Archives mensuelles : mai 2015

Récap de fin de mois ~ Mai 2015

ça y est, le mois de mai s’achève. Bientôt le mois de juin, l’arrivée de l’été, la fin des cours pour les chanceux qui sont encore à l’école… Mais avant de rêver à tous ce que l’on fera en cette fin de printemps, prenons quelques minutes pour faire le point sur ce qui a été fait/dit au mois de mai sur Ma petite Médiathèque. Si vous avez raté nos meilleurs billets, c’est le moment de s’y mettre 😉

Une rubrique manga sous le signe de la femme et de la bouffe

Non, je ne fait pas de mauvais jeu de mots en associant les femmes et la cuisine dans ce titre, c’est juste qu’à une exception près les manga dont je vous ai parlé ce mois-ci étaient des manga féminin (shôjo et josei) et/ou des manga culinaires.

C’est à manger qu’il nous faut !

Pour faire écho au menu manga du mois dernier (je n’ai eu presque aucun retour. Vous avez aimé ? Vous avez testé ?) je vous ai présentez plus en détails 2 manga qui m’avaient inspiré :

Food wars !

Un bon shonen, très classique dans sa structure et la construction de ses personnages, comme dans le dessin, mais qui a su me conquérir par des recettes ancrée dans le réel et le quotidien, réalisable facilement (du moins si vous avez déjà utilisé une cuisine…).

Outre mon excellent article (ben quoi ? faut bien que quelqu’un me fasse des compliments) vous pouvez lire une autre bonne critique sur Nostroblog.

Mes petits plats faciles by Hana

Autant j’ai aimé, contre toute attente, Food wars ! autant le premier tome de Mes petits plats faciles by Hana ne m’a pas convaincue. J’ai aimé le dessin rond et doux de Etsuko Mizusawa mais le personnage de Hana est vraiment pas terrible, trop sale (au sens premier du terme) à mon goût. Quant au recette, ben… ça n’en est pas !

Mais je regrette pas de l’avoir acheté ^^

Après la bouffe les femmes !

Ne cherchez pas le rapport, il n’y en a aucun. C’est juste que tout à coup je me suis souvenue que je m’était inscrite au Mega Challenge Shôjo en janvier et que je n’avais toujours pas validé ne serais-ce qu’une seule lecture. J’ai sauté sur l’occasion pour donner un coup de canif (un tout petit) à l’énorme pile de manga acheté et toujours pas lus.

J’ai donc validé, en un mois, 3 étapes du challenge :

Le shôjo romantique avec Kimi wa pet 

J’ai été séduite par le début de cette romance étrange sur fond de critique sociale qui s’interroge sur le rôle de la femme dans la société nippone. Surimé, l’héroïne, est une femme moderne et émancipée. Loin d’être une évidence, cette indépendance la fait souffrir et la mène dans une bien étrange relation.

Malheureusement pour moi, le troisième tome a refroidit mon enthousiasme. La romance y prenant le pas sur la critique sociale et le tout commençant à tourner en rond. Continuer ou laisser tomber ? Là est la question !

J’ai oublié de dire que j’avais acheté ce manga après avoir lu cet article sur Paoru.

Au temps de l’amour, le drame

Si ce titre nous fait penser qu’on aura droit à de la romance, c’est surtout un drame qui va nous être conté. Dans ce one-shot Yamaji Ebine met en scène 2 personnages blessé par la vie qui vont s’accrocher l’un à l’autre pour enfin se sauver eux-même.

Si tout le manga est réaliste et délicat je regrette une fin qui en fait un peu trop gâchant ainsi le réalisme de l’histoire. Cela reste néanmoins une très belle découverte.

Banana fish, le shôjo d’action

Un shôjo d’aventure sans femmes ni histoires d’amour c’est possible et c’est précisément ce que nous offre Akimi Yoshida avec Banana fish.

J’ai été captivé par cette histoire d’action aux rebondissements multiples nous menant des bandes de jeunes délinquants des banlieues new-yorkaises à la mafia et au complots politiques.

Si le titre ne manque pas de petits défauts, ils sont bien dilué dans une intrigue qui tient la route et des personnages caricaturaux mais attachants. A lire !

L’exception du mois

Juge Bao

Ni femme ni bouffe, et pas même de manga !

Ce titre franco-chinois a su me séduire par son ambiance de polar en Chine médiévale. Une bonne lecture que je partage avec l’équipe K.BD. La rédaction de la synthèse me reviens et vous pourrez la découvrir dès aujourd’hui sur le blog K.BD.

