C’est lundi, que lisez-vous ? #97

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading?par One Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Qu’êtes-vous en train de lire ?
  3. Que allez-vous  lire ensuite ?

 Les lectures de Bidib

J’ai lu

 

Cette semaine j’ai lu deux bade dessinées, deux belles histoire Calpurnia, dont je vous ai parlé hier, une bd jeunesse adapté d’un roman éponyme que je ne connaissez pas, et Mazzeru, une sorte d’ovni qu’il faut absolument que je présente plus en détail.

Je lis

Couverture Mange, prie, aime

J’ai commencé un nouveau audiolivre : mange prie aime d’Elizabeth Gilbert.

J’ai fait une pause dans mes autres lectures en cours hormis Les Merveilles de la nature que je lis avec Mimiko chaque soir. Et j’ai timidement repris la lecture de Agatha Raisin (quelques pages par ci par là seulement.

Je lirai

J’ai quelques livres à terminer avant de me lancer dans une nouvelle aventure.

Les lectures de Mimiko

J’ai lu

Je lis

Je lirai


C’est lundi on fait le point

La semaine dernière sur le blog

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2016

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C’est lundi que lisez-vous ? #35

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musique ~ che t’aggia di

2014

Noragami

2013

L’encre du passé

Fleurs de pommier

Pour vous Mimi à choisi Yumi

20 : 30 : 40, des femmes par des femmes

2012

En un instant, une vie – Bùi Minh Quôc

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Calpurnia [bande dessinée]

C’est par une fin d’après-midi, douce et agréable, à l’ombre d’un prunier, que j’ai enfin pris le temps de lire et apprécier le premier tome de Calpurnia, une bande dessinée de Dalphné Collignon (d’après le roman de Jacqueline Kelly) sorti récemment chez Rue de Sèvres.

Le cadre bucolique de mon jardin offrait l’écrin idéal pour une lecture très… naturaliste !

Calpurnia est une jeune fille de 13 qui vit au Texas avec sa famille. Une famille bourgeoise du XIX. Le père possède une petite plantation, le grand-père passe ses journées dans son laboratoire au fond du jardin, la mère mène à la baguette cette maison que Calpurnia partage avec ses 6 frères. 6 frères !! Un cadre qui, au grand dam de la mère, ne favorise pas la féminité de sa fille. Si sa mère rêve de faire de Calpurnia une jeune fille bien élevée, jouant du piano et ayant une conduite impeccable, Calpurnia préfère de loin gambader dans la forêt et observer les animaux. Calpurnia veut devenir naturaliste.

Tout commence comme un jeu, quand le grand frère adoré offre à Calpurnia un beau cahier pour jouer à l’apprenti naturaliste. La jeune fille se prend au jeu et chaque jour y note ses observations, mais un jour, une question l’obsède, pourquoi y a-t-il de plus en plus de sauterelles jaunes et de moins en moins de vertes ? Pour trouver une réponse, Calpurnia se tourne vers cet étrange grand-père qui l’impressionne et la rencontre entre les deux se fait enfin. Calpurnia découvre un grand-père érudit qui aime partager son savoir. Le grand-père découvre que Calpurnia a un sens de l’observation aiguisé et une véritable envie d’apprendre. À partir de ce moment, les deux vont passer de plus en plus de temps ensemble à observer la nature.

Entre un papillon et une fleur, notre apprentie naturaliste nous raconte, un peu à la façon d’un journal, sa vie de famille. Les béguins de ses frères, les villes histoires du grand-père, l’école… C’est par petites touches que l’on découvre la vie de la jeune fille et celle de la bourgeoisie rurale du Texas de l’époque.

J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée, qui est à la fois légère et intelligente. Calpurnia est une jeune fille très attachante, curieuse et forte, loin de se contenter d’un avenir de potiche que pourrait lui réserver sa condition de fille, elle a des rêves. Elle veut devenir naturaliste, et s’intéresse aux sciences bien plus qu’à la mode. Et dans sa soif de savoir, elle trouve des alliés. Dans sa famille, hormis peut-être la mère qui aimerait qu’elle soit plus sage, personne ne semble s’offusquer de l’ambition de la jeune fille. Le grand-père décide même de nourrir sa curiosité en l’amenant avec lui lors de ses sessions d’observation.

