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Vinland saga

C’est peu après que mon ‘tit frère nous ai fait découvrir la série TV Vikings, que Yomu-chan m’a fait découvrir Vinland Saga. Un été sous les signe du guerrier nordique ! Après la version US, voici la version nippone du guerrier norrois.

Vinland Saga est un seinen de Makoto Yukimura publié par Kurokawa. La série, commencé en 2006, est toujours en cours au Japon. 12 tomes sur les 14 paru au Japon sont disponibles en français. Moi j’en ai lu 11.

Alors, que’est que ça donne ?

 

L’histoire :

Tout commence avec un petit islandais, Torfinn… Non là je vais trop vite ! Tout commence avec une bataille, dans l’empire Franc, leur petit seigneurs locaux se livrent bataille. Les vikings, mené par Askeladd arrivent sur les entre-fait et proposent au seigneur envaisseur d’unir leur force pour attaquer le village fortifié. Dans cette bataille, on découvre un jeune guerrier extraordinaire Thorfinn. Petit, se battant à l’aide de ses deux poignards, il saute en plein milieu du conflit pour aller chercher la tête du général. Même pas peur ! Les vikings ne font qu’une bouché du village, repartent avec le pactole et s’en vont. Voici comment ce déroulent les deux premiers chapitres bien riches en action et en exagération. Puis au troisième chapitre on retrouve Thorfinn enfant. On découvre son histoire et les circonstances tragiques qui feront de lui un guerrier impitoyable, sans pitié et sans peur, mais non sans honneur.

A travers la vie de Thorfinn, personnage principal et fil conducteur de cette saga, on découvre l’histoires des vikings de la fin du X début XI siècle. Leur invasion de l’Angleterre, les conflits de la cours danoise, luttes de pouvoir, guerres, mais aussi mode de vie…

Mon avis :

Dès le premier chapitre on a droit à quelques scènes tellement typé manga qu’on peut avoir quelques appréhension : le méchant général franc super defomed, les vikings remontant une colline leur draccard sur l’épaule (oui, oui, sur l’épaule !) Bref c’est too much et on se dit que tout va être sur ce ton, un bon shônen qui tâche, exit la saga historique…

Et ben non, figurez vous que si on est bien dans un manga classique quant à sa structure et au traitement des personnages, avec toute l’exagération qu’il se doit, la suite nous propose aussi des fait historiques. A travers la bande de viking hyper dopé de Askeladd on découvre l’invasion des vikings dans l’Angleterre du début du X sciècle. Jusqu’à quel point l’auteur respecte les fait historiques ? Je ne serais pas vous dire, j’y connais rien en histoire viking. Mais en tout cas j’ai trouvé l’ensemble plutôt intéressant (sinon j’aurais pas lu 11 tomes ^^).

Les combats sanglants ravirons les amateurs de manga baston, il y a du sang et mêmes des boyaux qui giclent (à ne pas mettre dans touts les mains, âme sensibles s’abstenir). Mais il y a pas que des combat ! La partie que j’ai préféré c’est au moment ou les combats armés se calment pour céder la place au combat d’influence, les manipulations de cours. Dommage que cela ne dure pas plus longtemps, on retombe vite dans la brutalité sanglante…

Le personnage de Thorfinn m’a fait penser à Leiv du roman Le garçon qui voulait devenir un être humain dont le personnage principal est également un viking islandais voulant venger son père. Si la même haine les anime au départ du récit, les deux histoires n’ont rien à voir l’une avec l’autre, mais cette ressemble de départ à rendu Thorfinn réaliste à mes yeux, je me suis donc attaché à lui, même s’il n’est pas particulièrement attachant…

En revanche j’ai eu beaucoup de mal avec le prince Knut. A son arrivé le personnage est tellement insignifiant qu’on se demande pourquoi en nous en embarrasse. Puis, après avoir subit un choc, le prince change. Mais son changement est tellement radical qu’on a du mal à y croire. S’il est vrai qu’une personne peut changer profondément après un grand choc psychologique, cette transition est traité de façon grossière pas l’auteur, cela manque de subtilité, de finesse. Tout comme le personnage que Knut devient. Idéaliste à la façon d’un Light (Deth note) ou peut-être d’un Lelouch (Code Geass), bref un personnages typique du manga mais pas franchement réaliste d’un point de vu historique. Mais bon, comme j’ai dis, j’y connais rien en histoire viking, si ça se trouve le prince knut était vraiment un illuminé… Mais moi j’ai du mal avec ce genre de personnages. Une chose est sûre, j’ai pas envie de les voir gagner. Ce qui est étrange puisque il s’agit d’un des personnages centraux et que j’ai eu le sentiments que l’auteur fait tout son possible pour que  nous éprouvions de empathie pour lui. Raté ! pour ma part je ne l’aime pas.

Mais revenons un peu à la trame de la série. Les premiers tomes se résument à des combats, des guerres, des pillages, des combats…. Puis arrivé au tome 5 on a passe à un niveau supérieure avec une intrigue plus complexe : on entre dans l’univers de la cours, ses intrigues, ses manipulations et jeux d’influences. Au tome 8 le décor change, on quitte l’espace de quelques tomes l’Angleterre et le prince Knut pour aller au Danemark. A partir de la le rythme change et si certains pourront être déçu par la tournure que prend le récit, moi je n’ai pas trouvé ces tomes désagréables et au contraire le changement me semblait nécessaire pour ne pas tomber dans l’ennui et la redondance.

Vinland saga est un manga sympa, rythmé, pas mal dessiné et offrant un scénario assez riche et dépaysant. Classique, agréable, sans pour autant être particulièrement marquant.

