Archives mensuelles : avril 2013

Petit panier de manga – spécial shôjo

Le petit panier de manga d’aujourd’hui change un peu des précédents, les paniers 1 et 2 présentaient, en vrac, des albums achetés au hasard des trouvailles en magasin de destockage.

Aujourd’hui, à l’occasion d’une semaine spécial shôjo lancé par le Club Shôjo à laquelle je m’associe, je vais vous proposer un petits panier Spécial shôjo où on retrouves quelques manga d’occas mais aussi (surtout) les premiers tomes de différentes série de manga pour femme/fille que je viens de commencer, ainsi que des shôjo glanés à droite et à gauche.

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 Les nouveautés :

Rendez-vous sous la pluie – T1 :

C’est au salon du livre que j’ai craqué pour cet album. Le résumé, lu sur le blog du Club Shôjo, avait attiré mon attention. Faut dire que j’ai un faible pour la sexomorphose (ça existe ça comme mot ?)

Résumé :

Lors de la cérémonie d’entrée, une tempête printanière inhabituelle s’abat sur le prestigieux lycée Amagai Gakuen. Cinq garçons sont pris dans ce violent orage et subissent un phénomène étrange. Ils sont tous transformés en filles ! Inévitablement, ils vont rencontrer quelqu’un et tomber amoureux…

(quatrième de couverture)

Mon avis : 

Un dessin très typés shôjo, aux silhouettes longilignes et visages triangulaires aux grands yeux. Classique mais plutôt agréable dans son ensemble. Des personnages sympa, certes quelques peu stéréotypé, mais bien moins que dans d’autres manga à harem ou le chiffre 5 est de rigueur, je pense notamment à  Five qui ne m’a pas du tout convaincu. Le scénario a une touche d’originalité qui ne me déplaît pas. Dans ce premier tome on découvre, avec les héros, l’étrange métamorphose qui les touche. Des liens d’amitié se créent entre les 5 garçons. Un premier album qui donne envie de lire la suite.

Rendez-vous sous la pluie

Titre VO : あめのちはれ

Auteur : Bikke

2009

Type : Shôjo

Genre : Romance, drame

Éditeur VO : Enterbrain

Éditeur VF : Taifu Comics (collection shôjo) (maintenant au catalogue de Ototo, si je ne me trompe pas)

Nombre de volumes : 5/6 (toujours en cours au Japon)


Les fleurs du passé – T1 :

Il s’agit ici d’un josei sorti récemment chez Komikku. Premier manga de ce nouvel éditeur que j’achète.

Résumé :

Hazuki est secrètement amoureux de Rokka, la belle fleuriste pour qui il travaille. Alors qu’elle l’invite à passer chez elle, il découvre dans l’appart de Rokka un jeune homme en calçon. Mais qui est cet homme ? Et pourquoi Rokka agit de façon si désinvolte ? Hazuki ne tardera pas a découvrir que le jeune homme n’est autre que le mari de Rokka, décédé. Résolu à conquérir le coeur de la jeune veuve, Hazuki devra en découdre avec le fantôme de l’ex-mari.

 Mon avis : 

On a une romance basé sur un triangle amoureux, un grand classique, mais qui est, ici, traité avec originalité. Et pour cause, l’un des trois héros n’est plus de ce monde ! Une occasion pour parler aussi du deuil, ce que l’auteur fait avec subtilité, sans tomber dans le mélodrame. Ce premier tome se focalise essentiellement sur Rokka, jeune femme touchante. Les personnages masculins manquent encore de profondeur. Côté graphisme, j’aime beaucoup la couverture, mais le dessins à l’intérieur est assez inégal. Très stylisé, aurait peut-être mérité d’être un peu plus travaillé dans son ensemble. Il n’en reste pas moins agréable. Série à suivre.

 Les fleurs du passé

Titre VO : 夏雪ランデブー

Auteur : Kawachi Haruka

2010

Type : Josei

Genre : Romance, fantastique

Éditeur VO : Shôdensha

Éditeur VF : Komikku

Nombre de volumes : 1/4 (terminé au Japon)


Seul la fleur sait – T1 :

Résumé :

Un après-midi d’un jour ensoleillé sur le campus… un soir de pluie à la gare… Misaki et Arikawa se sont rencontrés.

Ils ignorent le nom de l’autre, ne s’étaient jamais vus, mais c‘est le commencement de tout.

Ils vont se rapprocher peu à peu, mais…

(quatrième de couverture)

Mon avis :

Après le shôjo et le josei, voici une autre facette du manga féminin : le shônen-ai, genre mettant en scène des histoires d’amour entre hommes. Ici on a des personnages assez classiques, mais on évite les gros cliché du genre. Le graphisme est également classique mais avec une petite pointe d’originalité qui permet de le distinguer des autres. Un tome 1 qui me donne envie de lire la suite.

Seul la fleur sait

Titre VO : 花のみぞ知る

Auteur : Takarai Rihito

2010

Type : Yaoi

Genre : Romance, Tranche de vie

Éditeur VO : Taiyô Tosho

Éditeur VF : Taifu comics (collection Yaoi bleu)

Nombre de tomes : 3/3 (terminé)


Adekan – T1 :

Résumé :

Shirô, un fabricant de parapluies et ancien maître d’arme de l’ombre, rencontre Kôjirô, un lieutenant de police au sang chaud et amoureux de justice. Il se retrouvent tous les deux confrontés à une série d’enquêtes étranges et rocambolesques dans les bas quartier de la ville…

Intrigues, action et fantaisie pour le premier manga de Nao Tsukiji !

(quatrième de couverture)

Mon avis :

À la sortie du premier tome j’avais lu un extrait en ligne, ça ne m’avais pas convaincu. Trop chargé, trop typé shonen-ai, « trop » tout simplement. Mais après en avoir lu la critique de Mackie, j’étais intriguée. Alors, sur le stand d’Ototo au Salon du livre, j’ai craqué.

