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Forget-me-not, un manga à Venise

C’est dans ma PAL, que j’ai laissé livraddict piocher un livre au hasard à lire la semaine dernière. Parfois j’achète des livres puis je les oublie et de cette façon je voulais faire ressortir des bouquins auxquels je ne pensais plus. Et ça a très bien marché puisque le titre qui est ressorti est un manga que j’ai acheté il y a un bail, un jour où je suis tombé sur un lot de vieux titres sorti chez Sakka d’occasion. Puis je les ai rangés dans mes étagères et… vous connaissez la suite. Avant que la semaine ne s’achève j’ai prix le temps de découvrir Forget-me-not de Kenji Tsuruta. Et franchement, je me demande pourquoi je ne l’ai pas lu plutôt !

C’est sa jolie couverture bleu qui m’avait attiré à l’époque et je l’ai acheter sans savoir ce que ça raconte.

La jeune femme que l’on voit sur la couverture c’est Mariel Imari, une jeune détective tire au flan qui travaille à Venise. Forget-me-not est le titre d’un tableau qui a été dérobé à son grand-père 20 ans plus tôt et qu’elle a pour mission de retrouver. Son grand-père était un très grand détective mais n’a jamais réussi à retrouver le tableau de son vivant. A sa mort il lègue  toute sa fortune (et c’est un homme riche) à celui de ses descendants qui lui succédera comme détective. Et c’est sa petite fille Mariel qui s’y colle. Sauf que le grand-père impose une autre condition à cet héritage. La nouvelle génération de détective doit retrouver le tableau Forget-me-not avant de pouvoir jouir de l’héritage, en attendant Cornélius, le majordome du grand-père ayant la gérance des biens, doit aider la jeune Mariel dans sa quête pour retrouver le tableau.

La tableau a sans doute été volé par un voleur légendaire, Vecchio, ancien rival du grand-père qui depuis 40 ans nargue la polisse en volant des œuvres d’art après avoir averti les autorités ou le propriétaire. Mariel semble comprendre qui est Vecchio, faut-il encore arriver à le piéger.

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C’est avec nonchalance que l’on suit Mariel dans les petites rues de Venise. Si la jeune femme se révèle une détective assez rusée, nous n’avons pas ici un manga d’action. L’ambiance est plutôt celle d’un manga tranche de vie. On voit Mariel dormir plus que de raison, traîner et fuir le travail, se chamailler avec Cornélius, flirter avec le jeune apprenti d’un antiquaire douteux, attraper des chat, tomber dans le canal, sortir de sa douche… Se qui ne l’empêche pas de mener à bien quelques enquêtes et découvrir quelques mystères.

J’ai beaucoup aimé ce manga tout d’abord pour le trait de son auteur : Kenji Tsuruta. J’aime beaucoup son dessin au trait fin et simple. Les visages sont claires et expressifs, les jolies formes de Mariel sont mises en avant mais avec beaucoup de naturel. Loin du style manga kawaii/moe tellement en vogue ses dernières années. Le dessin de Tsuruta est mature, sans en faire des tonnes. Les vieux sont ridés, les filles jolies mais nous ne somme pas dans la caricature. Bref, je kiffe ce genre de dessin !

Au de-là du dessin, j’ai aimé l’ambiance du manga et le vagabondage à travers les ruelles de Venise qu’il propose. Loins du carnet touristique, on a l’impression d’être dans un Venise intime. L’auteur bien qu’il est choisit une ville mythique comme décor la montre avec une certaine pudeur, ce qui la rend encore plus belle.

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Quand aux personnages, je les ai trouvés très attachants et sympathiques. Ils sont classiques : le détective tire au flan, le majordome sévère et dévoué, le beau gosse mystérieux, le commissaire un peu grotesque. On reste dans un registre déjà vu mais ils sont bien fait, équilibrés et sympathiques. On ne tombe jamais dans l’excès. Les voir évoluer est toujours agréable et quand le tome se termine on regrette que ce ne soit qu’un one-shot. J’aurais bien aimé passer encore quelques temps avec Mariel et sa clique.