 

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Noragami


Noragami

ノラガミ

2014

12 épisodes

Studio Bones

réalisateur : Tamura Kotaro

site officiel

anime non licencié en France

 

L’anime est tiré du shônen manga éponyme de Adachi Toka, commencé en 2010. Il compte 10 tomes et est toujours en cours de publication (non licencié en France maintenant si, voire mon avis sur le tome 1).

Synopsis :

Yato, dieu mineur de la guerre, rêve de devenir un jour un grand dieu populaire, adoré de tous. Mais pour cela il faut de l’argent ! Alors, à l’aide de son arme spirituelle, il exauce tous les vœux pour seulement 500 yen. Mais fatiguée par cette vie de vagabonds son arme spirituelle le quitte et il se retrouve à devoir recherché un chat perdu pour gagner de quoi manger. En recherchant ce chat, il manque de se faire renverser. Hiyori, une jeune lycéenne, le remarque et vient à son secours en se faisant renverser à sa place. Mais voilà, dans l’accident son âme se détache de son corps. Dès lors, son âme, devenue mi-ayakashi, quittera son corps aux moments les plus inopportuns, laissant son corps profondément endormi gésir au coin de la rue. Elle demandera alors à Yato de l’aider à retrouver sa forme normale, souhait que Yato s’empresse d’accepter. Petit problème : il n’a aucune idée de comment faire ! C’est ainsi que Hiyori va se trouver mêlée aux aventures de cet étrange dieu.

Au menu aventure et action, combats contre ayakashi en tout genre, beaucoup d’humour, mais aussi du sentiment et un soupçon de tragédie.

Mon avis :

Ce que m’a tout de suite séduit dans les premiers épisodes de l’anime c’est son humour et le personnage de Yato, dieu clochard porté sur l’alcool aux rêves irréalisables. Il est très drôle, décalé et attendrissant. Le personnages de Hiyori est intéressant aussi. On n’a pas à faire à l’habituelle godiche qu’il faut sans cesse sauver et qui ne sait que chialer. Bon… Hiyori aussi il faut la sauver, et puis elle est innocente, gentille, naïve, pleine de bonne volonté… bref c’est une héroïne de manga ! Mais elle a quelque chose de plus, une personnalité forte, sans être une des héroïnes gueulardes qui tapent d’abord et réfléchissent après. Elle est pleine de tendresse et naïve, surtout quand il est question de sentiment amoureux, mais elle a une réflexion mature et son courage se manifeste surtout dans les décisions qu’elle prends plus que dans les risques ou la bagarre. Ce n’est encore qu’une jeune fille, mais on sent qu’elle peut devenir une femme forte, pas une midinette. Elle est aussi attachante et bien moins caricaturale que de nombreuses héroïnes d’anime tout en restant très classique comme personnage.

Le personnage de Yukine, nouvelle arme spirituelle que Yato prends à son service après quelques épisodes aurait pu être touchant lui aussi, mais ce n’est pas si bien réussi. Yukine est un adolescent dont le sort fut tragique, mais ses réactions, bien que compréhensibles et plutôt réaliste pour un ado, le rendent plus agaçant que touchant. Hiyori se montre bien plus mature que lui.

Au fils des épisodes, le côté humoristique laisse place à plus d’action, puis plus de tragédie. Les larmes commencent à couler et c’est Hiyori qui devient d’abord le héros qui sauve, puis la jouvencelle qu’il faut sauver. cette dernière partie et sans conteste la moins intéressante de toute l’anime. Tout d’abord pour son manque d’originalité : le méchant super-fort-boss final qui menace la belle au cœur pur et sans défense. Le héros beau et fort qui est prêt à mourir pour la sauver… sortez les violons, les cymbales et toutes l’orchestre, c’est du lourd. Oui, un peu trop lourd justement. Alors que l’anime se distinguais par des héros sortant un peu de l’ordinaire, on retombe dans du très classique où tout les personnages ont perdu leur attrait premier. Mais heureusement pour nous cette phase n’est pas trop longue et l’anime se termine avant de nous avoir assommé de banalité.

En conclusion une anime très sympa, court et dynamique, avec de bons personnages qui savent sortir de l’ordinaire tout en restant classique. C’est pas inoubliable mais j’ai pris beaucoup de plaisir à le regarder.

Opening:

Hello Sleepwalkers

Ending :

Tia

-_-_-_-_-

Le coin des curieux

Ayakashi, ça va faire mal !

Nous avons déjà vu apparaitre les ayakashi avec l’anime Mononoke (si vous ne l’avez pas encore vu, remédiez immédiatement à cet impaire !) et Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi.

Dans Noragami, les ayakashi sont des esprits malveillants nés des émotions négatives des êtres humains. Ces émotions négatives se condensent et prennent vie. L’ayakashi ainsi né va à son tour influencer les humains et laisser ses émotions négatives l’envahir et lui faire perdre le contrôle, le faire passer de l’autre côté de la barrière. Leur forme varie, mais leurs intentions sont toujours mauvaises.

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Plus généralement, le mot ayakashi, désigne les yokai (esprit divers et varié appartenant au folklore japonais) qui apparaissent au bord de l’eau. Les ayakashi sont aussi appellé mononoke. Je n’ai pas vraiment réussi à saisir la différence exacte entre un mononoke, un ayakashi, un yokai ou encore un youi (voir Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi). J’ai le sentiments que plusieurs nom peuvent désigner une même sorte d’esprit et qu’inversement divers types d’esprit peuvent se regrouper sous un même nom. C’est un peu confus, va falloir que j’approfondisse.

Caché ce dieu que je ne serais voir

Ce qui est amusant aussi, dans cet anime, c’est de côtoyer quelques uns des dieux du panthéon japonais.

