Frère Lune et Sœur Soleil

C’est avec un conte coréen que l’on commence cette nouvelle année d’album jeunesse.

Frère Lune et Sœur Soleil c’est l’histoire de deux enfants que leur mère laisse chaque jour seuls à la maison pour aller travailler. Ils ne doivent ouvrir à personne. Mais un jour, un tigre croise le chemin de la mère et… la dévore. Le tigre se fait alors passer pour la mère dans l’intention de les manger à leur tour. Les enfants, malins, s’échappent en grippant à un arbre mais le tigre les suit. Ils implorent alors le ciel :

– Ciel, ô Ciel, si tu veux nous sauver, envoie-nous une corde solide, et si tu veux nous perdre, envoie-nous une corde pourrie !

Une corde descend du ciel et les emmène. Le petit frère devient la lune et la sœur devient le soleil.

Ce conte me rappelle vaguement une histoire qui a bercé mon enfance, celle des huit chevraux. La aussi la mère part travailler laissant ses enfants seuls et ces dernier se font attaquer par un prédateur (chez nous c’est le loup) qui se fait passer pour la mère en enduisant ses main de farine blanche.

La ressemblance s’arrête là puisque la version coréenne est, si j’ose dire, beaucoup plus gore. Déjà la mère se fait dévorer. Définitivement. Et puis les enfants montent au ciel… pour devenir le soleil et la lune. En gros, il sont mort aussi, non ? Mais les méchant ne sont pas épargné puisque le tigre aussi y passe. Bref c’est une hécatombe. Là ou nos contes laissent toujours une échappatoire (le petit dernier qui a réussi à s’échapper) ici l’histoire prend une tournure plus dramatique, plus drastique aussi. Cela me ferais penser à ces version du petit chaperon rouge ou l’histoire se fini quand tout le monde est dévoré.

Pour revenir au contenu du livre, cette histoire, par son côté trop dramatique n’a pas beaucoup plu à Mimiko. En revanche, les dessins, tout en rondeur, sont jolis et agréables. Un livre pour les amateur de contes traditionnels.

 1/20

Share

6 réflexions au sujet de « Frère Lune et Sœur Soleil »

  1. Bien envie de le découvrir 🙂
    Les contes de nos enfances ne sont pas toujours très tendres, par exemple, pour le Petit chaperon Rouge, dans la version initiale, celle de Perrault, la grand-mère et la petite ne sont pas sauvées… Ce sont les Frères Grimm qui, un siècle plus tard, ont adouci la fin!
    Blandine.

    1. Le contes peuvent être très cruels et violents, je pense notamment à la marâtre de Cendrillon qui dans une des versions est obligée de danser avec des chaussure de fer chauffé à blanc jusqu’à en mourir. On est loin de la vision édulcorée de Want Disney ! Mais généralement ça se termine bien pour le héros sauf pour le petit chaperon rouge et… petit frère Soleil et petite sœur Lune

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *