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Rin’ entre tradition et pop

Aujourd’hui on parle musique ! ça nous changera un peu des manga ^^

On reste pourtant au Japon, avec un groupe que j’aime beaucoup mais qui, malheureusement est désormais dissout. Pourquoi parler d’elle (c’est groupe exclusivement féminin) alors ? Ben… l’actualité ça n’a jamais été mon truc. Et vous l’aurais sans doute remarqué, si vous traînez souvent vos savates par ici, je parle souvent de vieux bouquin… aujourd’hui je vous parle d’un pas trop vieux groupe qui ne sortira peut-être pas de nouveaux albums, ça va pas nous empêcher de profiter de ceux qui existent déjà !

Le groupe dont j’ai envie de parler se nomme Rin’. Il était composé de 3 musiciennes, toutes trois sorties de la Tokyo National University of Fine Arts and Music en 2003. Dès la fin de leur études, elle montent ce groupe et remportent un respectable succès, autant au Japon qu’à l’étranger où elle font plusieurs tournées. Leur premier single, Sakitama, sort en 2004 sous le label avex trax.

Discographie

Singles :

  • Sakitama (Sakitama~幸魂~) (7 April 2004)
  • Yachiyo no Kaze (八千代ノ風) (30 June 2004)
  • Sakura Sakura (サクラ サクラ) (20 April 2005)
  • Yume hanabi (夢花火 Dream Fireworks) (31 August 2005)

Albums :

  • Jikū (時空 Space-time) (12 May 2004)
  • Asuka (飛鳥) (29 September 2004)
  • Rin’ Christmas Cover Songs: Seiya (~Rin’ Christmas Cover Songs~聖夜) (14 November 2004)
  • Utage uta/Sakura Sakura (宴歌(うたげうた)/さくら さくら Party Song /Cherry Blossom) (Live album, 30 March 2005)
  • Inland Sea (released in U.S./Europe on 25 April 2006, in Japan on 30 August 2006)
  • Genji Nostalgie (源氏ノスタルジー Genji Nosutarujī) (5 December 2007)

Leur musique est souvent utilisé dans les bande son de film et animes, le plus connus est sans doute le générique de fin de l’anime Samourai 7

Ce que j’aime dans ce groupe c’est le mélange entre modernité et tradition, entre instrument traditionnels tel que le koto, le shakuhachi, shamisen et biwa et des rythmes pop/rock ou carrément electro. Les deux univers se mêlent harmonieusement, nous offrant une musique à la fois relaxante et pêchue, douce et rythmé. De plus, les trois chanteuses ont de très belles voix.

C’est ce même mélange que j’ai aimé chez d’autres artistes nippon tel que les Yoshida Brothers ou Hiromitsu Agatsuma.

collaboration avec le groupe AAA :

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Membres

 

 Mana Yoshinaga (吉永 真奈)

chant, koto, shamisen

sa page Facebook

son site officiel

Tomoca Nagasu (長須 与佳)

chant, biwa, shakuhachi

son blog

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Chie Arai (新井 智恵)

chant, koto, shamisen

son blog

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Les instruments

shamisen

J’ai déjà évoqué le shamisen à plusieurs reprises notamment dans un article dédié a un style particulier de shamisen : le tsugaru shamisen. C’est ce genre de shamisen que jouent les Yoshida Brothers ou encore Agatsuma, précédemment cités. Mais j’avoue être totalement ignorante du style utilisé ici par Mana Yoshinaga et Chie Arai.

Quoi qu’il en soit, je peux déjà vous dire ce qu’est un shamisen 🙂

Le shamisen (三味線) est un instrument traditionnel japonais à trois cordes pincées. L’instrument mesure entre 110 et 140 cm. La caisse de resonance carrée est en bois, recouverte d’une peau. Le manche est fin et long. Les cordes sont pincées à l’aide d’un plectre. Il en existe de plusieurs tailles, avec le manche plus ou moins large.

