Même pas peur !

Voici le titre de la 5ème édition du Festival cinéma jeunes publics organisé par le Clap Poitou-Charente. Plusieurs villes ont participé à cet événement, dont la mienne. Et en plus pendant les vacances scolaires ! Si c’est pas bien ça! Mon programme de vacances était tout trouvé. Et avec moi, Mimi-chan qui, en digne héritière de sa mère, ne voulais plus quitter les salles de cinéma. Elle en a même presque appris à lire l’heure, du moins, celle de la séance ciné. Ben oui, pour être sur que je n’oublie pas.

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Notre petit programme était :

  • Le jour des Corneilles
  • 10,11,12… Pougne le hérisson
  • Loulou et autres loups
  • Ernest et Célestine

J’avais initialement prévu 3 autres films, mais finalement, une petite fièvre aidant, nous nous sommes arrêté là.

Avant de vous parler plus en détail de chaque film, je vous libres quelques observation générales sur ce festival. Tout d’abord j’ai été surprise par les salles vides. Des films d’animation pendant les vacances scolaires et à 3€ la séance !! Je m’attendais à foule. Finalement on se sentais un peu seuls dans les salles. Peut-être est-ce du au manque de communication. Je suis tombé sur l’info par hasard en allant voir Le chien du Tibet une semaine plus tôt. Autrement, rien, nulle part. Faire un festival, avec des films en avant première et tout, mais pas de pub ! C’est un peu étrange, non?

Sinon, mis à part l’absence du public, le festival offrait un beau programme : beaucoup de films, récents et moins récents. Notre petit cinéma proposait 2 à 3 séances par jour, sur 12 jours, parmi lesquelles 5 avant-premières. C’est pas rien ! Ben oui, j’habite une toute petite ville, avec un tout petit cinéma… alors je trouve ça super !

Entre petite fièvre et escapades (vacances oblige) je n’ai profité qu’assez peu du beau programme offert. Mais assez pour partager quelques impressions avec  vous. Cessons donc ces bavardages inutiles et passons aux choses sérieuses : les films !


Le jour des Corneilles :

Avec Ernest et Célestine, ce film faisait partie des 2 titres que je ne voulais absolument pas manquer. Et j’ai eu de la chance, il passait justement la veille de mon départ pour Paris (mais c’est une autre histoire).

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Synopsis :

Le petit courge vit dans la forêt avec son père. Celui-ci, très dur et sévère, lui interdit de quitter la forêt. Mais un jour le père se blesse, et le fils décide de braver cet interdit pour chercher de l’aide. C’est là qu’il rencontrera Manon.

Ce que nous en avons pensé Mimi-chan et moi-même :

J’ai adoré ! Les décors sont magnifiques. De véritables peintures. Surtout dans la forêt, le dessin fait ressentir cet atmosphère magique qui se dégage de la nature profonde. Les personnages sont quant à eux très stylisé (surtout le petit Courge) mais s’insèrent bien dans ce décor. C’est de toute beauté !

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L’histoire est mignonne. On se prend vite d’affection pour le petit Courge. Le scénario, n’est pas particulièrement bouleversant, mais c’est une jolie histoire. Bien que le film s’adresse au jeune public, l’histoire est tiré d’un roman pour adulte de Jean-François Beauchemin, écrivain québécois. N’ayant jamais lu ce roman je ne peut pas me prononcer sur la fidélité du scénario par rapport à l’oeuvre originale.

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Le film est conseillé aux enfants à partir de 7/8 ans. En effet, moi qui suis adulte, ai vraiment aimé ce film. En revanche Mimi-chan, du haut de ses 4ans et demi (le demi c’est très important à cet âge là) n’a pas beaucoup apprécié. Son commentaire en fin de séance : « j’ai aimé, un peu, mais pas beaucoup ». Personnellement je trouvais qu’il y avais rien de spécialement impressionnant dans ce film. Et vu qu’elle n’a pas eu peur en regardant le chien du Tibet, j’ai pensé qu’il y aurais aucun problème. Or elle a été très impressionné par le père, qui n’est pas vraiment gentil. Quand il se met en colère, ça fout les chocottes ! On aimerais pas être à la place du petit Courge.