Verdict ? C’est drôle parce que c’est bourré de cliché, autant du point de vue graphique que par la mise en scène, mais on ne s’ennuie pas. Je la trouvé un chouïa trop dramatique, très surchargé, absolument irréaliste, notamment au niveau des scènes de combat où Shirô adopte des poses plus langoureuses que combatives. La tendance shonen-ai est plus que simplement suggérée, entre les scène de nu, les poses lascive de l’un et les déclarations ambiguës de l’autre pas besoin d’avoir l’esprit mal placé (ce qui est mon cas) pour y penser. L’ensemble est plutôt réussi, je l’ai lu d’une traite et je me suis bien amusé. Le côté trop fouillis qui m’avait déplu au premier regard donne une petite touche d’originalité qui s’avère finalement très agréable. Encore une série que j’ai bien envie de continuer.

 Adekan

titre VO : アデカン

Auteur : Nao Tsukiji

2008

Type : shôjo

Genre : fantastique, suspense

Éditeur VO : Shinshokan

Éditeur VF : Ototo (collection Seinen)

Nombre de volumes : 4/6 (toujours en cours au Japon)


La fleur millénaire – T1

Celui-là il a fallu que je me batte pour le récupérer ! Je l’ai récemment offert à A-chan qui, depuis, l’a déjà lu 2 fois. J’ai du attendre qu’elle en termine la deuxième lecture pour pouvoir lui emprunter (-_-)’

Résumé :

Fille de la reine officielle du pays de Â, Aki n’a de princesse que le titre. Seule pour s’occuper de sa mère malade délaissée par le roi, elle doit supporter fièrement les mesquineries de la seconde reine. Un jour, elle croise le chemin de Hakusei, un jeune esclave aux yeux bleus qui décide de lier son destin au sien. Destin qui la mène à rencontrer Seitetsu, un commerçant qui la prend sous son aile et la fore aux « six arts » indispensables à une princesse.

Mais ces nouvelles compétences se révèlent dangereuses lorsqu’elle ridiculise son demi-frère, le jeune prince, à l’occasion d’une partie de chasse, attirant sur elle et les siens la rancœur du couple royal. Une rancœur mortelle…

(quatrième de couverture)

Mon avis:

Un manga agréable qui se lit tout seul. Un intrigue suffisamment complexe pour vous intriguer et… c’est tout. C’est sympa, voilà. Le dessin et bien fait, agréable. Le tout est bien tourné. Mais je l’ai trouvé un peu trop mélodramatique et pas très réaliste. Sans parler de la relation entre l’héroïne et son serviteur beaucoup trop stéréotypé. Un premier tome qui donne, quoi qu’il en soit, envie de lire la suite.

La fleur millénaire

titre VO : 女王の花

Auteur : Izumi Kaneyoshi

2008

Type : Shôjo

Genre : Romance, historique

Éditeur VO : shôgakukan

Éditeur VF : Kaze (collection shojo)

Nombre de volumes : 1/7 (toujours en cours au Japon)


J’ai lu aussi :

Library wars – love 1 War – T1 à 4 :

Résumé :

Japon, un futur sombre et incertain…

Au début de l’ère Seika (ère fictive), le gouvernement a voté un texte appelé “Loi d’Amélioration des Médias” et qui vise en réalité à un contrôle renforcé de la culture. L’armée est ainsi mise à profit pour censurer et détruire les ouvrages susceptibles de troubler l’ordre public, ou de porter atteinte aux valeurs de la patrie !

Afin de lutter contre cette répression, les bibliothèques se sont fédérées et mobilisées afin de créer une unité d’élite spécialement entraînée pour protéger les livres et leurs lecteurs. Depuis que, lectrice, elle fut sauvée d’une rafle par un des membres de cette unité d’élite, Iku Kasahara rêve d’en faire partie à son tour. Mais l’entraînement, mené d’une main de fer par son instructeur, s’avère impitoyable !

(Source : Manga-News)

Mon avis :

Il y a longtemps, j’ai vu l’anime et j’en garde un très bon souvenir. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé les personnages en version papier. Ce que j’aime dans ce manga c’est son côté action, bien que l’accent soit plus mis sur la relation que l’héroïne, jeune femme naïve (comme il se doit), et son chef (dont elle est secrètement amoureuse, mais ne le sait même pas) entretiennent. J’ai trouvé qu’il y avait un assez bon équilibre entre action et sentiment, entre sentiment et humour. Et ça ne manque pas d’humour, des gags classiques mais efficaces. L’héroïne je la trouve très sympa, ça change des héroïne de shonen qui, pour montrer qu’elle sont aussi forte que les hommes, doivent obligatoirement casser la gueule à tout le monde, être vulgaires et j’en passe. Les personnages de cette série m’ont semblait plutôt réaliste. Et le background est original, intéressant, mais malheureusement insuffisamment exploité.

Library Wars -love & War

Titre VO : 図書館戦争 LOVE&WAR

Auteur : Yumi Kiiro (dessin), Arikawa Hiro (scénario)

2008

Type : Shôjo

Genre : Romance, aventure, action

Éditeur VO : Hakusensha

Éditeur VF : Glénat (collection shôjo)

Nombre de volumes : 9/11 (toujours en cours au Japon)


Le Passage – one-shot :

Résumé :

Recueil d’histoires courtes surnaturelles où l’on rencontre fantômes, anges et autres êtres étranges.

Mon avis :

Un one-shot qui vaut le coup, des histoires toute en poésie, certaines sont plus intéressantes que d’autres mais l’ensemble est très agréable. Le dessin fait un peu vieillot, mais j’aime son côté simple et doux. Malheureusement la commercialisation en a été stoppé, mais si vous tombé sur une occas de ce manga ou l’autres one-shot de Konno Kita : Montre-moi le chemin, laissez-vous tenter.

Le Passage

Titre VO : 知る辺の道

Auteur : Konno Kita

2005

Type : Shôjo

Genre : Histoires courtes, fantastique

Editeur VO : Gentôsha

Editeur VF : Taifu comics

Nombre de volumes : one-shot /!\ commercialisation stoppée


Onmyôji T1 à 3 :

Résumé :

Abe no Semei, un célèbre maître du Yin et du Yang, chasse les démons et autres esprits en compagnie de son meilleur ami Hiromasa, candide homme de cour versé dans la musique.

