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Mega challenge shôjo 2016

Pour ce challenge lancé par le Club Shôjo, il fallait lire dans l’année 2016 10 nouveaux manga (entendre par « nouveau » commencé en 2016 et non sorti en 2016) parmi les catégories suivantes :

  • Lire une nouveauté de 2016 : rouge éclipse 
  • Lire un oneshot : Cherish
  • Lire un josei : Heartbrocken chocolatier
  • Relire un de tes premiers shôjo
  • Lire un shôjo adapté en anime ou en drama : Utena, la fille révolutionaire
  • Lire un shôjo avec au moins un des personnages qui n’est pas humain : Le pacte des yôkai
  • Lire un shôjo de ta PAL (pile à lire = les mangas que tu as achetés mais pas encore lus)
  • Lire un shôjo dont le titre comporte le mot amour/love : Love my life
  • Lire un shôjo dont le titre ne comporte qu’un seul mot
  • Lire un shôjo kawai (j’aime pas le kawai, j’élimine cette catégorie à priori)
  • Lire un shôjo qui ne se déroule pas au Japon : The Tarot café
  • Lire un shôjo se déroulant dans un lycée : Mistuko Attitude

Encore une fois je n’ai pas réussi le challenge, avec seulement 8 lectures sur 10. Parmi ces 8 manga il y a eu cependant de jolie découvertes 🙂

Auriez-vous d’autre jolis shôjo/josei à me conseiller ?

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Rouge éclipse

Imaginez que vous fassiez voler votre corps. C’est ce qui arrive à l’héroïne de ce nouveau shojo, sorti le 25 août dernier chez Akata

Le nom de la mangaka, Shiki Kawabata m’était inconnu. Et la sortie de ce manga chez Akata n’avait pas attiré mon attention (voir ma sélection nouveautés de la rentrée). Pourtant une fois en librairie je n’ai pas pu résister à la couverture, belle et intrigante. J’ai feuilleté les premières pages et cela a suffit à me convaincre. ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de shojo.

L’histoire : 

Ayumi, jeune et jolie lycéenne mène une vie ordinaire et heureuse. Un joli physique, de bonnes copine, une famille aimante et un tout nouveau petit ami. Le rêve quoi ! Tout ce bonheur et ces petits cœurs attirent l’envie d’une de sa camarade de classe Zenko, laide et oublié de tous.

C’est le jour de la lune rousse et Ayumi s’apprête à se rendre à son premier rendez-vous avec son petit ami quand elle reçoit un coup de fil de Zenko. « Ne me quitte pas des yeux » lui dit-elle avant de se jeter dans le vide. Quand Ayumi se réveille la situation est bien plus terrible que ce qu’elle attend. Zenko n’est pas morte, mais elle ont échangé leur corps. La voilà maintenant dans le corps de la « moche » de la classe. Elle qui était si jolie et populaire… Elle va comprendre ce que ça fait d’être dans ce corps si disgracieux. Et si la laideur venais plutôt de l’intérieur ? Ayumi veut retrouver son corps et sa famille, mais en attendant elle doit composer avec cette nouvelle enveloppe corporelle qui avec son âme douce et gentille ne dégage plus la même aura.

Sur ce départ déjà bien complexe ajoutez une bonne dose de romance à l’eau de rose, de la jalousie et de l’envie et vous obtenez Rouge éclipse.

Bien ? Pas bien ?

Alors, l’histoire d’amour est on ne peu plus banale, triangle amoureux, parallélépipède amoureux même. Un grand classique qui n’étonnera pas un instant. Mais cette histoire de corps inversés est bien trouvé. Non seulement ça donne une touche mystique et fantastique à ce school life, mais cela permet aussi de traiter certains sujet moins léger que les sempiternelles amourettes de lycéens. On aborde avec ce changement de corps l’importance donné à l’apparence (surtout à cet âge), le regards des autres, l’exclusions de certains élèves… Tout en restant très positifs dans ce premier tome. Ayumi est un personnage plein d’énergie qui ne se laisse pas abattre. Biens qu’elle est des faiblesse et que le preux chevalier vienne régulièrement à son secours ce n’est pas une de ses potiches pleurnicheuses qui ne savent rien faire d’autre que chialer. Elle essaye de rester positive. Elle prend à la fois conscience de ce que ça fait d’être dans le corps de quelqu’un qui est rejeté par les autres. Mais au même temps par son caractère avenant elle donne une nouvelle impulsion a ce corps considéré comme laid surtout par sa véritable propriétaire. Démontrant (peut-être de façon un peu simpliste) que si l’on est reclus cela n’est pas seulement de la responsabilité des autres mais aussi de celui qui se sent mis à l’écart et qui se renferme sur lui-même. Un cercle vicieux que Ayumi semble pouvoir briser.

Tout ça avec quelques rebondissement assez attendu mais qui ajoutent tout de même du piment à l’histoire. Si je devait faire un reproche à ce premier tome c’est d’aller assez vite en besogne et d’être peut-être un peu trop manichéen, les gentils d’un côté, les tordu de l’autre.

Malgré quelques aspects un peu trop simplifié, le manga est bien fait. Très agréable a lire et plaisant à voir. Le trait de Shiki Kawabata a une touche personnelle tout en restant dans un style classique.


Retrouvez Rouge éclipse sur le site de l’éditeur. Un extrait à lire ICI

le tome 2 est prévu pour le 10 octobre


mega challenge shojo : nouveauté 2016
challenge 1% : lecture 3 sur 6
challenge 1% : lecture 3 sur 6
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Love my life ~ Ebine Yamaji

J’ai découvert cette mangaka avec Au temps de l’amour. J’avais été séduite par la finesse de son trait et de ses récits alors quand je suis tombée par hasard sur Love my life je ne me suis pas posée de questions, j’y suis allées les yeux fermés. Et ce fut une très jolie lecture.

