In These Words – le tueur, le psychiatre et le sexe

Aujourd’hui je suis d’humeur coquine. Je vais vous parler d’un yaoi, et pas un titres tout public ! Âme sensibles, jeunes pucelles, et cœurs romantiques passez votre chemin ! Ce soir c’est sexe, violence et … pas grand chose d’autre au fait :'(

Aujourd’hui je vais vous parler d’un titre qui à fait du bruit dans le monde des des fujoshi. L’éditeur français, Taïfu Comics, a même proposé une édition luxueuse limitée avec couverture cartonnée (et prix cartonné aussi !) en avant-première pour la Japan-Expo 2014. Bref c’était l’événement yaoi de 2014. Alors forcement, je pouvez pas passer à côté ! La couverture était sympa, le pitch intéressant et l’excitation générale me laisser envisager un bon titre. J’ai fini par craquer en ce début 2015 avec ma petite commande trimestrielle sur PointManga (le site marchand de l’éditeur, tant qu’à acheter en ligne, autant soutenir cet éditeur que j’apprécie et dont je peine à trouver les manga en librairie). Bref je me suis acheté In These Words.

édition simple Taïfu Comics

L’histoire :

Katsuya Asano, un bel homme à lunette, travaille comme profiler pour la police. Grâce à lui un tueur en série dangereux à enfin été appréhendé. Mais avant de pouvoir le mener devant le tribunal, Katsuya va devoir lui soutirer des aveux complets (apparemment la police n’a pas assez bien fait son boulot pour pouvoir s’en passer). Pour ce faire, l’assassin est retenu prisonnier dans une maison dans un quartier abandonné, seul avec un inspecteur (ben oui, les prisons c’est pas un endroit sûr pour les tueurs en série…). Le psychiatre lui rend visite tout les jours, dans ce coin coupé du monde. Mais depuis qu’il s’est vu confier cette mission Katsuya est perturbé par des cauchemar où un homme dont il ne voit pas le visage lui fait subir tortures et violences sexuelles (…).

Thriller psychologique ou bouquin de cul ?

N’en déplaise aux fans, je cherche encore le thriller !

Le bouquin s’ouvre sur un premier chapitre écrit, un prologue riche en dialogue où un type à lunette se fait aborder par un riche beau mec et ça l’énerve…

Déjà ça commence bien. Si les scènes sont creuses, ce n’est rien en comparaison avec le style littéraire. Je doute d’ailleurs que le mot « littéraire » puisse être employé pour définir cette façon d’écrire.

Une ombre se dessina sur ses papiers, l’interrompant. Il ne leva pas les yeux, mais l’agacement le gagna peu à peu. Il jeta finalement un coup d’œil quand il comprit que le contour flou ne bougerait pas. Un homme séduisant dans un manteau de cachemire noir lui fit un sourire radieux dès que leurs yeux se croisèrent. Le froncement des sourcils de Katsuya s’accentua.

Hou là, là j’ai des frissons ! Non, je plaisante ! C’est… Comment dire… J’ai du mal à trouver les mots juste sans être blessante. J’ai franchement trouvé ça très mal écrit. Ces quelques pages n’ont aucunement éveillé ma curiosité. Tout au plus m’ont-elle fait sourire par la médiocrité de leur style. Je sais pas si c’est du à la qualité de l’original (ça ne m’étonnerais pas) ou à la traduction, mais le seul mot qui me semble parfaitement convenir c’est « nul ».

Mais bon, c’est 10 petites pages, très aéré avec beaucoup de dialogues et quelques illustrations… alors ça se laisse lire sans trop de souffrances. Passé ce premier cap difficile en entre dans le vif du sujet. Au plus profond même, si vous me permettez ce mauvais jeu de mot. Dès la première planche le ton est donné : un homme, les bras et les mains attachés, en chevauche un autre. Il est encore difficile des dire s’il s’agit d’un rapport consentent ou pas, mais on aura pas besoin d’attendre longtemps pour connaitre la nature violente et forcé de ce rapport sexuel qui tombe sur notre premier chapitre comme la foudre sur le cloché de l’église (c’est un peu plus violent que le cheveu sur la soupe, enfin… pas de quoi vous faire pâlir d’horreur non plus).