Un soupçon de BD :

 Une seule bd franco-belge au menu de mai. Seule mais bonne ! Ce mois-ci j’ai lu l’excellent Chat du kimono. J’ai beaucoup aimé mais j’ai trouvé difficile d’en parler tout en laissant au futur lecteur le plaisir de la découverte.

J’ai adoré le dessin, envoûtant, et l’ambiance décalée que propose le récit, entre fantastique et surréalisme. A découvrir absolument !

Les mots des coéquipiers

Si le mois dernier Yomu-chan avait été bavarde (voir le récap d’avril) pour le mois de mai elle m’a laissé tomber 🙁 Au même temps entre le lycée et tout le reste, pas facile de trouver du temps !

Les petits ont prix le relais. 🙂

Timboy nous présente le roman Cherub dans sa dernière mini-chronique.

Un roman que je ne connais pas du tout mais qui a l’air pas mal à en croire Timboy ! ça me donne envie d’aller voir 🙂

Quant à Mimiko, elle m’a dicté sa tout première chronique de l’année. Elle ne sait pas encore écrire toute seule, mais ça ne l’empêche pas d’être une blogueuse accomplie. Elle a d’ailleurs parlé de sa chronique à tous ceux qu’elle a rencontré : « Tu sais, sur internet je m’appelle Mimiko et avec maman on a parlé d’un livre de dragons. Tu l’as vu ? Il est sur tout les ordinateur ! » 😀

Elle était d’ailleurs un peu déçue de ne pas avoir de commentaires. Alors si vous avez 2 minutes devant vous et que vous aimez la littérature jeunesse, encouragez mes petits blogueurs en herbe. Timboy et Mimiko attendent vos bons conseils 🙂

En mai en a aussi parlé de

du challenge 1%

Le but était de lire au mois 6 livres publiés à la rentrée 2014. Avec Food wars ! j’ai atteint les 1%, maintenant j’ai 2 moi pour faire du rab ^^

du Mega Challenge Shôjo

J’en ai parlé plus haut, le club Shôjo propose un challenge annuel pour découvrir ou approfondir ces connaissances manga au féminin. L’occasion pour moi (avec la semaine shôjo) de m’éloigner de mon domaine de prédilection et de découvrir de nouvelles lectures.

de nouveautés manga

Comme chaque mois depuis janvier, je vous ai proposé ma petite sélection parmi les nouveauté du mois de mai.

D’un anime à regarder gratos

Et oui, Gintama en streaming légal et gratuit il fallait en parler ! XD

Un peu de stat :

Allez, des stats, ça fait longtemps 🙂

Ce mois-ci les lecteurs étaient au rendez-vous puisque la fréquentation a nettement augmenté. Je soupçonne que notre participation au Sama Awards y est pour quelque chose ^^

En effet cette année Yomu-chan et moi-même y avons participé en proposant chacune un titre :

Et je était très heureuse de voir que nous 2 articles avaient été retenu par le jury dans la présélection faite pour la catégorie « le meilleur article ».

La compétition était rude ! Il y a de très bon billet 🙂 Le palmarès final a été annoncé hier soir  et je suis très fière de vous annonces que j’ai remporté le 1er prix de la meilleure idée.

Le palmarès des Sama Awards 2015

Et je reviens à mes moutons. Je sais pas si nous avons battu nos records de fréquentation (je ne garde aucun historique) mais c’est sans doute le meilleurs mois de 2015 (pour l’instant !). J’espère que ceux qui ont découvert Ma petite Médiathèque ce mois-ci s’y sont plu et qu’il reviendrons.

J’espère, oui, parce que si les statistiques affichent de bons scores, nous avons eu peu de retours. Snif :'(

N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires même si vous ne partagez pas nos avis. Nous sommes toujours ravis d’en discuter et nous sommes avides de conseils (même si on a pas toujours le temps de tous les suivre ^^)

Voici le top 10 des articles les plus fréquentés :

  1. La Reine des neiges
  2. A table ! aujourd’hui c’est menu manga
  3. Le maître des livres ~ le tome 1
  4. Le mega challenge 2015 du Club Shôjo
  5. In these words – le tueur, le psychiatre et le sexe
  6. La violence dans le manga / Dissertation ~ by Yomu-chan
  7. Happy Halloween !! ~ by Yomu-chan
  8. Semaine shôjo : le meilleur personnage féminin
  9. Nouveauté manga #5 ~ Mai 2015
  10. Banana fish

Toute l’équipe de Ma petite Médiathèque vous donne rendez-vous en juin pour un nouveau mois de lecture et de partage. Sore jaa, mata

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Au menu nous avons… du manga !

