Archives de catégorie : littérature jeunesse

Quant d’heure nostalgie avec Pandi

Cette foi, la chronique livre jeunesse ne sera pas dédiée à un livre que je découvre, mais à une oeuvre qui me renvoie en enfance.

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j’ai emprunté un des albums de Pandi à la bibliothèque pour Mimi-chan. Depuis bientôt deux semaine elle me le réclame chaque soir. Et moi, qui généralement déteste le genre de livre enfant simpliste à l’instar de L’âne Trotro, T’chupi, Petit ours brun (alors lui vraiment j’ai jamais pu le piffrer!)… avec Pandi je suis ravie.

Tout d’abourd j’aime beaucoup le dessin, c’est « cro mi’non » comme dirait Mimi-chan. Et puis c’est ma madeleine à moi. Je me souviens avoir possédé plusieurs de ses albums quand j’étais toutes petite. Déjà à l’époque la bouille du petit panda m’avais fait craquer et depuis j’ai un faible pour ces petites bêtes.

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Et finalement, l’histoire n’est pas si simpliste que ça. Contrairement à T’choupi où l’on ne raconte le quotidien d’une journée ordinaire, Pandi fait appel à l’imagination. Et contrairement à Trotro qui ne fait que des bêtise, Pandi invente des jeux amusant et pas stupides, comme par exemple partir à l’aventure dans la maison un jour de pluie en jouant les explorateurs. Le vocabulaire y est aussi plus recherché, tout en ayant des phrases simples. Mimi-chan y a appris des tas de nouveau mots :

« maman, c’est quoi l’aventure? »

« maman, c’est quoi un explorateur? »

« maman, c’est quoi un oasis ? »

« maman, ça veut dire quoi ascension ? »

Cela implique que je passe du temps à essayer de trouver des explications qu’elle puisse comprendre. Comment expliquer ce qu’est l’aventure ? Mais c’est plus stimulant que « à la cantine il y a du poisson pané et des petits pois » ou « T’choupi enlève son manteau ».

Non seulement l’histoire est un chouia plus complexe, plus imaginative, mais en plus on y trouve le deuxième degré : alors que Pandi prétend avoir trouvé un oasis, l’image montre le frigo. L’enfant doit alors comprendre ce qu’est une oasis et pourquoi Pandi prétend que le frigo en est une. Cela stimule son imagination et donne de bonne idée de jeux.

Et moi, je savoure ma madeleine sur le lit de mon enfant (^-^)

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Malheureusement les albums de Pandi ne sont plus commercialisé, mais on peut encore en trouver d’occaz.

Quant à l’auteur, Oda Taro, je n’ai pas trouvé beaucoup d’infos sur lui, si ce n’est qu’il est italien, de son vrai nom Antonio Lupatelli. Il a travaillé en France sous le pseudonyme Tony Wolf, puis en Italie sous le nom de Oda Taro comme illustrateur pour livres d’enfants.

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Light novel (en France)

En regardant mes statistiques hier matin, j’ai vu qu’un (ou une) internaute avait été conduit jusqu’au blog par la recherche suivante « liste de tous les light novel licencié en france ». J’étais surprise. Il est vrai que j’ai cité le terme à plusieurs reprises et que j’en donne la définition dans le lexique. Mais ça s’arrête là.

Pourtant cette recherche a piqué ma curiosité. Moi aussi j’aimerais en savoir plus sur les light novels et, pourquoi pas en lire un ou deux afin de me faire une idée (^-^)

Mais, au fait, un light novel c’est quoi?

Le light novel est un style de roman japonais qui vise un public jeune (ado et/ou jeunes adultes). Il s’agit plus d’un divertissement que de littérature à proprement parler. Les textes plus simples que ceux des romans habituels : prédominance des dialogues, paragraphes et phrases courtes, furigana* donnant la lecture des kanji difficiles… Généralement un light novel ne dépasse pas les 50.000 idéogrammes. Les textes sont accompagnés d’illustrations. L’histoire peut se dérouler sur plusieurs tomes. Avant de paraître en format poche, ils sont généralement pré-publiés dans des revues spécialisées, comme le manga.

n°6Après avoir vu et beaucoup aimé la version animé de No.6, j’ai trouvé le light novel écrit par Atsuko Asano et Momomi Machida traduit en français, aux Éditions du Rocher. Si je ne l’ai toujours pas acheté, c’est que sur les 9 tomes de la série originale, les Éditions du Rocher n’en ont publié que 5. Et j’ai bien peur que les traductions aient été stoppées, puisque le dernier tome est paru en 2009 et depuis… rien. J’ai pas très envie de commencer une série si je ne peux pas en lire la fin ! D’autant plus que c’est justement la fin de l’histoire qui est un peu trop vite bâcle dans l’anime.

