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L’anime japonaise au diapason de la musique classique

Des animes on en trouve sur tout, pour tous les goût, pour tous les âges, du plus déluré au très sérieux, de l’ultra violent au super kawaii. Quoi qu’on aime, quoi qu’on cherche on est sur de trouver un anime ou deux à se mettre sous la dents.
Aujourd’hui je vais parler des animes dont l’intrigue tourne au tours de la musique classique. Une façon sympa de découvrir ou redécouvrir cette musique et la sortir des sentier battu de « musique pour intélo ». Je dit ça mais, on peut aimer la musique classique  et être fan d’anime ^^
Donc voilà, le thème est donné : musique classique. Je vais su présenter 2 séries entièrement tournées autour de la musique classique : Nodame Cantabile et La Corda d’oro, puis un long métrage de Isao Takahata : Goshu le Violoncelliste. Et je finirai avec un petit bonus (^_^).
/!\ Avis à tous les amateurs : si vous connaissez d’autres animes dédié à la musique classique, laissez moi un petit commentaire pour que je complète l’article 🙂

Nodame Cantabile

Titre original : のだめカンタービレ
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Cette anime en 3 saisons est tiré du josei manga éponyme de Tomoko Ninomya publié  entre 2001 à 2009 par les éditions Kodansha. Le manga compte 23 tomes dont 13 sont disponibles en français chez Pika.
Une première adaptation en drama a été tournée en 2006.
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C’est en 2007 que les studios J. C. Staff s’attaquent à l’adaptation en anime avec une première saison en 2007. Celle-ci compte compte 23 épisodes et est réalisé par Kenichi Kasai.
 En 2008 sort la deuxième saison : Nodame Cantabile : Paris-Hen, 11 épisodes. Réalisé par Chiaki Kon.
Une troisième et dernière saison, Nodame Cantabile Finale, de 11 épisodes également sort en 2010.

Synopsis :

Noda Megumi (alias Nodame) est une étudiante de piano dans l’école de musique Momogaoka. Elle est doté d’une mémoire auditive extraordinaire mais elle est mauvaise élève. Ne prenant pas les cours très au sérieux, elle ne joue que quand elle en a envie et se bloque complètement devant des professeurs trop exigeants.
Tiens, ça me fait penser à quelqu’un ça ! Moi aussi, je t’aime yomu-chan ^-^
Excusez moi cet aparté personnel… Revenons à nos moutons !
Le hasard fait que le voisin de palier de Nodame  n’est autres que Chiaki Shinichi, un des étudiants les plus brillants et les plus populaires de l’école de musique. Brillant musicien, perfectionniste, il joue parfaitement le violon et est inscrit aux cours de piano, tout comme Nodame.
Il se rencontrent quand, écoeuré par l’odeur nauséabonde qui émane de l’appartement d’à côté, Chiaki décide d’aller parler à son voisin. Tous les oppose, elle est négligé, étourdie, spontanée et insouciante ; lui réfléchi, sérieux et studieux. Bien que dans un premier temps Chiaki soit dégoûté par le côté crado de Nodame, il tombe sous le charme de sa musique, qui, malgré le manque de technique, touche profondément son auditoire.
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C’est ainsi que ces deux jeunes étudiants entament une drôle de relation. Nodame, tombée immédiatement amoureuse du beau Chiaki, fait tout pour devenir sa petite amie. Chiaki ne peut pas imaginer qu’une fille comme elle puisse être sa petite amie, pourtant il deviendra bien plus intime avec elle qu’avec qui que ce soit d’autre. Leur amitié tourne au tours de la musique classique et du désir profond de Chiaki de devenir un jour chef d’orchestre, malgré sa phobie des transports (avion et  bateau) qui l’empêchent d’envisager la poursuite de ses études de musique à l’étranger, seul moyen de vraiment se faire un nom dans le milieu.
Chiaki réussira-t-il à surmonter ses phobies et poursuivre ses rêves? Nodame parviendra-t-elle à séduire le beau Chiaki ? Regardez l’anime pour le savoir ! 😉

Mon avis :

