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Salon du livre Paris – Rencontre avec les auteurs de Cesare

Le moins qu’on puisse dire c’est que Ki-oon a mis le paquet pour promouvoir sa série Cesare, dont le tome 2 sortait juste avant le salon. Son auteur, Fuyumi Soryo, et le superviseur historique de la série, Motoaki Hara, étaient invités. Après une séance de dédicace que j’ai loupée de justesse, enfin d’après le programme j’étais à l’heure, mais faut croire que le programme… en tout cas je me suis fait gentillement renvoyer. Pour une fois que je fait l’effort de demander une dédicace (T-T), on m’y reprendra pas :p

Mais je ne suis pas rancunière et j’ai très envie d’écouteur l’auteur et son acolyte lors de leur conférence qui débute peut de temps après mon renvoi du stand Ki-oon. Très beau stand, soit dit en passant, avec de nombreux dessin de Fuyumi Soryo. J’ai pris plein de photos, vous en voulez ?

Les photos ! les photos !

Oui, je fait les questions, réponses, ça serait trop long d’attendre des vraies réponses :p

Cesare au stand Ki-oon :

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Rencontre avec Fuyumi Soryo et Motoaki Hara :

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Fuyumi Soryo est une mangaka qui a déjà plus de 30 ans de carrière. C’est pour payer ses études de mode qu’elle participe à un concours de manga et commence ainsi sa carrière. Compte tenu de son style graphique et des besoins du marché, ses éditeurs la poussent à produire du shôjo. Ce n’est que plus tard , une fois le marché du seinen bien en place qu’elle s’essayera a ce genre plus mature. En France on peut lire d’elle Mars, un shôjo écrit en 1996 disponible chez Panini, ES Eternal sabbath, un seinen de 2002 disponible chez Glénat, et bein sûr Cesare, commencé en 2006 et toujours en cours. C’est pour nous présenter cette dernière série, dont le deuxième tome vient de sortir aux éditions Ki-oon que l’auteur était cet année au Salon du Livre, accompagnée de Motoaki Hara, superviseur historique de la série. Motoaki Hara est spécialiste de la littérature et de l’histoire italienne, professeur à l’Université des arts libéraux à Tokyo et à l’Université d’Ochanomizu, il travaille en se moment à une nouvelle traduction de la Divine Comédie de Dante. Étudiant, il obtient une bourse qui lui permet d’aller étudier en Italie à l’Université de Ca’ Foscari de Venise.

La rencontre qui suivra, animée par Remi de Bodoï, prendra une allure de téléphone arabe, voir même de dialogue de sourd, avec des réponses souvent à côté de la plaque. Est-ce que l’auteur ne veux pas répondre? Est-ce qu’il y a un petit problème de traduction ? Les questions ne sont-elle pas assez explicites ? Peut m’importe la raison, je ne vais pas ici faire une retranscription précise.

Fuyumi Soryo nous parle de son travail :

Après avoir expliqué que, si elle a surtout travaillé sur du shôjo ce n’est pas par choix personnel, mais plutôt orienté par ses éditeur, Fuyumi Soryo nous dit avoir depuis longtemps été intéressé par le seinen. Et depuis longtemps elle souhaité mettre en scène une histoire qui se déroulerais durant la Renaissance italienne, période qui l’intéresse depuis ses études d’art. Mais le style shôjo ne s’y prêtant pas, elle met se projet en réserve pour plus tard. C’est tout d’abord à Leonard De Vinci qu’elle pense. Met ce personnage fait déjà l’objet de nombreuses biographie, raconter ça vie n’aurait rien de « révolutionnaire ». Alors qu’elle fait des recherches sur De Vinci, elle découvre Cesare Borgia. Ce personnage l’intrigue par les opinions contradictoires qu’elle lit sur lui. La complexité du personnage attire son attention, mais les recherches s’avèrent difficiles. L’éditeur lui conseille alors de contacter Motoaki Hara, spécialiste de Machiavelli [auteur du Prince, Cesare Borgia ayant servi de modèl à Machiavelli].

