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Le défi gastronome bédéphile

Pour pimenter le mois Des livres en cuisine j’avais proposé 2 défis cuisine : le gastronome bédéphile et un roman en cuisine. Dans un cas comme dans l’autre il s’agit de cuisiner un livre à la main mais attention, pas un livre de récette ! L’inspiration doit venir d’une bd ou d’un roman.

Pour le défi du gastronome bédéphile nous avons choisi un manga (très étonnant de la part de Yomu-chan et moi-même, n’est-ce pas?). Nous vous avons préparé du tonkatsu à partir du manga Goggle de Tetsuya Toyoda.

Goggle - Toyoda

L’inspiration nous est venue de la dernière nouvelle du recueil intitulé justement Tonkatsu. Dans cette nouvelle, une jeune femme doit aider un vieil homme à retrouver le tonkatsu qu’il avait l’habitude de manger dans un petit restaurant de quartier désormais fermé. Les voici parti arpenter les restaurants familiaux de la ville à la recherche du tonkatsu perdu. Une histoire simple et touchante.

Le tonkatsu :

Qu’est-ce au juste le tonkatsu ? Et bien je dirais qu’il s’agit de l’adaptation japonaise de l’escalope milanaise ^^ soit une escalope de porc panné. C’est délicieux, j’adore.

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Dans la nouvelle, le tonkatsu tant recherché est encore plus proche de l’escalope milanaise que ces frères. Le restaurateur utilise une escalope fine et ajoute du persil aux œufs battu. Nous avons à notre tour réinterprété cette recette.

Voici notre version du tonkatsu :

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J’ai choisi des côtes de port dans l’échine qui sont moins sèches et remplacé le persil par du cerfeuil.

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étape numéro 1 : fariner les côtes de porc. Facile ! on met un peu de farine dans un sachet de congélation, on y glisse une côte de porc et on secoue bien. La côte est parfaitement fariné. Répéter l’opération pour chaque morceau de viande.

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étape numéro 2 : passer la côte de porc fariné dans l’œuf battu (auquel on a ajouté sel, poivre et cerfeuil cisaillé).

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étape numéro 3 : on roule dans la panure et hop ! dans la poêle. On fait frire dans une bonne quantité d’huile à feu moyen.

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C’est prêt ! Servi avec une petite salade de chou (celui-ci était un peu trop parfumé à mon goût, un simple chou vert cela aurait été un meilleur choix). On arrose la viande avec un filet de citron.

A vous d’essayer ! 🙂

Des livres en cuisine

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Goggles ~ Tetsuya Toyoda

Depuis le temps que j’avais envie de lire ce manga, la lecture commune partagé avec les membre de l’équipe de k.bd était le moment rêvé pour me lancer, enfin. Cette couverture simpliste m’avait intrigué. Il était temps d’en découvrir le contenu.

Ce one-shot regroupe 6 histoires courtes pré-publiées entre 2003 et 2012. 6 tranches de vies parfois drôles, parfois tristes, toujours touchantes.

L’album tire son titre d’une des nouvelles, écrite en 2003. Dans cette histoire, deux hommes qui partagent un appartement se retrouvent à s’occuper d’une petite fille abandonnée par le père et maltraité par la mère. Cette dernière, très sensibles, avait trouvé refuge auprès de son grand-père, quand celui-ci décède, un amis de son père en prends la charge en attendant une meilleure solution.

Cette nouvelle est très touchante. La petite Hiroko, renfermée dans son silence ne laisse rien paraître de son malheur. Quand aux deux hommes qui se retrouvent à s’occuper d’elle, il ne sont pas de sa famille, ils ne savent pas trop quoi faire et pourtant ils lui tendent la main. Une main salvatrice. C’est dans la simplicité que cette histoire est touchante. Pas de pathos, pas de larmes, juste des gens ordinaire qui font ce qu’ils peuvent.

Une autre nouvelle m’a beaucoup plu, la première du recueil : Slider. Cette-ci prend des accents plus surnaturel avec l’intervention de 2 kami. Je l’ai trouvé amusante, surtout pour son trio d’héros idiots.

Les 6 histoires ensemble font de cet album un moment agréable. Le dessin sobre de Tesuya Toyoda s’accorde parfaitement avec ces tranches de vie tout en retenue. Un belle album que je suis heureuse d’avoir dans ma collection. Pourtant les éloges faites par Taniguchi sur le bandeau qui ornait mon exemplaire me semblent bien exagérées. Je ne ressors pas de cette lecture particulièrement bouleversée.

→ à lire aussi les avis de Mo’, Choco et Seetmadonna

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