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Graines de bandits [BD]

Couverture Graines de bandits

J’avais été particulièrement touché par Les petites victoires de Yvon Roy, alors, quand Graines de bandits est sorti chez Rue de Sèvre, j’ai eu envie de le découvrir cette nouvelle bande dessinée autobiographique où l’auteur nous livre de souvenirs de son enfance.

Son précédent livre m’avait tellement touché que je m’attendais à être émue par ce nouveau témoignage. Finalement, cette nouvelle lecture m’a laissée assez indifférente. Je trouve le dessin toujours aussi agréable, et l’histoire qui est ici racontée est touchante, mais la magie ne s’est pas faite. Les mots n’ont pas résonné en moi et c’est avec une certaine froideur que j’ai lu cette bande dessinée. Je ne me suis pas attaché au héros, je n’ai pas été émue par son expérience, je n’ai rien ressenti du tout. C’est étrange. Le seul sentiment que j’ai éprouvé, c’est un certain agacement face au grand frère pour qui je n’ai eu aucune sympathie.

Ce sont les années 70 au Canada. Un jeune couple avec 2 enfants, 2 garçons d’une dizaine d’années, vadrouille à la recherche de leur futur coin de paradis. Un coin où s’installer loin de la ville, où faire pousser ses légumes et élever ses enfants. Mais le paradis devient un enfer. Le père se fait arnaquer, se retrouve à devoir déménager d’urgence dans un petit pavillon même pas fini. Lui se réfugie dans le fanatisme religieux, adhère à une association religieuse (secte ?) et décide de ne pas mettre les enfants à l’école pour les protéger des mauvaises influences. La mère elle se renferme, la frustration devient colère et noirceur. Fini les sourires et la mère aimante. Le temps passe, les interactions entre la mère et ses fils ne sont plus faites que de vagues de violences. Les parents se disputent. Les enfants s’occupent d’eux-mêmes, étudient les encyclopédies, se persuadent qu’ils sont trop bien pour l’école et jouent sur les terrains vagues. L’imagination occupe une grande place de leur vie et surtout dans celle du cadet, le héros de l’histoire, qui, pour fuir la violence du foyer, se réfugie dans son imagination où il s’invente les plus folles histoires.

Une histoire qui a tout pour toucher et qui pourtant n’a pas trouvé le chemin de mon coeur. Non pas que je sois indifférente au malheur du jeune héros, mais je n’ai pas été émue. Je l’ai lu avec plaisir, c’est agréable, mais je n’ai pas eu le coup de coeur que j’attendais.

Avez-vous lu cette bande dessinée ? Quel a été votre ressenti ? Je suis curieuse de connaitre votre avis.

sur le site des éditions Rue de Sèvres

→ sur Amazon ou chez votre libraire préféré

→ à lire aussi les avis de Noukette et Mes échappées livresques


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