Dans ce manga Ichiko Izumiya, jeune étudiante en anglais, nous parle de sa vie et de sa relation amoureuse avec Eriko, une jeune étudiante en droit. Tout commence avec le désir de Ichiko d’avouer son homosexualité à son père. Chaque chapitre commence par Ichiko qui s’adresse au lecteur puis une petite tranche de vie s’en suit. Des instants partagés avec son père, des moments doux ou sensuels avec son amie, des échanges avec un camarade, des rencontres du hasard, les doutes, les craintes, les espoirs… Toutes ces petites choses qui remplissent la vie de Ichiko.

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A travers les petites choses de la vie, la jeune femme réfléchi aussi sur sa condition de femme homosexuelle dans la société japonaise. Faut-il cacher son homosexualité aux autres ? Préférait-elle la vivre au grand jour ? Au delà de question de l’homosexualité et son acceptation, on a aussi celui de la femme dans une société encore très patriarcale. Si le père de l’héroïne est très moderne et ouvert d’esprit, le père de Eri c’est tout le contraire. Son désir de faire carrière dans le droit reflète bien plus de l’envie de montrer à son archaïque père qu’une femme peut faire aussi bien qu’un homme que de l’envie sincère de devenir avocate. Une réflexion intéressante qui enrichi encore plus ce manga.

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Au tout début j’ai trouvé qu’encore une fois ce manga en faisait trop, c’est pratiquement toujours le cas dans les yaoï (et par extension je dirais le yuri mais je n’en ai lu que très très peu alors je peux difficilement l’affirmer). Souvent je trouve que les histoires perdent en crédibilité en créant un univers entièrement homosexuel. Et en lisant le première chapitre j’ai cru que ça serait le cas ici. Finalement je me suis trompé. Si l’homosexualité reste le thème central (et aussi la tendance sexuelle de la majorité des personnages) ce récit m’a semblé réaliste dans sa réflexion. Les dialogues sonnes justes et vrais. Je n’ai pas eu le sentiment d’être dans un univers fantasmé comme dans beaucoup de yaoï que j’ai lu, mais de lire une histoire qui pourrait être celle de deux jeunes femmes homosexuelles dans la vraie vie. Il y a de l’authenticité dans ton.

Ce ton réaliste allié à la finesse du trait de l’auteur font de ce manga une très jolie référence dans la catégorie tranche de vie qui dépasse les frontière du yuri (manga mettant en scène les histoires d’amour entre femmes). Ce manga peut toucher tout le monde, que l’on aime lire des histoires d’amour homosexuel ou pas. C’est l’amour et la vie qui nous sont contés. Avec sensualité et délicatesse. Il y a beaucoup de scènes nu entre les deux jeunes femmes mais ce n’est jamais pornographique.

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J’étais surprise par ce ton réaliste après un premier chapitre un peu exagéré. Une fois refermé le manga j’avais la nette impression que l’auteur sait de quoi elle parle. C’est là que j’étais ravie de trouver la post face qu’offre cette édition pour en apprendre un peu plus sur l’auteur. Ebine Yamaji, est lesbienne ce qui explique ce sentiment d’autenticité que dégage le manga. « Les œuvres d’Ebine font beaucoup pour la reconnaissance et la compréhension profonde de l’homosexualité, beaucoup plus que tous les discours revendicateurs. » nous dit la post face et je partage assez ce point de vue.

Je ne retrouve pas ce ton réaliste dans les yaoi/yuri habituellement. Et même si la post face nous dit que Love my Life est le premier yuri publié en France, personnellement je ne l’aurais pas classé comme tel ce qui m’a poussé à faire quelques petites recherches. Love my life est paru pour la première fois dans le magasine Feel Young qui est classé comme magasine Josei. Autrement dit le magasine ne propose pas exclusivement des histoires homosexuelles, mais tout un tas de manga divers s’adressant à un public de jeunes femmes adultes. Tout comme je l’avais ressenti, ce manga ne s’adresse pas aux amateurs de yuri mais à tout le monde.

Bref, si vous aimé les manga tranche de vie je vous le conseille vivement.

shôjo dont le titre comporte le mot amour/love

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The Tarot café, du manhwa et des cartes

Que diriez-vous de vous faire tirer les cartes ? Et si pour cela nous allions dans le Tarot café de Pamela ? Dans ce café elle y reçois des êtres extraordinaires venu cherches son aide et voire, grâce à ses cartes un peu plus clair dans les sentiments. Ces créatures, vivant incognito parmi les hommes, sont de tout bord. On y croise des loup-garous, des vampires, des fantômes et bien d’autres créatures fantastiques venue se faire tirer un tarot.

 

The Tarot Cafe est un manhwa (bd coréenne) Sang-sun Park publié par Soleil manga en 2004 et malheureusement stoppé avec seulement 6 des 7 tomes qui composent la série. Encore un très bon manhwa stoppé avant la fin (cf Coy) T_T

Dans le premier tome on découvre Pamela et son étrange café. Le tome recueil 4 histoires indépendantes entre elle (la dernière se termine dans le tome 2), nous rencontrons ainsi un chat magique, un vampire amoureux, une petite fée espiègle et un alchimiste marionnettiste. Toutes les histoires tournent autours du sentiments amoureux et sont tragiques.