Tenjin

TenjinTenjin (天神) est le dieu shinto des lettre et des études. Ce dieu est assimilé à Sugawara no Michizane, lettré et poète de l’ère Heian, mort de désespoir après avoir été accusé de trahison contre l’empereur. Juste après sa mort, la capitale fut frappé par de violents orages. On attribua alors ces événement à l’esprit de Michizane en colère. L’empereur, pour apaiser son esprit, rétablit son nom et fit construire un temple afin qu’il y soit vénéré sous le nom de Tenjin, dieu du ciel. D’abord considéré comme un dieu des catastrophes naturelles, on le considérera comme patron des érudits durant la période Edo puisque, de son vivant, Michizane était connu pour son talent de poète. Il est coutume, de nos jours, d’aller prier au temple de Tenjin avant les résultats d’examens.

On associe à Tenjin le prunier (ume) et le taureau.

Le Tenjin de l’anime reste très proche de son modèle.

Sugawara no Michizane par Kikuchi Yôsai

(sources : Kami)

Bishamon

BishamonBishamon (毘沙門) est une divinité bouddhique appelé Vaiśravaṇa en sanskrit. Bishamon est une des 4 divinité des horizons, dieux protecteurs de la loi bouddhique. Il est le roi protecteur du nord. Au Japon il est considéré comme le dieu des guerriers et est assimilé à l’un des trois kami shinto de la guerre, il est aussi appelé Tamon.

Bishamon fait partie des 7 divinités du Bonheur (七福神). Celle-ci arrivent à la nouvelle année pour distribuer des présents aux personnes méritantes. Les sept divinités du bonheur sont souvent représentées sur Takarabune , le navire aux trésors.

Contrairement à Tenjin, ici Bishamon n’a presque plus rien de son modèle si ce n’est qu’elle (parce que dans l’anime Bishamon devient une femme, super sexy en plus) est une grande guerrière.

Bishamon au temple de Tôdai-ji

(source : Vaiśravaṇa)

Ebisu :

KofukoEbisu est le dieu des pêcheurs, des marchands et de la prospérité. C’est aussi un des sept dieux du bonheur.

Dans l’anime Kofuko, déesse de la pauvreté, se fait passer pour lui, mais n’attire que la disgrâce atours d’elle.

statue de Ebisu à Kensen-numa

anime manga aggregator sama Sama It!

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Le roi des ronces

Voilà bien longtemps que je n’ai pas parlé d’anime. Pour la reprise, j’ai choisi un long métrage : Le roi des ronces.

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Synopsis :

En 2015 une étrange maladie se répand sur terre, les personnes atteintes par le virus Médusa meurent pétrifiées. Alors que le monde est en état d’alerte, la compagnie Vega propose de cryogéniser 160 personnes malades. Celle-ci seront plongées dans un profond sommeil le temps que la médecine trouve un remède. Kasumi, jeune collégienne aux tendances suicidaires, a été sélectionné pour participer au projet. Elle entre dans le château forteresse de la compagnie Vega en compagnie de sa sœur jumelle Shizuku.

C’est dans un monde apocalyptique que Kasumi et les autres membres du projet se réveillent. La salle est remplie de ronces et d’étranges créatures les attaquent. Depuis combien de temps sont-ils
ainsi plongés dans le sommeil ? Que s’est-il passé sur terre ? D’où sortent ses étranges créatures dévoreuses d’hommes qui peuplent à présent le château de la compagnie Vega ? Kasumi, accompagnée de quelques autres survivants va devoir affronter bien des dangers et des pièges pour réussir à sortir de la forteresse.

Bande annonce :

ça donne quoi :

Une adaptation apocalyptique du conte de la belle au bois dormant où le château recouvert de ronces se remplit de bêtes féroces assoiffé de sang qui n’est pas inintéressante. Du moins au départ. Oui, j’ai aimé l’entrée en matière puis le réveil des cryogénisé dans ce monde étrange, leur confusion, leur incompréhension, et les pistes qui nous sont livré petit à petit. Depuis combien de temps dorment-il ? Qu’à bien pu se passer sur terre pendant ce temps ? Les réponses au départ évidentes se relèvent des fausses pistes. On nous relève de nouveaux indices et on a du mal à y croire. La fuite vers la superficie des 7 rescapés est palpitante, elle nous tient en haleine. Vont-ils tous s’en sortir ? Combien vont encore mourir ? La tension est là, les scènes d’action sont réussies. On reste scotché à l’écran.

Oui, mais voilà ! Quand l’explication arrive enfin… comment dire, je l’ai trouvé un peu trop tiré par les cheveux. Elle a le mérite d’être originale et inattendue, mais je trouve qu’elle manque de pertinence. Plus on avance vers la conclusion du film plus l’ensemble perd en qualité. La pression retombe alors que le danger est toujours présent. Le côté dramatique ne marche pas très bien. Et le côté « belle au bois dormant » à un je ne sais quoi d’exagéré qui fait que j’ai décroché, je n’ai pas adhéré. En revanche, le mystère autour de l’héroïne et bien travaillé, bien amené. Ce que je viens de dire est un peu contradictoire, mais difficile de mieux m’expliquer sans spoiler.

Graphiquement c’est plutôt réussi, même si je n’adhère pas tellement au look kawaii de l’héroïne. Bref un long métrage pas mal du tout avec action et suspense, mais des explications compliquées auxquelles j’ai eu du mal à accrocher (je n’ai pas fait trop d’effort non plus).