C’est avec la complicité de Motoaki Hara qui étudie les différentes sources et lui expliques les tenant et les aboutissant des divers événement historique qu’elle construit son scénario. Concernant la psychologie des personnages elle fait un profiling. Si, grâce au travail de Motoaki Hara, elle tente d’être fidèle aux fait historique, elle avoue que cette partie du travail incombe à son superviseur. Son travail à elle est de donner de l’émotion au lecteur, pour ce faire, elle n’hésite pas à inventer des personnages pour rendre l’histoire plus intéressante, tout en cherchant à rester réaliste. Ce soucis de réalisme se retrouve également dans le dessin qui est très documenté. Pour dessiner la chapelle sextine, par exemple, M. Hara lui a fournit plusieurs archives décrivant les diverses évolutions de la chapelle.

A la question « pensez-vous que le manga soit un bon moyen de démocratiser la connaissence » elle répond que son travail est d’écrire, de divertir, elle ne se pose pas cette question.

Fini le jeu de question réponse, Fuyumi Soryo quitte la baquette pour s’installer à la table de dessin (enfin ce qui aurais du être une table à dessin et ne l’été pas). Pendant que l’entretien continue avec M. Hara, elle nous gratifie d’un joli portrait de Cesare.

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Monsieur le superviseur :

M. Hara est très agréable, souriant et bavard. Après nous avoir expliqué que étudiant il aimait les manga, il nous dit avoir d’ailleurs utilisé les séries fleuves pour comprendre la façon de raconter une histoire longue, ce qui lui aurait servi, prétend-t-il, à analyser la Divine Comedie. Et deviné quoi ? il était fan de Slam Dunk !

Rémi retente le coup avec sa question sur la démocratisation de la connaissance, pour avoir l’avis de l’historien. Si M. Hara pense que le manga peut être un beau moyen, mais avoue qu’il ne travaille pas sur Cesare pour que son histoire soit connue, ce n’est pas le but poursuivi. Et oui, véracité historique ou pas, avec Cesare on est dans le divertissement pur.

Si M. Soryo nous a expliqué la façon dont le travaille avec Motoaki Hara s’articule : il fournit les documents et archives historiques illustrant tel ou tel détail et elle s’en sert pour élaborer son scénario, dans cette seconde partie de l’entretien, Rémi cherchera a savoir ce que le fait de travailler comme superviseur de manga à changé dans sa vie d’historien. M. Hara avouera alors que le fait de travailler avec Fuyumi Soryo a changé ça façon de percevoir les choses, car il avait avant une vision trop linéaire, trop  concentrée d’appréhender l’histoire. Grâces aux question de la mangaka et à son rendu final il visualise maintenant l’histoire en 3D, il en a une vision plus étendue.

Et là, faut que je vous avoue, avec Tenger nous en somme resté bouche bée ! Un historien qui a une vision étroite ? Qui dit ne pas s’intéresser au background ?! Heu… mais c’est quoi cet historien !! Et en effet, Rémi à beau répéter le mot historien à tout bout de chant, M. Hara est professeur de littérature, pas d’histoire. Peut-être est-ce là l’explication ? Parce que un historien qui ne s’intéresse pas au contexte et à la vie quotidienne de l’époque qu’il étudie, ça ce peut pas ou alors c’est que c’est un mauvais historien.

Et j’en vien à la dernière question : « êtes-vous critiqué par vos collègues? » Oui, bien sûr. Il s’explique nous dissant que l’interprétation qu’il donne est controversé, chose plutôt normal pour un personnage historique énigmatique. Mais étant donné ces réponses précédente, j’ai quand-même des doutes sur ces qualité professionnelles.

Enfin, ce qui nous importe, c’est la qualité du manga, non ? Et ben… je l’ai toujours pas lu !

Et quand ce sera fait, je me garderais bien de critiquer le travail de M. Hara, car moi, en renaissance italienne, j’y connais rien 🙂

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Salon du livre – le seinen et l’avenir du manga

La conférence originairement prévue sur la revue Garo, s’est transformé en débat sur le seinen et sa place dans le marché du manga, qui depuis deux ans connais des difficultés. Encore peu exploité en France, le manga seinen, s’adressant à un public plus âgé, peut-il rebooster le marché ? voilà la question qui était posé aux invité par Claude Leblanc (Zoom Japon). Pour lui répondre étaient invité Stéphane Duval des éditions Lézard Noir, Sam Souibgui des éditions Komikku et Rémi , chroniqueur sur BoDoï.