Les voir observer la nature donne d’ailleurs envie de les imiter. Ou peut-être est-ce simplement parce que j’ai aussi ce penchant que j’ai trouvé cet aspect du livre très agréable ? Quoi qu’il en soit, j’ai trouvais ça plaisant d’observer une héroïne qui aime les insectes.

Mais il n’y a pas que le naturalisme dans la vie de Calpurnia, les petites anecdotes de familles sont aussi touchantes et amusantes. J’ai beaucoup aimé l’histoire du grand-père et de la chauve-souri.

Le dessin, noir blanc et sépia, rappelle un peu l’ambiance des vieux albums photo, nous ramenant en un clin d’œil à l’époque du récit. Le récit s’articule comme un journal intime et nous feuilletons cet album comme si nous avions entre les mains le cahier de Calpurnia, nous y trouvons les cases traditionnelles de la bande dessinée, mais aussi les descriptions et les croquis qu’aurait fait la jeune fille. Le tout est bien dosé et rend la lecture agréable et ludique.

Une très jolie bande dessinée, un album épais qui ne nous laisse pas sur notre faim, mais qui donne quand même envie de lire la suite, de retrouver Calpurnia et ses observations naturalistes.

L’album m’a également donné envie de découvrir le roman. J’ai hâte de voir ce que Mimiko va penser de cette bande dessinée.

Calpurnia, tome 1 sur le site Rue de Sèvres

le roman publié chez l’école des loisirs

le site de Daphné Collignon


Challenge un max de BD en 2018 challenge petit BAC 2018

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Nouveautés manga & BD #23 – Avril/Mai 2018

Voici les titres qui ont attiré mon attention parmi les sorties manga et bd ce printemps.

Ken’en de Fuetsudo et Hitoshi Ichimura, chez Doki Doki

résumé : Sommés par un esprit maléfique de sacrifier une jeune fille à la divinité du temple local, des villageois font appel à Hayate, un chasseur de démons. À leur grande surprise, ce dernier n’est autre qu’un superbe chien blanc, doté de grands pouvoirs. Grâce à son aide, ils ne tardent pas à découvrir que la créature à l’origine de leurs ennuis n’est autre que le kakuen Mashira, un être mi-homme mi-singe, ayant pour habitude d’enlever des humaines. Ce dernier, peu déstabilisé par sa rencontre avec le chien, décide de l’adopter… Ainsi commencent les relations tumultueuses, « comme chien et singe », de ces deux êtres surnaturels au gré des saisons du Japon légendaire ! (résumé : Manga Sanctuary)

pourquoi ? le monde de contes et légendes m’attire toujours, et la couverture laisse prévisager une lecture assez légère ce qui, ma fois, fait du bien aussi

Atomic [s]trip de Atsushi Kaneko, chez Pika.

résumé : Atsushi Kaneko, l’enfant terrible du monde du manga, revient avec un concentré de son talent artistique sous forme d’un recueil qui rassemble les récits courts de sa carrière de 1997 à 2015. Un ouvrage unique où la couleur, la bichromie et le noir et blanc se succèdent au fil des pages et témoignent de son style protéiforme ! (source : Manga News)

pourquoi ? Atsushi Kaneko, ça ne se refuse pas ! Même si je dois dire que son dernier titre m’a plutôt déçu. Le premier tome ne m’a pas du tout donné envie de lire la suite (je veux parler de Deathco). Ce qui me fait penser que je n’ai pas encore fait d’articles sur Wet Moon, la série qui me l’a fait découvrir.

Souvenir de la mer assoupie de Shinya Komatsu, publié par Imho.

résumé : Après les saynètes surréalistes de Tohu-Bohu, Shinya Komatsu revient avec un nouveau recueil de rêves éveillés, situés cette fois dans une petite ville ensoleillée où le temps semble figé à l’heure de la sieste. On y suit avec émerveillement le quotidien de la jeune Lisa, qui telle une Alice du bord de mer semble dotée d’un talent naturel pour faire de curieuses découvertes : un violon en verre d’écume, un pilote de parapluie volant, un phare en mal d’escapades… (source : Manga News)

pourquoi ? Comment resister à cette couverture ? Mais avec ce genre de manga c’est toujours un peu risqué soit j’adore, soit j’accroche pas du tout.

