Cours, Bong-gu

Les manhwa renferment quelques trésors que je suis toujours heureuse de découvrir au hasard de mes visites en bibliothèque (ah! que ferais-je sans bibliothèque !). Cours, Bong-gu de Byun Byung Jun fait partie de ces belles découvertes. Choisi par pur hasard, je ne connaissez pas du tout ce manhwaga. Je suis tout de suite tombée sous le charme de son graphisme très original.

Cours , Bong-gu nous raconte une petite histoire banale, d’une femme et son enfant, venus à Séoul à la recherche du père du petit Bong-gu. Le père est venu à Séoul dans l’espoir de gagner de l’argent mais a disparu sans laisser de trace. Arrivés à Séoul, Bong-gu et sa mère sont confronté à la froideur de la société urbaine. Le hasard voudra qu’il coisent un vieux mendiant et sa petite fille. Grâce à leur aide il retrouvent le père de Bong-gu et tout se fini bien. L’histoire n’a rien de particulièrement dramatique ou extraordinaire, elle n’est pas drôle ni particulièrement émouvante. Mais c’est par sa simplicité que justement elle nous touche. Elle met en lumière les oubliés de la société sans tomber dans le mélodramatique. Elle nous montre des gens ordinaires et se fini bien, nous donnant ainsi envie de croire que rien n’est une fatalité. Que face à la dureté de la vie, il y a toujours de l’espoire.

Son histoire simple et touchante m’a plus. Mais ce qui m’a le plus charmé dans ce manhwa, c’est le dessin de Byun Byung Jun. Les planches couleur et noir et blanc se mélangent harmonieusement tout au long du manhwa. Les couleurs sont douce, apportant une touche de poésie au récit. Les personnages sont très simples, voire grottesque (les visages des enfant avec leur lévres retrousée sont assez spéciaux). Alors que les paysanges urbain sont de toute bauté. J’ai aussi beaucoup aimé la façon dont est représenté la foule en mouvement, avec des silhouettes toutes hachurées.

– Parfois, les oiseaux se prennent les pattes dans des ficelles. Ensuite, quand il se perchent sur les fils électriques ou dans les arbres, ils ne peuvent plus s’envoler, à cause des fils qui sont restés accrochés… Et en se débattant, il se blessent les pattes…

En ville, la vie est difficile pour tout le monde, pour les hommes comme pour les oiseaux… Les hommes aussi ont souvent des fils qui les retiennent, qui les empêchent de vivre… les blessures s’enveniment sans qu’en s’en aperçoive…

– Tu dis toujours des choses bizarres, grand-père !

– hum hum ! Tu crois ?

Dans ce manhwa comme dans ceux de Kim Dong Hwa, on retrouve une certaine nostalgie de la vie rurale que l’on oppose à la froideur des société urbaine. Ce sentiment je l’ai retrouvé également dans de nombreux manga.

Quoi qu’il en soit, je vous conseille vivement Cours, Bong-gu, publié par Kana dans sa collection Made in (très belle collection, soit dit en passant).

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2 réflexions au sujet de « Cours, Bong-gu »

  1. Une petite perle découverte il y a une paire d’années ! Un coup de cœur qui m’avait beaucoup émue ! Je suis contente qu’il erre encore dans les rayonnages des bibliothèques !

    1. c’est pour ça que j’aime flâner dans les rayons des bibliothèques, on y trouve toujours des choses qu’on aurais jamais lu autrement. D’autres manhwa de l’auteur ont été publié en France, certain m’avait été conseillé il y a quelques temps, je crois que je vais m’y intéresser de plus près

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