A partir de là on a des successions de scène ou l’on voit Katsuya travailler et Katsuya se faire violer. Vous pensez qu’on aura alors le fameux thriller psychologique tant promis. Qui est donc se mystérieux violeur ? Comment Katsuya a-t-il pu se libérer de son emprise ? Est-il vraiment libéré ? Son esprit n’est-il pas encore dans cette chambre sombre et crade au côté du mystérieux violeur ?

Calmez vos ardeurs (celles qui réclament des stimulants intellectuels j’entends) si vous n’avez pas tout compris page 2, vous comprendrez tout une vingtaine de page plus tard quand il n’y aura plus de doute pour personne, sauf pour le protagoniste qui, le pauvre, est perdu dans les méandres de sa mémoire, assailli sans relâche par des maux de tête et des cauchemars.

Il n’y a donc aucun suspens, on se contente de jouer les voyeurs en enchaînant des scène de viol et de torture qui non rien de particulièrement choquant. Enfin, c’est du viol quand même, vous me direz. Ouai ben quand on en arrive au jesaispluscombientième yaoi on en a vu d’autres. Et le duo Guil Pleasure n’offre rien de particulièrement innovant ou imaginatif en la matière. On est loin des images perturbantes qui peuplent les manga les moins recommandables où fleurissent des trucs bizarres en tout genre. Il n’y a qu’a jeter un œil du côté des shunga… rien qu’avec cette estampe d’Hokusai on a un aperçu de l’imagination japonaise en matière de jeu sexuel. Les auteurs de in these words sont américaines… Sorti de la position du missionnaire et de la levrette… Il y a un peu de sang et quelques lacérations pour faire gore et puis c’est tout. Au même temps… c’est très bien comme ça, hein!

Soyons clair, c’est du viol et c’est violent. C’est pas à mettre entre toutes les mains, c’est sûr. Mais c’est pas gore, on n’a pas de frissons d’horreur, on ne blêmi pas. Il y a des épisodes de New York Section criminelle bien plus insoutenables. Tout ça pour dire que le récit et la mise en scène ne sont pas non plus d’une violence remarquable. C’est une histoire de tueurs en série et violeur sadique plutôt gentillette. D’ailleurs on a même pas peur ! Où est donc le suspens et la psychologie qu’on nous a promis ? La violence visuelle est franchement soutenable (voir même un peu ennuyeuse), mais qu’en est-il du scénario?

Si j’en crois la définition que nous propose wikipédia, le thriller « utilise le suspense ou la tension narrative pour provoquer chez le lecteur ou le spectateur une excitation ou une appréhension et le tenir en haleine jusqu’au dénouement de l’intrigue ». Bien. Ici on a tout compris page 2, on a des scène offrant une violence relative pas plus émouvantes que ça, des dialogues qui cassent pas de pattes à un canard, que nous reste-il ? Les personnages !

Parlons-en de ces personnages. Ils sont comme le reste : pas très subtils. Ils parlent peu et le plus souvent pour ne rien dire de particulièrement intéressant. Il ne sont pas attachants, pas effrayant, pas non plus particulièrement séduisants. Leur seul atout est d’être sexy. Parce ça il le sont ! Deux putain de beaux gosses à vous faire baver pour peux que vous aimiez les beaux gosses en papier. Et chose non négligeable dans un yaoi : deux vrais mecs !

Voilà, tout est dit. Je rend mon verdict : c’est un bouquin de cul ! Et rien de plus.

In These Words, une grosse arnaque ?

Là vous vous dite que j’ai détesté, que je vais foutre mon bouquin à la poubelle, qu’il n’y a rien à en tirer. Ou alors vous êtes fan et vous me maudissez du plus profond de votre être, parce que franchement là j’ai rien compris !