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Fiche technique :

Titre original : いばらの王

Réalisateur : Katayama Kazuyoshi

Studio : Sunrise

Année de production : 2010

Idée originale : Iwahara Yuji (manga éponyme publié entre 2002 et 2005)

Scénario : Katayama Kazuyoshi et Yamaguchi Hiroshi

Chara design : Matsubara Hidenori

Musique : Sahashi Toshihiko

Durée : 120 minutes

Licéncié chez Kazé

Le manga :

Le film est tiré d’un manga de Iwahara Yuji pré-publié dans Comic Beam entre 2002 et 2005, éditions Enterbrain. Il s’agit d’un seinen et compte 6 volumes au total. La vérsion française nous est proposé par les éditions Soleil, dans leur collection Soleil-seinen

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En route vers l’île infernale

J’avais repéré ce manga dès sa sortie. Je l’avais même feuilleté dans une librairie, mais ça ne m’avait pas vraiment attiré. Il dégageait un peu trop de testostérone à mon goût. Du « gros seinen qui tache », sang et baston, c’est pas pour moi, me suis-je dit.

Il y a quelques semaines je tombe sur un concours organisé par les éditions Komikku, en partenariat avec le Journal du Japon. Ayant ententu bien parler du manga, j’ai eu envie de participer et, qui sait, avoir ainsi l’opportunité de me faire ma propre idée sur ce titre. Incroyable mais vrai : j’ai gagné ! Me voilà donc en route pour l’île infernale. Préparez-vous, je vous amène.

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De quoi parle ce manga :

Mikoshiba est à la recherche de l’assassin de sa famille. Pour le retrouver il va jusqu’à tuer cinq hommes, ce qui lui voudra la peine maximale : le bannissement sur l’île infernale, zone sans foi ni loi où l’on déporte les pires criminels depuis que la peine de mort à été abolie au Japon.

Et alors, j’en pense quoi ?

Une chose est sûre : c’est viril à souhait. Mais là où je croyais avoir à faire à un bête manga de baston entre mâles alpha j’ai trouvé une intrigue plus complexe.

Le postulat de départ est assez classique. Le thème de l’île où l’on rejette ceux qui n’ont plus leur place dans la société est assez récurent. On prétend que c’est un lieu sans foi ni loi, mais finalement ce lieu déserté par les autorité d’Etat est régie par ses propres règles, sa propre hiérarchie. Ce point de départ m’a de suite fait penser à Suicide Island. Les raisons pour lesquelles les protagonistes se retrouvent exilées dans une île différent (c’est bien plus original dans Suicide Island) mais on y retrouve des thématiques communes. Je pense également à l’anime Jyu Oh Sei.

Bien que le thème ne soit pas d’une grande originalité, Yusuke Ochiai réussit à créer un scénario intéressant. Plus que les péripéties de Mikoshiba sur cette île infernale, c’est son passé qui nous intrigue. Pourquoi Sasaki, son ancien ami, a assassiné sa famille ? Nous sommes aussi intrigué par la personnalité de Mikoshiba qui n’a pas hésité à tuer cinq innocents pour se faire envoyer sur cette île infernale. Et pour ne rien gâcher, le tome se termine sur un cliffhanger donnant envie d’ouvrir de suite le tome 2.

Côté forme, je ne suis pas fan de ce type de dessin que je trouve trop brut. Ceci dit, il est plutôt bien réalisé et colle parfaitement au récit, lui donnant une dimension plus sauvage encore, plus cruelle aussi. Un peu trop parfois, ce qui nuit au réalisme de l’histoire, mais ça c’est un défaut récurant dans la manga en général qui en fait souvent trop. Dans l’esthétique de Ochiai, ce que j’ai le plus apprécié, ce sont ces paysages. Si nous somme parfois frappé par le précision quasi photographique des décors de certains mangaka, j’ai apprécié le côté esquisse des décors dans l’île infernale, et plus particulièrement la forêt. On retrouve cette particularité dans la couverture avec une île tout en dégradé de vert. Quant aux traits du héros, je les trouve exagérément agressifs. Tête qu’il trimbale tout du long du manga, à se demander comment il fait pour ne pas avoir de crampes à force de froncer les surcils. Mais dans l’ensemble les visage des personnages sont plutôt bien dessiné et très expressifs.

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C’est sûr qu’après  Le loup de Hinata, ça me change ! On est loin du joli
minois efféminé de Hijikata. Dans l’île infernale, même le héros n’est pas un beau gosse. Comme quoi, dans le seinen, on trouve de quoi sattisfaire tous les goûts.

Verdict :

Un tome 1 qui ne revèle pas de réelles surprise mais qui sait nous donner envie de lire la suite et, vu que la série se termine en trois tomes, j’ai bien l’intention de m’acheter le tome 2. A voir si le manga tient ces promesse.

Fiche technique :

l'île infernale T1

Titre VO : 天獄の島 (Tengoku no shima)

Auteur : Yusuke Ochiai

2009

Type : seinen

Genre : suspense, drame, action

Editeur VO : Nihon Bungeisha

Prépublication : Comic Break

Editeur VF : Komikku éditions

nombre de volumes : 3/3 (terminé)

EXTRAIT

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De Niro tombé bien bas

Le soir, une fois les enfants couché, nous aimons regarder ses films d’actions américain qui vous vident la tête tout en vous en mettant plein les yeux. En octobre dernier sortait en DVD Unités d’élite avec De Niro. Du De Niro, je dis jamais non !

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Nous voilà donc près à se vider la tête et profiter d’un bon film d’action. Nous étions près à tout mais pas à une merde pareille. Veuillez excuser mon vocabulaire outrancier, mais il s’accorde bien avec les dialogue de ce merveilleux film qui se compose à 80% de « couille », « cul » et autres parties anatomiques du genre.

Mais avant de parler des dialogues, presentons un peu le film.