Après les îles, les contes traditionnels, voici une petite liste de manga qui nous parlent cuisine pour accompagner le petit menu manga proposé fin avril.

N’hésitez pas à la compléter, cette liste n’est pas exhaustive bien que j’ai essayé d’être le plus complète possible. Vos conseils lecture sont aussi les bienvenus ^^

  • Aya, conseillère culinaire – Ishikawa Saburô – série en 5 tomes (commercialisation stopée) – seinen – Doki Doki
  • Café Dream – Hiramatsu Osamu et Hanagata Rei – série en 5 tomes ( commercialisation stoppée) – seinen – Doki Doki
  • Food wars ! – Saeki Shun et Tsukuda Yûto – 1/9 (série en cours) – Tonkam
  • Geonbae – Hong Dong-Gi et Kim Young-Bin – série en 4 tomes – chungnyun manhwa – Clair de lune
  • Heartbroken Chocolatier – Setona Mizushizo – 8/9 (série terminée au Japon) – Kazé manga →preview
  • Iron wok Jan ! R – Saijô Shinji – 4/10 (commercialisation stoppée) – shônen – Soleil
  • J’aime les sushi – Komura Ayumi – série en 8 tomes – shôjo – Delcourt
  • Kitchen – Cho Ju Hee – 3/7 – sunjung manhwa – Clair de lune
  • Le chef de Nabunaga – Kajikawa Takurô et Nishimura Mitsuro – 3/10 (en cours) – seinen – Komikku
  • Le gourmet solitaire – Taniguchi Jirô et Kasumi Masayuki – one-shot – seinen – Casterman
  • Les gouttes de Dieu – Okimoto Shû et Agi Tadashi – 33/44 – seinen – Glénat
  • Le restaurant du bonheur – Nakanishi Yasuhiro – série en  5 tomes (commercialisation stoppé) – seinen – Doki Doki (→ preview)
  • Mangeons – Takada Sanko -2/4 – seinen – Casterman
  • Mes petits plat faciles by Hana – Mizusawa Etsuko et Kusumi Masayuki – 2/2 (en cours) – josei – Komikku
  • Mitsuko attitude – Kurihara Mamoru – série en 6 tomes – josei – Delcourt
  • Sommelier – Kaitani Shinobu et Joh Araki – série en 6 tomes – seinen – Glénat
  • Space Chef Caisar – Boichi – one-shot – seinen – Doki Doki
  • Toriko – Shimabukuro Mitsutoshi -22/34 (série en cours) – shônen – Kaze manga
  • Un amour de bentô – Kodaka Nao et Shiori – série en 3 tomes – shôjo – Pika
  • Un amour de cuisinier – Junko – one-shot- yaoi – Taïfu
  • Une recette secrète – Morinaga Milk – série en 2 tomes – yuri – Taïfu
  • Yakitate Ja-pan!! Un pain c’est tout – Hishiguchi Takashi – série en 26 tomes

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Yatta ! Challenge 1% réussi !

En septembre dernier je décidais d’ajouter un challenge à ma charge de lecture : le challenge 1% Rentrée littéraire 2014 proposé par le blog Délivrer des Livres. Il fallait lire 6 livres parmi toutes les sorties de mi-août à mi-octobre 2014 et les commenter avant le 31 juillet.

Après avoir fait une petite sélection parmi les manga et les romans sortis à cette période, je me suis donc lancé dans ces nouvelles lectures. Il me reste encore 2 mois mais le 1% est déjà atteint !

Les heureux élus sont : 4 manga, un nouveau roman made in Japan et une sortie en livre de poche.

Les manga de la rentrée littéraires :

Les titres sortis entre mi-août et mi-octobre étaient nombreux. Le choix de la maison était :

10 count, un yaoi de Rihito Takarai

Le premier tome était un de mes coups de cœur de la rentrée. J’aime beaucoup le trait de l’auteur tout en finesse et d’une grande douceur, tout comme l’ambiance nostalgique qu’elle donne à ces récit.

J’avais apprécié son Seule la fleur le sait et je n’ai pas été déçu pas cette nouvelle série, même si, avec le deuxième tome on change un peu de ton pour devenir moins doux et subtile et plus… sexuel !

Le maître des livres, une histoire de littérature

Autre coup de cœur de cette rentrée, le premier tome de cette nouvelle série de Umiharu Shinobara sortie chez Komikku m’a enchanté. Plus que l’histoire et les personnages, sympathiques mais assez quelconque, j’ai aimé la façon dont l’auteur sait nous donner envie de lire des romans, de (re)découvrir les classiques de la littérature jeunesse tout en lui redonnant ses lettres de noblesse. Ce n’est pas parce que c’est écrit pour des enfants que ce n’est pas de la vraie littérature. Un manga qui m’a vraiment donné envie de lire !