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De gauche à droite : Stéphane Duval (Lézard Noir), Claude Leblanc (Zoom Japon), Rémi (BoDoï) et Sam Souibgui (Komikku)

Ce que j’ai trouvé très intéressant dans cette rencontre, c’est l’approche très différente des deux éditeurs, qui tous deux travaillent sur le marché du seinen. Komikku s’adresse au lecteurs de manga, proposant des séries dans leur format original. Leur cible les lecteurs de manga ayant commencé avec des séries shônen et shôjo et qui en vieillissant recherchent des titres plus mûr ainsi que le public manga adulte pour qui l’offre est insuffisante (me sentirais-je visée ? mmm… je dois dire que certains titres de leur catalogue me tentent bien ^^). C’est donc en gardant à l’esprit leur cible qu’il recherchent des titres plus adultes tout en restant ouvert sur l’offre, puisque, comme le fait remarquer Sam Souibgui, le seinen est un genre très vaste ou l’on trouve à la fois des titres simples (baston de base avec plus de sang et moins de vêtements que dans le shônen) et d’autres plus complexes, voire intéllo. De son côté Stéphane Duval nous explique que les manga publié par le Lézard Noir ne sont pas présenté comme manga, mais au même titre que les autres bande dessinée qu’ils publient. D’ailleurs il souligne que les lecteurs de leurs manga sont essentiellement des amateur de BD franco-belge. Un lectorat fidèle qui les suit.

Les deux éditeurs ne ciblent donc pas le même public. Leur travail éditorial est également très différent. Le Lézard Noir propose des manga seinen qu’on pourrait qualifier de manga d’auteur, des ouvrages faisant partie du patrimoine et, d’une certaine manière, considéré comme intellectuels. Afin de faciliter la compréhension de ces oeuvres, très ancrées dans la culture nipponne, ils font un important travail de contextualisation. L’accent est mis sur l’échange culturel, citons le travail fait sur Le vagabond de Tokyo ou encore  Poisson en eaux troubles qui sort en avril.

Komikku propose des seinen contemporains, plus faciles d’accès, ne nécessitant pas ce même travail de contextualisation. Pour Sam Souibgui, il faut miser sur le marketing. Pour lui les bonnes campagnes marketing sont indispensables afin de permettre aux titres de trouver leurs lecteurs, celui-ci étant souvant submergé par une offre trop abbondante. Trop de bon titre sortent en « mode ninja » et passent complétement inapperçu malgré leur qualité.

Autre aspect intéressant soulevé : les rythmes de publications. Lors de son petit exposé de chiffres, Rémi fait remarquer que le top trois des ventes du manga (trois shônen bien sûr : One Piece, Fairy Tail et Naruto) arrivent au niveau de la publication japonaise. Il en est de même pour une majorité de seinen, leur publication française à rapidement rattrapé la publication japonaise. Ce qui pour Sam Souibgui est une grave erreur éditoriale. Un public adulte est capable d’attendre plus longtemps le titre qu’il apprécie. Les albums seinen sorte au Japon à un rythme bien plus lents que leur traduction française. Pour Sam, les éditeurs sont en train de « se tirer une balle dans le pied » en habituant le public à des parutions trop rapides. Il cite en bon exemple les Vacances de Jésus et Bouddha, qui parait tous les 6 mois.

A ce propos je vais me permettre un petit aparté personnel car je partage cet avis. Les vacances de Jesus et Bouddha est un titre que je suis. Je les ai tous acheté sauf le tout dernier. J’apprécie mais ce n’est pas non plus une de ces oeuvres où fini un tome on veut immédiatement lire la suite. Pour ce genre de manga, un rythme de parution lent me parait essentiel. Si un nouvel album m’avait été proposé chaque mois, je ne les aurais sans doute pas acheté. Une parution lante convient parfaitement à ce type de seinen, dont chaque tome peut être lu indépendamment des autres. L’exemple est parfait. Fin de l’aparté « opinion personnelle ».