J’avoue : j’ai rien compris ! Et pour cause ! Il y a rien à comprendre. C’est du pur guil pleasure, si je peux reprendre le nom de ce duo pour vous faire un deuxième mauvais jeu de mots. Ce que j’ai trouvé dans ce titre c’est du pur fan service pour des fan du genre, à savoir du pur yaoi pour fujoshi. Je suis une fujoshi et j’aime le yaoi. J’assume tout mon coupable plaisir et je garde le bouquin précieusement plaqué en haut de mes étagères, pour des futures relecture toutes aussi coupable que la première.

Que nous proposent en réalité Jun Togai (au dessin) et Narcissus (au scénario) ? Du yaoi, dans la plus pure tradition du genre : « YamA nashi, Ochi nashi, Imi nashi » autrement dit « pas de climax [dans la narration], pas de chute [au récit], pas de sens [à l’histoire] »*. Ici toute cette histoire de tueur en série n’est que prétexte pour nous donner à voir du sexe entre mecs. L’histoire elle, elle est tellement peu plausible que si on y prête un peu trop attention on risque de se gâcher le plaisir. Comme par exemple le coup d’avoir enfermé le tueur dans une maison dans un quartier abandonné, mort de rire ! Il aurait été difficile de prendre une décision plus aberrante que celle-là !

Si on replace les choses dans leur contexte et qu’on lit In These Words pour ce qu’il est : un simple yaoi à l’ambiance sombre et glauque, alors on peut y prendre plaisir. Le dessin est superbe, plutôt réaliste et très sexy.

Seulement voilà : il n’est que ça ! Pas la peine de nous vendre du thriller psychologique.

édition limitée Taïfu Comics

Si je ne vous ai pas complètement dégoutté et que vous êtes curieux, allez faire un tour sur le site de Guilt Pleasure.

Vous pouvez également lire une très élogieuse critique sur le blog du Club Shôjo à la lecture de laquelle j’ai beaucoup souris. Non pas pour me moquer de misami-hirota, la rédactrice du billet, mais parce que nos points de vue sont si diamétralement opposé qu’on peine à croire que nous avons lu le même livre. Comme quoi, cela dépend autant des auteurs que des lecteurs 🙂

Il ne vous reste plus qu’à lire In These Words pour vous faire votre propre opinion. Et moi à attendre le tome 2 pour voir si oui ou non le scénario est si banal que je le pense 😉

 Sore jaa, mata

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33 réflexions au sujet de « In These Words – le tueur, le psychiatre et le sexe »

  1. Je suis tout à fait en accord avec ton article !
    J’ai été déçue. Non par le fait que le livre soit « mauvais » ou « nul » mais parce que je m’attendait, selon les nombreuses publicités, à une putain de manga psychologique avec des dialogue intelligent et tout ! Et malheureusement, il ne suffit par de dire « ce perso là est un super intello » pour faire de lui un intello.
    Bon alors certe, côté fan service je n’ai pas à me plaindre :3 Deux beaux gosses tout nus… tout pour me plaire.
    Mais ! N’empêche que je suis déçue, un profiler ! Rien que ça ! Ce genre de personnage devrait avoir un potentiel de ouf !! Mais non, si on ne m’avait écrit dans la quatrième de couverture qu’il était profiler je ne l’aurais pas deviné toute seule. Ils auraient mieux fait de nous vendre le truc comme un bon gros yaoi bien cru et là je l’aurais lu sans déception.
    Mais bon, ce n’est pas non plus illisible hein. J’ai même passé un bon moment, une lecture sans prise de tête (sauf pour le passage « écrit » au début, là c’est vraiment pourri de chez pourri). J’aurais juste appris qu’il ne faut rien espérer de plus que du cul dans un yaoi ! Moi qui croyais avoir trouvé un bon compromis entre bon scénario et boys love, c’est râpé !

