Archives mensuelles : janvier 2014

Frère Lune et Sœur Soleil

C’est avec un conte coréen que l’on commence cette nouvelle année d’album jeunesse.

Frère Lune et Sœur Soleil c’est l’histoire de deux enfants que leur mère laisse chaque jour seuls à la maison pour aller travailler. Ils ne doivent ouvrir à personne. Mais un jour, un tigre croise le chemin de la mère et… la dévore. Le tigre se fait alors passer pour la mère dans l’intention de les manger à leur tour. Les enfants, malins, s’échappent en grippant à un arbre mais le tigre les suit. Ils implorent alors le ciel :

– Ciel, ô Ciel, si tu veux nous sauver, envoie-nous une corde solide, et si tu veux nous perdre, envoie-nous une corde pourrie !

Une corde descend du ciel et les emmène. Le petit frère devient la lune et la sœur devient le soleil.

Ce conte me rappelle vaguement une histoire qui a bercé mon enfance, celle des huit chevraux. La aussi la mère part travailler laissant ses enfants seuls et ces dernier se font attaquer par un prédateur (chez nous c’est le loup) qui se fait passer pour la mère en enduisant ses main de farine blanche.

La ressemblance s’arrête là puisque la version coréenne est, si j’ose dire, beaucoup plus gore. Déjà la mère se fait dévorer. Définitivement. Et puis les enfants montent au ciel… pour devenir le soleil et la lune. En gros, il sont mort aussi, non ? Mais les méchant ne sont pas épargné puisque le tigre aussi y passe. Bref c’est une hécatombe. Là ou nos contes laissent toujours une échappatoire (le petit dernier qui a réussi à s’échapper) ici l’histoire prend une tournure plus dramatique, plus drastique aussi. Cela me ferais penser à ces version du petit chaperon rouge ou l’histoire se fini quand tout le monde est dévoré.

Pour revenir au contenu du livre, cette histoire, par son côté trop dramatique n’a pas beaucoup plu à Mimiko. En revanche, les dessins, tout en rondeur, sont jolis et agréables. Un livre pour les amateur de contes traditionnels.

 1/20

Goyô

C’est avec plaisir que je vais à nouveau vous parler d’un manga d’Ono Natsume, l’une de mes mangaka favorites.

C’est par sa version animé, House of five leaves, que j’ai connu cette série. On me l’avait conseillé et, je me souviens avoir tiqué sur le dessin très particulier. Mais comme j’aime suivre les conseils avisés que l’on me donne, j’ai tenté le coup et je remercie vivement ceux qui à l’époque, m’en avaient parlé (qu’ils me pardonnent, je ne sais plus qui c’était). Dès les premiers épisodes j’étais tombée sous le charme de cette série très originale qui, plus que sur l’action, marquait par son ambiance particulière, servie d’ailleurs par une très bonne bande son.

Mais aujourd’hui, je ne suis pas là pour vous parler de la série animée ! Non, aujourd’hui je veux vous parler de l’oeuvre original : le seinen de Ono Natsume. Cette série en 8 tomes est publié par Kana dans sa collection Big kana. Ce manga de 2006 a d’abord été prépublié dans le magazine Gekkan Ikki.

goyo4

L’histoire commence avec un rônin peu ordinaire : Masa, un très grand jeune homme dont la taille impressionnante ne suffit pas à masquer sa timidité maladive. Masa ne supporte pas le regards des autres, et, bien que bon sabreur, il perd tous ses moyens dès qu’il se retrouve en public. Congédié par son daimyô, Masa est venu à Edo dans l’espoir de travailler comme garde du corps. Mais à cause de son caractère, il a bien du mal à garder un emploi. C’est alors que son chemin croise celui d’un voyou au charme envoûtant : Yaichi. Celui-ci cherche justement un garde du coups pour un coup. Après une première collaboration Yaichi tombe sous le charme maladroit de Masa et décide le le faire entrer dans sa bande, les Goyô. Masa, d’abord retissant à l’idée de commettre des crime, va très vite s’intégrer à la bande et se lier d’amitié avec les autres membres. La présence de Masa, naïf et spontané, va peu à peu influencer ses compagnons et changer la dynamique du groupe. Masa, de son côté, grâce à ses nouveaux amis et surtout à l’exemple de Yaichi, pour qui il a beaucoup d’admiration, va acquérir de l’assurance et devenir plus fort.