Whispering Les voix du silence de Yoko Fujitani, publié par Akata.

résumé : Kôji est aujourd’hui un lycéen ordinaire. Mais lorsqu’il était enfant, il avait une capacité unique : celle d’entendre les pensées de tout ce qui l’entoure. Les objets, les plantes, les animaux… Mais aussi et surtout celles de ses proches. Très vite, ce don s’est en réalité révélé être une malédiction ostracisante. Ses parents eux-mêmes commençaient à craindre leur enfant, qui pouvait sans le vouloir connaître leurs pensées les plus intimes. À l’adolescence, Kôji a perdu ce pouvoir, et il réussit désormais tant bien que mal à s’intégrer au lycée. Mais un jour, il croise la route d’un petit garçon qui, comme lui autrefois, possède ce « don ». D’abord réticent et indifférent, voire effrayé, il va finalement se prendre de sympathie pour lui et décider de l’aider. Au même moment, un changement s’opère en lui… (source : Manga News)

pourquoi ? le sujet me parle et je suis très curieuse de voir comment il est traité.

Devil inside de Makoto Ogawa et Satoshi Obe, publié par Komikku.

résumé : Jun est un brillant étudiant. Orphelin de bonne famille, il habite dans un somptueux manoir avec de nombreux domestiques dont Kanae qu’il aime tout particulièrement. Hanté par les démons de sa famille et surtout son grand frère Akira, il est également doué d’une faculté d’analyse exceptionnelle et il aide la police à coincer un tueur en série. Mais ce dernier parvient à s’échapper et un soir, il se rend au manoir pour se venger. Au même moment, Akira tente de violer Kanae pour provoquer son petit frère. À la fin de cette nuit d’horreur, tout a changé et un monstre s’est réveillé… mais lequel ? (source : Manga News)

pourquoi ? ça l’ai assez téléphoné mais ça m’intrigue

Manga - Manhwa - Mémoires d'un frêneMémoires d’un frêne de Kun-woong Park, publié par Rue de l’échiquier.

résumé : Au cours de l’été 1950, tout au début de la guerre de Corée, les autorités organisent la liquidation physique de dizaines de milliers de civils, opposants politiques déclarés ou simples sympathisants, par crainte de la contagion communiste. Ce massacre de masse, mis en œuvre par l’armée et la police coréennes, a fait entre 100 000 et 200 000 morts, y compris des femmes et des enfants. Par la suite, il a été délibérément occulté par l’histoire officielle de la Corée du Sud. Ce n’est qu’à partir des années 1990 que des charniers ont été retrouvés et que certains exécutants de la tuerie ont été amenés à témoigner. (sources : Manga News)

pourquoi ? J’avais beaucoup aimé Massacre au pont No Gun Ri du même auteur, enfin, aimer n’est pas vraiment le terme qui convient. Cette lecture m’avait beaucoup marqué. Avec ce nouvel épisode de l’histoire de Corée je pense que les même émotions seront au rendez-vous.

Saltiness de Minoru Furuya, publié par Akata.

résumé : Takehiko a 31 ans, et il croit qu’il est über-cool ! Il se fiche de tout, se croit inébranlable. Une pluie de crottes pourrait lui tomber dessus qu’il resterait là, debout, infaillible. Il profite de la vie, ainsi, en n’en branlant pas une. Pourtant un jour, son grand-père fatigué de son comportement nonchalant, lui donne un véritable électrochoc : tant qu’il ne s’émancipera pas, il sera un fardeau, pire, un parasite, pour sa petite sœur adorée. Profondément choqué, le jeune homme quitte le domicile avec pour objectif de « tuer le monstre ». Mais comment faire quand les seuls qui acceptent d’interagir avec vous sont les chiens et les chats errants ? De rencontres improbables en délires cyniques, Takehiko finira peut-être par trouver sa place dans ce monde… (sources : Manga Santuary)

pourquoi ? C’est surtout la couverture qui m’a frappé. Je ne connais pas cet auteur et il y a quelques chose dans cette couverture qui me donne envie de le découvrir.