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Fiche technique :  

Réalisateur : Jean-Christophe Dessaint (il s’agit de son premier long métrage)

France / 2012 / 1h36

D’après l’oeuvre de Jean-François Beauchemins

Scénario : Amandine Taffin

Musique : Simon Leclerc

Doublage :

le père Courge : Jean Reno

le petit Courge : Lorant Deutsch

Manon : Isabelle Carré

Le docteur : Claude Chabrol

Bande-annonce :

Plus d’info :

Le jour des Corneilles : les secrets d’un dessin animé à l’ancienne à
voir sur le site du Monde


Ernest et Célestine:

Ernest et Célestine en avant première, si c’est pas beau ça !!

La sortie nationale est prévue pour le 12 décembre prochain.

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synopsis :

Célestine est une petite sourie orpheline que l’on destine à une carrière de dentiste. Mais ce qu’elle aime, elle c’est dessiner des ours. Ernest est un ours, un saltimbanque vivant en marge de la société. Le hasard veut que leur chemin se croise et une grande amitié va naître entre les deux aux grand dam des ours et des souries qui condamnent cette amitié.

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Alors, verdict ?

Superbe ! Une vrai réussite. Le dessin, très esquissé, aux couleurs pastel est très doux, très mignon. Le film raconte une belle histoire d’amitié et de tolérance. On y critique les préjugés et l’ignorance. Le tout sur fond de dialogues très amusants. On ris, on souris. On s’amuse et on s’émeut en compagnie de ce couple bien étrange. Résolument un très beau film que je reverrais avec plaisir. Ne le manquez pas !

Ernest et Célestine détail

Et Mimi-chan, qu’en a-t-elle pensé ? Étrangement, elle n’est pas vraiment entrée dans l’histoire. Sans doute à cause de la fatigue. De nous tous (car cette fois j’y suis allée en force, armée de sœur et neveux) c’est sans doute celle qui c’est le moins amusé. Pourtant dans ce film il y a tout : les moments tranquilles, les moments drôles, de l’action et même de la tragédie. En tout cas, la salle était pleine à craquer (et c’est bien la seule fois).

Bande-annonce :

Fiche technique :

Réalisateur : Benjamin Rennes (dont c’est le premier long métrage), Vincent Patar et Stéphane Aubier

France, Belgique, luxembourg / 2012 / 1h20

Scénario : Daniel Pennac

Musique : Goran Bregovic

Doublage :

Ernest : lambert Wilson

Célestine : Pauline Brunner


Loulou et autres loups :

Série de courts métrages (2003).  DVD

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Loulou

de Serge Elissalde (29 minutes), d’après l’album de Grégoire Solotareff

synopsis :

Un été, au pays des lapins, Tom rencontre un jeune loup resté seul après la mort de son oncle. Loulou est un petit loup craintif et Tom fini par en faire son ami. Mais un loup peut-il vivre avec des lapins ?

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C’était bien ?

OUIII !!!! C’était même, très bien. Déjà, c’est Sanseverino qui en a fait la musique. Tout de suite ça donne le ton. Puis l’histoire est vraiment pas mal. Un message de tolérance enrobé dans beaucoup d’humour (décidément !). Graphiquement c’est original, et ça passe très bien, même chez les plus jeunes. Mimi-chan beaucoup aimé également.

On retrouve encore Lorant Deutsch au doublage, avec Matthias Van Khache, François Cahttot…

En revanche, le film était projeté à la suite d’autres courts métrages, tous très différents les uns des autres, tant au niveau de leur graphisme, de leur histoire que de leur qualité.

Micro loup :

de Richard McGuire (7 minutes)

C’est une étrange histoire où un mini loup mange tout le monde. Or là ça s’adressait à des enfants en bas âge. Pour une fois que je respecte les recommandations ! Et ben, ça leur fout un peu la trouille une histoire qui ce termine par « tout le monde est mangé ». De plus graphiquement c’est… comment dire… Pour vous donner une idée : les gens, c’est des anneaux colorés. Ouais, vous l’aurais compris, ça ne nous a pas plus, ni à l’une, ni à l’autre.