Le shamisen était souvent joué par les geisha

Jeune femme jouant du Shamisen (détail) Kitagawa Utamaro – 1805

Pour les mangaphiles, il existe un manga sur le shamisen : Mashiro no oto, mais il n’est pas licencié en France.

Pour vous consoler vous pouvez regarder le très beau film d’animation Nitaboh qui lui est maintenant disponible en DVD en France.

koto

Le koto aussi a déjà fait une première apparition sur Ma petite Médiathèque dans un article qui lui était entièrement dédié : le koto. Et oui j’aime la musique traditionnelle japonaise ^^

Sorte de cithare à 13 cordes, le koto, originaire de Chine, est introduit au Japon à la période Nara (710-794). C’est planche en bois légèrement recourbée mesurant environ 1.80m. Les cordes sont posé sur des chevale en ivoire amovibles. Les cordées sont pincées avec les doigts ou des grattoirs. Il existe différents sortes de koto, allant de 13 à 32 cordes.

Je n’ai trouvé aucun manga et/ou anime tournant au tour du koto 🙁

biwa

Non, je n’ai encore jamais parlé du biwa (ni du shakuhachi d’ailleurs) !

Instrument traditionnel japonais, ce luth à manche droit est dérivé du pipa chinois. En forme de poire, l’instrument est fait d’une seule pièce de bois. Les cordes sont pincées à l’aide d’un plectre. Il existe différents sortes de biwa.

Amis mangaphiles, vous pensez peut-être vous aussi au luth possédé dans Onmyoji, non ?

Biwa et onmyoji semblent faire bon ménage, je suis tombée sur cette jolie image de Abe no Masahiro jouant du biwa (Shonen Onmyouji) :

shakuhachi

Flûte en bambou droite à l’embouchure libre. On souffles dans l’instrument comme dans l’embouchure d’une bouteille vide. Son nom vient de sa taille : shakuhachi signifie 1,8 pieds. Il est traditionnellement associé au shamisen et au koto (sankyoku).

Je n’ai trouvé aucun manga/anime sur le shakuhachi, je peux néanmoins vous proposer une image du film Nitaboh ou l’on voit apparaître un komuzô, moine mendiant de l’école Fuke du bouddhisme zen jouant du shakuhachi sous son chapeau de paille. Ces moines étaient très connu pour leur morceaux de shakuhachi.

moine shakuhachi

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Envie de prolonger le plaisir et partager, retrouvez Rin’ sur le forum du Club Shôjo

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Hiromitsu Agatsuma

J’ai déjà longuement parlé sur le blog du Tsugaru Shamisen, notamment avec l’excellent film d’animation Nitaboh ou encore avec le groupe Yoshida Brothers que j’aime beaucoup. Aujourd’hui je vais remettre ça avec un artiste contemporain de renommée mondiale, qui, tout comme les Yoshida Brothers, allie le tsugaru shamisen à la musique pop rock. Aujourd’hui je vais vous parler du beau Hiromitsu Agatsuma !

Parce que oui, en plus d’être un bon musicien, c’est aussi un bel homme! (dit-elle les étoiles dans les yeux, et pleins des petit cœur tout autour de la tête)

Jugez plutôt :

 Afficher l'image d'origine

Mais revenons à l’artiste.

Agatsume est né dans la préfecture de Ibaraki en 1973. Dès l’âge de six ans il commence l’apprentissage du Tsugaru Sahmisen et gagne son premier prix à 14 ans.

En 2001 il sort son premier disque Agatsuma sous le Label EMI Music.

j’en remet une… il est trop beau !

Discographie :

  • 2001 — Agatsuma
  • 2002 — Beams (Agatsuma 2)
  • 2002 — New Asia
  • 2002 — KoKoRo-Dozen Hearts
  • 2003 — Classics (Agatsuma 3)
  • 2003 — New Asia II
  • 2004 — Beyond
  • 2005 — Eien no Uta- Eternal Songs
  • 2006 — En
  • 2007 — Soufuu
  • 2008 — Agatsuma Plays Standards
  • 2010 – « The Best of »
  • 2010 – « Jukki »
  • 2012 – « Kusabi »

site officiel

Facebook

YouTube 

C’est bien beau tout ça, mais je n’en avais pas déjà parlé dans l’article général dédié au Tsugaru Shamisen?