Un joli manga, plaisant et bien dessiné qui vaut vraiment la peine si avez l’occasion de le lire.


un manga se déroulant en Italie
un manga se déroulant en Italie

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Petit panier de manga #14

Le retour du petit panier !! J’ai lu pas mal de manga ces derniers temps mais… j’ai oublié de vous en parler 🙂

Je vais essayer de me rattraper avec un petit panier bien garni.

Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement ?


Moyasimon – tome 1 :

Résumé :

Sawaki et son meilleurs amis font leur rentrée dans une université agricole, sous les conseils du grand-père il rentrent en contact avec un professeur très excentrique spécialiste de la fermentation. Le professeur Itsuki veux Sawaki dans son équipe pour pouvoir profiter de son étrange pouvoir : voire les microbes à l’œil nu.

Mon avis :

Il y a quelques années j’avais vu les premiers épisodes de l’adaptation animé de ce manga. Même si je n’avais pas donné suite, l’idée de départ m’avait beaucoup amusé. J’ai eu envie de découvrir sa version originale.

Ce premier tome plante le décor : la fac, ses champs, ses labos et surtout ces profs et ses étudiants ! On a une belle brochette de personnages plus caricaturaux les uns que les autres, une ambiance drôle et détendu et… tout plein de bactéries au design kawaii . C’est marrant et instructif. Sans être extraordinaire, ce premier tome m’a donné envie de poursuivre l’aventure.

Moyasimon

Ishikawa Masayuki

2004

type : seinen

genre : tranche de vie, comédie, science et agriculture

éditeur VF : Glénat

nombre de tomes : 3 sur 13 (terminée au Japon)


Rudolf Turkey – tome 1 :

Résumé :

Rudolf Turkey est le jeune adjoint au mère d’une ville fictive des Etats Unis des années 50. Dans une ambiance très Las Vegas, mafia, casino et pognon a profusion. Un titre disjoncté plein d’action et d’humour.

Mon avis :

Rien n’est sérieux dans ce premier tome. Tout est dérision et fan service ! Des personnages plus caricaturaux les un que les autres, des pin up au formes voluptueuses, le l’action complètement loufoque… Tout est là pour un agréable moment de détente. Parfait pour ne plus réfléchir à rien et se marrer. C’est pas sérieux pour deux sous mais très efficace. Le dessin est très beau, classique mais avec ce petit plus qui le fait ressortir du lot. Et il y en a pour tout les goût : des beaux gosses, des filles dévêtues, des poitrines plus que volumineuses…. Je me suis vraiment amusée avec ce premier tome. La suite prendra-t-elle un ton plus dramatique ou gardera-t-elle se même ton de dérision ?

Rudolf Turkey

Nagakura Hiroko

2012

type : seinen

genre : humour, action

édition VF : Komikku

nombre de tomes : 2/3 toujours en cours


Blessures nocturnes – tome 1 :

Résumé :

Le professeur Mizutani donne des cours dans un lycée du soir et s’occupe d’enfants en difficulté. Après la mort d’un des enfants dont il s’occupe, il décide de démissionner et de ses dédier complétement à l’aide des enfants en détresse.

Les enfants qui errent dans les villes de la nuit… rejetés par le monde du jour, blessés… Sans jamais recevoir d’amour… Ces enfants qui n’arrivent pas à s’endormir, la nuit… […] J’ai passé des nuits sans nombre auprès de ces enfants, je les ai regardés, pris dans mes bras, j’ai pleuré avec eux, sans pouvoir rien faire d’autre… les gens m’appellent “le veilleur”

Mon avis :

C’est Yomu-chan qui m’a offert ce premier tome pour mon anniversaire. J’en avais entendu parler mais je ne connaissez pas encore la série. Si vous avez envie de vous détendre, de ne plus penser à rien et rire un bon coup… passez votre chemin ! Cette série ne vous aidera pas à faire de beaux rêves. Âmes sensibles s’abstenir. Enfin… je dis ça mais j’ai une âme plus que sensible et j’ai bien aimé. C’est intéressant et ça fait réfléchir à la jeunesse, à comment les adultes gèrent les enfants à la dérive, à comment les autres enfants peuvent être une source de douleur pour ces jeunes gens… Bref ça fait beaucoup réfléchir ! Et ça me fait aussi pleurer ! A chaque fois, je lutte pour ne pas laisser mes larmes couler. C’est dur, on a beau être dans un manga, c’est pas le happy end qui nous attends à chaque fois. C’est dur mais c’est la réalité qui est dure. Ce manga, est adapté du roman Yomawari Sensei de Osamu Mizutani. Si les histoires qui y sont racontées sont fictives elle s’inspirent de la dure réalité et les expériences de Mizutani qui depuis de nombreuses années s’occupe de problèmes de drogues et de délinquance juvénile.