C’est anime est vraiment très agréable. Non seulement on écoute de la bonne musique (et oui, j’aime le classique), on découvre pas mal de chose sur l’univers du classique : les différents instruments, auteurs, métier de chef d’orchestre…. Mais en plus les personnages sont extra.
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Déjà ce n’est pas un shôjo, l’histoire ne se déroule pas dans un lycée et les personnages sont de jeunes adultes. Ce qui veut dire que l’ensemble est bien moins enfantin que la plupart de shôjo life school. Et c’est un bon point 🙂
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Je n’ai rien contre un bon shôjo, mais bon, le côté puéril de leur romance, à la longue… Ici Nodame est aussi une pucelle qui n’a encore jamais embrassé de garçon, ça c’était difficile d’y échapper. Mais Chiaki lui, en revanche, des petites amies il en a déjà eu, et on imagine facilement qu’il n’ont pas fait de se bécoter en cachette. Ceci dit, le tout reste très chaste.
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En réalité il y a bien une romance dans Nodame Cantabile, mais l’histoire se concentre autant sur la carrière et l’évolution des protagonistes dans l’univers de la musique que sur leur relations sentimentales.
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Sans oublier l’humour. Car Nodame Cantabile c’est très drôle! Étonnant pour un anime sur le sujet de la musique classique, non ? Et justement, c’est le deuxième point positif. Le côté très drôle des personnage, et plus particulièrement de Nodame qui ne ratte pas une occasion de mettre les 2 pieds dans le plat, dédramatise le côté solennel de la musique, créant ainsi un bon équilibre.
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Concerto pour Piano de Rachmaninoff, joué par Chiaki sous la direction de Franz von Stresemann, chef d’orchestre de renommée international qui vient enseigner quelques temps à l’école Momogaoka et qui accepte de prendre Chiaki comme élève  (leçon 10) :
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Sonate en mi mineur pour violon et piano, Op. 82, Edegar joué par Chiaki et Nodame chez l’oncle de Chiaki (leçon 15) :
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Rhapsody in Blu de Gershwin (leçon 10) :
 Il existe même des jeux Nodame Cantabile pour DS, PS2 et Wii ^^
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La Corda d’oro :

Titre original :   金色のコルダ
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Cat anime est tiré d’un shôjo manga de Yuki Kure, publié au Japon aux édition Hakusensha, lui-même adapté du jeu vidéo de rôle produit par la kohei.
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L’anime a été réalisé par Kôjin Ochi Yoshida aux studios Yumeta Company.
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Saison 1 : La corda d’oro ~ Primo Passo, 26 épisodes
Saison 2 : La corda d’oro ~ Secondo Passo, 2 épisodes
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Synopsis :

Hino Kahoko est une élève du lycée Seisou, section générale. Le lycée compte 2 section : générale et musique.
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Le jour de la rentrée elle arrive très en retard et, alors qu’elle reprends son souffle, la petite fée Lili lui apparaît. Étant la seule à pouvoir voir cette petite fée protectrice de l’école, Kahako est inscritte d’office aux concours de musiques qui auront bientôt lieu dans l’école alors qu’elle n’a jamais touché à un instrument de musique de sa vie.
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Lili lui confiera Corda, un violon magique qui permet à n’importe qui de jouer à condition que la musique vienne du coeur. C’est ainsi que Kahoko se retrouvera à participer aux 4 sélections de musique de l’école au côté de musiciens expérimentés, tous issu de la section musique, exception faite de Ryotaro Tsuchiura qui, comme Kahoko, vient de la section générale.
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Mon avis :

Contrairement a l’anime précédent ici on est bien dans un shôjo et l’intrigue, bien qu’elle tourne autour de la musique classique, se déroule dans la pure tradition du shôjo harem et pour cause, le scénario est tiré d’un jeu vidéo de rôle pour jeune filles.
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Je m’explique : Hino Kahoko est une jeune fille pleine de vie, touchante et tout et tout… Grâce à sa force de volonté elle réussira à séduire presque tous les étudiants avec qui elle va être en compétition dans les concours de musique, et ceux-ci sont presque tous des garçon, évidemment !
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Elle n’aura que l’embarras du choix pour se choisir un petit amis, avec bien sur 2 beaux gosses (ses préférés) qui devront se battre pour les beaux yeux de la belle. Heureusement pour nous ils se battront à coup de performances musicales 😀
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Donc, pour conclure je dirais que l’intrigue est basique, du déjà vu mille fois, le graphisme pas désagréable, mais pas super non plus. Pour sauver l’ensemble des personnages somme toute attachant et, surtout, de la bonne musique à chaque épisode !
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D’ailleurs, musicalement parlant, la qualité du son, des interprétations dans La Corda d’oro m’ont paru bien meilleures  que dans Nodame. Si ce dernier à un scénario plus intéressant, j’ai préféré la bande originale de celui-ci.
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Performance  de Kahoko lors de la première sélection, accompagné par Tsuchiura au piano. Tristesse (Étude Opus 10 No.3) de Chopin :
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Ave Maria de Schubert par Tsukimori Len et Hino Kahoko
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Goshu le violoncelliste :