La suite (j’ai depuis acquis le tome 2 et 3) m’a beaucoup moins convaincue. Les personnages y prennent de plus en plus d’importance au détriment de la littérature, véritable personnage principal du premier tome.

Gokusen, la prof bad as

Encore un coup de cœur ! Décidément j’étais gâté en cette rentrée.

J’ai tout de suite accroché au aventures de cette prof pas comme les autres. Héritière d’une famille de yakuza, c’est pas une classe de voyous qui va lui faire peur ! Même si c’est ça première année comme prof…

Un peu de baston, beaucoup d’humour, un titre pour se détendre sans pour autant éteindre tous les neurones.

Foods wars ! et que ça cuisine

Bonne pioche avec ce shônen culinaire. Le titre à toutes les tares du gros shônen de base mais à su me séduire par ses recettes concrètes et réalisables chez soi.

Un titre qui ne se prends pas trop au sérieux, caricature du genre avec ce soupçon autodérision qui fait pardonner les excès.

Idéal pour se détendre tout en y puisant quelques idées pour le dîner 🙂

Les romans de la rentrée littéraire :

L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage

J’ai beaucoup aimé ce roman de Haruki Murakami, auteur que je connaissez déjà pour avoir lu plusieurs de ses romans. Avec les aventures de Tsukuru j’ai été particulièrement séduite. Si ces précédents romans m’avaient captivé par leur style (impossible de les reposer avant de les avoir fini) ici j’ai en plus aimé le personnage principal dans lequel je me suis reconnue.

Un beau roman qui fait réfléchir.

La fabrique des mots :

Pour une rentrée livre de poche, mon format préféré !

Un joli petit roman, hommage à la langue française, pour les petits et les grands.

Je me suis beaucoup amusé en lisant ce conte surréaliste où les mots entrent en résistance pour échapper à l’oubli. De quoi vous donner envie d’utiliser les mots désuet !

Il ne me reste plus qu’à lire les autres ! La grammaire est une chanson douce est déjà dans ma PAL 🙂

Et voilà, il fallait lire au moins 6 livres, c’est fait. Maintenant il me reste 2 mois et demi pour en lire plus 🙂

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Mes petits plats facile by Hana – tome 1

A la sortie de ce titre j’avais été tentée, mais j’étais loin d’être convaincue par la preview. La critique négative de Jérome a fini par me dissuader. Finalement, comme je préparé un menu manga, je suis revenue vers se titre dans l’espoir d’y dénicher quelques idées (chose que j’ai fait).

Hana, jeune mariée, vie seule tandis que son époux et parti travailler à Tokyo. Pourquoi pas le suivre ? Ben, non, apparemment la question se pose même pas. C’est tellement mieux de rester toute seule chez soit à pleurer sur l’absence de son mari adoré… Heureusement qu’il y a la bouffe pour la consoler ! Oui, je parle bien de “bouffe” car les petits plats faciles d’Hana ne méritent guère une autre appellation. Si je n’ai rien contre les petits plats faciles bricolé en 5 minutes j’avoue que ça façon de mange en mode “goret” me laisse dubitative.

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Je n’ai guère pu faire un résumé neutre et mon avis y est franchement visible. Je suis pas convaincue. J’aime l’idée des petits plats facile qu’on peut se préparer tout les jours et que n’importe qui (même les moins talentueux cuisiniers) peuvent préparer. En revanche je n’ai pas du tout aimé la personnalité de Hana qui à un côté très rétrograde avec ses fantasmes de parfaite épouse au foyer préparant de petits plats pour son chéris (franchement c’est pas un fantasme ça ! c’est un cauchemar !). Mais que c’est fantasme soient vieux jeu me dérange moins que son côté porc vivant dans une porcherie. Je suis moi-même loin d’être une fée du logis et le ménage… c’est pas ma passion. Mais de là à tout balancer par terre ? Comment peut-on prétendre aimer la nourriture quand on vit dans une crasse pareil ! L’odeur des ordures doit quelque peu interférer avec celle de ses petits plats, non ?

Sur le même principe je trouve que Etsuko Mizusawa en fait trop sur le côté sensuel de la nourriture. La voir à la limite de l’orgasme pour une tartine à la mayonnaise est un peu ridicule mais bon, dans un manga c’est pas spécialement étonnant. L’influence du kabuki sans doute, il faut toujours qu’il en fassent trop… Mais la sauce qui dégouline sur les doigts et le menton je dit non !