Il y a beaucoup de violence dans ces récits illustrés de façon très réaliste par Seiki Tsuchida, mais aussi beaucoup d’espoir. Si Mizutani ne peut rien faire d’autre que pleurer avec ces enfants, parfois ça suffit. Parfois seulement.

A ne pas lire si on est déprimé !

Blessures nocturnes

Tsuchida Seiki

d’après le roman de Mizutani Osamu

2005

type : seinen

genre : drame, social

éditeur VF : Casterman – Sakka

nombre de tomes : 10, série terminé


Banana fish – tome 1 :

Résumé :

Un photographe japonais et son assistant se rendent aux Etats Unis pour faire un reportage sur les gang de jeunes. C’est par l’intermédiaire de l’inspecteur Chalie et du jeune Skip qu’il rentrent en contact avec Ash un jeune chef de bande. Ash se retrouve mêlé à une dangereuse et mystérieuse histoire de drogue, les choses dérapent et voila que Eiji, le jeune assistant photographe se retrouve pris en otage par la mafia.

Mon avis :

Je veux la suite !!! ça fait deux fois que je relis le premier tome et à chaque fois je suis prise dans l’intrigue. Je veux savoir, je veux la suite ! Voilà bien la preuve que shojo ne veut pas forcement dire histoires à l’eau de rose. Ce manga m’avait été plusieurs fois conseillé quand je cherchais du shojo qui sorte de l’ordinaire. Quand j’ai trouvé le tome un d’occasion j’ai voulu voir s’il était à la hauteur de sa réputation. Et bien, je suis pas déçue ! Ce premier tome plante le décour et nous voilà déjà en pleine action, avec des instrigues qui se croisent. Et pas une seule midinette ! Pas de lycée, pas de romance… Mais de l’action, du suspens, du mystère, des meurtres… Un très bon premier tome.

Quant au dessin il est très simple, mais efficace. Le truc que j’ai trouvé étrange c’est qu’il soit imprimé sur du papier jaune ! Mais finalement on s’habitue vite.

 Banana fish

Yoshida Akimi

1987

type : shojo

genre : action, suspens

éditeur VF : Panini Manga

nombre de tomes : 18 commercialisation stoppée


Sans honte – le troisième volet du Protectorat de l’Ombrelle

Résumé :

Comment résumer un tome 3 sans spoiler pour ceux qui non pas encore lu les deux précédents ? Difficile, difficile ! Je me contenterais donc de vous dire que la sulfureuse Alexia va vivre de nouvelles aventures qui la mèneront jusqu’en Italie à la rencontre des Templier. Robes à froufrou, loup-garous, vampires et ombrelles dans un cocktail toujours aussi drôle et efficace.

Mon avis :

Ce troisième tome conclue l’adaptation en bd de la série de romans de Gail Carriger mais aucunement l’histoire ! L’aventure Alexia ne fait que commencer. C’est absolument frustrant de penser qu’il n’y aura pas de suite !

Ce troisième tome m’a plu pour les même raison que les précédents la recette de base fonctionne très bien. Il y a beaucoup d’humour, j’adore les dialogues.

“ Attendez, ne pourrions-nous pas discuter tranquillement comme des gens civilisés ?

Ils pourraient au moins répondre “non, il n’y a que le meurtre qui nous intéresse dans le cas présent, mais merci tout de même pour votre généreuse proposition”.