Titre original : セロ弾きのゴーシュ
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Adaptation de la nouvelle éponyme de Miyazawa, ce long métrage a été réalisé par Isao Takahata (高畑・勲) en 1982. Ce film a reçu le prix Noborô Ôfuji, récompense reconnue dans le domaine de l’animation japonaise.
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Synopsis :

Goshu est un violoncelliste d’orchestre maladroit. Malgré les remontrances du chef d’orchestre, il ne se décourage pas et travaille dur pour s’améliorer. C’est auprès des animaux qui lui rendrons visite : un chat, un coucou, un tanuki et un mulot qu’il apprendra ce qui lui manque et ainsi devenir un meilleurs musicien.
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Critique :

Je n’ai pas grand chose à dire sur ce film. C’est mignon, on passe un très agréable moment en compagnie de Goshu et des petits animaux attachants et agaçants.
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La persévérance et la ténacité de Goshu fini par payer. Il apprend à écouter les conseils que chaque animal lui livre directement ou indirectement. En ouvrant son cœur, sa musique aussi devient meilleure.
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A regarder avec des petits qui s’amuseront  de voir tous ces animaux faire tourner en bourrique le pauvre Goshu.
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bande annonce du film (en japonais) :
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Pour plus d’infos sur le film, rendez-vous sur site Buta Connection
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L’heure est venue de vous présenter le petit bonus :

Les descendant des ténèbres

(闇の末裔, Yami no matsuei)

Le héros est un shinigami travaillant pour le Jū Ō Chō, organisation qui depuis des millénaire guide les âmes des morts vers l’au-delà.
 
La série de 13 épisodes, réalisé par Hiroko Takita, est tiré du shôjo éponyme de Yoko Matsushita.  
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Si je vous en parle ici, c’est que c’est cet anime qui m’a permit de découvrir un superbe morceau : la sonate en sol mineur de Tartini, connue sous le nom de Trille du Diable.

La légende veut que ce morceau ai été inspiré en rêve à Tartini par le diable lui-même. Une musique qui se prête très bien à une histoire de shinigami 🙂

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Si l’intrigue principale de l’anime n’a rien à voir avec la musique classique, c’est au tours de la trille du diable de Tartini que se déroule l’action des épisodes 4, 5 et 6.
Voici un extrait de l’OST de l’anime:
et une version… plus moderne 🙂
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Je suis tombée sous le charme de ce morceau en regardant Les descendant des ténèbres. Depuis j’en ai écouté 10 versions différentes et j’ai compris l’importance de l’interprétation. D’un interprète à l’autre on a parfois l’impression qu’il ne s’agit pas du même morceau.

J’espère que vous aurez apprécié tous ces extraits.
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Maintenant, si vous avez envie de pousser plus loin le rapprochement entre musique classique et anime, je vous conseille de lire le très intéressant et très long article de Mackie : Musique classique et anime : un accord presque parfait.
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Moi j’aime et j’écoute beaucoup de musique classique, mais je dois vous avouez que j’y connais rien. Avec Mackie vous avez à faire à un vrai mélomane qui  en plus nous propose une discographie !
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Le koto

Petite présentation sans prétention du koto : instrument traditionnel japonais.

koto-kanji.jpg
Le koto est un instrument à cordes pincées. sorte de cithare à 13 cordes. Originaire de Chine, il s’apparente à l’actuel zheng chinois.
Il fut introduit au Japon durant l’époque Nara (710-794). Initialement il n’était joué qu’à la cours impériale. Puis il s’est peu à peu démocratisé sous
l’influence de plusieurs grands musiciens.
  Harunobu---musicienne-au-koto.jpg
Musicienne au koto de Suzuki Harunobu (1725-1770)