Ce manga, plus que sur l’action, attarde sur la dynamique du groupe, les liens qui unissent les personnages entre eux, leurs caractères, leurs histoires… Tout est dans l’ambiance, les discussions subtiles, les échanges de regards. Les activités des Goyô ne sont là que prétexte pour la véritable histoire : celle de l’amitié entre Masa et ses nouveaux compagnon qui voit le jour et l’aide à affronter un avenir incertain, loin de ses idéaux.

Les personnages sont touchants. Chacun d’entre eux à un charme particulier, sauf peut-être le jeune Ginta, dernière recrue des Goyô qui manque, je trouve, de charisme.

Si au début on ne peut qu’être envoûte par le charme mystérieux de Yaichi et éprouver quelques tendresses face à la maladresse de Masa, en refermant le dernier tome j’étais carrément amoureuse de Masa ! Alors que Yaichi devient de plus en plus sombre et taciturne, à partir du tome 6 Masa gagne et assurance pour finalement devenir, au dernier tome, un homme très séduisant, prêt à tout pour ses amis. Il se montre d’ailleurs très protecteur envers Yaichi qu’il continue de protéger malgré tout. Les personnages évoluent énormément au fil de la série et c’est ce qui est particulièrement agréable.

Goyô tome 1 et 8

Le dessin très original de Ono Natsume peut surprendre au début, surtout si on a l’habitude des manga stéréotypés, mais pour peu qu’on en oublie ses à priori, on se laisse rapidement emporter par son trait original. Dans Goyô, on voit d’ailleurs le dessin beaucoup évoluer, à l’instar des personnages à qui il donne vie. Au début de la série, les visages sont peu expressif, arborant toujours les mêmes mimiques, les mêmes regards. Peu à peu le dessin se fait plus stylisé, notamment pour ce qui est de la représentation des personnages en deuxième plan, mais aussi plus expressif. Le dôshin, Tachibana, a particulièrement changé. Si au début il est assez quelconque, il arbore un visage félin immédiatement reconnaissable à partir du tome 5 ou 6.

La série dans son ensemble est très agréable. Pourtant, le tome 4 se relève être le moins bon de tous. Ou du moins celui qui m’a le moins touché. J’ai beaucoup aimé les tomes 6 et 8.

Une série que je recommande à tous ceux qui aiment lire des manga originaux.

Mais attention, si le dessin et loin du stéréotype du manga mainstream, l’histoire et les personnages ont, malgré leur originalité apparente, quelque chose de très typique. D’ailleurs, bien que Goyô soit un seinen, on y retrouve une certaine dynamique propre au yaoi, notamment dans la relation qui lie Masa a Yaichi. Il n’est pas ici question de relation homosexuelle, loin de là ! Yaichi est un homme à femme. Mais, la façon dont leur relation est traité, ou exprimé, à quelque chose de yaoisant. Où alors ces mon imagination perverse qui me joue des tours 🙂 Enfin, mon hypothèse n’est pas complètement absurde quand on sait que Ono Natsume à également écrit des yaoi sous le nom de plume de Basso.

Si vous ne connaissez pas encore cette série, filez vite en chercher le premier tome. Si vous l’avaez déjà lu, dites-moi ce que vous en pensez 🙂

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Un ciel Radieux – Jirô Taniguchi

Kazuhiro, quarantenaire, rentre de l’usine tard dans la nuit. Takuya, 17 ans, se balade à moto. Un moment d’inattention et c’est le crash. Les deux hommes seront amené aux urgences dans un état très grave. Les deux sont dans le coma. L’âme de Kazuhiro n’est pas prête à partir. Il veut retourner auprès de sa femme et de sa fille. Mais alors qu’il reprend le chemin de l’incarnation, ce n’est pas son corps qu’il intégré mais celui du jeune Takuya. La jeunesse de Takuya et la volonté de Kazuhiro le feront se réveiller et miraculeusement récupérer. Mais une fois de retour à la vie, c’est une famille qu’il ne connais pas qui l’accueil. Sa femme et sa fille ont déjà incinéré son corps, mort au moment même où il réintégré le corps de Takuya.

Ainsi commence cette étrange histoire.

Comme dans beaucoup d’autres de ces autres albums, on peut reprocher à Taniguchi un dessin un peu trop uniforme. Heureusement pour nous, ici, les deux personnages ont un grand écart d’âge, il est donc facile de les distinguer. Si ces personnages se ressemblent toujours son dessin a quelque chose de beau, subtile et sobre qui fait du bien. C’est reposant et cela colle parfaitement avec cette histoire.