Ce premier tome m’a laissé une impression assez mitigée. J’ai aimé l’esthétique du dessin, très surchargé au style gothique improbable me rappelant les manga de Kaori Yuki, mais les histoires contée étaient un tantinet trop mélodramatiques à mon goût et les personnages un peu trop maniéré (là encore ça me rappel Ludwig de Kaori Yuki, mais en moins mauvais caractère). Mais la pointe de shonen-aï de la dernière aventure à titillé mon imagination perverse fertile. Si bien que je n’ai eu aucune peine à enchaîner avec les tomes suivants.

Avec le deuxième tome Pamela gagne un nouveau compagnon d’infortune. Le beau Belus nous avait été présenté dès le premier tome même si ça présence ne nous est pas expliqué. Au tome é arrive un jeune loup-garou que Pamela prendra sous son aile et embauche comme garçon dans son café. Nouveau personnage mais aussi nouvelle structure de récit. Là ou le premier tome proposait 4 histoires sans lien elles, le deuxième tome cherche à donner plus de profondeurs aux personnages principaux. Nous avons le loup-garou et son histoire, mais aussi des bribes du passé de Pamela qui remontent à la surface avec l’irruption d’un beau jeune homme semblant resurgir de son passé, et quel passé ! Nous apprenons ainsi qui est Pamela. A partir de là les histoires individuelles des personne venues se faire lire les carte et l’histoire de Pamela s’entremêlent.

Avec ce fil conducteur le récit devient plus captivant. Et malgré le mélodrame toujours très présent, j’ai commencé à vraiment apprécier l’histoire (ou plutôt devrais-je dire les histoires). La tension monte. Les personnages cachent leur jeu et il se pourrait bien que Pamela se trouve en danger. Dès leur on a envie de savoir ce qui c’est passé, pourquoi les personnages agissent de telle façon et comment Pamela va tirer son épingle de se nœuds de sentiments.

Tout comme Coy, ce sunjeaong manhwa (équivalent du shôjo japonais, soit un manhwa destiné à un public féminin), mélange romance classique avec la romance shonen-aï (entre jeunes hommes) ce qui moi me plait beaucoup. J’aime en effet beaucoup lire des yaoi mais souvent je leur reproche de crée des univers où n’existent que des hommes gay. Or ici on trouve de la romance pour tous les goût. J’aime beaucoup ce mélange qui se fait de façon très naturelle sans qu’aucun personnage ne s’en étonne. Bref un univers comme je les aime, on aime qui on aime peut importe que ce soit des femmes, des hommes, humains ou pas.

Après avoir lu les 4 premiers tomes vient le temps de la frustration. Comme j’ai beaucoup aimé, j’avais envie de lire la suite et les volumes d’occasions que j’ai pu trouvé en ligne sont à des prix un peu excessif. De plus la série n’a jamais été terminé en France (avec un seul tome manquant !!!). C’est ainsi que j’ai pu découvrir que le manhwa était aussi disponible en anglais  et en espagnol. Du coup j’ai bon espoir. Il se pourrait bien que je m’offre la fin dans une autre langue.

 

En tout cas, si vous tombé sur ce manhwa par hard, je vous le conseille, à condition d’aimer les mélodrame aux allures gothiques 😉

shôjo qui ne se déroule pas au Japon
manhwa
manhwa
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Le cœur de Thomas

Le cœur de Thomas est une des œuvres fondatrices du boys-love, que nous appelons en France yaoi. Si on veut être pointilleux il s’agit d’un shonen-ai, autrement dit un récit mettant en scène des histoire d’amour entre jeunes éphèbes en tout pudeur. Dans le shonen- ai, les relations amoureuses y sont très chastes voir platonique.

Ce manga de Moto Hagio date de 1974/75 (France chez Kazé Manga en 2012). Avec Poe no ichizoku (même auteur, même époque) et Kaze To Ki No Uta de Keiko Takemiya il est considéré comme l’une des œuvres fondatrice de ce nouveau genre qui voit le jour dans les années 70. Le shonen-ai permet alors aux auteurs d’exprimer ce qui ne peut-être dit dans le shôjo classique où subsiste encore un certain tabou. En utilisant des personnages masculin pour leurs histoires, les auteurs bénéficient d’une plus grand liberté expression notamment du point de vue de la sexualité (pour en savoir plus sur le yaoi lire Manga 10 000 images – Homosexualité et manga : le yaoi). Les magazines spécialisé n’existent pas encore (le premier, June, verra le jour en 1981) Le cœur de Thomas parait dans le magazine Shôjo Comic. Voici pour ce qui est du contexte, passons dans le vif du sujet.

couverture japonaise

Je t’aime, moi non plus. Tout un mélodrame :

L’histoire commence avec le suicide de Thomas, un jeune garçon étudiant dans un pensionnat pour garçon quelque part en Allemagne vers la fin du XIX siècle.

En six moi, j’ai beaucoup réfléchi. A ma vie, à ma mort. A un amis aussi.

Je ne suis qu’un enfant un peu plus mûr que les autres, je le sais. Et je sais bien que cet amour d’enfance va se heurter à quelque chose d’inconnu, quelque chose qui n’a pas de sexe, invisible.

Non, ce n’est pas un simple pari. Et ce n’est pas mon sentiment pour lui qui est en jeu. Mais je ferais en sorte que lui ne puisse faire autrement que m’aimer. Forcément.

Pour le moment il ne vit pas, ou à peine. Et si, pour lui donner la vie, je dois détruire mon corps, cela m’est totalement égal.

L’homme meurt deux fois, dit-on. La première quand son corps meurt, la seconde quand ses amis l’ont oublié.

Moi, je n’aurais pas cette deuxième mort. Il ne m’oubliera jamais, même après sa propre mort. Je vivrais éternellement. Dans ses yeux.