Calpurnia de Daphné Collignon, d’après le roman de Jacqueline Kelly, publié par Rue de Sèvre.

résumé : Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums. Aidée de son grand-père, un naturaliste  elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Nous sommes dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes de ses découvertes, elle affirme sa personnalité entre six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine et les bonnes manières ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ? (sources : Rue de Sèvres)

pourquoi ? Je l’ai déjà lu et j’ai beaucoup aimé 🙂 du coup fallait bien que je vous la conseille dans les sorties avril/mai 😉

Sous un ciel nouveau de Kei Fujii et Cocoro Hirai, publié par Ki-oon.

résumé : Un couple de campagnards décide de tout faire pour garder à flot le café que leur défunt fils tenait avec tant d’amour à Tokyo. À l’âge de la retraite, loin de leurs racines et de leurs repères, c’est une nouvelle vie qui commence pour eux…
Naoto n’a plus que sa mère. Celle-ci sent bien que son fils envie les autres enfants, qui peuvent s’entraîner au base-ball avec leur père. Que faire pour adoucir la solitude de son garçon ?
Yayoi a enfin trouvé l’âme sœur ! L’homme qui l’a abordée à la bibliothèque, charmant, gentil et élégant, a tout du prince charmant. Pourtant, malgré la façade avenante de son fiancé, elle se doute qu’il y a anguille sous roche…
Ito et Abe sont amis d’enfance. Tous deux à la croisée des chemins pour leur carrière de sportifs, ils se remémorent le cours d’histoire le plus marquant de leur enfance, qui leur a appris une chose : la vie est courte, trop courte ! (sources : Manga Sanctuary)

pourquoi ? le genre tranche de vie me plait assez et cet album à l’air pas mal. A voir.

Manga - Manhwa - Cuisine ChinoiseCuisine chinoise de Zao Dao, publié par Mosquito.

résumé : La jeune prodige Zao Dao met en scène des moments de la vie quotidienne chinoise autour de l’institution qu’est la gastronomie en Chine. Avec humour et légèreté elle nous décrit ce rapport si particulier des Chinois à la nourriture.

pourquoi ? J’aime beaucoup Zao Dao et en plus cet album parle de cuisine, que demander de plus !!

J’ai aussi repéré un petit dvd qui me tente bien 🙂


à noter deux réédition à ne pas louper si vous ne les avez pas encore lu : Le Gourmet solitaire de Jirô Taniguchi, Blue de Kiriko Nananan et Mauvais genre de Chloé Cruchaudet.

  

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Microcosme – Manu Larcenet

Nous avions rapporté cette petite BD d’Angoulême il y a quelques années et puis je l’ai un peu oublié sur une étagère. Ce n’est que récemment, quand j’ai chamboulé toutes mes étagères que je suis tombé dessus et j’ai enfin pris le temps de la lire.

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La première impression qui nous avait poussés à acheter l’album s’est confirmée. C’est délicieusement cynique.

Dans cette étrange bd, il n’y a que des taches. Des Jean-Jacques et des Brigitte. À chaque page sa saynète. Leur univers est morbide. Il n’y a que cancer, pollution et post-apocalypse nucléaire, sans oublier une bonne dose d’obsédés sexuels. Un bien triste avenir que nous prédit Manu Larcenet !

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Si vous aimez le politiquement correct, cette bd n’est pas pour vous. Moi, elle me fait beaucoup rire.

sur le site des éditions Les rêveurs

Manu Larcenet sur facebook


 challenge petit BAC 2018

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L’Aliéniste

New York, fin XIX. Un tueur en série s’en prend à de jeunes prostitués travestis. La police, gangrénée par la corruption et des méthodes d’un autre temps, n’arrive pas à faire face à ces atroces homicides. Theodore Roosevelt, alors tout fraîchement promu à la tête de la police new-yorkaise, décide de demander l’aide de Laszlo Kreizler, un aliéniste. Kreizler sera aidé, dans son enquête, par John Moore, illustrateur habitué des scènes d’homicide, Sara Howard, la première femme à travailler pour la police de New York et les frères Isaacson, deux jeunes inspecteurs juifs férus de méthodes d’investigations modernes et scientifiques.