Toujours aussi drôle et agréable à l’œil mais tout de même une petite déception concernant l’intrigue qui, je trouve, n’avance pas assez vite, où de façon trop floue. Je n’ai maintenant qu’une hâte, lire la suite ! Mais il y a pas de suite T_T il ne me reste plus qu’à lire les romans, la série fait déjà 5 tomes.


Sans Honte – Le protectorat de l’Ombrelle

REM

d’après le roman de Carriger Gail

2012

type : global manga (USA)

genre : fantastique, aventure

éditeur VF : Pika

nombre de tomes : 3


Barakamon – tome 3 :

Résumé :

Dans ce troisième volet, Seishû reçois de la visite : son meilleur ami accompagné d’un jeune homme à la personnalité assez particulière viennent perturber sa quête de paix à la campagne. Enfin si on peut qualifier ce séjour à la campagne de “quête de paix” ! Avec Naru dans les parages, difficile d’avoir la paix.

Mon avis :

Toujours plaisant et détendu. Seishû évolue, mûri au contacte de la petite Naru et de toute la joyeuse bande de l’île. Les amis citadins offrent quelques situations cocasses et toujours drôles. Un bon troisième tome.

Barakamon

Yoshino Satsuki

2009

type : shonen

genre : comédie, tranche de vie

éditeur VF : Ki-oon

nombre de tomes : 9/10 toujours en cours au Japon

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Les enquêtes du limier

Un détective solitaire et ténébreux, une bouteille de whisky et son chien. L’ambiance polar est là ! Mais pas de crimes, de sang et de drames. Taku Ryûmon c’est bien un détective mais sa spécialité est retrouver les chiens de chasse. Un détective spécialisé en chien, voilà une drôle d’idée et avec un pitch pareil on a de quoi être inquiet. Et pourtant ! Personnellement j’ai beaucoup aimé cette série en 2 tomes. Taniguchi arrive avec talent à marier l’ambiance polar et détective ténébreux avec des histoire de chasse et de montagne.

Le personnage principal est charismatique et le tandem qu’il forme avec son chien fonctionne très bien. La façon dont l’histoire est raconté c’est très sympa aussi, Taku Ryûmon parle à la première personne et on a vraiment l’impression de lire un vieux polar, ce contraste avec les histoires de chiens est amusant et rend le récit captivant.

Je suis rarement déçue par les manga de Taniguchi. Pourtant ça m’est arrivé récemment avec le premier tome de Seton, que je n’ai pas vraiment aimé. J’avais peur ici de me retrouver dans le même cas. Il en est rien. Je suis tout de suite rentrée dans le récit et j’ai été captivé par les aventures du héros, chose que je n’avais pas du tout réussi à faire avec Seton.

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Blue ~ Kiriko Nananan

Je retrouve Kiriko Nananan qui m’avait beaucoup impressionnée par l’originalité de son style avec Fragments d’amour. Contrairement à ce dernier, dans Blue on n’a pas une succession d’histoires courte mais une seule et unique histoire mettant en scène deux lycéennes qui tombent amoureuses l’une de l’autre lors de leur année de terminale.

Leur romance a quelque chose de plutôt banal si ce n’est que ce sont deux filles, et qu’une telle attirance engendre un flot d’interrogations supplémentaires. L’histoire en elle-même ne m’a pas particulièrement touché. Bidib au cœur de pierre, toujours aussi insensible face aux histoires d’amour…

Tout comme dans Fragment d’amour, c’est la mise en scène, le cadrage, le dessin de Nananan qui me touchent. “La prise de vue” originale qu’elle impose donne à une histoire, somme toute très banale, un éclairage nouveau. C’est en s’attardant sur les détails d’une main sur laquelle glisse une mèche de cheveux, une bouche entrouverte qu’on est ému. Le sens du détail et le dessin épuré de l’auteur nous entraînent dans l’intimité de ses personnages nous faisant ressentir leurs émotions.

Je ne suis pas déçue par cette lecture où j’ai retrouvé le style qui m’avait tant marqué de l’auteur. Mais je ne peux pas dire non plus que j’ai été subjugué par cette histoire, assez quelconque.