    1. fait gaffe ! On est de plus en plus souvent d’accord toi et moi 😉

      « J’aurais juste appris qu’il ne faut rien espérer de plus que du cul dans un yaoi ! Moi qui croyais avoir trouvé un bon compromis entre bon scénario et boys love, c’est râpé ! » => c’est sur qu’ici c’est rappé. Mais faut pas dire ça il y a des yaoi ou il y a un scénario intéressant ou du moins une ambiance ou un environnement intéressant et ou le sexe passe au second plan, voir n’est pratiquement pas présent. Mais… c’est rare ! Et la plupart des titres publié en France sont du yaoi pur et dur très quelconque. Il y en a des plus ou moins sympa, plus ou moins drôles, plus ou moins touchants… Mais ce que je veux dire c’est que je n’ai pas remarqué de sorties yaoi sortant de l’ordinaire (s’il y en a je les ai pas trouvé). Par exemple j’aime beaucoup Rihito Takarai, mais sont dernier 10 count n’a rie de particulièrement original dans sa structure générale. Il y a des auteurs tel que Est Em ou Basso qui ne proposent des yaoi différents surtout pas l’ambiance moins naïve et plus réaliste, mais après Tango de est em, rien ! Un titre que j’ai trouvé très sympa c’est Crazy Affair de Nakamura, parce que si la relation entre les deux personnages reste très classique, le tout est tourné à la dérition. J’ai trouvé cette approche originale et drôle. C’est le yaoi qui se moque du yaoi. Mais je cas particulièrement accroché à ces deux titres.

      Après tout dépends de la sensibilité de chacun et aussi de ce que l’on recherche dans le yaoi, mais globalement je trouve que tout ce que j’ai acheté se ressemble un peu et reste très très classique dans la façon de présenter les personnages, leur relation, etc.

      Ici le cadre de départ était très original : une histoire de tueur en série et un profiler, il y avait du potentiel. Or les auteurs ne maîtrisent pas du tout ce contexte, du moins dans ce premier tome dont la mise en scène et plus que maladroite. Ceci dit, même si le thème est mal exploité, il a le mérite de se différencier de la grande majorité de yaoi qui nous sont proposés, tant par son cadre que par la relation entre les personnages. C’est peut-être pour cela qu’il a eu tant de succès.

  2. Je ne suis pas spécialement fan de yaoi, il m’arrive dans lire mais en général j’apprécie ceux qui sortent du lot. Je cours pas après les scènes de sexes, s’il y en a j’apprécie quand elles sont bien insérées dans l’histoire et juste pas être du cul pour du cul (pour ça que j’apprécie aussi est em et Basso).
    Bref… quand j’ai vu ce titre (dont je n’avais jamais entendu parler) allait être publié en France et que ça soulevait une liesse de joie chez des tas de gens, je me suis dit que j’allais y jeter un oeil. Sauf que…en voyant le scénar’ me ventant du thriller, ça donnait envie, le reste non. Surtout que je me suis dit pourvu qu’on ait pas « ça » (que le thriller soit juste une façade pour des scènes des scènes de cul), je le sentais venir gros comme une maison. Et Bam! C’est exactement ce qui c’est produit. Alors oui, c’est bien dessiné mais sinon… j’ai rien trouvé d’autre d »intéressant, c’est cliché, pas subtil et déjà vu, rien que le twist de fin qu’on m’avait vanté, je l’ai vu venir avant même d’avoir lu le bouquin.
    Je suis peut être plus dans le coup, je sais pas, mais je comprends pas l’engouement autour de ce titre, ni les goûts des gens en matière de yaoï ^^’
    Lire ton avis, ça me rassure un peu quelque part….

    1. twist de fin ?! tu parle d’un twist ! C’est vrai qu’on voit tout venir dès le début de l’histoire, il n’y a aucun suspens. Ici le seul intérêt je trouve que c’est le dessin.
      Après moi j’aime lire des yaoi, même quand ils sont niais 😀

  3. Je n’ai pas lu ce titre, mais avant qu’il ne sorte, ça donnait envie sur le papier. Mais quand j’ai feuilleté le livre, je voyais beaucoup de scènes de sexe et ça ne m’a pas donné envie… j’aime aussi (évidemment) est em et basso, mais pour les yaoi où je trouve l’histoire intéressante, je compte aussi Ichiko Ima dans les mêmes rangs, même si ce n’est pas le même style (plus ancien). Même Fumi Yoshinaga dont j’adore les manga d’ordinaire me plaît moins en yaoi (sauf les premiers volumes respectifs de Gérard et Jacques puis The Moon & The Sandals). Dans ce qui sort en France, je n’ai jamais eu trop envie d’acheter car ça me laissait de marbre bien souvent.

