Archives mensuelles : juillet 2012

Les enfants de la mer

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 Manga de Daisuke Igarashi publié chez Sarbacane.

 Titre original : 海獣の子供 (Kaiju no kodomo)

Résumé :

Ruka, collégienne au caractère bien trempé, est exclue du club de handball alors que les vacances d’été commencent à peine. Courir sur le terrain, c’est là qu’elle se sent mieux. Que va-t-elle faire maintenant ?

C’est alors que son chemin va croiser celui d’un étrange garçon, Umi, qui semble être aussi à l’aise dans l’eau qu’un poisson.

Fascinée par Umi, elle va se rapprocher de lui et de son frère aîné Sora. Ces deux garçon vivent dans l’aquarium ou travaille le père de Ruka, sous la protection de Jim, océanographe au corps tatoué. Les deux garçons auraient été élevé par des dugongs, mammifères marins menacé de disparition.

En compagnie de Umi et Sora, Ruka va être témoins d’étranges phénomènes : des poissons disparaissent, dans l’océan et les aquariums.

 

Au Japon, le manga compte déjà  4 tomes. La première parution date de 2007.

 En France, le deuxième tome sortira le 22 août  (plus qu’un mois à attendre !!)    link

Mon avis : 

De Igarashi je connaissais 2 recueils d’histoires courtes. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il sont étranges. Il ne laissent pas indifférents !

Ces deux recueils ne m’avaient pourtant pas laissé un très bon souvenir. Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, mais certaines histoires étaient  trop étranges, trop fouillis, difficiles d’accès. Faut dire que ils comptent parmi les premiers manga que j’ai lu, et ce n’est peut-être pas un excellent choix pour une première immersion dans l’univers du manga.

Quoi qu’il en soit, je n’ai pas pas du tout eu cette sensation en lisant la premier tome de Les enfants de a mer.  Tout de suite on reconnais le coup de crayon de Igarashi, on retrouve son univers fantastique où la nature a des pouvoirs qui dépassent l’entendement humain. Mais, contrairement aux histoires courtes parfois trop confuses, ici le décor est bien planté. Un cadre stable va servir de base aux délires fantastiques. Peut-être a-t-il pu mieux travailler son background puisqu’il s’agit d’une série.

On commence l’histoire avec Ruka, une fille ordinaire qui connaît des problèmes auxquels le lecteur peut facilement s’identifier. Les scènes ancrées dans la réalité et les épisodes surnaturels et étranges s’entremêlent dans un bon équilibre, rendant la lecture agréable. On est intrigué par le mystère qui entoure Umi et Sora, on s’attache à la petite Ruka et très vite on est prix par l’histoire. On veut en savoir plus et on ne referme le livre qu’après l’avoir fini.

Graphiquement cela ne ressemble pas à l’idée qu’on se fait à priori du manga. Les personnages sont assez stylisé. les décors, crayonné, n’ont pas l’aspect photographique que l’on trouve souvent dans les manga. Pourtant l’ensemble est étonnamment réaliste. La Nature, sous les coups de crayons de Igarashi, est toujours somptueuse, exubérante. Ici, les scènes sous la mer nous donnent envie de plonger, nager avec Ruka, Sora et Umi parmi les poissons.

J’ai été envoûte par ce premier tome et attends avec impatience de pouvoir lire la suite. Seul bémol : le prix. Un peu prohibitif pour les petit budget : 15 euro le tome. Espérons que la série ne soit pas trop longue, car, à en juger par ce premier tome, elle vaut vraiment le coup.

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Plus d’images ? Allez jeter un oeil sur la page FB de Sarbacane   link

L’anime japonaise au diapason de la musique classique

Des animes on en trouve sur tout, pour tous les goût, pour tous les âges, du plus déluré au très sérieux, de l’ultra violent au super kawaii. Quoi qu’on aime, quoi qu’on cherche on est sur de trouver un anime ou deux à se mettre sous la dents.
Aujourd’hui je vais parler des animes dont l’intrigue tourne au tours de la musique classique. Une façon sympa de découvrir ou redécouvrir cette musique et la sortir des sentier battu de « musique pour intélo ». Je dit ça mais, on peut aimer la musique classique  et être fan d’anime ^^
Donc voilà, le thème est donné : musique classique. Je vais su présenter 2 séries entièrement tournées autour de la musique classique : Nodame Cantabile et La Corda d’oro, puis un long métrage de Isao Takahata : Goshu le Violoncelliste. Et je finirai avec un petit bonus (^_^).
/!\ Avis à tous les amateurs : si vous connaissez d’autres animes dédié à la musique classique, laissez moi un petit commentaire pour que je complète l’article 🙂