Thomas est mort durant les vacances. De retour au pensionnat tout le monde ne parle que de ça. Un terrible accident dit-on. Pourtant Juli trouve sur le bureau de sa chambre une lettre, la dernière que Thomas lui ai envoyé, son « testament ». Cette lettre va profondément bouleverser Juli, un garçon sérieux et tourmenté. Son camarade de chambre tente en vain de le réconforter.

Les choses s’aggravent lors que Eric arrive au pensionnat. Ce nouvel élève turbulent (et entretenant une relation fusionnelle assez malsaine avec sa mère) ressemble étonnamment au jeune Thomas. Tous sont troublés par cette ressemblance, tout particulièrement Juli qui se met à haïr Eric tout en sombrant de plus en plus dans la dépression.

L’haïr ? Vraiment ? Eric est malgré son penchant pour sa mère, un garçon gai et chalereux. Plein d’énergie et d’entrain qu’il est difficile de l’haïr. Quant à Juli, malgré tous ses efforts pour paraître froid, il est un gentil garçon, tourmenté mais profondément bon. Comment pourrait-il haïr Eric. Et Oscar, le camarade de chambre de Juli, dans tout ça ?

Amour et haine, suicide, tourments amoureux en tout genre, orphelins de père, orphelin de mère et j’en passe. Les personnages rivalisent de mélodrame. C’est à celui qui aura le passé le plus tourmenté, le cœur le plus fragile.

Exaltation de la jeunesse :

Au mélodrame omniprésent s’ajoute l’exaltation de la jeunesse. Les personnages ont entre 12 et 15 ans. Un âge où on ressent tout plus fort. La moindre inclination prend des proportion démesurée comme le suicide de Thomas qui reste pour moi un mystère. Oh ! bien sûr on nous explique tout de suite son geste, mais moi et mon cœur de glace on ne voit là aucune raison d’en arriver à se ôter la vie.

On plonge très vite dans l’ambiance de ce pensionnat qui flore bon le romantisme. On s’attache à ces jeunes gens plein de drames et de vie mais je garde une certaine distance, un détachement vis à vis de leurs malheurs.

Shonen-aï, l’art du too-much :

Pourquoi cette distance ? Trop de mélodrame, tue le drame. Voilà tout. Le mélodrame est trop présent, comme très souvent dans ce genre de « littérature » (oui, je met des guillemets parce que bon appeler ça de la littérature c’est un peu prétentieux), et cela fini par créer une distance entre le lecteur et les personnages. Difficile d’éprouver une réelle empathie pour les personnages. Ou alors cela vient peut être de moi, je ne sais pas. Le fait est que je les ai observé de loin sans trop m’émouvoir de leur douleur.

Finalement le personnage que j’ai le plus aimé c’est celui qui étale le moins sa détresse : Oscar, le camarade de chambre de Juli. Oscar se montre discret dans ses tourments, il est plus mûr que ses camarades, plus fort aussi. J’ai pu me retrouver dans ce personnages qui reste en deuxième plan. Alors que Juli, Eric (et le fantôme de Thomas) qui occupent le devant de la scène sont trop exubérant dans leur malheur pour moi. Pourtant Juli se montre très discret vis à vis de ses camarades. Je parle du lien entre les personnages et le lecteurs, non pas des personnages entre eux.

Un classique :

Néanmoins Le cœur de Thomas est un classique du genre, une des œuvres fondatrice de ce qui deviendra plus tard le boys-love. En tant que tel c’est intéressant de le découvrir. D’autant plus si on peut le resituer dans le contexte éditorial de son époque. Malheureusement mes connaissance en manga et surtout en manga des années 70 sont vraiment insuffisante pour me permettre de percevoir tout ce qu’il représente. Je n’ai pu qu’en apprécier la lecture au premier degré.

De ce côté là j’ai pris bien du plaisir à découvrir ce manga, qui malgré son côté imposant (3 tomes en 1 pour l’édition française) se lis facilement et rapidement. L’esthétique a un côté rétro qui ne m’a pas du tout gêné et qui colle parfaitement au ton dramatique de l’ensemble. Le dessin de Moto Hagio est beau, surtout dans l’expression des visages. Le trait est fin, élégant et subtil. La mise en page est assez dynamique et agréable. Par ailleurs Moto Hagio nous offre une vraie histoire avec une progression et un scénario bien ficelé (mélodramatique oui, mais bien fait). Comme le fait remarquer à juste titre Mei-Amadis dans sa chronique, ce n’est pas du fan-service gratuits pour fan-girl en manque (j’adore cette tournure, je te la pique). Je ne suis pas ressortie de cette lecture bouleversée mais j’ai passé un bon moment. Un classique qu’il faut connaitre.


Petite anecdote en passant, c’est le film Les Amitiés particulières de Jean Delannoy (1964) qui a influencé Moto Hagio et l’a poussé à écrire du shonen-aï et plus particulièrement Le cœur de Thomas. J’ai essayé de le regarder je me suis endormie avant la fin…

Un film, japonais celui-ci, s’inspire de Le cœur de Thomas. Il est réalisé par Shusuke Kaneko et date de 1988 : 1999年の夏休み


à lire aussi :


shonen-aï
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Black Rose Alice, du vampire à l’harem

Aujourd’hui je vais vu parler d’un manga de Mizushiro Setona : Black Rose Alice, série en 6 tomes édité par Kazé manga.

J’ai découvert Mizushiro Setona grâce à la semaine shôjo organisé chaque année par le Club Shôjo. Sa série L’infirmerie après les cours, que je n’ai pas encore fini me plait beaucoup. Du coup quand j’ai appris que la commercialisation de Black Rose Alice allait être arrêté je me suis précipité sur la série pour avoir le loisir de la découvrir avant disparition… J’ai été déçue !