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Là je m’imagine une vraie femme la bouche ouverte pleine de ragout à la sauce blanche, avec de la sauce dégoulinant comme ça… moi je trouve l’image plus ragoutante que sensuelle ! C’est moi qui suis bizarre ?

Sinon, abstraction faite de la personnalité de son personnage principal, j’ai trouvé le dessin de Etsuko Mizusawa très joli, et toutes ses rondeurs ça nous change un peu de ses jeunes filles et beaux gosses filiformes. Je trouve le trait très tendre et je pourrais facilement m’attendrir pour Hana si elle n’était pas aussi sale.

Quand au recette, très simple (voir simplistes) elle sont parfaites pour les soirs ou en rentre crevé et qu’on a trop la flemme de mettre les petits plats dans les grands. Plus adapté à la vie de célibataire qu’à ma condition de mère de famille, quoi que avec Mimiko on est des adeptes du bol de riz arrangé (faut pas déconner ! Je vais pas mettre les petits plats dans les grands rien que pour nous deux ! J’ai peut-être un petit côté Hana finalement 😀 la sensualité en moins).

Mais tout de même, c’est un peu comme si moi je faisais un bouquin pour partager mes recettes faciles et que je m’extasié « ahh! c’est troop bon! » devant mon bol de maccheroni à l’emmental, paillette de levure de bière et huile d’olive ! Ok, c’est exactement ce que je fait (je vous ai dit que j’ai un côté Hana) mais j’en fait pas un bouquin. Avec Hana, on n’apprends pas vraiment à cuisiner.

Je ne sais pas si je craquerais pour le tome 2.

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Kimi wa pet, une drôle de romance

Le triangle amoureux est un grand classique du manga romantique, c’est d’ailleurs tellement classique que c’est presque incontournable. Kimi wa pet de Yayoi Ogawa ne déroge pas à la règle, le cœur de la belle balance, elle n’a qu’un mot à dire pour choisir, les deux beaux mâles étant à ses pieds. Rien de très original jusque là sauf que ce titre propose un personnage féminin intéressant et un triangle amoureux auquel une touche d’idée farfelue donne un goût unique.

Surimé est une jeune femme active, journaliste sortie de grandes universités, elle a été mise au placard aux affaires domestiques après avoir asséné un bon coup de point bien mérité à son chef qui lui faisait du rentre dedans. Si le monde (surtout le monde du travail nippon) est cruel pour les jeunes femmes actives et indépendantes, il l’est encore plus avec celle qui se rebiffent contre la macho-attitude de leur entourage. Surimé, n’a pas l’intention de se laisser faire, elle ne cherche pas à se caser à tout pris et aime son travail. Voilà trois qualité très mal vues. Non seulement par les macho de services qui pensent qu’une femme n’est bonne qu’à faire une épouse, mais aussi par ses congénères (les autres femmes) qui ne comprennent pas son attitude. Les femmes sont même plus dures que les macho qui l’admirent au moins pour ses jolies formes. Ses diplômes et son jolis corps, tout comme son air détaché et sûre d’elle lui attirent la jalousie de ses collègues et lui causent bien des peines. Mais son plus gros chagrin, même si elle fait tout pour le dissimulé, c’est son ex qui lui cause. Après une relation de 5 ans celui-ci là quitte pour une femme avec qui il l’a trompée et qui est enceinte. Êtres au côté de Surimé c’était, prêtent-il trop dur à encaisser pour son égo. Moins diplômé, moins bien payé et moins grand de surcroît s’en était trop pour lui ! Bienvenue chez les cro-magnons. Surimé est bien consciente qu’au change elle ne perd pas grand chose (ce mec est un c** nous sommes toutes d’accord !) mais ça lui fait de la peine, qu’a-t-elle fait pour mériter ça ? Est-ce de sa faute si elle a des bon diplômes, un bon salaire et une grande taille ? Pourquoi devrait-elle culpabiliser à cause de ça ? Et c’est la la question la plus intéressante du manga. A travers la vie sociale de Surimé, les pression qu’elle subie, les sarcasmes qu’elle est obligé d’encaisser on s’interroge sur la position de la femme dans ce Japon moderne pas si avant-gardiste que ça. Surimé se retrouve confronté au une vision traditionaliste de la société qui vaut que les femme cherches un bon parti pour un bon mariage et pas une bonne carrière.