Nodame Cantabile

Titre original : のだめカンタービレ
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Cette anime en 3 saisons est tiré du josei manga éponyme de Tomoko Ninomya publié  entre 2001 à 2009 par les éditions Kodansha. Le manga compte 23 tomes dont 13 sont disponibles en français chez Pika.
Une première adaptation en drama a été tournée en 2006.
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C’est en 2007 que les studios J. C. Staff s’attaquent à l’adaptation en anime avec une première saison en 2007. Celle-ci compte compte 23 épisodes et est réalisé par Kenichi Kasai.
 En 2008 sort la deuxième saison : Nodame Cantabile : Paris-Hen, 11 épisodes. Réalisé par Chiaki Kon.
Une troisième et dernière saison, Nodame Cantabile Finale, de 11 épisodes également sort en 2010.

Synopsis :

Noda Megumi (alias Nodame) est une étudiante de piano dans l’école de musique Momogaoka. Elle est doté d’une mémoire auditive extraordinaire mais elle est mauvaise élève. Ne prenant pas les cours très au sérieux, elle ne joue que quand elle en a envie et se bloque complètement devant des professeurs trop exigeants.
Tiens, ça me fait penser à quelqu’un ça ! Moi aussi, je t’aime yomu-chan ^-^
Excusez moi cet aparté personnel… Revenons à nos moutons !
Le hasard fait que le voisin de palier de Nodame  n’est autres que Chiaki Shinichi, un des étudiants les plus brillants et les plus populaires de l’école de musique. Brillant musicien, perfectionniste, il joue parfaitement le violon et est inscrit aux cours de piano, tout comme Nodame.
Il se rencontrent quand, écoeuré par l’odeur nauséabonde qui émane de l’appartement d’à côté, Chiaki décide d’aller parler à son voisin. Tous les oppose, elle est négligé, étourdie, spontanée et insouciante ; lui réfléchi, sérieux et studieux. Bien que dans un premier temps Chiaki soit dégoûté par le côté crado de Nodame, il tombe sous le charme de sa musique, qui, malgré le manque de technique, touche profondément son auditoire.
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C’est ainsi que ces deux jeunes étudiants entament une drôle de relation. Nodame, tombée immédiatement amoureuse du beau Chiaki, fait tout pour devenir sa petite amie. Chiaki ne peut pas imaginer qu’une fille comme elle puisse être sa petite amie, pourtant il deviendra bien plus intime avec elle qu’avec qui que ce soit d’autre. Leur amitié tourne au tours de la musique classique et du désir profond de Chiaki de devenir un jour chef d’orchestre, malgré sa phobie des transports (avion et  bateau) qui l’empêchent d’envisager la poursuite de ses études de musique à l’étranger, seul moyen de vraiment se faire un nom dans le milieu.
Chiaki réussira-t-il à surmonter ses phobies et poursuivre ses rêves? Nodame parviendra-t-elle à séduire le beau Chiaki ? Regardez l’anime pour le savoir ! 😉

Mon avis :

C’est anime est vraiment très agréable. Non seulement on écoute de la bonne musique (et oui, j’aime le classique), on découvre pas mal de chose sur l’univers du classique : les différents instruments, auteurs, métier de chef d’orchestre…. Mais en plus les personnages sont extra.
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Déjà ce n’est pas un shôjo, l’histoire ne se déroule pas dans un lycée et les personnages sont de jeunes adultes. Ce qui veut dire que l’ensemble est bien moins enfantin que la plupart de shôjo life school. Et c’est un bon point 🙂
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Je n’ai rien contre un bon shôjo, mais bon, le côté puéril de leur romance, à la longue… Ici Nodame est aussi une pucelle qui n’a encore jamais embrassé de garçon, ça c’était difficile d’y échapper. Mais Chiaki lui, en revanche, des petites amies il en a déjà eu, et on imagine facilement qu’il n’ont pas fait de se bécoter en cachette. Ceci dit, le tout reste très chaste.
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En réalité il y a bien une romance dans Nodame Cantabile, mais l’histoire se concentre autant sur la carrière et l’évolution des protagonistes dans l’univers de la musique que sur leur relations sentimentales.
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Sans oublier l’humour. Car Nodame Cantabile c’est très drôle! Étonnant pour un anime sur le sujet de la musique classique, non ? Et justement, c’est le deuxième point positif. Le côté très drôle des personnage, et plus particulièrement de Nodame qui ne ratte pas une occasion de mettre les 2 pieds dans le plat, dédramatise le côté solennel de la musique, créant ainsi un bon équilibre.
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Concerto pour Piano de Rachmaninoff, joué par Chiaki sous la direction de Franz von Stresemann, chef d’orchestre de renommée international qui vient enseigner quelques temps à l’école Momogaoka et qui accepte de prendre Chiaki comme élève  (leçon 10) :
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Sonate en mi mineur pour violon et piano, Op. 82, Edegar joué par Chiaki et Nodame chez l’oncle de Chiaki (leçon 15) :
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Rhapsody in Blu de Gershwin (leçon 10) :
 Il existe même des jeux Nodame Cantabile pour DS, PS2 et Wii ^^
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La Corda d’oro :