L'Aliéniste : Affiche

J’avais été frappé par le nom de Roosevelt me demandant pourquoi utiliser le nom d’un célèbre président pour un personnage de fiction. Honte à moi, le personnage fait bien référence à cette grande figure de l’histoire, puisque Rooosvelt, avant d’avoir été le vingt-sixième président des États-Unis, avait été le chef de la police de New York de 1895 à 1897. La série nous le montre comme quelqu’un d’intégré et progressiste qui lutte comme il peut contre la corruption et les idées archaïques qui animent une police qu’il a du mal à diriger puisque toujours sous l’emprise de l’ancien commandant.

Roosvelt (le vrai) et Brian, sa « doublure » dans L’Aliéniste

En dehors du personnage de Roosvelt, j’ignore si historiquement la série tient la route, mes connaissances du XIX siècle étant pour ainsi dire nulles, je saurais bien incapable d’en juger. Et tout cas, ça marche très bien, on y croit.

Kreizler est ce qu’on appelait à l’époque un aliéniste, autrement dit un médecin spécialisé dans les aliénés, c’est ainsi qu’on appelait les malades mentaux. Ce qui motive le docteur, plus encore que d’arrêter le meurtrier, c’est de comprendre ce qui pousse un homme à devenir un tueur d’une telle cruauté. Plus enclin à chercher à cerner la personnalité du meurtrier qu’à étudier les pistes et indices de l’enquête, Kreizler est un profiler avant l’heure. Tout comme les frères Issacson seraient des experts avant l’heure. Quant à Sara et John, ce sont finalement les seules à mener une enquête à l’ancienne, interroger témoins et archives en tout genre.

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Les différents membres de l’équipe sont très complémentaires, et tous à leur manière douée d’une forte personnalité. Ma préférence va à Sara qui doit faire preuve de beaucoup de courage et de sang-froid pour arriver à ce faire une place dans un univers uniquement masculin dans une société encore très misogyne. La place d’une femme est au foyer, pas au poste de police. Elle n’a que peu d’alliés, seul Roosvelt, dont elle est la secrétaire, et les frères Isaacson lui font confiance au sein de la police. Pour les autres, elle n’a rien à faire là. John, aussi, est très touchant, sans doute le plus humain de la bande, plein de faiblesses, mais d’une grande générosité, malgré son air de bourgeois égoïste. Kreizler est une tête à claque, toujours trop sûr de lui, hautain et très dur envers ses amis. Tous sont attachants à leur manière.

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J’ai beaucoup aimé cette série qui m’a vraiment tenu en haleine malgré peut-être une fin un peu bâclée. Le dernier épisode est sans doute le moins bon. Mais tout du long des 9 autres épisodes on ressent vraiment la tension monter, l’ambiance glauquissime des bas fonds, l’ambiance non moins pesante qui pèse sur Roosvelt et son équipe qui en plus de ce battre contre le meurtrier doit se battre contre la police et ses réticences.

J’ai trouvé que les acteurs sont plutôt bons et c’est bien filmé. Les gros plans sur les visages des personnages font ressortir toutes les émotions qui les habitent dans une société où il ne pas vraiment d’usage de s’exprimer librement.

La série a été réalisée par Hossein Amini début 2018. La première saison est terminée en 10 épisodes. Cette saison est l’adaptation du roman éponyme de Caleb Carr. Aucune suite ne semble prévue pour le moment.

L'Aliéniste par Carr

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Filatrocca – mano mano piazza

Pour moi, le mois italien c’est un peu comme une madeleine de Proust. L’Italie c’est le pays de mon enfance, alors, à chaque fois que je songe à ce que je pourrais présenter sur le blog pour le mois italien, j’ai plein de vieux souvenirs qui reviennent.

En mars, pour le mois des contes et légendes (une nouvelle session aura lieu en septembre, n’hésitez pas à vous manifester si vous souhaitez y participer) j’avais présenté l’un des contes italiens que nous racontait ma mère (qui la tenait elle-même de ses parents et ainsi de suite) : Prezzemolina.