Finalement, j’ai décidé de faire quelques recherches sur le net pour savoir quel autres light novels sont licenciés en France. C’est là que je suis tombé sur un petit article qui disait que très peu de light novel sont traduit pour le marché francophone. De plus, l’article déplore la façon dont ceux-ci sont commercialisés citant en mauvais exemple La Mélancolie de Haruhi Suzumiya de Naguru Tanigawa publié chez Hachette jeunesse. L’éditeur a, en effet, supprimé les illustrations originales de Noizi Ito et modifié la couverture.

La caractéristique du light novel, outre un style d’écriture très abordable, c’est justement d’être accompagné d’image. Pourquoi l’éditeur a-t-il fait ce choix ? Pas étonnant que la publication de la série Suzumiya Haruhi a été stoppé dès ce premier tome.

Tout comme l’auteur de l’article, je pense que la cible du light novel c’est avant tout les fan de manga et anime. Quel fan, après avoir flashé sur un anime, n’a pas eu envie de lire la version manga pour y découvrir quelques détails supplémentaires, mieux connaître les personnages ou tout simplement partager un peu plus leur univers. De même, après avoir lu un manga, c’est avec plaisir qu’on se laisse aller à en visionner la version animé. Pourquoi ne pas joindre le light novel à ce media mix, comme ça se fait au Japon, d’ailleurs.  Bien sûr, si le manga et le light novel sont publiés par deux éditeurs différents c’est pas évident à mettre en place.

Je pense néanmoins qu’il serait plus intéressant de mettre l’accent sur la corrélation anime/manga/light novel et pourquoi pas jeu vidéo, figurines, et autres goodies

L’article, qui date de 2010, annonçait l’intention de Glénat de publier des light novel. Ci tôt dit, ci tôt fait. j’ai filé sur le site de l’éditeur. En voilà un éditeur intelligent ! Glénat a ajouté les light novels au catalogue de Glénat manga, regroupé dans la collection Roman.  En 3 clics j’ai pu visionner leur offre, qui, pour l’instant, se compose de 5 séries :

  • D. Gray-man Reverse de Katsura Hoshino et Kaya Kizuki (1 tome, en cours)
  • L’épée de l’empreur de Baku Yumemakura (2 tomes, en cours)
  • Library wars de Hiro Arikawa (3 tomes, en cours)
  • Roman One Piece de Eichiro Oda (1 tome, terminé)
  • The sky crawlers de Mori Hiroshi (2 tomes, en cours)

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Si Glénat l’a fait, les autres aussi, non ? Naïve que je suis, bien-sur que non ! Les gens intelligents, finalement ça court pas les rue. Mais non, je suis pas méchante, c’est juste que trouver des light novel en français est un véritable parcours du combattant. Faut être motivé ! Mais je baisse pas les bras, je  poursuis mes recherches sur le net et découvre la série Les 12 Royaumes de Fuyumi Ono et Akihiro Yamada publiée par Milan jeunesse. Je file sur le site de l’éditeur et j’y passe 3 plombes pour… rien !!

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Si les éditions Milan ont le mérite d’avoir publié le light novel au même format que l’original, c’est hors collection. Impossible de savoir s’il y en a d’autres ou pas, à moins de se taper tout le catalogue… et encore. Pour dire les choses poliment : je n’ai pas du tout aimé leur site. C’est finalement en allant sur Amazon que j’ai découvert que Milan avait publié un deuxième light novel : La Chasseuse de bête de Nahoko Uehashi. Après ça, j’ai encore fouillé, mais je n’ai rien trouvé. J’ai fini par jeter l’éponge.

Résultat de l’expérience ? Si vous cherchez des light novels, armez-vous de courage !!

Moi, j’en ai eu assez de chercher, mais si vous connaissez d’autres titres et/ou d’autres éditeurs proposant des light novels traduits en français, laissez un petit com 😉


Edit :

Voici quelques autre light novel publié en français :