Titre original :   金色のコルダ
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Cat anime est tiré d’un shôjo manga de Yuki Kure, publié au Japon aux édition Hakusensha, lui-même adapté du jeu vidéo de rôle produit par la kohei.
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L’anime a été réalisé par Kôjin Ochi Yoshida aux studios Yumeta Company.
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Saison 1 : La corda d’oro ~ Primo Passo, 26 épisodes
Saison 2 : La corda d’oro ~ Secondo Passo, 2 épisodes
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Synopsis :

Hino Kahoko est une élève du lycée Seisou, section générale. Le lycée compte 2 section : générale et musique.
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Le jour de la rentrée elle arrive très en retard et, alors qu’elle reprends son souffle, la petite fée Lili lui apparaît. Étant la seule à pouvoir voir cette petite fée protectrice de l’école, Kahako est inscritte d’office aux concours de musiques qui auront bientôt lieu dans l’école alors qu’elle n’a jamais touché à un instrument de musique de sa vie.
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Lili lui confiera Corda, un violon magique qui permet à n’importe qui de jouer à condition que la musique vienne du coeur. C’est ainsi que Kahoko se retrouvera à participer aux 4 sélections de musique de l’école au côté de musiciens expérimentés, tous issu de la section musique, exception faite de Ryotaro Tsuchiura qui, comme Kahoko, vient de la section générale.
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Mon avis :

Contrairement a l’anime précédent ici on est bien dans un shôjo et l’intrigue, bien qu’elle tourne autour de la musique classique, se déroule dans la pure tradition du shôjo harem et pour cause, le scénario est tiré d’un jeu vidéo de rôle pour jeune filles.
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Je m’explique : Hino Kahoko est une jeune fille pleine de vie, touchante et tout et tout… Grâce à sa force de volonté elle réussira à séduire presque tous les étudiants avec qui elle va être en compétition dans les concours de musique, et ceux-ci sont presque tous des garçon, évidemment !
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Elle n’aura que l’embarras du choix pour se choisir un petit amis, avec bien sur 2 beaux gosses (ses préférés) qui devront se battre pour les beaux yeux de la belle. Heureusement pour nous ils se battront à coup de performances musicales 😀
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Donc, pour conclure je dirais que l’intrigue est basique, du déjà vu mille fois, le graphisme pas désagréable, mais pas super non plus. Pour sauver l’ensemble des personnages somme toute attachant et, surtout, de la bonne musique à chaque épisode !
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D’ailleurs, musicalement parlant, la qualité du son, des interprétations dans La Corda d’oro m’ont paru bien meilleures  que dans Nodame. Si ce dernier à un scénario plus intéressant, j’ai préféré la bande originale de celui-ci.
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Performance  de Kahoko lors de la première sélection, accompagné par Tsuchiura au piano. Tristesse (Étude Opus 10 No.3) de Chopin :
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Ave Maria de Schubert par Tsukimori Len et Hino Kahoko
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Goshu le violoncelliste :

Titre original : セロ弾きのゴーシュ
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Adaptation de la nouvelle éponyme de Miyazawa, ce long métrage a été réalisé par Isao Takahata (高畑・勲) en 1982. Ce film a reçu le prix Noborô Ôfuji, récompense reconnue dans le domaine de l’animation japonaise.
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Synopsis :

Goshu est un violoncelliste d’orchestre maladroit. Malgré les remontrances du chef d’orchestre, il ne se décourage pas et travaille dur pour s’améliorer. C’est auprès des animaux qui lui rendrons visite : un chat, un coucou, un tanuki et un mulot qu’il apprendra ce qui lui manque et ainsi devenir un meilleurs musicien.
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Critique :

Je n’ai pas grand chose à dire sur ce film. C’est mignon, on passe un très agréable moment en compagnie de Goshu et des petits animaux attachants et agaçants.
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La persévérance et la ténacité de Goshu fini par payer. Il apprend à écouter les conseils que chaque animal lui livre directement ou indirectement. En ouvrant son cœur, sa musique aussi devient meilleure.
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A regarder avec des petits qui s’amuseront  de voir tous ces animaux faire tourner en bourrique le pauvre Goshu.
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bande annonce du film (en japonais) :
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Pour plus d’infos sur le film, rendez-vous sur site Buta Connection
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L’heure est venue de vous présenter le petit bonus :

Les descendant des ténèbres

(闇の末裔, Yami no matsuei)

Le héros est un shinigami travaillant pour le Jū Ō Chō, organisation qui depuis des millénaire guide les âmes des morts vers l’au-delà.
 
La série de 13 épisodes, réalisé par Hiroko Takita, est tiré du shôjo éponyme de Yoko Matsushita.  
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Si je vous en parle ici, c’est que c’est cet anime qui m’a permit de découvrir un superbe morceau : la sonate en sol mineur de Tartini, connue sous le nom de Trille du Diable.

La légende veut que ce morceau ai été inspiré en rêve à Tartini par le diable lui-même. Une musique qui se prête très bien à une histoire de shinigami 🙂

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Si l’intrigue principale de l’anime n’a rien à voir avec la musique classique, c’est au tours de la trille du diable de Tartini que se déroule l’action des épisodes 4, 5 et 6.
Voici un extrait de l’OST de l’anime:
et une version… plus moderne 🙂
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Je suis tombée sous le charme de ce morceau en regardant Les descendant des ténèbres. Depuis j’en ai écouté 10 versions différentes et j’ai compris l’importance de l’interprétation. D’un interprète à l’autre on a parfois l’impression qu’il ne s’agit pas du même morceau.

J’espère que vous aurez apprécié tous ces extraits.
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Maintenant, si vous avez envie de pousser plus loin le rapprochement entre musique classique et anime, je vous conseille de lire le très intéressant et très long article de Mackie : Musique classique et anime : un accord presque parfait.
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Moi j’aime et j’écoute beaucoup de musique classique, mais je dois vous avouez que j’y connais rien. Avec Mackie vous avez à faire à un vrai mélomane qui  en plus nous propose une discographie !

Otogizoushi

 

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Titre original : お伽草子

 Série en 26 épisodes de 24 minutes des studios Production I.G., réalisé entre 2004 et 2005 par Mizuho Nishikubo, musique de Hideki Taniuchi (Chapitre Heian) et Kenji Kawai (Chapitre Tokyo).

En 2005 la série est adapté en manga par Narumi Seto (2 volumes)

Synopsis :

Chapitre Heian :

L’empereur charge le fils aîné de la famille Minamoto de retrouver les magatama. Touché par une épidémie, il sera remplacé par sa jeune soeur. C’est ainsi que Minamoto no Hikaru revêtira l’habit de guerrier de Minamoto Raikou et partira accompagné de Watanabe no Tsuna, fidèle serviteur de Raikou, à la recherche du magatama.

En chemin il se feront de nouveau compagnon. Après avoir ramené un premier magatama aux ministres de gauche et de droite et au onmioji Abe no Seime, mage de le court impériale à l’origine de cette quête, Raikou (Hikaru) va découvrir qu’il doit encore retrouver 4 autres magatama.

Avec ses compagnon, Raikou (Hikaru) mettra en péril sa vie pour sauver la capitale. Mais quels sont les véritables motivations de Semei? Veut-il vraiment sauver la capitale? Hikaru, contrainte de vivre en tant que Raikou, va-t-elle réussir à sauver la capitale du mal qui la ronge?

Le Magatama, c’est quoi ?

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Les magatama (勾玉, ou moins souvent écrit 曲玉) sont des ornements en forme de virgule, peut-être inspiré par la forme de crocs d’animaux, datant de la préhistoire japonaise.

On en trouve dès la fin de la période Jômon (de -10.000 à -300). Encore présent durant la période Kofun (de 250 à 538 après J.C.). Il sont généralement en pierre, jade, ambre ou même en verre. Si au début il ne sont que des simples bijoux, vers la fin de la période Kofun il commencent à être utilisé lors de cérémonies religieuses.

Durant la période Yayoi (de -300 à 300), les magatama prennent un aspect plus raffiné, plus travaillé. Un véritable commerce se construit autour de la fabrication de magatama.

Le magatama le plus connu est le Yasakani no magatama (八尺瓊曲玉, aussi écrit 八坂瓊曲玉). Il est un des 3 joyeux du trésor impérial avec l’épée Kusanagi et le miroir Yata no Kagami. Bijoux, épées et miroirs étaient des objets symbolisant le pouvoir dès la période Yayoi, cet usage se répand durant la période Kofun. Mais le Yasakani no Magatama ne sera ajouté au trésor impérial qu’à la période Heian (de 794 à 1185). Il symbolise la bienveillance de l’empereur.