De fil en aiguille, du conte je suis arrivée à la comptine, ces petits poèmes pour enfant, fait le plus souvent d’énumération. J’avais envie de vous en proposer quelques-uns en italien. Et puisque mercredi c’est le jour des enfants, ce sera mercoledì filatrocca.

La première filastrocca que j’avais envie de partager c’est Mano mano piazza, que l’on fait avec les mains et qui m’amusait beaucoup.

Il en existe de très nombreuses versions. Celle que je chantonnais enfant, est celle-ci :

Mano mano pazza,
qui ci passò una lepre pazza:
questo la vide,
questo l’ammazzò,
questo la spellò,
questo la mangiò.
E il povero mignolino?
Nemmeno un ossicino:
lecca lecca il tegamino!

Avec l’index on dessine un cercle sur la paume en récitant « mano mano piazza, di qui passò una lepre pazza« . Puis, en commençant par le pouce, on énumérer chaque action. Le pouce et celui qui l’a vu (le lièvre fou), l’index l’a tué, le médium l’a dépecé, l’annulaire l’a mangé et le pauvre auriculaire n’a plus eu qu’à lécher la casserole. Dans cette version on ne donne pas le nom des doigts, mais il en existe d’autres versions ou chaque doigt est nommé, permettant ainsi d’apprendre leur nom.

deux autres versions ici

Enfin, on retrouve la même comptine qui commence par « piazza, mia bella piazza« , en voici une version en vidéo

J’espère que cette première filastrocca vous aura amusé, on se retrouve mercredi prochain pour une nouvelle comptine.


C'est parti pour notre Mois italien

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Indiquer l’âge sur les romans jeunesse, bonne ou mauvaise idée ?

Indiquer l’âge du lecteur cible au dos des romans jeunesse, est-ce vraiment une bonne idée ? A priori, je dirais que cela peut être une aide précieuse pour l’adulte qui souhaite offrir un livre qu’il n’ a pas lu lui-même. Il m’est arrivé très souvent de chercher un roman à offrir sur une thématique précise pour un enfant de mon entourage et de n’en connaitre aucun personnellement. C’est là que l’aide du libraire devient précieuse, mais si l’âge est directement indiqué sur la quatrième de couverture je gagne du temps en présélectionnant des ouvrages susceptibles de correspondre aux capacités de lecture de l’enfant et à ses attentes. Sur un même thème, il est évident qu’on ne lira pas les mêmes choses à 8 ans qu’à 12. Trouver alors une notion d’âge sur la quatrième de couverture est une aide précieuse.

Mais il y a un effet pervers auquel je n’avais pas songé jusqu’à ce que Mimiko, inquiète, vienne me montrer la quatrième de couverture du petit roman qu’elle était en train de lire (et d’apprécier). Il était écrit « 6-8 ans ». Or, elle en a 10. Angoisse et désespoir ! Était-elle en train de lire un livre pour les petits ? La question de l’âge est un sujet très sensible dans ces périodes-là. Et j’ai bien vu que le spectre de la honte planait au-dessus de son plaisir de lecture. Je me suis, bien sûr, empressé de la rassurer. Que cela voulait seulement dire qu’on était capable de lire ce livre à partir de 6/8 ans, mais que rien n’empêche de l’apprécier à un autre âge. Regarde-moi, je lis bien des romans jeunesse. L’argument est-il vraiment rassurant ? Ça, c’est un autre sujet !

Sa remarque m’amène à me poser la question de la pertinence du « 6-8 ans » écris au dos livre. S’il y a un âge auquel tous les enfants apprennent à lire à l’école, chacun y va a son rythme, tous n’ont pas la même aisance et puis, un roman, s’il est bien fait, peut se révéler aussi amusant à lire à 6 qu’à 10 ans. Cette annotation m’est apparue comme étant trop précise et restrictive, interdisant presque l’accès au roman à ceux qui n’entreraient pas dans le créneau des 6-8 ans.