    1. les meilleurs yaoi que j’ai lu c’est en scan. J’en achète très peu et depuis peu donc je ne connais que très partiellement l’offre en France, mais, dans l’ensemble, les titres proposé ne me semblent pas spécialement intéressants. De ceux que je possède il n’y en a que 2 ou 3 trois qui sont intéressants. Le reste c’est mignon, sympa, bref ça fait passer le temps et moi j’aime bien me distraire en lisant du yaoi gnagna comme d’autre lisent du shojo ultra romantique ou du shonen de baston, histoire de mettre les norones au repos.
      Pour moi tout n’a pas spécialement besoin d’être excellent ou intelligent. Il y a des fois ou on a envie de lire des truc bête (mais pas trop quand même !)
      Mais ce que j’ai trouvé très frustrant ici c’est tout le cinéma qu’on a fait pour la sortie de ce titre, au final il y a rien d’intéressant. C’est plutôt bête.
      Dans le genre bête, je sais pas vraiment ce que ça vaut, je ne l’ai lu qu’une fois en attendant le thriller psychologique. Maintenant que je sais à quoi m’attendre, faudrait que je le relise pour voir

  4. Je pense qu’on est d’accord : ce manga est superbement bien dessiné, avec de vrais hommes comme on en voit peu dans le yaoi (ou même le manga). Et ce sera le seul point sur lequel on sera d’accord XD
    Je pense aussi que la façon dont on appréhende une oeuvre est très variable selon les lecteurs. J’ai vu de nombreuses critiques élogieuses sur ce manga, je crois que tu es la première critique négative. Je l’avais conseillé à une grande fan de manga qui ne lit pas de yaoi : elle a trouvé l’intrigue surprenante et passionnante. Pour ma part, l’histoire m’a beaucoup plu et j’attends de voir la suite. Je ne suis pas sûre que les éléments bizarres du scénario soient tous des incohérences scénaristiques. Je trouve qu’il y a trop de choses pas claires, ça cache quelque chose.
    Un petit détail, les auteurs sont taïwanaises. Sinon, le yaoi que j’ai préféré ces dernières années est Core Scramble. Au niveau du scénario, il est plutôt axé SF ce qui a l’air d’avoir désarçonné quelques personnes. Il m’a beaucoup plu, tant pour la romance que pour l’histoire. Sinon, j’ai bien aimé Yellow ou Border dans le genre policier.

    1. j’ai l’impression qu’avec ce titre il y a vraiment 2 clan : ceux qui ont trouvé ça excellent et ceux qui trouvent ça nul. Franchement moi je trouve que le scénario ne tient pas du tout la route, j’espère que comme tu dis toutes ces incohérences cachent un sens que nous découvrirons plus tard. Mais si c’est le cas c’est pas très bien dosé parce qu’il y a pas mal de lecteurs qui ont pas accroché à l’intrigue. Moi j’ai le sentiment que les auteurs maîtrisent pas vraiment leur scénario, et que c’est sexe, sexe et… « on essaye de faire du suspens mais on y arrive pas » 😀
      Après chacun ses goûts, chacun sa sensibilités. Moi j’ai été franchement déçue. Je m’attendais à autre chose.
      Et pour les auteurs, j’ai lu qu’elle étaient américaine d’origine taïwanaises, mais il est possible que je me soie trompée. Quoi qu’il en soit j’ai trouvé ça somme toute très prude

  5. Après la sortie du tome 2, j’aimerais bien savoir s’il y aura une MAJ de cette critique ? Parce que ça mériterait ! :p

      1. Je confirme que le bouleversement scénaristique du volume 2 est une sacrée surprise. J’aime beaucoup les intrigues policières mystérieuses, je lis pas mal de mangas ou de romans policiers et j’ai pris une grosse claque avec ce tome. Tant de questions se posent maintenant, vivement la suite ^^

    1. Je plussois!
      J’etais mitigée a la lecture du tome 1 (je pensais que j’etais la seule a trouver la partie roman du debut un peu bizarre, merci!) mais le tome 2 que je viens de finir est une surprise. J’ai hate d’avoir la suite!