L’instrument :
Le koto est fabriqué en bois de paulownia et mesure environ 1,80m. Il a une forme légèrement recourbé.
koto.png
Les chevalets amovibles (柱/ji) sont traditionnellement en ivoire. On accorde l’instrument en les déplaçant.
Koto (sou)-ryubiLes cordes étaient
traditionnellement fabriqué en fil de soie.
Aujourd’hui on utilise différents matériaux synthétiques qui permettent de mieux tendres les cordes.
On les les pince avec les doigts ou à l’aide de grattoirs, en ivoire ou en plastique.
koto détail
Si le koto traditionnel compte 13 cordes, Au XX siècle de nouveaux koto furent crée avec plus de cordes :
  • le jûshichigen : 17 cordes, crée en 1921 par Miyagi Michio, devenu depuis assez populaire.
  • le nijûgen : littéralement le nom signifie 20 cordes, mais en réalité il en compte 21. Il est très utilisé en musique contemporaine.
  • le nijûgogen : 25 cordes
  • le sanjûgen : 30 cordes
  • le sanjûnigen : 32 cordes.

Duo Kokohana : elles interprétent des morceaux contemporains sur koto
à 25 cordes
Miyagi Michio créa également un koto a 80 cordes, mais aujourd’hui cet instrument n’est plus joué. Il n’en existe qu’un seul exemplaire.

La musique :
Le gagaku:

Comme nous l’avons vu, à son arrivé au Japon, le koto n’était utilisé qu’à la court impériale. Accompagné d’autres instruments à cordes, à vents et de percussion il était utilisé dans le gagaku (雅楽). Littéralement ce terme signifie musique élégante, raffinée, il désigne la musique de la court impériale.

Voici une vidéo pour ce faire une idée de ce que le gagaku est. Franchement, faut aimer. On dirait… un animal à l’agonie 😀

Enfin, pour les courageux, voici 12 minutes de torture :

 

Yatsuhashi Kengyo (1614-1685) :
Yatsuhashi Kengyo (八橋 検校) sort le koto de la court impériale pour le faire découvrir à un plus large public.
yatsuhashi-kengyo.gif
Joueur de shamisen, il appris le koto avec un musicien de la court. Il crée un nouveau style, utilisant de gammes différentes de celle utilisée dans le gagaku. Il adapte le style Soukyoku, à l’origine un style de musique ovale, pour être joué au koto, tout comme ce style est à l’ogigine du shamisen jiuta ». Cela donnera naissence à la musique de koto encore joué de nos jours. En effet Yatsuhashi est considéré comme le père du koto oderne.
Il composa de très beau solo, parmi lesquels « Rokudan no Shirabe », morceau composé de 6 variations, très conue :

Après Yatsuhashi Kengyo, la musique de koto est principalement transmise au sein d’une guilde de musiciens aveugles : Toudouza (当道座). La Toudou est reconnue par le gouvernement du Shogun. Ses musicien, outre le koto, jouent également du Heiki Biwa (sorte de lute japonais), du shamisen « Jiuta ». La guilde Toudou, qui avait vu le jour à la période Muromachi, sera dissoute durant la restauration Meiji. Tout comme la musique de shamisen, le koto se libérera de la Toudou à partir de la période Meiji (voir Nitaboh ).

Miyagi Michio (1894-1956) :

Miyagi Michi (宮城 道雄) fut le premier à intégrer les sonorité de la musique occidentale dans la musique de koto traditionnel, créant un nouveau style.Michio-Miyagi.png

Alors que le Japon est en pleine occidentalisation, Miyagi contribue à faire renaître un intérêt pour le koto. Il contribua également à faire connaître le koto hors du Japon.

compositeur prolifique, il laissa plus de 300 compositions. Il inventa également le koto à 17 cordes ainsi qu’un koto de 80 codes.

« Haru no Umi » est une des ses compositions les plus connues. Ici interprété par Yoko Hiroaka au koto et Kaoru Kakizakai au shakuhachi :

Autre très belle interprétation de « Haru no umi » à la guitare et à la flûte traversière par le Duo Piazzolla : link

« Tegoto » interprété par Kaori kimoto :

« London no ame » interprété par Mieko Mliyazaki :

Le koto aujourd’hui :

Le koto est actuellement l’instrument traditionnel le plus joué au Japon.