Mon avis:

Encore un josei qui plaira autant aux femmes qu’aux hommes, ou pas. Parce que, avouons-le, il faut s’accrocher. Il ne s’y passe, somme toute, pas grand chose. Les héros parlent beaucoup et c’est truffé de références culturelles qui obligent le lecteur à des allées et venues incessantes entre manga et notes explicatives. Mais comme, avant de me mettre au manga, je lisais des livres d’histoire japonaise, moi ça me gène pas. Un très bon manga, tout en finesse pour les fanatiques de la mythologie et la culture japonaise.

Onmyôji

Titre VO : 陰陽師

Auteur : Okano Reiko (dessin), Yumemakura Baku (scénario)

1994

Type : josei

Genre : Historique, fantastique

Éditeur VO : Hakusensha

Éditeur VF : Delcourt (collection Fukei)

Nombre de volumes : 7/13 (terminé au Japon)


Les Sunjung :

Le garçon de la lune – T1 et 5 :

Résumé :

Sur la lune vivent des lapins. Mais un jour, les renards débarquent et mangent tout le monde. Afin de survivre, les lapins descendent sur terre et se mêlent aux humains (ben oui, c’est des lapin humanoïdes). Alors qu’ils sont à l’école primaire Myung-Ee et Yu-Da découvrent qu’ils sont des lapins. Yu-Da disparaît et Myung-Ee est la seule à se souvenir de lui. Elle le retrouve des années plus tard, au lycée, mais lui semble ne pas se souvenir d’elle. Il est le « lapin noir », convoité par les renards. Renards avec qui il vit et qui ont l’intention de l’offrir à leur reine une fois qu’il aura atteint la maturité. Myung-Ee décide alors d’intégrer une « armée de lapins » afin de sauver Yu-Da contre son gré.

Vous avez rien compris ? Et ben moi non plus !

Mon avis :

Heu… l’auteur est fan de lapins et elle nous en sert à la sauce fantastique, bizarrement assaisonné. Il y a de l’action, du combat… Si ce n’est le graphisme et le focus fait sur l’héroïne et les sentiments qu’elle a pour Yu-Da, on pourrait se croire dans un shônen fantastique. Oui, enfin, avec des lapins. Le scénario est assez chaotique, faut dire que n’ayant lu que le tome 1 et 5 c’est un peu difficile de suivre… Graphiquement c’est assez chargé, typique du sunjung, mais en plus c’est pas beau. Tout me semble un peu too much et ces 2 tomes ne me donnent pas envie d’avoir le fin mot de l’histoire.  ça tombe bien, c’est plus commercialisé (et je comprends pourquoi).

Le garçon de la lune

Titre VO : 월요일 소년

Auteur : Lee Young Yoo

2005

Type : Sunjung manhwa

Genre : Romance , fantastique

Éditeur VO : Haksan

Éditeur VF : Clair de lune (collection Encre de Chine)

Nombre de volumes : 9/9 (terminé) /!\ commercialisation stoppée


Magical JXR – T3 :

Résumé :

Crise? La rupture de l’équipe ? Au moment où la relation entre Jay, Aru et Tchoa se détériore à cause d’un faux pacte, deux cartes magiques leur apparaissent durant un voyage scolaire.

(quatrième de couverture)

Oué mais là on est déjà au tome 3 ! Pour savoir de quoi il en retourne, je suis allé voir le résumé sur Manga-News :

Aru et Jay sont étudiants dans une école de sorcellerie. Pour obtenir leur diplôme, ils doivent s’aventurer dans le monde des humains et faire une année de contrat avec la ravissante Cho-Ah. Cho-Ah ne pense pas qu’ils sont des magiciens mais 2 idiots, et ne veut pas avoir affaire avec eux. Comment peuvent-ils convaincre qu’ils le sont pour de vrai ?

Mon avis :

Difficile d’avoir un avis pertinent en n’ayant lu qu’un seul tome, pris en plein milieu de la série. J’ai pas compris grand chose à l’intrigue…

Côté graphisme c’est un sunjung manhwa dans toute sa splendeur : il y en a des tonnes ! Les grands yeux, les bishonen aux coiffures méchées… Et puis on retrouve aussi du mélodrame, une héroïne qui frappe tout le monde (ben oui c’est bien connu : tous les problèmes relationnels peuvent être résolu à coup de points), de l’humour et beaucoup de SD. Faut croire que les manhwaga en sont fan, je trouve qu’il y en a toujours plus que dans le manga.

Vous l’aurais compris, nous avons à faire à un sunjung très classique. Néanmoins, la lecture de ce tome me donnerais presque envie de lire le reste, parce que maintenant j’ai envie de savoir de quoi il en retourne ! Dommage pour moi, la série n’est plus commercialisé.

 Magical JxR

Titre VO : 매지컬 JR

Auteur : Lee Sun-Young

2006

Type : sunjung manhwa

Genre : Romance, fantastique

Éditeur VO : Haksan

Éditeur VF : Clair de lune (collection Encre de Chine)

Nombre de volumes : 5/5 (términé) /!\ commercialisation stoppée

Finalement, je l’ai attrapé le virus du shôjo (^_^)’

Voir Du shôjo, mais oui, pourquoi pas !

J’espère que ce petit panier spécial vous a plu. N’hésitez pas à laisser vos impressions sur les manga cités.


Pour tous les termes techniques : Lexique Manga et Anime

Du shôjo, mais oui, pourquoi pas !

Fin 2012, alors que Ma petite Médiathèque venait tout juste d’avoir un an, à l’heure de faire un premier bilan, je décidais que la découverte du shôjo, et plus généralement du manga féminin, deviendrait un des objectif de 2013.