  6. Je dois avouer que, même en étant fan du bouquin, ton article m’a vraiment fait rire xD Et puis je me suis posée deux minutes, et je me suis rendue compte que j’étais d’accord avec toi sur pas mal de points. Le tome 1 n’est effectivement pas très brillant quand tu t’attends à un truc vraiment lourd. Enfin je veux dire, ouais y’a un psychiatre, et après ? Pour tout dire, je croyais avoir cerné l’intrigue au bout de la trentième page, et le « plot twist » de la fin m’avait vraiment fait froncer les sourcils. À vrai dire je pensais que les auteures n’oseraient pas tellement c’était cliché xD En fait si. Bon. Je suis ressortie un peu dubitative de la lecture de ce tome, et je ne comprenais pas comment l’histoire allait durer sur 5/6 tomes (Info trouvée sur je ne plus lequel des innombrables comptes d’une des auteures). Alors quelle claque je me suis prise en finissant le tome 2 😀 Autant dire que In these words a remonté en flèche dans mon estime, et j’ai vraiment hâte que le tome 3 sorte. Même si y’a toujours beaucoup de cul, on va pas se mentir hein. Je serais vraiment très curieuse de relire cet article après l’update du tome 2 ^^

    1. merci ton commentaire me fait plaisir, moi j’ai bien ris en l’écrivant mais arriver à faire lire les autres c’est autre chose 😀

      Vu ce que tout le monde me dit, faut que je lise le tome 2, mais après avoir été si déçue par le 1, j’avais que moyennement envie d’y mettre encore des sous. Enfin, je remonte la série dans la liste des éventuels prochains achat.

  7. Je possède peu de yaoi et pour cause : trop de quantité et peu de qualité ! Le tome 1 de In These Words m’avait laissé dubitative parce que je ne comprenais pas où voulaient en venir les auteures, mais je savais que s’arrêter au 1er volume aurait été une erreur. En général le côté porno et dégoulinant du genre me gonfle car tout est prétexte à en montrer donc je comprends la déception de certains. Mais In These Words révèle un érotisme bien plaisant contrairement à d’autres titres. Et les mecs ressemblent à des vrais mecs. En fait l’erreur de la promo a été de présenter ce Yaoi comme le triller du siècle alors qu’évidemment ce n’est nullement le cas. Pourtant il ne manque pas de cohérence pour autant. Surtout lorsqu’on avance avec le tome 2. De toute façon (je vais faire ma bêcheuse moi aussi) les fans de yaoi qui lisent du yaoi savent à quoi s’en tenir alors faire sa mijaurée dés qu’un yaoi ne correspond pas à une attente en particulier c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité là xD. J’ai lu des scans en ligne et je ne les trouve pas tous dignes d’un prix pulitzer non plus T_T
    Bref In These Words mérite largement son succès. Dire qu’il est pourri (enfin j’exagère le propos) c’est être de mauvaise foi en plus de chipoter pour rien. Bon après c’est un point de vue comme un autre, ça, c’est certain. Mais la subtilité réside dans la simplicité selon moi donc je n’ai personnellement pas grand chose à lui reprocher… Au fond c’est au goût de chacun 😉