Heu… si! Mais c’est pas grave, c’était il y a longtemps et aujourd’hui j’avais envie de regarder quelques unes de ses vidéos sur YouTube, alors autant partager ça avec vous ^-^

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Nitaboh

Nitaboh est un long métrage d’animation réalisé par Akio Nishizawa (西澤 昭男), dans les studio de WAO! World, en 2004.
Titre original : 仁太坊-津軽三味線始祖外聞 (Nitaboh tsugaru shamisen shiso gaibun)
Nitaboh.png
Synopsis:
Le film s’inspire de la biographie de Nitaboh, personnage historique japonais, écrite par Daijo Kazuo.
Nitaboh (仁太坊), de son vrai nom Akimoto Nitarô (秋元仁太郎), vecu entre 1857 et 1928. Né à la fin de l’ère Edo, il grandira durant la restauration Meiji (1868 – 1912), époque de grands bouleversements sociaux-économique au Japon.
préfecture d'Aomori
Nitaboh est originaire de Kanagi (金木), village de la région de Tsugaru. Le Tsugaru se situé dans l’actuelle préfécture de Aomori (青森県), à l’extrême nord de l’île de Honshû (本州), île principale de l’archipel japonais.
Fils de pêcheur, il devient aveugle après avoir contracté une infection. Passionné par la musique, il apprend le shamisen (三味線) avec l’aide d’une musicienne ambulante de passage à Kanagi. Après le départ le la musicienne, il continue d’étudier et de perfectionner seul son art.
La vie ne sera pas tendre avec le petit Nitarô, mais, grâce à ses ami et à son shamisen, il affrontera les adversité avec courage. Il vivra en pratiquant le kadotsuke (門付け) : jouer à la porte des maison jusqu’à obtenir de la nourriture ou un peu d’argent. Au fil du temps il met au point un style musical particulier, plus rythmé et énergique que celui pratiqué par les moines ambulants de la région (membres de la guilde de musiciens aveugle Toudou, dissoute au moment de la restauration Meiji). Le style musical de Nitaboh prendra le nom de Tsugaru Shamisen (津軽三味線).
Solo de Nitaboh :
Petite page de lexique proposé par le site officiel du film : link

Côté technique :
Directeur d’animation / charadesign : Junichi Takaoka
Directeur musical : Makoto Kuriya
Au shamisen : Hiromitsu Agatsuma
Au chant : Yae
Directeur graphique en chef : Hiroshi Kugimiya
Mise en scène : Yasuhiro Geshi
Directeur artistique : Tadashi Kudo
Plus d’info sur le site officiel du Film : Nitaboh
  Edit : le film est désormais disponible en DVD chez Asiexpo

