C’est lundi que lisez-vous ? #108

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading? par One Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane. et maintenant pas I Belive in Pixies Dust.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Qu’êtes-vous en train de lire ?
  3. Qu’allez-vous  lire ensuite ?


Les lectures de Bidib

J’ai lu

Couverture Ma mère Couverture La malédiction de l'anneau d'or 

De beaux albums

Je lis

 

la guerre est au menu de mes lectures du moment. Première guerre mondiale avec Aurevoir là-haut, et seconde avec Le Réseau Corneille.

Je lirais (peut-être)

j’arrive pas à choisir

Les lectures de Mimiko

Couverture Une sacrée mamie, tome 01Couverture Une sacrée mamie, tome 02Couverture Une sacrée mamie, tome 03

Couverture Klaw, tome 1 : Eveil

Les lectures de Yomu-chan

J’ai lu

Je lis

Je lirais (peut-être)


C’est lundi on fait le point

La semaine dernière sur le blog

Les années passées nous parlions de

2018

2017

2016

2015

Couverture La fabrique des mots  

2014

2013

vrrr...

2012

as-tears-go-by.jpg La-Bicyclette-Rouge-1.jpg

Et le Manhwa, alors ?

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Une aventure des spectaculaire – T1 : Le Cabaret des Ombres

Comme je fais souvent les choses à l’envers, j’ai découvert la série des aventures des Spectaculaires par leur dernier tome, que j’ai beaucoup aimé. Alors quand je suis tombé sur le premier tome je n’ai pas hésité.

Couverture Une aventure des Spectaculaires, tome 1 : Le cabaret des ombres

Dans le cabaret des ombres, notre troupe de saltimbanques (Petronille, Felix, Eustache et Evariste) fait connaissance du professeur Pipolet, inventaire innovateur. Ce dernier s’est fait voler les plans d’une terrible arme par un homme d’affaires sans scrupules.

Le professeur veut engager la petite troupe pour sauver le monde. Rien que ça. D’abord retissant, les saltimbanques finissent par accepter. Leur cabaret croule sous les dettes et ils ont besoin d’argent.

La mission ne se déroulera pas comme prévu, mais une nouvelle amitié et une collaboration un peu folle va voir le jour.

J’ai trouvé ce premier tome un peu moins drôle que le troisième, peut-être un brin plus classique. Mais j’ai passé un agréable moment de lecture. C’est farfelu à souhait et j’ai aimé découvrir comment ces héros loufoques en étaient venu à jouer ce rôle.

sur le site de l’éditeur

⇒ sur Amazon ou chez votre libraire préféré

→ à lire aussi l’avis de Moka

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Yasuke [album jeunesse]

Editions Les Fourmis Rouges - Yasuke

Dans cet album, Frédéric Marais raconte l’histoire de Yasuke, un esclave né en Afrique et arrivé à bord d’un navire sur les côtes du Japon au XVI siècle. Il y fera la rencontre d’Oda Nobunaga qui en fera un samouraï. Le seul samouraï noir à avoir existé.

L’existence de Yasuke est relatée dans les écrits de Luis Frois, un jésuite ayant séjourné au Japon au XVI siècle.

Le texte de Frédéric Marais est très court et si je trouve l’histoire qu’il raconte intéressante, le texte en lui-même ne m’a pas vraiment charmé.

Les dessins sont très beaux, mais j’ai eu un peu de mal avec le fond vert que je trouve très agressif.

Au final je suis un peu déçue par cet album, non pas parce que ses défauts l’importent sur ses qualités, mais parce qu’il y a eu un tel engouement autour de ce titre lors de sa sortie que je m’attendais à un coup de cœur. Or j’ai lu un bel album, mais pas de coup de cœur pour moi.

sur le site de l’éditeur

Frédéric Marais

→ sur Amazon ou dans votre librairie préférée


Le coin des curieux

Comment ne pas être curieux quand on nous parle du seul samouraï noir de l’histoire ?

Dans cette dernière vidéo, Serge Bilé présente son roman dédié à Yasuke, j’ai très envie de le lire.


