Premières lignes #5 – Le dernier loup-garou

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Aujourd’hui je vous propose les premières lignes du roman que je viens juste de commencer : le dernier loup-garou de Glen Duncan. Je n’ai lu qu’une quarantaines de pages et je ne sais pas encore quoi penser du roman. Mais les premières lignes m’avaient donné envie :

« C’est officiel, dit Harley. Ils ont tué le Berlinois il y a deux nuits. Tu es le dernier. » Un silence, puis : « je suis désolé ».

Hier soir. Dans la bibliothèque de l’étage, chez lui, à Earl’s Court. Il se tenait légèrement penché en avant, crispé, entre la cheminée de pierre et le canapé sang-de-bœuf. J’occupais le fauteuil près de la fenêtre, un verre de Macallan de quarante-cinq ans d’âge et une Camel filtre à la main, les yeux fixés sur la nuit londonienne où la neige tombait dru. Parfum de mandarine, de cuir et de pin en combustion. Les quarante-huit heures écoulées n’avaient pas complètement dissipé l’engourdissement de la Malédiction : le loup s’attarde toujours dans les poignets et les épaules. Malgré ce que je venais d’entendre, je me disais : Je vais demander à Madeline de me masser ; huile de jasmin tiède et main magnolia aux ongles démesurés que je n’aime pas – que je n’aimerai jamais.

Couverture Le Dernier loup-garou

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