La première étape fut mon inscription sur le forum du Club Shôjo où j’espérais trouver quelques bons conseils. J’y trouvais bien plus que de simples conseils : une équipe super sympa. De quoi me motiver dans cette aventure, pour laquelle j’étais un peu réticente.

4 mois plus tard, un contribution bien modeste au forum (1 fiche shônen, 1 fiche seinen et 1 yaoi), quelques challenges et discussions diverses et variés, voilà que je reçois une invitation pour participer à un événement interblog. L’idée est sympa et je suis ravie.

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Oui mais voilà, le thème en est bien sûr le shôjo (entendre par là le manga pour filles/femmes au sens large). Et plus précisément :

Quelles sont les caractéristiques d’un bon shôjo selon toi ? Qu’est ce qui t’intéresse dans les shôjo ?

 Que vais-je bien pourvoir dire alors que je connais si mal ce genre de manga ? Mais qu’à cela ne tienne. Nico Robin me suggère alors d’expliquer pourquoi la découverte du shôjo fait partie de mes objectifs pour cette année.

Question intéressante, que je ne me suis pas vraiment posé. Voilà l’occasion rêvé de faire le point sur mes motivations et mon avancé dans ce monde hostile du shôjo.

Amour, sentiments et eaux de rose !

Hostile, oui, j’ai bien dit hostile. Le rose, l’amour, le romantisme, les larmes, les « je t’aime, moi non plus »… ça fait peur ! Alors j’invente plein d’excuses : c’est trop fleur bleue, c’est niais, c’est pas intéressant, j’ai passé l’âge… Enfin, c’est pas les excuses qui manquent pour se passer de shôjo. Mais voilà, j’ai mauvaise conscience ! Non parce que j’en ai lu combien de shôjo pour juger ?

Ben… c’est à dire que… heu… 3. Peut-être 4…

C’est pas avec ça que je vais pouvoir me faire une idée ! Parler sans connaître, j’aime pas ça. Voilà donc ma première motivation : lire du shôjo pour savoir si vraiment c’est pas fait pour moi.

Puis, il suffit de se poser la question 5 minutes pour ce rendre compte que sous le terme générique de shôjo se cachent des styles, genres et sous-genres très différents les uns des autres. Tout n’est pas bon à prendre, mais je suis sûre qu’en cherchant bien je peux trouver chaussure à mon pied dans le manga pour femme.

Le but de mon explorations est donc de :

1 – découvrir les différentes facettes du shôjo

2 – trouver du bon manga pour femme, loin des clichés et des amourettes lycéennes (parce que là, j’ai vraiment passé l’âge ! Enfin, je l’ai jamais eu cet âge là, mais ça c’est une autre histoire)

3 – Accepter la femme qui est en moi et apprécier des lectures romantiques

Dora l’exploratrice

Armée de mon petit sac à dos, d’une carte (le club shôjo et son forum) et de Babouche (plusieurs Babouches même) je suis donc partie explorer un univers qui flore bon l’œstrogène.

Cela fait 4 petits mois d’amour et … Difficile de se passer de seinen. Malgré ma bonne volonté, les visites en librairie se terminent souvent par un seinen ou deux. Mais ces derniers temps j’ai été une bonne élève. Ma wish-liste shôjo est passé de 0 à plusieurs tomes, et quelques bonnes et moins bonnes lectures ont suivi.

Comme dit le proverbe : « doucement, mais sûrement » !

Alors, verdict ?

J’ai tenté le shôjo ultra classique des amourettes lycéenne (et le shôjo harem) avec Five et là c’est sûr, ce manga là, très peu pour moi ! J’ai même pas trouvé ça drôle, comme c’était le cas par exemple de Palais de Park So Hee (sunjung manhwa à la trame classique mais traité avec beaucoup d’humour). J’ai d’abord cru qu’il s’agissait là d’un très mauvais manga du genre, mais, à en lire d’autres critiques plutôt positives, j’en déduit que c’est juste moi qui aime pas. Voilà ! Et là, je n’ai fait que confirmer mes à priori négatifs.

Mais il ne faut jamais s’arrêter sur un échec ! Je continue à explorer.

Grâce à des conseils avisés et le hasard des offres d’occaz j’ai acheté River’s Edge de Kyoko Okazaki. Bien que celui-ci soit classé comme seinen par l’éditeur français, il s’agit à l’origine d’un josei (manga pour femme). Loin des stéréotypes, des amourettes et des cliché à l’eau de rose, River’s Edge dépeint des ados tourmentés. Ici l’accent est mis sur leur mal de vivre et sur la perversité d’une société qui les oppresse. Les personnages sont réalistes et intéressant. Alors que le dessin me rebutait un peu, j’ai finalement été ravie de découvrir une autre facette du manga pour femme, plus sérieux, plus mûr et proche du genre de seinen que j’aime lire. D’ailleurs, qu’il s’agisse d’un josei ou d’un seinen ce titre plaira autant aux hommes qu’au femmes, bien moins aux jeunes filles en mal d’amour.

Objectif 1 et 2 atteint ! Ce one-shot montre bien que le manga pour femme ce n’est pas que des histoires édulcorées et ça me plaît.

J’ai continué à n’aventurer dans le josei avec un album très différent, je dirais même à l’extrême opposé de River’s Edge : Romance d’outre-tombe de Natsumi Sumeragi. Une relecture. C’est un des premier josei que j’ai lu, il y a quelques années. A l’époque il m’avais laissé indifférente. Retombée dessus par hasard, je me suis dit que c’était l’occasion de m’y replonger avec un regard nouveau.

Objectif 3 atteint ! Parce que ici, côté romance on est bien servi. Et j’ai aimé ça !

Ai-je attrapé le virus shôjo ?!

Les symptômes ne sont pas encore là, ma wish liste compte toujours une majorité de seinen, quelques josei et peu de shôjo. Mais on peut voir qu’une certaine contamination c’est opéré. Je n’ai plus les mêmes à priori. Et si on me parle shôjo je ne m’enfuis plus à toute jambes. Il y a un certain genre de shôjo auquel je n’adhère pas vraiment : les romances trop stéréotypée qui traînent en longueur, les shôjo harem qui se ressemblent beaucoup les uns les autres…

Eh ! Mais t’avais pas dit que t’en avais lu que trois ou quatre ?!