    1. Cet article remonte à une éternité et je me souviens plus exactement de tout ce que j’ai dit (j’ai un peu la flemme de le relire 😛 ) mais la teneur de mon propos (qui se voulait aussi humoristique) dépends surtout de la promotion qui a été faite du titre (par l’éditeur mais aussi pas les fans !) plus que sur la qualité du titre lui-même.
      Je fais partie des amateurs de yaoi mais je ne me fait aucune illusion sur leur contenu, je lis en toute connaissance de cause. Quand je vois des commentaire du genre « je lis du yaoi pour le scénario » je m’excuse mais moi je suis morte de rire. Je lis du yaoi mais surement pas pour le scénario qui le plus souvent est réduit à un mouchoir de poche troué. Ici on peut au moins dire que les auteurs font un effort pour construire une histoire (j’ai depuis lu le tome 2 et c’est effectivement un peu plus complexe que ce que laissait prévoir le tome 1). Mais de la a dire que c’est un super thriller ! Faut pas exagérer ! XD
      J’ai aimé ce titre surtout pour son graphisme (et les mecs qui ressemblent à des vrais mec 😉 ). Je suis pas une adepte des scène de viol (et c’est ce qui nous est servi ici en abondance) mais je ne peut nier la sensualité que se dégage du dessin. Ce n’est pas pour rien que j’ai quand même acheté le tome 2.
      Mais c’est tout ce foin qu’on fait sur ce titre en vendant des atouts qu’il n’a pas qui m’a énervé et qui surtout à gâché mon plaisir car si on m’avait vendu un yaoi avec du cul, des beau dessin et un peu d’histoire j’aurais grave apprécié. Mais là je cherchais le super thriller et j’ai pas trouvé !
      Après 2 tomes je peux dire que c’est un yaoi sympa, même au dessus de la moyenne. Mais ça reste un yaoi ! Le genre n’est pas du tout transcendé et le scénario est quand même un peu bâclé, l’écriture vraiment pas excellente (surtout le premier chapitre non illustré qui pour le coup était vraiment douloureux à lire !).
      Comme tu dit « quand on lis du yaoi on sait à quoi s’en tenir », pourquoi essayé de nous vendre autre chose (que le titre n’a pas) ?
      Après je ne juge pas du tout les gens qui adorent ce titre ! Chacun ses goûts, je respecte totalement (j’ai d’ailleurs mis le liens vers une critique élogieuse). Mais le décalage entre la promotion, le ressenti des fans et mon propre ressenti était si grand que j’en était morte de rire et que j’ai voulu faire un petit billet caustique.

      1. Ah mais oui oui c’est comme cela que j’avais compris l’article. J’ai bien spécifié que la promo était en décalage avec le contenu, ça c’est indéniable ! Perso les scènes viols je les ai en horreur moi aussi, d’où la perplexité que j’ai éprouvé en lisant le 1er volume. Puis on m’a dit que le tome 2 apportait des réponses donc…

        De toute manière les éditions françaises savent pertinemment qu’avec le temps la demande des adeptes de yaoi se fait exigeante (même s’il y a encore trop de nullités) et de plus de plus de fans réclamant des titres sérieux concernant le genre. Mais bon apparemment on nous prend pour des idiots en édulcorant encore la « potentialité » des séries qu’on nous vend !

        En général lorsque je lis du yaoi c’est parce que je trouve l’amour entre hommes très attrayant, logique. L’érotisme est un bonus car il titille les sens mais perso une scène sexuelle par tome (voir pas du tout…) c’est suffisant . J’ai horreur qu’il y en ai à outrance, comme j’ai horreur de la mièvrerie. Et j’aime pas qu’on montre les détail, beurk. Beaucoup de yaoi manquent cruellement de sensualité, de volupté quoi… c’est dommage. C’est pour ça que j’ai adoré In These Words. Le titre en lui-même ne ment pas au lecteur, c’est les abrutis derrière la promo qu’on devrait fouetter lol

        L’idéal serait d’avoir des Yaoi où l’univers et la narration soient nickel 😉
        J’ai trouvé ce côté presque parfait avec Twittering Birds Never Fly de YONEDA Kô et j’espère qu’il y en aura d’autres.