Synopsis :

Malo et ses 2 potes d’enfances réussissent, grâce à un piston à devenir policier après avoir échappé de justesse à la prison. Comme quoi, on accepte de tout dans la police américaine…

Le père de Malo était policier, mais il est mort assassiné. Le jour ou Malo et ses amis fêtent leur entrée dans la police, Malo est approché par le capitaine Vic Sarcone, ancien partenaire de son père qui lui propose d’entrer dans son unité et de le prendre sous son aile. Malo, ravi accepte et le voici embarqué dans la section des flics les plus pourris de toute la ville. Ce qui ne semble lui poser aucun problème de conscience. Toute fois, marqué par l’assassinat de son père, auquel il a assisté enfant, il veut découvrir la vérité.

Le film est réalisé par Jessy Terrero (un réalisateur à ne surtout pas suivre) avec Curtis ’50 cents’ Jackson dans le rôle de Malo et Robert De Niro dans celui du capitaine Sarcone.

Curtis à une belle gueule et aurais pu ne pas être mauvais si on lui avait donné un dialogue digne de ce nom à réciter. Malheureusement pour lui, le dialoguiste aurais mieux fait de choisir un autre métier. Non seulement le scénario est très mauvais, mais le dialogues aussi plat d’une conversation entre deux ivrognes du bistro du coin après minuit en rajoute une couche. C’est affreusement vulgaire, mais cela peut passer encore, après tout on est avec des voyous, des camés, des ripoux… rien d’étonnant à ce que « couille » vienne tous les 3 mots. Mais le problème c’est qu’ils ont voulu faire des scènes romantiques aussi. Là, ben, c’est à mourir de rire !

Le scénario est également d’une nullité accamblente. Tout le long du film on cherche à complexer un peu l’intrigue, à donner de la profondeur au personnage. Mais en vain ! Chaque scène suivante vient nous accabler et nous montrant à quel point les personnages sont naïfs et stupides. Si seulement la chose était assumé… Mais non, on veut nous faire croire que nous avons à faire à des personnages plus malins les uns que les autres. My good !!

Le pire film qu’il m’a été donné de voir depuis… depuis super longtemps ! Je dirais même que The story of Han Dinasty  avec ses aberrations est beaucoup plus intéressant que Unités d’élite. Faut le faire !

D’ailleurs, celui qui en a traduit le titre en français, je suis pas sûre qu’il est tout compris du film. Non parce que, je sais pas où il a vu des unités d’élite, moi je n’ai vu que des ripoux. Et un freelancer chez moi est un travailleur indépendant. C’est d’ailleurs ce que l’inspecteur de la police des police propose à Malo à la fin du film : travailler pour lui en freelance (comprendre en indépendant).

De Niro, mamma mia, ma che fai !!

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Senkou no night Raid : Histoire, espionnage et super pouvoirs

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Titre original : 閃光のナイトレイド

Série en 13 épisodes (+ 3 OVA) réalisé en 2010 par Matsumoto Jun, studio A-1 Pictures. Au chara  design Sasaki Keigo (Blue Exorsist). Musique de Hakase Taro.

Synospis :

1931, alors que le pays  vit une grande tension géopolitique, que le Japon cherche à étendre sa domination sur l’Asie, l’organisation japonaise Sakurai, spécialisé dans le contre-espionnage envois à Shanghai 4 jeunes agents :

Aoi Miyoshi : jeune homme plein d’énergie, toujours souriant. Il a un pouvoir télékinétique qui lui permet de manipuler les choses et les gens qui se trouvent près de lui, à condition de pouvoir les voir. Comme couverture il tient une boutique de photographe avec Kazura.

Kazura Iha : jeune descendant d’une ancienne famille de samouraï, il sort d’une école militaire et intègre la Sakurai après avoir été mis à l’écart de l’armée. Si la Sakurai s’intéresse à lui c’est pour son pouvoir qui lui permet de se téléporter. Lors des combat, Kazura préfère ne pas utiliser son pouvoir car il pense que cela désavantage son adversaire.

Natsume Kagiya :né dans une famille modeste, Natsume travaillait comme serviteur pour la famille de Yukina. Il la suit a Shangaï, lui servant de garde du corps. Mais en privé c’est d’égal à égal qu’il entretient une relation amical avec cette dernière. Il a le pouvoir de clairvoyance.

Yukina Sonogi :Jeune femme d’une famille noble, elle décide d’intégrer la Sakurai pour retrouver son frère aîné disparu. Elle est télépathe.

Leur mission sera de retrouver les traces d’une faction de l’armée japonaise disparue et de découvrir ce qu’ils préparent. Mais, quand le pays pour lequel on se bat semble emprunter des chemins dangereux, il est difficile de faire la part des choses, de choisir le bon camps. Nos héros, influencé par leur propres aspirations et leur passé seront confronté à des questions difficiles mettant à mal leur détermination et leur motivation. Qui croire? Qui suivre?

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Mon avis :

Voici un très bon anime prenant pour cadre une période historique pas très connue en Europe. L’animation est de très bonne qualité, un bon chara design, des personnages bien travaillé et attachant. Un scénario complexe mais intéressant.

Entre espionnage, contre-espionnage, tension politiques et trahison, il n’est pas toujours très facile de suivre. Une bonne connaissance de l’entre-deux guerres en Asie est une aide précieuse. Cela permet de faire le tri entre les réels fait historiques cités et la part de fiction.

Cependant, malgré l’aspect assez pointu des événement historiques mis en cause, l’anime reste très agréable puisque les personnages sont bien construit. On prends plaisir à les voir évoluer, tisser des liens entre eux, tout en étant envahis par des doutes légitimes face à la complexité de la situation politique au Japon et en Asie à l’époque.