Oui, c’est vrai, j’en ai lu très peu (maintenant ça fait plus que 4 ^^). Mais ce que je ne vous ai pas dit c’est que, avant de me mettre à lire des manga, j’ai regardé énormément d’animes, parmi lesquels nombreux était destiné à un public féminin, dans des styles très divers allant du magical girl au school life, des histoires d’amour mignonnettes aux relations incestueuses, du gentil shonen-aï aux hard yaoi… Bref j’ai tout testé (ou presque).

Si je connaissais donc déjà les thématiques du shôjo, ce que je veux découvrir, c’est la version écrite : la narrative et le graphisme du shôjo, différents de ceux du shonen ou du seinen.

La suite des aventures de Dora au pays du shôjo ? Pour la semaine shôjo, j’ai décidé de concocter dans les jours qui viennent un petit panier de manga spécial shôjo.

Non mais ça va pas du tout ça ! Le thème c’est « les caractéristique d’un bon shôjo »!!

Ben… à cette question j’y répondrais l’année prochaine, peut-être…

Et vous, lisez-vous des shôjo ?

Que les shôjoadict n’hésitent pas à me laisser des bons conseils pour mes futures lectures œstrogénique.


La semaine Shôjo chez les copains :

Yaoi Cast => Qu’est-ce qu’un bon yaoi ?

Le Chapelier Fou => La semaine du Shôjo chez le Chapelier Fou

La médiathèque d’ivan isaak => La semaine du shôjo

Club Shojo => Les caractéristiques d’un bon shôjo

Salon du livre Paris – Rencontre avec les auteurs de Cesare

Le moins qu’on puisse dire c’est que Ki-oon a mis le paquet pour promouvoir sa série Cesare, dont le tome 2 sortait juste avant le salon. Son auteur, Fuyumi Soryo, et le superviseur historique de la série, Motoaki Hara, étaient invités. Après une séance de dédicace que j’ai loupée de justesse, enfin d’après le programme j’étais à l’heure, mais faut croire que le programme… en tout cas je me suis fait gentillement renvoyer. Pour une fois que je fait l’effort de demander une dédicace (T-T), on m’y reprendra pas :p

Mais je ne suis pas rancunière et j’ai très envie d’écouteur l’auteur et son acolyte lors de leur conférence qui débute peut de temps après mon renvoi du stand Ki-oon. Très beau stand, soit dit en passant, avec de nombreux dessin de Fuyumi Soryo. J’ai pris plein de photos, vous en voulez ?

Les photos ! les photos !

Oui, je fait les questions, réponses, ça serait trop long d’attendre des vraies réponses :p

Cesare au stand Ki-oon :

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Rencontre avec Fuyumi Soryo et Motoaki Hara :

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Fuyumi Soryo est une mangaka qui a déjà plus de 30 ans de carrière. C’est pour payer ses études de mode qu’elle participe à un concours de manga et commence ainsi sa carrière. Compte tenu de son style graphique et des besoins du marché, ses éditeurs la poussent à produire du shôjo. Ce n’est que plus tard , une fois le marché du seinen bien en place qu’elle s’essayera a ce genre plus mature. En France on peut lire d’elle Mars, un shôjo écrit en 1996 disponible chez Panini, ES Eternal sabbath, un seinen de 2002 disponible chez Glénat, et bein sûr Cesare, commencé en 2006 et toujours en cours. C’est pour nous présenter cette dernière série, dont le deuxième tome vient de sortir aux éditions Ki-oon que l’auteur était cet année au Salon du Livre, accompagnée de Motoaki Hara, superviseur historique de la série. Motoaki Hara est spécialiste de la littérature et de l’histoire italienne, professeur à l’Université des arts libéraux à Tokyo et à l’Université d’Ochanomizu, il travaille en se moment à une nouvelle traduction de la Divine Comédie de Dante. Étudiant, il obtient une bourse qui lui permet d’aller étudier en Italie à l’Université de Ca’ Foscari de Venise.

La rencontre qui suivra, animée par Remi de Bodoï, prendra une allure de téléphone arabe, voir même de dialogue de sourd, avec des réponses souvent à côté de la plaque. Est-ce que l’auteur ne veux pas répondre? Est-ce qu’il y a un petit problème de traduction ? Les questions ne sont-elle pas assez explicites ? Peut m’importe la raison, je ne vais pas ici faire une retranscription précise.

Fuyumi Soryo nous parle de son travail :

Après avoir expliqué que, si elle a surtout travaillé sur du shôjo ce n’est pas par choix personnel, mais plutôt orienté par ses éditeur, Fuyumi Soryo nous dit avoir depuis longtemps été intéressé par le seinen. Et depuis longtemps elle souhaité mettre en scène une histoire qui se déroulerais durant la Renaissance italienne, période qui l’intéresse depuis ses études d’art. Mais le style shôjo ne s’y prêtant pas, elle met se projet en réserve pour plus tard. C’est tout d’abord à Leonard De Vinci qu’elle pense. Met ce personnage fait déjà l’objet de nombreuses biographie, raconter ça vie n’aurait rien de « révolutionnaire ». Alors qu’elle fait des recherches sur De Vinci, elle découvre Cesare Borgia. Ce personnage l’intrigue par les opinions contradictoires qu’elle lit sur lui. La complexité du personnage attire son attention, mais les recherches s’avèrent difficiles. L’éditeur lui conseille alors de contacter Motoaki Hara, spécialiste de Machiavelli [auteur du Prince, Cesare Borgia ayant servi de modèl à Machiavelli].