Une histoire de vampire :

Tout commence à Vienne. Dimitri, jeune bohémien adopté par une famille noble et talentueux chanteur, est amoureux d’Agnezka, une belle jeune femme noble qu’il connait depuis l’enfance. Mais voilà, Agniezka est fiancé à Théo, le fils de la noble famille qui a adopté Dimitri. Même si Théo le considère comme un frère, ce dernier sais bien qu’il n’appartient pas à leur monde. Il noie son chagrin et sa frustration dans les femmes.

Seulement un jour, fout de colère contre Théo, il quite la maison précipitament et est victime d’un affreux accident. Il est mort. Enfin il aurait du l’être. Des mort suspectes se multiplient autour de lui et un étrange personnage se présente à lui. Dimitri ne le sais pas encore mais il est devenu un vampire.

C’est ainsi que commence cette histoire. Le premier tome qui raconte comment Dimitri devient vampire est pas mal du tout. La façon d’être et de se reproduite des vampires est très originale. J’ai vraiment apprécié le premier tome. Il ya cette touche d’originalité sur ce qu’est un vampire et la mise en place de l’histoire n’est pas mal. Une bonne dose de mélodrame bien maîtrisé (pas de vampire sans mélodrame).

Puis on fait un bon d’un siècle en fin de volume pour découvrir celle qui deviendra le personnage principal de l’histoire, un nouveau personnage qui s’annonce prometteur.

Le harem inversé, du déjà vu :

Malheureusement l’intrigue qui avait si bien commencé tombe dès le deuxième tome dans les cliché du genre. Alors que le premier tome avait su maîtriser le suspens et présenter des personnages intrigants. Le deuxième tome nous ramène au scénario de base d’histoires à à harem inversé. Alice, le personnage principale, se retrouve dans une somptueuse demeure qu’elle partage avec 4 beaux gosses. Elle a été élue pour devenir la compagne de l’un d’entre eux. A elle de choisir. Chacun d’entre eux fera son possible pour séduire la belle, qui se montrera capricieuse et hésitante. C’est que c’est tellement difficile de choisir… gnagnagna… Ouai… en attendant nous savons tous dès le début comment tout ça va se terminer. Tout ce foin autour du choix difficile qu’elle doit faire ce n’est que pour la forme. Il y a aucun suspens, aucune surprise.

Non seulement c’est (comme tous les manga harem) sans surprise, mais c’est surtout d’une incroyable banalité. Pourquoi Mizushiro qui avait si bien commencé sa série tombe dans un scénario aussi commun ?

Les personnages : peut mieux faire 

Si l’histoire s’ouvre sur Dimitri devenu vampire, ce n’est pas lui qui sera au centre de l’intrigue mais une femme. Cette femme on la découvre sur la fin du premier tome et elle s’annonce très intéressante. Jeune femme japonaise oscillant entre la vie et la mort après un grave accident, elle a eu une aventure avec l’un de ses élèves pour qui elle éprouve de fort sentiments mêlé de honte et de culpabilité due à leur différence d’âge. Un personnage complexe, à forte personnalité, d’une grande fragilité émotionnelle. C’est prometteur. Hélas, Mizushiro ne saura pas maîtriser la construction de son personnage et  (est-ce du à l’influence de l’éditeur, on peut se le demander tant le personnage se métamorphose) ce qui aurait pu être un personnage féminin charismatique se mue très vite en héroïne lambda de shôjo à la noie. Oui j’y vais un peu fort mais c’est vraiment ça. Quand nous rencontrons Azusa, elle a 28 ans et son cœur est prix dans une spirale infernal d’amour culpabilisant. Dimitri lui donnera une nouvelle vie, une nouvelle apparence (je ne veux pas trop vous en dire pour laisser le plaisir de la découverte, mais faut bien que j’explique en quoi le personnage est décevant). Elle devient Alice. Dans ce nouveau corps sa personnalité se métamorphose. On peut s’interroger sur l’influence du corps sur l’esprit. Pourquoi change-t-elle de personnalité ? On peut également s’interroger sur l’influence de l’entourage ou le deuil qu’elle doit faire de ce qu’était sa vie d’avant. Mais le problème n’est pas là. La métamorphose est légitime. Le problème réside dans ce qu’est Alice. Une gamine capricieuse et immature. Azusa était une femme intéressante, Dimitri l’as choisie pour sa force de caractère, Mizushiro en a fait une héroïne shôjo d’une banalité accablante maintes fois vue et revue. Sa force de caractère ? Envolée. Sa maturité ? Disparue.

Dimitri ne s’en sort pas mieux. On le voit changer son fusil d’épole sans que cela ne soit justifié. Ses sentiments changent mais nous ne comprenons pas pourquoi. C’est à cause de l’héroïne me direz-vous. Sauf que nous venons de voir que l’héroïne perd tout son charisme très rapidement, dans ces conditions le changement qu’elle induit sur les autres personnage est incohérent. L’ensemble manque de pertinence (ou de profondeur).

Et les autres beaux gosses ? Il y avait un peronnage qui aurait pu être très intéressant dans le premier tome. Hélas il n’en sera rien. disparu, il revient aussi insipide que la suite du manga. Et le mystère que l’auteur cherche à créer autour des personnages secondaires, notamment les jugeaux qui vivent avec Dimitri et Alice, ne fonctionne pas très bien. L’explication se fait trop attendre et tombe comme un cheveaux sur la soupe.

Bref les personnages ne sont pas maîtrisé et perdent tout leur potentiel au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire. Heureusement qu’il n’y a que 6 tomes.

que nous reste-il ?