Mon avis :
Je ne pouvait qu’aimer ce film, moi qui écoute des heures durant le tsugaru shamisen ! La musique y est superbe. De nombreux morceaux de shamisen, de styles différents : les moines ambulants, la joueuse de shamisen qui devint le professeur du petit Nitarô, puis Nitarô lui même dont le style progresse et évolue tout au long du film… De la flûte aussi ! Un joueur de shakuachi (flûte en bambou traditionnelle) ambulant fait une brève apparition, et c’est un enchantement pour les oreilles !
Parmi les nombreux morceau qui peuplent le film, il y a bien-sûr le solo de Nitaboh dont j’ai poste la vidéo plus haut, superbe! Il est précédé par un morceau joué par un moine, très beau aussi. Puis, j’avoue avoir un petit faible pour cette chanson accompagnée au shamisen. C’est la chanson qui séduira le petit Nitarô et le décidera a vouloir apprendre le shamisen. Dans l’histoire c’est Tamana qui interprète se morceau, elle deviendra le professeur de Nitarô. Côté coulisse, c’est Yae qui prête sa magnifique voix à Tamana le temps de la chanson.
Au delà de la musique, ce film est très intéressant par le contexte historique qu’il nous montre. Si la vie de Nitaboh en est le sujet principal, on peut voir en filigrane les important bouleversement sociaux que vit le Japon pendant les année de la Restauration Meiji. Si Nitaboh adapte la musique qu’il a appris pour en faire son style propre, toute la société de l’époque doit s’adapter aux changement et trouver un nouvel équilibre. Nous somme dans une petite ville, au nord de Honshû, bien loin d’Edo à peine devenue Tokyo. Si la plupart des habitants semblent ne pas trop se soucier de ces changement, on sent qu’ils sont là et que la société est sur le point d’évoluer.
S’il n’est pas rare de voire les différentes époques historiques du Japon mise en scène dans l’anime, c’est souvent très romancé et librement inspiré de fait réel. Ici, le film s’inspire de la biographie écrite Daijo Kazuo, qui est aussi romancée, mais dans le but était de rendre la véritable vie de Nitaboh. Akio Nishizawa a également un souci d’authenticité dans la réalisation de ce film, il a en effet retravaillé le scénario plusieurs fois à fin de le rendre le plus réaliste possible.
Le film est, par ailleurs, très bien réalisé, avec un graphisme très agréable et une bonne animation. Ce souci d’authenticité que Nishizawa accorde a son scénario se retrouve également dans le dessin, notamment des décors et dans l’animation; 7000 dessins ont servi pour réaliser la dernière scène du solo de Nitaboh (voir vidéo plus haut), les dessinateurs ont suivi les mouvement des main de Hiromitsu Agatsuma afin de rendre au mieux la gestuelle du musicien dans leur dessin.
L’histoire est également très émouvante. Le sort n’est pas tendre avec le petit Nitarô. Mais il ne se laisse pas abattre et survit à toutes les adversité. Nishizawa réussi à nous transmettre la force de ce personnage. Et même à dépasser l’histoire pour nous transmettre un message qui peut s’appliquer à nos vie actuelles : garder espoir, rester fort et s’adapter, tout comme Nitaboh, chercher à toujours s’améliorer, se dépasser. Message déjà vus dans nombreuses anime, j’en convient, mais qui passe, ici, très bien. On ressort de ce film ému et revigoré, les oreilles pleine de belles musique. Pour un premier film je dirais que c’est une superbe réussite.

Akio Nishizawa :
Né en 1942 à Tokyo, il étudie la littérature à l’Université de Kyoto. En 1977 il fonde ce qui deviendra la fondation WAO Corporation, réseau d’écoles privée et entreprises d’enseignement.
Après avoir longtemps travaillé dans l’éducation. Il fonde en 2000 un studio d’animation, le Wao World Co. Grâce au quel il pourra concrétiser son rêve d’enfant : devenir réalisateur. Il écrit lui même les scénario des film qu’il réalise.
Nitaboh est le premiers film tout public produit par ses studio. Ce film, de nature pédagogique, obtient le soutien du Ministère de l’éducation japonais. Présenté au Festival international de la bande-dessinée et de l’animation de Séoul (SICAF) en 2006, le film remporte le grand prix.
En 2007 il réalise La Chorale (Furusato – Japan) qui est présenté au Festival du film Asiatique de Lyon ou il remporte le premier prix dans 2 catégorie.
 Dispo en DVD chez Kaze
Son troisième film sort en 2009 : Symphony in Agust, également présenté au festival de Lyon où il remporte le 2ème prix.
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Tsugaru Shamisen

En présentant un groupe japonais que j’aime beaucoup, les Yoshida Brothers, j’ai eu envie d’en savoir plus sur le Tsugaru shamisen. C’est quoi au juste? Et quel est la différence avec le shamisen classique? C’est ainsi que j’ai découvert que les autres joueurs de shamisen contemporains que j’apprécie, pratiquent également le tsugaru shamisen.
Je vais donc faire une petite présentation de ce style musical et puis vous parler de quelques uns des artistes connus avec vidéos à l’appui (^_^) J’espère que ça vous intéressera