Marika et le loup :

de Marie Caillou (7 minutes)

Ce court métrage était intéressant graphiquement. Une histoire d’idole, dont la notoriété est effacé par un loup robot. M’ouais… Il n’y a pas de paroles, mais une espèce de charabia incompréhensible. M’ouai… En revanche le graphisme ne m’a pas déplu : très mignon, rappelant l’esthétique des années 50.

Pour faire le portrait d’un loup :

de Philippe Petit-Roulet (5 minutes)

Un hommage à l’univers poétique de Prevert.

Pour dessiner un loup, il faut des poiles…

Bon franchement, c’était moche. C’était nul. J’en dirais pas plus.

T’es où grand-mère :

de François Chalet (7 minutes)

Un chaperon rouge qui cherche sa grand-mère. C’est l’heure du quatre-heure, mais où est-elle ? Après l’avoir cherché partout avec le loup. Petit chaperon rouge finit par… dévorer le loup !
(?_?) Si, si, vous avez bien compris. C’était pas trop mal. Mais les enfants n’ont pas beaucoup aimé. Graphiquement assez particulier, très stylisé, un peu à la South Park.


10,11, 12… Pougne le hérisson

Programme de trois courts métrages dont le titre à attiré mon attention. Et pour cause ! À à 15 minutes de chez moi il y a un village qui se nomme Pougne-Hérisson. Cela ne peut pas être une coïncidence, tout de même. Et ce n’en est pas une ! À Pougne-Hérisson, ce trouve Le Nombril du Monde. Et le film est parrainé par Yannick Jaulin, autrement dit le créateur du Nombril du Monde. Voilà pour la petite anecdote qui m’a poussé à le choisir.

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Maintenant passons aux 3 courts métrages qui le composent :

Nikita le tanneur :

de Iouri Tcherenkov

2010 / 15 minutes

« dessin à la main, animation par ordinateur style papier découpé »

synopsis:

La princesse est enlevé par un dragon et on envois le tanneur la délivrer

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Tout conte fait :

de Sandy Bienvenut, Alexandra Condoure, Vincent Dromart, Nicolas Quinssac et Mathieu Ringot

2011 / 5 minutes

Entièrement réalisé à l’ordinateur en image 2D et 3D

synopsis :

Une princesse ne trouvant pas de prétendant mais au point une stratégie basé sur les contes de fée. Mais cela ne se termine pas comme on aurais pu le penser.

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L’automne de Pougne

de Pierre-Luc Granjon et Antoine Lanciaux

2012 / 28 minutes

Animation de marionnettes

synopsis :

les livres du royaumes se vident de leurs mots et le rois risque de mourir d’ennui. Pougne, le hérisson, accompagné de ses amis part à la recherche du conteur, afin qu’il distrait le rois de ses histoires.

Il s’agit du 4 et dernier volet des aventures de Léon, Mélie, Boniface et Pougne Dont les précédentes aventures étaient visibles dans 1, 2, 3 Léon !, 4, 5, 6, Mélie pain dépice, et 7, 8, 9 Boniface (http://www.crdp-lyon.fr/les4saisonsdeleon/).

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Bande-annonce :

Plus dinfo sur Folimange

Qu’en avons nous pensé :

Des trois courts métrages, Mimi-chan a, de loin, préféré le très très court Tout conte fait. Et c’est vrai qu’il est très drôle et bien réalisé. Le graphisme y est assez original.

Quant au premier, Nikita le tanneur, je n’ai pas du tout aimé. Je n’apprécie guère le dessin faussement enfantin. L’animation donne mal aux yeux. Et l’histoire, avec le narrateur qui nous raconte tout… non, vraiment, je n’ai rien aimé. Rien du tout !

Enfin, l’histoire de Pougne n’est pas trop mail. Je ne suis pas fan de l’animation de marionnettes, mais bon, pour un très jeune public c’était pas mal.

En tout cas, l’ensemble de ces trois courts métrage ne m’a pas particulièrement marqué.

Et voilà, c’est fini. à bientôt (^_^)

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