        Bref au fond je comprends le côté caustique comme tu dis de ton billet XD

        1. Je suis pas sûre que la qualité de l’offre yaoi augment j’ai juste l’impression que le volume augment du coup dans le lot on a plus de chance de tomber sur de bon titre ^^. Après c’est le propre du genre d’avoir des scénario assez léger (au sens pas sophistiqué ou pas compliqué parce que certains titres ont de quoi plomber ambiance grave ! plus mélo tu meurs XD )
          Dans le genre très peu de sexe mais un beau dessin et une belle sensualité j’aime beaucoup Est Em (dont malheureusement un seul titre est disponible en français), j’aime aussi Basso, on retrouve dans ses yaoi un dessin original et des histoires accès plus sur les sentiments que sur le sexe (aucun titre en France T_T).
          Après il m’est arrivé de lire des titres sympa avec beaucoup de sexe et inversement des titre mièvres à souhait avec comme dénuent un seul baiser… Plus que la quantité de scène sexuelle ce qui compte pour moi c’est la façon dont c’est mené. Certains auteurs montrent beaucoup mais avec une certaine logique alors que chez d’autre c’est du voyeurisme pur et dur sans aucune histoire qui tienne la route entre les scènes de sexe.
          Twittering Birds Never Fly de YONEDA Kô je ne l’ai pas lu. Je regarderais de plus près à l’occasion ^^

  8. Attention il y’aura du spoil du T. 1 et 2 Humm, et bien ce Tome 1 m’a également laissé assez mitigé, l’idée était original je le leurs accorde mais sinon le reste ne fait pas l’unanimité, on m’a promis du gore, il n’ya que du viol et quelques éraflures au couteau, on m’a promis un thriller je n’ai rien vu de si psychologique.. et cette idée tellement banale de tout faire parvenir par les rêves même si en réalité c’était des souvenirs refoulés par le subconscient.. bref, sinon des dessins très réussi mais des personnages pas particulièrement profond, certes beau et masculin à s’en damner.. Vient ensuite le tome 2, et là tout devient plus claire, on apprend qui est Shinohara mais en même temps d’autres questions à son sujet apparaissent.., ce volume 2 arrive presque à rattraper les quelques défauts du 1, mais il n’en est pas moins quelques choses de particulièrement extraordinaire. À vrai dire maintenant que l’on sait que Shinohara n’est pas un psychopathe j’ai presque peur que la suite soit centrée sur l’évolution de leur relation façon yaoi ordinaire.. mais bon je pense que Guilt Pleasure ne commetraient tout de même pas une telle erreur.. Alors oui in this words sort sans doute du lot des de la masse yaoique qu’on à l’habitude de lire, ce qui explique sans doute son succès, mais avec un peu de recul on se rend compte qu’il n’est pas non plus extraordinaire. Et le fait que Shinohara ne soit pas un psychopathe m’a laissé perplexe, là première raison pour laquelle j’ai acheté ce manga c’était justement pour une histoire centrée sur un profiler et un malade, cela sonnait tellement original, et vous faisez vous demander comment ce couple s’en sortirait face à la loi, j’espérais une sad end ou par exemple Shinohara ce faisait enfin capturer et envoyer à la potence, je me demandais comment les auteurs feraient pour que nos deux tourteraux filent le parfait amour alors que l’un deux étaient censé finir le reste de ses jours en prison, et bien non, il ne finira pas en prison puisqu’il fait parti des autorités.. et cela je dois l’avouer m’exaspère un peu. Bref, il n’en reste pas moins que j’achèterai sans doute le volume 3, je ne l’attends pas non plus avec impatience mais je le lirais sans doute quand même..

    1. Bonjour, ça fait longtemps que j’ai vu ce yaoi, mais je suis parfaitement d’accord avec toi. Le tome 2 amène de la surprise mais toujours pas de thriller psychologique ! Et puis le switch enlève de l’originalité plus qu’il en amène. C’est désagréable mais ce n’est pas non plus extraordinaire comme titre.
      J’ai peur que dans le domaine des yaoi la moindre originalité déchaîne les fans

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