Ce n’est qu’une petite anecdote, mais cela m’amène à penser que les éditeurs devraient préférer des formulations plus vagues  tel que « à partir de 6 ans » comme on peut le voir sur de nombreux roman. Cela restera une indication précieuse pour l’adulte acheteur quant au niveau de langue du livre, mais n’enfermera pas le roman dans un cadre trop strict, laissant à chaque enfant la possibilité d’y prendre plaisir quelques soit son âge, sans qu’il se sente rabaissé.

En revanche, de nombreux éditeurs font le choix de ne pas indiquer l’âge sur les quatrièmes de couverture, et j’avoue qu’en l’absence d’information je me sens parfois un  peu perdue, tel enfant aura-t-il la maturité pour lire tel au tel roman ? Même après avoir lu un roman jeunesse, je ne sais pas toujours à partir de quel âge celui-ci peut être apprécié.

La question d’ailleurs peut également se poser par rapport aux bibliothèques. Est-ce mieux d’y trouver les romans classés par tranche d’âge du lecteur afin que celui-ci se dirige directement vers des livres qu’il est capable de comprendre et ne se perde pas dans une offre abondante, et pas forcement adapté à ces capacités ? Ou, au contraire, faut-il mélanger les genres et les âges pour ouvrir les horizons du jeune lecteur, et qu’il s’essaye à d’autres lectures peut-être un peu plus ardues ?

Quel est votre avis sur la question ? Faut-il indiquer un âge ou laisser le jeune lecteur choisir au grès de ses envies quitte à tomber sur un livre un peu trop difficile ?

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projet 52-2018 #semaine 18 – Fontaine

Et bien, même en utilisant instagram j’ai un peu de mal à suivre le rythme cette année encore ^^’ Après quelques semaine d’oubli me revoici pour le projet 52-2018 ! Cette semaine le thème était fontaine. Et ça tombe bien, mardi dernier nous avons profité du jours férié pour découvrir Celle-sur Belle. L’abbaye était agrémenté d’un joli jardin à la française avec en son milieu une fontaine.

J’ai pris beaucoup de photos de notre balade, dès que je trouve un peu de temps je ferais un billet.

En attendant découvrez d’autres fontaines chez Ma

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nos repas d’inspiration japonaises

J’avais prévu un billet cuisine japonaise pour fin avril, je voulais piquer la recette de torikatsu de Syl mais je n’ai pas trouvé de blanc de poulet et je n’ai finalement pas fait de billet cuisine.

Puisque le challenge un mois au Japon joue les prolongations jusqu’au 13 mai, je profite de ce premier dimanche de mai pour vous livrer quelques images de nos repas en tête à tête avec Mimiko, une grande adepte du riz. Il ne s’agit pas à proprement parler de recette japonaises mais d’une simple inspiration, notamment du donburi.

Le donburi est un bol de riz sur lequel on dépose une garniture. Nos donburi sont garni le plus souvent d’omelette japonaise (mes filles adorent ça) et de crudités, plus rarement de viande ou de légumes cuits.

Je cuit mon riz à la japonaise, autrement dit à l’étouffé. Un verre de riz rond pour un peu près un verre et 1/2 d’eau, cuit à feu doux jusqu’à absorbsion complète de l’eau. Ainsi le riz colle et peut facilement se manger avec des baguettes.

Si j’ai commencé à préparer mes donburi avec un riz à sushi du commerce, j’utilise maintenant du riz rond bio de Camargue. Nous assaisonnons le riz avec un filet de tamari (sauce soja à l’ancienne) et un filet d’huile d’olive (ben oui, je veux bien m’inspirer du Japon pour préparer mes plat, mais en tant qu’italienne, je ne conçois pas un plat sans huile d’olive, encore moins un bol de riz blanc qui se marie si bien avec le parfum de l’huile d’olive !). Puis j’y ajoute des miettes de nori et du gamasio (mélange de sésame et de sel).