Dans les années soixante, période de développement de la musique moderne, de nombreuses pièces pour koto à 17 cordes sont composé. Les koto de 21 cordes et plus
sont crée.

Avec le boom de la musique du monde dans les années 90, la musique traditionnelle japonaise fusionne avec la pop, une nouvelle ère commence pour le koto. Aujourd’hui le koto est associé à de nombreux instruments et utilisé dans les styles très varié allant du jazz fusion à l’électro-acoustique.

De nombreux musicien s’intéressent aux sonorité du koto. On peut par exemple entendre du koto dans « Moss Garden » de David Bowie, extrait de l’album Heroes :

Quelques artistes contemporains :

Mieko Miyazaki :

mieko-miyazaki.jpg
Artiste japonaise, installé en France depuis 2005, elle joue et compose sur un koto traditionnel (13 cordes). Avec Miyazaki la fusion prends tout son sens. Elle marie le koto a toutes sortes de musiques et d’instruments.En France elle fonde le groupe Trio Miyazaki, koto violon et accordéon. elle participe également à de nombreux projets avec d’autres musiciens d’horizons très divers.

J’apprécie énormément cette musicienne, j’aimerais lui consacrer un article ultérieurement.Son site : link

 

Les deux artistes qui vont suivre jouent du koto à 17 cordes dans des compositions contemporaines, mariant le koto à la musique jazz et électro-acoustique. Leur musique est assez spéciale, beaucoup moins abordable, je trouve. Cela reste néanmoins intéressant et mérite d’être cité.

 

Masaoka Miya :

masaoka_koto_hands_sh.jpgAméricaine d’origine japonaise

son site : link

sa page sur MySpace : link

Michiyo Yagi :

michiyo-yagi.jpg

Artiste japonaise

sa page MySpace : link

Performance de Michio Yagi et Miya Masaoka, Live à Shinjuku en 2010 :

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Onmipotent Youth Society

J’ai découvert ce groupe de rock chinois en lisant l’article « Des groupes de rock qui chantent la grisaille » dans le Courrier international du mois de janvier (n°1106), qui consacré sa une à la jeunesse chinoise.
Dans cet extrait tiré d’un article du Yazhou Zhoukan (hebdomadaire de Hong kong), Zhang Tiezhi décrit le Omnipotent Youth Society comme le groupe de rock le plus populaire de Chine depuis 2 ans. Il ajoute :
Leur Musique, loins des sentier battus de la mode, combine vieux chants populaires, blues et rock. Leur succès tient à leur musique, ensorcelante, mais aussi aux textes de leur chansons, qui expriment la détresse et le spleen vertigineux d’un très grand nombre de jeune citadins […] ses chansons décrivent surtout la désolation et la triste banalité de la vie comme noyée dans la grisaille. « Noirceur », tel est le maître mot qui préside à leur sens de la vie.
Il n’en fallait pas plus pour piquer ma curiosité ! A quoi ressemble donc ce rock qui exprime si bien la détresse de la jeunesse chinoise ? Curieuse de le savoir, j’ai fait quelques recherches et découvert une musique qui me touche.
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La voix du chanteur est très agréable, et j’avoue avoir un faible pour le chinois. Bien que je ne comprenne pas un mot, je trouve la sonorité de la langue très belle et j’aime l’écouter.
La musique est aussi très belle. Surtout inspiré par le rock alternatif des années 90, Omnipotent Youth Society nous offre de très belle mélodies.
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Le groupe est originaire de la ville de Shijiazhuang (石家庄), capitale de la province de Hebei, situé à 300 km au Sud de Beijing (Pékin). Travaillant avec des label indépendants, le groupe tourne dans toute la Chine ou il rencontre un public très enthousiaste.
Nom chinois du groupe : 万能青年旅店
Membres du groupe : Dong Yaqian (voix), Ji Geng (basse), Yang Yougeng (batterie), Shi Li (trompettiste)
Omnipotent Youth Society on Myspace
Vous pouvez également renconter le groupe lors d’un concert à Pékin sur noisey : SPECIAL ENGAGEMENTS 003: OMNIPOTENT YOUTH SOCIETY
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Et voici la vidéo du concert enregistré par Noisey !! Plus d’une heure de concert live ! Enjoy 🙂
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Tsugaru Shamisen