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Challenge Contes & Légendes – les logos

Le challenge Contes & Légende propose un programme bien riche : jeu en 10 pistes, mois à thème et aussi de nombreux rendez-vous interblog. En plus du logo officiel (ci-dessus) je vous propose des logo spécifiques pour chaque rendez-vous. Le dernier, celui des Gourmandises, nous a été concocté par Syl.

En mars

Pour la Saint Patrick

Pour le challenge Amérique Latine

Pour Halloween

Pour Noël

En cuisine

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TBTL 2019 #2 – émotions : joie

Le rendez-vous Throwback Thurday Livresque de BettieRose prend une nouvelle tournure cette année. Chaque mois nous explorerons un thème avec 4 livres différents. Le principe reste le même : (re)parler d’un livre lu il y a quelque temps pour le remettre sur le devant de la scène.

La semaine dernière peur et dégoût était à l’honneur. Aujourd’hui il sera question de joie.

Quel livre m’a procuré de la joie ? La question est moins évidente qu’il n’y parait. Lire me procure généralement de la joie, ou du moins un sentiment de satisfaction, que l’histoire soit drôle ou triste.

Devrais-je citer un livre particulièrement drôle ? Une BD qui m’a fait rire ? En associant la joie au rire, j’ai d’abord pensé au bd de Olivier Tallec, mais si le rire est assuré je ne dirais pas que ses BD collent au concept de joie tellement elles sont cyniques.

Mais alors quel livre procure de la joie ? Je dois avouer que je ne suis pas adepte des lectures feel good. Pour moi un bon livre est un livre qui me fait vivre tout un panel d’émotions, qui me fait passer de la joie à la tristesse, des larmes au rire, et comble du bonheur : qui me fait rire et pleurer simultanément.

Du coup j’ai beaucoup de mal à trouver un livre que je pourrais associer à la joie.

Après avoir longuement réfléchi, penché très fortement la balance en faveur Sauveur et Fils, j’ai fini par me dire que les livres qui m’ont le plus procuré de joie instantanée ce sont les livres pour enfant lu avec mes filles et parmi ceux-ci il y en a un qui nous a valu un grand nombre de soirées amusées. Un des préférés de Mimiko, elle me le redemandait sans cesse, et le rire était au rendez-vous à chaque fois.

Je mangerais bien un enfant de Sylvaine Donmio et Dorothée de Monfreid, publié par l’école des loisirs. Un tout petit album simple, mais très efficace qui nous a servi d’histoire du soir très longtemps. Le connaissez-vous ?

Voilà un TBTL qui remplit pleinement sa fonction ! Je n’avais pas reparlé de ce livre depuis 2013. Et il est toujours dans notre bibliothèque, celui-ci, on ne le donne pas, même si on a plus l’âge depuis longtemps.

Au mot joie, quel est le premier livre auquel vous pensez ?

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Les enfants parallèles [album jeunesse]

Je vous avais parlé, il y a un moment déjà, d’un très bel album que j’avais découvert à la bibliothèque : Sous la grande vague aux éditions Léon art & stories. J’avais aimé le principe de l’album qui mélange oeuvre de maître, illustrations et fiction. Aujourd’hui c’est un autre artiste d’origine japonaise que je redécouvre grâce aux éditions Léon art & stories.

Pour ce nouveau voyage artistique, Hélène Kérillis s’associe avec Xavière Devos. Ensemble, elles nous racontent une très belle histoire fantastique où Foujita se voit attribuer un merveilleux pouvoir magique, celui de reconnecter ses amis à leur enfant intérieur.

Tout commence avec la petite Mimi que personne ne peut voir. Rejointe bientôt par d’autres enfants parallèles, Mimi cherche le Grand Raccommodeur. Embêtés par de drôle de chiens, aidé par un chat effrayant, les enfants arriveront à bon port.

Une très jolie histoire, touchante et poétique. Les illustrations de Xavière Devos se marient très bien aux peintures de Foujita qui n’en sont que d’avantage mis en valeur.