  • Blood, la nuit des prédateurs. Momoru Oshii. Panini manga
  • Le chevalier d’Eon. Ubukata Tô. Calmann-Levy
  • Les chroniques d’Arslan . Tanaka Yoshiki. Calmann-Levy
  • Chroniques de la guerre de Lodoss. Mizuno Ryû. calmann-Levy
  • Deth note. Nisio Isin. Kana
  • Dragon ball. Toriyama Akira. Hachette
  • Dragon Brothers. Tanaka Yoshiki. Hachette
  • Fullmetal alchimiste. Inoue Makoto. Fleuve noir
  • Gardien de l’esprit sacré. Uehashi Nahoko. Milan
  • Guin saga. Kaoru Kurimoto. Fleuve noir
  • Love & Destroy. Hamasaki. Tonkam
  • Shaman king. Mitsuhi Hideki. Hachette
  • Trinity Blood. Yoshida Sunao. Hachette
  • Vampire knight. Fujisaki Ayuna. Panini manga
  • Video Girl. Tomita Sukehiro. Tonkam
  • Zetman. Katsura Masakuzu. Tonkam

 

Je ne suis pas sûre que tous les livres cité puissent être considéré comme des light novel, mais comme les éditeurs français ne spécifient jamais s’il s’agit d’un light novel ou d’un autre genre de littérature, il est assez difficile d’être catégorique.

Certains d’entre vous auront reconnu les titres de manga ou animes. Il s’agit parfois de roman adapté en anime/manga, parfois de l’inverse. Certain manga/anime à succès sont novélisé. Soit le light novel reprend l’histoire du manga en détaillant certains passages obscures, soit le roman traite de personnages secondaires ou de nouvelles intrigues originales reprenant les héros du manga.

Si vous connaissez d’autres titres, merci de me les communiquer 🙂


Edit 2 :

Les light-novel critiqué sur Ma petite Médiathèque :


Edit 3 :

Light-novel ~ les éditions françaises


 

Edit 4 :

Envie d’en savoir plus sur le light novel ? articles à lire ailleurs :

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Ouanji

Magnifique album jeunesse de Adrien Chapuis publié par les éditions du Rocher dans la collection Lo Païs d’Enfance (2005).

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L’histoire :

Ouanji, un petit panda, vit seul dans une clairière abandonnée. Souffrant de solitude, il rêve de pouvoir voler comme les oiseaux qu’il voit passer. Un jour il décide de s’envoler. Mais, il a beau essayer, il tombe toujours avec fracas. La situation risque de devenir dangereuse. Brizcoli, le colibri, part d’avertir le Grand Conseil des Sages. Celui-ci décide d’envoyer Lonkou le héron voir ce qui se passe. Ouanji va alors jouer de la flute au héron qui, transporté par la musique, va comprendre les sentiments du panda et décider le lui faire connaître l’expérience du vol.

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J’ai complètement craqué pour ce petit panda !! Les dessins sont magnifiques. Différentes textures, trames et couleurs se mélanges harmonieusement pour nous offrir de superbes illustrations. Ce que je préfère ce sont les croquis du panda tellement kawaii ! ! (oups! pardon, tellement mignon ^-^)

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Plus d’image sur le site de l’auteur, ici : link

L’histoire, bien qu’elle ne soit pas particulièrement originale, est jolie et très agréable. Elle complète parfaitement les illustrations qui, à elles seules, valent le détour. Un superbe album à mettre entre les main de tout les petits, et leur aîné fan de panda, comme moi (^_^)

En tout cas, moi, je me régale à chaque fois. Je regrette même que Mimi ne le choisisse pas plus souvent.

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Le Chaman et la mère de l’océan, une légende inuit

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Voici ma dernière acquisition. Alors que j’étais à « la grande ville » j’en profitais pour faire du shopping (comprendre « faire le tour des librairies » ). je cherchais un cadeau pour ma plus jeune sœur…

Dans une librairie ?!

Ben… c’est que… c’est chouette les livres, non ? Je finirais bien par en trouver un qu’elle lira (à force)

Donc, je flânais quand je suis tombé sur ce magnifique album. A ma sœur j’ai pris un très joli livre sur les chevaux (sa passion) mais je n’ai pas pu résister à la tentation d’acheter Le chaman et la mère de l’océan pour ma petite dernière.

Mais…  Mimi-chan n’a que 4 ans !!

Hein… quoi… oui, bon, c’est écrit à partir de 8 ans… mais je peux quand-même pas dire que j’ai acheté ce livre pour moi !

Revenons-en au livre : Les dessins sont magnifiques, surtout le portait du chaman en couverture. J’avoue que c’est ce qui m’a séduite de suite.