Pas grand chose je le crain. La série se sauve par un bon rythme, il y a très peu de temps mort et on ne s’ennuie pas. L’esthétique de Mizushiro est agréable et malgré un scénario qui tombe lamentablement dans la banalité on enchaîne facilement les 6 tomes, que j’ai dévoré. Seulement voilà, le début était tellement prometteur qu’on reste sur sa fin, déçue, voir dégoûté de voir ainsi l’histoire tomber dans le piège de la facilité et de la trame mainte fois éprouvé. Je m’attendais à tellement mieux. C’est surtout après l’avoir fini qu’on est déçu. En le lisant j’ai passé un bon moment.

Vous pouvez lire aussi les avis de Mei-Amadis et Plumy qui se montrent beaucoup plus enthousiastes que moi 🙂

shôjo gothique
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Kimi wa pet, une drôle de romance

Le triangle amoureux est un grand classique du manga romantique, c’est d’ailleurs tellement classique que c’est presque incontournable. Kimi wa pet de Yayoi Ogawa ne déroge pas à la règle, le cœur de la belle balance, elle n’a qu’un mot à dire pour choisir, les deux beaux mâles étant à ses pieds. Rien de très original jusque là sauf que ce titre propose un personnage féminin intéressant et un triangle amoureux auquel une touche d’idée farfelue donne un goût unique.

Surimé est une jeune femme active, journaliste sortie de grandes universités, elle a été mise au placard aux affaires domestiques après avoir asséné un bon coup de point bien mérité à son chef qui lui faisait du rentre dedans. Si le monde (surtout le monde du travail nippon) est cruel pour les jeunes femmes actives et indépendantes, il l’est encore plus avec celle qui se rebiffent contre la macho-attitude de leur entourage. Surimé, n’a pas l’intention de se laisser faire, elle ne cherche pas à se caser à tout pris et aime son travail. Voilà trois qualité très mal vues. Non seulement par les macho de services qui pensent qu’une femme n’est bonne qu’à faire une épouse, mais aussi par ses congénères (les autres femmes) qui ne comprennent pas son attitude. Les femmes sont même plus dures que les macho qui l’admirent au moins pour ses jolies formes. Ses diplômes et son jolis corps, tout comme son air détaché et sûre d’elle lui attirent la jalousie de ses collègues et lui causent bien des peines. Mais son plus gros chagrin, même si elle fait tout pour le dissimulé, c’est son ex qui lui cause. Après une relation de 5 ans celui-ci là quitte pour une femme avec qui il l’a trompée et qui est enceinte. Êtres au côté de Surimé c’était, prêtent-il trop dur à encaisser pour son égo. Moins diplômé, moins bien payé et moins grand de surcroît s’en était trop pour lui ! Bienvenue chez les cro-magnons. Surimé est bien consciente qu’au change elle ne perd pas grand chose (ce mec est un c** nous sommes toutes d’accord !) mais ça lui fait de la peine, qu’a-t-elle fait pour mériter ça ? Est-ce de sa faute si elle a des bon diplômes, un bon salaire et une grande taille ? Pourquoi devrait-elle culpabiliser à cause de ça ? Et c’est la la question la plus intéressante du manga. A travers la vie sociale de Surimé, les pression qu’elle subie, les sarcasmes qu’elle est obligé d’encaisser on s’interroge sur la position de la femme dans ce Japon moderne pas si avant-gardiste que ça. Surimé se retrouve confronté au une vision traditionaliste de la société qui vaut que les femme cherches un bon parti pour un bon mariage et pas une bonne carrière.

Après cet échec amoureux Surimé décide de se plier à 3 règles dans le choix d’un futur petit ami : gros diplôme, gros salaire, grande taille, les 3G. Mais c’est sans compter sur ce petit blondinet abandonné qu’elle découvre un soir devant chez elle. Elle le ramène, le soigne et le nourrit. Alors qu’il veut s’incruster elle lui lance sur le ton de la boutade, dans l’intention de s’en débarrasser vite fait : tu peux rester à condition de devenir mon animal de compagnie. Contre tout attente le jeune homme accepte et deviens son toutou à qui d’ailleurs elle donne le surnom de son défunt chien. Une étrange relation d’interdépendance se crée entre les deux. Mais un ancien amant refait surface. Le garçon parfait, les 3G et plus encore. Elle sort avec lui et joue les petite amie heureuse mais à trop vouloir en fait elle est toujours très tendue avec lui. Incapable de résister à son charme mais tout aussi incapable de se détendre et de se montrer sous son vrai jour. Voilà donc notre drôle de triangle amoureux.

Ce triangle original et le personnage de Surimé, femme moderne, attachante et réaliste (nombreuses sont les wander woman qui s’y reconnaîtrons, moi je suis pas assez fashion pour ça ! et la carrière moi… ma j’y vois bien des femme que je connais) sont autant de point fort qui font que ce titre sort son épingle du jeu. Enfin… pas trop quand même ! Car arrivée au troisième tome je vois déjà l’intrigue tourner en rond. Les situations qui devrait permettre à l’héroïne d’y voir clair se multiplient mais rien n’y fait, quand ils s’agit d’hommes et d’amour toute l’intelligence de Surimé semble s’être évaporée. Évaporée aussi la critique sociale qui rendait ce banal manga d’amour plus intéressant. Si Surimé est toujours confronté aux même difficultés, le récit se concentre exclusivement sur ses problème de cœur. Or la série fait 14 tomes !! Vu la tournure que prends déjà le récit au tome 3 je me vois mal tenir onze tomme de plus sur le même ton ! Moi j’aurais déjà bien vu une conclusion se profiler.

shôjo et romance
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Au temps de l’amour

C’est tout à fait par hasard que je suis tombé sur deux volumes de Yamaji Ebine, son dessin me rappelait celui de Nananan et je décidé de tenter l’expérience. Je ne regrette pas, le dessin tout comme les récits sont d’une grande finesse.