C’est l’originalité de l’histoire, qui nous parle ainsi de la mort et de se qu’elle implique pour celui qui part mais aussi pour ceux qui restent, qui m’a particulièrement touché. Elle n’est pas particulièrement travaillé. Avec un tel début on aurais pu imaginer plein de choses. Ici cela reste assez basique. Mais c’est touchant et assez bien construit.

Par son passage dans le corps de Takuya, Kazuhiro aura pu partir le cœur léger, sans amener de regret dans sa prochaine vie. Mais c’est aussi grâce à Kazuhiro que Takuya va changer son regard sur sa propre vie. Grâce à cette homme qui lui a emprunté son corps, c’est un nouveau Takuya qui va reprendre sa place.

Finalement, malgré un départ des plus intrigants, l’histoire est simple, et c’est bien en cela qu’elle est touchante. Un beau manga, un beau Taniguchi. Une lecture pour adolescent et adultes que l’on soit amateur de manga où pas.

Il pleut sur Nantes

Il y a parfois des chansons qui nous marquent, qui revêtent une signification particulière pour nous. La première fois que j’ai entendu “il pleut sur Nantes” de Barbara, je savais que cette chanson était pour moi. J’avais 15 ans.

Le temps a passé… Et cette chanson est revenue. Elle s’est mise à hanter mon esprit, encore et encore, sans cesse durant plusieurs jours. Devenue presque une obsession. J’entendais Barbara me chanter

J’ai su plus tard pourquoi Barbara chantait ainsi pour moi. Je l’ai su quand le téléphone a sonné pour m’annoncer la nouvelle : mon père était mort. Sur la route pour l’enterrement la chanson de Barbara raisonnait encore dans ma tête. Ce jour là, il pleuvait sur Bruxelles. Il était déjà trop tard.

“Dis ? au moins le sais-tu que tout le temps qui passe ne se rattrape guère, que tout le temps perdu ne se rattrape plus ?  » Aurais-je pu lui chanter.

« Je lis aussi des album » ça continue

Il y a quelques jours je faisais un mini bilan du challenge « Je lis aussi des albums » 2013. 21 albums chroniqué, c’est pas mal 🙂

Et bien, en 2014 ça continue ! Je lis toujours des albums et pour la deuxième année je participe à ce challenge qui nous est proposé par Hérisson sur Délivrer des livres. Cette année je suis dans l’équipe des Verts : 20 albums à chroniquer avant fin 2014.

Et cette année, il y a un rendez-vous mensuel : le premier samedi du mois pour parler d’album tous sur le même thème (ou pas). Je ne sais pas si j’aurais suffisamment de rigueur (ou de temps) pour y participer. En tout cas je trouve cette idée super sympa.

Pour suivre le challenge de chaque participant et retrouver les liens vers leurs articles :

Challenge Je lis aussi des albums 2014 – Participants et Titres

Il y a aussi un groupe Facebook

logoalbums2014

Et voilà, c’est parti !

Je souhaite à tous une très belle année de lecture !

à très bientôt pour des chroniques albums jeunesse.

Luno – Kei Toume

Une histoire de mort-vivant étrange et originale. J’ai beaucoup aimé le scénario à la fois simple et efficace, qui nous offre une histoire originale sur le thème des morts-vivants, pourtant très commun. Kei Toume l’aborde d’ailleurs dans un autre de ses manga que j’aime beaucoup : Kuro Gane. Ces deux manga sont très différents l’un de l’autre, mais l’un comme l’autre apportentent une touche d’originalité sur un thème surfait.

Dans Luno, les personnages principaux sont deux enfants qui lient immédiatement une très forte amitié. On peu regretter la trop grande rapidité dans la naissance de tel sentiments, mais le format one-shot oblige à quelques raccourci. Du coup, Tito, le jeune garçon solitaire, et Zeta, la jeune fille qui vie sous les ponts deviennent les meilleurs amis du monde alors qu’ils viennent tout juste de se rencontrer. Ils sont même prêt à mourir l’un pour l’autre. Cette exagération enlève du réalisme à l’histoire et surtout aux personnages. Risquer sa vie oui, mais il faut au moins savoir pourquoi. Juste pour une promesse faite à une presque inconnue, aussi jolie soit-elle, c’est un peu exagéré. Exgérés sont aussi les réactions des personnages. On est dans un manga me diriez-vous. Quoi de plus normal ! Ce qui est troublant c’est peut-être l’ambiance très mature qui plane sur ce récit et qui contraste parfois avec les réactions simplistes et enfantines des personnages dans certains passages. Ce décalage on le retrouve souvent, je trouve, dans les manga de Kei Toume. L’ambiance y est toujours pesante et mature, alors que, si on s’attarde sur les details, qu’on pinaille sur tel ou telle expression, on découvre des personnages pas toujours très matures. Enfin, étant donné qu’ici les héros n’ont qu’une douzaine d’années, cela n’est pas vraiment dérangeant.