 

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Les enfants parallèles #leonartandstories #leonardfujita #litteraturejeunesse #albumjeunesse

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Si je connaissais Foujita de nom (et de tête puisque j’ai déjà vu ses autoportraits), j’avoue que je n’avais encore jamais pris le temps de me pencher sur sa peinture. Et comme le hasard fait bien les choses, alors que je me disais qu’il serait temps de m’y intéresser, voilà qu’on me propose ce bel album. Non seulement je l’ai beaucoup aimé, mais il m’a également donné envie d’aller plus loin et de redécouvrir la peinture de Foujita à laquelle je n’avais encore jeté que des regards distraits.

Sur le site de l’éditeur

Hélène Kérillis (et son profil facebook)

Xavière Devos (et son profil facebook)

→ à lire aussi les avis de Blandine et Lylou

→ sur Amazon ou dans votre librairie préférée


Le coin des curieux

à lire : Léonard Foujita en deux minutes [Beaux Arts]

Foujita. Peindre dans les Années folles


chut les enfants lisent 

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le crochet et moi #3 un pull pour Mimiko

Après le gilet que je vous avais montré ici j’ai eu envie d’aller plus loin et de me faire un pull. Après de nombreuses recherches, je suis tombé sur un joli modèle proposé par Lidia Crochet Tricot. C’était décidé je m’en ferais un. Enfin, c’était sans compter sur Mimiko qui a trouvé l’idée super et qui en a voulu un aussi. Et comme je ne peux (presque) rien lui refuser, j’ai commencé par le sien.

Lidia propose un tuto pour une taille S adulte. J’ai donc dû faire quelques ajustements. J’ai notamment fait des réductions sur le bas du pull parce que je le trouvais un peu trop large pour Mimiko. Et je ne lui ai pas fait de col roulé parce qu’elle n’en voulait pas.

Voici le résultat. J’en suis plutôt fière, et il a l’air vraiment confortable.

 

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Fini !! Mon tout premier pull au crochet. J’ai adapté le modèle de @lidiacrochettricot Mimiko est ravie #crochet

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Et voici le tuto :

Je l’ai réalisé avec la même laine que Lidia, c’est Mimiko qui a choisi la couleur. Ces tons automnaux lui plaisaient beaucoup.

Vous trouverez laine et tout ce qu’il faut sur la boutique de Lidia. J’ai acheté 2 lots de lolipop et j’en suis très satisfaite. Je ne peux pas en dire autant d’une autre de ses laines fantaisie dont la couleur ne correspondait pas. En tout cas la lolipop je la recommande.

Avec ce pull j’ai découvert de nouvelles techniques, notamment le point puff, et le point élastique. Pour le reste ce sont de classiques points chaînette et brides.

Le motif est multiple de 6. Il se construit sur 2 rangs.

Le petit tuto sur le point peut servir, j’ai un peu galéré avec mes premières « puffs »

J’aime beaucoup ce model et je me suis déjà acheté une autre couleur de lolipop mais… j’ai pas envie de refaire 2 fois le même modèle. Je suis donc à la recherche d’un autre model de pull facile à faire.

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Les péripéties de Bidib à Angoulême [FIBD 2019]

Tout a commencé un jeudi matin. Enfin, un peu plus tôt. Fallait bien s’organiser. Où plutôt se désorganiser ! Comme, par exemple, oublier de réserver son billet de train et découvrir à la dernière minute qu’évidement il est complet. Jeudi midi, donc. Un train avec encore de la place. Monter vers le nord pour redescendre vers le sud, joie des chemins de fer français… Manquer d’oublier sa valise dans le premier train, rester coincée dans le second, joie d’être moi-même… Paniquer et enfin sortir sur le parvis de la gare d’Angoulême. Ça y est, j’y suis !

Après avoir tant hésité, failli annuler jusqu’à la dernière minute, parce que… parce que ! Tout ce monde, toute cette agitation, et si je loupe mon train, et si je panique et si… Mais ça y est, j’y suis. Trop tard pour faire machine arrière, maintenant je suis obligée de m’amuser et cette année je n’ai pas l’intention de laisser l’angoisse me gâcher la fête. Mais il faut vite que je trouve mes anges gardiennes. Elles sont là ! Joie des retrouvailles. Joie des rencontres. Il est 15h30 Framboise, Poiscaille, Scotte et moi-même partons à la conquête d’Angoulême.