Enfin, est abordée la question du numérique. Et là, les réponses m’ont bien fait sourire. A noter avant tout que, pour le moment, les éditeurs japonais veulent garder les doits sur le numérique, même si celui-ci n’est du coup pas exploité en France. Mais, la question qu’on pourrait se poser est : est-ce que le public suivrait, si une telle offre était proposé ? Le premier à rebondir sur la question est Stéphane Duval. Le numérique ne l’intéresse nullement. Pour lui, le papier c’est une histoire d’amour. Il aime aller à l’imprimerie, l’odeur de l’encre a quelque chose d’érotique… Non, non, je blague pas ! Je cite. On l’aura compris entre Stéphane et le papier ce n’est pas près de s’arrêter. Si Sam est moins voluptueux (quoi que) dans sa façon de parler du papier, le fond reste le même. Selon lui, le marché du manga papier en France a encore des beaux jours devant lui, car autant en France qu’au Japon on aime le livre, on aime le papier, « c’est presque charnel ». On y revient. Et oui les éditeurs français sont amoureux du papier. Et c’est pour notre plus grand bonheur, car nous aussi, n’est pas ?

Mais amoureux ou pas du papier, Sam nous avoue penser au numérique. Cependant il fait remarquer que le fait de ne pas imprimer une oeuvre, ne fera pas beaucoup baisser le prix, car il reste les droit d’auteur, la traduction, la mise en page, le lettrages…. Enfin, j’avoue quand même que je ne comprends pas pourquoi la différence du prix entre une oeuvre papier et une numérique n’est pas plus importante. J’aurais pensé, moi, que le prix serait beaucoup plus intéressant en numérique.

C’est sur cette note numérique que la conférence c’est terminé. Pour conclure je dirais que je l’ai trouvé intéressante, que les deux éditeurs m’ont plu (dans leur façon de parler bien sûr) et que j’étais ravie d’enfin mettre un visage sur Rémi, dont j’ai souvent lu les chroniques manga. Je ne peux que remercier les intervenants et aussi Mackie, sans qui je n’aurais pas trouvé la conférence.

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Le Salon du Livre Paris – J2

Après une soirée d’ouverture à la drôle d’ambiance où j’ai pu constater que, si on vaut manger et boire à un vernissage faut se servir comme un sauvage, parce que si vous attendez qu’on vous propose quelque chose, vous avez le temps de mourir de faim, j’ai attendu le samedi pour retourner au Salon.

Cette fois c’est seule que je m’y suis rendue. Et je ne me suis même pas perdue dans le métro ! Aucun portillon ne s’est bloqué, aurais-je réussi a exorciser la malédiction ? Ou tout simplement compris comment faire tourner cette machine infernale sans la bloquer… Quoi qu’il en soit, je suis arrivée Porte de Versaille, en un seul morceau et même pas stressée. C’était sans compter sur la foule qui s’amassait déjà devant les portes d’entrée qui venaient à peine de s’ouvrir. Désespérément je cherche une entrée « presse » (ah ! c’est trop la la classe d’avoir un badge presse!). finalement je découvre que « l’entrée presse » consister à gruger la queue au même portillon que tout les autres…

DSC09463J’ai encore un heure devant moi pour flâner seule, j’en profite pour retourner sur le stand de Nobi Nobi ! où je n’ai fait qu’un brève halte jeudi soir. Cette maison d’édition je ne la connais que de nom, mais elle me semble faite sur mesure pour Ma petite Médiathèque. De beaux albums jeunesse, venu du Japon, faut absolument que je m’y intéresse de plus prêt.

Choisir UN album était un sacré dilemme. Finalement, après de longues hésitations et discussions, j’ai fini par acheter 1000 vents, 1000 violoncelles. Le dessin est superbe et le violoncelle est mon instrument préféré… J’espère qu’il plaira à Mimi-chan et A-chan aussi. Il y avais bien d’autres livres qui me tentaient, mais j’ai pris sur moi. J’ai été raisonnable.

Un autres stand un peu plus loin me tend ses bras. Ce sont les Editions Fei. Discrètement je me glisse au côté d’une maman qui regarde, avec son fil, les album de Yaya. Attentive, j’écoute la promo que en fait la charmante femme derrière le stand. J’ai découvert Yaya pour la première fois l’année dernière au Festival d’Angoulême où dans une petite yourte on pouvait découvrir de nombreux dessins de la série et rencontrer les auteurs. Je ne les ai pas vu, ils était caché derrière une foule de fan… Mais l’histoire de cette série avait attiré mon attention. D’autant plus qu’il s’agit d’une période historique à laquelle je me suis intéressé de près, celle de la Chine occupée par le Japon dans les années 30. Le dessin tout en rondeur, très doux, aux allures myazakienne, semble contraster avec la dureté de l’époque et je suis très curieuse du resultat que cela peu donner. J’hésite, j’hésite… Mais c’est finalement le graphisme du Juge Bao qui aura raison de moi. La retenue étant de mise, je n’achète qu’un seul album. Je repart, mais non sans noter les références du magnifique recueil Au bord de l’Eau, une très belle idée cadeau pour ma cousine préférée.