Et justement, c’est à la période Heian que se déroule la première partie de l’anime (^_^)

Personnages principaux :

otogizoushi-hikaru.jpgMinamoto no Hikaru : Sœur cadette de Minamoto no Raikou, elle est contrainte de se travestir en homme et prendre la place de son frère quand celui-ci, tombé malade, ne peut accomplir la mission que lui a confié l’empereur : récupérer le Magatama qui permettra de sauver la capitale. Hikaru se fera donc passer pour Raikou et partira à la recherche du Magatama, se battant avec beaucoup de courage et de détermination afin de récupérer à temps le Magatama qui pourrais sauver son frère et les habitants de la capitale.

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Watanabe no Tsuna : Loyal serviteur de Minamoto no Raikou, il suivra Hikaru dans sa quête. Aussi fidèle à Hikaru qu’à Raikou, il lui obéira et lui fera confiance lors
des combat. Toujours près à la protéger au péril de sa vie. Borgne, il n’en est pas moins un excellent épéiste.

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Mansairaku : Danseur au grand talent, il se produits à la court impérial mais refuse les honneurs que lui propose l’empereur pour garder sa liberté et continuer ses
voyage. Son chemin croisera celui d’Hikaru. Des sentiments très fort le lieront à cette dernière.

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Abe no Seimei : Onmioji (maître du yin et yang) de la court impériale, il est celui qui envois Minamoto no Raikou à la recherche des Magatama, afin de sauver la
capitale. Personnage mystérieux et énigmatique, ses réels desseins semblent être bien différents.

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Usui no Sadamitsu : Jeune samouraï de la capitale, il rencontre Raikou (Hikaru) lors de sa première mission. Séduit par les idéaux du jeune guerrier, il décide de le
suivre, faisant de lui son nouveau Général. Sous ses airs de jeune fougueux ne pensant qu’aux femmes, il est un guerrier très habile.

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Urabe no Suetake : Femme mystérieuse, elle prétend avoir été envoyé pour aider Raiku à retrouver les Magatama. Si ses méthodes au début son en complet désaccord avec la philosophie du jeune Raiku (Hikaru), elle va peu à peu s’intégrer à l’équipe et tisser avec les autres membres des liens affectifs.

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Kintarou : Enfant à la force étonnante, Kintarou ne pense qu’à manger. Rencontrant Sadamitsu par hasard lors d’une mission, il est le dernier compagnon à intégrer le
groupe et suivre le « Général » Raikou.

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Chapitre Tokyo :

Raikou, le frère aîné de Hikaru, jeune lycéenne de Tokyo, a disparu depuis un an déjà. Très inquiète pour lui, elle va commencer à enquêter sur sa disparition à partir d’étranges photos laissé par son frère. Elle sera aidé dans son enquête par ses amis et locataires Tsuna, jeune journaliste, kohai de Raikou qui prends soins de la jeune fille durant l’absence de son senpai, mais aussi Sadamitsu, jeune coureur de jupon, Kintarou, un enfant toujours affamé qui vit avec Sadamitsu et Urabe, voyante.

Lors de ses enquête Hikaru sera confronté à de nombreux phénomènes étranges qui s’inspirent des légendes urbaines de Tokyo.

Elle rencontrera un homme mystérieux aux cheveux rouges qui semble la connaître. Pourra-t-il l’aider à retrouver son frère?

Tous ces noms vous rappellent quelque chose? Normal, il s’agit en fait des réincarnations des précédents héros.

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Mon avis :

J’ai vraiment apprécié le chapitre Heian (épisode 1 à 13). Le graphisme, s’il peut surprendre au premier abord, est très intéressant. J’ai particulièrement aimé les décors qui rappellent les anciennes peintures, cela rajoute une touche de poésie très agréable.

otogizoushi décor

L’introduction sur fond de musique médiévale et peintures d’époque est aussi un très bonne idée. On s’imprègne de l’ambiance Heian avant chaque épisode, à la fois par les images et les sons, tandis qu’une voix de vieille femme fait le point sur la situation dans laquelle se trouvent nos héros.

                   intro otogizoushi     intro otogizoushi 2

La musique est d’ailleurs présente tout au long des épisodes : la flûte, joué par Hikaru, le personnage principal, mais aussi le musique de court sur laquelle on voit danser Mansairaku, les sons de tambours et tambourin qui ponctuent l’action…. Le tout contribue à nous faire pénétrer dans cet atmosphère moyenâgeuse.