Nananan est une mangaka qui me fascine et m’ennuie à la fois. Elle me fascine par son talent et l’originalité de son dessin, plus particulièrement par son cadrage et son sens du détails du geste. Mais elle m’ennuie par ses histoires romantiques peu originales. Et peut-être aussi par un excès de mélodrame, qui pourtant colle bien à la peau de ses personnages.

Blue

ブルー

Kiriko Nananan

Casterman – Sakka

seinen

Japon – 1996

→ à lire aussi : les avis de Mackie et David

→ à lire aussi la synthèse sur K.DB

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Des filles qui s’aiment

Ironie du sort, en peu de temps j’ai lu deux manga mettant en scène une romance entre lycéennes. Le précédent était Candy de Yuzuki Yufuko. Si les deux histoires ont le même cadre et le même sujet (le lycée et les amours entre filles) les deux auteurs ont deux style complètements différents. Le classicisme de Yuzuki Yufuko face à l’originalité du dessin épuré de Kiriko Nananan, la comédie romantique face au drame. Si leur style est si différent, ce n’est pas seulement parce que les auteurs ont une façon de travailler différente. Il s’agit également de deux type de manga différents. si Candy est un yuri, sous genre de shôjo qui s’adresse principalement au jeune adolescentes, Blue est un seinen et vise un public adulte. Le ton des deux histoires y est très différent. Les relations entre jeunes femmes sont le sujet même du yuri alors que l’histoire que nous raconte Nananan dépasse ce simple cadre, elle nous parle de la jeunesse et de la difficulté d’être jeune femme au Japon.

 

filles qui s'aiment - seinen vs yuri
filles qui s’aiment – seinen vs yuri

anime manga aggregator sama Sama It!

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Le clan des Tengu

Aujourd’hui je vais vous parler d’un manga hors du commun : le clan des Tengu de Iô Kuroda.

Résumé :

Shinobu, ressemble à n’importe quelle fille de 20 ans, pourtant elle est une Tengu. Recueillie par le Maître alors qu’elle n’était encore qu’une petite fille, elle est devenue apprentie Tengu. Avec le Maître elle vagabonde dans les rue de Tokyo, cherchant sa nourriture dans les poubelles. La gloire des Tengu est bien loin…

– Il fut un temps où les Tengu qui vivaient dans les montagnes étaient redoutés et respectés par les hommes d’ici-bas et il n’y avait rien qu’il ne pouvait obtenir.

– oui… autrefois.

Alors que l’immeuble où elle passait la nuit prend feu, Shinobu se retrouve chez elle. Elle frappe à la porte, appelle son frère, mais découvre, horrifié qu’une poupée de boue à pris sa place.

Tu n’es plus chez toi dans ta maison… et nous ne somme plus chez nous dans cette ville. Mais ce ciel est à nous… et désormais il est à toi aussi. Tu es devenue un membre à part entière de notre clan.

C’est ainsi que commence cette série. Pendant les 4 tomes, nous suivons Shinobu qui cherche où est sa place, le Maître, qui veut crée un pays des Tengu pour leur redonner la gloire d’an-temps et d’autres Tengu qui croiseront leur chemin.

Mon avis :

Le dessin aux traits sombres est à la fois stylisé et très expressif. Si au premier abord les planches semblent trop chargé, on s’habitue très vite. A mesure que j’avancé dans ma lecture, je trouvais le dessin de Iô Kuroda de plus en plus beau. Très loin du dessins stéréotypé du manga. On a là quelque chose de très original.

Le scénario est aussi original. L’histoire commence autour d’un cercle réduit de Tengu. Des tengu bien loin de l’image légendaires. Ici, ils ressemblent plus a une bande de marginaux qui vivent au jour le jour, fouillant même les poubelles pour trouver de quoi manger. Ce qui les distingue des simples humains c’est leur capacité à léviter, sortir de leur corps et prendre la forme d’un corbeau et ne jamais vieillir.

Le Maître rêve de la gloire passée et, avec l’aide de ses camarade, il réveille un grand Tengu au grand pouvoir dans l’espoir de faire du Japon le pays des Tengu. Mais le pays qu’il obtient est-ce vraiment ce qu’il désirait ? Est-ce cela être Tengu ?