Le tsugaru shamisen :

Le tsugaru shamisen (津軽三味線) est un style de musique traditionnelle japonaise assez récent. Il peut être joué sur plusieurs types de shamisen qui diffèrent entre eux par la taille de leur manche : le futozao (太棹), le chûzao (中棹) et le hosozao (細棹). Bien que traditionnellement il n’y ai pas eu de préférence entre ces trois types d’instrument dans la pratique du Tsugaru shamisen, aujourd’hui on n’utilise plus que le futozao, instrument avec le plus long manche. Le terme tsugaru shamisen est aujourd’hui communément utilisé pour parler de cet instrument.
shamisen.jpg
Ce style est originaire de la région de Tsugaru, actuelle préfecture de Aomori (青森県), au nord de Honshû, île principale du Japon. Le Tsugaru shamisen est plus rythmé que le shamisen classique, utilisé par exemple dans le théâtre kabuki.
A l’origine, ce style était joué par des mendiant aveugles qui faisait du porte à porte en jouant devant les demeures jusqu’à recevoir un peu d’argent ou de la nourriture. On appelle cette pratique le kadotsuke (門付け). La légende veux que ce style aie été inventé par un mendiant du nom de  Nitaboh (仁太坊), originaire de la ville de Kanagi, dans le région de Tsugaru. Nitaboh, de son vrai nom Akimoto Nitarô, a vécu de 1857 à 1928. Un film d’animation à été réalisé par Akio Nishizawa en 2004, adaptation de la biographie de Nitaboh écrite par Daijo Kazuo.
Voici un magnifique solo tiré du film. Je ne connais pas le nom de l’interprète :

 

Les pièces traditionnelles de tsugaru shamisen sont composé d’une partie fixe et d’une partie variable improvisé par le musicien, ce qui en fait un style propice aux improvisation, laissant une grande liberté d’expression à l’interprète. Aujourd’hui, le tsugaru shamisen est le style de shamisen le plus populaire au Japon.
Parmi des artistes reconnu pour leur talent, on peut citer Takahashi Chikuzan (高橋竹山) (1910-1998). Chikuzan, né Takahashi Sadazô à Kiminato dans la préfecture d’Aomori, devient aveugle à l’âge de 2 ans. Il sera envoyé chez Toda Jûjirô, musicien de Tsugaru shamisen, afin de devenir son apprenti. Avant la guerre il gagne sa vie en pratiquant le kabotsuke (porte à porte musical). Il se fera remarquer après la guerre et accompagnera le chanteur de musique traditionnel Narita Uchiku. Celui-ci lui donnera son nom d’artiste : Chikuzan. A la suite il jouera en solo, notamment dans un lieu appelé « jan-jan » dans le quartier de Shibuya, à Tokyo. Parmi ses disciples les plus connu, une femme ayant prix le nom de Takahashi Chikuzan II interprété encore aujourd’hui son répertoire. Au côté de Takahashi on peut citer d’autres musiciens tel que Kida Rinshôei (木田林松栄) (1911 – 1979), Shirakawa Gunpachirô (川軍八郎) (1909-1962) ou encore Fukushi Masakatsu (福士政勝) (1913 – 1969). Plus récemment des musiciens comme Yamada Chisato (山田千里) (1931 – 2003) ont contribué à la popularité du Tsugaru shamisen au Japon.

 

C’est avec Takahashi Chikuzan que commence le boom du tsugaru shamisen, ouvrant la vois à de nombreux artistes contemporains. Cette nouvelle vague d’artistes mêle allègrement les rythmes traditionnels du Tsugaru shamisen à la musique contemporaine et électroniques, à l’instar des Yoshida Brothers dont j’ai parlé dans un précédent article.