Aujourd’hui je vais vous parler d’Au temps de l’amour, un one-shot mettant en scène deux âmes perdues qui s’accrochent l’une à l’autre pour tenter de survivre, de refaire surface.

Shiori tombe sous le charme d’une jeune homme ténébreux. Emportée par sa fascination, elle se rends sur les bord de la rivière dans l’espoir de l’y croiser, mais le destin cruel lui fera faire une autre rencontre. Terrible rencontre qui va lui laisser une profonde blessure au cœur et au corps. Seiji témoin arrivé trop tard va devenir sa bouée de secours, celui qui sait et à qui elle peut parler en tout liberté. Mais ce qui les rapproche sont aussi les blessures du cœur du jeune homme qui a perdu son amant dans d’atroces circonstances quelques années plus tôt. Chacun va chercher à sauver l’autre pour finalement se sauver lui même.

Une histoire tragique, traité avec beaucoup de finesse et de talent qui en fait un récit réaliste ne sombrant (pas trop) dans le mélodrame. La fin est cependant exagérée, difficile de vous dire pourquoi sans spoiler, mais disons que cela contraste avec le reste du récit qui reste très réaliste autant dans les fait que dans le traitement des personnages et de leur sentiments.

Une très belle histoire d’amitié, d’amour et d’âmes cabossées, touchante par son traitement et servie par une beau dessin très fin et épurée. Je ne dirais pas que ce manga m’a bouleversé mais j’ai aimé le style de l’auteur et sa façon de nous faire entrer dans l’intimité de ses personnages. Cela m’a aussi fait réfléchir sur la façon dont l’héroïne réagit à ce qui lui arrive. Bref, une bonne lecture. Mais maintenant j’ai besoin de quelque chose de plus léger !

à lire aussi l’avis de Marianne

shôjo dramatique
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Banana Fish

Voilà déjà un moment que ce manga m’avait été conseillé. Et c’est par hasard que je suis tombé sur le premier tome d’occaz. Au début j’ai trouvé ça bizarre, un manga publié sur du papier jaune ? o_O

Mais finalement j’ai tout de suite accroché à l’intrigue et suis partie en quête des autres tomes. Je dis bien “en quête” parce que malheureusement la commercialisation de la série a été stoppées et le seul moyen de se la procurer est maintenant de chercher parmi les manga d’occasion. Moi qui adore chiner parmi les bouquin de deuxième main, j’ai pas eu de mal à me procurer une bonne partie de la série même s’il m’en manque encore quelques uns et que le tome 6 a mystérieusement disparu. Le monstre du bordel a encore frappé T_T


banana-fish

Un shôjo avec des flingues et sans filles !

On m’avait conseillé Banana Fish lorsque je disais vouloir lire d’autres shôjo que les habituelles histoires d’amour entre lycéens. Ben ouai ! J’ai passé l’âge ! Heu… je crois bien que je l’ai jamais eu cet âge là. Bref, les romances lycéennes ça va 5 minutes, mais très vite je m’ennuie. Du coup, alors que je faisais mes premiers pas au Club Shôjo, j’étais un peu perdue : moi lire du shôjo je veux bien, mais quel shôjo ?!

Avec Banana Fish je suis servie ! Pas de romance lycéenne, pas de lycée du tout d’ailleurs, pas même l’ombre d’une fille ! Mais des gangsters, des mafiosi, des flingues, une drogue mystérieuse, des complots politiques… Hé! Vous étes sure qu’il s’agit bien d’un shôjo là ? Mais bien sûr ma p’tit dame. Et ça se voit. ça se voit à la façon dont l’histoire est raconté, à la façon dont c’est mis en scène, la façon dont les sentiments des personnages sont traité où encore au type de relation qu’entretiennent les personnages entre eux. Si l’aventure aurait très bien pu servir pour un shônen, on sent bien dans ce récit la patte féminine dans le ton et le caractère des personnages.

Comme quoi, les filles ça ne parle pas que d’amour.

Un héros faut que ça souffre !

Je disais donc qu’on voit la patte féminin sur ce récit. Les traces sont visibles sur le backgroud des personnages et surtout sur the beau gosse de l’histoire : Ash. Les femmes se montrent particulièrement machiavéliques avec leur héros. Un héros faut que ça souffre ! Les hommes aussi sont dur avec leur perso, tout bon personnage de shônen à son lourd fardeau, mais disons que c’est moins psycho-dramatique. Ici Ash c’est pas un fardeau qu’il traîne mais tout une cargaison ! Rien ne lui est épargné ! Plus on avance dans le récit, plus son passé douloureux nous est dévoilé. C’est tellement terrible que c’est même un peu too much, mais disons que l’auteur maîtrise assez bien son machiavélisme dévoilant peu à peu le terrible passé (voire le terrible présent, parce que bon, la vie n’est pas rose et la merde c’est aussi aujourd’hui).

Par exemple, autre shôjo loin des romance lycéennes, Basara y va très fort des le premier tome côté psycho-drame. Et moi j’ai trouvé que c’était un peu trop. T’as à peine le temps de cerner un personnage que paf ! il est mort. J’ai décroché très vite. Avec Banana Fish c’est le contraire : quand ça devient too much c’est déjà trop tard, je suis prise par l’intrigue et laisse couler ce trop plein de drame.

banana fish 1

Mais c’est quoi l’histoire !?

Des flingues, du drames… tout ça ne vous dit pas de quoi parle ce manga ! Revenons au commencement ! Au tome 1 et au début de l’histoire.