C’est avec la complicité de Motoaki Hara qui étudie les différentes sources et lui expliques les tenant et les aboutissant des divers événement historique qu’elle construit son scénario. Concernant la psychologie des personnages elle fait un profiling. Si, grâce au travail de Motoaki Hara, elle tente d’être fidèle aux fait historique, elle avoue que cette partie du travail incombe à son superviseur. Son travail à elle est de donner de l’émotion au lecteur, pour ce faire, elle n’hésite pas à inventer des personnages pour rendre l’histoire plus intéressante, tout en cherchant à rester réaliste. Ce soucis de réalisme se retrouve également dans le dessin qui est très documenté. Pour dessiner la chapelle sextine, par exemple, M. Hara lui a fournit plusieurs archives décrivant les diverses évolutions de la chapelle.

A la question « pensez-vous que le manga soit un bon moyen de démocratiser la connaissence » elle répond que son travail est d’écrire, de divertir, elle ne se pose pas cette question.

Fini le jeu de question réponse, Fuyumi Soryo quitte la baquette pour s’installer à la table de dessin (enfin ce qui aurais du être une table à dessin et ne l’été pas). Pendant que l’entretien continue avec M. Hara, elle nous gratifie d’un joli portrait de Cesare.

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Monsieur le superviseur :

M. Hara est très agréable, souriant et bavard. Après nous avoir expliqué que étudiant il aimait les manga, il nous dit avoir d’ailleurs utilisé les séries fleuves pour comprendre la façon de raconter une histoire longue, ce qui lui aurait servi, prétend-t-il, à analyser la Divine Comedie. Et deviné quoi ? il était fan de Slam Dunk !

Rémi retente le coup avec sa question sur la démocratisation de la connaissance, pour avoir l’avis de l’historien. Si M. Hara pense que le manga peut être un beau moyen, mais avoue qu’il ne travaille pas sur Cesare pour que son histoire soit connue, ce n’est pas le but poursuivi. Et oui, véracité historique ou pas, avec Cesare on est dans le divertissement pur.

Si M. Soryo nous a expliqué la façon dont le travaille avec Motoaki Hara s’articule : il fournit les documents et archives historiques illustrant tel ou tel détail et elle s’en sert pour élaborer son scénario, dans cette seconde partie de l’entretien, Rémi cherchera a savoir ce que le fait de travailler comme superviseur de manga à changé dans sa vie d’historien. M. Hara avouera alors que le fait de travailler avec Fuyumi Soryo a changé ça façon de percevoir les choses, car il avait avant une vision trop linéaire, trop  concentrée d’appréhender l’histoire. Grâces aux question de la mangaka et à son rendu final il visualise maintenant l’histoire en 3D, il en a une vision plus étendue.

Et là, faut que je vous avoue, avec Tenger nous en somme resté bouche bée ! Un historien qui a une vision étroite ? Qui dit ne pas s’intéresser au background ?! Heu… mais c’est quoi cet historien !! Et en effet, Rémi à beau répéter le mot historien à tout bout de chant, M. Hara est professeur de littérature, pas d’histoire. Peut-être est-ce là l’explication ? Parce que un historien qui ne s’intéresse pas au contexte et à la vie quotidienne de l’époque qu’il étudie, ça ce peut pas ou alors c’est que c’est un mauvais historien.

Et j’en vien à la dernière question : « êtes-vous critiqué par vos collègues? » Oui, bien sûr. Il s’explique nous dissant que l’interprétation qu’il donne est controversé, chose plutôt normal pour un personnage historique énigmatique. Mais étant donné ces réponses précédente, j’ai quand-même des doutes sur ces qualité professionnelles.

Enfin, ce qui nous importe, c’est la qualité du manga, non ? Et ben… je l’ai toujours pas lu !

Et quand ce sera fait, je me garderais bien de critiquer le travail de M. Hara, car moi, en renaissance italienne, j’y connais rien 🙂

Pandora Hearts, le shonen de ces demoiselles

Encore une lecture que je dois au Challenge de février du Club Shojo, shonen en provenance de la bibliothèque privé de A-chan.

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Titre VO : パンドラハーツ

Auteur : Mochizuki Jun

Éditeur VO : Square Enix

Année première édition : 2006

Éditeur FR : Ki-oon

Nombre de tomes : 17/19 (toujours en cours au Japon)

Résumé :

Oz est le riche héritier d’une des quatre famille ducales qui détiennent le pouvoir dans le pays. Il s’apprête, le jour de ses 15 ans, à passer la cérémonie du passage à l’âge adulte. Mais la cérémonie ne se passe pas comme prévu. D’étranges personnages encapuchonné vont manipuler Gil, le valet de Oz, et envoyer ce dernier dans l’Abysse, une étrange dimension parallèle où sont envoyé les grands criminels. Pourquoi Oz est-il envoyé dans l’Abysse ? Quel crime a-t-il pu commettre ? Lui-même n’en a aucune idée.

Une fois dans l’Abysse, il va rencontrer une jeune fille : Alice. Celle-ci est une chain, soit unes des ces étranges et dangereuses créatures qui vivent dans l’Abysse. Elle va passer un pacte avec Oz pour que tout deux puissent s’échapper de l’Abysse.

Une fois dehors, ils seront récupéré par l’organisation Pandora, qui traque les contractant illégaux. Oz et Alice vont collaborer avec Pandora en échange de leur aide pour retrouver la mémoire d’Alice et aider Oz a comprendre pourquoi il a été envoyé dans l’Abysse.

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Mon avis :

A priori c’est pas mon genre. J’irais pas le choisir dans une librairie. Mais tout comme avec Five, j’ai voulu profiter du Challenge du Club Shojo pour sortir de mes lectures habituelles et fouiller dans la bibliothèque de A-chan, qui m’a d’ailleurs aidé à choisir quelques titres.

Avec Five je testais le shôjo life-school. Ici on est dans le shônen fantastique pour filles. Heu… mais les shonen, ce n’est pas les manga pour jeunes garçons ? Si, en principe. Mais bien sûr, beaucoup de filles lisent aussi. Et pour elles, il en  existe des particulièrement bien adapté : le shonen gothico-fantastique. Pourquoi est-ce que je prétends qu’il s’agit d’un shonen pour filles ? Tout simplement parce qu’on y trouve tout le fan service. Si le ecchi allie action, humour et petite culotte pour le plus grand plaisir de ces jeunes messieurs, ici on à la belle brochette de bishonen pour séduire ces demoiselles.