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Il est déjà 11 heures passée, le moment de rejoindre Mackie. Le rendez-vous est devant le stand Ototo. Je le reconnais de loin, facile, il dépasse d’une tête la foule. Après les présentations en due et bonne uniforme, on rentre dans le vif du sujet. « ah! cette série est très bien… » « Moi j’ai acheté jeudi le premier tome de… » « blablabla… » On passe en revue presque tout le stand Ototo, chacun y allant de son petit commentaire perso. Au passage Mackie me fait la promotion de Samidare, qui, faut que je l’avoue, me donne la même impression que Spice & Wolf. Tout le monde en dit le plus grand bien, mais le dessin me laisse de marbre. Eh ! J’ai donné sa chance à Spice & Wolf (acheté sur ce même stand jeudi dernier), Samidare attendra !

DSC09464.JPGFini avec Ototo, direction les édition L’iroli (joli nom pour une maison d’édition). L’accueil est chaleureux. A tour de rôle chacun me présente une partie de leur travail. Je n’achète rien, mais je prends beaucoup de note. Tout ça m’a l’air très intéressant et quand les gens son sympa en plus, ça donne envie. Deux collection attirent plus particulièrement mon attention : des recueil de haïku trilingue (français, espagnol, anglais) et les recueil de micronouvelles ou haïbun (on m’explique qu’il s’ajit d’un texte en prose comprenant au moins un haïku). Ces dernier recueil m’intéressent car il s’agit des nouvelles ayant gagné le concours organisé chaque année sur un thème différent. Le Thème pour 2014 : Au fil de l’eau (link). Tandis que je discute avec Isabel Asunsolo, Hanniet Marc fait mon portrait (et celui de Mackie, que vous pouvez voir dans son compte-rendu de la journée de samedi) en quelques coup de crayon. Très ressemblant. J’adore. Mais je ne vous le montrerais pas aujourd’hui, j’ai pas de photo.

Après une pause déjeuner minipizza insipide, on attaque l’après-midi conférence. Et heureusement Mackie est là, beaucoup mieux informé que moi. Car j’ai eu beau feuilleter le programme j’y ai rien vu ou presque. 13h30 nous somme sur la scène numérique pour une conférence, dont le thème aurais du être la revue Garo mais qui, selon la rumeur, traitera de seinen… C’est ne sachant pas trop sur quoi cela va vraiment porter qu’on s’assoir au premier rang et, jetant un oeil derrière nous on se sent désolée à l’idée d’une salle bien vide. Si une conférence sur garo aurait sans doute était très intéressante. Les échanges autour du thème « le seinen, l’avenir du manga ? » n’est pas inintéressant. Comme d’autres l’ont fait remarquer, un amalgame est fait entre seinen au sens large et un certain type de seinen, plus mature, et manga d’auteur est fait. Mais enfin, on comprends très bien de quoi ils veulent parler. Le plus intéressant, à mes yeux, était de confronter l’approche très différente des deux éditeurs présents. On reviendra plus en détail sur le contenu des débats dans un futur billet.

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Stéphane Duval (Lézard Noir), Claude Leblanc (Zoom Japon), Rémi (BoDoï) et Sam Souibgui (Komikku)

La conférence est suivie d’une remise de prix organisé par Zoom Japon. Les gagants 2013 sont :

Côté manga :

 Les enfants de la mer publié chez Sarbacane.

Personne est là pour retirer le prix. Dommage, j’ai adoré ce manga, en tout cas le tome 1. Je n’ai toujours pas eu l’occasion de lire la suite.

Côté roman :

Pickpocket de Nakamura Fuminori publié aux Édition Philippe Piquier.

Éditeur et traductrice sont là pour recevoir le prix. Moi, je m’étale pas sur le sujet. Je n’ai pas lu le livre et je ne connais pas l’auteur.