Shinobu aussi cherche son chemin, sa place. Parmi les humain ou parmi les hommes, qui est-elle vraiment ?

Sous couvert d’une histoire fantastique l’auteur nous fait réfléchir à la société à ses dérive, à notre place, à notre identité, à tous ces personnes qui ne se reconnaissent plus dans les modèles que la société leur propose. Le clan des Tengu c’est une histoire aussi agréable qu’intelligente. On prend vraiment plaisir à lire se manga, une fois entré dans son univers assez singulier. Les personnages sont intéressant. Certains se montrent touchant, d’autres pathétique et le Maître… absolument insupportable. Ils forment une mosaïque très humaine.

   

vous pouvez lire aussi mon avis sur le tome 2 et le tome 4 sur Babelio :

tous les livres sur Babelio.com
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Fragments d’amour

Kiriko Nananan, encore une auteure de manga pour femme dont j’ai beaucoup entendu parler et que je n’avais pas encore eu l’occasion de lire. Et voilà que, le jour même où j’en parle avec une bibliothécaire, je découvre, un étage plus haut, au rayon jeunesse, un de ses manga. Je trouve qu’il aurait plus été à sa place chez les adultes, mais bon…

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Aux éditions Sakka, collection Auteurs

Ce one-shot regroupe plusieurs histoires courtes parues entre 1997 et 2003 dans divers magashiToutes mettent en scène des jeunes femmes ou jeunes hommes amoureux…

Les prises de tête amoureuses c’est pas trop mon truc, alors, sur le fond, ce manga ne m’a pas vraiment touché. En revanche, sa forme m’a beaucoup marqué. Le dessin de Nananan est très particulier. Très vide. Il n’y a presque pas de décors, quand il y en a il est très sobre, superpositions de taches et d’ombres. La pluspart du temps on a des gros plan sur des personnages dans des cases complétement blanche. L’ambscence casi totale de trame de fond en est presque trublante. Le dessin lui-même est très minimaliste, les visages sont esquissé en quelques traits. Si je les ai trouvé très beaux, il sont si peu détaillés, que j’ai parfois du mal à distinguer les hommes des femmes. Le cadrage à également attiré mon attention. Ce ne sont pas toujours les visages qui
sont mis en scène, mais les mains ou autres parties du corps. La gestuelle devient alors très expressive, presque plus que les traits du visage.

Quant au texte, là encore, il est exploité de façon originale. Aux dialogues dans les bulles, Nananan privilégie le texte posé à même la case, retranscrivant les pensée intimes du personnages ainsi mis à nu. L’auteure nous plonge, l’espace de quelques pages, dans la plus grande intimité de ses personnages, qu’elle sait rendre très touchant.

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Quelques mots sur le fond, tout de même. Toutes les histoires montrent des jeunes gens aux prises avec l’amour. Des filles volages, des amours à sens unique, des jeunes qui se cherchent, qui tâtonnent… Des histoires pas toujours faciles, parfois douloureuses, rarement heureuses, mais qui sont toujours traité avec beaucoup de tendresse. Si certaines auteures de shôjo prennent plaisir à torturer à outrance leurs personnages, j’ai eu l’impression que Nananan les aime. Chaque histoire se termine sur l’espoir d’un avenir meilleur.

J’ai été vraiment séduite par le travail de Nananan et la beauté de ses dessins épurés. J’aimerais maintenant la découvrir dans un manga plus long. Blue me tente depuis un moment déjà.

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River’s edge

C’est suite à un appel lancé sur la page facebook de Ma petite Médiathèque dans lequel je demandais quelques conseils concernant des lectures shôjo que j’ai lu River’s edge.

Quel est le rapport entre le shôjo et River’s edge ? A vraie dire il y en a aucun, ou presque. La conversation est passé du shôjo au josei et du josei à Okazaki Kyokô qu’on m’a présenté comme « la mère du josei ». Une mangaka a connaître.

Du coup, ben je suis allée voir ce qu’elle avait écrit, parmi ses titres, le résumé de celui-ci m’a intrigué et en plus, je l’ai trouvé d’occaz. Ni une, ni deux j’ai commandé et deux jours plus tard je faisait la connaissance de Okazaki Kyokô (enfin, de son travail).