Mais ce qui fait la valeur de cet anime ce n’est pas seulement la musique et le graphisme, les personnages sont également intéressants. Hikaru, bien qu’elle ne soit encore qu’une très jeune femme, n’hésite pas longtemps à mettre ses sentiments et ses aspirations personnelles de côté et revêtir définitivement l’habit de Raikou, pour le bien de la capitale, pour le bien des Minamoto. Bien que encore naïve, elle se relève un bon chef, capable de guider la troupe, faire face au danger avec courage, se battre avec détermination. Elle inspire respect à ses compagnons, qui serons prêt à mettre leur propres vies en péril pour la protéger et lui permettre d’accomplir sa mission.

La protéger, oui. Mais, s’ils la protègent, ce n’est pas du tout parce que c’est une jeune femme fragile qui a besoin de protection. Le genre de personnage ultra fréquent dans l’anime, et qui a tendance à franchement me taper sur les nerfs. Ici, elle se fait passer pour un guerrier et assume pleinement ce rôle. Elle a, certes, besoin des autres, mais elle se bat aussi pour le bien des autres, pour une cause qui leur semble à tous juste. Si ses compagnons sont prêt à se sacrifier ce n’est pas que pour lui sauver la vie, mais surtout pour qu’elle accomplisse sa tâche : sauver la capitale. S’ils l’aiment autant c’est qu’ils sont séduit par son abnégation et sa détermination, c’est parce qu’elle est elle-même prête à se sacrifier pour les autres.

Une héroïne forte, une cause à défendre, des serviteurs fidèles et de la magie, voici le cadre parfait pour une histoire se déroulant à l’époque Heian. Ce n’est peut-être pas original mais efficace.

Le personnages de Mansairaku n’est pas non plus sans intérêt. Homme mystérieux, il est également le seul avec qui Hikaru sera elle même, femme.

Malheureusement, il y a une suite et un chapitre Tokyo… Oui, je dis bien malheureusement ! Je n’ai pas du tout apprécié le deuxième volet de la série.

Je dirais même que je n’en ai apprécié aucun aspect. Même du côté graphique, je n’ai pas du tout retrouvé l’excellent travail fait pour le chapitre Heian. Les personnages sont mal dessiné, les visages et les corps sont souvent mal proportionné. Je ne compte pas les scène ou l’un ou l’autre des personnages a un oeil plus grand que l’autre, des mains trop grande… Et les vêtements ! Rarement vu un anime avec des vêtements aussi mal dessiné !

Otogizoushi Tokyo  Otogizoushi Tokyo. 3   otogizoushi tokyo 2

Je me demande même si les deux volets de la série n’ont pas été réalisé par deux équipes distinctes tant la qualité du travail diffère. Ou alors c’est voulu ? Un style plus raffiné pour l’époque Heian et un style plus brouillon pour le période actuelle… Je ne sais pas. Quoi qu’il en soit je n’ai pas du tout aimé le rendu de ce deuxième chapitre, aussi bien au niveau graphique que musical et pire encore, au niveau de l’histoire elle-même.

Ce deuxième chapitre met en scène des personnages absolument insignifiant. La forte Hikaru de l’époque Heian devient une ado quelconque de Tokyo, hésitante, capricieuse, pleurnicharde… Franchement elle n’a pas grand chose pour plaire. Ses compagnons, tout comme elle, ont perdu une bonne partie de leurs qualités et de leur force de caractère en se réincarnant. Tous sont devenu des gens ordinaires.

Quant à l’histoire, une succession de petites légendes urbaines sans grand intérêt à mes yeux et pas très bien travaillé de surcroît. Pendant les premiers épisodes de ce second chapitre je me suis vraiment demandé où le réalisateur voulait en venir avec ces histoires intéressantes. Enfin, à l’épisode 18 il se décide à nous parler de réincarnation. Merci, on avait compris tout seul ! Mais, même si à partir de ce moment on retrouve un lien avec le premier chapitre et, surtout, un lien entre les différents phénomènes étrange auxquels les héros sont confronté, on ne gagne pas en qualité. J’ai voulu regarder jusqu’au bout, mais jusqu’au bout je n’ai cessé de penser « quel gâchis ! ».

Avec une petite exception pour le tout dernier épisode, étrange et hors histoire. 20 minutes en compagnie de Mansairaku dans la Tokyo d’aujourd’hui. Faut s’accrocher pour suivre, ça parle philo. Mais c’est intéressant, autant du point de vue du contenu : réflexion sur le temps et sur l’identité de Tokyo, que sur la forme : des effets graphiques intéressant avec vidéo retravaillé pour donner un aspect anime à des images réelles.

