difficile ?

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projet 52-2018 #semaine 18 – Fontaine

Et bien, même en utilisant instagram j’ai un peu de mal à suivre le rythme cette année encore ^^’ Après quelques semaine d’oubli me revoici pour le projet 52-2018 ! Cette semaine le thème était fontaine. Et ça tombe bien, mardi dernier nous avons profité du jours férié pour découvrir Celle-sur Belle. L’abbaye était agrémenté d’un joli jardin à la française avec en son milieu une fontaine.

J’ai pris beaucoup de photos de notre balade, dès que je trouve un peu de temps je ferais un billet.

En attendant découvrez d’autres fontaines chez Ma

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nos repas d’inspiration japonaises

J’avais prévu un billet cuisine japonaise pour fin avril, je voulais piquer la recette de torikatsu de Syl mais je n’ai pas trouvé de blanc de poulet et je n’ai finalement pas fait de billet cuisine.

Puisque le challenge un mois au Japon joue les prolongations jusqu’au 13 mai, je profite de ce premier dimanche de mai pour vous livrer quelques images de nos repas en tête à tête avec Mimiko, une grande adepte du riz. Il ne s’agit pas à proprement parler de recette japonaises mais d’une simple inspiration, notamment du donburi.

Le donburi est un bol de riz sur lequel on dépose une garniture. Nos donburi sont garni le plus souvent d’omelette japonaise (mes filles adorent ça) et de crudités, plus rarement de viande ou de légumes cuits.

Je cuit mon riz à la japonaise, autrement dit à l’étouffé. Un verre de riz rond pour un peu près un verre et 1/2 d’eau, cuit à feu doux jusqu’à absorbsion complète de l’eau. Ainsi le riz colle et peut facilement se manger avec des baguettes.

Si j’ai commencé à préparer mes donburi avec un riz à sushi du commerce, j’utilise maintenant du riz rond bio de Camargue. Nous assaisonnons le riz avec un filet de tamari (sauce soja à l’ancienne) et un filet d’huile d’olive (ben oui, je veux bien m’inspirer du Japon pour préparer mes plat, mais en tant qu’italienne, je ne conçois pas un plat sans huile d’olive, encore moins un bol de riz blanc qui se marie si bien avec le parfum de l’huile d’olive !). Puis j’y ajoute des miettes de nori et du gamasio (mélange de sésame et de sel).

Pour la garniture on se passe rarement de l’omelette japonaise : omelette très fine et roulée préparé avec des oeufs battus avec de la sauce soja et du sucre. Pour les légumes on fait avec ce qu’on a sous la main : carottes rappées, tartare de betterave, maïs, haricot poilé…

voici quelques exemples :

#bonappetit

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Bon apetit 🙂 #bolderiz

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Le plat préféré de Mimiko. Simple et bon

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Et puisqu’il est question de cuisine d’inspiration japonaise je ne resiste pas à l’envie de vous montrer mon joli plateau télé 🙂

Petite soirée otaku entre filles #onigiri et #anime

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et pour finir 2 bento :

Le #bento de Mimiko. Elle tenait à vos le montrer 😊 #bonappetit

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Le #bento de Mimiko est prêt 😊 #onigiri #cuisine

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The End – Zep

Théodore rejoint une équipe scientifique dans une forêt suédoise pour étudier la communication des arbres. Le professeur qui dirige les recherches défend l’idée que les arbres sont capables de communiquer entre eux et de produire des toxines afin de se défendre, voire même de réguler la vie sur terre. Professeur fantasque ou visionnaire ? Cela aurait-il quelque chose à voir avec ces morts inexpliquées survenues quelque temps auparavant en Espagne ?

Alors que l’équipe est sur le point de mettre la main sur un ADN qui révolutionnera la science, la Fin arrive. La Fin, celle avec un grand F. La fin de notre monde tel que nous le connaissons et cette fin, si nous l’avons largement mérité par notre comportement irresponsable envers la nature, elle nous arrive par les arbres. Mais est-ce la fin de tout ?

J’ai trouvé le point de départ de cette bande dessinée très intéressant d’autant plus qu’il s’inscrit dans l’actualité. L’écologie est au coeur des enjeux de notre siècle et les décisions qui seront prises dans les années qui viennent auront de lourdes conséquences sur l’écosystème de la terre tout entière. J’ai bien peur que ce soit une responsabilité bien trop grande pour les frêles épaules de l’humanité, déjà dépassées par sa propre évolution. Le sujet semble également inquiéter Zep, qui, à travers ce thriller écologique, veut nous alarmer sur la gravité de la situation.