Une fois le manga chez moi, en l’ajoutant à ma collection sur Manga News, j’ai découvert qu’il s’agit d’un seinen. J’ai cru un instant que pour mon objectif « découverte du manga pour femme » c’est raté, mais finalement c’est bien un josei qui a été intégré à la collection Seinen de l’éditeur français.

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Résumé :

3 adolescents qui n’ont rien en commun vont se retrouver réuni par un étrange secret : la découverte d’un cadavre sur les berges de la rivière derrière le lycée. Ces trois adolescents sont confronté à la dureté de la vie chacun d’une façon différente, chacun doit faire face à ses propres difficultés. La complicité que crée le partage de ce secret leur offre un moment de répit.

Ce que j’en pense :

Le dessin est pas joli, je dirais même plus, il est moche. Très simple, stylisé, peu soigné… Et j’avoie que ça m’a un peu rebouté quand on m’a parlé de cette mangaka. Mais on m’avait assuré que les histoires valent vraiment le coup, j’ai fait confiance et passé le cap de cette première impression négative. Et j’ai bien fait. Parce que c’est pas joli mais le style de Okazaki Kyokô se marie très bien avec le scénario de ce manga. A l’instar de son coup de crayon, les personnages sont des ados brouillons, pas fini et pas très jolis jolis.

Dans River’s edge pas d’héroïnes candides aux grands yeux brillants, mais des filles paumées qui couchent, qui fument, il y en a même qui vomissent après chaque repas.
Pas de jeunes lycéens courageux défendant de nobles valeurs de camaraderie non plus. Non, ici, il y a des garçons violents qui prennent plaisir à tabasser leur camarade et Yamada, le souffre douleur, qui reçoit des coups sans rien dire, un petit copain qui couche avec la meilleur amie de sa copine… Que du joli monde ! River’s edge nous décrit des jeunes dont le mal de vivre sonne sans doute plus vraie que ces romance où le courage et la perseverance l’importent toujours. Ici pas de nobles valeurs, pas de héros ou de héroïnes.

Dans le lycée que Okazaki nous décrit, on n’a pas vraiment envie d’y aller. Elle ne nous fait pas regretter notre jeunesse non-plus. En cela je la trouve juste. Car oui, l’adolescence c’est pas tout rose, c’est pas toujours facile et pour certains c’est carrément dur. Les personnage que la mangaka nous donne à voir sont plausibles. Ils sont mal dans leur peau, ils sont pressés de passer à autre chose, ils veulent être ailleurs.

River’s edge n’est pas pour autant un triste tableau noir. S’il nous montre des personnages en mal de vivre, il est aussi plein d’espoir car ces même personnages sont plus fort qu’il n’y parait et on sait qu’ils vont s’en sortir. Ils suffit de tenir bon, encore un peu, et de grandir.

Et au final, il ne reste rien de cette première impression que le dessin de Okazaki peut laisser au début, on fini même par l’aimer. D’ailleurs, chose étrange, le trait m’était familier, cela me faisait vaguement penser quelques chose que j’aurais déjà lu, mais je n’arrive pas à savoir de quoi il s’agit. En tout cas c’est le premier manga de Okazaki Kyokô que je lis. A la réflexion, l’ambiance de River’s edge me rappelle  Déviances de Tôme Kei, qui bien que moins violent, montre des ados tout aussi désabusé. Dans le dessin aussi on trouve quelque chose de similaire.

Petite anecdote : en cherchant des infos sur le net je suis tombé sur un film américain de 1986 qui s’intitule River’s edge et où il est question d’ados et d’un cadavre sur les rives d’une rivière. L’histoire du film n’a en elle même rien à voir avec celle de Okazaki, mais je trouve que cela fait beaucoup de coïncidences pour un simple hasard, non ?

 

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Titre VO : リバーズ・エッジ

Auteur : Okazaki Kyokô (岡崎京子)

Publication au Japon : Takarajimasha – 1994

Editeur Fr : Casterman, collection Sakka

one-shot

 

=> Carolus en parle aussi et c’est sur le Furum du Club Shôjo que ça se passe.


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