Pour conclure, je vous conseille vivement de regarder les 13 premiers épisodes de cette série. Quant à la suite, à vous de voir…

En attendant voici les deux opening et le premier ending de la série (perso, je suis pas fan, mais ça permet d’avoir une idée de l’anime) :

Opening 1 :

« Zen » par Attack Haus

Ending 1 :

 

« Hoshi ni Negai o » par Chieko Kawabe, le deuxième opening est également interprété par Chieko Kawabe.

 

Opening 2 :

 

« Ashita wa kyou to onaji mirai » par Gomes the hitman.

 

 


Liens :

Site officiel : Heian et Tokyo

 

La série n’étant pas licencié en France, vous pouvez en voir une fansub et streaming sur Manga Passion : link

le Recueil des faits improbables de Ryoko Yakushiji

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Si comme moi, vous recherché des animes courtes et sympa, celle-ci est pour vous : seulement 13 épisodes.

Titre original : 薬師寺涼子の怪奇事件簿 (Yakushiji Ryōko no Kaiki Jikenbo)

Avant tout un light novel de Yoshiki Tanaka paru de 1996 à 2010. Yakushiji Ryōko no Kaiki Jikenbo est adapté en manga par Narumi Kakinachi en 2004 et en anime en 2008.
L’anime est réalisé par Iwasaki Tarô, aux studio Dogakobo, avec au chara-design Taniguci Junichirô.

Synonpsis :

Izumida est l’assistant du commissaire Ryoko Yukushiji, une femme très belle au sal caractère. Égocentrisme et capricieuse, elle n’en est pas moins une excellente enquêtrice. Elle tyrannise le pauvre Izumida, qui la suit fidèlement dans des enquêtes qui touchent toujours au surnaturel.

Critique :

Des bons personnages, un bon rythme, Yakushiji Ryōko no Kaiki Jikenbo est vraiment sympa. Plus que les intrigues en elles mêmes, c’est l’ambiance générale qui fait l’intérêt de cet anime.

J’ai beaucoup aimé le chara-design et le personnage de Izumida, si naïf et beau gosse… J’aimerais bien le tyranniser aussi ^^ Y a pas à dire, Ryoko à bon goût XD

Petit détail amusant : certains personnages parlent français avec un joli accent japonais 🙂

Et de la bonne musique aussi : de KATSU du groupe Angela et Rio Koyama

opening : « Thème principal » et oui, le titre est en français ^^

site officiel : link

Le koto

Petite présentation sans prétention du koto : instrument traditionnel japonais.

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Le koto est un instrument à cordes pincées. sorte de cithare à 13 cordes. Originaire de Chine, il s’apparente à l’actuel zheng chinois.
Il fut introduit au Japon durant l’époque Nara (710-794). Initialement il n’était joué qu’à la cours impériale. Puis il s’est peu à peu démocratisé sous
l’influence de plusieurs grands musiciens.
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Musicienne au koto de Suzuki Harunobu (1725-1770)

L’instrument :
Le koto est fabriqué en bois de paulownia et mesure environ 1,80m. Il a une forme légèrement recourbé.
koto.png
Les chevalets amovibles (柱/ji) sont traditionnellement en ivoire. On accorde l’instrument en les déplaçant.
Koto (sou)-ryubiLes cordes étaient
traditionnellement fabriqué en fil de soie.
Aujourd’hui on utilise différents matériaux synthétiques qui permettent de mieux tendres les cordes.
On les les pince avec les doigts ou à l’aide de grattoirs, en ivoire ou en plastique.
koto détail
Si le koto traditionnel compte 13 cordes, Au XX siècle de nouveaux koto furent crée avec plus de cordes :
  • le jûshichigen : 17 cordes, crée en 1921 par Miyagi Michio, devenu depuis assez populaire.
  • le nijûgen : littéralement le nom signifie 20 cordes, mais en réalité il en compte 21. Il est très utilisé en musique contemporaine.
  • le nijûgogen : 25 cordes
  • le sanjûgen : 30 cordes
  • le sanjûnigen : 32 cordes.

Duo Kokohana : elles interprétent des morceaux contemporains sur koto
à 25 cordes
Miyagi Michio créa également un koto a 80 cordes, mais aujourd’hui cet instrument n’est plus joué. Il n’en existe qu’un seul exemplaire.

La musique :
Le gagaku:

Comme nous l’avons vu, à son arrivé au Japon, le koto n’était utilisé qu’à la court impériale. Accompagné d’autres instruments à cordes, à vents et de percussion il était utilisé dans le gagaku (雅楽). Littéralement ce terme signifie musique élégante, raffinée, il désigne la musique de la court impériale.