Au fait j’a du mal à exprimer avec exactitude mon sentiment. J’ai aimé cette histoire, l’ambiance qui s’en dégage et le scénario. Peut-être est-ce justement parce que je l’ai aimé que je resent une certaine frustration. Ce scénario aurait sans doute mérité d’être mieux travaillé, plus approfondi. Une histoire plus longue aurais sans doute laisse le temps à l’auteur de mieux construire ses personnages et leur donner la profondeur qui leur manque. Tout se passe trop vite.

Malgré tout il y a de très jolis passage et quelques répliques particulièrement bien placé. C’est ce que j’aime dans les manga de Kei Toume. Des dialogue très bien tourné.

Côté dessin, on reconnait le trait de l’auteur avec son aspect esquissé, mais ici, il est peut-être plus banal que dans d’autres de ses œuvres. Quant à l’impression, cet album nous offre une couverture cartonné et des planches couleurs (chez Kana). Personellement je me moque bien de la coureture cartoné. J’ai toujours préféré les livres de poche. Et quant au planches couleur… la cloration n’est pas vraiment le point fort de l’auteur. Je préfère, et de loin, ses dessins noir et blanc.

 

La traversée du temps ~ le roman

C’est après avoir lu un article écrit par Patrick (alias Mackie) sur le Journal du Japon (Yatsuka Tsutsui, l’écrivain dont vous êtes le héros) que j’ai eu envie de lire La traversée du temps dont je connaissez déjà l’adaptation animée.

 

L’histoire :

Kazuko, collégienne, crois perdre la tête quand, alors qu’elle allait se faire écraser par un camion avec son ami Goro, elle se retrouve subitement dans son lit. Un rêve ? Pourtant tout avait l’air si réel. En arrivant à l’école une surprise encore plus grande l’attend : la prof de math recommence de cour de la veille et personne à part elle ne semble s’en souvenir. Son propre cahier de cours n’en porte aucune trace. Mais que se passe-t-il ? Aurait-elle fait un bond dans le passé ?

Mon avis :

Franchement, je suis déçue. Je m’attendais à quelque chose de mieux travaillé, de plus approfondi. Habituellement je préfère toujours l’oeuvre originale au film qui en est tiré, mais ici, il n’y a pas photo ! Le film est bien plus intéressant. L’adaptation animé, en effet, par des petites scènes anodines, nous permet de mieux connaître les personnages et leur personnalité, de nous attacher à eux.

Le livre, lui, ne prend pas ce temps. L’histoire avance très vite sans que l’on puisse faire connaissance avec le trio de personnages principaux (qui sont très différents de ceux du film). Ils restent distants et pas la même, leur histoire me laisse indifférente. Je n’ai éprouvé aucune émotion en lisant ce livre.

Par ailleurs je l’ai trouvé très simpliste. Sans doute la simplicité des mots choisi et les phrases courtes en font un bon livre jeunesse pour s’initier au SF. Mais pour moi c’est trop basique. A conseiller aux tout jeunes lecteurs.

Bientôt je vous parlerais du film 🙂

Je lis aussi des albums – fin du challenge 2013

L’année 2013 aura été riche en événement pour Ma petite Médiathèque. Je participé à mon premier challenge entre blogueurs. Un challenge proposé par Hérisson sur Délivrer de livres. Un challenge qui m’a donné un excellent prétexte pour lire et savourer les albums jeunesse. Un challenge qui aurai fait participer Mimiko activement à la rédaction du blog. Car, si Mimiko n’as pas encore appris à lire et écrire, elle adore les livres (les chiens ne font pas de chat) et elle a souvent imposé ces choix en matière d’album à chroniquer.