Plusieurs épreuves devront être surmontées avant de profiter du Festival. Dompter le dragon-bus bondé. Récupérer les clés du Q.G., échanger des politesses avec la maîtresse des lieux. Puis… des filles qui sortent d’un long voyage en train… (je ne suis pas une fille, il y a plus de doutes). Patience mon petit chaperon orange ! (ne voyez dans le choix de cette couleur aucune obscure symbolique, c’est juste la couleur de mon bonnet, fait main, je vous prie). Les chevalières charmantes ont besoin de temps pour s’armer.

Passée l’épreuve du donjon vient celle du badge. Il nous faut maintenant entrer dans le château récupérer le badge sacré. Le premier passage fut simple et efficace. Signe d’une nouvelle dynamique trouvé ? Nous entrons dans le rythme de la dance ? Non. Simple distraction momentanée. Égarement passager. Nous ne faisons pas dans l’efficacité aujourd’hui.

La quête suivante sera dure et éprouvante. Nous arpenterons les rues d’Angoulême, montant et descendant des collines en quête d’une information qui n’existait pas. Tels les moulins de Don Quichotte, nos géants restent invaincus. Mais en chemin nous avons trouvé des trésors. C’est ainsi que, sans y avoir songé, je me retrouvais avec une place pour la rencontre internationale avec Emil Ferris. Qui ? Mais si, tu sais, l’auteur de « Moi, ce que j’aime c’est les monstres« . Ah oui, la BD que je n’avais pas envie de lire. OK, pourquoi pas. Le « pourquoi pas » qui changea mon festival ! Mais ça, c’est une autre histoire. Pour l’heure, il est encore jeudi.

Nos pérégrinations et quêtes inabouties ont duré longtemps. Il nous reste à peine le temps d’un petit tour vite fait dans le Monde des Bulles. Et là, magie ! Enchantement ! La chevalière charmante devient dragon. En moins de temps qu’il me faut pour dire « ouf », Framboise a déjà récolté de beaux trésors, arracher à la volée à de preux auteurs avant que leur première journée de festival ne s’achève. Quels étaient ces trésors, il vous faudra le demander à Framboise. Moi ce que j’ai retenu c’est qu’il faut que je lise un roman (fais-moi la colère). Vous vous demandez peut-être quel est le rapport entre ce roman et le Festival d’Angoulême ? Le rapport c’est Villeminot, l’un des preux auteurs sus-cités.

Le monde des bulles et d’autres retrouvailles. Lunch, l’invincible (parce que ça sonne bien). Il est là, il est beau et… il est pressé. On se promet de se retrouver demain. L’heure de l’apéro a sonné. Ce soir on est sage. Promis. Promesse ténue. Dîner à l’eau. Quoi !!? De l’eau ! Que diable se passe-t-il ici ? Personne ne voudra jamais me croire. Mais nous avons bien dîné à l’eau. Est-ce l’improbable carte avec ses pizzas au kebab qui nous a perturbés ?

La journée est finie, nous n’avons presque rien fait, mais qu’est-ce qu’on a ri.

Vendredi. La première quête du jour arrive bien tôt. Une chevalière a programmé un inopportun réveil matinal. 6h. Et ne s’est pas réveillé. Personne ne bouge. Je pars en quête du maudit téléphone. Les joies de la chambre partagée. Mais cette fois on est bien. Souvenir ému pour l’amas de matelas dans un tout petit studio au chauffe-eau qui goutte et aux toilettes qui ne ferment pas. Si ce n’était pour ce réveil un peu trop matinal, cette année nous sommes bien installées. Lits douillets. Plancher qui craque, jolie vue sur vallée angoumoise et sur le plus improbable des jardins microscopiques.

Seconde épreuve : pas même le temps d’avaler un café qu’il faut parler anglais. Un collectionneur canadien, fort sympathique, mais très bavard, partage notre repère.

Les préparatifs du vendredi matin ne sont guère plus efficaces que la prise en main des lieux de la vaille. Patience petit chaperon orange, les chevalières préparent leurs armes. (Je ne suis décidément pas une fille !).