Pour la garniture on se passe rarement de l’omelette japonaise : omelette très fine et roulée préparé avec des oeufs battus avec de la sauce soja et du sucre. Pour les légumes on fait avec ce qu’on a sous la main : carottes rappées, tartare de betterave, maïs, haricot poilé…

voici quelques exemples :

#bonappetit

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Bon apetit 🙂 #bolderiz

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Le plat préféré de Mimiko. Simple et bon

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Et puisqu’il est question de cuisine d’inspiration japonaise je ne resiste pas à l’envie de vous montrer mon joli plateau télé 🙂

Petite soirée otaku entre filles #onigiri et #anime

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et pour finir 2 bento :

Le #bento de Mimiko. Elle tenait à vos le montrer 😊 #bonappetit

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Le #bento de Mimiko est prêt 😊 #onigiri #cuisine

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The End – Zep

Théodore rejoint une équipe scientifique dans une forêt suédoise pour étudier la communication des arbres. Le professeur qui dirige les recherches défend l’idée que les arbres sont capables de communiquer entre eux et de produire des toxines afin de se défendre, voire même de réguler la vie sur terre. Professeur fantasque ou visionnaire ? Cela aurait-il quelque chose à voir avec ces morts inexpliquées survenues quelque temps auparavant en Espagne ?

Alors que l’équipe est sur le point de mettre la main sur un ADN qui révolutionnera la science, la Fin arrive. La Fin, celle avec un grand F. La fin de notre monde tel que nous le connaissons et cette fin, si nous l’avons largement mérité par notre comportement irresponsable envers la nature, elle nous arrive par les arbres. Mais est-ce la fin de tout ?

J’ai trouvé le point de départ de cette bande dessinée très intéressant d’autant plus qu’il s’inscrit dans l’actualité. L’écologie est au coeur des enjeux de notre siècle et les décisions qui seront prises dans les années qui viennent auront de lourdes conséquences sur l’écosystème de la terre tout entière. J’ai bien peur que ce soit une responsabilité bien trop grande pour les frêles épaules de l’humanité, déjà dépassées par sa propre évolution. Le sujet semble également inquiéter Zep, qui, à travers ce thriller écologique, veut nous alarmer sur la gravité de la situation.

Une idée de départ intéressante, donc, avec une importance toute particulière accordée aux arbres. Cela aussi est dans l’air du temps. De récentes recherches ont en effet mis en lumière la capacité des arbres (et des végétaux en général) à communiquer chimiquement entre eux, sans parler des livres récemment sortis faisant la part belle à l’intelligence des arbres.

Si je n’ai pas lu ces livres (pas encore du moins) j’ai eu vent des recherches sur le sujet et ai trouvé ça intéressant de retrouver ici des choses entendues ailleurs dans des contextes très différents.

Cependant j’ai été un peu déçue par cette bd. Je l’ai lue avec beaucoup de plaisir, c’est agréable et assez prenant, mais il me manquait quelque chose. Déjà, je trouve que cette réaction des arbres arrive un comme un cheveu sur la soupe, d’un coup, sans trop crier gare, comme par hasard juste au moment au les scientifiques sont sur le point de décoder le message que porte l’ADN des arbres. Je n’ai d’ailleurs pas très bien compris cette histoire d’ADN. Mais ce qui m’a chiffonné c’est la rapidité avec laquelle cette Fin arrive. Je n’ai pas trouvé ça très réaliste.

Par ailleurs, je trouve dommage que la dernière partie de la bd ne soit pas plus développée. Difficile de vous livrer mes impressions exactes sans trop vous en dire. Mais, disons que ce qui est intéressant dans une apocalypse c’est la post-apocalypse, or ici on ne nous livre pas vraiment de pistes intéressantes sur l’après.

The End a du moins le mérite de nous interpeller sur le pourquoi d’une fin qui n’est peut-être pas imminente (comme dans l’histoire), mais qui ne relève peut-être pas de la science-fiction, en tout cas, si on continue à aller droit dans le mur.

Côté dessins, j’ai trouvé ça agréable, j’aime le trait fin et expressif, mais je n’ai pas compris le jeu de couleurs sur le fond. Une page et dans les tons bleu, l’autre dans des tons marron et cette variation de couleurs ne semble pas toujours porter un sens. Et ça m’a beaucoup perturbé, parce que j’essayais de comprendre ce que cela pouvait bien signifier.

En conclusion, je dirais que j’ai passé un bon moment avec cette bande dessinée, mais qu’elle ne va pas au bout de ses promesses. J’étais un peu frustrée en la refermant.

sur le site de Rue de Sèvres

Zep


Challenge un max de BD en 2018

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