Quartier libre jusqu’à 15h30. Mackie en profite pour me présenter du monde (ah! que c’est bien d’être accompagné d’un senpai!). C’est ainsi que je fait la connaissance de Rémi de BoDoï, dont j’ai l’habitude de lire les critiques manga (comme je pense que nous avons un peu près les même goût, ses critiques sont souvent déterminante pour ma liste « futur achat »). Plus loin sur le stand Ki-oon nous croisons Pazu. Mackie en bon senpai, insiste : faut vraiment que je m’inscrive sur Sama !

(Depuis, chose faite, grâce, d’ailleurs à Pazu en personne puisque au mot barbare « flux RSS » j’ai paniqué. Et oui, il me faut pas grand chose ^^)

De rencontre en rencontre, de stand en stand, séparé par la foule puis réunis à nouveau. Nous nous retrouvons, Tenger est là aussi, devant la Grande Scène à 15h30 pour la rencontre avec Fumyumi Soryo et Motohaki Hara, respectivement l’auteur et le consultant historique de  Cesare, publié chez Ki-oon.

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Vous vous souvenez du Monsieur japonais éhontement snobé le jeudi soir ? Et ben, c’était M. Motohaki Hara… no comment !

La rencontre avait quelque chose d’étrange. Les réponses étaient souvent à côté de la plaque, la communication via interprète semblait quelque peu brouillée. Mais somme toutes c’est sympa et comme je ne connais pas l’auteur, c’est toujours intéressant d’en savoir un peu plus.

Finie la conférence Mackie est accaparé par ses nombreuses connaissances, avec Tenger on en profite pour se défiler discretos, sinon il va encore me présenter plein de monde, j’arriverais pas à suivre ! Non plus sérieusement, je veux simplement faire un tour du côté des autres éditeurs, je sature un peu du manga square. Nous avions le secret espoir d’y trouver une foule moins dense. Qu’elle ne fut notre erreur ! Il ne fallu pas plus de 5 minutes pour que entraîné par la foule (et oui j’ai la chanson dans la tête depuis tout à l’heure) nous soyons séparé et perdue. Après une tentative veine de retrouver ma complice, j’abandonne. C’est sans espoir. J’erre seule. Je me fait refourguer un abonnement au Courrier international et c’est déjà l’heure du rendez-vous Inoue ! Ah ! Je vais pouvoir retrouver mes complices et… tout le monde arrive tard, on n’a des places qu’au fond et encore tous dispatché à droite et à gauche… Je ne sais pas si c’est la fatigue, la trop haute concentration d’être humain vivants, les hordes des fan… Mais franchement cette rencontre, j’ai eu du mal. Les réponses étaient téléphonées, nous n’avons rien après. Tout avais déjà été dit dans des interview bien plus intéressantes. Et surtout, SURTOUT les fan… My God !! Sont-il seulement au courant que depuis Slam dunk Inoue a une vie ? Non parce que, je sais pas, depuis il a fait des truc vachement bien, comme Real par exemple… Non, on en parle à peine. Seul Slam dunk existe. Enfin, heureusement qu’Inoue a beaucoup de prestance et qu’en plus il est beau gosse, au moins en en profite. Quant aux questions, je sais pas, un problème d’incompatibilité d’onde sonore. J’ai rien capté. Je n’entendais que les réponses. On ce fait passer le mot : « il faut regarder un reportage passé sur CNN » ça sera bien plus instructif. (Désolé Mackie, je retrouve pas le lien)

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Moi j’en peux plus ! J’ai ma dose. Je quite le salon, heureuse mais épuisée.

Merci Mackie d’avoir si bien prix soin d’une kôhai (^_^)

Plus de photo ? C’est par ici => Album Facebook

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Salon du livre Paris – tribulations de Bidib à la capitale

On est VIP ou on ne l’est pas ! Et c’est avec mes gros sabots que je suis allée à cette soirée d’ouverture.

Le voyage a bien commencé. J’avais négocié pour partir plus tôt du bureau et me voilà dans le TGV La Rochelle-Paris de 11h29. Une fois installée je me dis : « tiens, je vais envoyer un texto à Tenger pour lui dire que je suis bien dans le tr… »

Put***, il est où mon téléphone ? J’étais pourtant sure de l’avoir en partant !

J’ai eu beau fouiller mon sac à plusieurs reprises, arpenter le wagon à 4 pattes, on sais jamais… Rien n’y a fait. Pas de téléphone.