Bref, un challenge que j’ai vraiment apprécié :

Je lis aussi des albums

Voici les titres chroniqué dans le cadre du challenge : 

1- Je mangerais bien un enfant

2- De mauvais poil !

3- Vrrr…

4- Le chat au million de vies

5- L’autre bout du Monde

6- T’choupi rentre à l’école et T’oupi à l’école

7- Homme de couleur

8- Mon lion

9- Yumi

10- Le balai des sorcières

11- Une balle, une pomme

12- Un pont

13- Grandes pequeninos

14- Petite Histoire de la Lune et du Soleil

15- La meilleure façon de parler à son père

16- Mon panda

17- Drôle de princesse

18- Sans toi

19- Douce la promesse de l’eau

20- Naadam

21 – La jeune fille qui aimait les chevaux sauvages

Que 2014 soit aussi riche en albums et jolies lectures

Club des bavards

Hier soir, alors que je flânais tranquillement sur le Blog Ben Dis… ! Je tombe sur son dernier billet (note du 3 janvier). Lunch est tagué par Mo’ qui lui décerne la palme de la convivialité, gagnée au prix de grand bavardages. Je ris. Lunch, bavard ? non… L’idée est vraiment sympa et je me demande qui sont les bavards tagués à leur tour par Lunch. Et là, surprise ! Mon nom !! Moi ?! Je rougie de plaisir, comme quoi faut pas grand chose dans la vie pour être heureux 🙂

Merci à Lunch pour cette palme de convivialité qui me fait drôlement plaisir. Même si ça me fait un peu le même effet que l’insigne « roman d’amour » sur Babelio. Je ne suis pas vraiment connue pour ma convivialité (et encore moins pour mon romantisme) ^^ comme quoi, tout change.

Ben Dis… !, un blog que je suis régulièrement, pas assez malheureusement. Mais, dès que j’ai le temps je jette un coup d’œil pour y trouver des idées lectures et aussi d’autres avis sur les livres que j’ai moi-même lu et commenté. Parce que c’est à ça que servent nos blogs, non ? Échanger nos points de vues sur les bouquins qu’on a aimé (ou pas). Si vous ne connaissez pas encore, je vous conseille d’y faire un tour. Vous y trouverais beaucoup de BD et de manga, le tout servi de commentaires constructifs, intéressants et pleins d’humour.

J’arrête là avec les flatteries et remerciement pour passer aux excuses : j’ai pas dansé la gigue !

Qu’est-ce qu’elle raconte, là ?

Ah! oui, pardon. Il faut que je vous dise deux mots sur ce Tag initié par Mo’ : le but est de récompenser la convivialité en désignant les blogueur les plus bavard qui ont interagit sur votre blog. Une idée, ma fois, fort sympathique 🙂

Voici les règles : 

1. Lorsque tu apprendras que tu as été désigné, te réjouir tu devras. Danser la gigue et arborer le logo de ce Tag sur ton blog tu feras.
2. Pour remercier celui qui t’a désigné, un petit texte tu rédigeras.
3. Puis, les 10 internautes les plus bavards sur ton blog tu nommeras.
5. Les prévenir (sur leur blog) de ton méfait tu devras.
6. Faire ce tag UNE SEULE FOIS tu pourras.

Voilà, maintenant vous savez tout ! J’ai pas dansé la gigue 🙁

mais c’est que j’ la connais pas, moi, c’te danse !

Pour me faire pardonner, une petite vidéo 😉

 

Et maintenant … c’est à moi de sévir !

Mes palmes de la convivialité sont décernées à (roulement de tambour) : 

Lunch (encore lui ! décidément, c’est un sacré bavard), Kiba-chan, a-yin, Yomu-chan et Carolus !

 

Sur Ma petite Médiathèque il y aura que 5 vainqueurs, c’est que, c’est une toute petite Médiathèque, à la fréquentation modeste…

 

Un grand merci à tous ces grands bavard, grâce à qui le blog est plus vivant !

Romain & Augustin un mariage pour tous

Au bout de quelques tentatives ratées, j’ai enfin réussi à m’inscrire à la dernière Masse-critique BD organisée par Babelio. J’avais coché plusieurs album qui me donnaient envie et parmi ceux-là se trouvait Romain & Augustin un mariage pour tous.  Le dessin, ne m’attirait pas trop, mais le sujet m’importe. Du coup j’ai me suis dit que ça pourait être intéressant …

Surprise ! Je reçois un mail pour m’annoncer que, justement, j’avais été sélectionné pour recevoir cet album. J’avoue, ma première réaction a été une légère frustration, d’autres albums me donnaient plus envie. Mais je suis curieuse de nature, et recevoir un cadeau ça fait toujours plaisir !