Voici une vidéo pour ce faire une idée de ce que le gagaku est. Franchement, faut aimer. On dirait… un animal à l’agonie 😀

Enfin, pour les courageux, voici 12 minutes de torture :

 

Yatsuhashi Kengyo (1614-1685) :
Yatsuhashi Kengyo (八橋 検校) sort le koto de la court impériale pour le faire découvrir à un plus large public.
yatsuhashi-kengyo.gif
Joueur de shamisen, il appris le koto avec un musicien de la court. Il crée un nouveau style, utilisant de gammes différentes de celle utilisée dans le gagaku. Il adapte le style Soukyoku, à l’origine un style de musique ovale, pour être joué au koto, tout comme ce style est à l’ogigine du shamisen jiuta ». Cela donnera naissence à la musique de koto encore joué de nos jours. En effet Yatsuhashi est considéré comme le père du koto oderne.
Il composa de très beau solo, parmi lesquels « Rokudan no Shirabe », morceau composé de 6 variations, très conue :
Après Yatsuhashi Kengyo, la musique de koto est principalement transmise au sein d’une guilde de musiciens aveugles : Toudouza (当道座). La Toudou est reconnue par le gouvernement du Shogun. Ses musicien, outre le koto, jouent également du Heiki Biwa (sorte de lute japonais), du shamisen « Jiuta ». La guilde Toudou, qui avait vu le jour à la période Muromachi, sera dissoute durant la restauration Meiji. Tout comme la musique de shamisen, le koto se libérera de la Toudou à partir de la période Meiji (voir Nitaboh ).

Miyagi Michio (1894-1956) :
Miyagi Michi (宮城 道雄) fut le premier à intégrer les sonorité de la musique occidentale dans la musique de koto traditionnel, créant un nouveau style.Michio-Miyagi.png

Alors que le Japon est en pleine occidentalisation, Miyagi contribue à faire renaître un intérêt pour le koto. Il contribua également à faire connaître le koto hors du Japon.

compositeur prolifique, il laissa plus de 300 compositions. Il inventa également le koto à 17 cordes ainsi qu’un koto de 80 codes.

« Haru no Umi » est une des ses compositions les plus connues. Ici interprété par Yoko Hiroaka au koto et Kaoru Kakizakai au shakuhachi :

Autre très belle interprétation de « Haru no umi » à la guitare et à la flûte traversière par le Duo Piazzolla : link

« Tegoto » interprété par Kaori kimoto :

« London no ame » interprété par Mieko Mliyazaki :

 

Le koto aujourd’hui :

Le koto est actuellement l’instrument traditionnel le plus joué au Japon.

Dans les années soixante, période de développement de la musique moderne, de nombreuses pièces pour koto à 17 cordes sont composé. Les koto de 21 cordes et plus
sont crée.

Avec le boom de la musique du monde dans les années 90, la musique traditionnelle japonaise fusionne avec la pop, une nouvelle ère commence pour le koto. Aujourd’hui le koto est associé à de nombreux instruments et utilisé dans les styles très varié allant du jazz fusion à l’électro-acoustique.

De nombreux musicien s’intéressent aux sonorité du koto. On peut par exemple entendre du koto dans « Moss Garden » de David Bowie, extrait de l’album Heroes :

 

Quelques artistes contemporains :Mieko Miyazaki :

mieko-miyazaki.jpg
Artiste japonaise, installé en France depuis 2005, elle joue et compose sur un koto traditionnel (13 cordes). Avec Miyazaki la fusion prends tout son sens. Elle marie le koto a toutes sortes de musiques et d’instruments.En France elle fonde le groupe Trio Miyazaki, koto violon et accordéon. elle participe également à de nombreux projets avec d’autres musiciens d’horizons très divers.

J’apprécie énormément cette musicienne, j’aimerais lui consacrer un article ultérieurement.Son site : link

 

Les deux artistes qui vont suivre jouent du koto à 17 cordes dans des compositions contemporaines, mariant le koto à la musique jazz et électro-acoustique. Leur musique est assez spéciale, beaucoup moins abordable, je trouve. Cela reste néanmoins intéressant et mérite d’être cité.Masaoka Miya :

masaoka_koto_hands_sh.jpgAméricaine d’origine japonaise

son site : link

sa page sur MySpace : link

Michiyo Yagi :

michiyo-yagi.jpg

Artiste japonaise

sa page MySpace : link

Performance de Michio Yagi et Miya Masaoka, Live à Shinjuku en 2010 :