Mon téléphooooneeee…. bouaaaaa!!! Le beau Black Berry qu’on venait à peine de me donner, avec les photos de mes gosses dedans et… et… MON TELEPHOOONE !

Non, c’est pas comme si j’allais à Paris, dans un salon plein de gens, où je dois rencontrer des personnes que je n’ai jamais vu et dont je n’ai que le prénom et le numéro de téléphone !

Panique pas ! Tu vas pas laisser un téléphone te gacher ton week-end ! Ce n’est qu’un téléphone

La méthode Coué à marché et je suis restée zen, dégoûtée mais zen. Quelques heures plus tard (La Rochelle – Poitiers, le TGV le plus lent de France) j’étais à Montparnasse. Tenger est là, nous nous somme retrouvées sans besoin du téléphone (ouff). Métro, RER, les portails qui bloquent (la malédiction du métro me poursuit, à chaque fois j’ai droit), on arrive chez elle, je dépose mon barda et c’est reparti : métro, RER…

Porte de Versaille ! On y est ! Et même en avance ! J’avais jamais mis les pieds, là bas…

Enfin on entre. J’ai fait une fausse manip en envoyant le billet à Tenger, qui, ne se rendant compte de rien à imprimé le mauvais truc. Le gar de la sécurité qui veut absolument que j’avance et moi qui veut à tout pris récupérer ma Tenger. La foule qui tente de nous séparer, le gar de la sécurité qui fait peur… On se serais cru dans un film. Enfin une âme charitable qui tend une invite à Tenger (peut-être voulait-il seulement qu’on avance, mais, merci Monsieur !)

Nous y somme ! Je ne commettrais pas mon passage à l’accueil… Si, je commente :

Avec mes gros sabots j’avais l’air d’un con… ma mère…

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Vieille paysanne à la ville

Peut-être aurais-je du ramener un fromage de chèvre de ma Gâtine profonde, ça aurais eu l’air plus authentique…

Enfin, il parait que avant moi personne n’a demandé : « alors, ça se passe comment ? »

J’ai eu envie de répondre aux charmantes demoiselles de l’accueil et de l’espace presse qui m’ont regardé comme si je débarqué de la planète mars, que si la seule réponse possible est « démerde toi » (pas en ces termes, ça va de soi), elle sont payé pour quoi faire ? Non parce que moi, pauvre provinciale inculte, j’avais cru que c’était pour aider les gens perdu comme moi…

Je sent les rires moqueur de Tenger, devenue parisienne (elle dément) et habituée du Salon du Livre dans mon dos.

Bon ok ! Je me démerde. Au moins j’ai un plan…

En attendant 18h, pour la visite guidée (vous en saurez plus dans un prochain billet), on en profite pour se faire l’expo Garo entre nous tant qu’il n’y a personne. Et il y a vraiment personne. On en a bien profite.

Visite du manga square. Halte au stand Ototo/Taifu. Tenger s’éloigne effrayée par tant de « truc de fille« . Moi, depuis le temps que je zieute quelques titre de leur catalogue, je décide de passer à l’acte. Et quel honneur ! La première vente du salon c’est moi ! (Je ne doute pas que de nombreuses autres suivront). Moi je repart satisfaite, avec mon portefeuille qui me réprimande et Tenger qui se moque.

Le monsieur (à qui évidemment je n’ai pas demandé son nom, trop stupide, ou trop timide, c’est au choix, que je suis) était très sympa. Sur le stand un gar (dont l’identité restera pour moi un mystère, encore) parle de sa prochaine chronique qui va sortir. Ils discutes, les deux M. X, de Spice & Wolf. Le gar a l’air emballé, il a mis la note maximale…

C’est pas bien d’écouter au portes, je sais… Si j’avais été moins timide, j’aurais pris part à la conversation, mais, que voulez-vous, plus facile à dire que à faire… J’écoute.

Tout le monde en parle bien de ce manga, moi il me tente pas vraiment. Enfin je l’entends dire (M. X2) que c’est beaucoup mieux que la version animé. Ting! (alarme qui retenti dans mon cerveau). Finalement je devrais peut-être lui donner ça chance à cette série… J’ai craqué et ai ajouté le tome 1 à ma liste. Et j’ai même pas le nom du gar pour lui en vouloir si j’aime pas T-T

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Faut vraiment que j’apprenne à parler aux gens. Je passe à coté de très intéressantes discussions sur des thèmes qui me passionnent…

On continue la visite du salon, du manga square. Plusieurs haltes chez Ki-oon. Leur stand est superbe. Le plus beau, avec plusieurs planches et peintures de Cesare. Si le titre avait attiré mon attention sur la toile, l’expo à eu raison de moi et j’ai acheté le tome 1. La nana à la caisse m’assure que j’ai fait un très bon choix. On verra ça.