En présentant un groupe japonais que j’aime beaucoup, les Yoshida Brothers, j’ai eu envie d’en savoir plus sur le Tsugaru shamisen. C’est quoi au juste? Et quel est la différence avec le shamisen classique? C’est ainsi que j’ai découvert que les autres joueurs de shamisen contemporains que j’apprécie, pratiquent également le tsugaru shamisen.
Je vais donc faire une petite présentation de ce style musical et puis vous parler de quelques uns des artistes connus avec vidéos à l’appui (^_^) J’espère que ça vous intéressera

Le tsugaru shamisen :

Le tsugaru shamisen (津軽三味線) est un style de musique traditionnelle japonaise assez récent. Il peut être joué sur plusieurs types de shamisen qui diffèrent entre eux par la taille de leur manche : le futozao (太棹), le chûzao (中棹) et le hosozao (細棹). Bien que traditionnellement il n’y ai pas eu de préférence entre ces trois types d’instrument dans la pratique du Tsugaru shamisen, aujourd’hui on n’utilise plus que le futozao, instrument avec le plus long manche. Le terme tsugaru shamisen est aujourd’hui communément utilisé pour parler de cet instrument.
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Ce style est originaire de la région de Tsugaru, actuelle préfecture de Aomori (青森県), au nord de Honshû, île principale du Japon. Le Tsugaru shamisen est plus rythmé que le shamisen classique, utilisé par exemple dans le théâtre kabuki.
A l’origine, ce style était joué par des mendiant aveugles qui faisait du porte à porte en jouant devant les demeures jusqu’à recevoir un peu d’argent ou de la nourriture. On appelle cette pratique le kadotsuke (門付け). La légende veux que ce style aie été inventé par un mendiant du nom de  Nitaboh (仁太坊), originaire de la ville de Kanagi, dans le région de Tsugaru. Nitaboh, de son vrai nom Akimoto Nitarô, a vécu de 1857 à 1928. Un film d’animation à été réalisé par Akio Nishizawa en 2004, adaptation de la biographie de Nitaboh écrite par Daijo Kazuo.
Voici un magnifique solo tiré du film. Je ne connais pas le nom de l’interprète :

 

Les pièces traditionnelles de tsugaru shamisen sont composé d’une partie fixe et d’une partie variable improvisé par le musicien, ce qui en fait un style propice aux improvisation, laissant une grande liberté d’expression à l’interprète. Aujourd’hui, le tsugaru shamisen est le style de shamisen le plus populaire au Japon.
Parmi des artistes reconnu pour leur talent, on peut citer Takahashi Chikuzan (高橋竹山) (1910-1998). Chikuzan, né Takahashi Sadazô à Kiminato dans la préfecture d’Aomori, devient aveugle à l’âge de 2 ans. Il sera envoyé chez Toda Jûjirô, musicien de Tsugaru shamisen, afin de devenir son apprenti. Avant la guerre il gagne sa vie en pratiquant le kabotsuke (porte à porte musical). Il se fera remarquer après la guerre et accompagnera le chanteur de musique traditionnel Narita Uchiku. Celui-ci lui donnera son nom d’artiste : Chikuzan. A la suite il jouera en solo, notamment dans un lieu appelé « jan-jan » dans le quartier de Shibuya, à Tokyo. Parmi ses disciples les plus connu, une femme ayant prix le nom de Takahashi Chikuzan II interprété encore aujourd’hui son répertoire. Au côté de Takahashi on peut citer d’autres musiciens tel que Kida Rinshôei (木田林松栄) (1911 – 1979), Shirakawa Gunpachirô (川軍八郎) (1909-1962) ou encore Fukushi Masakatsu (福士政勝) (1913 – 1969). Plus récemment des musiciens comme Yamada Chisato (山田千里) (1931 – 2003) ont contribué à la popularité du Tsugaru shamisen au Japon.