Le programme de la matinée : partir à l’assaut du musée d’Angoulême de (plus si) tôt matin pour déguster sans modération les expos qui si trouvent : Taiyô Matsumoto dessiner l’enfance et Richard Corben donner corps à l’imaginaire.

Entre Taiyô et nous se fut le coup de foudre, le coup de cœur. Nous avons aimé.

 

Entre Richard et moi, le courant n’est pas passé, trop de testostérone, trop de grosses poitrines improbables, de muscles luisants et de postures…. je n’aime pas. Je n’aime vraiment pas ! Mais tu n’as pas lu les explications ! Peut-être bien, mais je suis comme ça, moi. Quand j’aime pas, je lis pas. Et je n’étais pas la seule à avoir été insensible au charme de Richard. D’autres ont été conquises.

J’enchaîne sur un micro pause, oui, déjà. Faut que je dépose mes trésors au Q.G., je n’ai pas résisté au catalogue de l’exposition de Matsumoto. Et je profite des cette échappée du peloton pour une halte solitaire dans la cathédrale où j’aurais le plaisir de prendre quelques minutes pour discuter avec un preux auteur : Camille Moulin-Duprè, dont le premier tome du Voleur d’estampe avait conquis mon cœur.

Nous nous séparons, mais ce n’est que pour mieux nous retrouver.  Enfin… non s’en s’être perdue  dans le dédale de ruelles angoumoises avant. Se perdre et penser à Mo’. La reine de notre table ronde. La reine qui n’est pas là cette année et qui nous manque. Se perdre et repenser à notre première quête commune, il y a quelques années déjà. Parties à la recherche de Toppi nous tournament en rond longtemps. Mais en ce vendredi midi, c’est Poiscaille que je cherchais.

Se retrouver, manger, échanger sur nos impressions du matin et filer. Il est déjà l’heure ! Nous avons rendez-vous avec Emil Ferris. J’y vais pour être avec mes amies et je prendrais une claque, mais une de ces claques ! Cette femme est magnifique ! Elle dégage une énergie incroyable. Je n’ai pas lu son livre, je n’ai même pas eu envie d’essayer, à priori ça ne m’attire pas du tout. Et pourtant Emil Ferris m’a bouleversé. Ce n’est pas tant ce qu’elle a dit, mais comment elle dit les choses. Ses phrases me sont allées droit au cœur et j’en étais toute émue. Retournée même. Il faut que je lise Moi ce que j’aime c’est les monstres !

Pour me remettre de mes émotions, et parce que j’étais là, je m’engouffre dans l’expo Manara itinéraire d’un maestro de Pratt à Caravage. Jolie expo, à laquelle je n’ai jeté qu’un œil distrait, encore tout à mon émotion précédente. J’ai néanmoins pris le temps de découvrir les facettes non érotiques de son oeuvre, puisque si j’adore Manara, je ne connais de lui pratiquement que ce qui se trouvais dans la salle rouge avec l’écriteau de mise en garde, réservé à un public averti. Et comme je connaissais déjà, je n’ai pas pénétré dans l’antre rouge. C’est quoi ce jeu de mots mal placé ! pas fait exprès, je l’jure.

Mais l’heure n’est pas encore à l’air frais. Je retrouve Poiscaille, nous sommes amoureuses. Nous sommes amoureuses d’un homme de papier. Nous ne savons pas son nom, seulement celui de son père : Tsutomu Nihei. Ensemble, nous parcourrons l’exposition qui lui est dédiée : l’arpenteur des futurs. Que c’est beau. Enfin… sauf pour les profils. Décidément les profils ce n’est pas son fort. Mais on pardonne quelques profils ratés, parce qu’il nous offre de sacrés paysages métalliques. Beau et angoissant, une sensation de néant tout proche. C’est ce que j’ai ressenti.

4 expos et une rencontre internationales nous ont épuisés. Il est temps de faire une vraie pause. Et ça tombe bien, un nouveau temps de retrouvailles est proche. Moka, Noukette et Jérôme sont arrivé à Angoulême ! La ville tremble et elle a bien raison. Les chevaliers de l’apocalypse sont tous réunis. Mais non, je plaisante ! C’est la confrérie des mojito qui est presque au grand complet. Il nous manque la reine, mais elle est dans nos cœurs et c’est à sa santé qu’on va trinquer ce soir. Mais avant le mojito, thé et madeleine.