Une idée de départ intéressante, donc, avec une importance toute particulière accordée aux arbres. Cela aussi est dans l’air du temps. De récentes recherches ont en effet mis en lumière la capacité des arbres (et des végétaux en général) à communiquer chimiquement entre eux, sans parler des livres récemment sortis faisant la part belle à l’intelligence des arbres.

Si je n’ai pas lu ces livres (pas encore du moins) j’ai eu vent des recherches sur le sujet et ai trouvé ça intéressant de retrouver ici des choses entendues ailleurs dans des contextes très différents.

Cependant j’ai été un peu déçue par cette bd. Je l’ai lue avec beaucoup de plaisir, c’est agréable et assez prenant, mais il me manquait quelque chose. Déjà, je trouve que cette réaction des arbres arrive un comme un cheveu sur la soupe, d’un coup, sans trop crier gare, comme par hasard juste au moment au les scientifiques sont sur le point de décoder le message que porte l’ADN des arbres. Je n’ai d’ailleurs pas très bien compris cette histoire d’ADN. Mais ce qui m’a chiffonné c’est la rapidité avec laquelle cette Fin arrive. Je n’ai pas trouvé ça très réaliste.

Par ailleurs, je trouve dommage que la dernière partie de la bd ne soit pas plus développée. Difficile de vous livrer mes impressions exactes sans trop vous en dire. Mais, disons que ce qui est intéressant dans une apocalypse c’est la post-apocalypse, or ici on ne nous livre pas vraiment de pistes intéressantes sur l’après.

The End a du moins le mérite de nous interpeller sur le pourquoi d’une fin qui n’est peut-être pas imminente (comme dans l’histoire), mais qui ne relève peut-être pas de la science-fiction, en tout cas, si on continue à aller droit dans le mur.

Côté dessins, j’ai trouvé ça agréable, j’aime le trait fin et expressif, mais je n’ai pas compris le jeu de couleurs sur le fond. Une page et dans les tons bleu, l’autre dans des tons marron et cette variation de couleurs ne semble pas toujours porter un sens. Et ça m’a beaucoup perturbé, parce que j’essayais de comprendre ce que cela pouvait bien signifier.

En conclusion, je dirais que j’ai passé un bon moment avec cette bande dessinée, mais qu’elle ne va pas au bout de ses promesses. J’étais un peu frustrée en la refermant.

sur le site de Rue de Sèvres

Zep


Challenge un max de BD en 2018

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Éclat(s) d’âmes

J’avais repéré ce titre avec les sorties de février. Dans un premier temps, c’est la couverture et le titre qui m’avait intrigué, puis le pitch m’a séduit. Je suis toujours intéressé par la question de l’identité sexuelle et l’acceptation de soi. Je l’avais cherché dans ma librairie bd, mais ils ne l’ont soit pas commandé, soit pas assez commandé parce que j’y suis passé plusieurs fois sans le voir. Je n’étais pas encore sûre de vouloir le commander (j’aime bien feuilleter un album avant de l’acheter), mais les nombreux éloges et photos qui ont circulé sur les réseaux sociaux ont fini par me convaincre. Et quand je l’ai vu dans la librairie BD que fréquente Yomu-chan à Bordeaux, je n’ai pas trop hésité. Mais le risque, quand un titre reçoit trop de critiques positives, c’est d’en être en fin déçu. Alors qu’en est-il avec ce premier tome d’Eclat(s) d’âme de Yuhki Kamatani, sorti chez Akata?

Tout d’abord un mot sur le dessin que j’ai beaucoup aimé. Il est délicat et offre quelques planches particulièrement belles. La mise en scène est claire, la lecture très agréable.

Qu’en est-il du contenu ? Franchement, j’ai beaucoup apprécié cette lecture. J’ai aimé le départ de l’histoire qui nous place du point de vue subjectif du héros, Tasuku, profondément troublé par la révélation de son homosexualité à l’école contre son gré et qui ne voit pas d’autre issue que le suicide. Une petite touche fantastique mène le héros vers ce lieu de rencontre où il peut trouver un refuge et ainsi échapper à ses pensées macabres. Cette pincée de mystère qui entoure la jeune femme qui interrompt son suicide, je ne l’ai pas trouvé désagréable, même si c’est peut-être un peu trop flou. Qui est cette femme au caractère vraiment étrange ? En serons-nous plus dans les prochains tomes ?