Mais Pandora Heart ce n’est pas QUE du fan service. L’ambiance m’a tout de suite fait penser à Black Buttler, autre shonen gothico-fantastique dont les demoiselles raffolent. Tout comme dans ce dernier, on retrouve ici une ambiance vieille Europe, un héros en culotte courtes, un serviteur aux cheveux noirs et une intrigue fantastique. Mais la comparaison s’arrête là. L’intrigue est bien différente et ne manque pas d’intérêt.

Si le début est un peu lent à se mettre en place, l’intrigue devient intéressante dès la fin du premier tome. En tout cas suffisamment intéressante pour qu’on ai envie de lire la suite. Suite qui, fini par se complexifier de plus en plus. Peut-être même un peu trop. Très vite on retombe dans des longueurs. Ce qui peut en décevoir certains. On aurait envie d’entre plus vite dans le vif du sujet.

Les références à la littérature occidentale y sont nombreuses, Alice, Oz, les lapin et j’en passe mais toutes ces références sont jetées là, pelle-mêle, sans donner vraiment du sens. En tout cas moi je n’en ai vu aucun.

Si je taquine les lecteurs et lectrices de ce style de manga, en l’appelant shônen pour filles, il est évident que les garçons en lisent aussi (non je précise parce que sinon il y en a qui vont se fâcher). Les premiers volumes n’était as une lecture désagréables, mais au bout des 3 tomes que j’ai lu, l’histoire en est toujours au même point. On a une révélation, et quelle révélation : tout le monde s’en doute dès le début… Pour le reste l’intrigue n’avance pas. Pour ces raison, je ne m’achèterai pas suite, mais si on devait me la prêter je les lirais sans doute 😉

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Un vent d’Afrique souffle sur les albums jeunesse

Pour cette chronique livres jeunesse, j’ai mis Mimi-chan à contribution. Je lui ai demandé de me choisir dans sa bibliothèque un livre parmi ses préférés. Elle a choisit deux titres : Homme de couleur ! de Jérôme Ruillier et Mon lion de Mandana Sadat. Est-ce une pur hasard, une simple coïncidence ? Je ne sais pas, mais le fait est que je trouve ça amusant que les deux livres aient comme un parfum d’Afrique, c’est pourquoi j’ai décidé d’en parler dans un seul et même article.

Mon lion est une histoire sans parole où l’on voit un petit enfant rencontrer un lion sur des dunes. L’enfant et le lion rouges se lient d’amitié et font un voyage, vivent une aventure. A la fin de la journée, le lion dépose l’enfant près de sa citée. Chacun des deux amis retournant dans son univers. Pourtant, la nuit venue, il se rendrons visite en rêve. Les illustration sont stylisées, avec une prédominance de couleur chaudes : jaunes, rouges et orangés, l’ensemble à un côté épique et fantastique qui plaît beaucoup à Mimi-chan.

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Homme de couleur ! s’inspire d’un compte africain et commence ainsi :

Moi, homme noir, quand je né, j’étais noir

Toi, homme blanc, quand tu es né, tu était rose

C’est sur ce même modèle de phrase qu’on voit l’homme blanc changer de couleur au fil des pages : bleu de froid, vert de peur, rouge au soleil… Alors que l’homme noir est toujours noir.

Ce petit livre se conclu par

Et tu m’appelles homme de couleur !

ou un petit bonhomme à la bouille ronde et noir fait fasse à un bonhomme arlequin.

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Les illustrations sont simples, mignonnes, douces et rigolotes. Personnellement, j’en comprends (et partage) le message. Cependant j’ai trouvé cela assez difficile de lire à ma fille pour la simple et bonne raison que je n’ai jamais appelé un noir « un homme de couleur » ni d’ailleurs un blanc « un blanc ». Je ne fait jamais de distango de couleur en parlant des gens. Et si elle me demande pourquoi une personne à la peaux de telle ou telle couleur, je me contente de lui expliquer qu’il existe plusieurs pigmentation de peaux, tout comme plusieurs couleurs de cheveux. Elle ne peut pas, par conséquent, comprendre le message de cette histoire. Pourquoi est-ce que l’homme noir dit à l’autre « tu m’appelle homme de couleur » ? Comment lui expliquer ? D’autant plus que l’utilisation du « tu » pourrait lui faire songer que c’est à elle que l’homme noir s’adresse…

Et, en effet, elle aime ce livre, surtout pour ses illustration rigolotes, mais elle a toujours un air un peu perplexe à la fin. Aujourd’hui elle me demande, en montrant l’homme « blanc » de toutes les couleurs de la dernière page : « pourquoi il a pas de noir ? »


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Mon lion

Mandana Sadat

2004

Éditions autrement

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Homme de couleur !

Jérôme Ruillier

1999

Éditions bilboquet

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Bidib en photographe d’art

Le temps d’une journée passée sur la La Rochelle, je me suis transformée en photographe d’art. Non, pas en artiste, juste en photographe… L’artiste c’est Ilaria Simonetta, sculptrices.

Pour l’occasion Ma petite Médiathèque se métamorphose en galerie d’art et vous propose une jolie expo bucolique.

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Vous pouvez retrouver ces photos et beaucoup d’autres sur le blog d’Ilaria Simonetta

elle est aussi sur Facebook et Google +

Salon du livre – le seinen et l’avenir du manga

La conférence originairement prévue sur la revue Garo, s’est transformé en débat sur le seinen et sa place dans le marché du manga, qui depuis deux ans connais des difficultés. Encore peu exploité en France, le manga seinen, s’adressant à un public plus âgé, peut-il rebooster le marché ? voilà la question qui était posé aux invité par Claude Leblanc (Zoom Japon). Pour lui répondre étaient invité Stéphane Duval des éditions Lézard Noir, Sam Souibgui des éditions Komikku et Rémi , chroniqueur sur BoDoï.