Qu’avons-nous fait du reste de la journée. Je ne sais plu. Je crois bien qu’au thé, à suivi l’apéro et qu’à l’apéro à suivi le dîner. Italien. Gabriel est notre hôte. Un beau prénom pour un homme charmant, mais les raviolis sont beaucoup trop salé ! Trinquer, rire, manger. Il est tard. Un grain de folie s’est emparé de Framboise. Noukette et moi-même battons en retraite. Pour nous se sera un thé et au lit. Qu’a fait le reste de la confrérie cette nuit-là ? J’aime mieux ne pas le savoir, mais au samedi matin je comprends que leur nuit fut longue, et arrosée.

Samedi. Mon dernier jour. Mon dernier demi-jour pourrais-je dire. 15 h sonnera le glas de ma quête angoumoise de cette année. Mon carrosse (un imposant ouigo) partira, avec ou sans moi et j’aime autant que ce soit avec. Alors, le chaperon orange n’aura pas de patience et n’attendra pas. Enfin, un peu quand même, juste le temps de dire bonjour aux belles endormies qui ouvrent  à peine l’œil et je m’en vais. Je suis venue vous dire que je m’en vais, pas au vent mauvais, mais à Manga city où m’attend Lunch l’invincible (vous ne trouvez pas que ça sonne drôlement bien ?). Je ne veux pas partir sans avoir vu la nouvelle bulle, pompeusement appelée Manga City. Loin du centre-ville, tout en bas, à côté du musée de la BD. J’en attends beaucoup. Nouvel emplacement, nouveau nom. Ça doit valoir le détour ! Bon, je ne vous cache pas que j’ai été déçue. C’était très sympa, pavillon coréen et Taïwanais riche en découvertes, comme d’habitude. Mais, justement, c’est comme d’habitude. Rien de nouveau, si ce n’est que c’est plus loin. Je m’attendais à quelque chose de plus impressionnante.

J’ai tout de même pris le temps d’y découvrir quelques auteurs que j’aimerais bien voir publiés par chez nous !

Et j’ai retrouvé Lunch, accompagné de sa petite sorcière qu’il avait assommée à grand coup de Chi. Non, ne vous inquiétez pas. Je ne parle pas d’une prise de kung fu. Mais de Chi, le chat. La petite sorcière y est plongée et c’est à peine si elle lève le nez pour marcher. Ces sorcières-là, il faut les nourrir de livre pour les faire bien grandir.

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Ensemble nous avons profité d’être là pour passer au Musée de la BD voir les expos de cette année : Futuropolis et Jean Harambat. La première je l’ai passé en 5 minutes top chrono. Soit j’arrive à saturation, soit… j’avais pas envie, voilà tout. Aller-retour de Jean Harambat m’a déjà plus touché, mais je crois tout de même que je sature un peu. Trop d’information pour mon petit cerveau. J’ai tout de même noté le titre de Ulysse, les chants du retour, dans un coin de ma tête.

En attendant que Lunch finisse sa quête futuropolisienne, je jette un œil au prix scolaire. On y trouve toujours de jolies choses.

La faim se fait sentir, nous allons gravir la colline pour retrouver Badelel et son petit ogre au St Martial. Enfin… gravir, gravir… on va plutôt laisser le dragon-bus la gravir pour nous. Serré comme des sardines dans son estomac.

Retrouvailles encore, manger, papoter. Angoulême c’est aussi ça, le rendez-vous des retrouvailles.

A peine rassasiée on se quitte déjà, sieste pour les ogres, dédicace pour les petites sorcières et moi je profite de mon ultime heure pour faire un tour au nouveau monde. Un tour en mode express. Je crois bien que je n’ai encore jamais passé aussi peu de temps dans la bulle des éditeurs indépendants. Mais ma quête s’achève bientôt et la visite se fera sous le signe de l’efficacité. Je ne quitterais pas Angoulême sans mon pèlerinage au stand des éditions Comme une Orange. Visite express, mais fructueuse, je m’en reviens avec 2 nouveaux albums, et des nouveautés à explorer.