Si dans ce premier tome l’histoire se focalise surtout sur le Tasuku, on y côtoie aussi deux jeunes adultes, également homosexuels. S’ils ont plus de maturité et donc plus de recul sur la question de leur homosexualité que notre jeune héros, le sujet n’en reste pas moins difficile. On y aborde la question du coming out, est-il plus facile de vivre son homosexualité en secret ou en plein jour ? Des questions que les jeunes adultes n’ont pas encore tout à fait fini de se poser et qui font aussi réfléchir notre héros sur sa propre position. Le tout est raconté avec un ton assez léger, mais on ne fait pas l’impasse sur la profonde angoisse que nos héros peuvent ressentir. J’ai beaucoup aimé les deux jeunes adultes parce qu’ils sont très positifs. Plein d’énergie et de beaux projets (ils travaillent pour une association qui réhabilite de vieilles maisons détériorées et rien que ça, j’adore) et essayent d’aborder la vie de façon positive malgré leurs difficultés présentes et passées.

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Dans ce lieu de rendez-vous, on aperçoit d’autres personnages, mais sur eux on n’apprend pas grand-chose dans ce premier tome. Tout ce que l’on sait c’est que tous ceux qui se retrouvent là ont un jour eu envie d’en finir avec la vie.

À la fin du premier tome, j’avais envie de continuer l’aventure, de voir le héros mûrir et s’assumer, mais aussi de découvrir ces autres personnages secondaires.

Suis-je donc aussi enthousiaste que les avis que j’ai glanés sur les réseaux sociaux ? Non. J’ai trouvé ce manga très agréable, un beau dessin, un sujet intéressant, une lecture plaisante, des personnages attachants. Mais pas non plus de quoi en faire un plat. Pour moi c’est un bon manga, pas un chef d’oeuvre. À voir si la suite me fera changer d’avis.

⇒ à lire aussi les avis de Bobo et Meloku

sur le site d’Akata


 Challenge un max de BD en 2018

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il Viaggio 2018 – le mois italien

Challenge Il Viaggio : on repart?!!!

C’est avec Martine que nous partons une fois encore en Italie pour un challenge lecture (mais pas que).

Le challenge est annuel et mai et le mois à thème que s’y rattache. Je n’ai pas eu le temps de présenter la session 2018 du Viaggio alors je profite du mois italien pour le faire 🙂

Le mois italien :

C'est parti pour notre Mois italien

Martine nous propose un programme facultatif, le voici :

  • Mardi 1er mai 2 mai : Billet de présentation de ce Mois italien 2018
  • Mercredi 2 mai : Jour des enfants : un album ou une BD
  • Jeudi 3 mai : Lancement des « jeuditalie » : lecture libre
  • Samedi 5 mai : A tavola ! Une recette en partage
  • Dimanche 6 mai : Al cinema : un film à nous recommander
  • Mardi 8 mai : La saga « L’Amie prodigieuse » d’Elena Ferrante. Tomes 1, 2, 3 ou 4.
  • Du mercredi 9 au lundi 14 mai : Lectures au choix en lien (si possible) avec le Salon International du livre de Turin (où je serai) et dont la France est l’invitée d’honneur cette année. Vous pouvez présenter des romans écrits par des écrivains français sur l’Italie ou dont l’action est en lien avec l’Italie, ou des romans italiens d’auteurs italiens traduits en français. Un mix des deux ! Mais c’est aussi le bon moment de présenter toutes vos lectures « coup de cœur » !
  • Mardi 15 mai : Voyage ! Voyage ! Vos plus belles photos souvenirs, anecdotes, lieux à nous faire découvrir de vos voyages en Italie.
  • Mercredi 16 mai : Jour des enfants : un album ou une BD
  • Jeudi 17 mai : Jeuditalie : jeudipolar, un roman policier ou thriller
  • Samedi 19 : A tavola : une recette à partager
  • Dimanche 20 mai : Al cinema : un film à nous conseiller
  • Du lundi 21 au dimanche 27 mai : Tour d’horizons des régions en lectures, films, séries TV, théâtre, musique, photos, cuisine…
  • Lundi 21 et/ou mardi 22 : Région Nord : Venise, Florence, Milan…
  • Mercredi 23 : Région Sud : Naples, la Calabre, les Pouilles…
  • Jeudi 24 et/ou vendredi 25 : les îles Sardaigne, Sicile…
  • Samedi 26 et dimanche 27 mai : Week-end à Rome
  • Lundi 28 mai : Une bonne nouvelle ou un recueil
  • Mardi 29 mai : Littérature classique (du 15e au 19e)
  • Mercredi 30 mai : Jour des enfants : un album ou une BD
  • Jeudi 31 mai : Parce qu’en Italie (comme ailleurs!), tout finit toujours par des chansons : Jeuditalie en musique !

Je ne sais pas encore quel rendez-vous je vais pouvoir honoerer, ni quels seront mes lectures à venir.

Pour le moment je suis en pleine lecture d’un livre en italien, j’espère le finir avant le 31 mai.

Il viaggio en 2018 !

(toutes mes participations de l’année)

PREZZEMOLINA Couverture Blanche neige (Rossi) Les Saisons

 

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