 

C’est avec Takahashi Chikuzan que commence le boom du tsugaru shamisen, ouvrant la vois à de nombreux artistes contemporains. Cette nouvelle vague d’artistes mêle allègrement les rythmes traditionnels du Tsugaru shamisen à la musique contemporaine et électroniques, à l’instar des Yoshida Brothers dont j’ai parlé dans un précédent article.


Quelques musiciens contemporains :
Yoshida Brothers
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groupe formé par les frères Ryoichiro et Kenichi. Pour voir leur vidéo et avoir plus d’infos, voir l’article Yoshida Brothers
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Hiromitsu Agatsuma
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Né à Ibaraki en 1973, il commence à étudier le tsugaru shamisen à 6 ans et reçoit son premier prix à l’âge de 14 ans. Depuis il a collaboré avec des artistes internationaux tel que Herbie Hancock, Marcus Miller…
Avec le pianiste Satoru Shionaya il forme le groupe Aga-Shio, fusion entre tsugaru shamisen et jazz.


Shinichi Kinoshita:

Shinichi-Kinoshita.jpg
Né dans la préfecture de Wakayama en 1965 de parents musiciens. Il grandi en écoutant le Min’yo, musique traditionnelle japonaise. A l’âge de 10 ans il commence à étudier le shamisen avec son père, lui-même musicien professionnel. Ce n’est que plus tard, qu’il prendra des distances avec l’enseignement de son père pour s’intéresser au Tsugaru shamisen, dont les rythmes plus soutenus l’attirent. Il élaborera son propre style en collaborant avec des musiciens de divers horizons tel que le guitariste jazz Kazumi Watanabe ou le percussionniste wadaiko Eitetsu Hayashi. En 1993 il fonde un groupe de rock, le Kinoshita Group.
    Au taiko c’est Hiroshi Motofuji
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Keisho Ohno:
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Né dans la préfecture de Niigata, il devient à 6 ans l’apprenti de Takahashi Chikuzei, dissiple direct de Takahashi Chikuzan. Il recevra la reconnaissance de ses maître avant de s’installer à Osaka en 2000. En 2004 il fonde « Keisho Ohno with Tsugaru shamisen Soul », groupe unissant le tsugaru shamisen au synthétiseur, trombone et batterie. Keisho Ohno se produits régulièrement en France avec son groupe.
sa page Facebook : link
sa page Myspace : link
site officiel : link
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Yoshida Brothers

yoshida-brothers.jpg
Yoshida Brothers (吉田兄弟, Yoshida kyōdai) est le nom d’un groupe de musique japonais que j’aime beaucoup. Il se compose des 2 frères Yoshida, l’aîné, Ryoichiro (良一郎), né en 1977 et Kenichi (健一), né en 1979. Ils sont né à Noboribetsu, Hokkaido, dans le nord du Japon.
Dès l’âge de 5 ans il commencent à étudier le shamisen, du style Tsugaru Shamisen. En 1990 il étudient au près du maître Takashi Sasaki. Puis il s’orientent vers les création de musique contemporaine et font leur début en major en 1999. Leur musique est une fusion entre les son traditionnels, la musique et des rythmes modernes.
Yoshida bro
Discographie :
Albums :
2000 – Move et Ibuki
2002 – Soulful
2003 – Frontiers et Yoshida Brtothers
2004 – Yoshida Brothers II
2006 – Yoshida Brothers III
2007 – Hishou
2008 – Best of Yoshida Brothers
2009 – Prism et Another Side of Yoshida Brothers
Sigles :
2002 – Storm
2005 – Rising
Je suis une bien piètre critique musicale (j’y connais rien) alors laissons place à la musique pour vous faire votre propre idée (^_^)
Rising, Kodo et Storm sont leur morceaux les plus apprécié, si j’en crois un petit sondage qu’il ont lancé il y a quelques temps sur leur mur Facebook :

Quelques autre morceaux intéressants :


Ils collaborent avec plusieurs artistes. Moi, j’aime beaucoup la chanson où il accompagnent de leurs shamisens le groupe Monkey Majik : Change

Et pour finir, les Yoshida brothers dans l’album Nightmare Revisited, Walt Disney records, 2008 :



Leur page Facebook : ils postent régulièrement des vidéos, mais le plus souvent c’est de la publicité. Un peu trop de pub à mon goût, mais bon…
Retrouvez les aussi sur Youtube et Myspace
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