Là je croise même des japonais qui me causent. J’ai rien compris. Je sourie bêtement faisant des courbettes de la tête, je n’ose pas les dévisager pour ne pas être impolie et je m’en vais.

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Ce n’est qu’une fois dans mon lit que je me dit que c’était peut-être l’auteur et que je l’ai complètement snobé. Bibib-power !

On flâne, on se fait phagocyter par la foule. On esquive, on s’échappe… on est rattrapé. Mais qui diable c’est cette célébrité qui bloque le passage avec cet agglomération de corps humains compactes autour. Non mais, on aimerais bien visiter le salon, nous…

Nous n’auront jamais le fin mot de l’histoire. Qui était là ? Mystère, et on s’en fout. Nous en préfère les allées dégagées ou l’on peut, à loisir, profiter des étalage de livres. Ce qui, d’ailleurs, à ma grande surprise, fait un peu tache dans le décor. Les gens qui sont là, surtout à partir de 19 heures, semblent plus absorbé par leurs coupes de champagne (ou autre truc à bulles) et leur rencontres mondaines que par les livres et les expo auxquelles ils bloquent l’accès. Le sommum fut un stand de je ne sais plus quel editeur où une bande de « belles personnes » fume.

Fume ? Mais c’est pas interdit ?! Non là vraiment je sature. Le bruit, la foule, les « belles personnes« … On a notre dose, on reviendra demain, peut-etre qu’il aura plus de gens intéressé par les livres…

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Moi, au milieu des belles personnes, je ressemblais à ça !

Tenger c’était plutot ça :

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« Mo’ li ammazzo tutti ! »

Avant de partir, un traducteur passionné aura tout de même réussi à me refourguer un livre de contes écossais, écris fin XIX. Lui, j’ai son nom ! Si j’aime pas, je vais pouvoir me plaindre ^^

Suite des aventures de Bidib à la capitale dans le prochain épisode.

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Salon du Livre Paris

salon du livre paris

Cette année j’irais au  Salon du Livre Paris. I’m happy, mon premier salon, en vrai. Avec des gens…

AAAHHH !! Mais il va y avoir tout plein de gens !!! Panique pas ça va aller, les gens, ça mord pas. On respire un grand coup, on rase les mur et on adopte la technique de l’homme invisible, ça va aller.

Oui bon, je vous cache pas que la foule, ça m’angoisse, mais je suis super contente d’aller à ce salon, en plus je serais en bonne compagnie, Tenger vient avec moi. On va voir plein de truc, des livres, et puis des livres. Si c’est pas beau ça !

Et comme je suis sympa, mon bonheur je le partage (enfin c’est surtout l’équipe du Salon du Livre qui est sympa ^^) et je vous propose un petit concours pour gagner des places.

5 place pour le Salon du Livre Paris à gagner !

Bon, ok, je m’y prends super à la bourre, mais en ce moment… nouveau taf, nouvelle organisation, bla bla bla… je suis un peu débordée. Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais (^_^)

Alors, un petit concours, ça vous dit ?

Comment participer ? C’est très simple : vous m’envoyez un message privé avec les réponses aux 5 questions qui suivent. Les 5 premiers à avoir tout juste seront les heureux gagnant.

Allez c’est parti !

1 – Que signifie le mot « seinen » ?

2- Qui est l’auteur de L’homme sans talent ?

3- Quel est le sport pratiqué par les protagonistes de l’anime Chihayafuru ?

4- Quel film d’animation japonais nous raconte comment est né le style musical traditionnel Tsugaru Shamisen ?

5- Qui a écrit le roman Larmes de Princesse ?

Toutes les réponses sont sur Ma petite Médiathèque !

Pour vous aider :

Vous avez trouvé ? Envoyez moi un mail, et n’oubliez pas de laisser un commentaire.

Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez aussi aimer la page Facebook du blog (même si ça ne vous apportera aucun point supplémentaire) (^_^)

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