Après cet échec amoureux Surimé décide de se plier à 3 règles dans le choix d’un futur petit ami : gros diplôme, gros salaire, grande taille, les 3G. Mais c’est sans compter sur ce petit blondinet abandonné qu’elle découvre un soir devant chez elle. Elle le ramène, le soigne et le nourrit. Alors qu’il veut s’incruster elle lui lance sur le ton de la boutade, dans l’intention de s’en débarrasser vite fait : tu peux rester à condition de devenir mon animal de compagnie. Contre tout attente le jeune homme accepte et deviens son toutou à qui d’ailleurs elle donne le surnom de son défunt chien. Une étrange relation d’interdépendance se crée entre les deux. Mais un ancien amant refait surface. Le garçon parfait, les 3G et plus encore. Elle sort avec lui et joue les petite amie heureuse mais à trop vouloir en fait elle est toujours très tendue avec lui. Incapable de résister à son charme mais tout aussi incapable de se détendre et de se montrer sous son vrai jour. Voilà donc notre drôle de triangle amoureux.

Ce triangle original et le personnage de Surimé, femme moderne, attachante et réaliste (nombreuses sont les wander woman qui s’y reconnaîtrons, moi je suis pas assez fashion pour ça ! et la carrière moi… ma j’y vois bien des femme que je connais) sont autant de point fort qui font que ce titre sort son épingle du jeu. Enfin… pas trop quand même ! Car arrivée au troisième tome je vois déjà l’intrigue tourner en rond. Les situations qui devrait permettre à l’héroïne d’y voir clair se multiplient mais rien n’y fait, quand ils s’agit d’hommes et d’amour toute l’intelligence de Surimé semble s’être évaporée. Évaporée aussi la critique sociale qui rendait ce banal manga d’amour plus intéressant. Si Surimé est toujours confronté aux même difficultés, le récit se concentre exclusivement sur ses problème de cœur. Or la série fait 14 tomes !! Vu la tournure que prends déjà le récit au tome 3 je me vois mal tenir onze tomme de plus sur le même ton ! Moi j’aurais déjà bien vu une conclusion se profiler.

shôjo et romance
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les mini-chroniques de Timboy ~ Cherub

Cherub est un livre qui raconte l’histoire d’un garçon qui s’appelle Dante son père fait parti du club des vandale ou le chef, le furher,  veut absolument lui faire signer des papiers pour des histoires de terrain ses parent, son frère et sa sœur meurent devant lui. Deux jour plus tard il se réveille dans un endroit qui ne connait pas une agence d’agent secret pour les 10 a 17 ans avec ses nouveaux camarades : objectif    venger son père de l’assassin.

Le livre est bien, un peu triste au début mais après quand les missions commencent on est pris par l’histoire . il y a beaucoup de suspens,  on n’a pas envie de s’arrêter quand maman veut qu’on arrête de lire et éteigne la lumière.

à partir de 10 11 ans .

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Au temps de l’amour

C’est tout à fait par hasard que je suis tombé sur deux volumes de Yamaji Ebine, son dessin me rappelait celui de Nananan et je décidé de tenter l’expérience. Je ne regrette pas, le dessin tout comme les récits sont d’une grande finesse.

Aujourd’hui je vais vous parler d’Au temps de l’amour, un one-shot mettant en scène deux âmes perdues qui s’accrochent l’une à l’autre pour tenter de survivre, de refaire surface.

Shiori tombe sous le charme d’une jeune homme ténébreux. Emportée par sa fascination, elle se rends sur les bord de la rivière dans l’espoir de l’y croiser, mais le destin cruel lui fera faire une autre rencontre. Terrible rencontre qui va lui laisser une profonde blessure au cœur et au corps. Seiji témoin arrivé trop tard va devenir sa bouée de secours, celui qui sait et à qui elle peut parler en tout liberté. Mais ce qui les rapproche sont aussi les blessures du cœur du jeune homme qui a perdu son amant dans d’atroces circonstances quelques années plus tôt. Chacun va chercher à sauver l’autre pour finalement se sauver lui même.

Une histoire tragique, traité avec beaucoup de finesse et de talent qui en fait un récit réaliste ne sombrant (pas trop) dans le mélodrame. La fin est cependant exagérée, difficile de vous dire pourquoi sans spoiler, mais disons que cela contraste avec le reste du récit qui reste très réaliste autant dans les fait que dans le traitement des personnages et de leur sentiments.

Une très belle histoire d’amitié, d’amour et d’âmes cabossées, touchante par son traitement et servie par une beau dessin très fin et épurée. Je ne dirais pas que ce manga m’a bouleversé mais j’ai aimé le style de l’auteur et sa façon de nous faire entrer dans l’intimité de ses personnages. Cela m’a aussi fait réfléchir sur la façon dont l’héroïne réagit à ce qui lui arrive. Bref, une bonne lecture. Mais maintenant j’ai besoin de quelque chose de plus léger !