Si des connaissances historiques peuvent aider à mieux suivre, regarder cet anime peut aussi être l’occasion de découvrir une période méconnue de l’histoire contemporaine. Je dis méconnue, elle ne l’est pas tellement. En cous d’histoire on en a sûrement évoqué les grandes lignes. Mais il est vrai que dans nos contrées on s’attarde plus sur les événement qui se déroulent au même moment en Europe, aussi victime de grandes tension géopolitiques.

Derrière l’intrigue se cache également une réflexion sur la bombe atomique et sur ce qui aurais pu éviter son utilisation. La bombe atomique en 1931 ? Me direz-vous. Oui, mais pour comprendre, je vous laisse regarder l’anime 😉

Opening :

Yakusoku (約束) du groupe rock visual kei MUCC

 

 

Ending :

Mirai e… (未来へ…) de Himeka, chanteuse d’origine Canadienne francophone.

 

Site officiel : link


Petit abrégée d’histoire :

Voici quelques informations qui pourront vous aider à mieux comprendre le background de l’anime.

Contexte historique :

Après la guerre russo-japonaise (1904-1905) le Japon remplace la Russie en tant que puissance dominante en Mandchourie.

On évoque cette guerre dans l’épisode 7. On y parle de la cession au Japon de la péninsule de Liodong pour une période de 99.

En 1911 la Chine fait face à une révolution qui met fin au règne des empereurs Quing, au pouvoir depuis 1644. La République de Chine est proclamé en 1912, et Nankin devient la nouvelle capitale. Les différentes sociétés secrètes nationalistes à l’origine des soulèvements armées se dissolvent pour fonder le Koumintang, parti nationaliste qui va prendre la tête de la nouvelle République.

Mais cette nouvelle République est très fragile. Elle doit faire face à plusieurs conflits internes, notamment contre le parti communiste, qui prends les armes, ainsi que différents seigneurs de guerres qui affrontent l’armée républicaine.

Dans l’anime, on fait référence au Koumintang (KMT) dès le premier épisode. On voit dans cet épisode que le KMT s’oppose par les armes à un petite faction militaire chinoise.

Au Japon, les idéaux nationalistes se développent également. L’expansionnisme japonais prend son origine dans une idéologie basé sur la supériorité génétique du peuple japonais. Cette supériorité lui donne le droit de dominer l’Asie.

En 1926 l’empereur Hirohito accède au pouvoir et commence alors l’ère Shôwa (1926-1989). La première partie de son règne (jusqu’en 1945) sera marqué par le nationalisme et les politiques expansionnistes en Asie.

Invasion de la Mandchourie par le Japon :

Le Japon craint que l’unification de la Chine par le Koumingtang, parti nationaliste, ne nuise à sa position dominante en Mandchourie. Et va se servir de l’incident de Mukden comme prétexte pour envahir la Mandchourie.

L’incident de Mukden a lieu le 18 septembre 1931 : une section du chemin de fer appartenant à une société japonaise est victime d’un attentat. Les Japonais accusent les chinois d’en être à l’origine et réagissent en envahissant la Mandchourie dès le 19 septembre.

Cet attentat, qui, en réalité, n’a provoqué que de petits dégâts sur le chemin de fer, a été orchestré par l’armée japonaise du Guandong. L’initiative a été prise par le colonel Seishiro Itagaki et le lieutenant-colonel Kanji Ishiwara du régiment Shimamoto qui gardait le chemin de fer.

Longtemps controversé, la responsabilité de l’armée japonaise dans cet incident à pourtant été prouvé. Itagaki a reconnu sa responsabilité lors du procès de Tokyo. Quant à la responsabilité de Ishiwara, elle est prouvé par son journal où il y raconte les préparatifs de l’attentat. (Merci à Bruno Birolli pour ces précisions)

C’est au au début du deuxième épisode  que l’on nous explique l’existence de l’armée du Guandong, faction de l’armée impériale japonaise basé en Chine et fonctionnant de façon quasi-autonome. Dans cette introduction on parle également de l’incident mandchou, autre nom donné à l’incident de Mukden. L’épisode 7, intermède explicatif de la série, on revient plus en détail sur cet indicent. On y explique les raisons qui poussent le Japon à s’intéresser à la Mandchourie et on donne une explication de l’incident du chemin de fer. 

Dès le lendemain l’armée du Guandong attaque les troupes chinoises stationnées non loin du lieu de l’incident. Celle-ci ayant reçu l’ordre de ne participer à aucun combat et de mettre les armes à l’abri, n’opposent pratiquement aucune résistance à l’armée japonaise qui, très rapidement, occupe les 3 villes principales de la région : Mukden, Changchun, Antung ainsi que leurs environs directes. En quelques jours le Japon contrôle trois provinces : Heilongjiang, Jilin et Liaoning.

Le 19 septembre le Gouvernement chinois proteste contre l’invasion japonaise et fait appel à la Société des Nations. Le 24 octobre celle-ci passe une résolution demandant au Japon de retirer ses troupes. Le Japon rejette cette résolution et demande à négocier directement avec la Chine.

Le 18 février 1932 le Japon déclare l’indépendance de la Mandchourie qui devient le Manshûkoku. Il choisissent comme capitale Chanchun qui va prendre le nom de Xinjing (nouvelle capitale).

La création du Manshûkoku est évoqué dans l’épisode 8.

L’armée japonaise installera à la tête du Manshûkoku un gouvernement fantoche dirigé par l’ancien empereur de la Chine : Puyi. En 1934 celui-ci sera couronné empereur du Manshûkoku.

Le couronnement de Puyi est évoqué dans le 13 et dernier épisode de la série, où l’on voit Yukina venue en Mandchourie pour assister à la cérémonie.