1973, nous somme au Viet Nam. Un bande de soldats attend d’être démobilisé quand soudain l’un deux pète un câble et tire sur ses compagnons. Une fois désarmé celui-ci semble ne plus du tout avoir sa tête et répète : “banana fish”. Mais qui est Banana Fish ?

Retour au présent (enfin, le présent de l’époque : ) 1985, New York. Alors qu’une série de morts suspectes mobilise la police, un photographe japonais et son jeune assistant débarques pour faire un repartage au près des jeunes délinquants des rues. Charlie, un flic, va permettre à Ibe, le photographe, et Eiji, son assistant, de rencontrer la bande de Ash, un jeune chef de bande très respecté. C’est sans savoir que Ash c’est retrouvé bien malgré lui mêlé à une louche histoire de meurtre. Alors que les deux japonais sont en pleine interview, le repère de Ash est attaqué. Eiji et Ibe vont être embarqué dans une aventure trépidante où leur vie sera mise en danger. C’est ainsi que commence une longue histoire à la poursuite du Banana fish dans le New York des années 80. Aventure qui se prolonge sur 19 tomes.

banana fish 2

 

Et ça vaut le coup, ce manga jaune ?

Ouiii !! En tout cas moi j’aime bien 🙂

Le dessin, un peu moche dans le premier tome (on nous dit que Ash est un beau gosse, mais ça se voit pas tout de suite) évolue au fil des tomes pour devenir plus fluide et élégant, plus alléchant, mais peut-être aussi plus classique.

L’histoire quant à elle a sa dose de mystère et rebondissement qui font que je ne me suis pas ennuyé un seul instant en 15 tomes (j’ai pas encore trouvé la fin de la série). Si la dose d’émotion et de (bons) sentiments augmente au fil des tomes, il reste toujours l’aventure, l’action, les complots à déjouer, la mafia à doubler, Eiji à sauver… Ben oui, comme il y a pas de filles fallait bien un gentil garçon à sauver. Eiji il est mignon mais un peu trop naïf tout de même, la vraie godiche de l’histoire ! Mais que voulez-vous, difficile d’y échapper. Et si certaines fujoshi dans mon genre voit dans la relation qu’entretiennent Ash et Eiji de quoi faire un bon yaoi, cela reste tout à fait respectable et on peu aussi n’y voir qu’une amitié virile (enfin virile est un bien grand mot…).

En tout cas, si Banana fish est pas un chef d’oeuvre d’inventivité il n’en reste pas moins un manga très agréable à lire, rythmé, offrant une aventure sympa et complexe, des personnages attachants. Et il a l’incontestable mérite de me démontrer une fois pour toute que le shôjo peut être aussi riche et varié dans le genre d’histoire qu’il a à offrir que son pendant masculin. Si vous avez en avez l’occasion, lisez-le.

Ah ! J’allais oublier de vous dire qui en est l’auteur ! Ce manga c’est l’oeuvre de dame Akimi Yoshida dont on peut actuellement suivre la très bonne série Kamakura Diary

un shôjo d’aventure
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Le méga challenge 2015 du Club Shôjo

En janvier le Club Shôjo lançait un nouveau challenge annuel : le méga challenge !

Évidemment je me suis inscrite 🙂 Bon maintenant il s’agit de choisir ses manga et de le lire ! Parce que s’inscrire c’est bien beau, mais nous somme déjà début mai et j’ai encore rien fait du tout !!

Le challenge :

Avant tout, un petit mot de présentation : pour valider le méga challenge il faut lire 10 manga qui correspondent chacun à l’une des 12 catégories proposées :

  • Lire une nouveauté de 2015
  • Lire un oneshot
  • Lire une romance
  • Lire un shôjo tranche de vie
  • Lire un shôjo dramatique
  • Lire un shôjo mature
  • Lire un shôjo fantastique
  • Lire un shôjo d’aventure
  • Lire un magical girl
  • Lire un shôjo d’horreur, gothique ou à suspense
  • Lire un yaoi ou un shônen-ai
  • Lire un shôjo humoristique

Comme il s’agit du Club Shôjo les manga à lire sont des shôjo, joseiyaoi. Je suppose que le yuri comptent aussi mais il n’en est pas fait mention.

Pour valider ce challenge il faut que ce soit de nouvelles lectures, soit des one-shot où une série commencé en 2015. Le billet précise qu’il faut que ce soit un tome 1 mais moi généralement je préfère lire plusieurs tomes avant d’écrire un billet du coup je vais pas vraiment tricher et ne parler que ces séries commencée après le 1er janvier 2015.

Envie de participer aussi ? Il n’est pas trop tard ! Inscrivez-vous sur le Club Shôjo ICI et suivez les instructions !

Que lire ?

Bon maintenant que les présentations sont faites, faut choisir son matériel, en l’occurrence les nouveaux titres à découvrir.

J’ai déjà quelques titres dans ma PAL et d’autre lu tout récemment qui n’attendent plus qu’à avoir leur petit billet d’amour (ou pas). Mais en me creusant les méninges je n’ai réussi à rassembler que 5 titres sur les 10 nécessaires à la réussite du challenge ! Voulez-vous m’aider à trouver d’autres idées ?

il me faut des (bonnes) idées lectures pour les catégories suivantes :

  • romance
  • shôjo mature
  • humoristique
  • dramatique
  • gotique/suspens/horreur

Mes lectures

  1. Shôjo d’aventure : Banana Fish
  2. Shôjo dramatique : Au temps de l’amour
  3. Shôjo romance : Kimi wa pet
  4. Shôjo gothique : Black Rose Alice
  5. Shonen-aï : Le cœur de Thomas

 

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