Laissez-moi vous annoncer dès à présent que, après avoir lu cette BD, je regrette pas du tout d’avoir eu la chance de la recevoir !

Commençons par quelques mots de présentation :

Romain et Augustin un mariage pour tous est tout d’abord un feuilleton numérique publié sur le site du Nouvel Obs . C’est aux éditions Delcourt qu’il sort en album papier, toujours en 2013. Le scénario est de Thomas Cadène et les dessins sont de Didier Garguilo et Joseph Falzon (pour les intermèdes).

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Et l’histoire ? ça parle de quoi ?

Ben… c’est l’histoire de Romain et Augustin qui vivent ensemble et décident de se marier…

Comment ? Vous le saviez déjà?! Ah! Quoi d’autre ? Ben… pas grand chose, au fait. Les amateurs des grandes aventures, drames et autres envolées lyriques, ne trouverons sans doute pas leur bonheur ici. C’est l’histoire de monsieur et monsieur tout le monde. Une histoire ordinaire de deux personnes qui s’aiment et qui veulent se marier. Cela n’aurait en soit rien d’extraordinaire mais voilà, comme c’est deux hommes, on en fait toute une histoire. Enfin, c’est notre belle société qui en fait toute une histoire ! L’histoire banale de Romain & Augustin sert de prétexte pour faire une caricature assez réaliste de la société française de 2013 en prenant comme focus le débat qui a animé, voire déchiré la France en cette année 2013 autour du mariage homosexuel.

Tout comme certain des personnages de la BD, personnellement, je pense que le débat n’aurait même pas dû avoir lieu. C’était, pour moi, une simple démarche administrative qui aurais du reconnaître une évolution sociale déjà existante. Malheureusement, j’ai eu un choc. Je sais bien que la société française est profondément conservatrice, il n’y a qu’à voir le machisme à peine voilé qui la gouverne… Mais une telle réaction violente ? Franchement, je m’y attendais pas. Et c’est en ça que je trouve le sujet intéressant. Inquiétant, mais intéressant.

romain & augustin

Et cette BD, alors ?!

Justement j’y viens. Je trouve que la façon dont le thème du mariage pour tous est abordé très intéressante car elle montre une histoire ordinaire qui ne l’est plus par le contexte sociétal dans lequel elle se déroule. L’histoire ne m’a pas franchement fait réfléchir sur le problème de fond puisque je n’y vois même pas matière à débattre. Mais j’ai trouvé intéressant de revenir sur le sujet et de me demander pourquoi un tel sujet à fait tant de bruit.

Quand à la BD, comme je disais plus haut, le dessin ne me tentait guère. Durant les premières pages j’ai eu un peu de mal avec le graphisme, surtout avec le teint blafard des personnages, tous couleur mur. Je trouvais ça un peu glauque. Le dessin des intermèdes je le trouvais même pire. Pourtant dès le premier chapitre, je suis entrée dans l’histoire et j’ai apprivoisé le dessin. A moins que ce ne soit le dessin qui m’aie apprivoisée. J’ai apprécié le côté simple et directe, un dessin qui va droit au but sans s’encombrer du superflu. À la fin, je l’ai même trouvé beau.

Mais ce que j’ai le plus aimé, ce sont les dialogues. J’ai bien rit tout en lisant des propos justes et sérieux. L’auteur, notamment par les intermèdes, nous fait si bien entrer dans l’intimité des personnages que je me sentais avec eux comme chez moi. J’avais le sentiment de prendre part à leur débat, de pouvoir leur répondre. Le ton est léger et pourtant on ne mâche pas ses mots (un peu comme chez moi, en effet ^^).

Finalement j’ai beaucoup aimé cette BD, mon premier coup de cœur de l’année qui commence ainsi en beauté. Un grand merci aux auteurs pour ce moment de plaisir. Un grand merci aussi à l’éditeur et à Masse-critique de Babelio qui m’ont permis de découvrir une BD et des auteurs que je n’aurais probablement jamais lu sans ça.

_-_-_

Et si avec tout ça, j’ai pas réussi à vous convaincre, peut-être que la critique de Paka finira par avoir raison de vous 🙂

Augustin