à lire aussi l’avis de Marianne

shôjo dramatique
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Le chat du kimono

Un kimono, un chat et une bd, il y a avait de quoi me mettre en appétit avec ces trois ingrédients là. Rajouté une dose de bon conseil, une belle rasade de dédicace et le tour est joué. Je repartais du FIBD d’Angoulême avec La trilogie de Nancy Peña sous le bras.

Aujourd’hui je vais vous parler du premier volet de cet étrange histoire : Le chat du kimono.

C’est au Japon que tout commence. Un tisserand, épris de la fille du patron, tisse un magnifique tissus aux motifs de chat pour confectionner un kimono à la belle. Mais insensible aux sentiments de l’artisan celle-ci le repousse. Commence alors une guerre de motifs acharnés : chats contre rats, chat contre grue… Un chat sort du kimono et s’égare. Nous le retrouvons sur un bateau, puis dans les rue de Londres. Chat fantasmagorique, hallucination ou simple chat errant ? Faut-il croire la légende ? Et quelle version ?

C’est dans un univers étrange et onirique que Peña nous entraîne, à la suite de ce chat, de son kimono. On y croise des personnages connu, d’autres inconnus, des clins d’œil à la pelle, le tout dans une ambiance fin XIX. Les histoires se croisent, se font écho. Est-ce le hasard où le chat ?

J’ai bien aimé cette histoire qui nous entraîne en terre connue (nous y rencontrons Sherlock Holmes et Watson ou encore Alice) et pourtant nouvelle. C’est très dépaysant et drôle tout en étant intéressant. Intéressant tout d’abord par son approche graphique. Les dessins sont très beau et captivant, surtout quand il s’agit des tissus qui prennent vie. Il est original et immédiatement reconnaissable (ça me change des manga pré-calibré !). L’histoire aussi est intéressante. Si on se demande parfois où est-ce qu’on va, on fini par se laisser aller et suivre les rocambolesques aventures de ce drôle de chat. Peu à peu l’intrigue se construit et les éléments se lient entre eux de façon étonnante. Si l’album se suffit à lui seul arrivé à la dernière page on a bien envie de découvrir la suite et voir vers quelles autres aventures se chat va-t-il nous entraîner.

Une très bonne lecture !

mon album dédicacé
mon album dédicacé

à lire aussi les avis de Mo’ et Champi

bientôt sur k.bd

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Banana Fish

Voilà déjà un moment que ce manga m’avait été conseillé. Et c’est par hasard que je suis tombé sur le premier tome d’occaz. Au début j’ai trouvé ça bizarre, un manga publié sur du papier jaune ? o_O

Mais finalement j’ai tout de suite accroché à l’intrigue et suis partie en quête des autres tomes. Je dis bien “en quête” parce que malheureusement la commercialisation de la série a été stoppées et le seul moyen de se la procurer est maintenant de chercher parmi les manga d’occasion. Moi qui adore chiner parmi les bouquin de deuxième main, j’ai pas eu de mal à me procurer une bonne partie de la série même s’il m’en manque encore quelques uns et que le tome 6 a mystérieusement disparu. Le monstre du bordel a encore frappé T_T


banana-fish

Un shôjo avec des flingues et sans filles !

On m’avait conseillé Banana Fish lorsque je disais vouloir lire d’autres shôjo que les habituelles histoires d’amour entre lycéens. Ben ouai ! J’ai passé l’âge ! Heu… je crois bien que je l’ai jamais eu cet âge là. Bref, les romances lycéennes ça va 5 minutes, mais très vite je m’ennuie. Du coup, alors que je faisais mes premiers pas au Club Shôjo, j’étais un peu perdue : moi lire du shôjo je veux bien, mais quel shôjo ?!

Avec Banana Fish je suis servie ! Pas de romance lycéenne, pas de lycée du tout d’ailleurs, pas même l’ombre d’une fille ! Mais des gangsters, des mafiosi, des flingues, une drogue mystérieuse, des complots politiques… Hé! Vous étes sure qu’il s’agit bien d’un shôjo là ? Mais bien sûr ma p’tit dame. Et ça se voit. ça se voit à la façon dont l’histoire est raconté, à la façon dont c’est mis en scène, la façon dont les sentiments des personnages sont traité où encore au type de relation qu’entretiennent les personnages entre eux. Si l’aventure aurait très bien pu servir pour un shônen, on sent bien dans ce récit la patte féminine dans le ton et le caractère des personnages.

Comme quoi, les filles ça ne parle pas que d’amour.

