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une cramique pour le goûter

Dimanche dernier je me suis réveillée avec une envie de brioche. J’avais en tête ma dernière (et première) brioche tressée qui je m’étais jurée de perfectionner. Mais, puisque Avril c’est aussi le mois belge, je me suis dit que c’était l’occasion de tester la cramique.

Je me suis inspirée de cette recette en y apportant mes petites modification dont une de taille : pas de raisin sec. Pour un pain au raison c’est une grosse contrainte mais j’ai pas le choix. Tout d’abord parce que je n’ai pas de raisin sec dans mon placard, et surtout parce que Chéri déteste le raisin sec et a réussi à convaincre sa fille que c’était un ingrédient à bannir (sig). Du coup si je veux pas préparer une cramique pour moi toute seule faut bien que je m’adapte. Je vais donc garder la même pâte et changer les raisin sec par des pépites de chocolat, comme d’habitude.

La recette donne les dose pour 2 cramiques, pour commencer, je n’en ai préparé qu’une. J’ai donc divisé les doses par deux.

ingrédients : 

  • 500 g de farine
  • 1 sachet de levure boulangère déshydratée (équivalent d’environ 20 g de levure fraîche)
  • 100 g de beurre
  • 1/4 l de lait tiède
  • 2 œufs
  • 100 g de pépites de chocolat
  • 1 càs de sucre de canne
  • 1/2 càc de sel

Dans un saladier j’ai versé la farine et j’ai fait un puits en son centre. J’y ai versé la levure déshydraté que j’ai délayé avec quelques cuillerées de lait tiède et mélangé du bout des doigts avec un peu de farine pour obtenir une pâte molle. J’ai recouvert celle-ci avec la farine sèche, mis un torchon propre sur le saladier et l’ai réservé 30 minutes dans le four (légèrement chauffé). Cette opération à pour but de réveiller la levure.

La levure se réveille

Après ce temps de pause, j’ai versé le contenu de mon saladier sur le plan de travaille et l’ai travaillé la pâte en incorporant les œufs battus (après en avoir réservé un peu pour dorer la brioche), le reste du lait, le se, le sucre. Puis j’ai ajouté le beurre ramolli, et enfin les pépites de chocolat.

J’ai beurré mon gros moule à cake et y ai déposé le pâton. A l’aide d’un pinceau j’ai aspergée le pâton avec le reste d’œuf et un peu de lait. J’ai couvert avec le torchon et mis à lever dans le four, le temps qu’il faut pour que la pâte double de volume.

pâton avant et après levage

J’ai choisi de travailler ma pâte à la main et je l’ai bien regretté. Il m’a fallu pétrir une bonne demi heure. J’en avais mal au bras. En plus j’ai galéré avec l’incorporation du lait. J’ai voulu l’ajouter petite à petit, or je pense que j’aurais obtenu un meilleur résultat en faisant un puits et en y versant le lait dès le début et le mélanger petit à petit avec la farine autour du trous. Puis j’i galéré pour l’incorporation du beurre. La encore j’a ajouté petit dès par petit des, j’ai cru que je n’en viendrais jamais au bout T_T.

Pour ce qui est du levage, je travaille toujours avec une famine semi-complète et de la levure déshydraté, généralement ça met plus de temps à lever. Au bout d’une demi heure (temps donné par la recette originale) ma pâte était toujours raplapla. J’ai donc éteint le four (que j’avais mis en température de levage) et j’y ai oublié la pâte toute l’après-midi.

La recette conseillait de préchauffer le four à 250°C. Cuire 15 minutes, puis baisser le four à 200°C et cuire encore 45 minutes. Bon là encore j’ai pas du faire ce qu’il fallait, après seulement 7 minutes à 250°C sa commençait à dorer dangereusement. Je suis tout de suite passée à 200°C. Mais la encore une légère odeur de cramé a commencé à chatouiller mes narines bien avant les 45 minutes. Je n’ai du la cuire moins de 30 minutes. et j’ai été obligé de la sortir, c’était en train de brûler. La croûte est dure et l’intérieur ne ressemble pas vraiment à une brioche mais plutôt à un gâteau.

Je suis un peu déçu. C’est beaucoup de travail pour une brioche ratée. Mais le goût est bon, pour le goûter ça ira quand même 🙂


 

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