Manga et traduction

Dans le numéro d’été de Animeland (n° 193) j’ai lu un petit article intéressant sur les traducteurs de manga. La traduction est un sujet qui m’intéresse beaucoup et souvent, en lisant des œuvres étrangères, qu’il s’agisse de romans ou de bande dessinées, je m’interroge sur les difficulté qu’à pu rencontrer le traducteur et à quel point l’oeuvre originale à du être adapté… Je profite donc de l’occasion qui m’est offerte par cet article publié dans Animeland pour revenir sur un thème fort intéressant.

L’article ne s’intéresse pas du tout au côté travail de traduction, qualité ou parti pris sur la traduction de tel ou tel aspect du manga. Il se concentre essentiellement sur les conditions de travail des traducteurs et leur statut aux yeux de la loi. Ainsi j’ai découvert que le droit français considère les traducteurs comme des auteurs et qu’à ce titres il sont protégé par les règles de droit d’auteur. Ce qui implique, entre autre que leur nom doit figurer sur les ouvrages. Ce point m’interpelle, car le nom du traducteur est toujours visible sur un roman, mais dans un manga, faut le chercher, et encore, parfois il n’est mentionné nulle part ! Ce fait m’avait particulièrement marqué quand j’ai lu le premier tome des  Vacances de Jésus et Bouddha. S’agissant d’un manga humoristique dont le texte est essentiellement basé sur les jeux de mots, le traduire n’a pas du être une mince affaire. J’ai tout de suite voulu savoir qui en était l’auteur. Et après avoir bien cherché partout je n’ai trouvé qu’une petite ligne ou le nom du ou des traducteurs n’était même pas cité. Seul la maison d’édition y été nommé. J’ai trouvé cela étrange. Au vue de ce que nous dit Olivier Fallaix dans son article « Les traducteurs de manga » je trouve cela encore plus étrange.

Je ne reviendrais pas ici sur l’aspect de la rémunération des traducteur de manga, pour cela je vous invite à lire l’article publié par Animeland. En revanche, je vais vous donner quelques liens vers d’autres articles qui parlent de la traduction de manga :

tout d’abord une intéressante interview réalisé par Mackie-senpai :

Les interviews du newbie : Vincent Zouzoulkovsky, traducteur de mangas 

Autre inteview fort intéressante (et je sais maintenant qui se cahce dérière l’adaptation des Vacances de Jésus et Bouddha) à lire sur Journal du Japon :

Comment traduire un manga ? Entretien avec Fabien Vautrin 

Un entretien d’une traductrice réalisé en 2005 par Mang’Arte :

Misato Kakizaki, traductrice

 

Et pour finir quelques vidéos : Sahé Cibot, traductrice de Nana et l’enregistrement d’un débat très intéressant sur la Traduction, adaptation et lettrage des manga mené à Angoulême en 2011

Je suis traductrice de manga

Je suis traductrice de manga (2)

 

 

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5 réflexions au sujet de « Manga et traduction »

  1. Le statut d’auteur pour les traducteurs est loin d’être généralisé en France, il me semble qu’il vaut surtout pour les traducteurs littéraires ou les personnes qui traduisent/sous-titrent les films. La grande majorité des traducteurs, qu’ils travaillent sur des modes d’emplois, des sites web, jeux vidéo ou n’importe quel autre contenu, sont de simples prestataires de services quand ils travaillent en indépendants, mais il arrive aussi qu’ils soient salariés. L’univers manga/anime doit être un peu à cheval sur tout ça.
    Il faut aussi prendre en considération le lieu du travail du traducteur : ce n’est pas parce qu’il traduit en français qu’il travaille en France pour un client français et dépend du droit français.
    Bref, il y a pas mal de choses qui peuvent expliquer l’absence de la mention du traducteur, mais même quand il n’y a pas d’obligation légale, pour une simple question de reconnaissance du travail de traduction, ça serait bien d’avoir toujours un nom. Ne serait-ce que pour pouvoir maudire la personne si elle a fait un boulot de merde :p

    1. C’est vrai que ces règles ne s’appliquent pas aux traducteurs de mode d’emplois, je n’y avis pas pensé.
      Il me semble qu’un traducteur de manga devrait plutôt être assimilé à un traducteur littéraire, mais c’est peut-être bien pour cette raison que leur nom n’est pas toujours donné.
      En tout cas j’espère que l’on va vers plus de reconnaissance pour ce métier

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