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De gauche à droite : Stéphane Duval (Lézard Noir), Claude Leblanc (Zoom Japon), Rémi (BoDoï) et Sam Souibgui (Komikku)

Ce que j’ai trouvé très intéressant dans cette rencontre, c’est l’approche très différente des deux éditeurs, qui tous deux travaillent sur le marché du seinen. Komikku s’adresse au lecteurs de manga, proposant des séries dans leur format original. Leur cible les lecteurs de manga ayant commencé avec des séries shônen et shôjo et qui en vieillissant recherchent des titres plus mûr ainsi que le public manga adulte pour qui l’offre est insuffisante (me sentirais-je visée ? mmm… je dois dire que certains titres de leur catalogue me tentent bien ^^). C’est donc en gardant à l’esprit leur cible qu’il recherchent des titres plus adultes tout en restant ouvert sur l’offre, puisque, comme le fait remarquer Sam Souibgui, le seinen est un genre très vaste ou l’on trouve à la fois des titres simples (baston de base avec plus de sang et moins de vêtements que dans le shônen) et d’autres plus complexes, voire intéllo. De son côté Stéphane Duval nous explique que les manga publié par le Lézard Noir ne sont pas présenté comme manga, mais au même titre que les autres bande dessinée qu’ils publient. D’ailleurs il souligne que les lecteurs de leurs manga sont essentiellement des amateur de BD franco-belge. Un lectorat fidèle qui les suit.

Les deux éditeurs ne ciblent donc pas le même public. Leur travail éditorial est également très différent. Le Lézard Noir propose des manga seinen qu’on pourrait qualifier de manga d’auteur, des ouvrages faisant partie du patrimoine et, d’une certaine manière, considéré comme intellectuels. Afin de faciliter la compréhension de ces oeuvres, très ancrées dans la culture nipponne, ils font un important travail de contextualisation. L’accent est mis sur l’échange culturel, citons le travail fait sur Le vagabond de Tokyo ou encore  Poisson en eaux troubles qui sort en avril.

Komikku propose des seinen contemporains, plus faciles d’accès, ne nécessitant pas ce même travail de contextualisation. Pour Sam Souibgui, il faut miser sur le marketing. Pour lui les bonnes campagnes marketing sont indispensables afin de permettre aux titres de trouver leurs lecteurs, celui-ci étant souvant submergé par une offre trop abbondante. Trop de bon titre sortent en « mode ninja » et passent complétement inapperçu malgré leur qualité.

Autre aspect intéressant soulevé : les rythmes de publications. Lors de son petit exposé de chiffres, Rémi fait remarquer que le top trois des ventes du manga (trois shônen bien sûr : One Piece, Fairy Tail et Naruto) arrivent au niveau de la publication japonaise. Il en est de même pour une majorité de seinen, leur publication française à rapidement rattrapé la publication japonaise. Ce qui pour Sam Souibgui est une grave erreur éditoriale. Un public adulte est capable d’attendre plus longtemps le titre qu’il apprécie. Les albums seinen sorte au Japon à un rythme bien plus lents que leur traduction française. Pour Sam, les éditeurs sont en train de « se tirer une balle dans le pied » en habituant le public à des parutions trop rapides. Il cite en bon exemple les Vacances de Jésus et Bouddha, qui parait tous les 6 mois.

A ce propos je vais me permettre un petit aparté personnel car je partage cet avis. Les vacances de Jesus et Bouddha est un titre que je suis. Je les ai tous acheté sauf le tout dernier. J’apprécie mais ce n’est pas non plus une de ces oeuvres où fini un tome on veut immédiatement lire la suite. Pour ce genre de manga, un rythme de parution lent me parait essentiel. Si un nouvel album m’avait été proposé chaque mois, je ne les aurais sans doute pas acheté. Une parution lante convient parfaitement à ce type de seinen, dont chaque tome peut être lu indépendamment des autres. L’exemple est parfait. Fin de l’aparté « opinion personnelle ».

Enfin, est abordée la question du numérique. Et là, les réponses m’ont bien fait sourire. A noter avant tout que, pour le moment, les éditeurs japonais veulent garder les doits sur le numérique, même si celui-ci n’est du coup pas exploité en France. Mais, la question qu’on pourrait se poser est : est-ce que le public suivrait, si une telle offre était proposé ? Le premier à rebondir sur la question est Stéphane Duval. Le numérique ne l’intéresse nullement. Pour lui, le papier c’est une histoire d’amour. Il aime aller à l’imprimerie, l’odeur de l’encre a quelque chose d’érotique… Non, non, je blague pas ! Je cite. On l’aura compris entre Stéphane et le papier ce n’est pas près de s’arrêter. Si Sam est moins voluptueux (quoi que) dans sa façon de parler du papier, le fond reste le même. Selon lui, le marché du manga papier en France a encore des beaux jours devant lui, car autant en France qu’au Japon on aime le livre, on aime le papier, « c’est presque charnel ». On y revient. Et oui les éditeurs français sont amoureux du papier. Et c’est pour notre plus grand bonheur, car nous aussi, n’est pas ?

Mais amoureux ou pas du papier, Sam nous avoue penser au numérique. Cependant il fait remarquer que le fait de ne pas imprimer une oeuvre, ne fera pas beaucoup baisser le prix, car il reste les droit d’auteur, la traduction, la mise en page, le lettrages…. Enfin, j’avoue quand même que je ne comprends pas pourquoi la différence du prix entre une oeuvre papier et une numérique n’est pas plus importante. J’aurais pensé, moi, que le prix serait beaucoup plus intéressant en numérique.

C’est sur cette note numérique que la conférence c’est terminé. Pour conclure je dirais que je l’ai trouvé intéressante, que les deux éditeurs m’ont plu (dans leur façon de parler bien sûr) et que j’étais ravie d’enfin mettre un visage sur Rémi, dont j’ai souvent lu les chroniques manga. Je ne peux que remercier les intervenants et aussi Mackie, sans qui je n’aurais pas trouvé la conférence.