L’histoire raconte une aventure vécue par « grand-père du père de la mère » du narrateur, un homme « mi-prêtre, mi-sorcier, un grand chaman ». Cette année là, le gibier et les poissons se sont fait très rares. Chasseurs et pêcheurs, le ventre vide, viennent rendre visite au chaman pour qu’il les aide. Pour ce faire, le chaman part « en rêve au pays des esprits ». Accompagné de ses esprits tutélaires, il part à la rencontre de « la déesse Sedna, Mère des animaux. Celle qui vit en bas au plus profond des flots. » Celle-ci est en colère car les mauvaises actions des humains salissent ça maison. Le chaman réussi à calmer la déesse qui fait revenir gibier et poissons. Mais elle demande en retour que, malgré l’abondance d’animaux, les chasseurs ne se contentes que d’un phoque
par jour pendant 3 jours.

Une très jolie légende qui nous apprend le respect de la nature, le mérite de se modérer, tel les chasseurs qui ne doivent prélever que ce dont ils ont besoin, sans chercher à s’enrichir au dépend de la nature. Faudrait faire lire ce livre à pas mal d’adultes…. Mais là, c’est un autre débat.

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Il est vrai que le vocabulaire est un peu trop élaboré pour Mimi, néanmoins elle m’a écouté jusqu’au bout, demandent parfois que je lui reexplique les images avec des mots plus simple. Ayant vu (et revu)  L’enfant qui voulait être un ours dernièrement, elle a aimé retrouver dans ce livre l’ambiance de la banquise.

Publié aux Editions du Sorbier (2007) : link

Texte de Chantal Nguyen

Illustration de Pierre Droal

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Maman, lis moi âne Trotro !

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Mais pourquoi les enfants l’aiment tant ?!!

J’ai beau tenter par tous les moyens de le cacher, ma fille n’en démord pas ! Elle ne quittera pas la bibliothèque sans un des nombreux albums d’âne Trotro. Et si on les a déjà tous lus ? Qu’à cela ne tienne, on recommencera !

Et âne Trotro a mangé trop de gâteau…

Et âne Trotro est un petit cochon…

Et âne Trotro…

STOP !! Pitié !! Va lire avec ton père ! Je dois faire le ménage. Oui ! Je préfère encore nettoyer les toilettes que de lire encore une fois l’âne Trotro !

J’ai beau désespérer, lui proposer d’autres histoires… elle ADORE ce petit âne indiscipliné trop mal dessiné. Non seulement le dessin me rebute, la simplicité des histoires m’ennuie, mais j’y voix, avec mes méchants yeux d’adulte, des accents d’intolérance. Pauvres cochons qui se voient exclus à cause de leur « mauvaise odeur » alors que, soit dit en passant, le cochon est un des animaux de la ferme les plus propres.

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Merci à Yomu-chan pour ce joli dessin (^.^)

 Oui, je milite pour rétablir la réputation du cochon !! En s’attaquant aux cochons, l’auteur de Trotro a dépassé les bornes, et moi mon self-control ! Maintenant je suis prise de frénésie ménagère dès que ma fille attaque un de ses albums.

Mais que faire ? Les enfants en bas âge l’adorent.

Parent, vous, qui comme moi, ne portez pas dans votre cœur l’âne Trotro, Petit Ours brun et autres Tchupi, prenez votre mal en patience. Tant qu’ils sont occupés à lire l’âne Trotro, ils vous épargnent Dora l’exploratrice.

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Il faudra

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Texte : Thierry Lenain

Illustrations : Olivier Tallec

 Editions Sarbacane, 2004

Perché sur son île, un enfant regarde le monde et se dit : « il faudra… »

 

C’est de loin que j’ai repéré la couverture, dissimulée parmi d’autres livres dans les bacs de la médiathèque. Je discutais avec une autre maman, tandis que nos enfants jouaient. Et là, mon oeil     a été attiré par un beau rouge. Tout à ma conversation, j’ai tenté d’ignorer l’appel du livre. Mais rien à faire. Les couleurs vives de la couverture me lançaient un terrible appel à la lecture. J’y tenais plus ! Sous le regard interloqué de ma compagne, je me lève et plonge dans les bacs pour en extraire ce livre.

Mon instinct ne ma pas trompé. La couverture est magnifique. Un enfant, simplement crayonné, à peine colorié de quelques taches de rouge, jette un petit regard au lecteur, assis sur ce que, j’apprendrais plus tard , est son île.

Le motif de la couverture me rappel les tissus d’Europe de l’est, ces châles rouges à fleures que j’ai tant vu sur les épaules de ma mère…

Sans hésiter un instant, j’ajoute ce livre à la pile de bouquins à ramener à la maison.

Les illustrations sont toutes très belles. J’ai beaucoup aimé l’effet de mélange : peinture et crayons, couleurs et noir & blanc…

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Le texte je l’ai trouvé un peu mièvre, à vrai dire. Cependant j’ai vraiment apprécié la chute. Alors que le texte ne me paraissais pas très original, la chute ma surpris et fait changé d’avis sur l’ensemble qui, du coup, prend une autre valeur.