Quelques musiciens contemporains :
Yoshida Brothers
Yoshida-bro.jpg
groupe formé par les frères Ryoichiro et Kenichi. Pour voir leur vidéo et avoir plus d’infos, voir l’article Yoshida Brothers
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Hiromitsu Agatsuma
Agatsuma.jpg
Né à Ibaraki en 1973, il commence à étudier le tsugaru shamisen à 6 ans et reçoit son premier prix à l’âge de 14 ans. Depuis il a collaboré avec des artistes internationaux tel que Herbie Hancock, Marcus Miller…
Avec le pianiste Satoru Shionaya il forme le groupe Aga-Shio, fusion entre tsugaru shamisen et jazz.
sa page facebook : link
site officiel (en japonais) : link
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page Myspace du groupe Aga-Shio : link
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Shinichi Kinoshita:
Shinichi-Kinoshita.jpg
Né dans la préfecture de Wakayama en 1965 de parents musiciens. Il grandi en écoutant le Min’yo, musique traditionnelle japonaise. A l’âge de 10 ans il commence à étudier le shamisen avec son père, lui-même musicien professionnel. Ce n’est que plus tard, qu’il prendra des distances avec l’enseignement de son père pour s’intéresser au Tsugaru shamisen, dont les rythmes plus soutenus l’attirent. Il élaborera son propre style en collaborant avec des musiciens de divers horizons tel que le guitariste jazz Kazumi Watanabe ou le percussionniste wadaiko Eitetsu Hayashi. En 1993 il fonde un groupe de rock, le Kinoshita Group.
    Au taiko c’est Hiroshi Motofuji
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Keisho Ohno:
keisho-Ohno.jpg
Né dans la préfecture de Niigata, il devient à 6 ans l’apprenti de Takahashi Chikuzei, dissiple direct de Takahashi Chikuzan. Il recevra la reconnaissance de ses maître avant de s’installer à Osaka en 2000. En 2004 il fonde « Keisho Ohno with Tsugaru shamisen Soul », groupe unissant le tsugaru shamisen au synthétiseur, trombone et batterie. Keisho Ohno se produits régulièrement en France avec son groupe.
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Yoshida Brothers

yoshida-brothers.jpg
Yoshida Brothers (吉田兄弟, Yoshida kyōdai) est le nom d’un groupe de musique japonais que j’aime beaucoup. Il se compose des 2 frères Yoshida, l’aîné, Ryoichiro (良一郎), né en 1977 et Kenichi (健一), né en 1979. Ils sont né à Noboribetsu, Hokkaido, dans le nord du Japon.
Dès l’âge de 5 ans il commencent à étudier le shamisen, du style Tsugaru Shamisen. En 1990 il étudient au près du maître Takashi Sasaki. Puis il s’orientent vers les création de musique contemporaine et font leur début en major en 1999. Leur musique est une fusion entre les son traditionnels, la musique et des rythmes modernes.
Yoshida bro
Discographie :
Albums :
2000 – Move et Ibuki
2002 – Soulful
2003 – Frontiers et Yoshida Brtothers
2004 – Yoshida Brothers II
2006 – Yoshida Brothers III
2007 – Hishou
2008 – Best of Yoshida Brothers
2009 – Prism et Another Side of Yoshida Brothers
Sigles :
2002 – Storm
2005 – Rising
Je suis une bien piètre critique musicale (j’y connais rien) alors laissons place à la musique pour vous faire votre propre idée (^_^)
Rising, Kodo et Storm sont leur morceaux les plus apprécié, si j’en crois un petit sondage qu’il ont lancé il y a quelques temps sur leur mur Facebook :
Quelques autre morceaux intéressants :


Ils collaborent avec plusieurs artistes. Moi, j’aime beaucoup la chanson où il accompagnent de leurs shamisens le groupe Monkey Majik : Change

Et pour finir, les Yoshida brothers dans l’album Nightmare Revisited, Walt Disney records, 2008 :



Leur page Facebook : ils postent régulièrementdes vidéos, mais le plus souvent c’est de la publicité. Un peu trop de pub à mon goût, mais bon…
Retrouvez les aussi sur Youtube et Myspace
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