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Kimi wa pet, une drôle de romance

Le triangle amoureux est un grand classique du manga romantique, c’est d’ailleurs tellement classique que c’est presque incontournable. Kimi wa pet de Yayoi Ogawa ne déroge pas à la règle, le cœur de la belle balance, elle n’a qu’un mot à dire pour choisir, les deux beaux mâles étant à ses pieds. Rien de très original jusque là sauf que ce titre propose un personnage féminin intéressant et un triangle amoureux auquel une touche d’idée farfelue donne un goût unique.

Surimé est une jeune femme active, journaliste sortie de grandes universités, elle a été mise au placard aux affaires domestiques après avoir asséné un bon coup de point bien mérité à son chef qui lui faisait du rentre dedans. Si le monde (surtout le monde du travail nippon) est cruel pour les jeunes femmes actives et indépendantes, il l’est encore plus avec celle qui se rebiffent contre la macho-attitude de leur entourage. Surimé, n’a pas l’intention de se laisser faire, elle ne cherche pas à se caser à tout pris et aime son travail. Voilà trois qualité très mal vues. Non seulement par les macho de services qui pensent qu’une femme n’est bonne qu’à faire une épouse, mais aussi par ses congénères (les autres femmes) qui ne comprennent pas son attitude. Les femmes sont même plus dures que les macho qui l’admirent au moins pour ses jolies formes. Ses diplômes et son jolis corps, tout comme son air détaché et sûre d’elle lui attirent la jalousie de ses collègues et lui causent bien des peines. Mais son plus gros chagrin, même si elle fait tout pour le dissimulé, c’est son ex qui lui cause. Après une relation de 5 ans celui-ci là quitte pour une femme avec qui il l’a trompée et qui est enceinte. Êtres au côté de Surimé c’était, prêtent-il trop dur à encaisser pour son égo. Moins diplômé, moins bien payé et moins grand de surcroît s’en était trop pour lui ! Bienvenue chez les cro-magnons. Surimé est bien consciente qu’au change elle ne perd pas grand chose (ce mec est un c** nous sommes toutes d’accord !) mais ça lui fait de la peine, qu’a-t-elle fait pour mériter ça ? Est-ce de sa faute si elle a des bon diplômes, un bon salaire et une grande taille ? Pourquoi devrait-elle culpabiliser à cause de ça ? Et c’est la la question la plus intéressante du manga. A travers la vie sociale de Surimé, les pression qu’elle subie, les sarcasmes qu’elle est obligé d’encaisser on s’interroge sur la position de la femme dans ce Japon moderne pas si avant-gardiste que ça. Surimé se retrouve confronté au une vision traditionaliste de la société qui vaut que les femme cherches un bon parti pour un bon mariage et pas une bonne carrière.

Après cet échec amoureux Surimé décide de se plier à 3 règles dans le choix d’un futur petit ami : gros diplôme, gros salaire, grande taille, les 3G. Mais c’est sans compter sur ce petit blondinet abandonné qu’elle découvre un soir devant chez elle. Elle le ramène, le soigne et le nourrit. Alors qu’il veut s’incruster elle lui lance sur le ton de la boutade, dans l’intention de s’en débarrasser vite fait : tu peux rester à condition de devenir mon animal de compagnie. Contre tout attente le jeune homme accepte et deviens son toutou à qui d’ailleurs elle donne le surnom de son défunt chien. Une étrange relation d’interdépendance se crée entre les deux. Mais un ancien amant refait surface. Le garçon parfait, les 3G et plus encore. Elle sort avec lui et joue les petite amie heureuse mais à trop vouloir en fait elle est toujours très tendue avec lui. Incapable de résister à son charme mais tout aussi incapable de se détendre et de se montrer sous son vrai jour. Voilà donc notre drôle de triangle amoureux.

Ce triangle original et le personnage de Surimé, femme moderne, attachante et réaliste (nombreuses sont les wander woman qui s’y reconnaîtrons, moi je suis pas assez fashion pour ça ! et la carrière moi… ma j’y vois bien des femme que je connais) sont autant de point fort qui font que ce titre sort son épingle du jeu. Enfin… pas trop quand même ! Car arrivée au troisième tome je vois déjà l’intrigue tourner en rond. Les situations qui devrait permettre à l’héroïne d’y voir clair se multiplient mais rien n’y fait, quand ils s’agit d’hommes et d’amour toute l’intelligence de Surimé semble s’être évaporée. Évaporée aussi la critique sociale qui rendait ce banal manga d’amour plus intéressant. Si Surimé est toujours confronté aux même difficultés, le récit se concentre exclusivement sur ses problème de cœur. Or la série fait 14 tomes !! Vu la tournure que prends déjà le récit au tome 3 je me vois mal tenir onze tomme de plus sur le même ton ! Moi j’aurais déjà bien vu une conclusion se profiler.

shôjo et romance
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