L’état n’est pas reconnu par la Société des Nations, mais, entre 1932 et 1944, plusieurs pays reconnaîtront son indépendance.

Le pays servira de base à l’armée japonaise notamment lors de la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945). Durant cette guerre, un grand nombre de civils chinois sera déporté vers le Manshûkoku pour y être employé comme travailleurs forcé.

Guerre de Shanghai :

La guerre de Shanghai, aussi connue sous le nom d’incident du 28 janvier, oppose l’armée japonaise à l’armée de la République de Chine, peu de temps après l’invasion de la Mandchourie.

Le 18 janvier 1932, 5 moines bouddhistes japonais sont battu par des civil chinois dans la fabrique de Sanyou. En réponse à cette agression, des agents japonais mettront le feu à la fabrique et tueront un des agents de police envoyé sur les lieux par le gouvernement républicains. Cette réaction déclenche dans la ville des manifestation anti-japonaises.

Le 27 janvier le Japon réuni plusieurs navires de guerres, avions et soldat autour de Shanghai et demande à la mairie de Shanghai de condamner officiellement les violence anti-japonaise ainsi qu’une compensation financière. Le 28 janvier dans l’après-midi la municipalité accepte la requête émise par le Japon, mais la nuit même les avions japonais bombardent la ville.

Les affrontements se poursuivent jusqu’au 5 mai. La signature d’un cesser le feu fera de Shanghai une zone démilitarisé.

La guerre de Shanghai aurai fait près de 13.000 victimes militaires et entre 10.000 et 20.000 victimes civiles.

Ces affrontement entre armée chinoise et japonaise dans Shanghai sont brièvement évoqué par un personnage secondaire dans l’épisode 9

Je suis loin d’être une experte de cette période historique, je me suis contenté de vérifier les fait citer dans l’anime et chercher quelques explications complémentaires afin de mieux comprendre. Si vous notez des erreurs, où voulez donner quelques précision sur ces événements, laissez un commentaire. Votre avis sur la série est aussi le bienvenu.

senkou no night raid Yukina

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Cinderella boy

cinderella boy

Auteur du manga  : Monkey Punch

Réalisateur : Tsuneo Tominaga

Chara design : Toshihashi Kobayashi

Studio : Magic Bus

Année de production : 2003

Durée : 13 épisodes de 25 minutes

Résumé :

Ramna et Rella Cindy ont crée un agence de détectives privé à Kirin Town, mégapole du crime quelque part en Asie. Ramna, toujours fauché, préférerait se contentes de petites affaires sans danger, mais son exubérante collègue, fille d’une riche famille, cherche toujours l’action et les sensations fortes.

Alors qu’il sont sur une enquête périlleuse, ils seront victime d’un accident. En se réveillant quelques jours plus tard, il découvriront que cet accident a bouleversé leur vie au delà de l’imaginable : désormais ils partagent le même corps. Toutes les 24 heures, à minuit, leur apparence et leur personnalité s’échangent, ils ne gardent aucun souvenir de ce que l’autre à vécu durant les dernières 24 heures. Pour découvrir ce qui leur est arrivé, il devront travailler, en alternance, sur des enquêtes de plus en plus dangereuses.

Mon avis :

Le chara design m’a  tout de suite fait penser à Lupin, et pour cause, je découvert par la suite que les deux sont du même auteur : Monkey Punch. Mais si cette ressemblance est particulièrement frappante sur la jaquette du DVD, on la ressent de moins en moins en visionnant les épisodes.

Graphiquement mon avis est assez mitigé. Le chara design n’est pas excellent, notamment pour le personnage de Rella Cindy  qu’on a affublé d’une énorme poitrine et de jupes beaucoup trop courtes. Vous me direz, c’est pas la seule. Oui, c’est vrai. Mais même si les poitrines disproportionnée et les jupes trop courtes ne sont pas ma tasse de thé, ce qui m’a dérangé avec le personnage de Cindy ce n’est pas qu’elle soit trop sexy, mais plutôt qu’elle soit mal dessiné. Je ne pouvait m’empêcher dans certaines scènes de penser « est-ce que le dessinateur a déjà vu le corps d’une femme ? ». Ramna est beaucoup plus agréable à regarder (le dessinateur sait à quoi ressemble le corps d’une homme).

Les décors sont un peu particulier aussi, un mélange de graphisme vieillot (anime est pourtant de 2003, mais ça me rappelle les dessins animés de mon enfance) et une ambiance futuriste (voitures sur coussins d’air…).

L’histoire en revanche est assez originale. Le fait que les deux héros partagent le même corps et que, à l’instar de Cendrillon, ils changent d’apparence aux 12 coups de minuit, crée des situations très amusante. Les deux personnages sont plutôt sympa. On suit avec plaisir leurs aventures. Il y a de l’humour, de l’action, on passe un bon moment sans besoin de réfléchir.

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La série a été distribué en VOSTFR par Mabell (la société à déposé le bilan en 2010)

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Opening : « Cinderella boy » interprété par domino88

 

Ending : « End of Eden » interprété par Takako

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Angel Heart

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Titre original : エンジェル・ハート
Auteur : Tsukasa Hôjô (北条 司)
Genre : seinen
Paru au Japon entre 2001 et 2010.
Pré-publié dans Comic Brunch
Éditeur Japonais : Shinchôsha
Éditeur Français : Panini manga

Résumé :
A Shinjuku, la tueuse à gage Glass Heart se suicide, ne supportant plus le poids de la culpabilité. L’organisation pour qui elle travaille va lui transplanter un cœur pour l’empêcher de mourir.