Un très beau livre. Mais qui, je dois l’avouer, a eu bien plus de succès avec moi qu’avec ma fille.

Sur le site des éditions Sarbacane : link

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Les douze manteaux de maman

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Magnifique album de Marie Sellier, illustré par Nathalie Novi, aux Éditions Le baron perché.

Ce livre nous ressemble, à nous les mamans. Personnellement, je me suis reconnue dans nombreux des manteaux décrit par les petits textes poétiques et amusants. Les illustration sont très belle et nous entraîne dans la rêverie.

Un des douze manteaux de maman : 

Son manteau d’ombre

a un grand col de brume.

Quand elle le porte, tout s’assombrit.

Les oiseaux ne chantent plus,

le ciel devient gris.

Il n’y a rien d’autre à faire

qu’attendre que ça passe.

Lien vers les éditions le baron perché : link

Nathalie Novi, site officiel : link

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Le vieux fou de dessin

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François Place
aux éditions Folio Junior
Collection Drôle d’aventure
1997
Résumé :
Le jeune Tojiro est un petit vendeur ambulant qui distribue ses gâteaux de riz dans les rues d’Edo. Parmi ses clients il compte un vieux peintre qui lui achète toujours quelques gâteau. Un jour, celui-ci va proposer à Tojiro de le prendre comme commis. Chaque matin il travaillera dans son atelier. En échange, il lui apprendra à lire et écrire. Le vieux peintre n’est autre qu’Hokusaï, le grand maître d’estampes japonaises.
Tout au long de ce court roman pour enfant on découvre les secrets de la fabrication des estampes : on visite l’atelier du graveur, on découvre des anecdotes sur la vie et l’oeuvre du grand maître… et la vie dans les rue d’Edo à la fin du 19° siècle.
Mon avis :
Le langage est très simple, le roman s’adresse aux enfants à partir de 9 ans. Les chapitres sont très cour. Idéal pour les jeunes qui se passionnent pour le Japon et sa culture. Un façon amusante d’en apprendre plus sur Hokusaï et l’art de l’estampe japonaise. Les dessins de François Place, illustrent à la perfection ce récit, transmettant l’ambiance des estampes de l’époque. On y apprends un peu de vocabulaire, de technique, de l’histoire de l’art…
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Conseil dispensé par le vieux peintre à son disciple :
Apprends à regarder en silence, si tu ne veux pas que le bruit chasse devant tes yeux la beauté des choses fragiles…
Un bon conseil pour les petit et les grand !
Le livre à été réédite en 1999. Retrouvez-le sur le site de Gallimard Jeunesse, Folio Junior

Et pour admirer le travail du grand maître, rendez-vous sur le site Bnf – l’estampe japonaise :
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C’est un livre

J’ai complètement craqué pour ce superbe album jeunesse : C’est un livre de Lane Smith, aux éditions Gallimard Jeunesse.

Un âne et un singe assis face à face. Qu’est-ce donc cet étrange objet que tient le singe entre les mains? C’est un livre! Intrigué l’âne se demande si ça marche avec le wi-fi, s’il faut un code d’accès, si on peut chatter… Mais non!

« C’est un livre espèce d’âne ».

Les dessins sont à craquer, l’expression du singe me fait trop rire. Et l’histoire est tout à fait adapté pour les enfants modernes qui apprennent à faire fonctionner le lecteur DVD avant même de savoir parler correctement.

C’est drôle, court et efficace. J’ADORE

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Sagesses et malices de Confucius

Dans la catégorie livres jeunesse, j’ai eu un coup de cœur pour ce petit livre en format poche à la couverture cartonnée publié chez Albin Michel.

Les textes de Maxence Fermine mettent en scène des dialogues imaginaire entre le vénérable Confucius et ses sept disciples.

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Les illustrations d’Olivier Besson : une touche de poésie supplémentaire.

Si la morale de petites histoires (il y en a 43 en tout) n’est pas toujours évidentes pour les enfants qui écoutent, moi j’ai pris un réel plaisir à leur lire.

Extrait:

Le Chemin de la vie

Un disciple demande un jour à Confucius :

– Où est le chemin de la vie?

Le maître ne répondit pas. Il réfléchit six jours et six nuits et le septième jour, il dit :

– Ce livre que je tiens dans la main indique le chemin de la vie.

Il posa le livre devant lui et s’en alla.

Aussitôt le disciple se précipita sur l’objet. Il ouvrit le livre, fébrile, et ne trouva qu’une successions de pages blanches.

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