C’est ici que ma quête s’achève. Retour solitaire au Q.G., je ramasse mon barda, je monte une dernière fois dans le dragon-bus. La gare, la citrouille-ouigo et me voilà partie, il n’est même pas encore minuit. Pas les temps pour des au-revoirs, mais c’est mieux ainsi. J’aime pas dire au revoir et je quitte toujours Angoulême seule, dans le silence des images et des rires plein la tête.

Merci à tous les preux chevaliers et chevalières pour leur compagnie, leur énergie et leur chaleur, merci aux valeureux auteurs et merci aux magiciens organisateurs. Pardon aux jolies fée de l’espace presse, j’ai passé sous silence notre pitoyable passage, mais je salue leur patience et leur sourire. L’année prochaine, promis, on sera plus professionnel, nos questions on les préparera avant et non après 😉

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Des livres en cuisine – Le grand gourmet 2018

Le Grand gourmet 2018 est… roulement de tambour …. Isabelle ! Félicitations ! 

FondantGrignotte c’est très bien défendue et gagne la seconde place. Bravo à toi aussi.

De vrais gourmandes 😉

Voici toutes les lectures et les recettes partagées en 2018 :

Nos Lectures de 2018

albums

manga et bd

romans

livres de recettes

Défis culinaires

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Edmond [film]

20 heures. Nous arrivons au cinéma. On nous indique la salle, la plus petite tout au bout. On pousse la porte. Un petit détail me fait sourire : il n’y a que des têtes aux cheveux blancs dans la salle ! Mimiko s’avance, on prend place et j’ai l’impression de jour à « chercher l’intrus ». Mais pourquoi diable n’y a-t-il aucun enfant dans cette salle ? Si la question je me la posais en entrant, je me la poserais avec encore plus de conviction en sortant. Nous sommes allés voir Edmond et nous avons adoré.

Nous venons juste de lire l version abrégée de Cyrano de Bergerac, publiée récemment par  l’école des loisirs et Mimiko avait bien aimé.

Le hasard faisant parfois bien les choses, cela coïncide avec la sortie au cinéma d’Edmond qui met en scène les circonstances dans lesquelles Edmond Rostand  a écrit Cyrano de Bergerac, l’un des plus grands succès du théâtre français.

La bande-annonce promettait un film drôle et accessible, nous y sommes allés en famille.

Et nous sommes ressortis tous les trois ravis. Nous avons beaucoup ri, et nous avons aussi appris des choses. Si j’ai déjà lu deux fois Cyrano, je ne savais rien de son auteur ni des circonstances qui l’avaient amené à écrire cette pièce.

Si le film suit Edmond Rostant dans la création de cette pièce, qu’il doit écrire et mettre en scène en seulement 3 semaines, on y découvre, aux détours de répétitions ou d’exercices d’écritures, des passages choisis de la pièce.

Edmond : Photo Thomas Solivérès
Thomas Solivérès dans le rôle d’Edmond

Mimiko était conquise dès les premières minutes du film. Elle a eu un coup de cœur pour le personnage d’Edmond et pour l’acteur qui l’interprète : Thomas Soliveres, ainsi que pour la mode masculine de l’époque.

Tout comme nous elle a beaucoup ri. Et, une fois le film fini, elle a déclaré, des étoiles plein les yeux, « je veux aller voir Cyrano au théâtre ! ».

Un film qui donne envie à une gamine d’aller au théâtre, moi je dis chapeau. Je m’attendais à ce qu’elle passe un bon moment, mais pas à ce que ce soit un tel coup de coeur.

Alors je le répète : pourquoi diable n’y avait-il pas d’enfants dans cette salle ?!

Edmond Rostand en 1900

fiche technique

Réalisateur : Alix Michalik

Casting : Thomas Solivérès (dans le rôle d’Edmond), Olivier Gourmet, Mathilde Seigner, Tom Leeb, Lucie Boujenah, Alice de Lencquesaing, Clémentine Célarié, Igor Gotesman…

date de sortie : 9 janvier 2019


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blog d'une dyslexique amoureuse des livres