Le hasard à voulu que le cœur qu’on a volé pour elle soit celui de Kaori, la compagne du célèbre nettoyeur de Shinjuku Ryô Saeba, décédé le jour de leur mariage.
La mémoire du cœur de Kaori va alors influences la jeune tueuse à gage. Kaori (ou plutôt son cœur) va lui redonner goût à la vie et la guidera jusqu’à Shinjuku, à la recherche de Ryô.
En découvrant que Kaori vit toujours à l’intérieur de la jeune femme, Ryô décide de la prendre sous son aile et de devenir son père adoptif. Il donnera un nouveau nom a la jeune fille : Glass Heart devient Xiang Ying.
C’est aidé de la jeune femme qu’il reprendra le travaille de nettoyeur.
Ceux qui connaissent les manga de Tsukasa Hôjô auront sans doute reconnu les principaux personnages de sa série City Hunter : Ryô et Kaori. Bien que Angel Heart ressemble fortement à une suite, l’auteur s’en défend, en prétendant qu’il ne s’agit pas d’une suite à la première série mais d’une histoire alternative.
… M’ouai, enfin, ça fait suite quand même, quoi qu’il en dise ^^
angel heart
Mon avis :
Si vous avez aimé City Hunter vous aimerais Angel Heart. On y retrouve Ryô et son boulot de nettoyeur, de l’action, des belles femmes, de l’humour et… plein de « mokkori » XD
Mais l’esprit est diffèrent. Angel Heart se veut plus mûr, plus réfléchi. Non tant par la profondeur de son scénario qui reste assez basique et je dirais même un peu… tiré par les cheveux. Surtout en ce qui concerne l’intrigue principale qui tourne au tour de Xiang Ying, ce n’est pas toujours très plausible. Non, là où Angel Heart se veut plus mature c’est surtout sur la morale. L’accent est mis sur le bien et le mal, surtout pas le biais des interventions du coeur de Kaori.
Un peu trop d’ailleurs ! J’avais parfois le sentiment que tout ça dégoulinait de bon sentiments et de morale à deux balles. Et oui, j’ai pas trouvé ça si profond que ça, en réalité.
Mais cette surenchère de bon sentiments n’enlève en rien à la qualité de l’ensemble; Hôjô sais comment nous tenir en haleine. Et bien qu’à chaque nouvelle aventure je me disais que c’était assez simple  et facile, je n’ai pas décroché avant d’avoir terminé les 22 tomes que mon gentil voisin m’a prêté.
Merci ! gentil voisin 😉
Je les ai enchaîné les uns après les autres sans m’arrêter ! Enfin si, un peu, pour dormir ^^
Les dessins sont d’une très grande qualité et le scénario, s’il est assez basique, il est néanmoins très bien construit. Ce qui fait qu’on veut toujours savoir ce qui va se passer en suite.  Une fois plongé dans la série, vous ne pourrais plus en sortir ! Moi qui ne suis pas trop friande des séries longues, arrivé au tome 22 j’ai crié « Nooon !! Pas déjà fini ! »   En plus, le tome 22 se termine en plein milieu d’une nouvelle intrigue. J’étais dégoûtée. (T_T)
Bon, gentil voisin, c’est quand que t’achète la suite ?! non parce que moi j’aimerais bien finir la série ;D
Un très bon manga. Très bien rythmé, bien construit et aussi très drôle. Je vous le conseille.
La série a été adapté en anime. Je ne l’ai pas encore vu. J’en parlerais plus tard.
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Kaze no yojimbo

kaze no yojimbo 1

 

Kaze no Yojimbo, ou, pour les puristes, Kaze no Youjinbou (旋風の用心棒), est une série de 25 épisodes de 25 minutes réalisé par Hayato Date, Studio Pierrot, en 2001.

Synopsis :

La série s’inspire du Film Yojimbo de Akira Kurosawa (1961). George Kodama débarque dans une petite ville de province, Kimujuku, à la recherche d’un certain Genzo Araki. Sur place, il ne réussi pas à trouver Genzo. Pourtant la ville semble cacher quelque chose. Découvrant que celle-ci vit sous l’emprise de 2 clans rivaux, il se fait embaucher par les 2 clans en tant que Garde du corps. Utilisant les rivalités des deux clans, il va chercher à découvrir le secret de la ville, ce qui l’aidera peut-être à en savoir plus sur son passé.

  kaze-no-yojimbo-2.jpg

Critique :

La première chose qui m’a marqué c’est le graphisme de cet anime, assez particulier. Dans des décors impeccablement réalisés, dans un style très classique, évoluent des personnages aux traits très stylisé et aux couleurs fades. Au contraste entre décor et personnages s’ajoutent des effets tel que brouillage de l’arrière plan et autres flous artistiques. Cela surprend au début, mais finalement ce n’est pas désagréable. Puis ça change un peu des styles graphiques habituels. Pour ce qui est de l’histoire, je dois avouer que pendant les 25 épisodes j’ai cherché la ressemblance avec le film de Kurosawa, qui par ailleurs est un très bon film. Certes, la situation de départ est la même, un homme arrive dans une ville de campagne où 2 factions de yakuza s’affrontent, il se fait engager comme garde du corps tour à tour par les 2 factions. Mais très vite dans l’anime on se laisse prendre par l’intrigue qui lui est propre, pourquoi George recherche-t-il Genzo? Quel secret cachent les habitants de Kimujuku? Et quel est le rapport avec le passé de George? Tout cela n’a rien à voir avec le Film Yojimbo de Kurosawa. Oui, mais en y repensant au moment d’écrire ma critique je me suis rendue compte que les références y sont nombreuses, non seulement dans le départ de l’histoire mais aussi dans les différents personnages.

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