Un héros faut que ça souffre !

Je disais donc qu’on voit la patte féminin sur ce récit. Les traces sont visibles sur le backgroud des personnages et surtout sur the beau gosse de l’histoire : Ash. Les femmes se montrent particulièrement machiavéliques avec leur héros. Un héros faut que ça souffre ! Les hommes aussi sont dur avec leur perso, tout bon personnage de shônen à son lourd fardeau, mais disons que c’est moins psycho-dramatique. Ici Ash c’est pas un fardeau qu’il traîne mais tout une cargaison ! Rien ne lui est épargné ! Plus on avance dans le récit, plus son passé douloureux nous est dévoilé. C’est tellement terrible que c’est même un peu too much, mais disons que l’auteur maîtrise assez bien son machiavélisme dévoilant peu à peu le terrible passé (voire le terrible présent, parce que bon, la vie n’est pas rose et la merde c’est aussi aujourd’hui).

Par exemple, autre shôjo loin des romance lycéennes, Basara y va très fort des le premier tome côté psycho-drame. Et moi j’ai trouvé que c’était un peu trop. T’as à peine le temps de cerner un personnage que paf ! il est mort. J’ai décroché très vite. Avec Banana Fish c’est le contraire : quand ça devient too much c’est déjà trop tard, je suis prise par l’intrigue et laisse couler ce trop plein de drame.

banana fish 1

Mais c’est quoi l’histoire !?

Des flingues, du drames… tout ça ne vous dit pas de quoi parle ce manga ! Revenons au commencement ! Au tome 1 et au début de l’histoire.

1973, nous somme au Viet Nam. Un bande de soldats attend d’être démobilisé quand soudain l’un deux pète un câble et tire sur ses compagnons. Une fois désarmé celui-ci semble ne plus du tout avoir sa tête et répète : “banana fish”. Mais qui est Banana Fish ?

Retour au présent (enfin, le présent de l’époque : ) 1985, New York. Alors qu’une série de morts suspectes mobilise la police, un photographe japonais et son jeune assistant débarques pour faire un repartage au près des jeunes délinquants des rues. Charlie, un flic, va permettre à Ibe, le photographe, et Eiji, son assistant, de rencontrer la bande de Ash, un jeune chef de bande très respecté. C’est sans savoir que Ash c’est retrouvé bien malgré lui mêlé à une louche histoire de meurtre. Alors que les deux japonais sont en pleine interview, le repère de Ash est attaqué. Eiji et Ibe vont être embarqué dans une aventure trépidante où leur vie sera mise en danger. C’est ainsi que commence une longue histoire à la poursuite du Banana fish dans le New York des années 80. Aventure qui se prolonge sur 19 tomes.

banana fish 2

 

Et ça vaut le coup, ce manga jaune ?

Ouiii !! En tout cas moi j’aime bien 🙂

Le dessin, un peu moche dans le premier tome (on nous dit que Ash est un beau gosse, mais ça se voit pas tout de suite) évolue au fil des tomes pour devenir plus fluide et élégant, plus alléchant, mais peut-être aussi plus classique.

L’histoire quant à elle a sa dose de mystère et rebondissement qui font que je ne me suis pas ennuyé un seul instant en 15 tomes (j’ai pas encore trouvé la fin de la série). Si la dose d’émotion et de (bons) sentiments augmente au fil des tomes, il reste toujours l’aventure, l’action, les complots à déjouer, la mafia à doubler, Eiji à sauver… Ben oui, comme il y a pas de filles fallait bien un gentil garçon à sauver. Eiji il est mignon mais un peu trop naïf tout de même, la vraie godiche de l’histoire ! Mais que voulez-vous, difficile d’y échapper. Et si certaines fujoshi dans mon genre voit dans la relation qu’entretiennent Ash et Eiji de quoi faire un bon yaoi, cela reste tout à fait respectable et on peu aussi n’y voir qu’une amitié virile (enfin virile est un bien grand mot…).

En tout cas, si Banana fish est pas un chef d’oeuvre d’inventivité il n’en reste pas moins un manga très agréable à lire, rythmé, offrant une aventure sympa et complexe, des personnages attachants. Et il a l’incontestable mérite de me démontrer une fois pour toute que le shôjo peut être aussi riche et varié dans le genre d’histoire qu’il a à offrir que son pendant masculin. Si vous avez en avez l’occasion, lisez-le.

Ah ! J’allais oublier de vous dire qui en est l’auteur ! Ce manga c’est l’oeuvre de dame Akimi Yoshida dont on peut actuellement suivre la très bonne série Kamakura Diary

un shôjo d’aventure
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